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	<title>Planète Homéo &#187; Enseignement</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Comment étudier la Matière Médicale. Cancer de la prostate. Belladonna</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 05:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[News]]></category>
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		<description><![CDATA[Comment étudier la Matière Médicale
Extraits du séminaire donné par le Dr. Farokh Master à Lyon en Nov 2010, Traduction et transcription par Jean Claude Ravalard
Cette méthode a été inventée par le Dr Hering. Voilà la méthode que je suis. C’est vraiment ce que Hering enseignait à ses étudiants à Philadelphie. Immédiatement après vous avoir décrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h3>Comment étudier la Matière Médicale</h3>
<p>Extraits du séminaire donné par le Dr. Farokh Master à Lyon en Nov 2010, Traduction et transcription par Jean Claude Ravalard</p>
<div id="attachment_509" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh1.jpg"><img class="size-medium wp-image-509" title="Le Dr. Farokh Master" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Le Dr. Farokh Master</p></div>
<p>Cette méthode a été inventée par le Dr Hering. Voilà la méthode que je suis. C’est vraiment ce que Hering enseignait à ses étudiants à Philadelphie. Immédiatement après vous avoir décrit cette méthode, je prendrai un médicament comme exemple et on appliquera la méthode à propos de ce remède.</p>
<p>Hering disait que la MM est pleine d’information concernant les médicaments. Vous avez à étudier un remède de façon à ce que vous ayez un maximum d’information. Chaque personne va développer sa manière particulière et personnelle d’étudier la matière médicale. On n’a pas une mémoire assez brillante pour se rappeler de tous les symptômes. Il y avait une seule personne en France qui avait une mémoire exceptionnelle, c’était Napoléon Bonaparte. On a écrit qu’il se souvenait du nom de chacun des 60 000 soldats avec lesquels il combattait. On n’a malheureusement pas ce type de mémoire ! Il vaut mieux se rappeler d’une méthode où vous avez des symptômes clés mentaux et généraux. Mais ne cherchez pas à vous rappeler la MM. C’est une mauvaise méthode. Si vous cherchez à apprendre le français, n’essayez pas de mémoriser le dictionnaire. Vous parlez en français avec les gens, et vous apprenez… Donc, on va chercher la MM systématique pour apprendre.</p>
<p>Si vous cherchez à vous reposer sur votre propre connaissance des remèdes, vous n’allez vous souvenir que d’un petit nombre de symptômes. Beaucoup d’homéopathes se rengorgent : Cela fait 30 ans que je travaille, je connais à fond Belladonna, je connais à fond Bryonia. Mais ces remèdes sont d’action si profonde que personne ne peut les connaître complètement. Laissez-moi vous donner un exemple. Il y a un mois de cela environ, j’ai vu un homme avec un cancer de prostate avancé, et son cancérologue disait qu’il n’en avait plus que pour un mois à vivre, il avait des métastases dans tout le pelvis, dans l’abdomen, dans ses os. Lorsque je l’ai vu à l’hôpital, il était pâle, faible, il voulait juste fermer les yeux et parler avec moi. Il se plaignait surtout d’une douleur à l’anus, une douleur dans le périnée, il ne pouvait pas s’allonger, ni s’asseoir, il avait une constipation sévère, il ne parvenait plus à contrôler ses urines, il avait de faux besoins mictionnels, de la toux, une toux constante, lorsqu’il parlait, aggravée en s’allongeant, et puis évidemment une perte de poids importante. Voilà tous les symptômes qu’il présentait. Là, j’ai donné un remède, Carbo-animalis, en tenant compte de sa faiblesse, de sa prostration. Et après une semaine, je lui avais donné 25-30 doses de ce remède, aucune amélioration. J’ai repris l’observation, j’ai étudié tous les symptômes et puis j’ai commencé à lire d’autres remèdes, et je lui ai donné Belladonna 30. Après Belladonna, sa douleur a diminué, ainsi que sa toux, ses problèmes mictionnels. Où est Belladonna dans tous ces symptômes ? Je ne peux pas le dire, mais en relisant le proving de Belladonna, j’ai pu voir tellement de symptômes de Belladonna. Je ne savais pas que Belladonna pouvait avoir une si grande prostration, ni une telle faiblesse, c’est la première observation en 31 ans de pratique où j’observe de faiblesse chez Belladonna. La seule chose qu’on m’avait dit c’est que Belladonna convient aux patients pléthoriques, en pleine forme, avec une constitution solide. Là, ce n’était pas du tout le cas.</p>
<p>Regardons dans le Répertoire. Si vous regardez à faiblesse, Belladonna s’y trouve au premier degré. A la rubrique Collapsus, Belladonna ne s’y trouve pas. Regardons à Prostration s’il s’y trouve, le Répertoire renvoie à Faiblesse. Même dans le Répertoire, Belladonna n’est pas décrit comme se présentait ce patient. Voilà l’avantage de lire un remède à partir d’un livre source de la MM.</p>
<p>Hering utilise un exemple. Tout le monde sait qu’Aconit est utile pour l’inflammation, mais souvenez-vous de tous les cas où Aconit est utilisé et où il n’y a pas d’inflammation. C’est exactement ce qui s’est produit pour moi dans le cas de Belladonna. En effet, tout le monde sait que Belladonna est plein d’énergie, que c’est quelqu’un de très fort, mais honnètement, est-ce qu’il y en a beaucoup d’entre vous qui savent que Belladonna est utile pour un patient complètement prostré avec un cancer avancé de la prostate. C’est cela qu’Hering veut que vous vous souveniez.</p>
<p>Question de Michel Zala : Farokh, peux-tu nous dire pourquoi tu as donné Belladonna dans ce cas parce que cela ne nous parait pas évident ?</p>
<p>Farokh : Il avait un problème en avalant les liquides. Il n’avait pas d’appétit. Il ressentait une lourdeur abdominale, présentait une constipation sévère, de la toux après avoir dormi, une expectoration visqueuse, de la douleur du coccyx assis, un amaigrissement, le désir de rester allongé, un tremblement dû à la faiblesse et de l’anémie. C’est une de mes répertorisations pour ce patient. Vous voyez un certain nombre de symptômes où vous retrouvez Belladonna. Il y avait aussi l’inactivité rectale, l’émission de gouttes en urinant, la faiblesse de la vessie, la toux pendant le sommeil, aggravée en parlant. Pendant un mois j’ai observé l’action de Belladonna. Lorsque vous avez ce symptôme : Miction, doit se presser pour uriner.</p>
<p>VESSIE - MICTION - besoin impérieux d'uriner - soudain - dépêcher d'uriner pour éviter les fuites urinaires; doit se</p>
<p><em>Agar.</em> allox. aloe ambr. ant-c. ant-t. apis <em>Arg-n.</em> ARN. ars. ars-s-f. bar-c. bar-s. bell. borx. brom. <em>Bry.</em> calc. <em>Camph.</em> CANTH. carb-an. <em>Caust.</em> <em>Chin.</em> cic. CLEM. <em>Coc-c.</em> <em>Colch.</em> con. cortiso. dig. dulc. <em>Ferr-p.</em> <em>Hyos.</em> IGN. kali-br. kali-c. KREOS. lath. <em>Lyc.</em> <em>M-aust.</em> mag-c. <em>Merc.</em> nat-m. nat-sil. NIT-AC. NUX-V. petr. <em>Petros.</em> PH-AC. <em>Phos.</em> plan. plb. prun. PULS. pulx. RHUS-T. <em>Ruta</em> sabin. SEP. spong. <em>Squil.</em> staph. <em>Stram.</em> SULPH. <em>Thuj.</em> verat. zinc. zinc-p.</p>
<p>Il y avait au moins une douzaine de symptômes de Belladonna dans cette observation. Et je n’avais pas reconnu Belladonna parce que j’étais complètement focalisé sur son cancer, sa faiblesse…</p>
<p>On va discuter d’un certain nombre d’observations que j’ai amenées pour vous aujourd’hui.</p>
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		<title>Rentrée de l&#8217;AGH</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/03/25/rentree-de-lagh/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 10:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Académie Genevoise d'Homéopathie propose depuis plus de treize ans une formation professionnelle complète pour toutes personnes, médecins ou non médecins, désireuses de devenir homéopathe uniciste ou pour toutes personnes voulant se perfectionner.
L'enseignement est donné sur trois ans et vous permettra d'acquérir les connaissances nécessaires pour exercer en tant qu'homéopathe. Cette formation se veut tant théorique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>L'Académie Genevoise d'Homéopathie propose depuis plus de treize ans une formation professionnelle complète pour toutes personnes, médecins ou non médecins, désireuses de devenir homéopathe uniciste ou pour toutes personnes voulant se perfectionner.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/agh.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1251" title="agh" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/agh-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>L'enseignement est donné sur trois ans et vous permettra d'acquérir les connaissances nécessaires pour exercer en tant qu'homéopathe. Cette formation se veut tant théorique que pratique ; l’objectif étant qu’à l’issu de leur cursus, l’homéopathe diplômé aient acquis les connaissances nécessaires pour ouvrir leur cabinet. Notre école est reconnue par les Assurances complémentaires ainsi que les formations professionnelles. L’école propose également une formation continue. Vous pouvez consulter le site <a href="http://www.aghomeo.ch/">www.aghomeo.ch</a> pour plus d’informations.</p>
<p><strong>Attention prochaine rentrée scolaire avril 2011. </strong></p>
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		<title>Choléra et homéopathie</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 14:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le choléra sévit en Haïti, c'est pourquoi nous nous y rendons retrouver nos amis sur place et essayer de soigner le maximum de cas. Cette fois nous serons une équipe de 5 homéopathes, dont le Dr. Frédéric Rérolle, patron de Homéopathes sans frontières, France.
Si nous avons un accès internet, nous publierons des rapports réguliers sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Le choléra sévit en Haïti, c'est pourquoi nous nous y rendons retrouver nos amis sur place et essayer de soigner le maximum de cas. Cette fois nous serons une équipe de 5 homéopathes, dont le Dr. Frédéric Rérolle, patron de Homéopathes sans frontières, France.<br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cholera-haiti.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1055" title="cholera-haiti" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cholera-haiti.jpg" alt="" width="300" height="178" /></a>Si nous avons un accès internet, nous publierons des rapports réguliers sur la page Facebook de Planete Homéo.<br />
Cette pathologie, et d’autres maladies épidémiques graves comme la typhoïde et la pneumonie par exemple, ont permis de reconnaître tout l'intérêt de la thérapeutique homéopathique et ceci explique le soutien populaire dont l'homéopathie a toujours bénéficié malgré les railleries officielles.<br />
Nous devons au Dr. Maria Vera Moreira de Rio de Janeiro cette étude sur le traitement du choléra. Elle est anesthésiste et pratique avec succès l'homéopathie depuis de nombreuses années.</p>
<p>Dans la <a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-homeopathie-part1/"><strong>première partie</strong></a> elle discute de questions générales et d'épidémiologie.<br />
Ensuite elle aborde le <a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-2/"><strong>traitement et la prophylaxie</strong></a>.<br />
La troisième partie contient toutes les <a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-3/"><strong>notes et la bibliographie</strong></a> complète.</p>
<p>Pour mémoire voici les indications que donne Lippe dans sa magnifique conférence sur le choléra:</p>
<p><strong>1. CAMPHORA</strong></p>
<p><em>Froideur glacée de la peau</em>. Défaillance avec pression au creux de l'estomac. Vertige. Douleurs coliques au niveau de l'estomac. Nausées. <em>Vomissements avec transpiration froide, surtout du visage</em>. Douleur brûlante de l'oesophage et de l'estomac. Crampes, particulièrement des mollets. La lèvre supérieure est relevée, ce qui expose les dents du haut. Yeux enfoncés et regard fixe.</p>
<p><strong>2. VERATRUM ALBUM</strong></p>
<p>Vertige. <em>Évacuations violentes et profuses par en haut et par en bas de fluides comme de l'eau de riz</em>. <em>Vomissements de substances</em> MOUSSEUSES. Grande anxiété. Oppression et constriction spasmodique de la poitrine. <em>Soif extrême pour de l'eau froide en grande quantité</em>. Vomissements après avoir bu avec grande lassitude ou diarrhée qui accompagne. Apparence déformée, <em>froideur</em>, pâleur ou <em>bleuissement </em>de la face et des lèvres. Yeux enfoncés et regard fixe. Cernes bleus sous les yeux. Pupilles contractées. Crampes dans les mollets, doigts et orteils. Voix <em>enrouée et faible</em> avec froideur de la bouche et de la langue. Langue sèche ou recouverte d'un enduit jaune. <em>Transpiration froide du front</em> pendant les évacuations. Sécrétions urinaires supprimées.</p>
<p><strong>3. CUPRUM</strong></p>
<p><em>Évacuations moins abondantes</em>. <em>Les crampes et les spasmes dans l'estomac et la poitrine sont plus douloureux </em>avec <em>une extrême sensibilité au toucher</em>. La face et les lèvres sont bleues et froides. La voix est enrouée. Respiration laborieuse. Sécrétions urinaires supprimées.</p>
<p><strong>4. ARSENICUM ALBUM</strong></p>
<p><em>Perte des forces soudaine</em>. <em>Douleurs brûlantes</em> de l'estomac et des intestins. <em>Agitation</em>. Angoisse dans la poitrine. Grande <em>soif pour de l'eau froide</em>, en buvant un <em>tout petit peu a la fois</em> et <em>vomissement dès qu'il boit</em>. Yeux enfoncés et cernés de bleu. Face et lèvres bleues et froides.</p>
<p><strong>5. JATROPHA CURCAS</strong></p>
<p><em>Selles liquides importantes qui sortent a la manière d'un torrent</em> avec vomissements excessifs d'une substance liquide qui ressemble à du <em>blanc d'oeuf</em>. <em>Borborygmes dans les intestins, comme le son d'une bouteille qui se vide</em>. Crampes dans les mollets, qui les rends tout plat.</p>
<p><strong>6. SECALE CORNUTUM</strong></p>
<p>Crampes dans la poitrine, <em>mains </em>et <em>orteils</em>. Peau bleue, froide et fripée. <em>Aversion pour la chaleur et a être couvert</em>.</p>
<p><strong>7. PHOSPHORUS</strong></p>
<p>Si la soif est excessive, que les vomissements <em>interviennent seulement quand les boissons se sont réchauffées dans l'estomac</em> et qu'à nouveau la soif redevient intense. <em>Les selles sont comme de l'eau de riz et contiennent de petits grains comme du suif. La langue est enduite de blanc</em>.</p>
<p><strong>8. SULFUR</strong></p>
<p>Probablement le remède le plus important dans cette maladie, tant comme prophylactique que remède curateur. <em>La diarrhée débute entre minuit et le matin</em>, avec ou sans douleurs, avec ou sans vomissements. Désir infructueux d'aller à la selle. <em>Diarrhée et vomissements en même temps</em>. Engourdissements des membres. <em>Crampes dans les plantes des pieds</em> et mollets. Coloration bleuâtre sous les yeux.</p>
<p><strong>9. CROTON TIGLIUM</strong></p>
<p>Si les selles sont causées par la boisson. Chaque fois qu'il boit, il a une diarrhée.</p>
<p><strong>10. COLCHICUM</strong></p>
<p>Si le moindre mouvement cause un vomissement et si la nausée est accompagnée par une intense salivation.</p>
<p><strong>11. CARBO VEGETABILIS</strong></p>
<p><em>Froideur de l'haleine et de la langue</em><span>. Épuisement. </span><em>Aphonie</em>. <em>Collapsus sans diarrhée ni vomissements ou spasmes</em><span>. Transpiration froide de la face.</span></p>
<p><strong>12. CHINA</strong></p>
<p>Va souvent rétablir le patient qui souffre d'épuisement après une perte de liquides vitaux.</p>
<p><strong>13. RHUS TOXICODENDRON</strong></p>
<p>Quand il y a eu une réaction mais que le bout de la langue devient rouge, indiquant l'évolution vers la typhoïde.</p>
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		<item>
		<title>Cholera et homéopathie. Partie 1</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-homeopathie-part1/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 13:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[cholera]]></category>
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		<description><![CDATA[Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de Janeiro
Première partie: Généralités, Epidémiologie.

