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Homéopathie : le « oui, peut-être » des cancérologues

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Voici un article intéressant du Dr Philippe Massol paru aujourd'hui sur le site egora.

Par contre les commentaires concernant l'article sont désespérants...

Edouard Troesch

Des consultations d'homéopathie dans les centres hospitaliers, des patients ayant un cancer recevant ce type de traitement, non pas bien sûr pour traiter leur pathologie mais comme soins de support, cette médecine complémentaire fait bouger les lignes sous la pression des patients et de certains cancérologues qui ne disent plus "non, mais… peut-être".

L'homéopathie n'est plus bannie des hôpitaux. Les paroles se libèrent grâce aux patients et à certains médecins hospitaliers. Des consultations qui lui sont consacrées commencent à apparaitre dans des centres hospitaliers. En juillet dernier, le journal Le Monde annonçait le lancement par l'AP-HP d'une "évaluation des médecines dites complémentaires", concernant "ostéopathie, acupuncture et homéopathie". Et cette dernière commence à s'imposer dans le saint des saints, les services de cancérologie, dans le domaine des soins de support. Les laboratoires Boiron viennent d'y consacrer un colloque avec la présence de nombreux spécialistes français et étrangers. Il a permis de mesurer le chemin  parcouru.

Il y a quelque chose...

Aujourd'hui, plus d'un tiers des patients atteints de cancer en Europe ont recours, à coté des traitements spécifiques de la tumeur, aux médecines complémentaires, l'homéopathie en premier lieu. La dernière étude
française publiées en juin 2010 fait état de l’utilisation des médecines complémentaires par 60 % des patients en cours de traitement pour un cancer à Paris. Ce chiffre confirme ceux d'une autre étude menée à Strasbourg en 2007, relevant 37 % d'utilisatrices de l'homéopathie chez des femmes ayant un cancer du sein. Cela signifie qu’en France, sur les deux millions de personnes concernées par la maladie cancéreuse, 700 000 ont recours à l’homéopathie.

Le Dr Jean-Philippe Wagner, médecin oncologue, a mis en place il y a 4 ans à Strasbourg une consultation homéopathique. Ce praticien, pionnier pour les soins de support insiste d'abord sur le fait "qu’il faut arrêter de parler de médecines parallèles ou alternatives, concept qui n'existe pas en cancérologie, mais utiliser le terme de médecines complémentaires". Il a souligné que "les patients cancéreux ayant une longue survie (2,5 fois la durée médiane, comme David Servan Schreiber par exemple) avaient souvent  recours aux médecines complémentaires. C’est donc qu’il y a quelque chose…" Il note que si de nombreux médecins étaient farouchement opposé à ce type de médecine il y a quelques années, leur propos est aujourd'hui beaucoup plus mesurés et ils acquiescent souvent : "allez y, faites de l’homéopathie, de l’acupuncture". Il ne s’agit pas de proposer de nouveaux traitements du cancer fondés sur la méthode homéopathique. Ce type de médecine est essentiellement utilisé pour compléter  les soins de support.

"Si l’homéopathie n’est pas un traitement du cancer, elle peut soutenir et améliorer l’état général pendant les traitements tout en diminuant leurs effets secondaires" confirment le Pr Ivan Krakowski, oncologue médical (centre Alexis-Vautrin, Vandoeuvre-lès-Nancy) et le Dr Wagner.

Par son approche globale de la personne malade, conjointement aux traitements oncologiques spécifiques, l’homéopathie répond aux critères des soins de support, "l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves" (recommandation 42 du plan cancer 2009-2013). Les soins de support impliquent la pluri-disciplinarité et une coordination d’un nombre important de professionnels : médecins spécialistes et généralistes, spécialistes de la douleur, psychologues, kinésithérapeutes, travailleurs sociaux, esthéticiennes, pharmaciens hospitaliers et d’officine…

Anticiper

L'homéopathie y est utilisée notamment pour combattre les effets iatrogènes des traitements : nausées, vomissements, diarrhée, amaigrissement, asthénie, anorexie, états dépressifs, xérose tissulaire, troubles des phanères, neuropathies périphériques. Médecin généraliste et homéopathe à Troyes, le Dr Jean-Claude Karp souligne qu’il faut prescrire les médecines complémentaires "avant l’arrivée des symptômes, anticiper".

