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	<title>Planète Homéo &#187; Edouard Broussalian</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Apocynum cannabinum dans le coryza</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 09:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
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		<description><![CDATA[APOCYNUM CANNABINUM
Son usage dans le coryza  par J.H. Marsden M.D, 1865, AHO V2N2
Traduction Catherine Mayer
Il y a de cela quelques années, alors que je triturais à la première décimale la racine de cette plante, j’ai pu observer que les muqueuses de Schneider sont affectées de la même manière que lorsque l’on souffre d’un très mauvais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>APOCYNUM CANNABINUM</h1>
<h2>Son usage dans le coryza  par J.H. Marsden M.D, 1865, AHO V2N2</h2>
<p><em>Traduction Catherine Mayer</em></p>
<div id="attachment_495" class="wp-caption alignleft" style="width: 209px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/apocynum.jpg"><img class="size-medium wp-image-495" title="Apocynum cannabinum" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/apocynum-199x300.jpg" alt="Apocynum cannabinum, le concurrent d'Apis dans les oedèmes" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Apocynum cannabinum, le concurrent d&#39;Apis dans les oedèmes</p></div>
<p>Il y a de cela quelques années, alors que je triturais à la première décimale la racine de cette plante, j’ai pu observer que les muqueuses de Schneider sont affectées de la même manière que lorsque l’on souffre d’un très mauvais coup de froid. Je suis sujet à de fortes attaques de coryza depuis mon enfance et suis très familier avec ses symptômes. J’ai immédiatement remarqué la très grande ressemblance entre les symptômes du coryza et de ceux produits par l’inhalation d’Apocynum pulvérisé.</p>
<p>Cette expérience suggère l’idée que cette plante pourrait être curative dans une affection qui m’a embêté toute ma vie. A la première opportunité qui s’est présentée, j’ai expérimenté le remède sur moi-même, en olfaction et par voie interne. A mon grand bonheur j’ai ressenti un soulagement rapide.</p>
<p>J’ai toujours trouvé, autant que je me rappelle, que lorsque la sécheresse caractéristique du nez s’est installée, elle est suivie d’un écoulement aqueux extrêmement irritant qui durait quelques jours, principalement au niveau des yeux ainsi que des sécrétions abondantes de mucus épais. Quand j’ai utilisé Apocynum, j’ai tout de suite ressenti la première sensation morbide, la maladie dans son intégralité s’atténua puis s’acheva complétement après un jour ou deux. J’ai fréquemment prescrit ce remède dans le <strong>coryza infantile</strong> souvent fatal chez les très jeunes enfants en entravant leur respiration, et en général les résultats ont étés satisfaisant.</p>
<p>Quoique j’ai pu observer des années de cela les effets pathogénétiques d’Apocynum inhalé, je n’avais pas jusqu'à aujourd’hui rencontré des effets similaires produits par la prise interne du remède.</p>
<p>Vers la moitié du mois de novembre dernier, j’avais une dame sous mes soins, sujette à l’ascite, pour qui la nécessité d’une ponction devenait imminente ; elle était extrêmement anxieuse d’éviter l’opération et je voulais pouvoir la contenter dans la mesure du possible. Je lui prescris une décoction de la racine fraiche de la plante conformément à une suggestion lue dans « Les nouveaux  provings » du Dr Hale, une petite cuillère toutes les deux heures. Dans la soirée du troisième jour suivant la prise du remède, elle se plaignait de sécheresse et raideur dans le nez, avec des frissons et une sensation de malaise général. Elle me demanda si les symptômes pouvaient provenir du médicament, car elle ne s’était pas exposée au froid et qu’elle n’avait jamais attrapé froid à la tête mais toujours à la gorge et à la poitrine. Elle ne prit pas remède en allant se coucher, se sentant quelque peu fiévreuse pendant la première partie de la nuit, mais au matin, tous les symptômes avaient disparus. Elle reprit le médicament et les symptômes réapparurent l’après-midi et le soir elle arrêta finalement d’en prendre. Le jour suivant, le coryza avait disparu, ainsi que les écoulements usuels  qui s’ensuivaient. J’avais déjà donné la teinture de la racine à cette dame à deux reprises auparavant, en doses considérables, sans jamais obtenir le résultat escompté sur l’hydropisie, mais les deux fois cette personne avait produit une hémorragie utérine, tout en étant ménopausée.</p>
<p>Je voudrais remarquer que pour bénéficier des effets de ce remède dans le coryza, il est prudent de le prendre dès les premiers signes , de persévérer dans son usage et de ne pas s’exposer au froid qui a tendance à aggraver la maladie et neutraliser les effets du remède. Je préfère une inhalation d’une petite quantité d’écorce de la racine réduite en une poudre impalpable.</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>Et voilà encore un article qui vient bousculer nos idées reçues!  APOCYNUM </em>dans le coryza! Hé bien oui et cette indication est malheureusement tombée en désuétude. Le médicament ressemble beaucoup à NUX-VOMICA et d'autres médicaments frileux dans cette indication. Ce qui frappe dans le rhume débutant qui nécessite APOCYNUM c'est la grande sécheresse des muqueuses nasales avec la très grande frilosité. Ceci n'est rien d'autre finalement que la représentation locale de la diminution générale des excrétions du médicament, d'où son usage classique dans l'oligurie, l'ascite, etc. A vous maintenant de l'essayer. EB.</span></p>
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		<title>Aconit, Arsenicum album, Phosphorus et Sulfur</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 05:37:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Aconit]]></category>
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		<category><![CDATA[sulfur]]></category>

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		<description><![CDATA[ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR
Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York
American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.
Traduction : Catherine Mayer
Relecture : Bénédicte Goudard
EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR</strong></p>
<h3>Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York</h3>
<p>American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-491" title="Old_book_bindings_cropped" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Traduction : Catherine Mayer</p>
<p>Relecture : Bénédicte Goudard</p>
<p><em>EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, et souligne notre niveau de régression actuel - régression qui  touche sans doute toutes les branches de la société, médecine classique  comprise. Nous nous efforcerons de publier régulièrement le fruit de ce travail  de traduction et j’en profite pour appeler à la rescousse des volontaires qui  maîtrisent bien l’anglais et l’homéopathie !</em></p>
<p><em>Ce premier texte que nous produisons est une petite merveille clinique.  Vous serez étonnés de constater comme le contenu a peu vieilli, si ce n’est les  préjugés sociaux qu’on peut y trouver : le Phosphorus  appartient à la race des seigneurs, tandis que le misérable Arsenic ne se préoccupe que du matériel. </em></p>
<p>Messieurs : Dans cette conférence,  je vais tenter d’individualiser les remèdes traités avec l’intention de  trouver, si possible, le génie de chacun. Afin d’étudier cela de manière  compréhensible, je propose d’effectuer une comparaison entre Aconit, Phosphorus,  Arsenicum and Sulfur en donnant premièrement les signes  caractéristiques représentatifs de chacun de ces remèdes, en bonne santé aussi  bien que dans la maladie.</p>
<p>De cette manière, si nous  imprimons fermement la personnalité d’un remède dans notre esprit, nous  pourrons toujours le reconnaître avec une certitude considérable. Tout comme  nous reconnaissons un visage familier, même à distance, alors qu’il ne s’est  pas encore approché assez pour nous permettre de tracer la minutie de ses  traits. Comment le reconnaissons-nous au loin ? Est-ce par sa démarche  particulière, par le style et la couleur de ses vêtements, son port de tête, le  balancement de ses mains ou le tout ensemble ? Nous devons devenir si  familiers avec les particularités, le génie d’un remède ou sa représentation  dans la maladie, que de voir une personne malade c’est connaître son remède  -qui est son analogue- avant même d’avoir investigué l’exactitude des  symptômes. Son impression sur la personne donne l’expression du remède, si nous  avons la connaissance suffisante de son génie pour le reconnaître.</p>
<h2>Aconit</h2>
<p>Vous me permettrez d’utiliser un  langage clair car pour intensifier une image, il faut des lumières et des  ombres. Par conséquent, je me rabaisse au langage de la vie plus courante par  moment afin de donner du charisme aux caractères que je vais énumérer.</p>
<p>La personne en bonne santé qui  pourrait raisonnablement représenter Aconit,  c’est une fille  grassouillette,  vigoureuse, pas très grande, enthousiaste, les cheveux châtains roux, les yeux  noisette et la peau claire. Le tempérament sanguin.</p>
<p>Elle a un grand cœur et est  généreuse, parfois malicieuse tout particulièrement en ce qui concerne les  relations romantiques, elle prend plaisir à taquiner son prétendant. Elle est  active et turbulente dans ses habitudes, rougit facilement et est extatique  dans toutes ses manifestations, qu’elle poursuive un nouveau chapeau ou un  nouvel amant. Elle n’est ni hautaine, ni indifférente ni douce de disposition.  Elle prend un vif intérêt à tout ce qui se présente à elle, elle est romantique  mais pas sérieuse. Son humeur est grincheuse, changeant rapidement de la gaieté  à la tristesse et de nouveau à la gaieté. Ses maladies sont souvent de nature  irritative, inflammatoire ou congestive. Elle est sujette à l’apoplexie, aux  maladies des nerfs sensitifs et aux maux de tête congestifs-les douleurs se  situant généralement sur le front et le côté gauche de la tête. Quand elle est  malade elle devient parfois geignarde, grincheuse, irritable et triste.</p>
<p>Un cas d’Aconit   fréquemment rencontré en cabinet est le suivant :</p>
<p>Vous êtes appelé à la hâte pour  voir un patient pour qui vous constatez les symptômes suivants : Elle a la  respiration oppressée et laborieuse et une grande faiblesse soudaine. Elle est  irritable, plaintive et délirante ; elle chante, rit puis pleure ;  son visage est rouge, chaud et lorsqu’elle ne délire pas elle a une sensation  de plénitude et de lourdeur de la tête avec une sensation de crampe à la racine  du nez. Quelle est la cause de tout ce violent dérangement du système ?  Elle vous dit qu’alors qu’elle transpirait abondement elle a prit froid en  s’asseyant dans un courant d’air ou qu’elle s’est refroidie par un vent froid  du nord qui suppriment les effluves insensibles du corps. Maintenant elle  essaye de s’asseoir, son visage qui était rouge vire au blanc mortuaire et elle  s’évanouit. Elle remue dans le lit et ne peut se coucher sur les côtés,  principalement du côté gauche. Elle se plaint de la luminosité de la pièce et  devient presque affolée au moindre bruit. Toutes les dents du côté gauche ainsi  tout le côté gauche de la face ont des douleurs battantes. Sa bouche est sèche  et sa langue est recouverte d’un enduit blanc. La voix est enrouée et la toux  croupale. La gorge est enflammée et elle a des douleurs à la déglutition. Elle  a une sensation de plénitude et de pression dans la région du foie. Son urine  est peu abondante, rouge vif, et chaude mais ne contient pas de dépôt. Elle  peut également ressentir  une douleur  tiraillante ou lacérante au niveau des genoux. Elle a une grande soif et  ressent une chaleur brûlante à l’intérieur et un froid externe alors que pour  les autres sa peau est sèche et chaude au toucher. Elle ressent de la chaleur  qui descend de la tête et des frissons qui remontent des pieds. Elle se tourne  et se retourne et dit que les douleurs sont insupportables ; le pouls est  rapide, plein et dur ; il n’y a pas de pulsations des artères du  cou ; pas de douleur déchirante ou griffante dans l’abdomen ; pas de  dépôt dans les urines et <em>vous ne la  trouvez pas dans un état comateux couchée tranquillement sur le dos</em>. Dans  le cas présent si le dernier symptôme mentionné était présent, Aconit ne serait pas indiqué.</p>
<h2>Phosphorus</h2>
<p>Dans l’état de santé, l’individu Phosphorus est paisible, raffiné, les cheveux  noirs luisants, des yeux noirs brillants, une jolie texture de peau de teint  rosé ou délicat avec un rougissement contenu. Les capillaires sont toujours  plein de sang et les paroles d’Hahnemann par conséquent sont nécessairement  vraies car « les petites blessures saignent abondement. » Il a une  grande affection pour le sexe opposé et il est un homme à femmes ; il  n’est pas malveillant, ni courageux, ni méfiant ; il aime les beaux  vêtements et tout comme la fille Aconit  rentre dans un état de transe au sujet d’un nouveau chapeau ou d’une nouvelle  connaissance féminine ; toujours présent au théâtre, dans les salles de  billards, dans les soirées et les bals. Ses moments de liberté sont consacrés à  la littérature, le vin et les femmes ainsi que les repas tardifs ; il a  une constitution délicate, un embonpoint modéré ; des petites mains avec  de longs doigts en pointe et des ongles ovales et teintés de rose ; Il est  fier de ses belles mains et par conséquent porte des gants afin de les garder  douces et délicates. Il est plus mielleux qu’arrogant ; il aime raconter  de bonnes histoires, principalement sur les femmes ; il a un esprit plutôt  contenu, optimiste mais peut devenir irritable si on le titille ou si on marche  sur ses doigts de pieds préférés. Il n’aime pas particulièrement l’argent  hormis pour la satisfaction de ses désirs.</p>
<p>Vous observerez que Phosphorus est le plus raffiné et gentleman de  toute la matière médicale. Il envoie l’homme Sulfur  faire ses courses à sa place et le paye avec un verre de bière. Il a aussi une  aversion et en est même à détester l’homme Arsenic.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire pour  laquelle Phosphorus est indiqué comme  remède, présente des vertiges, surtout en se levant du lit le matin ; il a  du vertige ; il a des douleurs occasionnelles sur le front et ses yeux  sont plus brillants que quand il n’est pas malade -on pourrait presque dire  qu’ils sont phosphorescents- son intellect est clair, ses doigts sont plus  longs et plus crochus que dans l’état de santé, mais pas plus épaissis. Il a  des mouches volantes et des hallucinations fantastiques ; sa toux est rauque  et profonde et ressemble au bruit produit en toussant dans un tonneau. La toux  est aggravée par l’air froid, particulièrement en allant d’une pièce chaude à  l’air froid, mais aussi en venant de l’air froid vers une pièce chaude. Les crachats  sont soit jaunes ou blancs-pas très épais s’ils sont jaunes et beaucoup plus  fins que les expectorations de Pulsatilla  avec un goût salé ou sucré ; Il a des douleurs piquantes, coupantes,  lancinantes a travers les deux poumons, mais particulièrement du côté gauche, dans  la région mammaire ; il ne peut se coucher du côté gauche car cela aggrave  la douleur et la toux. La peau reste claire mais est très émaciée. Ses yeux  sont enfoncés et le rougissement du visage devient de plus en plus circonscrit  au fur et à mesure que la maladie évolue. Il finit par se voûter et son manque  de courage et de virilité dans la vie courante font de lui un pitoyable  malade ; il mange tard le soir, se couche à 22h00, tousse jusqu’à minuit  puis dort jusqu’au matin ; après s’être levé il crache de larges quantité  de mucus ; parler ou lire aggrave toujours sa toux ; il a soit de la  diarrhée soit des petites selles dures et difficiles à évacuer. Dépôts comme de  la brique pilée dans les urines ; pieds et jambes froides,  particulièrement des chevilles vers les genoux ; fièvre hectique tard dans  l’après midi ou dans la soirée, avec brûlures des mains et de la face, suivie d’une  transpiration nocturne visqueuse et collante ; ses frissons sont  principalement internes et descendent le long du dos alors que ses coups de  chaleur remontent le long du dos. La voix d’une personnalité Phosphorus sonne doux, rauque et profond quand  il parle. Le pouls est inhabituellement rapide et plein.</p>
<h2>Arsenicum album</h2>
<p>Nous allons maintenant jeter un  œil sur l’homme Arsenic. Il est le plus  misérable de toute la matière médicale. Il est admirablement différent de Phosphorus et à présent nous verrons pourquoi Arsenic et Phosphorus  ne pourrons jamais être amis. Ils n’ont aucune affinité chimique l’un pour  l’autre.</p>
<p>L’homme Arsenic en l’état de santé est de grande  stature, réservé, austère. Ses traits sont ridés secs et comme du cuir. Ses  cheveux et ses yeux sont foncés, ses cheveux sont raides et rêches ; tout  est rêche chez lui ; quand il vous passez à côté dans la rue, il marche  rapidement, vous rentre dedans et joue des coudes  pour avoir sa place ; il est impoli,  faiseur d’argent, avide et malveillant ; il volerait son propre frère dans  le but du profit ; il n’a pas d’affection pour le sexe opposé et s’il se  marie c’est dans le but d’obtenir la richesse financière. Il fait plus  attentions à ses comptes qu’à sa femme. Il est très anxieux ; il est si  anxieux de gagner de l’argent qu’il n’a pas le temps d’être très à la mode. Il  étudie son livre de comptes au lieu de se rendre dans des soirées, des bals, à  la salle de billard ou au théâtre. Il n’est pas très audacieux et de ce fait ne  prend pas beaucoup de risques dans ses opérations financières mais préfère  chercher la richesse à travers des habitudes misérables, la sournoiserie, la  bassesse, la fourberie et la méchanceté. Il a une absence totale de courage  moral et a constamment peur de la mort ; il ne jouit d’aucun des  sentiments les plus profond de la nature humaine ; contrairement a Aconit ou Phosphorus  il ne pense jamais aux habits raffinés et ne s’extasie pas au sujet d’un  nouveau chapeau ou d’une nouvelle rencontre ; Il n’éprouve de l’amour pour  rien sauf pour lui.</p>
<p>Il est repoussant et ses maladies  sont répulsives, comme le sont les ulcères, les cancers etc. Il aime la chaleur  du poêle et la chaleur en général. Ses maladies sont principalement  brûlantes et âcres.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire,  dans lequel Arsenic serait le remède peut  être trouvé dans les symptômes qui suivent :</p>
<p>Il n’y a pas de vertiges, comme  dans Phosphorus, mais des douleurs  occasionnelles dans le front. Les ongles des doigts sont rêches, épais, rugueux  de couleur foncée et crochus, il n’a pas de mouches volantes, pas d’illusions  fantastiques ni points devant les yeux ; il est très émacié, les yeux  enfoncés, la peau rêche et sèche comme la peau tannée d’un cochon, et il n’y a  pas de rougeur circonscrite des joues comme dans Phosphorus ; il se sent méchant, il est  méchant ; il a une grande peur de la mort ; il tousse jour et nuit  mais n’a pas d’expectorations sauf pendant la journée ; sa toux est  aggravée la nuit, particulièrement après minuit. Les crachats sont âcres,  parfois sanguinolents, sales, gris, laiteux ou jaunes, ils ont un goût amer,  putride, nauséabond, spécialement salés ; La voix est rude et rauque. La  douleur la plus courante est lourde, sourde et brulante sous les  omoplates ; ses expectorations commencent après le petit-déjeuner etaugmentent  après chaque repas de la journée ; sa respiration est oppressée et il a le  souffle coupé, surtout quand il monte des escaliers, quand il se couche ou  après minuit ; sa toux est asthmatique ; Il a la peau des mains et  des pieds sèche et brûlante ; il ne dort pas bien la nuit, il se tourne et  se retourne anxieusement et rêve de gens morts ; en dormant tout comme  étant réveillé, il craint la mort ; il ne peut pas dormir après  minuit ; il a des frissons pendant la journée suivis par une chaleur sèche  dans la soirée et plus tard, de la transpiration ; son pouls est petit,  rapide et tremblotant ; il ne peut pas s’allonger sur le côté droit, il  est amélioré en se couchant sur le côté gauche, juste le contraire de Phosphorus ; il a besoin de se tenir avec  la tête haute ; tous ses symptômes sont aggravés par l’air froid, le temps  froid, la nourriture froide ou encore les applications froides ; il a une  grande soif, mais il doit boire modérément, avec retenue ; il n’aime pas  être seul, a cause de sa peur de la mort. Les urines sont peu abondantes,  presque supprimées et brûlantes. L’odeur des diarrhées est nauséabonde.</p>
<p>Phosphorus  a des douleurs comme des points, qu’Arsenic  n’a pas.</p>
<p>Phosphorus  est aggravé avant minuit ; Arsenic  est aggravé après minuit ; Arsenic a  des selles nauséabondes ce qui n’est pas le cas chez Phosphorus ; Arsenic a la langue enflée, Phosphorus ne l’a pas.</p>
<h2>Sulfur</h2>
<p>L’individu Sulfur est différent de ces autres. Il a le dos  rond et les épaules voûtées, il marche en traînant les pieds. Il ne vous  regarde jamais dans les yeux et à l’expression de quelqu’un qui vient  de commettre un crime dont il n’est pas fier.  Il n’a pas d’amour propre, il est trop fainéant pour travailler, il est attiré  par la bière et le whisky et a une aversion pour le vin. Ses cheveux ne sont  pas peignés, ses yeux sont rouges, son nez est habituellement rouge et gonflé  et on dirait qu’il a passé la nuit au café. Ses habits sont des haillons démodés.  Son visage et ses mains sont sales et il se gratte toujours la tête. Il traîne  dans les bars à bière jusqu’à l’extinction des lumières en attendant que  quelqu’un veuille bien lui payer un coup à boire. Il se couche tard le soir et  ne se lèverait pas le matin si ce n’était pour sa soif d’un verre de bière. Il  n’aime pas se laver. Il est irritable et maussade le matin et n’a pas d’appétit  pour le petit-déjeuner. Il est endormi, au ralenti toute la journée et il a la  compréhension engourdie. Le soir il se couche sur le dos et fait des cauchemars.  Il n’a pas le désir d’avoir des relations sexuelles, son pénis est toujours  froid, ses parties génitales sont dégoûtantes et ont une mauvaise odeur. Il ne  change jamais de chemise, il la laisse se décomposer sur son dos.</p>
<p>En temps que malade, son visage  est enflé, couvert de boutons et de grains de beauté. Il a des boutons sur le  front. Il a des dartres sur le nez et une éruption derrière les oreilles. Ses  yeux sont rouges, enflammés et plein de matières et son nez est sec. Le bord  des paupières est gonflé, rouge et démange. Il a de la difficulté à entendre et  un écoulement purulent s’échappe de ses oreilles. Son haleine est fétide et il  n’a pas d’appétit. Il a des démangeaisons et ses mains sont sèches, craquées et  sales ; elles sont également froides et tremblantes. Il se sent moins bien  à l’air libre et il a des démangeaisons intolérables après s’être réchauffé au  lit. Il a toujours froid. Il a perdu sa virilité et a une transpiration  nauséabonde des organes génitaux. Il a un phimosis et du pus fétide s’en écoule.  Ses pieds sont froids et transpirants. Les intestins gargouillent et grondent,  des éructations bruyantes, des vomissements âcres et une nausée persistante. Il  a des démangeaisons, des hémorroïdes qui suintent, une involontaire et indolore  diarrhée muqueuse et collante, ou alors des selles douloureuses et  vertes   ou sanglantes. Son urine s’écoule involontairement ou avec beaucoup de  difficulté et par gouttes. Il a des maladies cardiaques d’origine organique,  des brûlures,  des  douleurs comme une entorse dans les articulations  des genoux, une rigidité de la nuque et de l’occiput. Il a une toux matinale  avec des expectorations sanglantes qui en ont le goût. Il a des démangeaisons  de l’anus et des ascarides, il est pleins d’illusions fantasques et voit une  auréole autour de la lumière.</p>
<p>Messieurs, je me suis efforcé de  dresser le portrait le plus véritable de quatre individus, qui sont si  différents les uns des autres que personne ne les confondrait l’un l’autre.  Aucun des trois derniers n’évoluerait dans le même milieu social que le  premier. Arsenicum l’homme d’affaire et Phosphorus le gentilhomme dans leurs loisirs  n’ont rien en commun. Sulfur le fainéant  sera toujours prêt à mendier des mains de ses premiers ou d’effectuer leurs  sales besognes.</p>
<p>Aconit  agit avec proéminence sur le côté gauche du corps avec l’exception  des organes génitaux et du nez sur lesquels  il agit à droite.</p>
<p>Phosphorus  agit avec proéminence sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face,  le côté gauche de la bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de  l’abdomen, sur le poumon droit, les extrémités inférieures et supérieures à  droite ainsi que sur les anneaux inguinaux gauche.</p>
<p>Arsenic  agit mieux sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face, de la  bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de l’abdomen, l’anneau  inguinal droit, le poumon droit et les extrémités inférieures et supérieures à  droite.</p>
<p>Sulfur  lui agit en particulier sur le côté gauche de la tête et de la face, le côté  gauche de la bouche des dents et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté gauche  de l’abdomen, les anneaux inguinaux gauches, les organes génitaux à droite, le  côté gauche du cou, de la nuque, le poumon gauche, le côté gauche du dos et les  extrémités inférieures et supérieures à gauche.</p>
<p>Aconit  fait de l’apoplexie sanguine</p>
<p>Phosphorus  fait de l’apoplexie nerveuse</p>
<p>Arsenic  et Sulfur ne sont sujets à aucune des  deux.</p>
<p>Les aggravations d’Aconit se produisent la nuit,  particulièrement autour de minuit ; celles d’Arsenic,  après minuit ; celles de Phosphorus,  avant minuit et Sulfur pendant la nuit.</p>
<p>Aconit  a un délire exalté ; Arsenic a un délire grommelant, il pense qu’il  va être pendu. Phosphorus n’a pas  tellement de délire, ce qu’il a est de nature fantasque, il imagine qu’il est  un grand homme. Dans les délires de Sulfur,  il imagine que les vieux chiffons sales sont de magnifiques vêtements.</p>
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		<title>Dulcamara</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 18:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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		<category><![CDATA[homeopathy]]></category>
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		<category><![CDATA[matière médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[DULCAMARA
PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)
CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.
MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DULCAMARA</h1>
<div id="attachment_484" class="wp-caption alignleft" style="width: 251px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara.jpg"><img class="size-medium wp-image-484" title="solanum_dulcamara" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara-241x300.jpg" alt="Solanum Dulcamara" width="241" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Solanum Dulcamara</p></div>
<p>PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)</p>
<p>CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.</p>
<p>MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, par le refroidissement brus- que du corps quand il est en sueur ; le soir et la nuit ; par le repos ; par la suppression des règles à la lune décroissante ; à l'automne.</p>
<p>AMÉLIORATION : par le temps sec, par la chaleur extrême, par le mouvement.</p>
<p>LATÉRALITÉ : gauche.</p>
<p>La Matière Médicale est, dit-on, un amas touffus, et souvent diffus, de symptômes bien difficiles à retenir. L'Homœopathie ? Affaire de mémoire, répéte-t-on sans cesse, sans vouloir chercher à comprendre la doctrine et la technique de la seule thérapeutique de valeur qui existe, thérapeutique dont l'unité doctrinale repose sur la Loi d'Analogie, thérapeutique dont l'utilisation pratique permet, grâce à la multipliplicité de ses agents, de s'adapter immédiatement au polymorphisme varié du tempérament humain.</p>
<p>La détermination du bon remède n'appartient pas à celui qui « sait » par coeur les pathogénésies ; elle est le résultat d'une suite logique de raisonnements, que seul celui qui « connaît » les rapports étroits qui unissent l'univers à l'homme, peut établir exactement.</p>
<p>Considérez les travaux de GRAUVOGL et ses études sur la constitution biochimique de l'homme — constitution est à mon sens un terme impropre car il désigne un ensemble immuable, qui ne peut varier, alors que les constitutions biochimiques, décrites par GRAUVOGL, sont susceptibles d'être non seulement modifiées, mais même transformées par un traitement homoeopathique bien conduit. — Quoi qu'il en soit, GRAUVOGL a décrit trois constitutions biochimiques que nous appellerons avec plus d'exactitude des Etats, pour qu'aucune confusion ne puisse s'établir dans votre esprit avec nos « Constitutions » : Etats oxygénoïde, hydrogénoïde, carbonitrogène.</p>
<p>L'état hydrogénoïde constitue une sensibilisation particulière de l'organisme qui se traduit par une accumulation d'eau dans les tissus, soit que l'organisme absorbe trop d'eau, soit qu'il retienne celle qu'il devrait normalement éliminer. L'état hydrogénoïde est très fréquent, aucun traitement ne peut lui être opposé si ce n'est le traitement homoeopathique dont le choix est déterminé par les signes présentés par le malade qui permettent de distinguer entre les remèdes dits hydrogénoïdes : Natrum sulfuricum, Thuya, Causticum, Nux moshata, Rhus tox, Arsenicum album, Calceara carbonica, Aranea diaderna et Dulcamara.</p>
<p>Considérez l'étude pathogénétique de Dulcamara, tous les symptômes sont « provoqués ou aggravés par le froid humide ». Le sujet justiciable de ce remède a des poussées de gonflements glandulaires quand le temps change ou quand il pleut, et il vous est facile d'établir qu'il a commencé à souffrir après un séjour prolongé dans une habitation froide et humide ou dans un climat marécageux et humide. Les individus employés dans les laiteries ou dans les fabriques de glace, les ouvriers que leur travail oblige à vivre dans des caves humides et froides, fromagers, champignonnistes, etc., présentent fréquemment les symptômes de Dulcamara : rhumatismes, irritation vésicale, troubles intestinaux, respiratoires ou cutanés.</p>
<h2>MENTALITE.</h2>
<p>Dulcamara ne présente pas de signes mentaux particuliers. Agité, irritable, le malade présente quelquefois un état de « confusion mentale » : il emploie souvent des termes impropres et ne peut trouver le mot juste pour déterminer ce qu'il veut exprimer. Souvent « anxieux » la nuit, il se réveille dans un cauchemar comme si on l'appelait et croit voir un fantôme près de lui s'échapper.</p>
<h2>DOULEURS.</h2>
<p>Les douleurs de Dulcamara sont toujours « provoquées ou aggravées par l'exposition au froid humide et par l'humidité ». Le temps pluvieux, les changements brusques de température dans l'été, l'apparition des premières fraîcheurs à l'automne sont autant de causes qui font apparaître chez le malade non seulement les douleurs, mais les troubles fonctionnels justiciables de Dulcamara.</p>
<p>Analogues dans leur production à celles de Bryonia (jours froids succédant aux jours chauds), les douleurs de Dulcamara sont semblables dans leur manifestation à celles de Rhus tox. Elles sont toujours améliorées par la chaleur mais surtout par le mouvement. Rhus tox, et Dulcamara ne peuvent être séparés dans votre esprit quand vous êtes en présence d'un état rhumatismal, mais si Dulcamara convient aux cas aigus, Rhus tox, est plutôt le remède qui s'adapte aux cas chroniques quand la formation réactionnelle du tissu fibreux produit la raideur ankylosante, et quand l'altération du système nerveux engendre un état demi-paralytique.</p>
<h2>TETE.</h2>
<p>Les douleurs de tête sont « rhumatismales » ; elles apparaissent dans un temps froid et humide, ou en passant brusquement d'un endroit ensoleillé et chaud dans un local humide et froid. « Raideur de la nuque avec sensation de brisure. » Torticolis. Quelquefois la céphalée accompagne un rhume survenu dans les mêmes conditions. « Céphalée pesante, congestive, avec éternuements el nez bouché. » Aussitôt que l'écoulement apparaît, la douleur diminue.</p>
<p>« Névralgies faciales provoquées par la moindre exposition au froid humide. » Douleurs déchirantes au niveau des os malaires avec irradiation douloureuse s'étendant aux oreilles, aux orbites et dans les mâchoires. Les névralgies peuvent survenir aussi « après la disparition brusque de dartres de la face ».</p>
<p>« Vertige le matin, en se levant, avec tremblements et faiblesse » (Bryonia, Lycopodium), s'accompagnant de troubles de la vision.</p>
<h2>YEUX.</h2>
<p>Pupilles alternativement dilatées et contractées, les yeux sont sensibles à la lumière, ils sont facilement enflammés. Le malade a l'habitude de dire : « Je prends froid aux yeux », .et en effet par les temps humides et froids, une sécrétion apparaît, épaisse, jaunâtre, irritante, des granulations s'observent à l'intérieur des paupières. Souvent, à l'automne, le malade présente un écoulement abondant aqueux, toujours pire en plein air. Véritable rhume des foins retardé qui est provoqué par l'apparition des premières fraîcheurs.</p>
<p>Toutes les inflammations de l'oreille qui surviennent à répétition et toujours après exposition au froid humide sont justiciables de Dulcamara. « Douleurs aiguës toute la nuit, empêchant le sommeil » et disparaissant brusquement le matin. Elancement dans le conduit auditif externe et dans la parotide qui est enflée et sensible. Bourdonnements d'oreille, le malade entend indistinctement et, quand il .ouvre la bouche, il perçoit des « craquements » dus à l'inflammation de l'articulation temporo-maxillaire.</p>
<p>Toutes les articulations sont touchées dans Dulcamara Elles sont chaudes, enflées, sensibles, comme dans tout rhumatisme, mais elles apparaissent brusquement, soit « au cours d'un changement de temps » au moment d'une baisse soudaine de la température s'accompagnant de pluie ; soit « après la suppression brutale d'une transpiration abondante ». Les douleurs sont aiguës et s'accompagnent d'une sensation de brisure, elles sont améliorées par le mouvement, quand le malade change de place dans son lit et l'obligent à se retourner et à s'asseoir souvent. Dulcamara et Rhus tox présentent ainsi les mêmes caractéristiques. Souvent ces douleurs alternent avec de la diarrhée : « Rhumatisme pire par le froid humide et alternant avec de la diarrhée » est une caractéristique de Dulcamara. Cependant vous trouvez dans Abrotanum : rhumatisme apparaissant dès que la diarrhée cesse » mais les souffrances du sujet d'Abrotanum ne sont pas aggravées ou provoquées par le temps froid et humide, elles s'accompagnent toujours d'un amaigrissement considérable, d'un état tuberculinique, intestinal et surtout péritonéal. L'apparition du rhumatisme s'explique aisément par la disparition de la diarrhée quotidienne, crise d'élimination toxinique presque salutaire. Raisonnez la Matière Médicale, vous la comprendrez mieux, et vous connaîtrez alors les ressources considérables de notre Thérapeutique.</p>
<p>Deux signes sont encore à retenir : « Lumbago après un refroidissement ». Raideur et sensation de courbature dans le cou, les épaules et le, dos, douleur comme si le malade était resté longtemps baissé. « Douleurs dans les tibias », douleurs périostées s'accompagnant souvent d'ulcérations profondes, avec nécrose et carie, ulcérations très sensibles, saignantes, bourgeonnantes et d'allure phagédénique.</p>
<h2>APPAREIL DIGESTIF.</h2>
<p>Dulcamara produit l'augmentation de sécrétion des glandes de toutes les muqueuses. L'hypersalivation et la diarrhée doivent être immédiatement notées.</p>
<p>Le sujet de Dulcamara a constamment besoin d'avaler ou de cracher, et il « racle » continuellement sa gorge, surtout quand il a pris froid. La salive est tenace, savonneuse, et d'odeur putride ; des petites ulcérations existent sur la partie interne de la lèvre inférieure et sur la partie antérieure du voile du palais. Dulcamara est un des meilleurs remèdes de la stomatite mercurielle quand l'aggravation par le temps humide peut être notée.</p>
<p>La bouche est sèche, la soif intense. « Soif inextinguible pour des boissons froides » ; l'appétit nul, « aversion com- plète pour les aliments » ; Aigreurs, éructations et nausées. L'état nauséeux se manifeste surtout au moment ou le malade a besoin d'aller à la selle. « Nausées et vomissements avec la selle. »</p>
<p>Mais la caractéristique principale de Dulcamara est la « diarrhée » qui est toujours précédée par des « douleurs périombilicales », par des « borborygmes » et des grondements intestinaux. Elle apparaît brusquement soit « après la suppression brusque d'une éruption », soif « après avoir pris froid » pendant un temps humide ou brumeux.</p>
<p>Diarrhée automnale provoquée par les premières fraîcheurs, diarrhée qui s'observe, soit à la fin de l'été, soit à la montagne où, les nuits froides et le brouillard succèdent brusquement aux jours chauds et ensoleillés. Diarrhée « jaune », « aqueuse » avec douleurs déchirantes et coupantes avant la selle, « après avoir pris froid ». « Le malade est soulagé aussitôt après- l'évacuation ; seule une « sensation de faiblesse générale » persiste. Les selles ne sont pas toujours jaunes ; elles sont « changeantes » comme celles de Pulsatilla ; fréquentes et d'odeur sûre, elles sont tantôt écumeuses, tantôt glaireuses, quelquefois sanguinolentes ; elles peuvent être verdâtres, et elles contiennent souvent des aliments indigérés. Dulcamara est le meilleur remède de la diarrhée récidivante a frigore.</p>
<h2>APPAREIL RESPIRATOIRE.</h2>
<p>Le sujet de Dulcamara « prend froid facilement » et il se plaint de souffrir d'un coryza dès que le temps est humide. L'obstruction nasale est complète, et le malade ne peut res- pirer par le nez surtout la nuit. « Nez bouché par temps pluvieux » est caractéristique de Dulcamara. Le malade n'a qu'une idée, tenir son nez au chaud car le moindre air froid le bouche aussitôt. L'obstruction nasale fait place ensuite à -un écoulement abondant, tantôt aqueux, tantôt muqueux et épais et s'accompagnant de croûtes sanguinolentes. Le « rhume des foins » dont certains malades souffrent surtout « à la fin du mois d'août » est souvent guéri par Dulcamara.</p>
<p>Toux « sèche et enrouée », spasmodique, avec violents paroxysmes provoqués par un chatouillement du larynx, et suivie d'une expectoration de mucus après de longs et labo- rieux efforts. La toux apparaît souvent brusquement après un passage rapide du chaud au froid humide, après être entré dans une cave par exemple ; elle est aggravée par la respiration profonde ou étant couché, elle est améliorée au grand air, et souvent elle s'accompagne de beaucoup de mucosités qui, ne pouvant être expectorées, produisent des râles muqueux abondants dans la poitrine. Pendant la toux, le malade souffre d'une « douleur constrictive à l’épigatre » et il ne peut tousser qu'à la condition d'appuyer fortement la main sur la région douloureuse. Enfin Dulcamara est employé dans les cas d'asthme avec dyspnée et toux grasse qui apparaissent brusquement par le temps froid el humide, quand Natrum sulfuricum, le remède principal de l'état hydrogénoïde, ne suffit pas pour guérir.</p>
<h2>APPAREIL URINAIRE.</h2>
<p>Le froid humide ne provoque pas seulement l'apparition chez le sujet de Dulcamara de troubles digestifs et respiratoires, il manifeste son action par des phénomènes urinaires. Dès que le malade de Dulcamara prend froid, il a la colique, ou des mictions fréquentes. « Fréquence des mictions » après avoir pris froid, particulièrement chez les personnes âgées dont la vessie est irritable ou chez les enfants en état de croissance, « quand ils ont barboté les pieds nus dans l'eau froide ». L'urine est laiteuse avec sédiment épais, les mictions sont fréquentes et douloureuses. La fréquence des mictions s'exagère quelquefois au point de devenir une véritable « incontinence d'urine ». D'autres fois le froid humide provoque une inflammation rénale. « Mal de Bright après avoir pris froid ».</p>
<h2>APPAREIL GÉNITAL.</h2>
<p>Les règles sont « retardées », courtes et peu abondantes. Avant les règles, la peau présente une « éruption d'urticaire » étendue à tout le corps sans fièvre. « Suppression des règles par froid et humidité » Eruption herpétique sur les lèvres et les organes génitaux avant les règles. Les seins sont gros, durs, sensibles et douloureux.</p>
<p>La peau de Dulcamara est « sèche », délicate, « sensible au froid » et sujette aux « éruptions par le froid humide ». Les éruptions sont de deux ordres : tantôt « urticaire véritable généralisée sans fièvre » pire avant les règles, ou au début de l'hiver avec démangeaisons aggravées par le froid et le grattage, améliorées par la chaleur ; tantôt « dartres eczémateuses », « humides », avec démangeaisons présentant les modalités précitées. Remarque importante : les éruptions de Dulcamara sont toujours « humides ». Croûtes épaisses de coloration brunâtre, jaunâtre, sur le cuir chevelu (« croûte de lait »), sur la face, le front, les tempes, avec bords rougeâtres, saignant quand on les gratte avec ou sans démangeaison. Eczéma et impetigo des enfants. Herpès circiné.</p>
<p>Enfin la peau présente des « verrues », larges, grosses, « lisses », siégeant sur le visage, sur la face dorsale des mains et des doigts.</p>
<p>Notez en terminant que les glandes sont toujours atteintes dans Dulcamara, les ganglions du cou, des aisselles, de l'aine sont souvent « augmentés de volume », mais rarement douloureux. C'est brusquement en l'espace d'une nuit que le malade présente une poussée ganglionnaire généralisée, et toujours provoquée par l'apparition soudaine d'un temps pluvieux et froid.</p>
<p>Dulcamara appartient au groupe important des remèdes hyrogénoïdes. Très voisin de Rhus tox dont les symptômes douloureux présentent les mêmes caractéristiques de Baryta carbonica dont les inflammations glandulaires sont analogues, il s'apparente avec Natrum sulfuricum ce « rempart, de l'humidité », comme le désigne MUNROE, par sa tendance asthmatique et diarrhéique et avec Thuya par ses manifestations cutanées.</p>
<p>D' Léon VANNIER.</p>
<p>QUELQUES CARACTERISTIQUES</p>
<p>Zingiber      Diarrhée après avoir bu de l'eau impure.</p>
<p>Alumina      Urines involontaires après la selle, ou bien encore urines passant seulement pendant une selle.</p>
<p>Aloe            Sensation de faiblesse et dinsécurité du sphincter anal. Sensation d'insécurité du rectum, comme si la selle allait âtre émise en même temps qu'un gaz.</p>
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		<title>Homéopathie: en recherche de la vérité</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/06/20/homeopathie-et-pnl-la-recherche-de-la-verite/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 06:15:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

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		<description><![CDATA[Une question posée par un de nos lecteurs, Didier, m'amène à des développements qui pourront être intéressants pour tous. C'est pourquoi je saisis ce prétexte pour vous écrire un petit article d'humeur ce matin de fête des pères. J'en profite pour souhaiter courage à tous les pères privés de leurs enfants, parfois depuis des années.