 Introduction
 Epidémiologie
 Susceptibilité
 Pathogénie
 Clinique

SYNOPSIS
Cette monographie présente l'évolution des connaissances sur le choléra du siècle dernier jusqu'à nos jours. Le texte rapporte les phases évolutives de la maladie et décrit l'usage des médicaments homéopathiques pour son traitement et sa prophylaxie, lesquels se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de Janeiro</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Première partie: Généralités, Epidémiologie.</strong></span></p>
<ul>
<li> <a href="#INTRODUCTION">Introduction</a></li>
<li> <a href="#EPIDEMIOLOGIE">Epidémiologie</a></li>
<li> <a href="#SUSCEPTIBILITÉ">Susceptibilité</a></li>
<li> <a href="#PATHOGÉNIE">Pathogénie</a></li>
<li> <a href="#CLINIQUE">Clinique</a></li>
</ul>
<p>SYNOPSIS</p>
<p><em>Cette monographie présente l'évolution des connaissances sur le choléra du siècle dernier jusqu'à nos jours. Le texte rapporte les phases évolutives de la maladie et décrit l'usage des médicaments homéopathiques pour son traitement et sa prophylaxie, lesquels se montrèrent extrêmement efficaces lors des épidémies du siècle dernier, entraînant une réduction substantielle des décès</em>.</p>
<p><em>Une étude sur 102 patients traités par l'homéopathie a prouvé l'efficacité du traitement, l'absolue nécessité de commencer le traitement le plus tôt possible et le lien étroit entre les conditions de vie précaires et une aggravation rapide de la maladie.</em></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>1. <a name="INTRODUCTION"></a></strong></span></p>
<p>Cette étude est née de la nécessité d'en savoir plus sur le choléra à partir des nouvelles de sa dissémination en Amérique du Sud en 1991. Deux rencontres scientifiques sur le choléra ont eu lieu à l'Association Médicale homéopathique de Rio de Janeiro (AMHERJ) en présence de médecins homéopathes et allopathes. Une recherche bibliographique fut ensuite réalisée sur le traitement homéopathique des épidémies du choléra au siècle dernier. Une série "d'heureuses coïncidences" mit à notre disposition un vaste et précieux matériel, des livres qui tombaient en poussière dans nos bibliothèques, certains attachés par des bouts de ficelle, d'autres encore impossibles à copier ou à microfilmer - un matériel précieux aujourd'hui disponible en textes et microfilms au siège de l'AMHERJ.</p>
<p>L'efficacité impressionnante de l'homéopathie dans le choléra, démontrée dans ces publications, peut rendre possible une prophylaxie et un traitement de grande efficacité et au coût modeste qui, associés à l'hydratation orale dans les cas légers et par voie intra-veineuse quand nécessaire, éviteraient ou diminueraient le temps d'hospitalisation, rationalisant l'utilisation des ressources humaines et matérielles, permettant de prendre soin plus tôt de la population exposée.</p>
<p>L'objectif initial de la recherche était de faire un petit résumé pour un cours sur l'homéopathie et le choléra. La richesse du matériel rencontré nous a amené à l'élaboration de ce travail, en vue de permettre au médecin homéopathe une action en confiance, par l'intégration de la connaissance actuelle aux observations de Hahnemann et de ses disciples dans les épidémies passées.</p>
<p>Nous attirons l'attention sur le contexte social et politique dans lequel s'intègre cette épidémie et sur sa relation avec les valeurs fondamentales de l'être humain telles que la fraternité, la coopération et la capacité de partager les biens de la terre et les conquêtes de l'esprit. L'association du choléra aux conditions socio-économiques de bas niveau au cours des temps montre la nécessité d'une prise de conscience individuelle et collective de la liaison qui existe entre tous, en tant qu'êtres humains qui ont besoin de s'unir pour préserver les sources de la vie.</p>
<h3>2. <a name="EPIDEMIOLOGIE"></a></h3>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2.1. HISTORIQUE</strong></span></p>
<p>Le mot choléra vient du terme grec chole, qui signifie bile. La maladie est endémique dans certaines régions d'Asie, principalement dans le delta du Gange dont les eaux alcalines favorisent le développement du vibrion. A partir de ces foyers endémiques, la maladie se propage dans les autres pays, en effets épidémiques reliés à l'augmentation du flux migratoire, aux mouvements de troupes et principalement aux routes commerciales.</p>
<p>Les premières descriptions de la maladie ont été faites par les soldats d'Alexandre ( 13:1) ainsi que le relate JAHR:</p>
<p>"avant la grande épidémie qui a décimé l'Europe de 1829 à 1832, on ne faisait pas très attention à cette maladie qui pourtant s'était toujours manifestée dans des lieux et à des époques différentes mais sans grands dommages comparés à ceux de sa dernière invasion". (8:52)</p>
<p>La 1ère pandémie eut lieu de 1817 à 1823 - s'étendant de la vallée du Gange aux autres régions de l'Asie et de l'Afrique.</p>
<p>La deuxième, de 1826 à 1837. Elle atteignit la Chine, le Japon, l'Asie Centrale et l'Iran. La dévastation provoquée par le choléra permit à la Russie de s'approprier de plusieurs territoires iraniens mais au prix de la contamination de l'armée russe. L'épidémie arriva en Astrakan, en Russie européenne en 1830. De là, elle atteignit l'Europe avec une mortalité de 50 à 70%. A Berlin, 1405 personnes moururent en 1831, et ceci bien que l'armée prussienne ait fermé les frontières et installé des lazarets. Elle atteignit l'Amérique du Nord, le Golfe du Mexique et les Antilles.</p>
<p>A Paris, à la fin de 1832, on parle de cas isolés , mais les autorités et la population se refusaient à croire qu'un pays civilisé comme la France puisse être contaminé par une maladie propre aux pays "sauvages"¹. - Au cours de la première quinzaine d'avril de 1833, il y avait 13000 malades à Paris avec 7000 morts et à la fin du mois 12800 morts².</p>
<p>C'est au cours de cette épidémie que Hahnemann établit en 1831 les bases du traitement homéopathique du choléra (15:753), qui réduisit la mortalité à moins de 10% à une époque où l'hydratation par voie intra-veineuse n'existait pas encore. Entre-temps à Paris, la population s'attaquait aux médecins et aux hôpitaux, révoltée par l'inefficacité du traitement allopathique (27:120).</p>
<p>La troisième, de 1846 à 1862, atteignit l'Europe, l'Amérique du Nord, et pénétra au Brésil en 1855 par le port du Pará, dévastant le pays du nord au sud, faisant des millions de victimes (BA 36000 morts, AM et MA 13000, AL 19000, SE 21000, RN et PB 28000, PE 38000, ES, RJ, SP et RS 4000, où elle fut plus bénigne (23:196).</p>
<p><em>Note du correcteur, Etats du Brésil :</em></p>
<table border="1" cellspacing="1" cellpadding="5" width="537">
<tbody>
<tr>
<td width="47%" valign="top">BA- Bahia</td>
<td width="53%" valign="top">ES - Espírito Santo</td>
</tr>
<tr>
<td width="47%" valign="top">AM- Amazonas</td>
<td width="53%" valign="top">RJ - Rio de Janeiro</td>
</tr>
<tr>
<td width="47%" valign="top">MA- Maranhão</td>
<td width="53%" valign="top">SP - São Paulo</td>
</tr>
<tr>
<td width="47%" valign="top">PE- Pernambuco</td>
<td width="53%" valign="top">RS - Rio Grande do Sul</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette première épidémie brésilienne dura jusqu'au début de 1856 et là encore brilla la lumière de l'homéopathie, bien que peu de médecins sachent l'utiliser.</p>
<p>La quatrième pandémie, de 1864 à 1875, atteignit également le Brésil, causant la désolation dans quelques provinces du Nord puis arriva au Paraguai où elle toucha notre armée en lutte (5:45). Taunay décrit l'horreur de la situation dans son oeuvre - Retirada de Laguna³. Ainsi, jusqu'en 1867. Le choléra tua au total presque 200 000 personnes selon les données du Baron de Lavradio (23:196).</p>
<p>La cinquième pandémie, de 1867 à 1896, atteignit également l'Occident, avec au Brésil quelques cas graves, mortels, mais de faible expansion à Saõ Paulo et Rio de Janeiro. Ce fut le même cas pour les foyers européens après 1892... au point d'avoir parlé à Paris et à Lisbonne de la "domestication du choléra " (23:197). Pourtant à Hambourg, mourrurent 8000 personnes sur les 17000 touchées par la contagion.</p>
<p>La sixième pandémie eut lieu au début du siècle, de 1902 à 1923, avec de sévères épidémies en Asie et des foyers limités en Afrique et en Europe, sans toutefois atteindre le continent américain.</p>
<p>De la même façon qu'au cours des épidémies antérieures, on suppose que l'agent ait été le biotype classique du vibrion cholereae.</p>
<p>La septième pandémie qui atteint notre pays en ce moment a démarré en 1961 à partir d'un foyer en Indonésie. C'est la première fois au cours du siècle que le choléra atteint directement l'Occident. Cette pandémie, causée par le biotype El Tor, s'est répandue à travers des mouvements migratoires dans toute l'Asie, la partie orientale de l'Europe, le Nord de l'Afrique, la péninsule ibérique, a atteint l'Italie en 1971, année où fut enregistré un cas aux Etats-Unis (Texas) d'origine non-identifiée. En 1974, eut lieu un cas importé au Canada. En 1977, on note de petits foyers au Japon; en 1978, des cas sporadiques en Louisiane-USA (8 cas et 3 infections asymptomatiques). En 1981, un foyer affecte 16 personnes au Texas.(21:12).</p>
<p>Des cas sporadiques importés sont apparus chez des voyageurs qui rentraient en Europe Occidentale, au Canada, aux Etats-Unis et en Australie.</p>
<p>Ce rapport nous donne une première notion des conditions socio-économiques et sanitaires dans la propagation de l'épidémie. La cinquième épidémie au Brésil, comme nous l'avons vu, fut bien plus bénigne dans les états de la région Sud-Est et Sud où la qualité de vie était déjà à l'époque bien meilleure que dans le reste du pays (21:4).</p>
<p>La septième et actuelle épidémie n'a pratiquement pas touché les pays développés où pourtant des cas asymptomatiques ont été décelés. Par ailleurs, au Pérou, plus de 2000 personnes moururent sur un total de 200.000 personnes atteintes par la maladie.</p>
<p>Même lorsque la science n'avait pas encore découvert les moyens de propagation de la maladie, l'expérience montrait au siècle dernier que les causes du mal résidaient dans les conditions de vie misérables créées par l'exploitation de la force de travail. A Paris, par exemple, eurent lieu les rebellions des années 30 immortalisées par Victor Hugo dans "Les Misérables".</p>
<p>Les autres facteurs responsables de la propagation de la maladie dans le monde entier au cours des 30 dernières années furent:</p>
<ul>
<li>la caractéristique du El Tor de produire dans la majorité des cas des infections asymptomatiques et légères</li>
<li>l'augmentation significative des fluxs migratoires, touristiques et commerciaux, facilités par la rapidité des moyens de transport actuels.</li>
</ul>
<p>Il est intéressant de signaler le commentaire de JAHR de ce que :</p>
<p>"la majeure partie des maladies suivent comme les populations une direction invariable du levant au couchant et sont d'autant plus meurtrières et victorieuses tant qu'elles ne s'écartent pas de cette direction ... Jamais une invasion d'une population par l'est n'a produit de résultats pour très longtemps...(8:69 ).</p>
<p>Ceci a été écrit en 1848, après Napoléon et avant Hitler et les études actuelles de chronobiologie qui relient les maladies individuelles et collectives aux altérations de rythme circardien et aux voyages anti-horaires. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur cette planète sur laquelle nous vivons et comme des homéopathes, qui voient l'homme comme un tout, nous pouvons sentir que de la même façon qu'un symptôme sur une partie du corps est la manifestation d'un déséquilibre qui affecte le corps entier, le choléra est une maladie de l'humanité toute entière bien que ce soit les misérables de tous les temps qui aient toujours payé la plus grande part de souffrance et de mort dans ces épidémies.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2.2. ETIOLOGIE ET MODE DE TRANSMISSION</strong></span></p>
<p>L'agent étiologique est le Vibrion Cholerae, germe gram négatif aérobie. Les anti-corps qui se développent abondamment dans le sérum des malades après 5 à 7 jours n'accordent pas une immunité durable ce qui rend possible les réinfections. Le Vibrion cholerae fut découvert par Koch en Inde en 1884. Il existe deux biotypes, le classique et le El Tor, ce dernier découvert par Gotschlich en 1906 sur des pélerins en provenance de La Mecque et examinés sous quarantaine de El Tor en Egypte (21:9).</p>
<p>Les deux causent des infections qui ne peuvent être différenciées cliniquement mais seulement au travers d'examens de laboratoire. Il existe pourtant des différences biologiques et épidémiologiques entre eux:</p>
<blockquote><p>En général le El Tor est plus résistant, c'est à dire qu'il survit plus de temps dans le milieu.</p>
<p>En général les cas dûs au El Tor sont plus légers ou asymptomatiques.</p>
<p>Les cas secondaires dans les familles sont moins fréquents dans les infections par le El Tor. Avec le type classique c'est très fréquent et c'est ce qui était un des facteurs majeurs de terreur et d'angoisse au cours des épidémies du siècle dernier où lorsqu'il y avait un cas dans une famille, celui-ci était généralement suivi par plusieurs autres (3:301) sans que l'on sache comment se produisait la transmission.</p>
<p>On a observé des cas de porteurs chroniques du El Tor. Normalement les germes disparaissent des selles et après 7 à 10 jours ne sont plus éliminés (21:13). Les porteurs chroniques sont rares mais Hahnemann nous parlait déjà d'eux dans son article sur le Mode de Propagation du Choléra Asiatique (1831)(15:758) "Des individus apparemment en bonne santé qui ont été fréquemment exposés au danger de l'infection se sont graduellement habitués à elle", et apportèrent la maladie en d'autres endroits. Dans une autre partie du même document il nous dit que "le matériel contagieux du choléra consiste probablement en d'incalculables et invisibles êtres vivants ennemis de la vie humaine",(15:758) bien que l'on n'ait pas relié la propagation aux déjections des malades.</p></blockquote>
<p>Déjà en 1855, nous trouvons chez Francisco de Paula Candido:"Selon les observations d'hommes instruits répétées encore cette année en Europe, les matières évacuées par les malades du choléra et leurs vêtements sales sont les moyens les plus puissants de communiquer le mal d'une personne aux autres"(4:10), bien que l'on pensât que la contaminations se fasse par l'air. Plus loin, le même auteur dit "On doit prendre les plus grandes précautions avec l'eau potable laquelle sera chaque fois que possible recueillie sur un tertre ou une élévation avant de descendre dans les plaines où elle se détériore"(4:12).</p>
<p>Dans une étude classique en 1857, Snow décrit un foyer de choléra à Londres et accuse l'eau contaminée comme source de la maladie(7:238).</p>
<p>Le temps de survie du vibrion cholérique dans l'eau dépend de plusieurs facteurs tel que le ph, la richesse en bactéries. Il ne survit pas longtemps en eaux superficielles principalement à une température chaude, sauf dans les cas de contamination répétée. A basses températures (5 à 10 degrés) il survit durant 60 jours dans l'eau de mer, ce qui est important dans un pays de littoral étendu, comme le notre, où les égouts sont fréquemment rejetés dans la mer sans le moindre traitement. C'est un germe fragile qui supporte mal les ambiances défavorables comme la sécheresse, la lumière du soleil et la compétition avec d'autres germes. Il est viable pendant plusieurs jours dans les aliments alcalins et humides. La source primaire d'infection est l'homme malade ou le porteur asymptomatique dont les germes sont éliminés par les selles, les vomissements et occasionellement par l'urine. On note des cas d'infection biliaire chez l'adulte chez lequel la présence intermittente de vibrions dans les selles persiste durant des années.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>3. <a name="SUSCEPTIBILITÉ"></a></strong></span></p>
<p>Pour n'importe quel homéopathe, parler de susceptibilité revient à "marcher en terre sainte" étant donné le sentiment de profonde vénération envers le génie de Hahnemann qui, des siècles en avance sur son temps nous dit dans l'art. 31 du Organon:</p>
<p>"Les influences délétères - tant psychiques que physiques - auxquelles nous sommes exposés au cours de notre existence sur terre et que nous appelons agents pathogènes, ne possèdent pas inconditionnellement le pouvoir d'altérer la santé de l'homme. Nous ne tombons malades sous leur influence, que lorsque notre organisme, en état de moindre résistance, est suffisamment prédisposé à ressentir l'atteinte de la cause pathogène présente, pour que la santé soit altérée, perturbée au point d'expérimenter des sensations et fonctions anormales. C'est pour cela que toutes les personnes ne tombent pas malades, ni toutes en même temps (17:41).</p>
<p>Et dans l'essai "Esprit de la Doctrine Médicale homéopathique":</p>
<p>"C'est seulement quand ces agents pathogènes nous agressent avec un degré très accentué et que nous sommes spécialement exposés à leur influence que nous tombons malades, mais même ainsi, nous ne devenons gravement malades que si notre organisme possède un côté particulièrement impressionable, un côté faible (prédisposition) qui le rend plus disponible à être touché par la cause pathogène en question ..."(16:13).</p>
<p>Lorsque nous lisons un texte actuel du Ministère de la Santé sur la susceptibilité au choléra nous pouvons entendre en fond les paroles de Hahnemann et nous rappeler l'astronome turc du Petit Prince qui dut porter des vêtements modernes pour devenir crédible:</p>
<p>"La suceptibilité et l'immunité au choléra varient amplement. L'achlorhydrie gastrique augmente le risque d'être atteint par la maladie. La charge infectieuse est variable, dépendant de l'acidité stomacale, de la quantité et de la nature des aliments dans l'estomac et d'une infection préalable par le vibrion cholérique qui produit une certaine immunité. Dans les aires endémiques, la majorité des personnes possède des anticorps au début de l'âge adulte "(21:14).</p>
<p>Au début d'une épidémie la maladie touche principalement le sexe masculin et la population adulte. Avec la progression de l'épidémie la différence entre les sexes disparaît et l'incidence est supérieure chez les enfants (21:14).</p>
<p>Tous les auteurs du siècle dernier observèrent que l'épidémie présentait une plus grande violence au début , avec des taux élevés de mortalité, des formes graves et une évolution rapide. Avec le temps, elle commençait à prendre une forme plus bénigne, ce qui est compréhensible après ce que nous avons vu sur la susceptibilité.</p>
<p>Sur cela João Vicente Martins nous dit :</p>
<p>"La première phase du choléra épidémique à Paris, c'est à dire, durant les quinze premiers jours, le passage des deux premières périodes jusqu'au frisson était si rapide qu'il ne semblait être qu'une seule période... A mesure que l'épidémie déclinait, elle se limitait aux symptômes de la première et seconde périodes. Le retour de certaines maladies qui régnant avant l'épidémie et qui avaient cessé pendant son existence marqua la fin de l'épidémie"(20:140).</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>4. <a name="PATHOGÉNIE"></a> ET PHYSIOPATHOLOGIE</strong></span></p>
<p>La période d'incubation est courte, en moyenne 2 à 3 jours, les vibrions pénètrent dans l'organisme par voie orale et affrontent les conditions adverses du ph acide du suc gastrique ainsi que la compétition avec les bactéries intestinales. Dans l'intestin grêle, le milieu alcalin favorise la prolifération, le résultat étant la libération massive d'endotoxines et de produits toxiques qui provoque un processus aigü avec de grandes altérations de la perméabilité de la paroi, responsables de la perte intense et subite d'eau et d'électrolytes (Na+,K+,Cl- et HCO3-) qui conduit rapidement à un tableau de déshydratation. On sait que les vibrions restent habituellement confinés dans la lumière intestinale et sont rarement isolés dans d'autre partie du corps. L'altération est surtout fonctionnelle (peuvent toutefois survenir des formes compliquées de lésions cellulaires apparues pendant la période de choc).</p>
<p>La pompe de sodium est préservée, permettant la réabsorption de Na en présence de glucose, ce qui explique l'efficacité notable de la réhydratation orale dans le traitement de la maladie (21:20). C'est ce qui a permis aux homéopathes du siècle dernier, avec le contrôle rapide des symptômes par les médicaments homéopathiques et l'ingestion de liquides, d'obtenir un résultat clinique spectaculaire.</p>
<p>D'autre part, si le traitement est tardif ou inadéquat, on ne pourra éviter que la maladie évolue vers de graves altérations physiopathologiques telles que l'insuffisance rénale aigüe, les dommages propres à l'hypokaliémie comme l'iléus paralytique, l'arythmie et l'arrêt cardiaque, en plus du cadre de choc irréversible dû à la libération de produits toxiques résultants de mort cellulaire dans diverses parties du corps. Ceci a été prouvé dans l'étude de 102 cas de choléra traités par les homéopathes de l'infirmerie de Notre Dame de la Conception de la Sante Casa de Misericórdia.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>5. <a name="CLINIQUE"></a> - PHASES ÉVOLUTIVES ET SYMPTOMES</strong></span></p>
<p>Le spectre clinique des manifestations du choléra présente une grande amplitude, depuis les infections inapparentes jusqu'aux cas foudroyants.</p>