François Roux, pharmacien à Toulouse, note que de plus en plus de patients cancéreux demandent des conseils en officine. "Auparavant, on ne voyait pas ce type de patients en ville." Il souligne un besoin de formation des pharmaciens de ville sur ce sujet d'autant que dans la loi HPST, le pharmacien d’officine doit contribuer à l’éducation des patients et au suivi des pathologies chroniques.

"L’homéopathie ne guérit pas bien sûr le cancer, n’empêche pas tous les effets secondaires, mais c’est un plus et j’ai beaucoup de patients qui me demandent : pourquoi le médecin ne m’en a pas parlé ?" Il est donc essentiel de travailler à une meilleure intégration de l’homéopathie dans les services hospitaliers, souligne le Dr Karp, "d’autant qu’elle accompagne le patient depuis l’annonce du diagnostic (combattre le stress …) jusqu’au traitement médicament ou à la chirurgie".

Premier moyen complémentaire pour les patients

Cet essor des médecines complémentaires est observé aussi Outre-Atlantique. Pour les Etats-Unis, la plupart des auteurs s’accordent sur une fréquence de recours aux médecins complémentaires de l’ordre de 30 à 40 % dans la population générale et de 70 à 80 % en cancérologie. Ces traitements font d'ailleurs l’objet d’enseignements dans de nombreuses facultés : 15 % des hôpitaux américains proposent des soins de ce type et de nombreuses recherches sont effectuées pour valider ces traitements.

En Europe, 35 % des patients cancéreux européens ont recours à des médecines complémentaires et alternatives, notamment pour aider leur organisme à lutter contre la maladie et à améliorer leur bien-être physique et émotionnel. En France, l’Aerio (Association d’enseignement et de recherche des internes en oncologie) a réalisé une étude observationnelle multicentrique évaluant l’utilisation des médecines complémentaires par les patients suivis en oncologie en France. De janvier à mars 2010, 850 patients d’hôpitaux de jour d’oncologie ou d’hématologie de 18 centres dans tout l'Hexagone ont reçu un questionnaire anonyme. 844 questionnaires ont été analysés. 60 % de ces patients se sont tournés vers les médecines complémentaires au cours de leur prise en charge, sans toutefois en faire part à leur médecin pour près de la moitié d’entre eux (Rodrigues M et al, Eurocancer 2010). Parmi les moyens complémentaires ayant la faveur des patients, l’homéopathie arrive en tête (33 %) suivie de différents régimes alimentaires : acides gras oméga-3 (28 %), vitamine C (23 %) à égalité avec les probiotiques (23 %), régimes alternatifs (22 %) et enfin le thé vert (20 %).

Donner du sens à la maladie

Anne-Cécile Bégot, sociologue (Cnrs-Ephe, Paris) a réalisé une étude financée par l’InCA dans laquelle elle s’est entretenue avec 40 volontaires ayant un cancer. Elle a mis en évidence, lorsque ses patients parlent des médecines complémentaires, quatre types de profil. Pour le premier type de patient, ces médecines leurs permettent de traiter les effets secondaires de la chimiothérapie. Le second type les utilisent, disent-ils, pour combattre l’angoisse et l’incertitude. Pour le troisième type de patient, y avoir recours c’est être acteur de son bien-être et pour le dernier type de profil, avoir recours à cette médecine donne du sens à la maladie.

Il est clair que l’homéopathie ne peut pas se soustraire à l’évaluation médicale alors que longtemps, elle s’y est refusée. Afin de pouvoir proposer une prise en charge complémentaire à tous les patients, il reste donc deux questions essentielles à résoudre :

- Apporter la preuve de l’efficacité : il est clair que pour résoudre cette question de nouveaux modes d’évaluation sont nécessaires, les études randomisées en double aveugle n’étant pas adaptées à cette forme de prise en charge globale.
- Trouver de nouveaux modes organisationnels : il est évident qu’il faut adapter les centres de cancérologie à la prise en charge globale en créant des départements de médecine intégrée comprenant des locaux adaptés et organisant des réunions de coordination et de concertation pluridisciplinaires. L’une des missions de ces départements sera la recherche notamment sur les interactions potentielles positives ou négatives entre les traitements oncologiques et les thérapies complémentaires.