Bonjour,
Je ne peux m'empêcher de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Une question posée par un de nos lecteurs, Didier, m'amène à des développements qui pourront être intéressants pour tous. C'est pourquoi je saisis ce prétexte pour vous écrire un petit article d'humeur ce matin de fête des pères. J'en profite pour souhaiter courage à tous les pères privés de leurs enfants, parfois depuis des années.</p>
<p><em>Bonjour,</em></p>
<p><em>Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre la P.N.L et la façon de dérouler le cas jusqu'à la conclusion pour en déduire le remède adapté. Trés amusant, le niveau de perception des intervenants, les spécifiques dominent. Ce n'est pas une critique puisque chacun privilégie sans en avoir conscience, l'un ou l'autre. Le must étant de le savoir et de passer de l'un à l'autre. Un cas "simple" avec une perception globale, devient compliqué avec une perception spécifique car chaque détail devient une occasion de s'embourber quand on omet les grands traits.</em></p>
<p><em>Pourtant si on prend du recul, votre description initiale brosse à grands traits arg-n: peur ,phobique, Pressé, vertiges, soucis digestif, envie de sucré. Cas d'école diront certains.</em></p>
<p><em>Perceptions spécifiques ou globales.<br />
Ce que je perçois : je peux percevoir en premier le détail (spécifique) ou le tout (global) et de ce fait passer de l’un à l’autre, c’est ce que l’on appelle en PNL le champ de perception.</em></p>
<p><em>Désolé pour le hors sujet mais c'est troublant en utilisant seulement la distinction global/spécifique.</em></p>
<div id="attachment_470" class="wp-caption alignleft" style="width: 254px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Galileo.jpg"><img class="size-medium wp-image-470" title="Galileo" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Galileo-244x300.jpg" alt="Galilée et homéopathie: un même combat dans la recherche du bien et de la vérité" width="244" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Galilée et homéopathie: un même combat dans la recherche du bien et de la vérité</p></div>
<p><em><span style="font-style: normal;">Vous avez raison de souligner que la relation avec la PNL s'impose car l'homéopathie nos démontre que nous fonctionnons tous selon un système qui nous est propre, profondément ancré dans le cerveau reptilien, d'où notre décodage de la réalité sera issu. Notre comportement quotidien, nos projections, seront définis dans leurs grandes lignes par cette perception "primaire". Il y a fort à parier aussi que cela ne soit pas sans influencer directement le système nerveux autonome à un niveau des plus primitifs et qu'au bout du compte -et des années- surviennent des modifications chimiquement dosables qui mènent à leur tour à des changements anatomiques -tissulaires, tumeurs, etc.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Finalement, la simplicité et la beauté de l'homéopathie tiennent dans le fait que lorsque nous diagnostiquons un médicament qui présente une homéopathicité suffisante avec ces signes les plus profonds du patient, nous obtenons une guérison spectaculaire. Plusieurs de mes étudiants psychiatres sont venus un jour ou l'autre me trouver assez dépités pour me déclarer que là où des années de thérapies se montrent souvent insuffisantes pour faire avancer un cas, la simple prise du médicament indiqué procure un résultat brillant.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Prenez l'enfant <em>Pulsatilla</em>. Il est entièrement structuré par la peur de l'abandon au fond de lui-même et sa réaction c'est de chercher à attirer le maximum de gentillesse, de tendresse, d'émotions pour se sentir en sécurité. Tout son comportement se déduit de cette simple équation: il colle à sa mère, il pleure facilement, il veut qu'on le prenne dans les bras, etc.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Prenez l'enfant <em>Hyosciamus</em>, lui aussi vit dans la crainte constante de l'abandon, mais sa réaction c'est de tout faire pour être vu, pour être remarqué, quitte à gesticuler et faire le pitre. Cela le conduit à une agitation insupportable, à une loquacité marquée, à des pitreries, à des crises de jalousie, etc.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">L'homéopathie nous démontre que dans le domaine du biologique, les mêmes causes n'ont pas les même effets.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Mais là où l'homéopathie va plus loin que n'importe quel autre système, ce qui la rend aussi merveilleusement belle qu'un F= mγ ou E = h ω, c'est d'une part son pragmatisme qui permet d'obtenir des résultats souvent incroyables en un coup de cuiller à pot -pourvu qu'on suive les préceptes de Hahnemann- et d'autre part le fait qu'elle intègre l'homme dans toute sa dimension incarnée.</span></em></p>
<p><span style="font-style: normal;"><em>Organon § 193: Ce remède, donné uniquement à l'intérieur, et dont une seule dose suffira, si le mal est d'origine récente, guérit simultanément la maladie générale du corps et l'affection locale. Un pareil effet de sa part doit nous prouver que le mal local dépendait uniquement d'une maladie du corps entier, et qu'il faut le considérer comme une partie inséparable du tout, comme un des symptômes les plus considérables et les plus saillants de la maladie générale.</em></span></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Je veux dire par là que si les signes mentaux sont importants, nous ne négligeons jamais les signes physiques qui sont eux aussi le reflet de la perturbation globale. Il nous arrive ainsi couramment de remonter depuis les signes physiques à un niveau plus général ou mental pour poser l'indication du médicament.</span></em></p>
<p><span style="font-style: normal;"><em>Organon §153: Quand on cherche un remède homœopathique spécifique, c'est-à-dire quand on compare l'ensemble des signes de la maladie naturelle avec les séries de symptômes des médicaments bien connus, pour trouver parmi ces derniers une puissance morbifique artificielle semblable au mal naturel dont la guérison est en problème, il faut surtout et presque exclusivement s'attacher aux symptômes frappants, singuliers, extraordinaires et caractéristiques (1), car c'est à ceux-là principalement que doivent répondre des symptômes semblables dans la série de ceux qui naissent du médicament qu'on cherche, pour que ce dernier soit le remède à l'aide duquel il convient le mieux d'entreprendre la guérison. Au contraire, les symptômes généraux et vagues, comme le manque d'appétit, le mal de tête, la langueur, le sommeil agité, le malaise, etc., méritent peu d'attention, parce que presque toutes les maladies et presque tous les médicaments produisent quelque chose d'analogue.</em></span></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Cela pose les limites des interprétations psychologiques dont on a largement abusé dans l'homéopathie au point d'en venir presque à la dénaturer. Ainsi le système homéopathique permet d'effectuer une synthèse de l'ensemble des manifestations de l'individu déréglé et d'obtenir ce que les patients demandent depuis des siècles: une guérison.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Je vous laisse juge de l'avance de la pensée du Fondateur sur son temps mais aussi sur le notre, toujours confiné au matérialisme le plus primitif quand Hahnemann écrit <em>"les manifestations morbides que nous nommons maladies ne résultent que du désaccordement de l'énergie vitale". </em></span></em></p>
<p><span style="font-style: normal;">Prenez le temps de méditer cette déclaration qui pose d'une certaine manière aussi les limites de l'homéopathie qui tiennent au recrutement des prescripteurs. Vous soulignez ainsi le niveau de <em>perception </em>du prescripteur et mettez le doigt sur le point clé.  Le terme n'est pas anodin, car Hahnemann souligne bien qu'il faut que le prescripteur perçoive ce qui est déréglé et qui doit être soigné dans chaque cas morbide individuel.</span></p>
<p><span style="font-style: normal;">Il n'utilise pas le terme </span><em>compréhension</em>, qui nous confinerait dans un domaine intellectuel, il n'emploie pas non plus le verbe <em>voir</em>, qui impliquerait que l'on se borne à additionner des signes et des symptômes sans signification.</p>
<p>Non, la perception est nécessaire pour justement trouver un sens, un fil conducteur commun à un ensemble de faits que l'oeil profane verra comme disparates. C'est ici que s'évalue aisément le niveau de compétence du prescripteur. Vous parlez d'un cas d'école pour ce cas de phobies et vous avez aussi raison: pour le prescripteur armé de tous ses sens, il est facile de percevoir Argentum pour peu qu'on l'ait étudié et qu'on sache le reconnaître. L'expérience de nombreuses années d'enseignement m'a montré hélas que peu nombreux sont ceux capables de passer de la synthèse à l'analyse et inversement, du local au global, et réciproquement.</p>
<p>Au bout du compte, votre mot m'amène à me demander quelles sont les qualités requises pour devenir homéopathe. Cela demande à la fois de la <em>rigueur scientifique</em>, mais <em>un esprit ouvert et agile</em>. Il faut aussi beaucoup de <em>persévérance</em> pour surmonter ses échecs et en tirer leurs leçons. Tout cela ne peut se faire sans <em>humilité</em>, car les échecs sont directement imputables au prescripteur, où plutôt à son <em>niveau de perception</em>, lui même subordonné à sa compréhension et perception a) de la doctrine b) de la matière médicale c) du répertoire. Enfin, une bonne dose de <em>courage </em>sera aussi nécessaire pour faire face aux sarcasmes et autres railleries issus des membres du groupe des 90% définis par la courbe de Gauss.</p>
<p>Pour résumer, je pense qu'on peut dire que ce qui nous motive n'est rien d'autre que la recherche et l'amour de la <em>vérité</em>. Non pas celle artificielle et toujours évanescente définie par les études biaisées issues des laboratoires pharmaceutiques, mais bien celle de l'observation personnelle définie par les critères cartésiens.</p>
<p>Cette recherche de la vérité et du bien explique les réactions féroces, mesquines et souvent délirantes auxquelles nous nous heurtons tout au long de notre vie. Il suffit pour vous en faire une idée de parcourir les articles éructés périodiquement par des pourfendeurs professionnels de l'homéopathie. Dans chaque cas, on reste ahuri par la méconnaissance complète que ces malheureux affichent lamentablement d'un système qu'ils comptent condamner avec des arguments de la même valeur que ceux des intellectuels de l'époque de Galilée. Ces sophistes réfutaient ainsi les découvertes du génie de Pise en arguant que si la terre était ronde, les habitants du "dessous" tomberaient, ou encore que les oiseaux voleraient plus vite dans un sens que dans l'autre si la terre tournait -remarquez qu'il peut toujours sortir quelque chose de bon même de la sottise la plus crasse, parce qu'au fond cette affaire des oiseaux est peut être à l'origine de la fabuleuse découverte du pendule de Foucault, mais je m'éloigne du sujet.</p>
<p>En conclusion je me suis amusé à paraphraser ce texte de Tertullien dans lequel j'ai simplement remplacé le mot "chrétien" par "homéopathe". Bien que l'homéopathie ne soit en rien une religion ni une secte, il n'en demeure pas moins que la recherche de la vérité rencontre toujours les mêmes oppositions de la part des esprits fermés.</p>
<p><em>Ignorance des juges. Nous blâmons d'abord, même si votre ignorance peut en partie l'excuser, votre haine de l'homéopathie. Elle est d'autant plus injuste et criminelle que vous ne la connaissez pas. Qu'y-a-t-il de plus inique que de haïr une chose que l'on ignore, même si elle était haïssable? On ne peut haïr que pour des raisons valables, sinon la haine est aveugle et ne peut se trouver justifiée que par hasard. Et pourquoi, motivée par ce qu'elle déteste, pareille haine ne serait-elle pas finalement tout à fait injustifiée? Aussi nous vous reprochons la sottise de nous haïr par ignorance et l'injustice de le faire avec déraison.</em></p>
<p><em>La preuve de leur ignorance coupable, en dépit des excuses que l'on peut trouver, est dans ce fait que ceux qui nous haïssent sans nous connaître, cessent généralement de le faire une fois leur ignorance dissipée. Il en est même qui deviennent homéopathes, en toute connaissance de cause; ils se mettent à détester leurs préjugés passés et à professer ce qu'auparavant ils honnissaient. ils sont aussi nombreux que vous constatez que nous sommes.</em></p>
<p><em>Aussi crie-t-on partout que la cité en est envahie, les homéopathes ont pénétré dans les campagnes, les îles, les bourgs fortifiés; tout sexe, tout âge, toute condition -même les notables- passent aux homéopathes. Et vous vous en lamentez comme d'un désastre.</em></p>
<p><em>Et malgré cela, il ne vous viendrait pas à l'esprit que gît là un trésor caché. </em><span style="text-decoration: underline;"><em>On ne se croit pas le droit de vérifier cette hypothèse, on ne veut pas en faire l'expérience</em></span><em> [souligné par moi, est que que Tertullien aurait ouvert la voie à la pensée Cartésienne?]. La curiosité est en éveil pour tout le reste. Ils aiment ignorer ce que d'autres se plaisent à connaître. Combien <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anacharsis">Anacharsis </a>leur eût-il fait avec plus de raison le reproche à eux qui ne savent pas, de juger ceux qui savent.</em></p>
<p><em>Ils préfèrent ignorer car déjà ils haïssent, parce que la connaissance de l'homéopathie les empêcherait de haïr. En effet, s'il n'existe aucun motif légitime de haïr, mieux vaut renoncer à une haine injuste. Si, par contre, l'on acquiert la conviction que la haine est justifiée, la haine n'est pas atténuée mais intensifiée. Il s'y ajoute une raison de plus d'y persévérer et la satisfaction d'être dans le bon droit.</em></p>
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		<title>Loganiacées Part. 2: Caractéristiques de Gelsemium</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 03:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Gelsemium]]></category>
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		<description><![CDATA[Les caractéristiques de Gelsemium
Il est temps maintenant de rassembler les caractéristiques de Gelsemium qui nous le font prescrire dans les situations aiguës (fièvre, inflammation) ou chroniques (suites de frayeur, paralysies).
1-      Etiologie. Gelsemium présente un état de grande sensibilité nerveuse, il répond aux états qui se développent après une émotion soudaine, des mauvaises nouvelles ou une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h3>Les caractéristiques de Gelsemium</h3>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-246" title="loganiacees-gelsemium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium-263x300.jpg" alt="Gelsemium Sempervirens, autrement dit: le jasmin" width="263" height="300" /></a>Il est temps maintenant de rassembler les caractéristiques de Gelsemium qui nous le font prescrire dans les situations aiguës (fièvre, inflammation) ou chroniques (suites de frayeur, paralysies).</p>
<p>1-      <strong>Etiologie</strong>. Gelsemium présente un état de grande sensibilité nerveuse, il répond aux états qui se développent après une émotion soudaine, des mauvaises nouvelles ou une frayeur.<br />
L’anticipation provoque de la diarrhée (Arg-n), de la céphalée, etc.<br />
Gelsemium est le médicament classique des suites de peur quand on ressent les jambes coupées. Comme d’habitude, qui dit hypersensibilité dit aussi paralysie et manque de réaction, c’est pourquoi, comme dans Opium par exemple, nous avons aussi les paralysies dans Gelsemium.</p>
<p><strong>2- </strong><strong>Paralysie et tremblements</strong>. Pensez à Gelsemium lorsque le patient commence dès le début de sa maladie à présenter de la faiblesse musculaire ou des tremblotements. A part Mercurius vivus, peu d’autres médicaments sont alors à évoquer.<br />
Les paupières tombent, il y a une prostration de tout le système musculaire. Les muscles n’obéissent pas à la volonté, les membres semblent très lourds, une dysphagie apparaît rapidement, de l’aphonie, etc.<strong></strong></p>
<p>3-      <strong>Développement progressif des symptômes</strong>. Tout comme Bryonia, Gelsemium développe tranquillement son tableau. Il n’est pas adapté aux fièvres intenses qui surviennent en quelques heures. Sur le plan climatique c’est toujours un froid relativement modéré ou la chaleur humide qui l’appelle.</p>
<p>4-      <strong>Somnolence, hébétude</strong>. Le patient Gelsemium est tout ralenti, il semble somnolent. Ce n’est pas au point de l’état toxique de Baptisia, mais bien une sorte de prostration. Bryonia quant à lui se situe entre Baptisia et Gelsemium.</p>
<p>5-      <strong>Vertige</strong> avec vision trouble, voire diplopie et les pupilles dilatées.</p>
<p>6-      <strong>Céphalée avec congestion passive.</strong> La douleur  commence à la nuque pour s’installer sur les yeux. Ceci rappelle Spigelia, dont la céphalée affecte l’œil gauche. Le patient est complètement stupide, ne peut guère réfléchir. La congestion explique les modalités : &lt; tête basse, &gt; la tête surélevée, &lt; par la chaleur ou l’effort mental.<br />
Une modalité caractéristique : &gt; par la miction abondante.</p>
<p>7-      <strong>Frisson nerveux.</strong> Contrairement aux autres médicaments qui frissonnent parce qu’ils ressentent le froid, Gelsemium présente ce frisson nerveux qui monte et descend le long du dos, comme des vagues depuis le sacrum à l’occiput. Le frisson commence aussi entre les omoplates.</p>
<p>8-      <strong>Fièvres inflammatoires, grippes, etc.</strong> Gelsemium est un médicament de routine, avec les caractéristiques que nous venons d’énoncer avec en plus</p>
<p>-       la congestion du visage, qui prend une couleur rouge foncée,</p>
<p>-       le sang monte à la tête, avec les extrémités froides (Bell.)</p>
<p>-       les paupières chutent et toujours dans le registre parétique pensez à Gelsemium lorsque vous avez une paralysie ou une faiblesse des sphincters.</p>
<p>-       et très tôt il y a des troubles sensoriels, ou du délire avec une lenteur d’esprit importante.</p>
<p>-       le pouls lent, mais qui s’accélère au moindre mouvement : c’est l’empreinte paralytique du médicament sur le muscle cardiaque, qui explique la fameuse sensation « doit bouger de peur que le cœur s’arrête ». Gelsemium est très utile dans la bradycardie des personnes âgées. Dr Kinra dans <em>Materia Medica of Students</em>.</p>
<p>9-      <strong>Désire qu’on le laisse tranquille</strong>. Le patient se sent tout simplement trop faible pour bouger, il est complètement sonné et le moindre mouvement demande un effort de concentration. Bryonia ici est très proche avec la même aversion pour le mouvement, et le désir qu’on lui fiche la paix. Tout d’abord Bryonia est énervé qu’on le dérange, ce qui n’est pas le cas dans Gelsemium, d’autre part le mouvement provoque une aggravation de toutes les douleurs. Parfois on trouve des cas de Bryonia où le patient a le besoin de bouger à cause de la souffrance, mais dans ce cas il faut faire préciser si la douleur est mieux en bougeant : dans Bryonia il n’y a pas d’amélioration par le fait de bouger, comme c’est le cas dans Rhus tox.</p>
<p>10-   <strong>Le patient n’a pas soif</strong>. C’est l’état courant dans les affections fébriles qui demandent Gelsemium. Occasionnellement, on peut rencontrer un patient qui aura très soif, mais le cas typique n’a pas soif du tout.<br />
Ils n'ont presque jamais d'appétit, ils ne veulent rien du tout, très souvent ils se plaignent d'une sensation de vide horrible dans la région de la poitrine, souvent près du cœur. Cela s'étend parfois jusque dans la région épigastrique, que les patients décrivent comme une sensation de vide, mais sans que cela soit vraiment une sensation de faim, ni associé à un désir de nourriture.</p>
<p>11-   <strong>Bougeotte</strong>. Dans la plupart des cas de Gelsemium, vous aurez des courbatures et de fortes myalgies mais les patients ont en général besoin de bouger à cause des douleurs. Dans certains cas, vous rencontrerez le signe classique : besoin de bouger de crainte que le cœur ne s’arrête, soit juste de contraire de Digitalis qui a l’impression que le cœur stoppe quand il commence à bouger.</p>
<p>12-   Les <strong>enfants</strong> ont une <strong>peur constante de tomber</strong>. Ils s’agrippent à leur mère, ou s’accrochent à leur lit. Pensez à Gelsemium si la mère a connu une peur durant la grossesse.</p>
<h3>Indications courantes</h3>
<h4>Grippe</h4>
<p>Gelsemium rime avec <strong>grippe</strong>, il est l’un des plus grands médicaments de cette affection. Gelsemium sera indiqué comme préventif dans le contexte d’une épidémie, il sera bien entendu curatif, les grippes étant enrayées en 24 à 48 h maximum, et pensez surtout à Gelsemium dans les suites de grippes quand il reste la faiblesse, etc.</p>
<h4>Paralysies</h4>
<p>Dans les <strong>paralysies</strong>, il possède un champ d’action incroyable. Il affecte les nerfs moteurs, et spécialement les muscles oculomoteurs (diplopie), la gorge, la langue (élocution empâtée), le thorax (faiblesse du muscle cardiaque), le larynx, les sphincters et les membres (lourdeur). Pensez y aussi quand il y a un état de relâchement des organes génitaux masculins.</p>
<p>Il y a la prostration, la grande faiblesse, la grande keynote est la <strong>trémulation</strong>. Autre signe caractéristique : les muscles n’obéissent pas à la volonté.</p>
<h4>Coryza</h4>
<p><strong>Coryza</strong>, je ne répète pas ici les signes de la grippe pour me concentrer sur les symptômes du nez. L’écoulement est excoriant et les narines sont très vite à vif. En général cela débute par temps froid et humide ou lorsqu’il y a eu un excès de chaleur. Les signes commencent le matin. Ceci s’accompagne d’un mal de gorge avec une toux sèche pénible et très peu d’expectoration. Rengaine de Gelsemium : la bouche est sèche, et il y a une prostration générale.</p>
<h4>Fièvre</h4>
<p>Gelsemium est adapté a de nombreux types de fièvre : rémittente, intermittente, bilieuse (les patients ont souvent un teint jaunâtre), ou éruptives. C’est dire son vaste champ d’application.</p>
<h5>Fièvre rémittente</h5>
<p>En général Gelsemium est associé au temps trop chaud en été, ou à un froid modéré en hiver. On aura les concomitants habituels de Gelsemium :</p>
<ul>
<li>Agitation nerveuse, le patient bouge sans arrêt</li>
<li>Somnolence avec le visage rouge foncé</li>
<li>Grande prostration et courbatures généralisées</li>
<li>Lourdeur des paupières qui sont souvent rouges et irritées, avec difficulté à les soulever</li>
<li>Etat délirants, avec difficulté d’élocution. Le patient répond lentement aux questions</li>
<li>Pouls lent mais plein et bondissant</li>
<li>Trémulations, tremblements</li>
<li>Peu de sueur, ou du moins sueur localisée</li>
<li>Lourdeur des membres</li>
<li>Absence de soif, muqueuses sèches</li>
<li>Aversion pour bouger, le patient veut rester immobile</li>
</ul>
<h5>Stades de la fièvre</h5>
<p>Le frisson est caractérisé par ce frisson nerveux qui court dans le dos, du sacrum à l’occiput. Dans les fièvres intermittentes, le frisson est si violent que le patient demande à être maintenu. Il faut voir alors comment Gelsemium règle l’accès palustre, c’est assez incroyable de voir un malade récupérer en si peu de temps.</p>
<p>La poussée thermique : le signe frappant ici est l’absence de soif avec une sensation intense de brûlure. Le patient est complètement épuisé, dans un état stuporeux.</p>
<p>La transpiration est très peu importante, ce qui contraste ici avec Bryonia où le patient est couvert de sueur très chaude.</p>
<h5>Fièvres éruptives des enfants</h5>
<p>Ici on aura très peu de symptômes, il faudra penser à Gelsemium, qui est l’un de nos grands médicaments fébriles. L’enfant présente un coryza qui excorie le nez et la lèvre supérieure. Il y a de l’enrouement avec la toux. Souvent l’enfant est très agité, et a besoin d’être couvert.</p>
<h4>Génitaux masculins</h4>
<p>Gelsemium est un médicament de prescription courante lors de difficultés érectiles qui s’aggravent souvent d’une anticipation de performance. C’est l’un des grands médicaments d’impuissance. Le patient semble si épuisé sexuellement qu’aucun stimulus ne semble capable de l’exciter. Localement, il n’y a pas d’érection ni de rêves mais des pollutions nocturnes, et une sorte de transpiration froide du scrotum.</p>
<h4>Génitaux féminins</h4>
<p>S’il est un médicament à avoir près de soi lors d’un accouchement c’est bien Gelsemium. Il est prévisible qu’une femme qui va accoucher pour la première fois soit pleine d’anticipation, la plupart du temps d’ailleurs aucune ne vous dira qu’elle avait le trac. Mais en salle de travail, vous constatez que le col est très rigide, ou bien tout mou, qu’il ne s’efface pas et qu’il y a de plus en plus de douleurs dans le dos, qui remontent le long du dos. Alors vous dites : « mais je ne savais pas que vous aviez autant de crainte de l’idée d’accoucher ? » La réponse sera alors « Je pensais l’avoir surmontée, je panique complètement ». Ces patientes sont très hypersensibles et nerveuses, certaines décrivent une douleur qui va à la gorge et les étrangle. Ceci n’est pas sans rappeler Ignatia.</p>
<p>A propos d’hypersensibilité, Gelsemium est très excitée sexuellement, tout comme Nux-vomica, « désir violent qui la pousse à se masturber » est la keynote classique. Ceci se voit dans les états d’irritation des ovaires.</p>
<p>A noter que ce groupe Ignatia, Nux-vomica, Gelsemium est cité par Kent au troisième degré dans la rubrique hystérie, cela signe bien le degré d’hypersensibilité nerveuse de ces loganiacées.</p>
<h4>Modalités</h4>
<p>Je fais classique en vous citant pour finir quelques modalités générales.</p>
<p>Amélioration :</p>
<p>-       par la miction abondante (rare mais caractéristique)</p>
<p>-       en restant allongé immobile</p>
<p>Aggravation :</p>
<p>-       par temps humide, le genre chaleur étouffante et humide convient particulièrement à Gels</p>
<p>-       avant l’orage</p>
<p>-       par les rapports sexuels (épuisement, impuissance, etc.)</p>
<p>-       par les émotions</p>
<p>-       par les mauvaises nouvelles</p>
<p>-       en pensant à ses douleurs</p>
<p>Gelsemium est bien suivi par Baptisia, Cactus, Ipeca.</p>
<h3>Quizz de Gelsemium</h3>
<p>-Où trouvons-nous les notes originales du proving de ce remède ?</p>
<p><em>Les nouveaux remèdes de Hale.</em> <em>La monographie du club de Hughe</em> contient une étude complète de celui-ci. <em>N. A. Journal of Homeopathy, vol III.</em></p>
<p>-Qu’est ce que Gelsemium ?</p>
<p>C’est le jasmin jaune ou de Caroline, une belle fleur du Sud.</p>
<p>-Quelle est la partie utilisée ?</p>
<p>La racine fraîche dont le diamètre n’est pas plus large que la hampe d’une plume d’oie</p>
<p>-Décrire le procédé de fabrication de la teinture.</p>
<p>Hacher et broyer la racine fraîche jusqu’à obtenir une fine pulpe et peser. Ajouter graduellement en poids 2 parts d’alcool pour chaque part de pulpe. Mélanger soigneusement, conserver dans une bouteille bien bouchée et laisser dans un endroit sombre et frais pendant 8 jours, en le secouant tous les jours. Laisser décanter, égoutter et filtrer. La dilution de la drogue (drug power ?) est de 1/6. La teinture est claire, d’une couleur légèrement brun-orangé, d’une agréable amertume au goût et la réaction est légèrement acide.</p>
<p>-Quelle est l’action physiologique générale de la drogue ?</p>
<p>Gelsemium centre son action sur le système nerveux, en produisant des degrés variables de paralysie motrice, et plus tard, une altération du système sensoriel également ; un état de nervosité, de dépression ; la langueur et la stupeur sont caractéristique du remède. Ce remède ralentit également l’action du cœur et des poumons.</p>
<p>-Donner 5 grandes caractéristiques de l’action de Gelsemium.</p>
<ol>
<li>Ralentissement, apathie et stupidité de l’esprit</li>
<li>Grande faiblesse, relâchement musculaire et douleurs de localisation profonde</li>
<li>Paralysie des muscles oculaires</li>
<li>Fièvre continue, sans soif</li>
<li>Affections suite de troubles émotionnels.</li>
</ol>
<p>-Comment Gelsemium dilate la pupille ?</p>
<p>En paralysant le 3<sup>ème</sup> nerf, qui innerve les fibres circulaires ou sphincter de l’iris, il n’y a plus de possibilité de résistance à l’action des fibres radiales ou radiées et la pupille se dilate.</p>
<p>-Comment Belladonna dilate la pupille ?</p>
<p>En stimulant le système sympathique, qui innerve les fibres radiantes de l’iris, ce qui déborde le système d’action des fibres circulaires du sphincter.</p>
<p>-Dans quelles conditions Physostigma va contracter la pupille ?</p>
<p>Comme cette drogue contracte la pupille en stimulant le 3<sup>ème</sup> nerf, il contractera seulement la pupille dilatée par Belladonna, mais pas celle dilatée par l’action de Gelsemium.</p>
<p>-Quels sont les autres symptômes paralytiques de Gelsemium ?</p>
<p>Il produit des symptômes paralytiques, comme la diplopie ou la vision double à cause d’une parésie du muscle oculaire. Ptosis et strabisme ; tout provient de son action sur le 3<sup>ème</sup> nerf. Paralysie de la langue avec l’élocution empâtée, aphonie et enrouement.</p>
<p>-Quel médicament est utile pour le ptosis dans les affections catarrhales de l’œil ?</p>
<p>Rhus tox</p>
<p>-Quel est l’état mental de Gelsemium ?</p>
<p>Ralenti, stupide et apathique ; affections, diarrhées, etc…, suite d’effervescence émotionnelle, telles que mauvaises nouvelles, peur, chagrin, etc…</p>
<p>-A quoi ressemble le mal de tête de Gelsemium ?</p>
<p>Ralentissement, douleur pesante  avec lourdeur des paupières. Il commence dans la nuque, franchit la tête et se fixe dans l’œil ; aggravé le matin ; le patient est apathique et stupide, la face rouge sombre, il semble comme ivre, il y a aussi la sensation d’une bande autour de la tête.</p>
<p>-Citez d’autres remèdes qui ont ce dernier symptôme.</p>
<p>Iodum, Mercurius, Carbolic acid et Sulphur. [Et aussi Nit-ac. EB]</p>
<p>-Quelles sont les indications de Gelsemium dans le rhume et le catarrhe ?</p>
<p>Premier stade du catarrhe, quand il y a une plénitude de la tête, fièvre et frisson ; le frisson monte et descend dans le dos, le patient a tendance à se rapprocher du feu; il existe un écoulement nasal excoriant et aqueux, avec des éternuements ; il existe une prédisposition à prendre froid au moindre changement de temps, surtout si le temps devient chaud et lourd.</p>
<p>-Quelles sont les indications de Gelsemium dans la grippe ?</p>
<p>Il est presque spécifique des cas débutants avec de la fièvre. Douleurs musculaires. Léthargie mentale, le visage est rouge sombre et complète apathie avec faiblesse physique. Les yeux sont ternes, les paupières lourdes.</p>
<p>-Que penser de l’aspirine, ce remède populaire ?</p>
<p>Probablement 90 % de tous les décès suite de grippe sont dûs à ce dangereux médicament. Il dévitalise le sang, affaiblit énormément le cœur comme le montrent les lèvres cyanosées et prive le patient de l’assistance de l’unique organe qui peut le sortir d’affaire. Elle conduit presque inévitablement à des complications pneumoniques.</p>
<p>-Quels sont les symptômes de la gorge ?</p>
<p>Aphonie suite de parésie musculaire, douleurs de la gorge comme si elle était à vif, écorchée, accompagnant des symptômes nasaux ; douleurs irradiant dans les oreilles ; aggravé sur le côté droit, paralysie post diphtérique.</p>
<p>-Quels sont les symptômes respiratoires et cardiaques caractéristiques ?</p>
<p>Il existe une sensation comme si le cœur allait s’arrêter de battre en s’endormant, obligeant le patient à bouger pour stimuler l’action cardiaque.</p>
<p>-Comment est la diarrhée ?</p>
<p>Diarrhée soudaine, copieuse, jaune, couleur crème ou pâteuse, suite de peur ou de frayeur ou de toute autre émotion forte ; langue blanchâtre ou jaunâtre.</p>
<p>-Quels autres remèdes ont une diarrhée suite de peur ?</p>
<p>Opium, verat, arg-n, surtout en chronique et puls.</p>
<p>-Quels sont les symptômes des organes génitaux masculins dans Gelsemium ?</p>
<p>Epuisement et relâchement des organes génitaux, froideur, spermatorrhée sans érections, impuissance, émissions involontaires suite de masturbation, gonorrhées débutantes, avec sensation de contusion marquée au  niveau de l’orifice urétral, écoulement rare, petite douleur mais sensation de forte chaleur</p>
<p>-Quel est l’équivalent féminin ?</p>
<p>Sensation comme si l’utérus était pressé par une main ; dysménorrhée névralgique, avec écoulement peu abondant : aphonie et angine durant les règles.</p>
<p>-Quelle est la principale indication de Gelsemium durant le travail de l’accouchement ?</p>
<p>Rigidité du col de l’utérus car le travail est lent, l’utérus est mou et flasque, il ne se contracte pas ni ne parvient à expulser, la patiente est somnolente, état qui risque de tourner rapidement en convulsions puerpérales.</p>
<p>-Citer quelques uns des désordres neurologiques de Gelsemium ?</p>
<p>Perte de force dans le contrôle musculaire, crampes dans les muscles des avant-bras ; névroses professionnelles, comme la crampe de l’écrivain, la crampe du violoniste, etc… Tremblement excessif de tous les membres, avec ptosis et autres paralysies.</p>
<p>-Qu’est ce qui caractérise les fièvres de Gelsemium ?</p>
<p>Les 5 D : Lintraduisible en français… Drowsiness, Dulness, Dizziness, Diplopia, Downward tendency</p>
<p>Somnolence, lourdeur, état vertigineux, diplopie et tout va vers le bas ; courbatures avec absence de soif ; grande prostration et récurrence des symptômes.</p>
<p>-Que peut-on ajouter comme caractéristique de la fièvre intermittente ?</p>
<p>Le frisson remonte dans le dos ; il y a aussi des courbatures partout sur le corps, le patient veut être tenu pour ne pas trop être secoué ; le bruit et la lumière sont intolérables ; transpiration partielle, mais elle soulage toutes les douleurs, l’émission d’urine abondante soulage.</p>
<p>-Quel est son intérêt dans la fièvre typhoïde ?</p>
<p>Sensations douloureuses, de courbatures sur l’ensemble du corps ; premiers stades, peur de bouger, visage somnolent et rouge.</p>
<p>-Quelles sont ses indications dans la rougeole?</p>
<p>Symptômes catarrhaux, grande prostration, stupeur et absence de soif ; prurit et rougeur de la peau.</p>
<p>-Quelles sont les caractéristiques de la douleur dans Gelsemium ?</p>
<p>Douleurs musculaires profondes et douleurs stupéfiantes.</p>
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		<title>Loganiacées: Gelsemium, Nux vomica, Ignatia, Spigelia</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 04:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Gelsemium]]></category>
		<category><![CDATA[Ignatia]]></category>
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		<description><![CDATA[Quelques LOGANIACEES : Gelsemium, Nux-vomica, Ignatia, Spigelia
Par Edouard Broussalian, cours PH du 18 Mars 2010
Les symptômes, toujours les symptômes et rien que les symptômes !