<p>"Les symptômes sont rarement observés réunis chez un seul et même individu. Le choléra présente une extrême variété dans l'ordre et la succession des symptômes : quelquefois la maladie consiste en une simle indisposition générale et un sentiment de faiblesse sans vomissements ni crampes avec la disparition de tous les symptômes après 24 heures. Dans d'autres cas, les malades, victimes de toute la violence du mal succombent en 3 à 4 heures. Ce sont ici les deux degrés extrêmes entre lesquels il peut y avoir d'incalculables graduations". (20:137).</p>
<p>Nous présentons ici une synthèse des descriptions des cliniciens homéopathes et allopathes qui firent des observations détaillées des épidémies du siècle dernier. Certaines descriptions sont de véritables oeuvres d'art, si vivantes qu'elles dessinent dans l'esprit du lecteur l'image de la maladie, la souffrance du malade, l'émotion du médecin, et le cadre complet vécu à l'époque 5. Il est regrettable que la médecine moderne ait perdu cet aspect clinique.</p>
<p>La classification de la maladie en phases évolutives vise à une meilleure évaluation du traitement et du prognostic. Cette classification fait ressortir l'importance du traitement précoce. Aux symptômes observés dans telle ou telle phase correspondent des médicaments précis.</p>
<p>Toutefois, cette classification n'est d'aucune façon absolue, ainsi que nous le rappelle João Vicente Martins: "il n'y a pas de médicaments qui puissent toujours guérir quelque soient les symptômes". Celui-ci rappelle encore que "le choix du médicament doit être établi en fonction de la comparaison des symptômes da la maladie avec une pathogénésie, plutôt que d'après les subtilité d'une classification systématique"(20:237).</p>
<p>Nous gardons dans la mesure du possible la description des symptômes tels qu'on les trouve dans les textes.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>1ère PERIODE: PRODROMIQUE</strong></span></p>
<p>"En temps d'épidémie cholérique, les indispositions plus légères en apparence ne doivent pas être négligées parce qu'elles sont souvent le prélude ou le début de la maladie elle-même. Il faut considérer comme influencée, même tant soit peu, par le génie épidémique, toute personne qui présente les conditions suivantes: diminution des forces physiques, indisposition générale, angoisse, visage pâle et froid, refroidissement général, brûlures d'estomac, crampes dans les jambes et les autres muscles, engourdissements des doigts"(8:27).</p>
<p>" Il y a peu de gens à Paris qui ne sentirent pas l'influence du génie épidémique... (20:129). "Plusieurs fois les symptômes ne sont pas graves mais en présence d'une affection comme le choléra aucune indisposition n'est indigne d'attention. Plus de 9 individus sur 10 attaqués par la maladie ressentirent pendant quelques heures plusieurs de ces symptômes" (20:31):</p>
<p>- La force du patient décline, il ne peut plus se tenir debout. Désespéré et angoissé. (15:753).</p>
<p>- Sensation de malaise, diminution des forces physiques et morales. Insomnie, légères douleurs abdominales, nausées, bouche sèche, vomissements et déjections variables verdâtres, jaunâtres, sanguinolentes, obscures ou alvines ou avec des restes alimentaires (1:21).</p>
<p>- Perte de l'appétit, sensation de plénitude gastrique, de poids. Coliques légères ou flatulences. Douleur vive dans l'estomac (18:3).</p>
<p>- La diarrhée prodromique qui apparaît généralement la nuit peut durer pendant quelques heures ou quelques jours et devient plus liquide et plus pâle.</p>
<p>- Tristesse, pâleur, bourdonnements dans les oreilles, vertiges.</p>
<p>Pourtant quelquefois, la violence de l'attaque est telle que le malade succombe de forme foudroyante avant de présenter une diarrhée (choléra sec). Les intestins peuvent être dilatés, pleins de liquide qui n'est pas expulsé. L'hypopotassémie qui génère des altérations neuromusculaires, un iléus paralytique et une dépression myocardique peut expliquer ces morts.</p>
<p>Nous insistons sur l'importance de la valorisation des symptômes de cette phase. L'analyse de cas cliniques homéopathiques montre que pratiquement tous ceux qui furent traités précocement n'atteignirent pas la seconde période ou eurent une évolution bénigne et une guérison complète et rapide en terme de minutes ou d'heures. Le principal médicament utilisé pendant cette période fut le Camphora, sous la forme recommandée par Hahnemann.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2ème PERIODE : INVASIVE OU CHOLERIQUE</strong></span></p>
<p>Ce qui caractérise cette période est la diarrhée abondante, incoercible, avec perte du contrôle sphincterien et de très nombreuses déjections journalières. Les selles ont un aspect caractéristiques d'eau de riz avec du mucus flottant et une odeur particulière de poisson. Les vomissements bilieux au début, finissent par ressembler aux selles. Le malade perd des litres en quelques heures. Le ventre est retracté, le pouls chaque fois plus faible. L'haleine est froide. Il y a une soif violente pour des boissons froides, étant donné que les boissons chaudes sont immédiatement vomies. Il y a une anorexie complète.</p>
<p>Le faciès du malade est caractéristique, émacié, les yeux enfoncés, cerclés de cernes noires, une voix de timbre caractéristique (voix cholérique). Peau sèche et froide aux extrémités.</p>
<p>Selon João Vicente Martins, "celui qui a vu deux cholériques ne peut plus se tromper"(20:35).</p>
<p>Il y a des crampes tourmentantes, principalement dans le mollet et l'abdomen. La peau est baignée de sueur froide et gluante mais "il n'y a pas encore le froid glacial, la nature tend à réagir "(20:35).</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>3ème PERIODE : ALGIDE (FROIDEUR), CYANOSE OU DE COLLAPSUS</strong></span></p>
<p>Sans thérapeuthique appropriée, le malade a tendance à évoluer vers un état de collapsus où toute réaction vitale semble être éteinte, selon un développement que les anciens appelaient "la cadavérisation": "La vie, comme si elle ne pouvait atteindre tous les points de l'organisme, abandonnait la périphérie du corps, se rappelait au centre, reculait afin de se concentrer à l'intérieur mais même là pouvait à peine se maintenir"(25:15).</p>
<p>Il y a un refroidissement de tout le corps, couvert par une sueur froide, visqueuse, gluante (peau de batracien). Le malade ne perçoit pas le refroidissement, bien au contraire, il se plaint de chaleur insupportable. Couleur bleue, visage de cadavre, yeux ternes, virés vers le haut, enfoncés dans les orbites. Ventre douloureux au toucher.</p>
<p>La peau est ridée, surtout les doigts (main de blanchisseuse). Le pouls est rapide, faible ou absent.</p>
<p>Troubles cardiaques, diminution des bruits à l'auscultation, cyanose, collapsus périphérique, anurie. La respiration est rapide et superficielle.</p>
<p>Le malade est prostré, pouvant toutefois être agité, bougeant continuellement dans son lit ou bien apathique, résigné, avec un triste pressentiment de sa fin. Généralement il conserve la lucidité et l'intelligence intacte jusqu'à la mort. Il se plaint de brûlure dans la poitrine et de soif intense. Les crampes peuvent être très intenses et les évacuations peuvent diminuer.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>4ème PERIODE : REACTION</strong></span></p>
<p>Si le malade ne succombe pas aux périodes de l'invasion ou du collapsus, la maladie change d'aspect et prend les caractéristiques d'un état fébrile connu généralement comme période de réaction (8:39). Cette période est généralement annoncée par le retour du pouls (1:25).</p>
<p>La réaction sera toujours soutenue par les médicaments qui l'ont provoquée (8:40).</p>
<p>Il y a interruption graduelle des évacuations, la peau se couvre de sueur chaude. Le pouls s'améliore, la diurèse se rétablit. Il y a réapparition de bile dans les déjections et le malade est sur le chemin de la guérison.</p>
<p>Parfois la réaction est faible et le malade retourne à la période algide. Parfois la réaction est irrégulière et lorsque les symptômes de la période algide disparaissent s'installe un état fébrile plus ou moins grave. Le cadre peut évoluer vers des symptômes de méningite encéphalique avec rougeur sur le visage, conjonctivite, quelquefois excitation, convulsions, rigidité du cou, coma et mort. Il peut également évoluer vers un état typhoïde (Typhos = stupeur) avec fièvre élevée, délire, langue fuligineuse, diarrhée verdâtre ou sanguinolante, fétide, exanthèmes cutanés, etc.. Il peut y avoir d'autres complications comme pneumonie, gangrène des extrémités, etc...</p>
<p>Dans les Maladies Chroniques, Hahnemann attire l'attention sur le fait que les grandes maladies épidémiques après avoir parcouru leur cycle, spécialement sans traitement homéopathique censé "laissent l'organisme tellement ébranlé et irrité que beaucoup de malades qui semblaient avoir récupéré présentent des désordres chroniques qui peuvent atteindre un degré élevé à cause de l'activation de la psore latente, pouvant même entraîner la mort s'ils ne sont pas traités par des antipsoriques" (14:34).</p>
<p>Ceci démontre encore une fois la nécessité d'une médication attentive basée sur le critère de similitude avec la totalité symptomatique qui doit constamment être réévaluée.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-2/">SUITE DE L'ARTICLE</a></p>
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		<title>Choléra et homéopathie. Partie 2</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 13:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[cholera]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[traitement]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de janeiro
Homéopathie et choléra: Traitement

 Généralités
 Principaux remèdes
 Cas cliniques
 Résultats
 Conclusions
 Prophylaxie
 Conclusions

6. TRAITEMENT
6.1.  CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES 
Le traitement homéopathique dans les épidémies du siècle dernier fut associé à l'hydratation orale, puisque le contrôle rapide des symptômes tels que vomissements et crampes et l'amélioration du patient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de janeiro</p>
<p><strong><span style="font-size: medium;">Homéopathie et choléra: Traitement</span></strong></p>
<ul>
<li> <a href="#CONSIDERATIONS GENERALES">Généralités</a></li>
<li> <a href="#PRINCIPAUX REMEDES">Principaux remèdes</a></li>
<li> <a href="#CAS CLINIQUES">Cas cliniques</a></li>
<li> <a href="#RESULTATS">Résultats</a></li>
<li> <a href="#6.5 CONCLUSIONS">Conclusions</a></li>
<li> <a href="#PROPHYLAXIE">Prophylaxie</a></li>
<li> <a href="#CONCLUSIONS">Conclusions</a></li>
</ul>
<p><strong><span style="font-size: medium;">6. <a name="TRAITEMENT">TRAITEMENT</a></span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;">6.1. <a name="CONSIDERATIONS GENERALES"> CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES </a></span></p>
<p>Le traitement homéopathique dans les épidémies du siècle dernier fut associé à l'hydratation orale, puisque le contrôle rapide des symptômes tels que vomissements et crampes et l'amélioration du patient permettait l'ingestion de bouillons, d'eau, de glaçons, etc. A cette époque, la médecine allopathe pratiquait les saignées et recommendait le jeun, interdisant aux malades de boire de l'eau. 6</p>
<p>Aujourd'hui la restitution des liquides et des électrolytes perdus dans les déjections doit être faite précocement, par voie orale chaque fois que possible ou veineuse dans les cas graves. L'usage du médicament homéopathique peut guérir la maladie principalement dans les phases initiales, peut être utile pour diminuer le temps d'hospitalisation, soulager rapidement les symptômes et écourter l'évolution de la maladie.</p>
<p>La prescription homéopathique doit être faite en employant un remède à la fois, en accord avec la totalité des symptômes et avec la capacité de réponse de la force vitale du patient.</p>
<p>La littérature préconise l'usage de basses puissances (généralement C6 à C30) du remède choisi, répétant la dose si nécessaire.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.2. <a name="PRINCIPAUX REMEDES">PRINCIPAUX REMEDES</a></span></p>
<p>CHARGE dit que le médecin qui se prépare à traiter le choléra devra être muni des médicaments suivants (en 6C) (8:43)</p>
<p>Esprit de Camphora Hahnemann</p>
<p>Ipeca</p>
<p>Phos.ac</p>
<p>Veratrum album</p>
<p>Cuprum-m</p>
<p>Arsenicum alb.</p>
<p>Secale corn.</p>
<p>Carbo-v</p>
<p>Hydroc-ac.</p>
<p>Aconitum</p>
<p>Belladona</p>
<p>Bryonia</p>
<p>China</p>
<p>JAHR, utilise en général des puissances de 12C ou 15C et en ajoute d'autres, entre lesquels :</p>
<p>Cicuta</p>
<p>Colocynthes</p>
<p>Hyosciamus</p>
<p>Lachesis</p>
<p>Laurocerasus</p>
<p>Mercurius</p>
<p>Nux-v.</p>
<p>Opium</p>
<p>Phos</p>
<p>Rhus-t</p>
<p>Stram</p>
<p>Sulph</p>
<p>Ces 13 médicaments sont donnés dans l'ordre où ils sont utilisés dans les phases de la maladie. Les premiers correspondent aux symptômes de la première période et les derniers aux dernières périodes.</p>
<p>João Vicente Martins dit que celui qui connait bien les pathogénésies des six premiers remèdes cités (Camphora, Ipeca, Phos-ac, Veratrum alb., Cuprum-m et Arsenicum alb) pourra déjà faire beaucoup dans le choléra (20:281).</p>
<p>Nous chercherons ici à faire un résumé de ce qui a été cité principalement pour l'usage clinique des médicaments dans les cas de choléra.</p>
<p>Pour l'étude des médicaments il faudra consulter les matières médicales.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Camphora</span></strong></p>
<p>Dans sa lettre de Koethen du 10/9/1831 Hahnemann recommande l'usage du Camphora dès les premiers signes de la maladie. Il conseille aux personnes de ne pas attendre l'arrivée du médecin et de donner le Camphora à leurs parents atteints par le choléra dès les premiers instants, car dans les stades postérieurs ce remède n'est plus aussi utile. La préparation quíl recommande est l'esprit de camphre obtenu par la dissolution de Camphora dans 12 parts d'alcool, devant être donnée à raison d'une goutte dans une cuillère d'eau toutes les cinq minutes. Hahnemann décrit la symptomologie de ce premier stade:</p>
<p>"La force du patient tombe subitement, il ne peut se tenir debout, l'expression est altérée, les yeux creusés, le visage bleuâtre et gelé, ainsi que les mains. Tout le corps est froid. Désespoir et angoisse avec peur d'étouffer, un peu affaibli et insensible, il gémit et crie avec un ton de voix rauque et caverneux sans plaintes distinctes, sauf quand on lui demande; brûlure d'estomac et de la gorge et crampes dans les mollets et autres muscles; il crie lorsque l'on touche la région précordiale. Il n'a pas soif, il n'y a pas de vomissements ni de diarrhées"(15:753).</p>
<p>Ce cadre, selon Boenninghausen, correspond aux formes graves de la maladie qui ont l'habitude d'apparaître en nombre majeur au début d'une épidémie (3:304). Il correspond à la symptomologie présentée dans les formes foudroyantes et également au tableau du choléra dit sec pour lequel le Camphora est le remède specifique.</p>
<p>L'expérience clinique a ensuite montré que très souvent les symptômes sont légers dans cette première phase.</p>
<p>L'indcation de Camphora dans la période de début ne relève pas du hasard. 90 % des malades atteints par le choléra ont ressenti pendant quelques heures des symptômes décrits dans le chapitre qui précède ainsi que d'autres signes qui se manifestent dans la pathogénèse du Camphora comme : tête lourdre, vertiges, mal de tête, pâleur du visage, nausées, vomissements, crampes, palpitations, vagues de chaleur, etc.</p>
<p>Les observations cliniques montrèrent que le Camphora fut également utile dans les phases plus tardives de la maladie quand les symptômes correspondaient, bien que son indication soit plus utile dans la toute première phase.</p>
<p>Plus tard, Hahnemann répondit à des critiques qui disaient que le Camphora administré de cette façon n'était pas un reméde homéopathique parce que le dosage était très élevée et l'administration très fréquente. Il répondit : "la loi fondamentale de l'homéopathie, similia similibus curentur ne dit rien à propos de l'importance de la dose et celle-ci a besoin d'être spécialement déterminée en accord avec l'expérience de chaque reméde et de chaque maladie"(3:306). En juillet 1831, il disait :</p>
<p>"Le Camphora est une drogue si particulière que l'on est facilement tenté de la considérer comme une exception : bien qu'elle cause une forte impression au corps humain, celle-ci est seulement superficielle et très transitoire comme cela ne se voit dans aucune autre drogue, de sorte que pour son usage homéopathique la dose a besoin d'être répétée presque immédiatement pour obtenir un résultat"(3:307).</p>
<p>Le Camphre est une substance cristallisée, aromatique qui est extraite du Laurier Camphora, arbre qui pousse en Chine et au Japon.</p>
<p>Ainsi, c'est d'Asie que vient le premier médicament utilisé pour la guérison de la maladie d'Asie.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Ipeca</span></strong></p>
<p>Dans les cas légers ou au début de la maladie.</p>
<p>L'Ipeca affecte tout le tractus intestinal.</p>
<p>Nausées persistentes (qui ne sont pas soulagées par les vomissements). Aversion pour les aliments.</p>
<p>Si les vomissements et les nausées prédominent.</p>
<p>Perte rapide des forces.</p>
<p>Spasmes légers dans les mollets, doigts des mains et des pieds.</p>
<p>Grande soif.</p>
<p>Sensation de plénitude, douleurs coupantes dans l'abdomen.</p>
<p>Diarrhée jaunâtre ou aqueuse, avec ténesme très douloureux après l'évacuation.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Phosphoric Acidum</span></strong></p>
<p>Utile dans les cas légers ou dans les lienteries après le choléra.</p>
<p>Langue couverte de matière visqueuse, à tel point que le doigt y adhère au toucher.</p>
<p>Diarrhées indolores, involontaires, nocturnes avec des restes d'aliments non digérés. La diarrhée n'est pas affaiblissante. La prostration de ce reméde est plus mentale, avec un état de stupeur, d'apathie, d'épuisement.</p>
<p>Distension météorique de l'abdomen. Bruits comme s'il y avait de l'eau dans l'abdomen.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Veratrum Album</span></strong></p>
<p>Il est presque spécifique de la période colérique et même au cours de la troisième période.</p>
<p>Froid général de tout le corps avec sueur froide; frisson alterné avec chaleur, faiblesse excessive, évanouissement (après les évacuations). Epuisement rapide des forces jusqu'à prostration complète. Raideur tétanique du corps, crampes et convulsions; insomnies avec angoisse; pouls faible, rapide ou absent. Yeux ternes, visage décomposé, hippocratique, froid et pâle ou même bleuâtre avec transpiration sur le front. Voix rauque. Grande angoisse dans le coeur, crampes et spasmes violents dans les mollets, dans les pieds et les mains.</p>
<p>Mains et pieds froids et bleuâtres.</p>
<p>Soif violente, insupportable, avec désir d'eau froide par petites gorgées. Vomissement tout de suite après avoir mangé ou bu quoi que ce soit.</p>
<p>Vomissements et diarrhées violents.</p>
<p>Angoisse dans la poitrine, abdomen sensible au moindre toucher. Diarrhée blanchâtre comme du petit lait ou bilieuse et mélangée de flocons.</p>
<p>Urine insuffisante ou absente.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Cuprum Metallicum</span></strong></p>
<p>Les symptômes sont identiques à ceux du Veratrum;</p>
<p>C'est également un reméde de deuxième période.</p>
<p>Visage pâle ou bleuâtre, yeux révulsés vers le haut. Voix rauque. Impression que l'on va mourir. Ce qui prédomine dans ce médicament sont les spasmes. Crampes dans les doigts de la main et des pieds. Crampes dans les autres muscles, elles sont douloureuses et arrachent des cris de douleur du malade.</p>
<p>Dans le Veratrum prédomine la diarrhée, dans le Cuprum les spasmes.</p>
<p>Ces deux remédes renferment ainsi dans leur sphère d'ation, les symptômes les plus essentiels et caractéristiques du choléra confirmé.</p>
<p>Dans les observations cliniques dont nous disposons il ne fut pas autant utilisé que le Veratrum.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Arsenicum Album</span></strong></p>
<p>Indiqué si au cadre de la maladie décrit pour le Veratrum se joignent :</p>
<p>- Grande angoisse avec peur de la mort.</p>
<p>- Agitation extrême qui oblige le malade à bouger continuellement, à sortir du lit, à se découvrir.</p>
<p>- Chaleur ardente au creux de l'estomac.</p>
<p>L'observation de ces derniers symptômes à n'importe quel moment de la maladie indique en premier lieu l'Arsenicum (8:36).</p>
<p>"La prostration du Veratrum dépend directement de la profusion des évacuations alvines alors que celle de l'Arsenicum est plus profonde, c'est un effet destructeur de la substance du malade dans les recoins les plus intimes de la vie"(5:51).</p>
<p>Il est utilisé dans les cas plus graves, dans la période algide. En général, les symptômes sont graves depuis le début. Sa principale caractéristique est l'appréhension associée à une grande faiblesse.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Secale Cornutum</span></strong></p>
<p>Quand le Cuprum n'arrive pas à soulager les crampes.</p>
<p>Quand les vomissements ont cessé mais que les évacuations continuent incolores.</p>
<p>Douleurs dans les extrémités, membres froids.</p>
<p>Individus faibles, cachectiques à cause de souffrances antérieures. Tête étourdie, sens émoussés, principalement l'ouïe.</p>
<p>Découragement soudain et préoccupation constante avec la mort.</p>
<p>Faiblesse soudaine des extrémités.</p>
<p>Froid sur toute la superficie du corps, mais le malade veut se découvrir (ce symptôme rappelle le Camphora).</p>
<p>Sensation de chaleur vive, bien que la surface du corps soit froide.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Carbo vegetabilis</span></strong></p>