Tous les acteurs de santé qui participent à la prise en charge des patients ne peuvent plus aujourd’hui faire l’impasse sur l’importance des médecines complémentaires. L’essentiel est que cette démarche vienne enrichir ou compléter la prise en charge médicale, sans détourner le patient des traitements de référence, seuls reconnus, à juste titre, comme efficaces.


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8 Réponses »

  1. "Il est clair que l’homéopathie ne peut pas se soustraire à l’évaluation médicale alors que longtemps, elle s’y est refusée". Faut pas déconner, cette phrase est inacceptable.
    Et je demande alors "quand est ce que la médecine classique se soumettra à l'évaluation des malades", qu'on rigole un peu?
    Merci Ed, le reste de l'article me semble relativement correct et donne une vague idée du nombre considérable de personnes que nous soignons en mode "sous marin", surtout dans le plus grand secret de nos confrères..
    Maintenant QUELLE homéopathie est ici mise en avant? La véritable ou celle dénaturée par les laboratoires?
    Ahaha.

  2. L'évaluation des médicaments allopathiques est biaisée de toute part et la plupart de ceux qui sont mis sur le marché ne devraient pas l'être... il suffit de lire la revue Prescrire pour s'en convaincre.
    L'homéopathie utilisée dans les cas cités dans l'article est en général pluraliste ou complexiste mais rarement uniciste... hélas !!
    Reste à former des homéopathes compétents d'une façon indépendante des laboratoires, qui même s'ils sont homéopathiques cherchent eux aussi à vendre un maximum...

  3. Oui que de connerie.Et de mon point de vue de "patiente" chacun à sa part de responsabilité.L'indolence du patient qui délègue son autorité et la perception de son corps et de lui-même,la peur, le manque de courage.Je ne veux faire de procès à personne. quand je lis"[...la prise en charge médicale] sans détournerr le patient des traitements de références,seuls connus à juste titre,comme efficaces" ,j'ai envie de sortir de mes gongs!!De quel " juste titre" s'octroit-il le droit de me détourner?Et pour ce qui est du "efficace"..
    "le pharmacien doit contribuer à l'éducation des patients".Pardon???Merci je suis adulte donc autonome et je n'ai aucune éducation à recevoir de qui que ce soit.Il s'agit ici de coercition.Et tout le monde y contribue!!Mais maintenant et aussigrâce à Internet, c'est pas franchement compliqué de décrypter parabasales, multunucléations,fusion des atomes etc etc.ou d'aller promener son attention du côté de Germinum Metallicum,composition et propriété du carbonne etc etcLe plus drôle c'est que pour les résultats d' analyses devoilant un carcinome in situ, en en tête il y avait écrit Bethesda (nom declassification des analyses des frottis) et que celà signifie en Hébreu " maison de la Grâce ",entre autre..merci pour votre site que je découvre.

  4. Merci pour votre intervention, surtout n'hésitez pa à revenir nous visiter. EB

  5. Bonjour,
    C'est aussi la position du service de cancérologie de l'hôpital de Cahors qui déjà en 2003 avait encourragé mon père alors atteint d'un cancer en phase terminale à se faire aider "par tous les moyens raisonnables" pour supporter les effets indésirables et pénibles de son traitement. A condition bien sûr - et là tout le monde en était convaincu - de ne pas négliger le traitement médical. Il a ainsi eu recours à l'homéopathie, l'acuponcture, l'aromathérapie. Ainsi qu'un magnétiseur et un guérisseur afin d'atténuer les brulûres liées aux scéances de rayons. Et chacun savait que les autres intervenaient - le tout en bonne entente. C'est important pour le patient et même si cela n'a pas permis à mon père de s'en sortir, ça l'a aidé à supporter cette douloureuse période, dans les meilleures conditions possibles.
    Merci à tous et à chacun pour sa contribution !

  6. Merci pour le retour sur ma brève intervention.
    Soyez assurez que je ne manquerai pas de visiter votre site régulièrement tant je trouve la démarche tournée vers une médecine de l'avenir.Et il est grand temps de créer des espaces de discussions où chacun puisse mettre ses ressources à la disposition des autres afin d'établir des terrains d'actions concrets à quelque niveau que ce soit,individuel ou collectif, pour une santé de l'humain, soit aussi une société viable pour tous.
    Et il devient évident,je l'espère, que ce n'est assurément pas en disant "amen" aveuglément aux lobbyng pharmaceutiques affairés dans un but purement mercantile et ceux qui les servent que les choses avanceront.
    Surtout,puisque c'est le coeur de mon histoire passé,présente et je l'espère à venir, concernant la recherche sur le cancer.