Je ne cesse de répéter que nous vivons une période cruelle de décadence, probablement généralisée mais qui trouve son écho particulièrement dans l’homéopathie.
A mesure que le nombre de médecins homéopathes a diminué à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Quelques LOGANIACEES : Gelsemium, Nux-vomica, Ignatia, Spigelia</h1>
<p><em>Par Edouard Broussalian, cours PH du 18 Mars 2010</em></p>
<h2><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-246" title="loganiacees-gelsemium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium-263x300.jpg" alt="Gelsemium Sempervirens, autrement dit: le jasmin" width="263" height="300" /></a>Les symptômes, toujours les symptômes et rien que les symptômes !</h2>
<p>Je ne cesse de répéter que nous vivons une période cruelle de décadence, probablement généralisée mais qui trouve son écho particulièrement dans l’homéopathie.</p>
<p>A mesure que le nombre de médecins homéopathes a diminué à cause des succès amenés par l’apparente facilité de prescription de la médecine pétrochimique, on a vu grandir le nombre de laïcs intéressés par l’homéopathie et qui prétendent être « homéopathes ».</p>
<p>J’ai pu voir en Haïti ce que cela donne en pratique : il y a un monde entre un cabinet confortable où l’on pose toutes sortes de questions à des patients chroniques et la réalité du terrain où il faut traiter plus de cent personnes par jour. Curieusement ces « homéopathes » une fois confrontés à la clinique n’ont jamais voulu retourner dans les rues !</p>
<p>Pour continuer de dire clairement ce que je pense :</p>
<p>1-      <strong>La médecine, comme la République, est une et indivisible. Elle ne peut pas se réduire à la seule thérapeutique</strong>. Et il est clair qu’il faut être médecin et connaître les maladies avant d’approcher le moindre patient. Autrement, oser demander ce que c’est qu’un ozène, une insuffisance ventriculaire gauche, un OAP, ou le Méthotrexate</p>
<p>2-      A part quelques passionnés qui méritent alors mieux que les vrais diplômés le titre de médecin, la plupart de ces laïcs, certes bardés de bonnes intentions, sont d’une incurie crasse. Ceci risque de faire sombrer l’homéopathie parce que :</p>
<ol>
<li>–sans culture médicale, en encore moins philosophique, ces personnes sont la proie des faiseurs de système qui leur présentent toutes sortes d’élucubrations sous forme du « dernier cri » de l’homéopathie</li>
<li>–leurs consultations longues ne sont souvent, au vu de leur méconnaissance des principes de l’homéopathie, rien d’autre que de la psychothérapie mal conduite.</li>
</ol>
<p>3-      Enfin, au sein même de la médecine, l’homéopathie semble recruter des personnes au profil non adapté, dont le mal-être fait confondre développement personnel et homéopathie. Ici aussi à force de perdre le contact avec les affections aiguës, on devient très attiré par les élucubrations philosophico systémiques des Sankaran et autres Masi. Tout ceci ressemble de plus en plus à la médecine de Molière, où les gens s’échangent de "doctes" propos sur des idées complètement fumeuses.</p>
<p>Ce long préambule étant dit, je voulais donc vous faire comprendre que le signe mental ultime permettant de qualifier un médicament n’existe pas plus que l’équation unique permettant de décrire tout l’univers. <strong>Cette recherche effrénée du « saint Graal » homéopathique n’a aucun sens et va à l’encontre des découvertes de Hahnemann qui unifient les signes du corps et de l’esprit</strong>.</p>
<p>La vérité est toujours très simple, à la portée de tout le monde, sans avoir besoin d’être rompu à des raisonnements accessibles aux seuls initiés. Hahnemann le dit en substance dans l’aphorisme suivant :</p>
<p><strong>2</strong>. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible, cela d'après des principes clairs et intelligibles (*).</p>
<p>Le besoin de « faire compliqué » ou de rechercher des causes cachées est typiquement un aspect des personnalités de type Hyosciamus qui prolifèrent chez les « faiseurs de systèmes »</p>
<p>Nous allons donc centrer cette petite étude des Loganiacées, un peu à la façon d’un Farrington, uniquement sur les signes et les symptômes, en n’établissant des rapprochements basés seulement sur les faits, et je l’espère sans la moindre spéculation.</p>
<h3>Propriétés de la famille</h3>
<p>On peut évoquer ici quelques ressemblances des propriétés des plantes de la famille des Loganiacées. Voici ce que dit Hahnemann au sujet d’Ignatia et de Nux-vomica :</p>
<p>« Bien que les effets d’<em>Ignatia</em> et de <em>Nux</em> <em>vomica</em> soient très proches (comme on pouvait le déduire du fait de leur parenté botanique) le tempérament des patients relevant d’<em>Ignatia</em> diffère de beaucoup de celui des patients auxquels <em>Nux</em> <em>vomica</em> sera utile. <em>Ignatia</em> ne convient pas aux patients chez lesquels la colère, l’impatience, ou la violence sont des sentiments qui prédominent, mais il conviendra à ceux qui sont sujets aux variations rapides d’humeur, passant de la gaieté à l’envie de pleurer. (...) Même à une dynamisation élevée, <em>Ignatia</em> est le principal remède en cas de contrariété chez les sujets qui ne sont pas prompts à se mettre violemment en colère, ou à se venger, mais qui intériorisent leur mécontentement ; chez lesquels on sait que le souvenir d’évènements contrariants reste profondément ancré dans leur esprit, et tout particulièrement dans des situations morbides dues à des suites de chagrins »</p>
<h3>Le §5 et ses interprétations</h3>
<p>Ceci renvoie au §5 de l’Organon où Hahnemann insiste sur la nécessité de connaître le tempérament de la personne à traiter.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">5</span>.</strong>— Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin doit utiliser tous les moyens possibles à sa disposition, afin de déterminer:</p>
<p>I. dans les maladies aiguës: <span style="text-decoration: underline;">la cause occasionnelle la plus vraisemblable;</span>.</p>
<p>II. dans les maladies chroniques: les phases évolutives les plus significatives. Il pourra ainsi en découvrir l'origine, <span style="text-decoration: underline;">la cause profonde, fondamentale,</span> le plus souvent une diathèse chronique (miasme).</p>
<p>En ceci il faudra tenir compte:</p>
<p>— de la constitution physique du malade (surtout dans les affections chroniques),</p>
<p>— de son caractère moral et intellectuel,</p>
<p>— de ses occupations,</p>
<p>— de son genre de vie,</p>
<p>— de ses habitudes,</p>
<p>— de sa situation sociale,</p>
<p>— de ses relations de famille,</p>
<p>— de son âge,</p>
<p>— de sa vie sexuelle, etc...</p>
<p>C’est ici que je vous mets et remets en garde contre les interprétations en vue de créer des systèmes. Voici ce qu’écrit Sankaran après avoir fait la même citation de Hahnemann :</p>
<p>« Cette citation a été également mentionnée au début de ce livre. Elle est importante parce qu’elle nous indique qu’Hahnemann savait que les remèdes d’une même famille partagent des points communs. Il suggère que c’est dans la façon d’exprimer ce trait de caractère que réside la différence entre <em>Ignatia amara</em> et <em>Nux</em> <em>vomica</em> ; <em>Nux vomica </em>l’exprime d’une manière agressive, tandis qu’<em>Ignatia amara</em> le fait dans le silence et la retenue. C’est ce que nous avons compris. Les remèdes d’une même famille partagent une sensation commune. Ce sera l'aspect et l’intensité de la perception et de la réponse à cette sensation qui va individualiser l’expression de chaque remède. Pour <em>Nux vomica</em>, ce sera une réponse agressive, caractéristique du miasme Typhoïde, pour <em>Ignatia amara</em>, une réponse très contrôlée, typique du miasme Cancer »</p>
<p>Ici, de façon très arbitraire, Sankaran s’embarque dans la création de miasmes « ad hoc » alors que Hahnemann ne veut parler que de tempéraments différents. David Little souligne aussi une question fort embarrassante : combien de cancers ont été traités par Ignatia ? La réponse est simple : zéro cas dans toute la littérature à ma connaissance.</p>
<p>Une fois encore, chaque médicament possède de nombreuses nuances et convient à des miasmes différents, d’autant que Sankaran détourne la notion de miasme créée par Hahnemann. En effet, dans l’esprit du fondateur, un miasme signifie contagion par un agent invisible hostile à la vie. C’est tout à fait une idée de maladie infectieuse.</p>
<p>Les travaux récents du P. Montagnier qui réhabilitent Benveniste vont dans ce sens. On se rend compte que c’est le sérum des personnes traitées pour leur sida en parfaite rémission biologique, sans arn circulant dosable qui émet pourtant le plus de signaux électromagnétiques avec la signature du virus. Cette rémanence sous une autre forme avait été clairement pressentie par Hahnemann d’après son génie de l’observation clinique.</p>
<p>A partir de la notion de miasme infectieux, on s’est rendu compte qu’il existait un ensemble de symptômes particuliers caractérisant chaque grand miasme, et il fallait faire un pas de plus pour décrire les miasmes comme des modalités réactionnelles de l’organisme face à une agression chronique. On s’est ensuite empressé de passer sous silence le fait que ces réalités cliniques sont intimement corrélées avec un agent infectieux pathogène, pour n’en décrire que la sphère psychique.</p>
<p>Sankaran a besoin pour repérer la position d’un médicament dans un système à deux dimensions d’un axe des abscisses et des ordonnées. Ayant dégagé la fameuse sensation commune de la famille (aux contours toujours très flous comme nous l’apprend la phylogénie) il lui manque l’autre coordonnée. Ce sont les miasmes qui la lui fournissent. Au passage, la notion de miasme devient un vrai fourre-tout qui décrit surtout une adaptation du comportement plutôt qu’un problème infectieux. Pourquoi dans ces conditions se contenter de 12 miasmes ? On se retrouve bien étriqué pour rendre compte des propriétés des familles de plantes qui ont plus de 12 membres, et loin d’être l’exception c’est la règle d’avoir de très grandes familles de plantes.</p>
<p>Dans ces conditions c’est souvent une manifestation de pure folie que de prétendre tout organiser et ranger dans des cases arbitraires. En général ce sont les sujets Anacardium ou Hyosciamus qui ressentent ce besoin, et ils sont très nombreux dans notre profession.</p>
<p>Plutôt que des théories, je vous propose un tableau très simple pour résumer les ressemblances, ce sera plus utile en pratique :</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="154" valign="top"></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Gelsemium</strong></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Nux vomica</strong></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Ignatia</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Etiologie principale</td>
<td width="154" valign="top">Suite de peur :</td>
<td width="154" valign="top">Suite de colère</td>
<td width="154" valign="top">Suite de chagrin</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Anticipation</td>
<td width="154" valign="top">+++</td>
<td width="154" valign="top">+</td>
<td width="154" valign="top">+++</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" width="154" valign="top">Effets de l’excitation</td>
<td width="154" valign="top">Paralysie et tremblement</td>
<td width="154" valign="top">Contraction clonique</td>
<td width="154" valign="top">Contraction tonique</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Accablement</td>
<td width="154" valign="top">Extériorisation</td>
<td width="154" valign="top">Intériorisation</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Couardise, s’enfuit</td>
<td width="154" valign="top">Impétuosité, monte à l’attaque</td>
<td width="154" valign="top">Courage, fait face avec dignité</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Comportement</td>
<td width="154" valign="top">Evitement de toute situation embarrassante, sentiment de fragilité   avec confusion mentale</td>
<td width="154" valign="top">Pragmatisme avec un accent particulier sur l’organisation et   l’efficacité, pensées persistantes sur le travail à accomplir</td>
<td width="154" valign="top">Idéalisme et une délicatesse dans ses perceptions, culpabilité et   ressassement</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Gelsemium</h2>
<p>Nous allons étudier un médicament dont j’ai longtemps différé l’étude car c’est un véritable monument dont il s’agit, il est difficile d’être synthétique sans omettre des points particuliers toujours importants.</p>
<p>Gelsemium à lui tout seul convient à une multitude de maux, notamment ceux que crée une société de surmenage et de sur-stimulation. Il est fréquemment indiqué dans de nombreux cas aigus et on rencontre aussi de plus en plus de cas chroniques, comme le syndrome de fatigue chronique, certaines scléroses en plaques, etc.</p>
<p>La pédanterie moderne en homéopathie consiste à épater son auditoire en prescrivant des remèdes rarissimes pour démontrer sa soi-disant maîtrise de la matière médicale. Gelsemium nous prouve tous les jours l’insuffisance de nos connaissances et le fait qu’un bon homéopathe se doit d’abord de connaître parfaitement ses classiques. Donner Baryta sulfurica ou Falcon peregrinum alors qu’on rate des centaines de cas de Gelsemium relève d’un processus mental qui nous incite à réviser Les Précieuses Ridicules de Molière.</p>
<h3>Un coup d’œil sur le Hering</h3>
<p>Je me propose à travers notre étude de suivre tout simplement la démarche qui est la mienne lorsque j’étudie un médicament. Avant d’ouvrir le moindre ouvrage d’un auteur classique, je regarde toujours l’encyclopédie et je relève les signes qui me semblent marquants. C’est vraiment la même chose que lorsqu’un patient arrive devant vous. Qu’a-t-il d’unique ? Comment et en quoi se différentie-t-il des autres, de la multitude ?</p>
<p><em>Immobilité cataleptique, hébétude, torpeur, somnolence. Stupeur, ne peut ouvrir les yeux. Inconscience</em>. Ceci nous donne la première image « brute » du médicament. Le patient semble « sonné », comme s’il était KO aussi bien au plan mental et peut-être émotionnel qu’au niveau des muscles périphériques. La première question qui se pose alors est « pourquoi un tel état ? ». La réponse nous est donnée partiellement par le symptôme suivant.</p>
<p><em>Après le décès de son fils, elle ressasse cette perte, perd parfois conscience, ou plutôt elle est plongée dans ses pensées ; elle s’imagine qu’elle est dans la tombe ; après cet accès, elle ressent une oppression thoracique étouffante</em>. Le tableau prend maintenant plus de cohérence : on dirait que l’organisme est sonné après avoir été soumis à un choc intense qui semble paralyser l’esprit. Le cerveau reste capable de ruminer, ressasser en boucle, on reste stuporeux. La matière médicale parle d’accès. On pourra probablement voir Gelsemium indiqué dans des crises de mélancolie pouvant se produire de façon récurrente après un trop plein d’évènements qui ont créé un état de choc que l’organisme ne parvient plus à gérer.</p>
<p><em>Engourdissement des facultés mentales, engourdissement de l’esprit &gt; après l’émission abondante d’urine aqueuse, incapacité à réfléchir, à fixer son attention, idées décousues, ne peut suivre longtemps son idée, s’il essaye de penser longtemps il est pris d’une douloureuse sensation de vide mental</em>. Vous voyez pourquoi Gelsemium est précieux devant les situations capables de produire un tel état, en d’autres termes, le trac sous toutes ses formes. L’idée qui se dégage ici est bien plus générale qu’un simple trac d’examen ou de se produire en spectacle ou devant une assemblée, un juge, etc.</p>
<p>Le stimulus externe est tout simplement trop important pour l’organisme, qui ne parvient pas à le gérer et se retrouve paralysé. Nous avons tous des limites à encaisser les évènements. Les sujets très sensibles pourront avoir besoin constitutionnellement de Gelsemium, le moindre rien représente pour eux une épreuve, avec la panique, la paralysie, comme une proie devant son prédateur. Mais ce sera le même remède si vous devez sortir de votre tranchée et monter à l’assaut tandis que tout explose autour de vous.</p>
<p>En raison du fait que l’on suppose être devant une forme d’hypersensibilité, nous devrons donc trouver aussi dans Gelsemium beaucoup d’engourdissements, qui sont autant de signes réactionnels à trop de stimulation.</p>
<p>L’encyclopédie nous donne ici deux signes qui nous font sursauter parce vous ne les rencontrez pour ainsi dire nulle par ailleurs.</p>
<p>Que vient donc faire ici <em>l’amélioration de l’état mental par l’élimination d’urines claires et abondantes</em> ? C’est pour le moins inhabituel, donc caractéristique du remède. Cette keynote a servi un nombre incalculable de fois à prescrire avec succès Gelsemium.</p>
<p>L’autre signe bizarre ici est <em>la sensation de vide quasiment douloureuse dans le cerveau en essayant de se concentrer</em>. Le cerveau est dans un tel état de fatigue que cette sensation particulière est générée lorsqu’on essaye de le « faire fonctionner ». Bien entendu c’est le pendant de l’extrême faiblesse des muscles périphériques.</p>
<p>On peut déjà ici soupçonner qu’un tel malade aura horreur de l’effort, du mouvement, et qu’il ne supportera pas qu’on le dérange.</p>
<p>Þ<strong>Bryonia</strong> est très proche de Gelsemium, notamment dans les cas aigus qui se développent progressivement. Les deux médicaments « fleurissent » au printemps lorsque l’on prend froid alors que l’on n’était pas assez couvert (Bry). Ou encore dès que soudainement il se met à faire chaud alors que jusqu’alors le froid régnait encore (Gels). On trouve le même visage empourpré, l’aggravation par le mouvement, l’aversion à être dérangé. Mais dans Bryonia l’irritation domine, le patient est hyperalgique, il souffre et comme il a mal de partout, il a autre chose à faire que de vous répondre. Dans Gelsemium, le patient est tout somnolent, fatigué, « ailleurs », il ne supporte pas qu’on le dérange car il n’arrive tout simplement pas à gérer votre demande, il ne comprend que lentement, la moindre sollicitation de l’intellect requiert un effort désagréable. Bryonia est grincheux, alors que Gelsemium est somnolent et « sonné ».</p>
<p>Bryonia ne supporte pas le mouvement qui aggrave ses souffrances et il a besoin de la pression qui le soulage tout en l’aidant à se maintenir immobile. Gelsemium n’a pas du tout envie de bouger, ce serait trop d’efforts car les muscles ne répondent pas à la volonté, les membres sont si lourds, il peut difficilement tenir sa tête, lever la main, sortir un bras des couvertures.</p>
<p>Bryonia transpire abondamment, Gelsemium quant à lui n’a pas soif du tout. Surveillez la miction : si l’on vous rapporte que le patient fait « d’énormes pipis », votre cas est bouclé.</p>
<p>Très caractéristique de Gelsemium : le frisson dans le dos qui remonte le long du dos ou bien le patient décrit cela comme une sorte de va et vient, vers le haut et le bas. Le frisson de Bryonia est bien entendu plus généralisé dans les cas graves type pneumonie, mais on le rencontre souvent au début de l’affection au niveau du dos, mais le frisson descend le long du dos.</p>
<p><em>Confusion, quand le sujet essaye de bouger, les muscles refusent d’obéir, étourdissement</em>. C’est ici le signe très caractéristique de la paralysie de Gelsemium. Les muscles n’obéissent pas à la volonté, il faut vraiment se concentrer et faire un effort pour obtenir le mouvement. Ceci est observé très fréquemment dans les affections aiguës qui appellent le remède (fièvre, grippe, etc.)</p>
<p><em>Accès de frénésie, yeux rouges, exorbités et effrayants, cheveux ébouriffés… Extrémités et tête alternativement chauds et froids. Manie aigue après mélancolie</em>. <em>Loquacité, les yeux brillants</em>. Ces signes vous montrent s’il en était besoin que la matière médicale regorge de signes opposés. Ceci représente chez chaque sujet sensible l’action et la réaction. Ici encore on retiendra le terme « accès », comme si le patient sortait brutalement de sa torpeur mélancolique. Quelles situations peuvent produire un tel état ? Probablement certains états inflammatoires du cerveau ou de ses enveloppes, ou encore le refoulement d’émotions violentes comme la colère, et qui sort ainsi par accès. On a donc des chances que Gelsemium soit adapté aussi aux personnes qui refoulent leur peine, leur souffrance morale.</p>
<p>Ceci est cohérent avec l’idée qu’on doit se faire de l’élimination surabondante d’urine claire qui apaise le patient. Il faut que vous ayez cette souplesse d’esprit pour comprendre l’ensemble de l’image d’un remède et comprendre comment une cohérence logique s’établit dans l’ensemble des signes apparemment épars. Vous trouverez Gelsemium dans la rubrique CHAGRIN/ Pleurer, ne peut (Nat-m) ; ou encore dans COLERE/ affections suite de. Gelsemium sera ainsi <em>très soulagé s’il parvient à pleurer</em>, c’est cohérent avec l’image du médicament.</p>
<p><em>Se réveille en sursaut en hurlant</em>. Tout n’est pas aussi calme et abattu qu’on pourrait le croire chez Gelsemium. Les peurs ou les sentiments refoulés semblent s’exprimer lors du sommeil, ce qui est classique dans le contexte de refoulement des émotions.</p>
<p><em>Désire qu’on le laisse seul ; irritable, hypersensible. Désire être tranquille, n’a pas envie de parler, ni d’avoir quelqu’un près d’elle, même si cette personne reste silencieuse</em>. Comme on pouvait le prévoir, voici le signe qui complète fort logiquement le tableau mental du remède. Chaque fois que vous avez des signes de paralysie et d’engourdissement, c’est que le remède produit aussi des spasmes et de l’hypersensibilité. Ce groupe de symptôme peut faire confondre Gelsemium avec des remèdes plus irritables comme Chamomilla, Nux-vomica, Bryonia (voir ci-dessus). La différence essentielle de Gelsemium avec les autres réside dans le fait que l’irritabilité n’est pas un signe prédominant, si on la cherche, on peut la provoquer. Le tableau est dominé par la faiblesse tremblotante, les vertiges, le ralentissement psychique. En entrant dans la chambre du malade, on sera frappé par le côté « stone », somnolent, sonné. Si vous entrez par exemple chez un patient Chamomilla, il va vous envoyer péter tout de suite comme première réaction.</p>
<p>Le signe « <em>grande dépression mentale chez les onanistes, avec confusion mentale et langueur excessive »</em> complète à son tour l’image du remède. Sur la sphère sexuelle, c’est Vithoulkas qui décrit le mieux la situation de Gelsemium :</p>
<p>« Le même thème s’applique à la sphère sexuelle : le désir est facilement déclenché mais n’est pas très fort, et la fragilité conduira souvent à la masturbation. Ils n’ont pas assez de vitalité, ni assez de courage pour s’engager dans une interaction sexuelle avec d’autres. Après la masturbation, ils se sentent donc très mal intérieurement ; ils ont une immense insatisfaction, de la tristesse. Il y a des émissions nocturnes sans érections, des émissions lors de la selle, et aussi rien qu’en caressant une femme. »</p>
<p><em>Sujet mélancolique et découragé. Préoccupé par le présent et par l’avenir. Peur de la mort, manque de courage pour se suicider</em>. Vous ne trouverez pas Gelsemium dans les rubriques comme RESSASSER, c’est souvent un médicament aigu dans les suites immédiates d’un chagrin, avec cet état de stase mentale que nous avons commencé à décrire.</p>
<p>Ceci permet de distinguer facilement avec <strong>Natrum muriaticum</strong> qui passe son temps à ruminer les évènements désagréables du passé. Les préoccupations de Gelsemium concernent surtout son état actuel et ce qu’il va devenir. Cela génère un <em>désespoir</em>, et du <em>découragement</em>, deux mots clés du remède.</p>