<p>C'est un reméde de la période du collapsus. Il n'est pas d'action rapide - il sert dans les cas où le collapsus s'installe graduellement. Il est spécialement utile quand il y a distension tympanique à l'abdomen et que les déjections deviennent fétides. Le corps est froid et couvert de sueur visqueuse. La prostration est si grande que le malade est couché comme s'il était mort sans signes d'irritabilité, le corps froid, l'haleine froide, le pouls éteint, la respiration faible, déjà sans vomissements, sans diarrhées, sans crampes ou autres douleurs et sans urine (5:55).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Hydrocyanic acidum</span></strong></p>
<p>Le malade semble être mort. Le pouls éteint. Si le Carbo-v ne fait pas d'effet. Le malade est bleu, froid, le regard terne, les pupilles dilatées. La respiration lente, faible ou spasmodique. Les centres qui gouvernent la respiration et la circulation deviennent chaque fois plus affectés, l'arrêt du coeur devient imminent et la respiration profonde et lente (5:56).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aconitum</span></strong></p>
<p>Quand dans la période de réaction apparaît une fiève inflammatoire avec chaleur sèche, pouls dur et rapide.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Belladona</span></strong></p>
<p>Généralement employé dans la période de réaction, quand celle-ci se fait ou dans la forme irrégulière avec symptôme d'encéphalite qui correspondent aux symptômes au médicament. Congestion, délire, agitation ou stupeur.</p>
<p>Faire un diagnostic différentiel avec Hyosciamus et Stramonium.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Bryonia</span></strong></p>
<p>Dans les symptômes typhoïdes. Stupeur, constipation. Les malades répondent difficilement aux questions. Délire tranquille. Quand l'état léthargique est très prononcé penser à l'Opium.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">China</span></strong></p>
<p>Il convient surtout pour les suites du choléra.</p>
<p>Découragement et prostration. Faiblesse persistente après la cessation du choléra principalement quand le sommeil est très agité.</p>
<p>Anorexie avec sensation de plénitude continue. Aversion pour les aliments. Vomissements fréquents d'aliments non digérés.</p>
<p>Diarrhée violente avec lienterie principalement la nuit.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.3. <a name="CAS CLINIQUES">CAS CLINIQUES</a></span></p>
<p>Durant l'épidémie de choléra qui attaqua Rio de Janeiro en 1855, le Directeur de la Santa Casa de Misericórdia accepta l'offre faite par le Docteur Maximiano Marques de Carvalho de se charger gratuitement du traitement des malades. L'Infirmerie N.S. da Conceição fut ouverte à partir du 26 septembre 1855 et c'est là que furent accueillis et traités par l'homéopathie 433 malades. Les cas, résumés, furent publiés en 1856. Nous transcrivons ici quelques-unes de ces observations cliniques, en conservant les mots de l'auteur.</p>
<p><strong>Obs. N.7</strong>: Alexandre José Ribeiro, originaire de São Paulo, âgé de 55 ans, veuf, livreur du Mercantil, de tempérament sanguin, constitution forte, est entré à l'infirmerie le 27 à 2 heures du matin, souffrant de fortes coliques, crampes dans les jambes, diarrhée bilieuse; on changea ses vêtements et lui administra le Camphora sous la forme déjà dite (une goutte dans une once d'eau de demi-heure en demi-heure); à 10 heures du matin, il allait mieux, on lui donna Nux-vomica en 4 doses de deux heures en deux heures. Le 28, il reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : La malade fut hospitalisé au degré 1. (symptômes légers, phase initiale de la maladie). La présence de bile dans les selles est un bon signe. Il faut noter qu'il y a eu une amélioration en quelques heures et que le malade put sortir après un jour d'hospitalisation.</p>
<p><strong>Obs. N.47</strong>: Jacinto Rosa, portugais, 26 ans, habitant rue do Cano nr. 42, est entré à 6 heures du soir le 8 octobre; d'un tempérament lymphatique, il se plaignait de douleurs à l'estomac et au ventre, avait des vomissements, une diarrhée bilieuse, les extrémités froides, le pouls faible, la langue saburrale; on lui administra le Camphora. Le 9 il allait mieux; on lui donna Nux. Vomica. Le 10 il était guéri, et reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : Degré 1; sortie en deux jours.</p>
<p><strong>Obs. N. 18</strong>: João, africain noir, esclave de Francisco José Leite, habitant rue do Cano nr. 11, est entré à six heures du matin le 30 septembre, il avait des vomissements et une diarrhée blanche comme de l'eau de riz, des coliques et des crampes, le pouls faible, la voix molle, les extrémités froides. On lui donna Nux-vomica: la nuit, il se plaignit de douleur du côté gauche, on lui donna Digitalis; à minuit il vomissait toute l'eau qu'il buvait, on lui donna l'Ipecacuanha. Le 1er, on lui donna l'arsenic. Le 2 il était en convalescence. Le 3, il reçut l'autorisation de sortie à une heure de l'après-midi.</p>
<p>COMMENTAIRE : Le malade présentait le cadre classique de la période cholérique (degré 2) avec vomissements et diarrhée en eau de riz, crampes, etc..</p>
<p><strong>Obs. N. 19</strong>: Antonio, noir affranchi, africain, sommelier, habitant rue Pedreira dans une habitation commune, est entré le 3 à 4 heures de l'après-midi, faible, refroidi, il avait des vomissements, diarrhée et coliques, la voix molle, le pouls faible et il y avait deux jours qu'il souffrait; on lui donna Nux-vomica; le 1er octobre, il avait moins de coliques mais la diarrhée continuait; on lui donna de l'Arsenicum. Le 2 il allait mieux. Le 3, il allait bien et il reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : Degré 2. Nux-vomica comme dans le cas antérieur n'a pas amélioré le cadre dans cette phase où généralement on obtient de meilleurs résultats avec Veratrum ou Arsenicum.</p>
<p><strong>Obs. N. 32</strong>: Cezar Augusto de Magalhães, portugais de 18 ans, habitant rue do Can nr.14, souffrait d'attaques épileptiques et fut atteint de choléra morbus. Il est entré à l'infirmerie le 2 octobre. Il avait des coliques, vomissements, diarrhée, douleurs dans les jambes, voix molle et éteinte, suppression de l'urine, répugnance pour les aliments, soif intense, on lui donna le Nux-v, à huit heures du soir il eut une attaque épileptique; on lui donna de la Belladona. Le 4 il était très affaibli; on lui donna Phosphorus. Le 5 il avait des crampes, on lui donna Cuprum. Le 6 les symptômes du choléra avait disparu en partie et pourtant le malade était dans un collapsus qui se rapprochait de la mort, aspect cadavérique, yeux enfoncés et couverts d'une taie, peau visqueuse froide et languissante. Commença pour le malade un état impossible à décrire : sans pouvoir parler ni bouger, avec des évacuations spontanées en grandes quantités, il ne manifestait de la vie qu'au travers de quelques palpitations du coeur; on lui donna Ignatia; il continuait dans le même état, alors un de nos collègues qui était de service ce jour-là, lui donna de l'Opium en doses répétées; c'était le médicament homéopathique qui lui convenait; ce fut une inspiration divine, le malade commença à donner des signes de vie, laissant le sommeil de la mort. Le 7 il alla mieux et on répéta l'Opium. Le 8 encore très bien. Il reçut l'autorisation de sortie le 12 octobre.</p>
<p>COMMENTAIRE : Le malade fut hospitalisé en degré 2, évoluant par la suite vers un degré 3 (collapsus). L'effet de l'Opium fut réellement surprenant, comme un reméde couvrant la totalité des symptômes. En étudiant la pathogénèsie de l'Opium par Hahnemann nous trouvons les symptômes décrits de forme succinte dans l'observation de ce patient.</p>
<p>Les auteurs s'accordent à dire que dans la majorité des cas de choléra, le malade conserve sa lucidité jusqu'à la fin.</p>
<p>Ce qui suggère l'Opium plus spécifiquement dans ce cas, c'est la léthargie, le "sommeil de la mort", la "brume terne" qui couvre les yeux ouverts qui ne voient pas.</p>
<p>Nous trouvons les symptômes du patient dans la Matière Médicale Pure (Opium) :</p>
<p><em>Engourdissement avec les yeux émoussés et faiblesse excessive (Hah-20)<br />
Visage pâle, creusé (Hah-82)<br />
Diminution de la température (Hah-549)<br />
Refroidissement avec engourdissement (Hah-560)<br />
Pouls faible, absent ou petit (Hah-546)<br />
Enrouement (Hah-305)<br />
La voix est faible quand il parle (Hah-141)<br />
Soif intense (Hah-160)<br />
Perte de l'appétit(Hah-174)<br />
Diarrhée aqueuse (Hah-257)<br />
Urine supprimée (Hah-277)<br />
Convulsions (Hah-413)<br />
Epilepsie (Hah-416)<br />
Grande prostration, évanouissement de tout l'esprit vital (Hah-472)<br />
Tous les muscles relâchés (455)<br />
Il se couche avec une énorme faiblesse (451)<br />
Vomissements constants (198)<br />
Douleur abdominales (232)</em></p>
<p>Si nous ne prenons que les symptômes généraux non modalisés, nous trouverons plusieurs médicaments. Ce cas met en évidence l'importance de l'observation du tableau mental du patient.</p>
<p><strong>Obs. N. 58</strong> : Cecilia, noire affranchie, 23 ans est entrée le 12 à une heure du matin. Elle reçut immédiatement l'extrême-onction du chanoine. Elle venait d'une maison où étaient déjà morts un ou deux cholériques. De constitution faible, tempérament nerveux, elle était épouvantée. Elle se plaignait de nausées, douleurs aigües d'estomac, douleurs au ventre, crampes dans les jambes, avait des vomissements et une diarrhée blanche comme de l'eau de riz, elle était algide, sans pouls, la peau flasque formant de grandes marques sous la pression des doigts, sans voix, angoissée et agitée de grands mouvements dans son lit, se tournant des pieds à la tête et vice et versa. Elle était en état mortel, avait une soif insupportable, la langue blanche et pointue. Elle était bien quand elle s'était couchée, fut surprise par le choléra à minuit du 11; à 1 heure elle était déjà dans l'état décrit ci-dessus. On lui donna le Camphora 4 doses de demi-heure en demi-heure jusqu'à midi du 12. L'après-midi on lui donna Pulsatilla. Le 13 elle était mieux, ses règles étaient réapparues. On répéta le Pulsatilla. Le 14 les symptômes les plus graves avaient disparu, elle se plaignait de douleurs au ventre, on lui donna Arsenicum. Le 15 elle était mieux, en convalescence. Le 17, elle reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : Degré 3. En moins d'une heure d'évolution, la patiente était déjà en état de collapsus.</p>
<p><strong>Obs</strong> : Florêncio, noir africain, 36 ans, esclave de Antonio Domingos Bastos, habitant rue da Quitanda nr. 104, cuisinier et servant dans cette infirmerie; il était en parfaite santé, sain, joyeux, employé dans mon service. Tout d'un coup, à 9 heures du matin, il se plaignit de violents maux de tête et douleurs au ventre, fut immédiatement s'aliter; suivirent d'énormes vomissements d'aliments, de bile, d'eau vert-foncée, d'eau de riz et des diarrhées de la même espèce; une demi-heure plus tard après être tombé, il était un parfait algide : sans pouls, sans voix, la peau ridée comme un vieillard de 80 ans, une sueur froide et gélatineuse couvrant toute la peau, avec des mouvements convulsifs et demandait seulement de l'eau avec une voix faible et lointaine; on lui donna le Camphora; puis après une heure Veratrum plusieurs fois; à 3 heures de l'après-midi Phosphorus et à 5 heures, il mourut. C'était le deuxième noir de l'infirmerie qui tombait foudroyé par le choléra, bien que le premier ait échappé à la mort. Entre-temps, les infirmiers blancs, qui se comptaient au nombre de 4 n'avait souffert aucun malaise. Ces deux faits m'encouragèrent à ne plus admettre d'esclaves noirs pour servir à l'infirmerie mais seulement des hommes blancs.</p>
<p>COMMENTAIRE: Cas d'évolution foudroyante qui laissa l'équipe consternée. Plusieurs de ces cas graves (le précédent 27/9/1855) commencèrent selon l'observation du docteur Maximiano avec un fort mal de tête.</p>
<p>Il faut noter que cet esclave en même temps servant et cuisinier de l'infirmerie était probablement en contact avec les déjections des malades et manipulait au même moment les aliments.</p>
<p><strong>Obs. N. 66</strong>: Antonio, noir, africain, esclave de Fulano de Tal Lima, habitant rue D. Manoel nr. 50. Ce noir s'est réveillé bien, est sorti pour aller à son travail et fut attaqué par le choléra dans la rue et ramené à la maison de son maître déjà algide; là ils employèrent tous les moyens pour le sauver, lui ayant déjà donné les gouttes anti-cholériques et je le vis enfin avant de l'envoyer à l'infirmerie; il y arriva à 4 heures de l'après-midi, reçut l'extrême-onction du chanoine et mourut une demi-heure plus tard.</p>
<p><strong>Obs. N.98</strong>: Maria da Glória, portugaise, couturière, mariée, 21 ans, élevant une fille, habitante de la rue do Cano nr. 32, où deux jours plus tôt était morte une compagne de chambre, est entrée à l'infirmerie le 22 octobre le matin; elle avait des coliques, des vomissements, diarrhées, crampes, et d'extrême faiblesse. Il y avait deux jours qu'elle ne s'alimentait pas. Elle était dans une habitation digne de pitié, là il lui manquait tout; ayant été conduite à l'infirmerie avec sa petite fille, on lui donna le Camphora. Le 23, elle allait mieux, on lui donna Nux-vomica. Le 24, elle était libre. Le 25, elle reçut son autorisation de sortie.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.4. <a name="RESULTATS">RESULTATS</a></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">RAPPORTS CLINIQUES</span></strong></p>
<p>Aussi bien les rapports individuels des médecins que les relevés faits par diverses entités de l'époque sont unanimes pour confirmer l'efficacité du traitement homéopathique du choléra morbus.</p>
<p>Les allopathes perdaient un pourcentage élevé de malades. Le rapport de la Commission Médicale de l'Académie de Science de Lisbonne (1833) dit :</p>
<p>"De toutes les tentatives thérapeuthiques que les médecins ont appliquées dans le traitement du Choléra Morbus de l'épidémie de Londres et Paris, ressort une vérité dominante : à savoir qu'il n'existe aucun traitement spécifique ni méthode exclusive dans le traitement de cette terrible maladie"(1:29).</p>
<p>Pendant ce temps, le <strong>Docteur Margaret Tyler</strong> (30:XVI) cite les résultats homéopathiques venus de plusieurs villes d'Europe et commente à propos de Londres :</p>
<p>"En 1854, le choléra est apparu violemment autour de notre Hôpital de Londres, dont 25 lits furent réservés pour le traitement du choléra et de la diarrhée cholérique. Le résultat fut de 61 cas de choléra avec 10 morts et 341 cas de diarrhée cholérique avec 1 mort. 1200 bouteilles de Camphora furent données aux pauvres qui accoururent en masse pour les chercher.</p>
<p>Des rapports détaillés devaient être faits par tous les hôpitaux et pratiquants sur le traitement et les résultats du choléra. Quand ils furent présentés au Parlement , il manquait les statistiques homéopathiques qui furent demandées. La justification donnée par le Corps Médical fut que si l'on publiait les rapports des homéopathes ceux-ci donneraient "une sanction injustifiable à une pratique empirique opposée à la conservation de la vérité et au progrés de la science".</p>
<p><em>British Journal of Homeopaty</em></p>
<p><em>XIII p. 466</em></p>
<p><strong>João Vicente Martins</strong> nous donne un extrait du Journal de La Médecine homéopathique publié par la Société Hahnemann de Paris Tome III n°4 de 1848, page 242:</p>
<p>"Résumé d'un cadre synoptique des différentes parties du continent européen dans lequel la comparaison peut être établie (entre les résultats du traitement homéopathique et allopathique): Ce sont la Russie, la Prusse, l'Autriche, la Hongrie, la Pologne, Hambourg, la Moravie, Paris, Bordeaux, Marseille, Toulon et plusieurs autres. Il résulte de ce cadre que sur 901.413 malades, l'allopathie en perdit 462.581, c'est à dire 51,5% et que sur 16.436 l'homéopathie perdit 1448, c'est à dire 8,5%".(20:277).</p>
<p><strong>Jahr</strong> nous donne la statistique de 5 à 8% de mortalité sur le traitement homéopathique alors que l'allopathie perdait de 50 à 80% des malades :</p>
<p>Des différents rapports des médecins à propos de leurs expériences dans le traitement du choléra, nous choisissons l'Obs. 42 du Dr. Gerstel que nous devons malheureusement résumer.</p>
<p>"Au cours de l'un de mes voyages, je suis arrivé dans un village où j'ai trouvé un grand nombre de cholériques sans un médecin pour les soigner. En cinq jours et demi j'ai vu 47 malades dont 42 furent guéris et les autres moururent...Parmi ceux que je soignis quelques-uns étaient arrivés au 3ème degré et tous avaient des doutes quant à leur rétablissement. Ce village s'appelait Maria-hilf.</p>
<p>Les succés obtenus attirèrent l'attention publique. Je fus ensuite à la ville de Brunn et peu après je fus appelé au district voisin Tichnowitz, où le choléra était violemment présent. J'y restai cinq semaines. Je soignis un grand nombre de malades avec des résultats dépassant mes espoirs...</p>
<p>Je traitai 200 cholériques et en perdis 24 (dont un grand nombre avait 60 et 70 ans). Je dois observer qu'ils habitaient à des distances variables quelques fois de 2 lieues et que j'avais beaucoup à faire pour pouvoir rester très longtemps auprès de chacun d'eux. Ainsi, quelques-uns moururent faute de soins, et d'autres si subitement que je n'avais pas le temps de les secourir.Dans cette situation sont compris 47 malades de ceux dont j'ai parlé ci-dessus et desquels 42 furent guéris. Tout ce que j'avance est justifié par des pièces officielles".(20:228).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">ANALYSE DE 102 CAS</span></strong></p>
<p>Le livre du Dr. Maximiano M. Carvalho présente la conclusion suivante:</p>
<p>"Jusqu'à ce jour, nous avons accueilli 433 cholériques, dont 45 furent recueillis déjà en état mortel, beaucoup moribonds et décédèrent de 5 minutes à 6 heures après être entrés; et même quelques-uns décédés sur le chemin et arrivés morts... Le total des morts est de 83. Sont sortis guéris 350. Ce furent donc moins de 20% de morts bien qu'aient été recueillis de nombreux moribonds qui vinrent augmenter le nombre de morts. Si nous en faisions abstraction, nous aurions sur 388 cholériques à peine 10% de morts... alors que dans les infirmeries allopathiques la mortalité était de 40 à 80%"(6:99).</p>
<p>Les 102 premiers cas décrits dans le livre apportent un résumé des symptômes et avec ces données nous avons fait l'étude suivante, prenant en considération les facteurs théoriques d'analyse suivants : âge, couleur, sexe, s'il était esclave ou non, le degré de la maladie au moment de l'hospitalisation, les jours d'hospitalisation et les principaux remédes utilisés.</p>
<p>Le degré de la maladie fut classé de 1 à 4 en accord avec les symptômes et l'évolution de la maladie au moment de l'hospitalisation, ainsi qu'il est exposé au chapitre 5.</p>
<p>Les cas cliniques décrits au chapitre 6.3 donnent l'exemple du critère adopté.</p>
<p>Les résultats furent les suivants :</p>
<p>Des 102 malades, 19 moururent et 83 furent guéris.</p>
<p>18,6% morts</p>
<p>81,4% guéris</p>
<p>Des 19 malades qui moururent 3 furent des cas foudroyants (Obs. 65,66 et 90) et 9 entrèrent moribonds, décédant en moins de 6 heures d'hospitalisation. Si nous éliminons les moribonds nous aurions un total de 97 cas avec 10 morts - mortalité 10,3%.</p>
<p>Des 19 malades qui moururent, aucun n'avait été hospitalisé pendant la première période de la maladie.</p>
<p>Du degré 2 - 1 mort (cas foudroyant)</p>
<p>Du degré 3 - 17 morts</p>
<p>Du degré 4 - 1 mort</p>
<p>Guérison et mortalité selon le degré de la maladie auquel le malade a été hospitalisé :</p>
<div>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5" width="50%">
<tbody>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Degré</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Nombre de cas</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Mort</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Guérison</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">% mort</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">22</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">0</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">22</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">0</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">2</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">52</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">51</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1,9</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">3</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">27</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">17</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">10</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">62,9</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">4</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">0</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">100</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p>Du total des cas de degré 3 (27) 21 étaient noirs et 6 blancs. De ces 27 malades moururent 17 dont 16 esclaves et un blanc qui était un mendiant.</p>
<p>En relation à l'âge</p>
<div>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5" width="50%">
<tbody>
<tr>
<td width="20%" height="40" valign="top">Tranche-âge</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">Total-cas</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">% en relation au total</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">Morts</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">%</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">1-20 ans</td>