    Encore merci pour toute les précieuses info qui se partagent sur votre site.
    A bientôt.

  7. Je trouve dommage qu'on ne parle pas dans cet article de la cancéromètrie de Vernes,qui est à mon avis la meilleure méthode pour soigner un cancer,car elle englobe toutes les autres.Tout remède améliorant les tests de Vernes d'un malade particulier est bon pour ce malade,que ce soit un remède homéopathique,des remèdes de terrain comme les PS de Solomides,les traitements de Beljanski,ou meme des remèdes classiques comme l'héparine (que la médecine officielle ne connait que comme anticoagulant!).Mais une mention spéciale est à décerner aux solutés de Vernes,ainsi qu'à l'appareil à ionocinèse qui permets d'introduire les remèdes directement dans la tumeur et ses métastases,sans effet secondaire,meme s'il s'agit de chimiothérapies toxiques,car on peut se contenter de doses très faibles,du fait que tout le produit est concentré là ou il faut.
    Les tests de Vernes permettent également de déceler le meilleur moment pour opérer (qui n'est pas forcément le plus tot possible contrairement à ce qu'on croit.Ni trop tot ni trop tard.Il faut d'abord stabiliser le cancer avant d'opérer la tumeur).Les tests de Vernes permettent de déceler des contre indications formelles à toute chimio par voie générale et aux rayons si l'immunité du malade est insuffisante.Meme après guérison,la surveillance par tests de Vernes doit etre poursuivie toute la vie du malade,bien que beaucoup moins intensive.En effet ces tests permettent de déceler une amorce de récidive et de l'empécher.Ces tests sont également utiles en dépistage.D'autres tests existent comme les test d'Heitan Lagarde.Les hémotests de Mattéi existaient aussi autrefois(si quelqu'un connait une adresse ou on peut encore les pratiquer,je lui serais très reconnaissant de me l'indiquer car je ne la trouve pas sur google).
    Mon père a été guéri dans les années 80 d'un cancer de la prostate grace à ces méthodes.Mais l'élément déterminant pour lui a été l'appareil à ionocinèse qui lui a permis de recevoir des hormones directement dans la prostate sans aucun effet secondaire.Dès la 4ème séance,un gros abcès est apparu au bas ventre,parallèlement à l'amélioration de l'état général(évolution très favorable selon une des lois de Hering).La tumeur n'a cependant jamais disparu,mais n'a plus jamais fait parler d'elle.Vu l'age de mon Père,il a été jugé préfèrable de laisser les choses comme cela et de ne pas opérer,tout en poursuivant la surveillance.Mon Père est décédé 12 ans après à l'age de 90 ans suite à l'opération d'une fracture du col du fémur.Il disais à tout le monde"J'ai un cancer,mais je me porte bien!".
    Remarquons aussi que certains remèdes homéopathiques sont délicats à utiliser en cas de cancer(thuya et staphysagria par exemple),car peuvent aggraver,si le malade ne peut réagir correctement.D'autres sont formellement contre indiqués:carcinosinum,oscillococcinum,etc,et surtout l'auto isothérapie sanguine.

  8. Réponse à VB.
    Certes,ce service de cancérologie est moins sectaire que les autres.Mais c'est dès le début que votre père aurait du recevoir un traitement de terrain,et sans attendre la phase terminale!Et surveillé par cancéromètrie de Vernes(2 ter av de Segur-75007 Paris).Mais là,dans ce service de cancérologie,on aurait peut etre été moins conciliant si on leur avait dit dès le départ que ce ne seraient pas eux qui allaient diriger le traitement,mais un homéopathe par exemple.Que ce serait lui qui déciderait du moment d'opérer,que ce serait lui qui déciderait si une chimiothérapie est indiquée ou non,et si elle est déja en cours que ce serait lui qui déciderait de l'interrompre si le coefficient d'immunité(tests de Vernes)n'est pas bon.Que ce serait lui qui aurait interdit la biopsie,qui est toujours un élément aggravant(il est aussi dangereux d'aller taquiner une tumeur cancéreuse que de marcher sur la queue d'un serpent à sonnettes.Cela favorise la dissémination de micrométastases)

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