<p>Les pensées de suicide abondent pour échapper à leurs souffrances mais ils manquent de courage pour passer à l’acte, ce qui fait ressembler ici Gelsemium à Nux vomica, un autre membre de la famille des Loganiacées. Si Gelsemium a en quelque sorte les pattes coupées, Nux vomica réagit de la façon diamétralement opposée en générant spasmes et autres réactions spastiques. Gelsemium est caractérisé par le grand manque de courage, une anxiété qui le fait trembler, Nux vomica est juste à l’opposée.</p>
<p><em>Anxiété, incohérence de la pensée, aversion pour étudier</em>. <em>Le travail mental entraîne une sensation de découragement qui provient de la faiblesse cérébrale ; incapable d’attention dès qu’il s’agit de penser</em>. Les muscles n’obéissent plus, les membres sont lourds et fatigués, le cerveau ne peut pas travailler non plus. L’incapacité à penser est une keynote du remède. Ce tableau mental se retrouve dans presque toutes les affections où Gelsemium sera indiqué.</p>
<p><em>Chaque nouvelle excitante provoque de la diarrhée ; mauvais effets d’une peur ou d’une frayeur</em>. Nous voici devant le signe classique du remède. Nux vomica est surtout aggravé par le manque de sommeil, les veilles prolongées pour parvenir à travailler suffisamment. Le sujet Nux vomica typique est d’abord quelqu’un de sec et nerveux, dont les moindres gestes trahissent un tonus musculaire important, tandis que Gelsemium s’adapte merveilleusement bien au choc d’une nouvelle soudaine, d’une frayeur, qui provoque une paralysie, une détente musculaire.</p>
<p><em>Troubles suite d’annonce soudaine de mauvaise nouvelle, troubles suite de frayeur comme une diarrhée, une fausse-couche, etc</em>. On peut dire que suite au stimulus soudain, le patient Gelsemium lâche tout d’un coup : diarrhée, fausse-couche, etc. Essayez de garder cette image en tête de quelqu’un qui lâche un objet qu’il tient dans sa main. Gelsemium est vraiment par excellence le remède de la trouille et de ses effets paralysants ; incapable de faire face, il ouvre les sphincters là où le sujet Nux vomica « serre les dents » et cherche à foncer dans le tas.</p>
<p>Cette paralysie affecte aussi les nerfs sensitifs. Je vous narre ici l’anecdote de la surdité brutale du chauffeur du Dr. Schmidt. L’homme accourt consulter son patron qui s’enquiert donc des circonstances de survenue. Il s’avère bien vite que le trouble s’est déclenché peu après qu’un coup de fil lui ait appris une très mauvaise nouvelle familiale. Il vous reste à croiser les rubriques HYPOACOUSIE/ soudaine et MAUVAISES NOUVELLES pour prescrire tout de suite Gelsemium avec un effet quasi immédiat.</p>
<p><em>Appréhension nerveuse d’apparaître en public, chez les chanteurs et les orateurs</em>. Je vous cite de nouveau Vithoulkas :</p>
<p>« Sur le plan émotionnel, ces gens sont extrêmement timides, ils ont une sainte horreur de se trouver avec d’autres gens, ils ne sont pas sociables, avant tout parce qu’ils manquent d’énergie pour gérer les interactions. Ils n’ont tout simplement pas assez d’énergie pour faire face aux nécessités et aux responsabilités de la vie. Cette aversion pour communiquer ou participer à une réunion peut atteindre des sommets comme jusqu’à être pétri de peur (couardise) devant une assemblée, passer devant un juge, passer un examen. Cette incapacité à affronter les responsabilités de la vie mais aussi le stress ordinaire d’une journée banale peut atteindre le point où ils se retrouvent incapables de gérer leur présence dans des réunions les plus anodines »</p>
<p>Ceci fait de Gelsemium le remède principal de la <strong>trouille</strong>. C’est par excellence le remède de la peur qui paralyse, qui provoque un relâchement des sphincters, etc. Nous verrons plus loin les médicaments de l’anticipation.</p>
<p><em>Troubles après une excitation ou une mauvaise nouvelle ; après des émotions soudaines ; par anticipation d’évènements inhabituels ; dépression générale provoquée par la chaleur du soleil en été</em>. Clairement, on voit ici la fragilité du patient qui ressent un choc et ne parvient pas à le gérer, cette sensation est courante chez de nombreuses plantes, les ombellifères par exemple sont ici très proches. Ce qui est plus intéressant ici c’est l’importance des effets de la chaleur du soleil en été. Ce facteur météo est très important, il faut apprendre bien vite dans notre profession à regarder le temps qu’il fait et se dire :</p>
<p>-          Il fait un froid terrible, le ciel est bleu et il y a un vent glacial : Aconit.</p>
<p>-          On a eu bien froid, le temps commence enfin à s’améliorer après l’hiver : Bry, Gels.</p>
<p>-          Il fait super chaud, on a trop mangé ou bu trop froid : Ant-c.</p>
<p>Etc.</p>
<p><em>Effets du chagrin, ne peut pleurer ; &lt; en pensant à ses symptômes ; &lt; également en lui parlant de la personne qu’il a perdue ; &gt; en parlant d’autre chose ; oppression et palpitations cardiaques  ; ressent une impression de danger ; visage congestionné ; insomnie ; abattement ; sensation d’endolorissement autour du cœur</em>. Pesez bien chaque mot de Hering, cela vaut de l’or. Vous voyez ici comme se manifeste <strong>l’évitement</strong> chez Gelsemium : ne pas parler de ce qui blesse, ne pas penser non plus. C’est l’une des manifestations de la lâcheté du remède. Nous sommes ici aux antipodes d’Ignatia (rester digne) mais surtout Nux vomica (foncer dans le tas).</p>
<p>Ici un ajout à faire dans le Répertoire : ILLUSIONS/ Danger/ sentiment de. Vous comprenez que le patient vit dans la crainte permanente, un peu à la façon de Medorrhinum. Ce sentiment de danger est ici tout à fait bizarre puisqu’il apparaît dans un contexte de chagrin. Vous mesurez ainsi toute l’empreinte de Gelsemium : l’esprit est tellement choqué que la peur est générée en réaction.</p>
<p>Les sensations physiques sont aussi de la plus haute importance. Le visage congestionné est une caractéristique du médicament, notamment dans les affections aiguës. N’oubliez pas que c’est un remède très congestif. L’insomnie suite d’idéation est très classique, toutes les Loganiacées la présentent. Enfin, la sensation d’endolorissement, les courbatures, etc. se manifestent presque dans chaque cas qui a besoin de Gelsemium. Suite à un chagrin, ressentir de l’endolorissement autour du cœur n’est probablement pas sans signification.</p>
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		<title>Le “continuum” d’une théorie holistique des maladies</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 05:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[continuum]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[theorie de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Vithoulkas]]></category>

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		<description><![CDATA[Préambule
Un grand merci au Dr. Jean-Claude Ravalard qui a traduit ce texte dont je viens de finir le "lissage" français.  Ce document capital a été accepté après revue critique du comité de lecture dans une grande revue médicale officielle. Nous recommandons à nos lecteurs de l'imprimer et de le diffuser à toutes les personnes intéressées. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Préambule</p>
<p>Un grand merci au Dr. Jean-Claude Ravalard qui a traduit ce texte dont je viens de finir le "lissage" français.  Ce document capital a été accepté après revue critique du comité de lecture dans une grande revue médicale officielle. Nous recommandons à nos lecteurs de l'imprimer et de le diffuser à toutes les personnes intéressées. N'hésitez pas non plus à le donner à votre médecin pour le placer face à ce qui sera peut être sa première réflexion critique sur son art depuis sa sortie de la Faculté.</p>
<h1>Le “continuum” d’une théorie holistique des maladies</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-99" title="george_vithoulkas" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas.jpg" alt="George Vithoulkas, l'un des plus grand cliniciens et théoriciens de l'homéopathie" width="200" height="233" /></a>George Vithoulkas, Stefano Carlino</p>
<p>International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos, Grèce</p>
<p>Résumé</p>
<p>Le sujet de ce travail a été inspiré par une question posée par un enfant : ‘Pourquoi suis-je malade?’ La question est très intéressante, mais la réponse n’est pas simple. Cet article évoque quelques réponses possibles à cette question délicate. Au cours de la vie d’un sujet, de la naissance jusqu’à sa mort, il y a un “continuum” dans les états pathologiques que cette personne peut éprouver. Le corps, dans son ensemble, souffre profondément à chaque fois qu’une pathologie aigue ou chronique est maltraitée ou négligée. Les maladies aigues et chroniques qui constituent le passé médical d’un patient, sont une suite de réponses immunitaires, étroitement liées les unes aux autres, et forment un véritable “continuum” dans le temps au cours duquel chaque évènement ne représente qu’un point localisé.</p>
<p>L’idée soutenue dans cet article est que la suppression des maladies, que ce soit à la suite de nombreux médicaments chimiques ou à d’autres moyens thérapeutiques, submerge très souvent les défenses naturelles de l’organisme et contraint le système immunitaire à accepter un compromis pour se replier sur une ligne de défense plus en retrait, repli qui constitue alors le commencement d’une nouvelle affection chronique. Ainsi, l’inflammation initiale d’une affection aigue peut se prolonger en un processus inflammatoire subaigu à un niveau plus profond.</p>
<p>Les affections inflammatoires aigues doivent en conséquence être traitées très soigneusement dés le début dans l’enfance afin de ne pas contraindre le système immunitaire à accepter de compromis. On peut aussi prétendre ici que toutes les affections dégénératives chroniques ont un caractère inflammatoire subaigu, et que cette “inflammation” constitue le paramètre commun le plus important de toutes ces maladies.</p>
<p>Mots clés : continuum d’une théorie holistique des maladies • homéopathie • fièvre • maladie aigue et chronique • inflammation subaigüe • théorie holistique</p>
<p>Full-text PDF: <a href="http://www.medscimonit.com/fulltxt.php?ICID=878341">http://www.medscimonit.com/fulltxt.php?ICID=878341</a></p>
<p>Références: 129</p>
<p>Adresse de l’auteur : George Vithoulkas, International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos, Northern Sporades 37005, Grèce</p>
<p>e-mail : george@vithoulkas.com</p>
<p>Reçu : 2009.02.23</p>
<p>Accepté : 2009.08.31</p>
<p>Publié : 2010.02.01</p>
<p>Special Report</p>
<p>© Med Sci Monit, 2010; 16(2): SR7-15 WWW.MEDSCIMONIT.COM</p>
<p>PMID: 20110932</p>
<h2>Introduction</h2>
<p>Tout au long de la vie d’un patient, de la naissance jusqu’à sa mort, il y a un “continuum” dans la succession des maladies naturelles, aigues et chroniques. Lorsque les maladies chroniques n’ont pas été traitées de façon correcte et que le système immunitaire du patient est affaibli, la santé de l’individu dans son ensemble se trouve réellement mise en péril.</p>
<p>Les maladies aigues de l’enfance (non pas les maladies épidémiques qui se manifestent avant tout dans les appareils les plus exposés à l’environnement, c’est-à-dire les systèmes respiratoires, digestifs et cutanés), doivent être traitées avec la plus grande attention et ne pas être supprimées par une surabondance de médicaments, sinon ces maladies aigues se prolongeront sous la forme d’une sorte de processus inflammatoire subaigu, facilitant l’expression des prédispositions génétiques de l’organisme, et ainsi la manifestation de maladies chroniques dégénératives.</p>
<p>Toutes les affections chroniques présentent également un caractère inflammatoire, et cette “inflammation” constitue le paramètre commun le plus important qui caractérise toutes les maladies.</p>
<p>Si l’organisme, alors qu’il réagit par une forte fièvre, est soumis de façon répétitive à une agression par des remèdes chimiques puissants ou en quantité excessive, le système immunitaire, déjà fragilisé, peut alors être mis en péril jusqu’à ne plus être capable de réagir par une forte fièvre, même s’il est exposé à des germes virulents [1]. Le syndrome de fatigue chronique ou encore le “syndrome post-viral” en sont les meilleurs exemples. On sait dans ce cas qu’une affection chronique peut se développer après une infection virale [2], affection chronique qui va se manifester parfois par une intense fatigue permanente, avec une faiblesse musculaire, une fièvre modérée, de ganglions lymphatiques douloureux, des céphalées et un état dépressif. Une hépatite virale aigue est un autre exemple à évoquer. Cette hépatite aigue peut se prolonger par un trouble hépatique évoluant jusqu’à la cirrhose [3] ; un autre exemple peut être une fièvre rhumatismale aigue qui se termine par une affection cardiaque chronique [4–12]. On sait également que les vieillards ont une capacité moindre à déclencher une forte fièvre après exposition à un agent infectieux [1,13]. Dans tous ces cas, lorsqu’une forte fièvre liée à une infection virale est stoppée énergiquement par des thérapeutiques suppressives, le niveau général de santé se trouve sérieusement altéré et c’est à ce moment que pourra débuter une nouvelle affection chronique dégénérative, à laquelle l’organisme est génétiquement prédisposé.</p>
<p>On peut alors se poser les questions suivantes : “Quelle est la relation entre des processus inflammatoires aigus et des maladies chroniques caractérisée par des exacerbations aigues ?”, et “Est-il possible qu’elles représentent toutes deux une seule et même ligne de perturbation de base ?”</p>
<p>Dans des affections aigues, après l’intervention agressive par de puissantes substances chimiques, l’état de santé global du patient va décliner, l’organisme abandonne en effet sa ligne de défense périphérique pour se replier sur une zone plus en retrait, plus profonde. Si cette nouvelle ligne de défense est attaquée elle aussi, une autre ligne encore plus profonde prendra le relai. La réduction des défenses de l’organisme se fera selon un plan hiérarchique qui semble être un archétype chez tous les êtres humains – les infections progressent de la périphérie vers le centre.</p>
<p>On peut donc en déduire l’hypothèse que le système immunitaire, dont le but principal est de maintenir la vie à tout prix, est structuré de telle sorte qu’il répond à différents niveaux et réagit de diverses manières. Le système immunitaire possède plusieurs niveaux de défense. La première ligne de défense consiste déclencher une forte fièvre. Si cela n’est plus possible, par déficience du système immunitaire, la deuxième ligne de défense sera un processus inflammatoire subaigüe, processus plus diffus et donc plus débilitant, car faisant intervenir des organes ou des systèmes vitaux [14,15].</p>
<h2>L’infinie complexité de l’être humain</h2>
<p>Si nous considérons l’être humain comme un tout, avec une intelligence, des sentiments, un langage, des capacités cognitives et créatrices, <strong>aucun autre organisme sur cette planète n’est aussi complexe et multidimensionnel</strong>. Il n’y a par conséquent aucune chance qu’un examen biochimique, quel qu’il soit, puisse nous apporter une réponse réellement certaine sur le niveau de santé d’un individu à un moment précis. Les examens de laboratoire ne peuvent nous donner qu’une idée très grossière de ce qui se passe au niveau biochimique à un moment donné, mais ils ne peuvent nous renseigner sur le véritable état de santé de cet individu dans sa globalité. Dans cet article, nous tenterons de donner quelques paramètres qui aideront le médecin à avoir une meilleure idée sur le niveau global de santé de son patient.</p>
<h2>Rôle de l’environnement dans l’apparition et le développement des maladies</h2>
<p>Généralement, les maladies comment à se manifester dès les tout premiers jours de la vie, lorsque l’environnement devient hostile pour le nouveau-né. Nous vivons dans un environnement où existent des substances ou des organismes porteurs de maladies qui forcent l’organisme à se défendre.</p>
<p>Si les capacités de l’individu à s’adapter et à se défendre sont moins puissantes que celles de l’organisme hostile qui cherche à mettre en défi la santé de l’individu, une maladie peut s’installer. Pour qu’une maladie apparaisse chez un individu, il est évident qu’il faut un agent agressif, mais le système immunitaire doit aussi être affaibli et avoir une prédisposition envers l’organisme hostile. Par exemple, dans un premier temps, on peut y avoir un microbe et un organisme qui est sensible à ce microbe qui peut alors induire une infection microbienne, ou une substance chimique à laquelle un organisme sensible est exposé, cette exposition pouvant alors être la cause de l’apparition d’une maladie [16,17].</p>
<h2>Rôle du style de vie dans l’apparition des maladies</h2>
<p>Notre style de vie est un autre élément important à l’origine des maladies. Nos maladies sont souvent la conséquence de notre style de vie, de nos habitudes, en particulier alimentaires, de nos pensées, de tout élément qui va à l’encontre des lois de la nature. Si nous allons au-delà des limites imposées par la nature, l’équilibre, l’homéostasie se trouve inévitablement perdue. Par exemple, si nous nous dépensons au-delà d’un certain niveau d’endurance, l’organisme va réagir en développant une maladie. Lorsque nous ruminons des pensées négatives, nous pouvons induire des prédispositions particulières à des affections chroniques.</p>
<h2>“Prédisposition aux maladies”</h2>
<p>L’environnement et le mode de vie ne sont pas des éléments suffisants pour provoquer des maladies ; il faut un agent vecteur d’une maladie et <strong>l’organisme humain peut être sensible à ce vecteur</strong> et de ce fait développer une maladie aigüe. C’est un fait bien connu que plusieurs hommes peuvent avoir une relation sexuelle avec une femme atteinte de gonorrhée et que seul l’un d’entre eux tombe malade. Un organisme développe une maladie lorsqu’il en a une prédisposition, une faiblesse vis-à-vis d’un agent vecteur de cette maladie (tout le monde ne développera pas une tuberculose après exposition au <em>Mycobacterium tuberculosis</em>). En d’autres termes, lorsque l’équilibre entre la force de l’agresseur et celle d’un des mécanismes de défense est en faveur de l’agresseur, l’organisme tombe malade, et, si la suprématie de l’agent agresseur est trop marquée, celui-ci peut même tuer le patient. Les prédispositions sont congénitales dans la majorité des cas [18–21], mais l’utilisation de certains médicaments, comme les antibiotiques [22–31], ou une exposition à des radicaux libres ou à d’autres substances chimiques présentes dans l’environnement [32,33], peut induire des mutations de l’ADN qui peuvent elles-mêmes entraîner le développement de prédispositions acquises, liées à l’affaiblissement de certains tissus ou organes. Normalement, environ 10<sup>4</sup> bases de l’ADN d’une cellule sont détériorées chaque jour, et chaque cellule répare ces anomalies en permanence afin de maintenir l’intégrité de son génome. Heureusement, ce mécanisme très complexe est efficient, mais sa défaillance peut jouer un rôle dans le développement de nouvelles prédispositions [34].</p>
<h2>La suppression de maladies aigues comme cause du déclenchement de maladies chroniques</h2>
<p>Allons un peu plus loin dans cette voie ; nous avons des maladies que nous appellerons aigües, et des maladies qui sont chroniques et dégénératives. Il est important de comprendre pourquoi tel individu fait une maladie aigüe et tel autre une affection chronique. Nous voulons découvrir ce qui se passe réellement chez une personne qui est née avec des problèmes de santé et comment ces problèmes évoluent tout au long de sa vie.</p>
<p>Nous présentons tous ou presque des problèmes de santé. Tout enfant possède en lui dès la naissance le potentiel d’être malade à un moment ou à un autre, que ce soit une maladie aigüe ou chronique.</p>
<p>L’allure générale des maladies en pathologie humaine se répartit en deux groupes principaux, selon leur expression fébrile ; un premier groupe avec une forte fièvre, un deuxième groupe avec peu ou pas de fièvre. Au premier groupe appartiennent les maladies aigües, au deuxième les maladies chroniques. Le but principal de cet exposé est de montrer la relation entre de telles maladies chez le même individu ; en d’autres termes, montrer qu’il existe au sein d’un organisme un continuum qui détermine la réaction du système immunitaire de l’individu.</p>
<p><strong>Une très intéressante observation est que de nombreuses maladies chroniques présentent des exacerbations et des rémissions </strong>[35–44]. Prenons le cas par exemple d’un sujet souffrant d’épilepsie. Lors de la période critique, il fait un épisode convulsif, mais lorsqu’il n’a pas de crises, qu’est-ce qui change dans son organisme et quelles sont les modifications qui vont permettre la survenue d’une nouvelle attaque ? On peut se poser la même question en cas de sclérose multiple, d’asthme, de coryza spasmodique et d’autres affections chroniques dégénératives.</p>
<p>On peut alors légitimement se demander si “les crises d’exacerbation qui surviennent au cours d’une maladie chronique seraient comparables à des maladies aigües, comme si l’organisme faisait une rechute ?” <strong>Si nous pouvons comprendre comment l’organisme se comporte, nous pourrons peut-être arriver à une théorie sur les maladies qui sera complètement différente de ce qui est enseigné aux étudiants dans une école de médecine conventionnelle. </strong></p>
<p>Dans les facultés de médecine, les étudiants apprennent à différencier maladies aigües et chroniques, dans leurs divers syndromes, ils apprennent également les caractéristiques de toutes les affections aigües et la gestion de chaque affection, séparément, avec un traitement spécifique. Ce savoir est-il suffisant pour permettre à un médecin de guérir un patient qui vient le consulter pour une crise d’asthme ? Le médecin sait ce qu’il doit faire lors d’une crise d’asthme – il prescrit des bronchodilatateurs, ou si la crise est très forte, il ajoute des corticostéroïdes et le patient va sortir de cet état critique. Une crise se reproduira un peu plus tard et la situation se sera aggravée. Les crises vont se multiplier tout au long des années, la symptomatologie va devenir plus opiniâtre, et nous sommes finalement devant des patients tels que celui que j’ai soigné récemment qui ne pouvait plus respirer et me parlait plié en deux. Selon la revue ‘Scientific American’, Juin 2000, page 30, “Asthme dans le monde entier”: “<em>L’asthme était rare en 1900, mais aujourd’hui c’est devenu une véritable épidémie : plus de 15 millions d’américains en sont affectés, une fréquence près de 10 fois plus grande que dans le reste du monde. Chaque année, l’asthme entraine le décès de 5000 Américains, surtout des sujets âgés, et dans le monde entier, 180 000 personnes décèdent de cette affection chaque année, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Les causes de cette élévation de la fréquence de l’asthme ne sont pas totalement connues, mais quelques orientations nous sont apportées par des études qui montrent que cette prévalence est souvent la plus élevée dans les pays occidentaux, et en particulier dans les pays anglophones, alors que l’asthme est quasiment absent dans certaines parties de l’Afrique rurale.</em>”</p>