<td width="20%" valign="top">19</td>
<td width="20%" valign="top">18,6%</td>
<td width="20%" valign="top">2</td>
<td width="20%" valign="top">10,5</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">21-40 ans</td>
<td width="20%" valign="top">44</td>
<td width="20%" valign="top">43,1%</td>
<td width="20%" valign="top">6</td>
<td width="20%" valign="top">13,6</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">41-60 ans</td>
<td width="20%" valign="top">12</td>
<td width="20%" valign="top">11,8%</td>
<td width="20%" valign="top">1</td>
<td width="20%" valign="top">8,3</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">61-80 ans</td>
<td width="20%" valign="top">5</td>
<td width="20%" valign="top">4,9%</td>
<td width="20%" valign="top">3</td>
<td width="20%" valign="top">60</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">81-100 ans</td>
<td width="20%" valign="top">2</td>
<td width="20%" valign="top">2,0%</td>
<td width="20%" valign="top">1</td>
<td width="20%" valign="top">50</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">Inconnu</td>
<td width="20%" valign="top">20</td>
<td width="20%" valign="top">19,6%</td>
<td width="20%" valign="top">6</td>
<td width="20%" valign="top">30</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p>Des patients dont l'âge ne fut pas enregistré ( 20 cas) il y avait 16 noirs dont 14 esclaves sur lesquels 8 furent hospitalisés en état grave dont 5 morts.</p>
<p>En relation au sexe :</p>
<p>8 cas de sexe féminin - 7,8%</p>
<p>94 cas de sexe masculin - 92,2%</p>
<p>Des cas des femmes, 6 étaient noires desquelles 5 furent hospitalisées en état grave dont 4 mortes.</p>
<p>En relation au temps d'hospitalisation :</p>
<p>Degré 1 - 2,5 jours</p>
<p>Degré 2 - 3,7 jours</p>
<p>Degré 3 - 4,7 jours</p>
<p>Degré4 - 7 jours</p>
<p>Entre les 27 cas hospitalisés au troisième degré, 16 moururent avant de terminer une journée d'hospitalisation, ce qui réduit la moyenne ci-dessus. Si nous retirons ces cas de la moyenne de jours d'hospitalisation au degré 3 nous aurions 11,4 jours.</p>
<p><a name="6.5 CONCLUSIONS">CONCLUSIONS</a></p>
<p>Les numéros ci-dessus nous donnent quelques indications mais ne peuvent être pris de manière absolue comme nous l'avons vu dans l'exemple juste au-dessus. L'analyse compréhensive des données nous montre que :</p>
<p>Le résultat du traitement homéopathique (item1) fut bien supérieur au traitement allopathique de l'époque ou des cas laissés sans traitement dont la mortalité par les statistiques de l'époque était de plus de 50%.</p>
<p>La précocité du traitement est un facteur fondamental pour l'issue. Il n'y eut aucune mort chez les malades hospitalisés au cours de la première phase (où le remède principal fut le Camphora) et chez ceux du 2ème degré il y eut à peine une mort sur 52 cas, dont une forme foudroyante qui évolua en quelques heures (obs.65).</p>
<p>La mortalité fut supérieure chez les personnes d'âge avancé et les esclaves noirs. Les esclaves furent emmenés à l'hôpital déjà en phases tardives de la maladie.</p>
<p>Le nombre d'hospitalisation chez les femmes fut très réduit, mais la mortalité fut de 50%, car la majorité fut emmenée à l'hôpital en phases avancée de la maladie. Les blanches vinrent à l'hôpital plus tôt (ce furent 2 cas guéris)</p>
<p>Le nombre de jours d'hospitalisation augmente beaucoup chez les malades hospitalisés en 3ème période.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.6 <a name="PROPHYLAXIE">PROPHYLAXIE</a></span></p>
<p>Hormis la scarlatine, la seule autre maladie pour laquelle Hahnemann recommanda une prophylaxie fut le choléra. Dans la lettre du 10/09/1831, il conseille la prophylaxie avec un globule de Cuprum pris le matin à jeun une fois par semaine et seulement quand la maladie est en train d'attaquer dans un certain endroit. Plus tard, dans une lettre à l'éditeur, il conseilla l'alternance de Cuprum avec Veratrum album de semaine en semaine comme préventifs du choléra. Ensuite Hahnemann avertit que le Camphora ne doit pas être utilisé comme prophylactique, ce qu'il confirme plus tard, attirant l'attention sur ses effets et sur le fait d'antidoter l'action prophylactique du Cuprum. Il avait auparavant observé qu'un reméde capable de combattre une maladie à ses débuts doit être son meilleur prophylactique.</p>
<p>Les homéopathes du siècle dernier utilisèrent en général ces médicaments comme prophylactiques. Beaucoup utilisèrent seulement Veratrum album. JAHR ajouta Arsenicum album 30C, alternant les 3 médicaments- Veratrum, Arsenicum et Cuprum dans cet ordre- de 4/4 ou 6/6 jours "durant le temps que le choléra règne dans l'endroit où l'individu se trouve"(8:79).</p>
<p>Nous ne trouvons pas de travaux conclusifs à propos de la prophylaxie ce qui est facilement compréhensible étant donné la difficulté du sujet, principalement à une époque où il y avait peu de connaissances sur la maladie.</p>
<p>La terreur que le choléra répandit auprès de la population fut de tel ordre que tout ce qui était conseillé comme préventif était mis en pratique par les personnes et même par les gouvernements sans aucune méthode. Une de ces mesures préventive fut ainsi décrite par Garcia Marquez dans son roman "L'amour au temps du choléra" : "A partir du moment que l'on fixa l'édit du choléra, à la caserne de la garnison locale commença le tir du canon à chaque quart d'heure du jour et de la nuit, selon la superstition que la poudre purifie l'ambiance"(19:141).</p>
<p>Bien qu'il y ait de nombreux rapports favorables à l'utilisation des remédes homéopathiques comme prophylactiques, aucun d'eux ne fut effectué avec un contrôle suffisant pour être utilisé comme preuve, au contraire de ce qui arriva avec le traitement pour lequel l'efficacité de l'homéopathie fut incontestable.</p>
<p>Un des meilleur travaux sur la prophylaxie par les remédes homéopathiques fut fait par Boenninghausen pour une rencontre de médecins homéopathes de Rhénanie et Westphalie le 10/08/1849. D'ailleurs, cette rencontre eut lieu sans la présence de quelques-uns des homéopathes les plus expérimentés de l'époque parce qu'ils étaient occupés à soigner les malades attaqués par l'épidémie de choléra qui avait lieu en Europe.Un des médecins étrangers se vit refuser sa demande de passeport par les autorités de son pays qui ne souhaitaient pas priver le peuple du bénéfice du traitement homéopathique (3:300). Boenninghausen souligne la terreur que le choléra inspirait à la population dûe à la grande mortalité sous traitement allopathique qui était de plus de 50% et le fait qu'un cas dans une famille était suivi de nombreux autres, ce qui comme nous l'avons vu est habituel dans les épidémies reliées au type classique du Vibrion Cholerae (3:301). Il conseillait aux autorités et aux médecins d'éviter toute mesure qui produise auprès de la population du désespoir, de la peur ou de l'angoisse (3:302) (les études actuelles montrent que ces facteurs sont réellement en relation avec une baisse de l'immunité).</p>
<p>Enfin, il dit :</p>
<p>"Nous, homéopathes, sommes convaincus de ce que nous possédons des prophylaxies capables de prévenir l'attaque de choléra. Certainement celles-ci sont et seulement peuvent être les remèdes capables de guérir la maladie après sa manifestation, ce qui constitue la première et indispensable condition de tous les prophylactiques, sans laquelle ils ne mériteraient pas la moindre confiance. Malgré la circonstance que des milliers d'hommes échappèrent au choléra grâce à l'usage de ces prophylactiques homéopathiques comme cela vient de l'être actuellement prouvé, ceci n'apporte pas la preuve qu'ils offrent une protection absolue, puisqu'il est possible que ce soit ces mêmes personnes qui n'auraient de toute façon pas été atteintes par la maladie. Quoiqu'il en soit, ces faits s'expriment au minimum en faveur d'une action salutaire et rendent plus facile pour les homéopathes la préservation du calme et de la vigueur nécessaires"(3:303).</p>
<p>Le texte montre le sérieux et l'esprit scientifique de Boenninghausen qui, plongé dans le climat chaotique de l'épidémie de 1849, eut le soin de ne pas affirmer ce qui n'était pas démontrable à l'époque sur l'efficacité de la prophylaxie des remèdes homéopathiques, et ceci en dépit des rapports favorables.</p>
<p>En réalité, les observations de l'époque, même sans les méthodes de contrôle actuelles, indiquent une grande efficacité de l'homéopathie dans la prophylaxie du choléra ainsi que l'on peut le voir dans la 48ème observation du livre de João Vicente Martins, qui attire encore notre attention sur le cadre de choléra artificiel entraîné par Veratrum album en doses faibles :</p>
<p>"Il y eut quelques cas isolés où on avait administré ce remède à raison d'une dose un peu forte de 30 une fois par semaine à des individus qui semblaient être en bonne santé et qui entraîna des vomissements, diarrhée et tous les symptômes du choléra. Toutefois, ces symptômes disparaissaient immédiatement sous l'action de remèdes adaptés ce qui est admirable si on ne l'attribue pas au remède préventif.</p>
<p>J'ai appliqué un jour comme prophylactique Veratrum 30 à tous les domestiques d'une maison; il y en avait 100. Deux heures après, un vieux de 60 ans commença à ressentir les symptômes suivants : vertiges, pertes de sens, vomissements deux fois, et diarrhée dans l'après-midi. Le lendemain, il était guéri. Ceci s'est passé dans une localité où il y avait déjà eu l'épidémie. Cette fois, les envies de vomir furent rapidement éliminées par le Veratrum. Des quatre-vingt-dix-neuf qui avaient également pris le médicament avec le même dosage, et entre lesquels certains étaient de constitution délicate, un seul ne s'en ressentit pas. J'ai également appliqué dans le village Veratrum 30 une fois par semaine. Tous ceux qui tombèrent malades à la suite de l'administration de ce remède ne souffrèrent pas beaucoup et furent rapidement guéris, par contre furent attaqués avec violence tous ceux qui ne l'avaient pas pris. Les mêmes paysans s'en aperçurent".</p>
<p>Toujours dans le même livre à la 38ème observation, le docteur Schrater dit : "Je donnais comme préventif à chaque 15 jours Veratrum 30; seulement une fois m'est apparue, en dépit du préventif, une attaque, toutefois petite"(30:223).</p>
<p>Et encore dans la réflexion du Dr. Duplat :</p>
<p>"Dans tous les cas pour lesquels je fus appelé lors de l'invasion des symptômes du choléra, Veratrum produisit d'excellents résultats; comme préventif je l'ai appliqué à plus de 300 personnes et aucune ne fut atteinte par ce fléau.</p>
<p>En ce qui concerne l'épidémie actuelle, l'étude faite par le groupe homéopathes Sans Frontières dans une communauté des environs de Lima, semble indiquer l'efficacité de la prophylaxie homéopathique. Ils utilisèrent comme prophylactique pour la population exposée simplement Veratrum album 7 CH et observèrent la diminution du nombre de cas de choléra en à peine 15 jours. On passa de 5 à 10 malades hospitalisés par jour à moins d'un malade à chaque deux jours alors que la maladie continuait à attaquer la communauté voisine (13). Du coup, les médecins et les parents des malades de ces communautés vinrent demander le même type d'aide pour eux, comme en Europe au siècle dernier. Cependant, ainsi que le signalent les propres auteurs du travail "il y a besoin de démontrer ceci d'une façon plus objective par une étude statistique bien faite" (12:12).</p>
<p>Cette observation des homéopathes Sans Frontières semble répéter les paroles de Boenninghausen. Nous autres homéopathes savons qu'il y a de bons résultats dans la prophylaxie du choléra avec les remèdes homéopathiques, mais nous avons besoin de développer des méthodes de recherche adéquates à notre spécialité qui soient en même temps acceptées par le milieu académique.</p>
<p><a name="CONCLUSIONS">CONCLUSIONS</a><strong><span style="font-size: medium;"> ET SUGGESTIONS</span></strong></p>
<p>Les épidémies du siècle dernier, probablement reliées au biotype classique du Vibrion cholerae furent bien plus graves que l'actuelle. Le traitement homéopathique donna un bon résultat, principalement quand il était commencé tôt, avant que ne s'établissent les troubles hydro-électrolytiques graves. Le temps d'hospitalisation des malades comme nous l'avons vu dans l'étude de l'infirmerie N.S. Conceição, était de 1 à 2 jours, largement inférieur même au temps d'hospitalisation des malades du choléra aujourd'hui, sachant que l'hydratation à l'époque était faite à peine par voie orale. Le contrôle des crampes et vomissements avec les remèdes homéopathiques apporte un plus grand confort au malade et permet la restitution orale. Ceci fut obtenu, dans plusieurs cas, en quelques heures. Nous croyons que l'usage des remèdes homéopathiques dans l'épidémie actuelle peut avoir une grande valeur dans le traitement du choléra, améliorant rapidement l'état du patient, permettant l'hydratation orale, diminuant le temps d'hospitalisation et la nécessité de restitution parenterale qui serait réservée aux cas les plus graves. L'hydratation orale est plus simple, comporte moins de risques pour le patient, n'exige pas de personnel spécialisé, pouvant être apprise rapidement à toute la population atteinte, comme cela est arrivé actuellement dans plusieurs campagnes. Ceci permet un traitement précoce, même dans les zones de carence, à partir du moment qu'il existe un projet adéquat.</p>
<p>En relation à la prophylaxie, les rapports des anciens médecins justifient une recherche de terrain, puisque le vaccin n'est pas efficace et que la maladie n'accorde qu'une protection temporaire. Si les médicaments homéopathiques se montrent efficaces dans la prévention de la maladie et tout tend à croire qu'ils le soient, cela aurait une valeur incalculable dans la situation d'urgence à laquelle nous sommes actuellement confrontés. Nous rappelons que l'unique prophylaxie qui résoudra réellement le problème du choléra est l'amélioration des conditions de vie de la population. Aucun remède ne peut remplacer l'assainissement de base, une alimentation adéquate, l'éducation et les habitudes d'hygiène. Dans tous les rapports, anciens et actuels, le plus grand nombre de cas et les formes les plus graves de la maladie furent associées aux basses conditions d'existence.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-3/">ALLER AUX NOTES ET RÉFÉRENCES BIBLIO</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Choléra et homéopathie. Partie 3</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-3/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 13:56:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[bibliographie]]></category>
		<category><![CDATA[cholera]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Dr. Maria Vera Moreira, de Rio de Janeiro
Troisième partie: Notes &#38; Bibliographie

Chap. 2. Epidemiologie
Historique
Afrânio Peixoto fit le commentaire suivant sur la résistance de l'Europe à admettre la contamination épidémique : "Les maladies avaient des noms qui étaient des déshonneurs continentaux "la peste était "orientale "; le choléra "indien "; la fièvre jaune typho [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Par le Dr. Maria Vera Moreira, de Rio de Janeiro</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Troisième partie: Notes &amp; Bibliographie</strong></span></p>
<p><a name="NOTES DU TEXTE"></a></p>
<p><strong>Chap. 2. Epidemiologie</strong></p>
<p>Historique</p>
<p>Afrânio Peixoto fit le commentaire suivant sur la résistance de l'Europe à admettre la contamination épidémique : "Les maladies avaient des noms qui étaient des déshonneurs continentaux "la peste était "orientale "; le choléra "indien "; la fièvre jaune typho "américaine". Aucun maléfice ne fut européen, ni la dyphtérie, ny la typhoïde, ni la tuberculose... Ce fut elle, l'Europe, qui inventa les "maladies tropicales". Et comme il n'y avait pas de tropiques en Europe"(23:36).</p>
<p>Malgré le nombre croissant de cas, beaucoup continuaient à nier l'épidémie. On se moquait du choléra en vers, en caricatures et dans de nombreux bals masqués. De nombreuses personnes furent emmenées à l'hôpital encore déguisées en pierrots et colombines, sans avoir eu le temps de passer chez eux. Certains furent enterrés avec leurs déguisements. Eros et Thanatos vont de pair (27:118).</p>
<p>Une des descriptions les plus douloureuses de Taunay fut celle du moment où le nombre croissant de malades rendit impossible leur transport par les autres soldats, le commandant ayant donné l'ordre d'abandonner les cholériques dans une clairière. "Ordre terrible à donner et terrible à exécuter, mais dont il faut le dire, ne suscita ni désaccord ni censure. Les soldats se mirent tout de suite au travail comme s'ils obéissaient à un ordre commun et ensuite (le sens moral avait disparu chez eux sous l'empire de la nécessité) mirent dans la forêt avec la spontanéité de l'égoïsme, tous ces innocents condamnnés, ces misérables cholériques, beaucoup d'entre eux de vieux camarades parfois de vrais amis avec lesquels ils avaient partagés les dangers" (28:155).</p>
<p>ETIOLOGIE ET MODE DE TRANSMISSION</p>
<p>Bien que cette oeuvre montre qu'en 1855 à Rio de Janeiro, on soupçonnait déjà que la transmission de la maladie se faisait par les selles, le texte de Taunay met en évidence l'ignorance en 1867, lors de la guerre du Paraguay, quant au mode de transmission de la maladie :</p>
<p>"A quoi devions-nous attribuer une telle invasion du choléra ou mieux, à quelle cause pourrions-nous l'attribuer ? Serait-ce peut-être la viande avariée que nous étions obligés de manger - ou à la faim que nous souffrions quand le dégôut l'emportait sur la nécessité - ou encore l'intolérable fournaise des incendies qui nous embrasait le sang - ou l'empoisonnement par toutes les substances végétales que nous dévorions ?"</p>
<p><strong>Chap. 5 - Phases évolutives et symptômes</strong></p>
<p>Comme illustration, nous transcrivons la 35ème observation clinique faite par le Dr. Malaise :</p>
<p>"Adriano Vanderbroeck, 14 ans, artisan de papeterie de Mr. Renoz, est attaqué le 8 octobre 1833 à cinq heures du matin par une forte diarrhée de matières un peu laiteuses, mélangées de caillots albumineux. Ces déjections furent suivies d'une grande prostration et accompagnées de grand bruit dans le ventre avec de violentes coliques. A onze heures apparurent les vomissements de même nature et des crampes dasn les membres.</p>
<p>J'ai vu le malade à 5 heures de l'après-midi. Les traits du visage décomposés, les yeux enfoncés dans leurs orbites; la voix éteinte, les extrémités violacées et froides; les crampes faisaient cruellement souffrir le malade; pouls filiforme presque insensible; le coeur battait faiblement; les déjections et les vomissements se répétaient par intervalles courts; soif intense; langue froide et bleutée; grande chaleur dans la cavité de l'estomac; urines supprimées depuis le début des malaises. Le malade était victime d'agonies vives; petite respiration Qui se faisait avec difficultés. Je prescris 4 doses d'Hellebore blanc 12 à prendre de demi-heure en demi-heure. Ce médicament fit disparaître les crampes et les vomissements; les déjections continuèrent par intervalles de 2 à 3 heures. Le matin suivant le malade présentait les symptômes d'une fièvre inflammatoire avec affection cérébrale tels que délire et sursaut des tendons. Je lui donnai 3 doses d'Aconit.18 à prendre de 6 en 6 heures. L'après-midi on m'informa que le malade était baigné de sueur et se reposait avec un sommeil tranquille. A 10 heures la fièvre et la soif étaient absentes et les symptômes cérébraux disparus; le pouls était calme et sans fréquence; il eut 3 déjections de nature cholérique. Je prescris 6 globules d'Acide Phosphorique 9. La convalescence s'établit et le malade ne tarda pas à jouir d'une heureuse santé" (20:220).</p>
<p><strong>Chap. 6 - TRAITEMENT</strong></p>
<p>6.1. CONSIDERATIONS GENERALES</p>
<p>Nous trouvons de nouveau dans Taunay l'interdiction de la médecine allopathique de laisser les malades boire de l'eau:</p>
<p>"Cela faisait mal de voir ces malheureux en agitation extrême, déchirant les chiffons avec lesquels nous cherchions à les couvrir, roulant l'un sur l'autre, à se tordre de crampes, vociférant, émettant des rugissements qui se confondaient en un seul cri articulé : de l'eau!</p>
<p>Les médecins n'avaient pas de moyens, les infirmiers, au début pleins de zèle et actifs, s'étaient découragés devant le nombre croissant de malades et malgré l'ordre qui interdisait comme fatal l'usage de l'eau, leurs en donnaient un peu pour satisfaire du moins un instant les moribonds"(28:141).</p>
<p><a name="BIBLIOGRAPHIE"></a></p>
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<p>31. VERONESI, Ricardo.<span style="text-decoration: underline;">Doenças infecciosas e parasitárias</span>. Rio de Janeiro: Editora Guanabara Koogan S.A.,1969, 1095 p.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-homeopathie-part1/">RETOUR AU DÉBUT DE L'ARTICLE</a></p>
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		<title>Loganiacées: Gelsemium, Nux vomica, Ignatia, Spigelia</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 04:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
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		<description><![CDATA[Quelques LOGANIACEES : Gelsemium, Nux-vomica, Ignatia, Spigelia
Par Edouard Broussalian, cours PH du 18 Mars 2010
Les symptômes, toujours les symptômes et rien que les symptômes !
Je ne cesse de répéter que nous vivons une période cruelle de décadence, probablement généralisée mais qui trouve son écho particulièrement dans l’homéopathie.