<p>L’Académie Américaine d’Allergologie, Asthme &amp; Immunologie a publié elle aussi des statistiques très inquiétantes quant à l’élévation de l’incidence de l’asthme [45]. Il est clair que la thérapeutique utilisée dans les ‘pays occidentaux’ ne parvient pas exactement à ‘guérir’. En supprimant les symptômes, vous pouvez avoir une impression initiale que la maladie dans son ensemble s’améliore, mais ensuite la maladie rechute en s’aggravant de plus en plus. C’est comme si vous aviez une cocotte-minute sur le feu (cause de la maladie) et vous voyez la vapeur sortir par la valve de sécurité (symptôme), et au lieu d’arrêter le brûleur (enlever le facteur causal), vous bloquez la valve de sécurité (suppression du symptôme), provoquant une augmentation très dangereuse de la pression à l’intérieur de la cocotte-minute. En pratique quotidienne systématique, on a démontré une corrélation entre l’amygdalectomie et le risque d’apparition d’une maladie inflammatoire intestinale [46,47], l’ablation chirurgicale des amygdales, qui semble être la cause des troubles chez le patient, peut provoquer des maladies plus profondes et plus graves. Depuis les 17th–18th siècles, la suppression des hémorroïdes, des règles et d’éruptions cutanées a entraîné les troubles plus profondément dans le corps, induisant la survenue de dyspnée et d’asthme [48]. Si nous étudions les statistiques officielles du gouvernement des USA depuis le début du siècle dernier en ce qui concerne le nombre des décès, nous constatons une diminution de la mortalité due aux maladies infectieuses, mais une augmentation de la mortalité liée au cancer [49]. En d’autres termes, nous assistons très clairement à un déplacement de la pathologie vers un niveau plus profond. La décroissance de la mortalité liée aux maladies infectieuses ne serait pas due à l’introduction des antibiotiques ou des vaccins, parce qu’elle est apparue à une période où cette tendance décroissante était bien établie [50]. De façon similaire, nous pouvons constater une augmentation inquiétante de l’incidence de l’autisme chez les enfants américains, d’environ 2,5% en moyenne des années 1992-93 à 1999-2000 [51]. Nous devons, en tant que thérapeutes, considérer ce phénomène avec attention.</p>
<h2>La totalité des symptômes considérée comme une tentative de rétablissement de l’équilibre par l’organisme</h2>
<p>Revenons à la crise d’asthme, ce qui intéresse les médecins aujourd’hui, c’est de savoir si nous avons la possibilité ou de réduire l’intensité des crises ou de guérir le patient. Quels sont les paramètres qui vont nous dire si un patient peut être guéri ? Ces paramètres sont d’un grand intérêt pour le médecin. L’enfant qui avait demandé : “Pourquoi suis-je malade?” faisait probablement des maladies qui se succédaient les unes après les autres et se disait encore “Mon camarade d’école ne tombe pas malade, ou pas si souvent”. La réponse se trouve probablement dans la complexité de l’être humain et de son hérédité. Dans les limites de ses prédispositions héréditaires, son mécanisme de défense essaye de s’adapter à l’environnement afin de survivre, de maintenir son homéostasie, sans avoir besoin d’exprimer une série de symptômes pathologiques. Avec la manifestation de symptômes pathologiques, l’organisme essaye en fait de restaurer son équilibre perdu. Par exemple, dans un milieu très chaud, la réaction de l’organisme consiste à transpirer afin de se rafraîchir. Mais si le refroidissement est brusque, le système va réagir par un “rhume” banal ; ce rhume, afin de ramener l’équilibre, déclenchera une fièvre, ce qui va amener la réaction à un niveau pathologique. Affirmer que les symptômes sont une manifestation négative qui doit être éliminée ou supprimée, n’est que pure invention intellectuelle. Nous ressentons une douleur dans une articulation lorsque la partie atteinte justifie d’être immobilisée afin de réduire le désordre local et permettre une récupération rapide et maximale. La suppression d’une douleur – qui d’un côté redonne la liberté de mouvement – peut parfois aussi induire un préjudice organique grave ; ainsi, <strong>le développement d’un symptôme est un mécanisme utile. </strong>La biologie le considère comme un mécanisme de développement et d’adaptation. Nous devrions, par conséquent, en déduire que les épidémies de maladies infantiles, par exemple, sont nécessaires afin “d’entrainer” le système immunitaire et le rendre plus résistant pour prolonger la vie.</p>
<h2>“La signification des symptômes”</h2>
<p>Nous pouvons émettre l’hypothèse que les maladies aigües constituent souvent pour l’organisme un moyen d’apprentissage et c’est en ce sens que le médecin devrait les comprendre afin d’éviter ou se prémunir d’une suppression et d’une transformation en une maladie chronique. Lorsqu’un organisme fait connaissance avec un nouvel environnement, il lui faut apprendre dans quelle direction il doit faire évoluer et renforcer son système immunitaire. L’organisme exprime son malaise par des symptômes, et il y a en eux une masse d’information très utile pour les médecins, information qui va les orienter dans le traitement de leurs patients et leur permettre également de répondre aux questions suivantes : “Ma maladie peut-elle être guérie ?”, ou “Puis-je être aidée, et jusqu’à quel point?”.</p>
<p>Dans les cas chroniques, le médecin conventionnel ne peut que rarement dire qu’il pourra guérir son patient. Il peut lui dire qu’il va lui apporter grâce aux médicaments un certain confort, et que la douleur et les autres symptômes qu’il éprouve seront moins gênants. Il ne peut, toutefois, pas affirmer que ce patient sera guéri. En homéopathe, les choses sont un peu différentes. Le médecin en exploitant la “totalité des symptômes”, peut affirmer dans de nombreux cas si son patient pourra ou non être guéri.</p>
<h2>Les mécanismes de défense et la hiérarchie dans le corps humain</h2>
<p>Tous les organismes vivants possèdent leur propre système de défense, que ce soit dans le règne végétal ou animal [52–58] et le médecin doit, si possible, trouver la clé qui va correspondre au mode réactionnel de chaque organisme face à une maladie. C’est une règle de base en homéopathie. Ce n’est pas par hasard que les affections du nourrisson apparaissent surtout dans les parties les plus externes du corps. Les pédiatres reconnaissent que ce sont les appareils respiratoire, digestif et la peau qui sont atteints de préférence dans la petite enfance. Ces trois systèmes sont en contact direct avec notre environnement et sont soumis aux assauts répétés de divers microbes et substances chimiques responsables des maladies que nous appelons “aigües.” La caractéristique de ces maladies aigües est une forte fièvre. L’appareil urinaire avec les reins, l’appareil cardiovasculaire avec le cœur et le système nerveux avec le cerveau sont moins vulnérables et bien plus protégés, et ils sont aussi beaucoup moins touchés dans la petite enfance par des affections aigües. Ceci ne survient que parce que le système immunitaire de l’enfant et son état de santé générale sont en bien meilleure condition que ceux d’un adulte. Il est manifeste qu’une inflammation cutanée ou intestinale ou bronchique est moins dangereuse pour la vie du patient qu’une inflammation des reins, du cœur ou du cerveau. “<em>La barrière hémato-encéphalique constitue une protection tant anatomique que physiologique du système nerveux central (SNC), elle régule de façon stricte l’entrée de nombreuses substances et de cellules transportées dans le flux sanguin à l’intérieur du tissu nerveux</em>” [59] ce qui montre que l’organisme est conçu pour protéger activement les appareils qui sont les plus importants pour sa survie.</p>
<p>Nous devons admettre que l’organisme maintient une hiérarchie de ses organes et appareils en ce qui concerne la protection de ces derniers. Il essayera en conséquence de maintenir la perturbation à un niveau périphérique tout en protégeant de ce dérangement les organes et systèmes les plus importants. Les premières infections que nous voyons chez les enfants se situent au niveau de l’appareil respiratoire supérieur ; ils font avant tout des amygdalites, des rhinopharyngites, des rhumes, etc. [60], et non des encéphalites, des méningo-encéphalites ou des infections du système nerveux central. Les amygdales représentent une des barrière qui maintiennent les poumons à l’abri de l’infection, les poumons étant les parties les plus profondes de l’appareil respiratoire, on évite ainsi une infection plus grave qui pourrait mettre en danger l’organisme. L’organisme a une règle, une intelligence, qui ne va pas s’exprimer de façon logique, mais il nous est possible d’en prendre conscience si nous prenons en considération les éléments mentionnés précédemment.</p>
<p>Par exemple un enfant présente une amygdalite, il prend un traitement antibiotique et peu après il fait une nouvelle infection. L’année suivante, l’enfant fait des infections répétées, traitées de nouveau par antibiothérapie. <strong>La deuxième année, il ne parvient plus à faire d’amygdalite, mais fait une infection trachéo-bronchite persistante</strong>, et de nouveau, on lui prescrit des antibiotiques. Après quelques années d’évolution, l’organisme, déjà affaibli, déclenchera des infections à point de départ pulmonaire, des pneumonies cette fois. Les poumons sont maintenant infectés, atteints par une pneumonie.</p>
<p>Très souvent, une rhinite allergique est une affection qui précède une pathologie asthmatique, surtout lorsque la rhinite est supprimée par un traitement pharmacologique [61–67]. En d’autres termes, la perturbation abandonne la périphérie du système respiratoire et se développe plus profondément dans des organes qui sont absolument indispensables à la survie de l’individu. Si cet ordre hiérarchique est un archétype pour tous les êtres humains, le choix fait par les défenses de l’organisme pour maintenir l’inflammation à la périphérie (amygdales) représente le meilleur choix possible et devrait être accepté par le médecin qui comprend et accepte ces principes. Dans une telle situation, la thérapeutique choisie ne doit pas supprimer le processus inflammatoire, le repoussant vers des niveaux plus profonds, mais seulement soutenir l’organisme, en l’aidant à surmonter le problème.</p>
<p>Considérons un autre système, l’appareil urinaire. Nous avons un patient avec des infections urinaires récidivantes et il finit par faire une cystite interstitielle, un syndrome vésical douloureux [68], ou une insuffisance rénale chronique [69]. Lorsque vous étudiez les antécédents médicaux de chacun de ces patients, vous verrez un processus similaire. L’organisme au début essaye de maintenir l’infection en périphérie et à un niveau plus superficiel et donc moins dangereux pour l’organisme. En intervenant avec des médicaments chimiques puissants, nous ne permettons à la perturbation de se maintenir en périphérie, ce qui met en péril le système immunitaire [70–74] et oblige l’infection à s’enfoncer plus profondément, jusqu’à atteindre et infecter l’organe le plus profond de cet appareil, qui dans cet exemple est le rein.</p>
<p>Envisageons un autre exemple – ce sont les patients qui font facilement des diarrhées liées à certaines infections ; ces diarrhées sont traitées par des médicaments chimiques et parfois des antibiotiques, et des colites pseudomembraneuses viennent à se développer [75–77], traitées elles-mêmes par d’autres remèdes. Au bout de quelques temps peuvent survenir une colite ulcéreuse et même un cancer colique [78–84]. Le traitement antibiotique entraine une modification de la flore intestinale et de ce fait favorise la prolifération de certaines souches anaérobies, dont quelques colonies sont présentes et restent inoffensives à l’état normal, alors que dans ce cas, elles se mettent à proliférer. Conséquence de cette prolifération, l’ensemble de l’organisme peut être gravement altéré. L’hypothèse que la qualité de la microflore pouvait jouer un rôle important dans la pathogénie de l’autisme est mieux admise depuis peu [85–87].</p>
<p>Tous ces exemples ont un point particulier en commun : au début, l’organisme essaye de maintenir la perturbation à un niveau assez superficiel, périphérique, où elle peut donc être facilement gérée. Devons-nous comprendre ce principe et essayer de garder en périphérie le désordre, ou ignorer ce principe vital et tenter de supprimer la manifestation de cette affection aigüe ? La majorité des maladies chroniques débutent lorsque les nourrissons, qui présentent des éruptions cutanées, sont traités par des corticoïdes – les éruptions cutanées sont alors supprimées, ce qui ne permet plus à l’organisme d’exprimer ce trouble devenu plus sévère sur la peau. Les antibiotiques sont fréquemment prescrits afin d’éviter des infections urinaires, non pas à la suite d’une manifestation symptomatique, mais uniquement parce que les cultures urinaires révèlent la présence de certaines bactéries. Le médecin ne cherche pas à savoir pourquoi l’organisme a “besoin” de ces colonies bactériennes, mais automatiquement un antibiotique à large spectre est prescrit. Ce n’est certainement pas une méthode thérapeutique optimale et bien des idées provocatrices exprimées dans cet article méritent d’être prises en considération.</p>
<p>Aux Etats Unis, par exemple, selon les statistiques les plus récentes, 328 000 patients sont traités par hémodialyse suite à une insuffisance rénale, ce qui représente un nombre effrayant. Pourquoi n’y avait-il pas un tel nombre de patients souffrant d’insuffisance rénale autrefois ? Lorsque nous étudions les antécédents médicaux de ces patients, on retrouve des infections répétées du bas appareil urinaire, qui ont été traitées par antibiothérapie. Ces infections ont fini par s’enfoncer vers la vessie, puis vers le pelvis (pyélonéphrite) jusqu’à atteindre les reins (glomérulonéphrite), ce qui perturbe sérieusement la fonction urinaire. Jusqu’à quel point les antibiotiques sont-ils responsables de cette évolution ?</p>
<h2>Les maladies envisagées comme conséquence d’une série d’évènements pathologiques</h2>
<p>L’intérêt de cette étude est de se rendre compte si les maladies qui apparaissent en fin de vie chez l’homme et chaque individu en particulier sont la suite d’une série d’accidents pathologiques qui s’expriment au départ sous la forme de maladies inflammatoires aigües pour évoluer par la suite vers une maladie dégénérative chronique. Par exemple, un sujet présente une arthrite rhumatoïde ou tout autre maladie chronique dégénérative ; la médecine conventionnelle va évoquer une pathologie accidentelle, mais en fait ”Est-ce une pathologie accidentelle ou l’évolution obligée, presque mathématique, d’une série d’évènements pathologiques qui va amener le patient à cet état ?” Il est fondamental de découvrir si cet état qui est apparu à l’âge de 35, 40, 50 ou 55 ans est en lien ou non avec le passé médical du patient. En reprenant les antécédents médicaux de milliers de patients de la naissance à leur mort, ou dans la période où ils sont venus me consulter pour des problèmes chroniques, mon expérience me montre que leur système immunitaire a essayé presque toujours de maintenir la perturbation en périphérie de l’organisme en déclenchant un processus inflammatoire dans un organe non-vital, les amygdales, par exemple, et en réagissant vis-à-vis des agresseurs par une forte fièvre, mais ce type de réaction était presque toujours supprimée rapidement par des médications chimiques puissantes. Du fait de l’action de ces thérapeutiques lourdes au moment de l’inflammation aigüe, l’organisme n’a pas la possibilité d’exécuter tous les processus biochimiques nécessaires qui auraient pu rétablir l’homéostasie perdue, l’organisme doit alors adopter une seconde ligne de défense, d’où le démarrage d’une affection chronique qui va se traduire par un processus inflammatoire subaigu. On peut supposer que l’interférence de produits chimiques lourds n’a pas laissé à l’organisme suffisamment de temps et d’espace pour se rétablir et se défendre contre la prochaine attaque microbienne.</p>
<p>On sait bien que le système immunitaire apprend à se défendre lors des affections épidémiques. Si nous ne permettons pas à ce processus d’avoir lieu, notre système immunitaire n’en sortira pas renforcé mais affaibli. Bien sûr, il faut admettre également que si nous laissons évoluer naturellement toutes les maladies aigües, un certain nombre de patients vont mourir. Parfois la “pneumonie” peut être plus forte que les défenses et le patient risque de succomber. C’est l’évolution de toutes les maladies aigües – elles ont une période de prodromes, une apogée et elles se terminent soit par la guérison (le lysis) ou la mort. C’est ici que l’homéopathie et les autres méthodes alternatives interviennent. Au lieu de supprimer une infection, on peut aider l’organisme à surmonter la phase aigüe de façon naturelle en renforçant les défenses par un remède qui provoque des symptômes similaires à ceux de la maladie.</p>
<p>Nous aidons ainsi l’organisme à retrouver son équilibre. J’ai évoqué au début de cet article une théorie que j’appelle “Le continuum d’une théorie générale des maladies, aigües et chroniques.” Selon cette théorie toutes les maladies chroniques et toutes les affections chroniques dégénératives d’évolution naturelle sont des “processus inflammatoires” [88]. La principale différence entre un phénomène inflammatoire au cours d’une maladie chronique et celui d’une inflammation aigüe consiste en la survenue d’une forte fièvre au cours de la phase aigüe [89–98]. L’organisme, lorsqu’il a la capacité de produire une forte fièvre, est en un relativement bon état de santé. Lorsqu’il n’en a plus la possibilité, cela signifie que nous n’avons pas permis à ce processus inflammatoire de rester sur le plan périphérique, et que maintenant le processus inflammatoire est passé sur un plan plus profond, jusqu’à atteindre un organe vital ou tout l’organisme (par exemple, lupus érythémateux disséminé). L’organisme est maintenant rongé par un processus inflammatoire subaigu, avec peu ou absence de fièvre, mais aussi sans la possibilité de résolution en fin de course (lysis). Au contraire, maintenant, on est face à un processus inflammatoire subaigu qui s’attaque en permanence à de nouvelles régions et il y a une aggravation continuelle de l’affection chronique [99–108].</p>
<p>Nous sommes en présence d’une inflammation comme dans l’affection aigüe périphérique, mais sur un plan plus profond, et malgré des efforts sporadiques, l’organisme ne peut plus la surmonter par la production d’une forte fièvre. Par exemple, les patients qui souffrent de migraines de survenue quasi régulières affirment qu’ils ont des crises périodiques [109–114], par exemple deux ou trois fois par semaine. Si nous faisons une enquête chez ces patients, nous allons découvrir qu’ils ont fait des maladies aigües graves avant le début de leurs migraines, avec forte fièvre, comme par exemple des amygdalites, des cystites ou des bronchites aigües, qui ont été maltraitées et sur lesquelles a été réalisée une suppression avant l’apparition des migraines. C’est cette même inflammation que l’on a empêché de s’extérioriser lorsqu’il y avait une amygdalite, et maintenant, l’organisme reprend régulièrement des forces et fait un effort pour reproduire l’affection aigüe originale. Le patient ressent cet effort comme dans ce syndrome que nous appelons migraine ou “céphalée histaminique de Horton”. Il y a quelques années, lorsque j’évoquais ce continuum de maladies, je ne connaissais pas les mécanismes biochimiques qui peuvent créer ces inflammations subaigües. Plus tard, j’ai lu des articles évoquant l’hypothèse de protéines inflammatoires [115–121]. Un de mes étudiants m’a amené les résultats d’une étude conduite aux Etats-Unis, montrant que la schizophrénie est très probablement un processus inflammatoire [122]. La réaction immédiate des chercheurs a été de trouver un médicament anti-inflammatoire pour guérir la schizophrénie. Ainsi, durant toutes ces années, nous n’avons pas appris que cette voie était erronée, et nous continuons même dans ces derniers stades des maladies dans la même direction – éliminer l’agresseur, au lieu de renforcer le système immunitaire. Le raisonnement en médecine conventionnelle est de penser : “Trouvons l’agent responsable de la maladie, trouvons un remède chimique qui puisse éliminer cet agent et guérir le patient.”</p>
<p>Les médecins classiques ne parviennent pas à se rendre compte que ce sont des protéines inflammatoires et qu’elles ne peuvent être exterminées par un produit chimique, mais <strong>qu’elles peuvent être uniquement traitées en renforçant le système immunitaire. </strong>Si la médecine ne se décide pas à changer de raisonnement, l’humanité continuera à souffrir de maladies toujours plus complexes, de plus en plus difficiles à guérir.</p>
<h2>L’Homéopathie a la capacité de ramener le système immunitaire à son niveau initial de compétence</h2>
<p>L’organisme possède un potentiel de réaction contre des éléments stressants de l’environnement, c’est ce potentiel de réactivité qui doit être augmenté et non supprimé, ceci afin de vaincre l’inflammation d’une manière naturelle, sans la repousser vers des plans plus profonds. L’ensemble de ces processus de réactivité de l’organisme qui déclenche une inflammation aigüe avec forte fièvre est “la conséquence de millions de réactions biochimiques,” dont le but est de rétablir l’équilibre perdu – l’homéostasie. Si une thérapeutique chimique brutale et puissante interrompt ce processus et l’oblige à disparaitre, ce processus ne peut pas atteindre sa mission de guérison et permettre le retour à une homéostasie, l’organisme est forcé de réorganiser ses défenses et le système immunitaire décide de replier sa ligne de défense, ce qui intériorise le processus inflammatoire. C’est le point de départ d’une maladie chronique. Que ce soit une collagénose, un lupus érythémateux, un psoriasis, une sclérose en plaques, une maladie neuromusculaire ou psychiatrique, un autisme, etc., toutes ces maladies sont sous-tendues par un processus similaire. La différence importante est qu’ici le système immunitaire ne peut plus réunir l’énergie nécessaire pour déclencher à nouveau une forte fièvre et évoluer vers la guérison. S’il y avait une meilleure thérapeutique des maladies aigües avec des moyens plus doux, le système immunitaire n’aurait pas besoin de se mettre en danger et d’accepter que la perturbation s’enfonce vers un plan plus profond. La suppression de la fièvre chez des femmes enceintes ou chez de jeunes enfants peut déclencher l’apparition d’un autisme [123]. Les enfants autistes font rarement de la fièvre – ils ont eu des épisodes fébriles avant de devenir autistes, par exemple, beaucoup d’entre eux ont fait des otites moyennes à répétition avec forte fièvre, épisodes infectieux supprimés par des antibiotiques ou des antipyrétiques puissants. On doit remarquer que s’ils font un épisode fébrile, leur autisme s’améliore [124]. Avec un traitement adapté, les fièvres réapparaitront, mais le comportement autiste s’améliorera de façon spectaculaire. Les maladies de nos sociétés modernes affectent de plus en plus les systèmes nerveux central et périphérique. Comme l’organe le plus important est le cerveau, si nous continuons à intérioriser la maladie dans la profondeur du corps, nous risquons de voir bientôt une très grande augmentation de maladies psychiatriques.</p>
<p>Des chercheurs au Japon ont découvert qu’ils pouvaient guérir le cancer en provoquant de la fièvre [125] grâce à diverses substances antigéniques, et ils ont obtenu quelques résultats véritablement remarquables. Ils ont introduit ces agents inducteurs de fièvre au sein de l’organisme, ce dernier a réagi et ils ont observé une amélioration du cancer [126]. Le même résultat a été observé chez des enfants autistes [127].</p>
<p>Nous espérons que nous avons donné une réponse à la question de cet enfant – “Pourquoi suis-je malade ?” – pourquoi il avait commencé par faire une amygdalite et qu’il était maintenant sur le point de faire de l’asthme.</p>
<h2>Discussion</h2>
<p>Chaque avancée que l’homme a faite dans ses découvertes scientifiques a toujours rencontré des résistances. L’histoire de l’homme est émaillée de telles révolutions sociales et scientifiques qui ont ébranlé les croyances et fondements existants de l’être humain. Ces découvertes ont presque toujours nécessité de nombreuses années avant d’être pleinement développées et admises de tous. Cependant, chacune de ces avancées importantes a toujours ouvert des horizons plus étendus qui ont permis à l’humanité d’évoluer. L’Homéopathie constitue une de ces grandes révolutions, et comme elle agit à des niveaux encore inconnus et peu explorés, il lui faudra plus de deux cents ans (depuis sa découverte par Samuel Hahnemann) avant que le monde scientifique s’ouvre et s’attelle à une sérieuse évaluation des dizaines de milliers de preuves, actuellement en notre possession, sur ses spectaculaires effets sur les hommes et les animaux [128–129].</p>
<p>Nous sommes tous conscients que tout être vivant ne peut échapper aux lois thermodynamiques. Selon la deuxième de ces lois, tout l’univers a tendance au désordre le plus grand possible. Seul l’apport d’énergie à un système peut contrebalancer cette augmentation du chaos. Personne ne peut nier la présence d’une dualité en chaque être vivant : la tendance universelle au désordre (ce qui se produit spontanément après la mort de l’être humain lui-même) continuellement contrebalancée par une tendance à maintenir l’ordre et l’harmonie grâce à un équilibre de forces, ce qui maintient l’être humain “en vie”.</p>
<p>La découverte des mécanismes biochimiques de la vie dans leur complexité et leur caractère exceptionnel a décidé les hommes à essayer de les modifier, par l’introduction d’autres molécules au sein des systèmes de l’organisme, et de changer les voies métaboliques et de contrôler ainsi les “causes” de leur dysfonctionnement. En fait, dans un système énergétique qui s’est autogéré depuis plus de quatre milliards d’années, les mécanismes biologiques que nous observons lorsque le système est en déséquilibre (par exemple, lors d’une forte fièvre), ne sont rien d’autre que les ultimes effets de la meilleure solution que les mécanismes de défense dans leur intelligence extrême ont trouvé pour restaurer l’ordre dans le système qui vient d’être perturbé par un agent stressant. On ne devrait donc pas entraver ces effets métaboliques par l’utilisation d’autres agents chimiques parce qu’ils ne font rien d’autre que gêner les mécanismes de défense dans son expression intelligente de récupération. Au contraire, il faut promouvoir les capacités des mécanismes de défense en supprimant les “causes énergétiques” de son affaiblissement.</p>
<h2>Conclusions</h2>
<p>Tout être humain est affecté par des maladies, aigües et chroniques qui sont étroitement reliées dans un “continuum de maladies” ; ce dernier évolue jusqu’à une maladie terminale qui marque la fin de la vie.</p>
<p>Est-ce que la médecine peut découvrir des moyens de traiter les maladies aigües – ce qui constitue le début du déséquilibre – par des méthodes plus douces, méthodes qui stimuleront et renforceront la réaction naturelle du système immunitaire plutôt que de la supprimer par des remèdes chimiques puissants et peut-être endommager le système immunitaire de façon irrémédiable. Les mécanismes de défense dans leur ensemble semblent avoir une “plus grande” intelligence et sont capables de maintenir l’équilibre optimum en présence d’un quelconque stress. Mais si, sous certaines conditions, l’organisme ne peut surmonter et neutraliser l’agent agressif alors que le problème se situe sur un plan périphérique, ceci compromet tout son bien-être et repousse les défenses à un plan plus profond, et donc à un organe ou un appareil plus interne, c’est ainsi que “débute” une maladie chronique dégénérative.</p>
<p>C’est de l’observation de dizaines de milliers de patients depuis presque cinquante ans qu’est apparu ce modèle que nous présentons ici.</p>
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]]></content:encoded>
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		<title>Mise à jour de PcKent</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 08:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour à tous!
Une super bonne nouvelle m'attendait à mon retour de Haïti: Nicolas Massonnat vient de mettre à la disposition des utilisateurs de Pckent une mise à jour absolument géniale.
Une grande avancée a été faite dans le domaine des "librairies", avec l'ajout de plein d'ouvrages dont un inédit en français:
-la fameuse Materia Medica Viva de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour à tous!</p>
<div id="attachment_423" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/pck2_repert2.gif"><img class="size-medium wp-image-423" title="pck2_repert2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/pck2_repert2-300x239.gif" alt="" width="300" height="239" /></a><p class="wp-caption-text">Une répertorisation sous PcKent</p></div>
<p>Une super bonne nouvelle m'attendait à mon retour de Haïti: Nicolas Massonnat vient de mettre à la disposition des utilisateurs de Pckent une mise à jour absolument géniale.</p>
<p>Une grande avancée a été faite dans le domaine des "librairies", avec l'ajout de plein d'ouvrages dont un inédit en français:<br />
-la fameuse Materia Medica Viva de George Vithoulkas, traduite par les membres de notre équipe!<br />
-l'encyclopédie de Hering,<br />
A ceci, on ajoute le Boericke, la Matière médicale ciblée de Max Tétau, la Matière Médicale de Guermonprez, L'homéopathie pédiatrique de Jacques Lamothe, etc.<br />
Bref un must, d'autant plus que nous disposons maintenant d'un outil de recherche extraordinaire pour fouiller au sein de ces ouvrages, lancer toutes sortes de requêtes, en extraire l'information avec des résultats souvent surprenants.<br />
Bon j'admets que je me régale!<br />
Foncez chercher la mise à jour: <a href="http://www.evidence-sarl.com/france/pck2_maj.htm" target="_self">Pckent</a></p>
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		<title>Homéopathie à Haïti</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 16:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour à tous!
Me voici de retour d'une semaine sur le terrain en Haïti.
L'une de mes étudiantes Catherine Mayer m'a accompagné et nous avons rejoint là bas Kaviraj Vaikunthanath -un vieux routier de l'homéopathie, plus de 50 ans de pratique. Nous étions logés chez Ingrid Schutt, homéopathe canadienne d'origine haïtienne, qui envisage la transformation en orphelinat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour à tous!</p>
<div id="attachment_392" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0707.jpg"><img class="size-medium wp-image-392" title="IMG_0707" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0707-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Paysage de cataclysme à Port au Prince</p></div>
<p>Me voici de retour d'une semaine sur le terrain en Haïti.</p>
<p>L'une de mes étudiantes Catherine Mayer m'a accompagné et nous avons rejoint là bas Kaviraj Vaikunthanath -un vieux routier de l'homéopathie, plus de 50 ans de pratique. Nous étions logés chez Ingrid Schutt, homéopathe canadienne d'origine haïtienne, qui envisage la transformation en orphelinat de la grande maison de son père là-bas.</p>
<p>D'ores et déjà plusieurs constats s'imposent:</p>
<p>Le courage des Haïtiens est incroyable. Ils affrontent les épreuves sans jamais se plaindre, ils ont forcé mon admiration. Ce sont des gens extrêmement gentils et qui sont prêts à tout partager avec vous.</p>
<p>L'aide humanitaire a peut être permis d'opérer des cas chirurgicaux urgents et de sauver des vies, cependant il faut admettre que les casques bleus en treillis, gilet pare balles et arme automatique au poing ne font rien d'autre que de garder l'accès à la zone de l'aéroport où tous les internationaux sont retranchés.</p>
<p>Les américains sont présents en nombre et font plutôt penser à une force d'occupation avec des hélicos, des tanks, de nombreuses tentes blanches qui contrastent avec le reste du paysage. Ils ne bougent pas de leur zone et on ne croise pour ainsi dire aucun d'entre eux en ville. A l'entrée de leur "village" des gens viennent se fournir en médicaments.</p>
<p>La corruption atteint des niveaux difficilement imaginables. Nos amis sur place nous ont expliqué que l'aide humanitaire à peine arrivée au port, celle-ci est revendue aux marchands par le gouvernement lui-même. Tout au plus la Croix-Rouge dépose parfois  quelques colis près des tentes de réfugiés installés un peu partout et c'est aux premiers sur place d'être servis, au besoin au prix de quelques rixes. Les marchés sont cependant abondamment fournis en fruits et légumes.</p>

<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0677/' title='IMG_0677'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0677-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jocelyn, Cathy, Emmanuel, Kaviraj" title="IMG_0677" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0602/' title='IMG_0602'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0602-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Le Dr Broussalian aidé par un traducteur local" title="IMG_0602" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0549/' title='IMG_0549'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0549-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ingrid avait même fait imprimer des TShirts!" title="IMG_0549" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0700/' title='IMG_0700'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0700-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Les &quot;bus d&#039;Obama&quot;. Hélas, leurs freins ne fonctionnent pas." title="IMG_0700" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0707/' title='IMG_0707'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0707-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Paysage de cataclysme à Port au Prince" title="IMG_0707" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0465/' title='IMG_0465'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0465-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Notre &quot;clinique&quot; en pleine rue" title="IMG_0465" /></a>

<p>Une petite vue de notre consultation orientée en pédiatrie:<br />
<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Cwn0LM881qg&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Cwn0LM881qg&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p>A suivre...</p>
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		<title>Cristallisations Sensibles et homéopathie</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 06:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[cristallisations sensibles]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
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		<description><![CDATA[Préambule par Edouard Broussalian
Joseph Ligné appartient à cette espèce rare, en voie de disparition oserai-je dire, du vrai scientifique. Physicien émerveillé par la nature, bricoleur de génie capable de réaliser n'importe quelle "manip", il n'hésite ni à se poser des questions, ni à se remettre en cause, ni à effectuer des recherches dans des domaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>Préambule par Edouard Broussalian</h2>
<p>Joseph Ligné appartient à cette espèce rare, en voie de disparition oserai-je dire, du vrai scientifique. Physicien émerveillé par la nature, bricoleur de génie capable de réaliser n'importe quelle "manip", il n'hésite ni à se poser des questions, ni à se remettre en cause, ni à effectuer des recherches dans des domaines inconnus tandis que tant d'autres se contentent (bien souvent sur des bases institutionnelles d'ailleurs) de chercher ce qui est déjà connu.</p>
<p>Je ne suis pas prêt d'oublier son intervention lors de notre avant dernier cours à Lyon. Là, avec sa simplicité désarmante, il a balayé méthodiquement mes objections. Je n'étais pas prêt à m'en laisser conter; il est vrai qu'en 20 ans, j'ai vu tellement d'illuminés s'occuper d'homéopathie! Moi qui pensais démontrer facilement la non reproductibilité de ce type d'expérimentations ainsi que leur sensibilité chaotique à la moindre interférence extérieure au système, j'en ai été pour mes frais...</p>
<p>Je dois donc admettre que des propriétés actuellement indécelables par les analyses classiques sont mises en évidence par cette technique de laboratoire.</p>
<p>Une phrase résume le pavé dans la mare que représente cet article: Joseph Ligné est parvenu à faire cristalliser une solution <a href="#ARNICA">d'Arnica 30 CH</a>. Clairement, les solutions se comportent différemment au voisinage du nombre d'Avogadro (seuil limite de présence théorique de molécules de soluté), puis les cristallisations reprennent de plus belle.</p>
<p>Bien entendu, ces résultats doivent être confirmés, repris par d'autres, etc. Mais je pense qu'une grande percée a été établie, qui stimulera probablement la recherche dans ce qu'il ets convenu d'appeler l'infinitésimal.</p>
<p>Un immense merci à Joseph.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#PART1">Première partie</a></span> – La technique traditionnelle des Cristallisations Sensibles.</p>
<p>Principe,  mise en œuvre, bref historique</p>
<p>Analyse  des images</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#PART2">Seconde  partie</a></span> – Les adaptations nécessaires pour  une application à des substances de moins en moins concentrées.</p>
<p>Modifications  du protocole traditionnel</p>
<p>Produits  testés : les Élixirs Floraux</p>
<p>Exemples  de tests</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#PART3">Troisième partie</a></span> – Application à des produits hautement dilués</p>
<p>Exemples  de tests, limites du procédé</p>
<p>Deux  réflexions importantes</p>
<p>Influence  de l’opérateur</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#CONCLUSIONS">Conclusions</a></span></p>
<p>J. Ligné</p>
<h1><a id="PART1" name="PART1"></a>Première partie</h1>
<p>La technique traditionnelle des  Cristallisations Sensibles.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">1-1  Principe, mise en œuvre et bref historique</span>
<ul>
<li>
<ul>
<li>Principe du test</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Le docteur Rudolf STEINER eut l'intuition du phénomène en observant les cristaux de glace formés en hiver sur les vitres des chambres de ses malades. Les dessins se ressemblaient lorsque les patients avaient la même maladie, et différaient d’une maladie à l’autre.</p>
<p>Que se passe-t-il au moment crucial de la prise en glace ? Un bouleversement qui fait passer l'eau de l'état liquide où les molécules ont une grande mobilité les unes par rapport aux autres, à l'état solide où ces molécules semblent se figer pour que chacun de leurs atomes puisse rejoindre une place précise dans une structure rigoureuse, rigide, et répétitive à l'infini. Ce changement de phase est un événement chaotique au sens mathématique du terme, c’est à dire qu’une quasi infinité d’éléments en équilibre instable sont soudain bousculés, devenant disponibles à un nouvel arrangement. Cette évolution est extrêmement sensible aux conditions extérieures qui sont difficiles à répertorier. Cette sensibilité est par exemple utilisée pour la réalisation des semi-conducteurs, où l’addition d’un produit dopant ( bore, germanium, etc. ) dans un bain de silicium va en perturber la cristallisation et aboutir à un réseau cristallin dont une des propriétés sera dans ce cas de devenir semi-conducteur..</p>
<p>C'est également cette extrême sensibilité de la cristallisation aux conditions extérieures qui est utilisée en tant que réactif aux produits que l'on désire tester.</p>
<p>Mais la transformation d'eau en glace, en présence  d'une substance perturbatric<em>e,</em> celle qui doit être  testée, s'avère d'un usage peu pratique bien qu'utilisée par monsieur Emoto. Par contre l'évaporation progressive d'une solution saline, à une trentaine de degrés, avec pour conséquence une augmentation de la concentration jusqu'à saturation, puis la cristallisation du sel, est particulièrement simple à mettre en œuvre. Le phénomène de changement  de phase est identique pour ce qui nous concerne, les molécules d'un liquide laissant place à un réseau cristallin bien défini. Le sel utilisé est du chlorure de cuivre, car une solution pure de CuCl2 cristallise en microscopiques aiguilles qui germent de façon anarchique, soit en petites pelotes, soit en plaques disjointes sans signification. On évite ainsi les risques d'interférences géométriques avec la nouvelle disposition  provoquée par la substance testée, comme cela se passerait avec du sel de cuisine par exemple, dont on reconnaît aisément les petites pyramides à l’œil nu. Il reste alors à  examiner les dessins formés au cours de la cristallisation.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/1-1-protoc.jpg" alt="PROTOCOLE DE LA CRISTALLISATION SENSIBLE" width="500" height="375" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li> Mise en  œuvre du procédé</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>La méthodologie retenue pour les applications les plus fréquentes, qui concernent essentiellement la comparaison de produits agro-alimentaires d’une part, et les examens de sang d’autre part, préconise les valeurs suivantes, ajustées en fonction de la substance testée :</p>
<ul>
<li>le chlorure de cuivre est dissout dans de l'eau bi-distillée, à une concentration comprise entre 10 et 20%, et cette solution constitue entre 35 et 45% du mélange qui sera soumis à évaporation.</li>
<li>si la substance à tester est solide, elle est broyée dans de l'eau distillée qui sera ensuite agitée puis filtrée. La préparation liquide représente entre 25 et 35% du mélange.</li>
<li>enfin le complément à 100% est  effectué avec de l'eau distillée.</li>
</ul>
<p>Le mélange est alors versé sur des plaques de verre, sur lesquelles sont disposés un ou plusieurs anneaux destinés à limiter l'étalement du liquide. Ces anneaux sont en verre ou en PVC, et leur diamètre est choisi entre 6 et 9 cm. Suivant leur taille, il faut entre 3 et 5 ml de liquide par anneau.</p>
<p>Enfin les plaques sont disposées à l'intérieur d'une étuve spéciale qui maintient la température choisie entre 27 et 31°, ceci au demi degré près. L'étuve peut être ventilée naturellement ou mécaniquement, et avoir ou non une hygrométrie régulée à environ 60%. Les supports des plaques sont suspendus à l'intérieur de l'étuve afin de les soustraire aux vibrations éventuelles.</p>
<p>L'évaporation demande entre 10 et 18 heures, et  peut être considérée en trois temps :</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li>évaporation de la masse liquide avec pour conséquence un accroissement de sa concentration, et abaissement consécutif de la membrane inter-face jusqu'au contact avec la plaque de verre. On devine alors des petits points dans la préparation. Il faut compter environ 7 à 8 heures.</li>
<li>apparition d'un premier germe de CuCl2, le plus souvent au voisinage du centre de l'anneau, et cristallisation progressive de la membrane en direction de la périphérie.</li>
<li>assèchement  et cristallisation de l'anneau liquide resté au contact de l'anneau de verre ou  de PVC qui limite  l'étalement.</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Les plaques sont alors retirées de l'étuve, mais devant la sensibilité des structures cristallines obtenues à l'humidité, il est souhaitable de photographier les dessins avant de procéder à leur examen.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/1-2-trad.jpg" alt="PLAQUES" width="500" height="275" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Enfin il a été démontré que les substances testées n'interviennent pas chimiquement dans le processus de cristallisation. Les aiguilles cristallines obtenues après évaporation ne sont rigoureusement que du chlorure de cuivre. <strong>Parler d’une cristallisation sensible de tel ou tel produit est donc un abus de langage. Cependant, par facilité il est habituel de dire ou écrire « cristallisation de blé », par exemple.</strong></p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li>Bref historique</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Rudolf STEINER informa un de ses élèves de son intuition, le chimiste et agronome Ehrenfried PFEIFFER, qui travailla à partir de 1925 à la mise au point d'un protocole précis pour étudier systématiquement le phénomène observé. Il mit au point la pratique expérimentale, et réalisa de très nombreux tests dans divers domaines, essentiellement  sur des produits agro-alimentaires. C'est lui qui, après plusieurs centaines d'essais avec de nombreux sels, préconisa l'utilisation du chlorure de cuivre.</p>
<p>Puis Frida BESSENICH poursuivit les recherches également dans plusieurs domaines, et pratiqua entre autre plus de 25000 tests avec du sang humain. La méthode se révéla un puissant outil d'analyse du terrain des patients, avant même qu'aucun symptôme significatif ne permette de poser un diagnostic.</p>
<p>Mais ce furent Alla et Olleg SELAWRY qui définirent une méthodologie rigoureuse appliquée à plus de 600 000 tests sur le sang et les aliments.</p>
<p>Actuellement, dans le sillage averti de Marie-Françoise TESSON, plusieurs chercheurs ont monté leur propre laboratoire, et poursuivent cet étonnant travail.</p>
<p>Les applications concernent essentiellement comme il vient d’être dit, l'étude du sang humain et la comparaison de produits agro-alimentaires : comparaison de céréales ou de légumes provenant de cultures intensives ou traditionnelles ou obtenues en appliquant les méthodes de bio-dynamie, étude de laits, de vins ou de miels, comparaison de cuissons et mise en évidence des nuisances des micro-ondes, etc.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">1-2  Analyse des images obtenues en cristallisation sensible</span></li>
</ul>
<p>Pour bien comprendre l'analyse d'une image de cristallisation, faisons la comparaison avec l'approche que l'on peut avoir d'un visage humain. Il ne s'agit pas de rechercher une personnalité, mais simplement de relever une expression et quelques détails objectifs. Cette approche doit être très méthodique, et peut être considérée en trois temps :</p>
<ul>
<li>le  visage rencontré est-il souriant, renfermé, en souffrance, paisible ou agacé .  . .</li>
</ul>
<p>la cristallisation observée donne-t-elle une impression de relief,  ou est-elle plate, rigide, arborescente, bouclée, étiolée ou expansive jusqu'à la périphérie, . . .</p>
<ul>
<li>ensuite la personne est dévisagée, son front est-il haut, ses yeux étroits ou largement ouverts, son nez un peu long, ses lèvres pincées, . . .</li>
</ul>
<p>de la même manière est détaillée ce que l'on appelle la "structure" de la cristallisation, habituellement en trois zones dans le dessin :</p>
<p><strong>le  centre germinatif</strong> qui peut être ponctuel ou largement fourni en aiguilles, elles-mêmes plus ou moins fines ou arrondies. Presque toujours on constate la présence de deux yeux dont la taille et la forme peuvent être très variables, et l'intérieur plus ou moins garni de volutes spiralées, serrées ou lâches.</p>