A mesure que le nombre de médecins homéopathes a diminué à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Quelques LOGANIACEES : Gelsemium, Nux-vomica, Ignatia, Spigelia</h1>
<p><em>Par Edouard Broussalian, cours PH du 18 Mars 2010</em></p>
<h2><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-246" title="loganiacees-gelsemium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium-263x300.jpg" alt="Gelsemium Sempervirens, autrement dit: le jasmin" width="263" height="300" /></a>Les symptômes, toujours les symptômes et rien que les symptômes !</h2>
<p>Je ne cesse de répéter que nous vivons une période cruelle de décadence, probablement généralisée mais qui trouve son écho particulièrement dans l’homéopathie.</p>
<p>A mesure que le nombre de médecins homéopathes a diminué à cause des succès amenés par l’apparente facilité de prescription de la médecine pétrochimique, on a vu grandir le nombre de laïcs intéressés par l’homéopathie et qui prétendent être « homéopathes ».</p>
<p>J’ai pu voir en Haïti ce que cela donne en pratique : il y a un monde entre un cabinet confortable où l’on pose toutes sortes de questions à des patients chroniques et la réalité du terrain où il faut traiter plus de cent personnes par jour. Curieusement ces « homéopathes » une fois confrontés à la clinique n’ont jamais voulu retourner dans les rues !</p>
<p>Pour continuer de dire clairement ce que je pense :</p>
<p>1-      <strong>La médecine, comme la République, est une et indivisible. Elle ne peut pas se réduire à la seule thérapeutique</strong>. Et il est clair qu’il faut être médecin et connaître les maladies avant d’approcher le moindre patient. Autrement, oser demander ce que c’est qu’un ozène, une insuffisance ventriculaire gauche, un OAP, ou le Méthotrexate</p>
<p>2-      A part quelques passionnés qui méritent alors mieux que les vrais diplômés le titre de médecin, la plupart de ces laïcs, certes bardés de bonnes intentions, sont d’une incurie crasse. Ceci risque de faire sombrer l’homéopathie parce que :</p>
<ol>
<li>–sans culture médicale, en encore moins philosophique, ces personnes sont la proie des faiseurs de système qui leur présentent toutes sortes d’élucubrations sous forme du « dernier cri » de l’homéopathie</li>
<li>–leurs consultations longues ne sont souvent, au vu de leur méconnaissance des principes de l’homéopathie, rien d’autre que de la psychothérapie mal conduite.</li>
</ol>
<p>3-      Enfin, au sein même de la médecine, l’homéopathie semble recruter des personnes au profil non adapté, dont le mal-être fait confondre développement personnel et homéopathie. Ici aussi à force de perdre le contact avec les affections aiguës, on devient très attiré par les élucubrations philosophico systémiques des Sankaran et autres Masi. Tout ceci ressemble de plus en plus à la médecine de Molière, où les gens s’échangent de "doctes" propos sur des idées complètement fumeuses.</p>
<p>Ce long préambule étant dit, je voulais donc vous faire comprendre que le signe mental ultime permettant de qualifier un médicament n’existe pas plus que l’équation unique permettant de décrire tout l’univers. <strong>Cette recherche effrénée du « saint Graal » homéopathique n’a aucun sens et va à l’encontre des découvertes de Hahnemann qui unifient les signes du corps et de l’esprit</strong>.</p>
<p>La vérité est toujours très simple, à la portée de tout le monde, sans avoir besoin d’être rompu à des raisonnements accessibles aux seuls initiés. Hahnemann le dit en substance dans l’aphorisme suivant :</p>
<p><strong>2</strong>. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible, cela d'après des principes clairs et intelligibles (*).</p>
<p>Le besoin de « faire compliqué » ou de rechercher des causes cachées est typiquement un aspect des personnalités de type Hyosciamus qui prolifèrent chez les « faiseurs de systèmes »</p>
<p>Nous allons donc centrer cette petite étude des Loganiacées, un peu à la façon d’un Farrington, uniquement sur les signes et les symptômes, en n’établissant des rapprochements basés seulement sur les faits, et je l’espère sans la moindre spéculation.</p>
<h3>Propriétés de la famille</h3>
<p>On peut évoquer ici quelques ressemblances des propriétés des plantes de la famille des Loganiacées. Voici ce que dit Hahnemann au sujet d’Ignatia et de Nux-vomica :</p>
<p>« Bien que les effets d’<em>Ignatia</em> et de <em>Nux</em> <em>vomica</em> soient très proches (comme on pouvait le déduire du fait de leur parenté botanique) le tempérament des patients relevant d’<em>Ignatia</em> diffère de beaucoup de celui des patients auxquels <em>Nux</em> <em>vomica</em> sera utile. <em>Ignatia</em> ne convient pas aux patients chez lesquels la colère, l’impatience, ou la violence sont des sentiments qui prédominent, mais il conviendra à ceux qui sont sujets aux variations rapides d’humeur, passant de la gaieté à l’envie de pleurer. (...) Même à une dynamisation élevée, <em>Ignatia</em> est le principal remède en cas de contrariété chez les sujets qui ne sont pas prompts à se mettre violemment en colère, ou à se venger, mais qui intériorisent leur mécontentement ; chez lesquels on sait que le souvenir d’évènements contrariants reste profondément ancré dans leur esprit, et tout particulièrement dans des situations morbides dues à des suites de chagrins »</p>
<h3>Le §5 et ses interprétations</h3>
<p>Ceci renvoie au §5 de l’Organon où Hahnemann insiste sur la nécessité de connaître le tempérament de la personne à traiter.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">5</span>.</strong>— Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin doit utiliser tous les moyens possibles à sa disposition, afin de déterminer:</p>
<p>I. dans les maladies aiguës: <span style="text-decoration: underline;">la cause occasionnelle la plus vraisemblable;</span>.</p>
<p>II. dans les maladies chroniques: les phases évolutives les plus significatives. Il pourra ainsi en découvrir l'origine, <span style="text-decoration: underline;">la cause profonde, fondamentale,</span> le plus souvent une diathèse chronique (miasme).</p>
<p>En ceci il faudra tenir compte:</p>
<p>— de la constitution physique du malade (surtout dans les affections chroniques),</p>
<p>— de son caractère moral et intellectuel,</p>
<p>— de ses occupations,</p>
<p>— de son genre de vie,</p>
<p>— de ses habitudes,</p>
<p>— de sa situation sociale,</p>
<p>— de ses relations de famille,</p>
<p>— de son âge,</p>
<p>— de sa vie sexuelle, etc...</p>
<p>C’est ici que je vous mets et remets en garde contre les interprétations en vue de créer des systèmes. Voici ce qu’écrit Sankaran après avoir fait la même citation de Hahnemann :</p>
<p>« Cette citation a été également mentionnée au début de ce livre. Elle est importante parce qu’elle nous indique qu’Hahnemann savait que les remèdes d’une même famille partagent des points communs. Il suggère que c’est dans la façon d’exprimer ce trait de caractère que réside la différence entre <em>Ignatia amara</em> et <em>Nux</em> <em>vomica</em> ; <em>Nux vomica </em>l’exprime d’une manière agressive, tandis qu’<em>Ignatia amara</em> le fait dans le silence et la retenue. C’est ce que nous avons compris. Les remèdes d’une même famille partagent une sensation commune. Ce sera l'aspect et l’intensité de la perception et de la réponse à cette sensation qui va individualiser l’expression de chaque remède. Pour <em>Nux vomica</em>, ce sera une réponse agressive, caractéristique du miasme Typhoïde, pour <em>Ignatia amara</em>, une réponse très contrôlée, typique du miasme Cancer »</p>
<p>Ici, de façon très arbitraire, Sankaran s’embarque dans la création de miasmes « ad hoc » alors que Hahnemann ne veut parler que de tempéraments différents. David Little souligne aussi une question fort embarrassante : combien de cancers ont été traités par Ignatia ? La réponse est simple : zéro cas dans toute la littérature à ma connaissance.</p>
<p>Une fois encore, chaque médicament possède de nombreuses nuances et convient à des miasmes différents, d’autant que Sankaran détourne la notion de miasme créée par Hahnemann. En effet, dans l’esprit du fondateur, un miasme signifie contagion par un agent invisible hostile à la vie. C’est tout à fait une idée de maladie infectieuse.</p>
<p>Les travaux récents du P. Montagnier qui réhabilitent Benveniste vont dans ce sens. On se rend compte que c’est le sérum des personnes traitées pour leur sida en parfaite rémission biologique, sans arn circulant dosable qui émet pourtant le plus de signaux électromagnétiques avec la signature du virus. Cette rémanence sous une autre forme avait été clairement pressentie par Hahnemann d’après son génie de l’observation clinique.</p>
<p>A partir de la notion de miasme infectieux, on s’est rendu compte qu’il existait un ensemble de symptômes particuliers caractérisant chaque grand miasme, et il fallait faire un pas de plus pour décrire les miasmes comme des modalités réactionnelles de l’organisme face à une agression chronique. On s’est ensuite empressé de passer sous silence le fait que ces réalités cliniques sont intimement corrélées avec un agent infectieux pathogène, pour n’en décrire que la sphère psychique.</p>
<p>Sankaran a besoin pour repérer la position d’un médicament dans un système à deux dimensions d’un axe des abscisses et des ordonnées. Ayant dégagé la fameuse sensation commune de la famille (aux contours toujours très flous comme nous l’apprend la phylogénie) il lui manque l’autre coordonnée. Ce sont les miasmes qui la lui fournissent. Au passage, la notion de miasme devient un vrai fourre-tout qui décrit surtout une adaptation du comportement plutôt qu’un problème infectieux. Pourquoi dans ces conditions se contenter de 12 miasmes ? On se retrouve bien étriqué pour rendre compte des propriétés des familles de plantes qui ont plus de 12 membres, et loin d’être l’exception c’est la règle d’avoir de très grandes familles de plantes.</p>
<p>Dans ces conditions c’est souvent une manifestation de pure folie que de prétendre tout organiser et ranger dans des cases arbitraires. En général ce sont les sujets Anacardium ou Hyosciamus qui ressentent ce besoin, et ils sont très nombreux dans notre profession.</p>
<p>Plutôt que des théories, je vous propose un tableau très simple pour résumer les ressemblances, ce sera plus utile en pratique :</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="154" valign="top"></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Gelsemium</strong></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Nux vomica</strong></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Ignatia</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Etiologie principale</td>
<td width="154" valign="top">Suite de peur :</td>
<td width="154" valign="top">Suite de colère</td>
<td width="154" valign="top">Suite de chagrin</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Anticipation</td>
<td width="154" valign="top">+++</td>
<td width="154" valign="top">+</td>
<td width="154" valign="top">+++</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" width="154" valign="top">Effets de l’excitation</td>
<td width="154" valign="top">Paralysie et tremblement</td>
<td width="154" valign="top">Contraction clonique</td>
<td width="154" valign="top">Contraction tonique</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Accablement</td>
<td width="154" valign="top">Extériorisation</td>
<td width="154" valign="top">Intériorisation</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Couardise, s’enfuit</td>
<td width="154" valign="top">Impétuosité, monte à l’attaque</td>
<td width="154" valign="top">Courage, fait face avec dignité</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Comportement</td>
<td width="154" valign="top">Evitement de toute situation embarrassante, sentiment de fragilité   avec confusion mentale</td>
<td width="154" valign="top">Pragmatisme avec un accent particulier sur l’organisation et   l’efficacité, pensées persistantes sur le travail à accomplir</td>
<td width="154" valign="top">Idéalisme et une délicatesse dans ses perceptions, culpabilité et   ressassement</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Gelsemium</h2>
<p>Nous allons étudier un médicament dont j’ai longtemps différé l’étude car c’est un véritable monument dont il s’agit, il est difficile d’être synthétique sans omettre des points particuliers toujours importants.</p>
<p>Gelsemium à lui tout seul convient à une multitude de maux, notamment ceux que crée une société de surmenage et de sur-stimulation. Il est fréquemment indiqué dans de nombreux cas aigus et on rencontre aussi de plus en plus de cas chroniques, comme le syndrome de fatigue chronique, certaines scléroses en plaques, etc.</p>
<p>La pédanterie moderne en homéopathie consiste à épater son auditoire en prescrivant des remèdes rarissimes pour démontrer sa soi-disant maîtrise de la matière médicale. Gelsemium nous prouve tous les jours l’insuffisance de nos connaissances et le fait qu’un bon homéopathe se doit d’abord de connaître parfaitement ses classiques. Donner Baryta sulfurica ou Falcon peregrinum alors qu’on rate des centaines de cas de Gelsemium relève d’un processus mental qui nous incite à réviser Les Précieuses Ridicules de Molière.</p>
<h3>Un coup d’œil sur le Hering</h3>
<p>Je me propose à travers notre étude de suivre tout simplement la démarche qui est la mienne lorsque j’étudie un médicament. Avant d’ouvrir le moindre ouvrage d’un auteur classique, je regarde toujours l’encyclopédie et je relève les signes qui me semblent marquants. C’est vraiment la même chose que lorsqu’un patient arrive devant vous. Qu’a-t-il d’unique ? Comment et en quoi se différentie-t-il des autres, de la multitude ?</p>
<p><em>Immobilité cataleptique, hébétude, torpeur, somnolence. Stupeur, ne peut ouvrir les yeux. Inconscience</em>. Ceci nous donne la première image « brute » du médicament. Le patient semble « sonné », comme s’il était KO aussi bien au plan mental et peut-être émotionnel qu’au niveau des muscles périphériques. La première question qui se pose alors est « pourquoi un tel état ? ». La réponse nous est donnée partiellement par le symptôme suivant.</p>
<p><em>Après le décès de son fils, elle ressasse cette perte, perd parfois conscience, ou plutôt elle est plongée dans ses pensées ; elle s’imagine qu’elle est dans la tombe ; après cet accès, elle ressent une oppression thoracique étouffante</em>. Le tableau prend maintenant plus de cohérence : on dirait que l’organisme est sonné après avoir été soumis à un choc intense qui semble paralyser l’esprit. Le cerveau reste capable de ruminer, ressasser en boucle, on reste stuporeux. La matière médicale parle d’accès. On pourra probablement voir Gelsemium indiqué dans des crises de mélancolie pouvant se produire de façon récurrente après un trop plein d’évènements qui ont créé un état de choc que l’organisme ne parvient plus à gérer.</p>
<p><em>Engourdissement des facultés mentales, engourdissement de l’esprit &gt; après l’émission abondante d’urine aqueuse, incapacité à réfléchir, à fixer son attention, idées décousues, ne peut suivre longtemps son idée, s’il essaye de penser longtemps il est pris d’une douloureuse sensation de vide mental</em>. Vous voyez pourquoi Gelsemium est précieux devant les situations capables de produire un tel état, en d’autres termes, le trac sous toutes ses formes. L’idée qui se dégage ici est bien plus générale qu’un simple trac d’examen ou de se produire en spectacle ou devant une assemblée, un juge, etc.</p>
<p>Le stimulus externe est tout simplement trop important pour l’organisme, qui ne parvient pas à le gérer et se retrouve paralysé. Nous avons tous des limites à encaisser les évènements. Les sujets très sensibles pourront avoir besoin constitutionnellement de Gelsemium, le moindre rien représente pour eux une épreuve, avec la panique, la paralysie, comme une proie devant son prédateur. Mais ce sera le même remède si vous devez sortir de votre tranchée et monter à l’assaut tandis que tout explose autour de vous.</p>
<p>En raison du fait que l’on suppose être devant une forme d’hypersensibilité, nous devrons donc trouver aussi dans Gelsemium beaucoup d’engourdissements, qui sont autant de signes réactionnels à trop de stimulation.</p>
<p>L’encyclopédie nous donne ici deux signes qui nous font sursauter parce vous ne les rencontrez pour ainsi dire nulle par ailleurs.</p>
<p>Que vient donc faire ici <em>l’amélioration de l’état mental par l’élimination d’urines claires et abondantes</em> ? C’est pour le moins inhabituel, donc caractéristique du remède. Cette keynote a servi un nombre incalculable de fois à prescrire avec succès Gelsemium.</p>
<p>L’autre signe bizarre ici est <em>la sensation de vide quasiment douloureuse dans le cerveau en essayant de se concentrer</em>. Le cerveau est dans un tel état de fatigue que cette sensation particulière est générée lorsqu’on essaye de le « faire fonctionner ». Bien entendu c’est le pendant de l’extrême faiblesse des muscles périphériques.</p>
<p>On peut déjà ici soupçonner qu’un tel malade aura horreur de l’effort, du mouvement, et qu’il ne supportera pas qu’on le dérange.</p>
<p>Þ<strong>Bryonia</strong> est très proche de Gelsemium, notamment dans les cas aigus qui se développent progressivement. Les deux médicaments « fleurissent » au printemps lorsque l’on prend froid alors que l’on n’était pas assez couvert (Bry). Ou encore dès que soudainement il se met à faire chaud alors que jusqu’alors le froid régnait encore (Gels). On trouve le même visage empourpré, l’aggravation par le mouvement, l’aversion à être dérangé. Mais dans Bryonia l’irritation domine, le patient est hyperalgique, il souffre et comme il a mal de partout, il a autre chose à faire que de vous répondre. Dans Gelsemium, le patient est tout somnolent, fatigué, « ailleurs », il ne supporte pas qu’on le dérange car il n’arrive tout simplement pas à gérer votre demande, il ne comprend que lentement, la moindre sollicitation de l’intellect requiert un effort désagréable. Bryonia est grincheux, alors que Gelsemium est somnolent et « sonné ».</p>
<p>Bryonia ne supporte pas le mouvement qui aggrave ses souffrances et il a besoin de la pression qui le soulage tout en l’aidant à se maintenir immobile. Gelsemium n’a pas du tout envie de bouger, ce serait trop d’efforts car les muscles ne répondent pas à la volonté, les membres sont si lourds, il peut difficilement tenir sa tête, lever la main, sortir un bras des couvertures.</p>
<p>Bryonia transpire abondamment, Gelsemium quant à lui n’a pas soif du tout. Surveillez la miction : si l’on vous rapporte que le patient fait « d’énormes pipis », votre cas est bouclé.</p>
<p>Très caractéristique de Gelsemium : le frisson dans le dos qui remonte le long du dos ou bien le patient décrit cela comme une sorte de va et vient, vers le haut et le bas. Le frisson de Bryonia est bien entendu plus généralisé dans les cas graves type pneumonie, mais on le rencontre souvent au début de l’affection au niveau du dos, mais le frisson descend le long du dos.</p>
<p><em>Confusion, quand le sujet essaye de bouger, les muscles refusent d’obéir, étourdissement</em>. C’est ici le signe très caractéristique de la paralysie de Gelsemium. Les muscles n’obéissent pas à la volonté, il faut vraiment se concentrer et faire un effort pour obtenir le mouvement. Ceci est observé très fréquemment dans les affections aiguës qui appellent le remède (fièvre, grippe, etc.)</p>
<p><em>Accès de frénésie, yeux rouges, exorbités et effrayants, cheveux ébouriffés… Extrémités et tête alternativement chauds et froids. Manie aigue après mélancolie</em>. <em>Loquacité, les yeux brillants</em>. Ces signes vous montrent s’il en était besoin que la matière médicale regorge de signes opposés. Ceci représente chez chaque sujet sensible l’action et la réaction. Ici encore on retiendra le terme « accès », comme si le patient sortait brutalement de sa torpeur mélancolique. Quelles situations peuvent produire un tel état ? Probablement certains états inflammatoires du cerveau ou de ses enveloppes, ou encore le refoulement d’émotions violentes comme la colère, et qui sort ainsi par accès. On a donc des chances que Gelsemium soit adapté aussi aux personnes qui refoulent leur peine, leur souffrance morale.</p>
<p>Ceci est cohérent avec l’idée qu’on doit se faire de l’élimination surabondante d’urine claire qui apaise le patient. Il faut que vous ayez cette souplesse d’esprit pour comprendre l’ensemble de l’image d’un remède et comprendre comment une cohérence logique s’établit dans l’ensemble des signes apparemment épars. Vous trouverez Gelsemium dans la rubrique CHAGRIN/ Pleurer, ne peut (Nat-m) ; ou encore dans COLERE/ affections suite de. Gelsemium sera ainsi <em>très soulagé s’il parvient à pleurer</em>, c’est cohérent avec l’image du médicament.</p>
<p><em>Se réveille en sursaut en hurlant</em>. Tout n’est pas aussi calme et abattu qu’on pourrait le croire chez Gelsemium. Les peurs ou les sentiments refoulés semblent s’exprimer lors du sommeil, ce qui est classique dans le contexte de refoulement des émotions.</p>
<p><em>Désire qu’on le laisse seul ; irritable, hypersensible. Désire être tranquille, n’a pas envie de parler, ni d’avoir quelqu’un près d’elle, même si cette personne reste silencieuse</em>. Comme on pouvait le prévoir, voici le signe qui complète fort logiquement le tableau mental du remède. Chaque fois que vous avez des signes de paralysie et d’engourdissement, c’est que le remède produit aussi des spasmes et de l’hypersensibilité. Ce groupe de symptôme peut faire confondre Gelsemium avec des remèdes plus irritables comme Chamomilla, Nux-vomica, Bryonia (voir ci-dessus). La différence essentielle de Gelsemium avec les autres réside dans le fait que l’irritabilité n’est pas un signe prédominant, si on la cherche, on peut la provoquer. Le tableau est dominé par la faiblesse tremblotante, les vertiges, le ralentissement psychique. En entrant dans la chambre du malade, on sera frappé par le côté « stone », somnolent, sonné. Si vous entrez par exemple chez un patient Chamomilla, il va vous envoyer péter tout de suite comme première réaction.</p>
<p>Le signe « <em>grande dépression mentale chez les onanistes, avec confusion mentale et langueur excessive »</em> complète à son tour l’image du remède. Sur la sphère sexuelle, c’est Vithoulkas qui décrit le mieux la situation de Gelsemium :</p>
<p>« Le même thème s’applique à la sphère sexuelle : le désir est facilement déclenché mais n’est pas très fort, et la fragilité conduira souvent à la masturbation. Ils n’ont pas assez de vitalité, ni assez de courage pour s’engager dans une interaction sexuelle avec d’autres. Après la masturbation, ils se sentent donc très mal intérieurement ; ils ont une immense insatisfaction, de la tristesse. Il y a des émissions nocturnes sans érections, des émissions lors de la selle, et aussi rien qu’en caressant une femme. »</p>
<p><em>Sujet mélancolique et découragé. Préoccupé par le présent et par l’avenir. Peur de la mort, manque de courage pour se suicider</em>. Vous ne trouverez pas Gelsemium dans les rubriques comme RESSASSER, c’est souvent un médicament aigu dans les suites immédiates d’un chagrin, avec cet état de stase mentale que nous avons commencé à décrire.</p>
<p>Ceci permet de distinguer facilement avec <strong>Natrum muriaticum</strong> qui passe son temps à ruminer les évènements désagréables du passé. Les préoccupations de Gelsemium concernent surtout son état actuel et ce qu’il va devenir. Cela génère un <em>désespoir</em>, et du <em>découragement</em>, deux mots clés du remède.</p>
<p>Les pensées de suicide abondent pour échapper à leurs souffrances mais ils manquent de courage pour passer à l’acte, ce qui fait ressembler ici Gelsemium à Nux vomica, un autre membre de la famille des Loganiacées. Si Gelsemium a en quelque sorte les pattes coupées, Nux vomica réagit de la façon diamétralement opposée en générant spasmes et autres réactions spastiques. Gelsemium est caractérisé par le grand manque de courage, une anxiété qui le fait trembler, Nux vomica est juste à l’opposée.</p>
<p><em>Anxiété, incohérence de la pensée, aversion pour étudier</em>. <em>Le travail mental entraîne une sensation de découragement qui provient de la faiblesse cérébrale ; incapable d’attention dès qu’il s’agit de penser</em>. Les muscles n’obéissent plus, les membres sont lourds et fatigués, le cerveau ne peut pas travailler non plus. L’incapacité à penser est une keynote du remède. Ce tableau mental se retrouve dans presque toutes les affections où Gelsemium sera indiqué.</p>
<p><em>Chaque nouvelle excitante provoque de la diarrhée ; mauvais effets d’une peur ou d’une frayeur</em>. Nous voici devant le signe classique du remède. Nux vomica est surtout aggravé par le manque de sommeil, les veilles prolongées pour parvenir à travailler suffisamment. Le sujet Nux vomica typique est d’abord quelqu’un de sec et nerveux, dont les moindres gestes trahissent un tonus musculaire important, tandis que Gelsemium s’adapte merveilleusement bien au choc d’une nouvelle soudaine, d’une frayeur, qui provoque une paralysie, une détente musculaire.</p>
<p><em>Troubles suite d’annonce soudaine de mauvaise nouvelle, troubles suite de frayeur comme une diarrhée, une fausse-couche, etc</em>. On peut dire que suite au stimulus soudain, le patient Gelsemium lâche tout d’un coup : diarrhée, fausse-couche, etc. Essayez de garder cette image en tête de quelqu’un qui lâche un objet qu’il tient dans sa main. Gelsemium est vraiment par excellence le remède de la trouille et de ses effets paralysants ; incapable de faire face, il ouvre les sphincters là où le sujet Nux vomica « serre les dents » et cherche à foncer dans le tas.</p>
<p>Cette paralysie affecte aussi les nerfs sensitifs. Je vous narre ici l’anecdote de la surdité brutale du chauffeur du Dr. Schmidt. L’homme accourt consulter son patron qui s’enquiert donc des circonstances de survenue. Il s’avère bien vite que le trouble s’est déclenché peu après qu’un coup de fil lui ait appris une très mauvaise nouvelle familiale. Il vous reste à croiser les rubriques HYPOACOUSIE/ soudaine et MAUVAISES NOUVELLES pour prescrire tout de suite Gelsemium avec un effet quasi immédiat.</p>
<p><em>Appréhension nerveuse d’apparaître en public, chez les chanteurs et les orateurs</em>. Je vous cite de nouveau Vithoulkas :</p>
<p>« Sur le plan émotionnel, ces gens sont extrêmement timides, ils ont une sainte horreur de se trouver avec d’autres gens, ils ne sont pas sociables, avant tout parce qu’ils manquent d’énergie pour gérer les interactions. Ils n’ont tout simplement pas assez d’énergie pour faire face aux nécessités et aux responsabilités de la vie. Cette aversion pour communiquer ou participer à une réunion peut atteindre des sommets comme jusqu’à être pétri de peur (couardise) devant une assemblée, passer devant un juge, passer un examen. Cette incapacité à affronter les responsabilités de la vie mais aussi le stress ordinaire d’une journée banale peut atteindre le point où ils se retrouvent incapables de gérer leur présence dans des réunions les plus anodines »</p>
<p>Ceci fait de Gelsemium le remède principal de la <strong>trouille</strong>. C’est par excellence le remède de la peur qui paralyse, qui provoque un relâchement des sphincters, etc. Nous verrons plus loin les médicaments de l’anticipation.</p>
<p><em>Troubles après une excitation ou une mauvaise nouvelle ; après des émotions soudaines ; par anticipation d’évènements inhabituels ; dépression générale provoquée par la chaleur du soleil en été</em>. Clairement, on voit ici la fragilité du patient qui ressent un choc et ne parvient pas à le gérer, cette sensation est courante chez de nombreuses plantes, les ombellifères par exemple sont ici très proches. Ce qui est plus intéressant ici c’est l’importance des effets de la chaleur du soleil en été. Ce facteur météo est très important, il faut apprendre bien vite dans notre profession à regarder le temps qu’il fait et se dire :</p>
<p>-          Il fait un froid terrible, le ciel est bleu et il y a un vent glacial : Aconit.</p>
<p>-          On a eu bien froid, le temps commence enfin à s’améliorer après l’hiver : Bry, Gels.</p>
<p>-          Il fait super chaud, on a trop mangé ou bu trop froid : Ant-c.</p>
<p>Etc.</p>
<p><em>Effets du chagrin, ne peut pleurer ; &lt; en pensant à ses symptômes ; &lt; également en lui parlant de la personne qu’il a perdue ; &gt; en parlant d’autre chose ; oppression et palpitations cardiaques  ; ressent une impression de danger ; visage congestionné ; insomnie ; abattement ; sensation d’endolorissement autour du cœur</em>. Pesez bien chaque mot de Hering, cela vaut de l’or. Vous voyez ici comme se manifeste <strong>l’évitement</strong> chez Gelsemium : ne pas parler de ce qui blesse, ne pas penser non plus. C’est l’une des manifestations de la lâcheté du remède. Nous sommes ici aux antipodes d’Ignatia (rester digne) mais surtout Nux vomica (foncer dans le tas).</p>
<p>Ici un ajout à faire dans le Répertoire : ILLUSIONS/ Danger/ sentiment de. Vous comprenez que le patient vit dans la crainte permanente, un peu à la façon de Medorrhinum. Ce sentiment de danger est ici tout à fait bizarre puisqu’il apparaît dans un contexte de chagrin. Vous mesurez ainsi toute l’empreinte de Gelsemium : l’esprit est tellement choqué que la peur est générée en réaction.</p>
<p>Les sensations physiques sont aussi de la plus haute importance. Le visage congestionné est une caractéristique du médicament, notamment dans les affections aiguës. N’oubliez pas que c’est un remède très congestif. L’insomnie suite d’idéation est très classique, toutes les Loganiacées la présentent. Enfin, la sensation d’endolorissement, les courbatures, etc. se manifestent presque dans chaque cas qui a besoin de Gelsemium. Suite à un chagrin, ressentir de l’endolorissement autour du cœur n’est probablement pas sans signification.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<title>HELLEBORUS NIGER</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 09:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Introduction
C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>Introduction</h2>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-441" title="Helleborus_niger" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de la forme de sa fleur et de l´époque de l´année ou elle fleurit.</p>
<p> L´ellébore noir se rapproche beaucoup de l´Ellébore oriental des Anciens dont l´action était si renommée dans les troubles mentaux.</p>
<p> La racine de la plante, noire en dehors (d’où son appellation), blanc à l´intérieur, à une saveur astringente, douceâtre, amère, nauséeuse, et une odeur désagréable. C’est dans la racine que l’on trouve deux principes actifs, l’helléborine qui paralyse le système nerveux (stupéfaction proche de celle d’Opium) et l’helléboréine qui a une action cardiaque (proche de celle de la digitale) et un acide qu’on suppose être l’acide aconitique.</p>
<p> On prépare par macération dans l´alcool à 90° de cette racine fraîche, une teinture mère à partir de laquelle nous obtenons par dilutions hahnemanniennes successives, les différentes dynamisations du remède.</p>
<h2>Les Renonculacées</h2>
<p>Le type de cette famille est représenté par les <a href="http://www.cosmovisions.com/renoncules.htm">Renoncules</a>, dont une espèce très commune, la Renoncule âcre (Ranunculus acris), est vulgairement appelée « bouton d'or » à cause de la couleur de ses <a href="http://www.cosmovisions.com/fleur.htm">fleurs</a>. C'est la structure de ces dernières qui fournit les caractères distinctifs de la famille.</p>
<p>Définition : Plante dicotylédone à pétales séparés, aux carpelles indépendants fixés sur un réceptacle bombé.</p>
<p>Dicotylédone : plante à fleurs (angiosperme) herbacée ou arborescente, à feuilles aux nervures généralement ramifiées, et dont la graine contient une plantule, le plus souvent à deux cotylédons.</p>
<p>Les remèdes couramment utilisés dans cette famille en Homéopathie :</p>
<p><em> Aconitum napellus</em><strong> </strong></p>
<p> <em>Cimicifuga racemosa</em></p>
<p> <em>Clematis erecta</em></p>
<p> <em>Helleborus niger</em></p>
<p> <em>Hydrastis canadensis</em></p>
<p> <em>Pulsatilla nigricans</em></p>
<p> <em>Ranunculus bulbosus</em></p>
<p> <em>Ranunculus sceleratus</em></p>
<p> <em>Staphysagria</em></p>
<h2>Helleborus selon Rajan Sankaran</h2>
<p>Le principal symptôme d’<em>Helleborus niger</em> est une sorte d’anesthésie ou d’engourdissement. Cet engourdissement est très marqué et exactement l’opposé de l’hypersensibilité ; comme les autres Renonculacées, elle est maladivement susceptible. Les patients <em>Helleborus nigrus</em> peuvent être blessés soudainement, de façon intense et, pour se défendre, se mettent en état de choc, devenant ainsi complètement engourdis.<strong> </strong></p>
<p>Knerr donne le symptôme suivant où <em>Helleborus niger </em>est le seul remède :</p>
<p>-           Colère, irascibilité, facilement en, consolation agg., ne veut pas être perturbé.</p>
<p>Il a aussi la rubrique :</p>
<p>-           Désir de rentrer chez lui.</p>
<p>Ces deux rubriques nous font penser à <em>Bryonia alba</em> (Violacées), un remède du miasme Typhoïde. Cet engourdissement et ce désir de ne pas être troublé ne résulte pas de la peur (Papavéracées), ni d’un traumatisme (Composées), mais de la colère. La sensibilité nerveuse de la famille se traduit par de la colère (contrariété) au niveau mental, et la réaction d’<em>Helleborus niger</em> est de ne pas vouloir être dérangé (miasme Typhoïde).</p>
<p>Lorsque la sensation de la famille des Renonculacées est associée au miasme Typhoïde, la sensation d’<em>Helleborus niger</em> pourrait être : <em>Doit renfermer ou </em>"<em>émousser</em>"<em> son irritabilité sinon il va mourir</em>.<em> </em></p>
<p>D’après Phatak : "les sensations s’émoussent et les réponses sont lentes."</p>
<h2>Principaux Tableaux Cliniques</h2>
<p> </p>
<h6>Ce que l’on retient en première lecture de la pathogénésie d’Helléborus, c’est la forme grave :</h6>
<p>Le malade git inerte dans son lit, couché sur le dos, les jambes repliés. Il est inconscient, il peut même délirer, c’est un délire plutôt passif, bien différent du délire maniaque de Belladonna et de Stramonium par exemple.</p>
<p>Il a tendance à glisser au fond de son lit :</p>
<p><strong>Lit, glisse</strong> dans le (faiblesse paralytique) (Voir Faiblesse-Paralysante-Glisse) : <em>apis.</em>, <em>ars.</em>, arum-t., <em>bapt.</em>, carb-v., <em>hell.</em>, <em>lach.</em>, mosch., <strong>mur-ac.</strong>, <em>nit-ac.</em>, nux-m., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, <em>rhus-t.</em>, zinc.<sup>16</sup></p>
<p>Sa tête roule d’un côté sur l’autre :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête : <strong><em>A</em></strong><em>gar.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>pis.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, ars., <strong>Bell.</strong>, <em>bry.</em>, caust., <em>cic.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, <strong>C</strong>lem., <strong>C</strong>olch., <strong>C</strong>or-r., <strong><em>C</em></strong><em>rot-t.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>upr.</em>, <strong>D</strong>ig., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>yos.</em>, <strong>K</strong>ali-br., <strong>K</strong>ali-i., <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ed.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>erc.</em>, <strong>N</strong>aja., <em>nux-m.</em>, <strong>O</strong>ena., <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong>P</strong>h-ac., <strong>P</strong>hos., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em>, <strong>P</strong>yrog., sec., <strong><em>S</em></strong><em>il.</em>, <strong>S</strong>pong., <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph., <em>tarent.</em>, <strong>TUB.</strong>, <strong>V</strong>erat., <strong>V</strong>erat-v., <strong>Z</strong>inc.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête, <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« C´est toute une image ! il dit "NON".</p>
<p> Il dit non à l´existence, il dit non à tout, il NIE la réalité, la vie en générale. Il S´ISOLE et REGRESSE. Il n´est plus capable de se réaliser, d´atteindre les buts de l´existence qu´atteint tout un chacun, mais il en SOUFFRE. » M. Brunson</p>
<p>Ou sa tête s’enfonce dans l’oreiller :</p>
<p><strong>ENFONCE</strong> la tête dans l'oreiller : <strong>apis.</strong>, <em>arn.</em>, arum-t.<sup>8</sup>, <strong>bell.</strong>, <em>bry.</em>, camph., crot-t., dig., <em>hell.</em>, helo.<sup>12</sup>, hyper., lach.<sup>3</sup>, <em>med.</em>, psor.<sup>11</sup>, sang.<sup>3</sup>, <em>stram.</em>, sulph., tarent., <strong>tub.</strong>, verat.<sup>3</sup>, verat-v.<sup>34</sup>, zinc.<sup>3</sup></p>
<p>Ou il se tape la tête avec la main.</p>
<p>Son regard est fixe, les yeux grand ouverts ou mi-clos :</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>FIXITÉ</strong> du regard / <strong>stupeur</strong>, pendant un accès de : ars., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut avoir des mouvements des yeux, à type de roulement, voire des mouvements convulsifs pendant le sommeil, les yeux peuvent être tournés vers le haut.</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>TOURNÉS</strong> / <strong>haut</strong>, vers le / <strong>fièvre</strong>, pendant : hell.</p>
<p>On peut avoir des anomalies pupillaires : <strong>Mydriase </strong>ou alternance de mydriase et de myosis.</p>
<p>Sur le bord des narines, on peut même voir des fuliginosités noirâtres :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>COLORATION</strong> / <strong>NOIRE</strong>, dépôts et fuliginosités noirâtres : <em>ant-t.</em>, <em>chlor.</em>, <em>colch.</em>, crot-h.<sup>3</sup>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>lyc.</em>, merc., <em>zinc.</em></p>
<p> La face est pâle et creusée, le front est plissé, couvert de sueurs froides.</p>
<p>Les lèvres sont craquelées, fissurées, il se les épluche sans cesse :</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>ÉPLUCHE</strong> / <strong>Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<p>Il a une fétidité horrible de la bouche. (2°).</p>
<p>La langue peut faire saillie :</p>
<p><strong>B : TIRÉE</strong>, Langue : absin., acet-ac., acon., <em>apis.</em>, bell., cina., cocc., <strong>crot-h.</strong>, ferr-m., <em>hell.</em>, hydr-ac., hyos., <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, <em>merc-c.</em>, nux-v., oena., op., <strong>phyt.</strong>, plb., sec., stram., stry., sumb., syph., tab., vip.</p>
<p><strong>B</strong> : <strong>MOUVEMENT</strong> / <strong>Langue</strong> / <strong>côté</strong> à l'autre, d'un : <em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em></p>
<p>La salive coule de la bouche, les commissures des lèvres s´ulcèrent.</p>
<p>Il peut avoir également des mouvements automatiques :</p>
<ul>
<li>Soit de la tête</li>
<li>Soit du maxillaire inférieur :</li>
</ul>
<p><strong>MASTICATION</strong>, mouvements de (Voir <strong>Dents-</strong>Grincer) : <em>acon.</em>, asaf., aster.<sup>7</sup>, <em>bell.</em>, <strong>bry.</strong>, <em>calc.</em>, caust.<sup>7</sup>, cham., cic., cina., fl-ac., gels., <em>hell.</em>, ign., lach., <em>merc.</em>, mosch., nat-m., <em>phos.</em>, plb., ruta.<sup>7</sup>, sec.<sup>7</sup>, sep., sol-n., <em>stram.</em>, verat.</p>
<p><strong>VISAGE - MASTICATION; mouvement de - cérébrales; dans les affections : </strong>bry.<sub>ptk1</sub> hell.<sub>mrr1</sub></p>
<p><strong>VISAGE - MOUVEMENTS des muscles faciaux - constant; mouvement - Lèvres; des - délire; pendant le</strong></p>
<p>hell.<sub>k2</sub> stram.<sub>sne</sub></p>
<p><strong>Chute de la mâchoire intérieure.</strong></p>
<ul>
<li>soit des mains: mouvements carphologiques:</li>
</ul>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>GESTES</strong>, fait des / <strong>draps</strong>, tripote les :  <strong>A</strong>con., <strong>A</strong>nt-c., <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, <em>ars.</em>, <strong>A</strong>tro., <em>bell.</em>, <strong>C</strong>ham., <strong>C</strong>hin., <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, cocc., <strong><em>C</em></strong><em>olch.</em>, <strong>C</strong>on., <strong>D</strong>ulc., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong>H</strong>ep., <strong>hyos.</strong>, <strong><em>I</em></strong><em>od.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-br.</em>, <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ur-ac.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>h-ac.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>sor.</em>, <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, <strong>S</strong>ol-n., <strong>stram.</strong>, <strong>S</strong>ulph., <strong>V</strong>erat-v., <strong><em>Z</em></strong><em>inc.</em>, <strong>Z</strong>inc-m.</p>
<p>ou il se met les doigts dans le nez :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>CURER</strong> / <strong>le</strong> nez / <strong>affections</strong> cérébrales, dans les : <strong>cina.</strong>, <em>con.</em>, <em>hell.</em>, <strong>SULPH.</strong></p>
<p>Ou il s’épluche les lèvres :</p>
<p><strong>Vig, épluche, Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<ul>
<li>Il peut y avoir des mouvements convulsifs voire de l’épilepsie. Dans certains cas, hémiconvulsions, avec paralysie du côté opposé.</li>
</ul>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>involontaires</strong> / <strong>un</strong> bras et d'une jambe, d' : <strong><em>A</em></strong><em>poc.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>occ.</em>, <em>hell.</em></p>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>Mbres</strong> sup / <strong>automatiques</strong> / <strong>d'un</strong> seul membre :  <strong><em>A</em></strong><em>lum.</em>, <strong>A</strong>pis., <strong>B</strong>ell., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut crier ou gémir :  </p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>CRIER</strong>, hurler / <strong>méningite</strong>, dans la (cri encéphalique) : <strong>apis.</strong>, arn., ars., bell., <em>carb-ac.</em>, cic., cupr., <strong>D</strong>ig., dulc., <em>glon.</em>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-i.</em>, <em>lyc.</em>, <strong>M</strong>erc-c., phos., <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, sol-n., stram., sulph., <em>zinc.</em></p>
<p>Donc, un tableau extrêmement effrayant, présageant une évolution défavorable très rapide. Il s’agit en fait d’un tableau très tardif du remède. Il va de soi qu’en pratique quotidienne, il y a peu d’occasions sinon pour des urgentistes homéopathes de prescrire ce remède selon cette description.</p>
<p><strong>Indications du remède à ce stade :</strong></p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans les affections du cerveau, de la moelle épinière, du système nerveux dans son ensemble et de l´esprit, mais spécialement dans les maladies inflammatoires aiguës du cerveau, de la moelle épinière et de leurs séreuses, ainsi que dans les troubles voisins de la démence. » Kent</p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans cette forme adynamique de la typhoïde qu´on appelait "typhoïde apathique". » Kent</p>
<p>« … Selon ma compréhension du remède, il serait très utile dans les cas cancéreux ou non de tumeurs du lobe frontal. » George Vithoulkas</p>
<p>Evolution :</p>
<p>Kent insiste fortement dans son exposé sur Helleborus dans sa Matière Médicale sur ce sujet. « Le remède agit lentement dans ces cas d´affections du cerveau et de la moelle épinière qui sont lentes, rebelles et donnent au malade un aspect stupide.</p>
<p> Quelquefois il n´y a aucun changement apparent jusqu´au lendemain du jour où le remède a été administré, ou même jusqu´à la nuit suivante : alors surviennent des sueurs, de la diarrhée ou des vomissements - une réaction enfin.</p>
<p> Il ne faut pas les entraver, il ne faut donner aucun remède : ce sont des signes de réaction. Si l´enfant a suffisamment de vitalité pour guérir, il guérira maintenant. Si on arrête les vomissements avec un remède quelconque, on antidotera HELLEBORUS. Laissez tranquilles les vomissements, la diarrhée ou les sueurs, et ils disparaîtront dans la journée. L´enfant se réchauffera et en quelques jours reprendra conscience...et puis, qu´est-ce qui se passera ensuite?</p>
<p>                Imaginez seulement ces doigts, ces mains et ces membres engourdis, cette peau engourdie partout.  Quel est, à votre avis, le symptôme le plus susceptible d´exprimer l´éveil de cet enfant stupide? Vous devez le connaître. .. C´est une observation clinique que vous pourrez contrôler si vous voyez des cas d´HELLEBORUS et des cas de ZINCUM… Eh bien! Les doigts de cet enfant commenceront à picoter. Tandis qu´il retrouvera son état nerveux normal, ses doigts commenceront à picoter, son nez et ses oreilles picoteront, et il commencera à crier, à se tourner sur le ventre et sur le dos et à se rouler dans son lit. Les voisins arriveront et diront : "A votre place je congédierais ce médecin, s´il ne donne quelque chose pour calmer cet enfant"; mais, si vous donnez effectivement quelque chose pour le calmer, vous pouvez être sûrs que le bébé sera mort dans les vingt-quatre heures. Cet enfant est en train de guérir, laissez-le tranquille. »</p>
<p><strong><em>Cas de fièvre typhoïde</em></strong></p>
<p>Un jeune garçon âgé de 12 ou 14 ans. Après deux semaines d’une très forte fièvre, la maladie semblait s’être focalisée au niveau cérébral. La diarrhée s’était arrêtée, il n’urinait plus, et il semblait complètement inconscient ; les yeux restaient grand ouverts et totalement immobiles ; la projection d’une forte lumière sur ses yeux en mydriase n’entraînait aucune réaction pupillaire. Il semblait complètement idiot, et les pulsations cardiaques étaient faibles et très lentes, 'seul le cerveau semble être la partie du corps encore active'.</p>