<p>Puis <strong>les arborescences</strong> qui partent de ce centre et qui peuvent être longues, rigides et rayonnantes, ou très courtes et arrondies donnant rapidement naissance à de multiples autres ramifications. Les angles de ces subdivisions peuvent être très fermés ou au contraire assez ouverts, multiples ou peu nombreux.</p>
<p>Enfin <strong>la couronne périphérique</strong> qui était au contact de l'anneau solide. Elle est presque toujours rayonnante, compte tenu de l'attraction du dernier anneau liquide en cours d'évaporation. Mais sa largeur est très variable. C'est ainsi que parfois elle peut être inexistante, ou à l’opposé présenter plusieurs couronnes étroites et concentriques, la cristallisation s'étant effectuée par vagues successives jusqu'à la périphérie.</p>
<ul>
<li>pour terminer observons la peau du visage, est-elle lisse ou rugueuse, épaisse et blanche ou fine et rosée, a-t-elle de petites taches, des rides, des cicatrices, etc.</li>
</ul>
<p>On examine alors la "texture" de la cristallisation. Y a-t-il des zones sans aiguilles, des petits points isolés, qui sont des signes de vieillissement, des aiguilles cassées, des départs secondaires encombrés de cristaux, . . .</p>
<p>L'expérience montre que tout observateur d'images de cristallisations sensibles perçoit sans ambiguïté la différence entre un dessin aux longues aiguilles rectilignes rayonnantes et un dessin aux arborescences courtes et arrondies, de même qu'il perçoit l'effet de relief plus ou moins prononcé des images. Il s’agit là de critères universels.</p>
<p>De sorte que si l'analyse est conduite comme décrit ci-dessus, et si elle est complétée comme je l'ai imaginé, par une notation de 0 à 9 pour chacun des critères analysés, à l'aide d'une table qui encadre chaque critère dans un ordre rigoureux on aboutit très simplement à un <strong>codage</strong><strong> </strong>des images. Attention, l'image n'est pas quantifiée,  elle est seulement codée à l'aide d'une douzaine de chiffres.</p>
<p>Inversement, partant du code, on retrouve une image type de la même famille. La comparaison avec des visages peut être poursuivie : lorsqu'on reconstitue un portrait robot, chaque composante est bien numérotée, le portrait  a bien un code,  et ce code permet de retrouver les grands traits d’un visage.</p>
<p><strong>Malheureusement on ne peut pas calculer un dessin. Le résultat ne pourra donc pas être chiffré, on ne pourra pas affecter une valeur au produit testé. Alors on comprend mieux  pourquoi il ne peut s'agir que de tests comparatifs, puisqu'il est par contre toujours possible de comparer des dessins. </strong>Par exemple on pourra comparer des substances de même nature mais de provenances différentes, ou alors une même substance à des moments différents.<strong> </strong></p>
<p><strong>Soulignons ici que le monde scientifique ne peut pas actuellement reconnaître la méthode des cristallisations sensibles, malgré le nombre impressionnant de résultats et d'ouvrages ou thèses sur le sujet, et malgré la rigueur véritablement scientifique du protocole expérimental et de son caractère de parfaite reproductibilité. En effet il n'existe encore aucune théorie expliquant le phénomène à l'œuvre pendant la croissance des cristaux. Plusieurs hypothèses et simulations sont avancées, mais elles ne sont pas suivies de démonstration. Montrer n'est pas démontrer. On ne peut pas utiliser comme test de contrôle un procédé dont on ignore le fonctionnement.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h1><a id="PART2" name="PART2"></a>Seconde partie</h1>
<p>Les adaptations nécessaires pour  une applicationà des  substances de moins en moins concentrées.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> 2-1   Modifications du protocole traditionnel</span></p>
<p>Avant d’aborder les dilutions homéopathiques, il paraissait prudent de réaliser des essais de cristallisations avec des produits moins dilués, mais également faciles à trouver dans le commerce. Le choix fut porté sur les élixirs floraux, puisque leur  concentration correspond sensiblement à une partie pour mille. Voir en 2-2.</p>
<p>Mais cette concentration en principes actifs est tout à fait insuffisante, comparée à celle du sang ou d’un jus de légume, pour que le protocole traditionnel décrit précédemment fonctionne. Il n'y a plus du tout de dessin de cristallisation. On retrouve les petits paquets ou les petites plaques de CuCl2 sans aucune signification.</p>
<p>Convaincu que la croissance cristalline devait malgré tout être sensible à la spécificité d’un élixir floral, j’ai tenté de multiples modifications qui furent menées en deux grandes étapes :</p>
<ul>
<li>Dans un premier temps, tout ce qui me venait à l'idée fut essayé : influence de la température, de la ventilation ascendante ou descendante, de l’hygrométrie, de la grandeur et de l'étanchéité des anneaux, des quantités et concentrations des liquides utilisés. Puis utilisation de  plaques convexes, concaves ou toriques, plus ou moins rugueuses, réduction progressive de la pression sous une cloche à vide, vibration de la plaque à des fréquences variables, influence de champs électriques ou magnétiques, continus ou alternatifs, tentatives de déclenchement de la cristallisation par laser, etc.</li>
<li>Dans un second temps, toutes ces manipulations m'ayant apporté une certaine intimité avec le procédé, il me fut possible d'imaginer les conditions requises pour obtenir un début de cristallisation : des anneaux plus petits, des concentrations et des quantités de liquides différentes. Mais la membrane interface se déchirait en cours d'évaporation. Alors le poids et le profil des anneaux fut modifié, puis le volume et la ventilation de l'étuve afin que le taux d'humidité n'évolue pas trop rapidement entre la première et la seconde phase d'évaporation. Peu à peu, après 3 années d’essais réguliers, la membrane s'est stabilisée, jusqu'à la cristallisation complète.</li>
</ul>
<p>Les tests pouvaient alors sérieusement  commencer.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-1-EM.jpg" alt="MODIFICATIONS NECESSAIRES POUR LES DILUTIONS" width="500" height="375" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="text-decoration: underline;">2-2  Produits testés : les Élixirs Floraux</span></p>
<p>A la suite du docteur Edward Bach qui prépara les « 38 fleurs de Bach » dans les années 30, plusieurs laboratoires proposent maintenant de nombreux élixirs floraux.</p>
<p>Pour des raisons personnelles, et avec la certitude d’avoir des produits de qualité, j’ai travaillé essentiellement avec des élixirs du laboratoire Deva. Sans entrer dans les détails, indiquons rapidement comment ce laboratoire effectue une préparation : les fleurs sont cueillies avec grand soin, sans y toucher avec les doigts, et déposées au fur et à mesure à la surface d’une eau pure contenue dans un récipient assez large. La préparation est ensuite exposée au soleil pendant  3 à 4 heures, pour obtenir une infusion solaire. Cette infusion est ensuite filtrée puis additionnée à part égale d’un cognac biologique spécialement fabriqué. La préparation est alors dynamisée, sans succussions, pour obtenir un élixir mère qui peut maintenant être stocké.</p>
<p>Pour la vente, le laboratoire dilue cet élixir mère à environ 6 pour 1000 dans un mélange eau-cognac à 50%. On obtient alors un élixir floral qui titre donc moins de 20°, et contient environ 0,3% d’infusion solaire qui, rappelons-le, avait été filtrée.</p>
<p>Par conséquent un élixir mère floral contient très peu de principes actifs, comparé à du sang ou à un produit agro-alimentaire, et  donc un élixir floral obtenu par dilution d’un élixir mère en contient encore moins, parfois même pas du tout. On compte  au grand maximum 1 mg de substance dans 10 g d'élixir. Donc dans 5 ml de liquide par anneau, il y a moins de 0,5 mg de produit actif. Pour cette raison, le protocole traditionnel ne fonctionne plus.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">2-3 Exemples de tests</span></p>
<p>La première photo montre le type de dessin obtenu avec un mélange eau-cognac, n’ayant pas reçu de fleurs. Il constitue un témoin afin de comparer les dessins obtenus avec des élixirs mères floraux.</p>
<p>Une série de photos permet de constater de très nettes différences de dessins suivant les élixirs mères concernés. Le procédé des cristallisations sensibles, profondément modifié pour la circonstance,  est le seul procédé susceptible de reconnaître un élixir mère, parmi ceux qui ont fait l’objet de cristallisations.</p>
<p>Bien évidemment, pour chaque test de nombreux anneaux de cristallisation sont effectués, et les photos présentées correspondent à l’image type obtenue sur l’ensemble.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-2-IS-Tremble.jpg" alt="PREMIERS TESTS" width="500" height="373" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces quatre photos groupées permettent de voir l’influence de l’alcool. En effet, cette infusion solaire de fleurs de tremble n’a pas reçu du tout d’alcool, et on constate au moins trois choses :</p>
<p>-l’information contenue dans l’infusion du jour se manifeste par une grande potentialité, les aiguilles sont toutes rectilignes et larges, et éclatent en multiples départs secondaires.</p>
<p>-deux  jours après, le dessin s’organise, et il faut sept jours pour que la signature  soit atteinte.</p>
<p>-mais  deux jours plus tard, l’information est très perturbée, l’infusion est  vieillie, perdue.</p>
<p>En fait, des cristallisation ont été réalisées chaque jour, et on constate que l’apport d’alcool a deux effets : il accélère la mise en place de la signature à quatre jours environ, et la maintient en l’état une bonne dizaine d’années.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-3-Poirier.jpg" alt="POIRIER" width="500" height="720" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ci-dessus, ces deux photos de cristallisations d’élixirs mères de poirier préparés à sept ans d’intervalle, montrent la stabilité du produit.</p>
<p>Ces trois photos suivantes montrent l’influence néfaste de l’exposition d’un élixir au rayon laser d’un lecteur de code-barres, même à deux passages simplement. Bien sûr le rayon a été dirigé vers le produit et non pas sur l’étiquette, à la vitesse habituelle de lecture.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-4-Pissenlit.jpg" alt="PISSENLIT" width="500" height="221" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ce phénomène semble dû au fait que l’énergie des ondes cohérentes perturbe l’organisation spécifique du produit. Par contre, une exposition aux rayons X d’un portique de détection de métaux est sans influence visible en cristallisation, les ondes ne sont pas cohérentes.</p>
<p>Les deux photos suivantes montrent l’importance de la dynamisation spécifique aux élixirs floraux (sans succussion). Un an après, la signature est profondément affectée s’il n’y a pas eu dynamisation.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-5-Bourrache.jpg" alt="EFFET DES SUCUSSIONS" width="500" height="681" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces deux photos ci-dessous montrent la validité du procédé dans le cas d’élixirs floraux, qui sont réalisés à partir d’élixirs mères dilués. Dans ce cas le protocole est à nouveau adapté à une plus faible concentration.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-6-EF.jpg" alt="TESTS AVEC ELIXIRS FLORAUX" width="500" height="352" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>D’autres essais ont été réalisés, comme par exemple l’influence de la température sur un élixir. A partir de 40°, température facilement atteinte sur la plage arrière d’un véhicule, la cristallisation révèle une très grande altération du dessin. Par contre jusqu’à –20° on ne décèle pas de perturbation.</p>
<p><strong>Une remarque très importante : en règle  générale, avec le protocole traditionnel aussi bien qu’avec celui-ci </strong>(<strong> </strong>avec lequel ont été réalisés plus de 2000 anneaux)<strong>, on compte moins de 2% d’échecs : soit la cristallisation est profondément perturbée, soit plus rarement elle est plus structurée qu’attendu. Tout cristalliseur a pu faire cette constatation. Nous en reparlerons.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h1><a id="PART3" name="PART3"></a>Troisième partie</h1>
<p>Application à des produits  hautement dilués</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> 3-1   Exemples de tests, limites du procédé</span><strong> </strong></p>
<p>Le moment est donc venu d’essayer les dilutions  homéopathiques en cristallisation sensible.</p>
<p>Pour des raisons pratiques, et par soucis de rigueur expérimentale, toutes les dilutions ont été effectuées par mes soins à partir de teintures mères de qualité. Les dynamisations ont été exécutées sur une machine construite spécialement.</p>
<p>Également par soucis de rigueur, des tests de solvant ont été réalisés sur des produits ayant subit les mêmes manipulations : dilution d’une goutte d’eau distillée, puis dynamisation, et cela jusqu’au même taux de dilution que le produit testé. Ainsi les éventuelles différences de dessins ne seront pas imputables aux manipulations.</p>
<p>Enfin, chaque série de tests est accompagnée d’un test de ce solvant, par au moins deux anneaux disposés dans la même enceinte afin d’avoir rigoureusement les mêmes conditions d’évaporation.</p>
<p>Jusqu’à 5CH les conditions expérimentales appliquées aux élixirs floraux ont permis d’obtenir des images significatives. Mais avec l’augmentation du taux de dilution il deviendra nécessaire d’adapter au fur et à mesure plusieurs paramètres.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-1-1  Les tests</span></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/3-1.jpg" alt="SOLVANT ET SANS SOLVANT" width="500" height="369" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces deux photos montrent les dessins extrêmes obtenus avec le solvant, en fonction des divers paramètres spécifiques aux produits testés : soit une cristallisation tendue dans l’anneau, soit une membrane déchirée du fait d’un manque d’information.</p>
<p><em>Planche 3-2</em></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/3-2-Calendula.jpg" alt="CALENDULA" width="500" height="393" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces quatre photos permettent de comparer les cristallisations obtenues avec du solvant et des dilutions à 5, 9 et 15 CH de Calendula. Rappelons qu’il s’agit d’images types, puisque plus de cinq cents anneaux concernant les dilutions homéopathiques ont été réalisés à partir de moins de dix teintures mères différentes.</p>
<p>On constate un affaiblissement de structure du dessin vers 9 CH, pour retrouver une signature plus marquée au-delà. Ceci est peut-être dû au fait qu’à 11 CH on approche de la limite calculée à partir du nombre d’ Avogadro qui concerne une mole de liquide, soit environ 18 grammes. Or nous sommes partis d’une goutte, soit environ 30 mg donc 600 fois moins, on arrive à 1021.</p>
<p>Si le dessin se structure davantage ensuite, on  peut supposer que l’<em> <strong>information</strong></em> contenue dans le produit n’étant plus transmise par des molécules actives, se manifeste d’une autre manière. Nous en reparlerons également..</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><a id="ARNICA" name="ARNICA"></a><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/3-3-Arnica.jpg" alt="ARNICA 30" width="500" height="667" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em> </em></p>
<p>Ces six photos permettent de suivre l’évolution des cristallisations de dilutions à 5, 7, 9, 12, 15 et 30CH d’ Arnica. Là également on remarque l’affaiblissement structurel du dessin autour de 11CH. On remarque la similitude d’une vue à l’autre des critères d’analyse d’un dessin : départ, arborescences et types d’aiguilles. Ces critères sont différents de ceux obtenus avec le Calendula précédent. La structure se consolide également vers 15 CH et plus.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-1-2  Les limites</span></p>
<p>Soulignons que ce type de cristallisations se déroule avec un taux d’échecs encore raisonnable de l’ordre de 10 à 15%, mais presque 10 fois plus que ceux  mentionnés dans les deux premières parties.</p>
<p>On pourra regretter une nette insuffisance de tests sur des teintures mères différentes, mais les résultats présentés ici ont été réalisés récemment pour cet exposé, et nécessitent un long travail.</p>
<p>Déjà en 1998-99 les résultats étaient satisfaisants jusqu’à 15 CH, limite que je m’étais alors donnée. Les essais avaient été effectués à partir d’autres teintures mères, dont Apis notamment. J’avais alors projeté de faire une publication destinée à une revue philosophique. Mais juste avant de poster le document s’est imposé le besoin de tout recommencer une ultime fois. Et là, environ 40% d’échecs, beaucoup trop pour publier un document.</p>
<p>Que s’était-il passé ?</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-2  Deux réflexions importantes</span></p>
<ul>
<li>Une expérience menée à Genève en 2000 démontrait que l’intrication entre deux particules persistait lorsqu’elles étaient séparées de plus de dix kilomètres. Cette année la séparation a dépassé 140 km, et une action aléatoire sur l’une est accompagnée <strong>dans  l’instant</strong> par une action opposée de l’autre. Il  ne faut pas penser qu’une information pourrait se propager plus vite que la  lumière, <strong>la  notion de temps n’existe pas dans cette expérience</strong>. Donc notre espace-temps, où le temps est lié à la matière, serait contenu dans un système plus global où la notion de temps ne serait plus la même.</li>
<li>Les progrès de la médecine en matière de réanimation font qu’actuellement le nombre de personnes réanimées dépasse largement plusieurs millions. A Martigues en juin 2006 s’est tenu un colloque international dont le but était de faire le point sur les Expériences de Mort Imminente. Or approximativement 16% des personnes réanimées rapportent au minimum une expérience de perception extra sensorielle, sans perte de conscience de Soi malgré un coma profond voire un état de mort clinique. Ces personnes expliquent qu’il suffit d’avoir l’<strong>intention</strong> de voir ici ou là, pour que <strong>dans  l’instant</strong> elles perçoivent ce qu’elles  souhaitent. Les spécialistes présents à Martigues pensent que <strong>le siège de la conscience de  Soi et le centre de la mémoire ne sont pas localisés dans le cerveau.</strong> Il jouerait alors le rôle d’interface entre notre moi conscient matérialisé et ce moi profond d’un autre niveau où l’espace-temps est différent, comme à la remarque précédente.</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-3  Influence de l’opérateur</span><strong> </strong></p>
<p>Que s’était-il passé pour avoir 40% d’échecs en 99 ? Il ne pouvait pas s’agir d’erreurs de manipulations étant donnée l’attention rigoureuse soutenue pour ces ultimes tests. Mon état de stress nuisait-il au bon déroulement des cristallisations ? Puisque l’évolution d’un système chaotique s’était montrée sensible à des informations non portées par des molécules actives, pourquoi ne serait-elle pas également sensible au stress de l’opérateur !</p>
<p>Afin de lever le doute, j’ai réalisé une machine qui produit des évènements aléatoires. Des petites billes tombent doucement à l’intérieur d’un tube de verre vertical de 50 mm de diamètre, parcouru par un fort courant d’air turbulent ascendant. A la base du tube les billes sont triées à droite ou à gauche, et la machine est réglée pour y obtenir les mêmes quantités, comptées par pesée à la bille près. Chaque essai libère 4000 billes en une heure environ.</p>
<p>Le but du jeu consiste à tenter d’influencer cette  répartition sans toucher à la machine.</p>
<p>Après de très nombreux essais, il s’est avéré que  ni la volonté ni un désir prononcé ne pouvaient influencer le résultat.</p>
<p>Alors j’ai adopté une attitude très proche de la méditation qui consiste à réduire peu à peu la domination du mental, et tenté de m’identifier à la machine, à l’intérieur, jusqu’à visualiser l’air dans la turbine, puis dans les chicanes qui créent les turbulences, puis les volets de réglage, enfin l’ascension dans le tube à la rencontre d’une bille puis d’une autre. Seulement alors j’ai eu l’intention d’en dévier un peu plus à droite ou à gauche. Et parfois le surprenant résultat est là, 1600 d’un coté et 2400 de l’autre à plusieurs reprises. Bien évidemment un essai neutre pratiqué juste après confirme l’état d’équilibre des réglages.</p>
<p>Alors l’état psychologique d’un opérateur peut-il réellement perturber un phénomène de nature chaotique ? Il ne s’agit pas d’influencer son évolution dans un sens ou l’autre, le déroulement de tels phénomènes est beaucoup trop complexe, mais au moins peut-il vraiment le perturber ?</p>
<h1><a id="CONCLUSIONS" name="CONCLUSIONS"></a>Conclusions</h1>
<p>Plusieurs conclusions peuvent être notées, qui  sont autant de pistes de recherche.</p>
<ul>
<li>La  qualité d’un produit, notion non quantifiable, est objectivable par la  technique des cristallisations sensibles.</li>
<li>Une information spécifique à des principes actifs bien précis peut être communiquée peu à peu à un support aqueux jusqu’à ce qu’il ne reste plus de molécules actives, puis au-delà en poursuivant les dilutions. Les hautes dilutions homéopathiques contiennent bien une information spécifique également objectivable.</li>
<li>Rappelons que la liaison H légèrement surabondante dans une molécule d’eau conduit à des assemblages de molécules qui sont appelés des clusters. Ceux-ci peuvent être brisés par des succussions, libérant ainsi les molécules qui deviennent disponibles à un nouvel assemblage initié par la goutte que l’on incorpore. De dilution en dilution, il se peut que la forme et/ou le nombre des clusters ainsi codés les rendent plus sélectifs et plus efficaces dans leur action thérapeutique par exemple. Comment étudier cette hypothèse ?</li>
<li>Un état de stress perturbe une cristallisation sensible. De manière similaire, une certaine harmonie peut-elle conduire à une structure harmonieuse inattendue comme cela arrive parfois ? La <strong>conscience</strong>,  disons étendue, de l’opérateur peut-elle dans l’ <strong>instant</strong><strong> </strong>intervenir  sur les conditions initiales du système chaotique que constitue la  cristallisation ?</li>
<li>L’état psychologique d’une personne peut perturber un système chaotique. Piste de recherche pour étudier l’effet placebo et les guérisons inexpliquées ?</li>
<li>Faut-il  s’étonner que le beau aille avec la qualité ?</li>
<li>Comment  poursuivre ces travaux, et d’autres recherches sur les clusters par exemple,  ailleurs que chez moi ?</li>
</ul>
<p>Quelques  sites intéressants par leur contenu et leurs liens</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>Sur  le colloque de Martigues</td>
<td><a href="http://www.s17production.com/">http://www.s17production.com/</a></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td><a href="http://perso.orange.fr/iands-france.org/">http://perso.orange.fr/iands-france.org/</a></td>
</tr>
<tr>
<td>Sur  les évènements aléatoires</td>
<td><a href="http://noosphere.princeton.edu/"> http://noosphere.princeton.edu/</a></td>
</tr>
<tr>
<td>Me  joindre</td>
<td>jolig.cris@ orange.fr</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Rédaction  achevée le 17 novembre 2007</p>
<p>Joseph  Ligné</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/02/20/cristallisations-sensibles-et-homeopathie/feed/</wfw:commentRss>
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