<p>Sous l’action d’Helleborus Niger 1000th (B. et T.) la diurèse a reprise puis est devenue très abondante, il a recommencé à bouger de temps à autre et très lentement il a recouvré sa conscience. Le premier signe qu’il a donné montrant qu’il commençait à bien comprendre ce qui se passait autour de lui fut celui-ci : c’était un garçon qui depuis toujours avait été collectionneur de monnaie et plus particulièrement de pièces de monnaie en argent. En l’examinant un soir à l’aide d’une lampe pour tester son attention, le père m’a dit, "Essayer avec une pièce de monnaie".</p>
<p>Je lui ai alors présenté un dollar en argent de façon telle que la lumière de la lampe en projette le reflet sur ses yeux, et pendant un seconde, il a fixé son regard sur la pièce et s’est mit à rire tout haut - "Ha! ha! Nous en avons aussi", mais ce n’est que plusieurs jours plus tard qu’il a pu voir parfaitement et demander ce qu’il souhaitait. L’amélioration s’est faite de façon progressive jusqu’au retour à la normalité avec Helleborus. Ce cas illustre bien la sphère d’action de ce remède, que ce soit lors d’une méningite aigue ou d’une fièvre typhoïde, lorsque l’action se focalise à la tête, et avec ces symptômes.</p>
<p><strong>Nash E. B</strong></p>
<p>(B et T= Boericke et Tafel : Encouragés par Hering à préparer des remèdes homéopathiques, en 1853, Francis E. Boericke et Adolph J. Tafel ont fondé la compagnie du même nom aux U.S.A. En moins de 10 ans, ils ont ouvert des pharmacies en Pennsylvanie, New York, New Orleans, San Francisco, Pittsburg, Washington, Minneapolis, Chicago et Cincinnati. Ils ont fourni en remèdes quelques uns des plus célèbres homéopathes de leur époque, Hering et Kent inclus.) </p>
<h6><strong>Mais il y a heureusement un tableau plus précoce</strong><strong> </strong></h6>
<p>où le sujet est conscient, mais avec un ralentissement intellectuel (sluggishness), il semble abruti. Hahnemann, le premier, a décrit cet état  en écrivant dans son Traité de Matière Médicale :</p>
<p>« Je conclus de différentes observations qu’il faut regarder comme le premier des principaux effets de l’Hellébore noire, la stupeur, l’émoussement du sensorium commune, l’état dans lequel, avec bonne vue, on ne voit qu’incomplètement et qu’on ne fait attention à rien ; où, avec une ouïe saine, on n’entend point clairement ; où, avec des organes gustatifs bien constitués, on ne trouve de goût à rien ; où l’on est toujours ou souvent sans penser ; où l’on se souvient peu ou pas du passé, même de ce qui vient d’arriver ; où rien ne réjouit ; où l’on ne fait que sommeiller légèrement ; où l’on ne peut goûter un sommeil véritable et rafraîchissant ; enfin où l’on veut travailler sans avoir l’attention ou les forces nécessaires pour le faire. » </p>
<p>« C´est une sorte d´état paralytique, que le terme de "stupéfaction" exprime bien.</p>
<p>Ne peut pas former des idées; ne peut pas fixer son attention; ne peut pas concentrer son esprit.</p>
<p>Le malade paraît à demi idiot. » Kent</p>
<p>Donc émoussement de tous les sens,</p>
<p>Il y a comme le dit Vithoulkas, une rupture de la communication, « Helleborus bloque la communication au sens le plus général du terme. Il semble abasourdir cette portion du cerveau qui reçoit, traite et interprète les données sensorielles du monde extérieur. Il y a une lenteur rampante dans ce processus. Le patient Helleborus se demande : "Qu’ai-je entendu? Que se passe-t-il?". C’est après un temps de réflexion qu’est intégrée une compréhension de ce qui s’est passé...</p>
<p>La description ci-dessus qu’Hahnemann nous donne, n’est pas tout ce qui constitue le portrait d’Helleborus,  mais il nous offre des indices de ce que nous devrons trouver en fait dans de tels cas. Il faut voir la difficulté de communication, la difficulté à percevoir et à répondre. La conscience de sa situation, la communication avec son entourage est extrêmement lente et très détériorée. »</p>
<p>Lors de la consultation d’un tel patient, ce qui va rapidement étonner, c’est le temps de réponse du patient à nos questions. Il réfléchit longtemps avant de donner une réponse. Les réponses peuvent être aussi confuses.</p>
<p><strong>RÉPONDRE</strong> (Voir Élocution) :</p>
<p><strong>lentement</strong> (Voir Lenteur-Parlant) : agar-ph., <em>anac.</em>, ars., carb-h., <em>carb-v.</em>, <em>cocc.</em>, <em>con.</em>, cupr., <em>gels.</em><sup>3b+7</sup>, <strong>hell.</strong><sup>7'</sup>, <em>kali-br.</em>, <strong>merc.</strong>, <em>nux-m.</em>, op., ox-ac., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, plb., rhod.<sup>3b+7</sup>, <em>rhus-t.</em>, sep., sul-ac., <em>sulph.</em>, <em>thuj.</em>, zinc.</p>
<p><strong>réfléchit</strong> longtemps avant de : alum.<sup>-15</sup>, <em>anac.</em>, <em>cocc.</em>, <em>cupr.</em>, grat., <strong>hell.</strong>, merc.<sup>1b</sup>, <em>nux-m.</em>, <em>ph-ac.</em>, <strong>phos.</strong><sup>7'</sup>, zinc.<sup>1b</sup></p>
<p><strong>confusément</strong>, comme s'il pensait à qq. ch. d'autre : bar-m., <em>hell.</em>, mosch.</p>
<p>On peut voir les efforts qu’il fait pour réunir ses idées et donner une réponse adaptée. Il a tendance à plisser son front sous l’effort.</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>RIDÉ</strong>, plissé / <strong>Front</strong> : Acet-ac., <strong>A</strong>gar.<sup>3</sup>, <strong>A</strong>lum., <strong>A</strong>m-c.<sup>3</sup>, <strong>B</strong>rom., <strong>B</strong>ry.<sup>3</sup>, <strong>C</strong>alc-p.<sup>3</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>aust.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ham.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ycl.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <strong>G</strong>rat., <em>hell.</em>, <strong>L</strong>achn.<sup>12</sup>, <strong>lyc.</strong><sup>5</sup>, <strong>M</strong>ang., <em>merc.</em><sup>88'</sup>, nat-m., <strong>N</strong>ux-v.<sup>88</sup>, <strong>O</strong>x-ac., <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em><sup>88'</sup>, <strong>R</strong>heum., <strong>R</strong>hus-t., <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em>, <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph.<sup>3</sup>, <strong>S</strong>yph.<sup>3b</sup>, <strong>V</strong>erat.<sup>-11</sup>, <strong>V</strong>iol-o.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Il y a aussi un problème dans la transmission de l’influx nerveux du cerveau vers les membres, les muscles ne réagissent pas bien, le patient doit faire un effort de concentration pour faire un mouvement, si on le distrait, il peut laisser tomber un objet qu’il tenait dans la main, par exemple.</p>
<p>Indifférence</p>
<p>Une caractéristique importante est une indifférence générale, indifférence à son environnement, à la douleur, il ne se plaint jamais ou peu, il ne s’intéresse à rien, ne prend aucun plaisir.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>INDIFFÉRENCE</strong>, aboulie, apathie, etc :</p>
<p><strong>aime</strong>, à ceux qu'il (voir Proches) : <em>acon.</em>, ars., <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, merc., nat-p., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>proches</strong>, à ses (voir Aime) : <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, hep., nat-c., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>souffrance</strong>, à la (Voir <strong>Généralités-</strong>Analgésie) : <em>hell.</em>, <strong>op.</strong>, <strong>Stram.</strong></p>
<p><strong>désir</strong> ni volonté, n'a ni : hell.</p>
<p>Idées fixes :</p>
<p>« La malade imagine que par ses péchés elle a laissé passer le jour de la grâce. Comme le malade AURUM elle croit qu´elle agit mal, qu´elle est en train de commettre un péché impardonnable. Ceci est d´autant plus prononcé qu´elle s´approche davantage de la démence. "Une vieille femme ayant été accusée de vol par les femmes du voisinage, le prit tellement à cœur qu´elle se pendit. Ce suicide produisit un tel effet sur les femmes du village que, l´une après l´autre, chacune s´accusa d´avoir causé la mort de la vieille femme." » Kent</p>
<p><strong>ILLUSIONS</strong>, imaginations, hallucinations (Voir Folie, Pensées-Persistantes; Voir <strong>Sommeil-</strong>Rêves) :</p>
<p><strong>mal</strong> agi, pense avoir (voir Crime, Néglige; Voir Anxiété-Conscience) : <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <strong>A</strong>ur-a.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>rot-c.<sup>-10</sup>, <strong>C</strong>ycl., <strong>D</strong>ig., <em>hell.</em>, hyos.<sup>7</sup>, <em>ign.</em>, lyc., merc., <strong>N</strong>at-a., puls., <strong>S</strong>arr.<sup>11</sup>, sulph.<sup>16</sup>, thuj.</p>
<p><strong>mourir</strong>, il va (Voir Mort-Pressentiment) : <strong>acon.</strong>, <strong>A</strong>gn.<sup>12</sup>, <em>arg-n.</em>, <strong>A</strong>rn.<sup>1b</sup>, ars.<sup>1b</sup>, bar-c., <strong>B</strong>ar-m.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>act.<sup>2</sup>, calc.<sup>5</sup>, cann-i., cench.<sup>1b</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>hel.</em>, <em>croc.</em>, <strong>C</strong>upr., hell.<sup>16</sup>, <strong>I</strong>ris-t.<sup>12</sup>, <strong>K</strong>ali-c., <strong>L</strong>ac-d., lach.<sup>2</sup>, <strong>L</strong>ac-lu.<sup>-2</sup>, <em>nit-ac.</em>, nux-v., petr., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em><sup>1</sup>, rhus-t., stram., <em>thuj.</em></p>
<p><strong>nouveau</strong>, tout est (voir Changé, Étrange) : <em>hell.</em><sup>88</sup>, stram.</p>
<p><strong>morts</strong>, avec des (voir Voix-Mortes), parle, elle : bell., <strong>calc-sil.</strong><sup>1</sup>, canth., hell., <em>hyos.</em>, nat-m., stram.</p>
<p>Le patient peut avoir des pressentiments de mort et prédire l’heure de sa mort.</p>
<p><strong>prédit</strong> l'heure de sa mort (Voir Peur-Mort-Prédit) : <strong><em>predicts</em></strong><em> the time</em> : <strong>acon.</strong><sup>1</sup>, agn.<sup>-15b</sup>, <em>aloe.</em><sup>2</sup>, alum.<sup>7</sup>, <em>arg-n.</em>, cench.<sup>1b</sup>, <strong>H</strong>ell.<sup>1b</sup>, lac-d.<sup>34</sup>, <strong>T</strong>hea.<sup>7</sup></p>
<p>Helleborus est bien différent ici d’Aconit qui a une peur intense de la mort ce qui n’est pas le cas d’Helleborus. </p>
<p>Tristesse</p>
<p>Ce tableau débouche sur un état de tristesse, pouvant à aller jusqu’à la dépression, voire la mélancolie.</p>
<p>« Quand elle est capable de se lever, la malade semble triste,  elle reste assise à ne rien dire et paraît plongée dans l´affliction. Mais elle ne fait pas de grandes lamentations, elle ne marche pas en long et en large ni ne se tord les mains comme la malade AURUM. Elle est dans un état d´apathie; elle a l´air triste et mélancolique, alors que, peut être, elle ne pense que bien peu. Toute tentative de consolation, tant que la malade est capable de penser, en fait qu´aggraver la situation. Comme chez NATRUM MUR., les maux sont aggravés par la consolation, mais les maux de NATRUM MUR. ne ressemblent pas du tout à ceux-ci. Quand le malade HELLEBORUS est capable de réfléchir à ses symptômes ils paraissent s´améliorer. » Kent</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>ASSIS</strong> / <strong>immobile</strong> : alum.<sup>16</sup>, arn., aur., brom., cham., chin-a., <em>cocc.</em>, elaps., <em>gels.</em>, haliae-lc.<sup>-4</sup>, hell., <em>hep.</em>, <strong>hipp.</strong>, <em>plat.</em>, <strong>puls.</strong>, <em>sep.</em>, stram., <strong>verat.</strong><sup>1</sup></p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>PENSER</strong> / <strong>troubles</strong>, à ses / <strong>amél</strong> : <strong>camph.</strong><sup>7'</sup>, cic., <em>hell.</em>, mag-c., pall., prun.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>TRISTESSE</strong>, dépression mentale (Voir Morose, Pleurer),</p>
<p><strong>heureux</strong>, en voyant des gens : <strong><em>happy</em></strong><em>, on seeing others (on seeing a happy person, he becomes melancholy and then only he feels very unhappy)</em> : hell.<sup>11+16 </sup></p>
<p><strong>puberté</strong>, avant la : <strong><em>before</em></strong><em> puberty, in</em> : <em>ars.</em>, calc-p., <em>hell.</em>, <em>lach.</em></p>
<p><strong>premières</strong> règles : <strong><em>the</em></strong><em> first menses</em> : <strong>H</strong>ell.</p>
<p>Troubles des la mémoire :</p>
<p><strong>Hahnemann écrit dans son proving : « Le passé est oublié ou il ne s’en souvient qu’à peine. » Les problèmes de mémoire peuvent prendre une forme plus grave. Vithoulkas écrit : « Ils peuvent dire : « J’oublie ce que je viens de dire ». Ils entendent quelque chose, et ils oublient immédiatement toute la phrase, toute l’idée contenue. Ils peuvent lire quelque chose, mais ils sont incapables de ne retenir une idée de ce qu’ils viennent de lire. » </strong></p>
<p>Irrésolution :</p>
<p><strong>Vithoulkas écrit : « Une conséquence de ce manque d’efficacité intellectuelle d’Helleborus, c’est l’irrésolution. Ces sujets ne peuvent prendre la moindre décision, par exemple, que prendre, qu’acheter, où aller, etc. Helleborus est un des principaux remèdes pour l’indécision. »</strong></p>
<p>Anxiété<strong> : </strong></p>
<p><strong>Tout ce tableau explique l’anxiété d’Helleborus, avec la peur qu’un malheur n’arrive, avec la peur de rester seul la nuit (</strong><strong><em>camph.</em></strong><strong>, <em>Caust.</em>, <em>Hell.</em><sup>7</sup>, stram.) </strong></p>
<p><strong>Cas clinique d’Edouard et Bénédicte :</strong></p>
<p>François Xavier, 20 ans en 2010<br />
Trisomique, suivi par moi depuis la naissance.<br />
En fin 2003 : PSOR LM1.<br />
Est passé aux neuroleptiques,<br />
qui ont un peu &gt; ; maintenant sous Solian.<br />
N'a plus ses hallucinations,<br />
  il parlait tt seul,<br />
  Bcp de gaz, œufs pourris.<br />
Triste,<br />
Regard fixe,<br />
  EEG normal.<br />
Peur de se tromper.<br />
Se frotte,<br />
  ou se passe les mains devant le visage.<br />
Toujours excellent appétit,<br />
  mange en restant assez mince.<br />
Léger résultat, puis je ne le revois plus durant 2 ans.</p>
<p>Nov 2005.<br />
Il va de mal en pis,<br />
Moments d'absence,<br />
  sursaute si on l'appelle.<br />
Ne sait plus ce qu'on lui demande.<br />
Boit bcp.<br />
Grince des dents +++</p>
<p>Hell LM1, 2 sec, 2 v, 2 fois par semaine.</p>
<p>Fin Nov.<br />
Semble réagir.<br />
A eu une forte poussée éruptive,<br />
  de partout.<br />
Semble bcp plus présent,</p>
<p>11 01 2006,<br />
Toujours forte poussée d'éruptions,<br />
Il parle un peu plus,<br />
  n'est plus dans le mutisme.<br />
Gros furoncles.<br />
Vents très nauséabonds par moments.</p>
<p>HELL LM2</p>
<p>Fevr 2006.</p>
<p>Très net mieux,<br />
Il communique,<br />
  sourit, etc.<br />
Des fois il reste au lit et ne veut pas bouger,<br />
N'a pas refait de furoncles.<br />
Juste éruptions visage suite du rasage.<br />
Ronfle la nuit.<br />
On ne le lui donne pas le soir,<br />
  il est survolté après sa dose.</p>
<p>(hell LM3)</p>
<p>Et depuis il répond toujours à HELL.</p>
<p><strong>Helleborus chez l’enfant :</strong><strong></strong></p>
<p>« Le type de malades HELLEBORUS le plus frappant, c´est l´enfant.</p>
<p> Ce remède est surtout indiqué chez les enfants entre deux et dix ans. La fixité du regard - décubitus dorsal et regard fixe avec les yeux mi-clos - est typique du remède. Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son. Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés.<br />
Dans l´hydrocéphalie il y a un cri aigu, le cri encéphalique. L´enfant criera en dormant. Il portera la main à la tête et criera, comme APIS. Mais l´hydrocéphalie d´APIS est bien plus active et aiguë. Le malade APIS rejette ses couvertures d´un coup de pied; le malade HELLEBORUS ne se soucie pas des couvertures, il ne se soucie de rien. Il n´est pas facilement troublé. Il est couché sur le dos avec les jambes remontées, faisant souvent des mouvements automatiques avec les bras et les jambes.</p>
<p> Il a parfois un côté paralysé, mais l´autre continue à faire des mouvements automatiques. » Kent</p>
<h6><em>Diagnostic comparatif :</em></h6>
<p>Farrington évoque 3 remèdes principaux qui ont une proche similitude avec Helleborus dans ce tableau de dépression sensorielle :</p>
<p>Phosphoric acid : mais on tire facilement le patient de sa somnolence qui répond alors normalement aux questions.</p>
<p>Nitric acid : apathie sensorielle, remède recommandé par Hahnemann dans le cas de fièvre typhoïde, l’apathie serait plus légère que celle d’Helleborus et de Phosphoric acid.</p>
<p>Opium : apathie encore plus marquée que les 3 autres. La congestion cérébrale est plus marquée, la respiration est bruyante et stertoreuse ce qui n’existe pas chez Helleborus. La face est sombre ou rouge brunâtre, alors qu’avec Hell., la face est pâle et souvent froide.</p>
<p><strong><em>Causalités </em></strong></p>
<p>Cet état peut être déclenché dans certaines situations.</p>
<ul>
<li>Suite de nostalgie (<em>hell</em>)</li>
<li>Suite de déception amoureuse (<em>hell</em>)</li>
<li>éruption supprimée (B. Long) (œdème externe, <strong>éruptions</strong>, suite de suppression d' : <strong>apis.</strong><sup>2</sup>, apoc.<sup>2</sup>, <em>ars.</em><sup>2</sup>, asc-c.<sup>2</sup>, dig.<sup>2</sup>, dulc.<sup>8</sup>, <em>hell.</em><sup>2</sup>, sulph.<sup>2</sup>, zinc.<sup>8</sup></li>
<li>Suite de commotion cérébrale</li>
</ul>
<p><strong>COMMOTION</strong> cérébrale : <strong><em>CONCUSSION</em></strong><em> of brain</em> : <strong>arn.</strong>, bell., carc.<sup>78</sup>, <strong>cic.</strong>, <em>hell.</em>, hep., <em>hyos.</em>, <strong>hyper.</strong>, kali-p., led., merc., nat-s., ph-ac., rhus-t., sep., sul-ac., zinc.</p>
<p>“Les cas de torpeur mentale, de perte de mémoire et d´obnubilation consécutifs à un traumatisme crânien peuvent être traités avec de bons résultats par Helleborus. Farrington (Clinical Materia Medica), Hayes (The homoeopathic Recorder) et Foubister (Tutorials),  décrivent divers cas très intéressants. Voyons le cas de Farrington :</p>
<p> " Pour bien démontrer la dépression d´Helleborus, je peux citer son emploi couronné de succès dans un cas de choc par un coup sur la tête. Arnica avait échoué, et le malade devint assoupi ; une pupille était plus grande que l´autre ; le patient répondait lentement aux questions, comme si sa compréhension était imparfaite ; en marchant, il traînait la jambe. Le pouls était à peine de 50 par minute. Le malade était plus mal entre 4 et 8 heures de l´après-midi. Helleborus guérit ce cas. "</p>
<p> Hayes expose six cas de traumatisme crânien traités avec Helleborus. La majorité des cas présentaient des troubles mentaux un à trois ans après le traumatisme, avec des radiographies normales, mais avec des lésions neurologiques que nous pourrions peut-être détecter aujourd´hui grâce à la Résonance Magnétique Nucléaire (IRM) ou bien par Tomographie Axiale Assistée par Ordinateur (Scanner), qui mettent en évidence des oedèmes ou des hémorragies localisées… </p>
<p>Le docteur Griggs expose le cas d´un médecin résidant (le docteur Gordon) au Children´s Homoeopathic Hospital, victime d´un accident de la circulation avec traumatisme crânien, suivi de perte de connaissance. L´administration d´Arnica, n´apporta aucun changement ; il présentait un tableau typique de traumatisme crânien persistant, avec perte de connaissance, dilatation de la pupille, émission involontaire d´urine, etc. Après qu´on lui ait fait une ponction lombaire et qu´on lui ait extrait du liquide rachidien, il s´améliora un peu, reprenant conscience de façon temporaire, avant de rechuter peu après. Le docteur Griggs lui administra Helleborus 200, après quoi le docteur Gordon reprit conscience et retrouva ses capacités mentales. » Mateu Ratera, Premiers  secours en Homéopathie</p>
<ul>
<li>Suite de désir sexuel supprimé<br />
<strong>refoulement</strong> du, affections suite de : <strong><em>suppressing</em></strong><em> the, complaints from</em> : <strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.</strong></li>
<li>Suite de prostration profonde</li>
<li>Suite de maladie infectieuse grave, après scarlatine, méningite</li>
<li>Suite d’intoxication</li>
<li>Symptômes cérébraux pendant la dentition (ALLEN)</li>
<li>George Vithoulkas écrit : « Ces états peuvent survenir à la suite d’une frayeur, un grand stress ou un chagrin important. »</li>
</ul>
<p>Le tableau précoce de Helleborus, tel qu’on l’a envisagé plus haut peut évoquer encore bien d’autres situations : un retard de développement cérébral de l’enfant, avec retard scolaire, un problème de développement cérébral après une maladie grave, une maladie d’Alzheimer dans ses formes débutantes, etc.</p>
<h6>Continuons avec les signes cliniques particuliers, appareil par appareil.</h6>
<p><strong>Vertige : </strong></p>
<p>Vertige avec nausées et vomissements, en se penchant ce qui est banal. Plus particulier à Helleborus :</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>LEVANT</strong> / <strong>penchée</strong>, de la position / <strong>après</strong> / <strong>amél</strong>: <strong>A</strong>ur., <em>hell.</em></p>
<p><strong>VE : PUPILLES</strong> dilatées, avec : <em>bell.</em>, hell., teucr.</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>REDRESSANT</strong> / <strong>lit</strong>, dans le / <strong>amél</strong> : <strong>H</strong>ell., <strong><em>L</em></strong><em>ac-d.</em>, phos., puls.<sup>16</sup></p>
<p><strong>Tête :</strong></p>
<p>Chaleur de la tête avec froideur du reste du corps, des mains et des doigts en particuliers :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>CHALEUR</strong> / <strong>froideur</strong> / <strong>mains</strong>, des, avec : asaf., asar., bar-c., bell., <strong>C</strong>alo., hell., iod., <em>ip.</em>, lact., lyc., nat-c., nat-m.<sup>3</sup>, ph-ac., sep., <strong>S</strong>umb.</p>
<p>Douleur, lourdeur avec sensation de pression au niveau du front vers l’extérieur :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>DOULEUR</strong>, céphalée en général / <strong>PRESSIVE</strong> / <strong>Front</strong> / <strong>Éminence</strong> frontale / <strong>droite </strong>: <em>caust.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em><sup>16</sup>, sabin., spong.</p>
<p>Douleur stupéfiante au niveau de l’occiput</p>
<p>Douleur, occiput, <strong>fermant</strong> les yeux, en, <strong>amél</strong> : <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em></p>
<p>Mouvements de la tête en particulier la nuit.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête / <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« Il ne sait où mettre sa tête, à cause de la violente douleur qu´il y éprouve; à chaque instant il se couche dans une autre position; il ne se trouve jamais mieux que quand il prend sur lui de rester tranquille, et que, fermant les yeux, il oublie sa douleur en sommeillant. » Hahnemann</p>
<p>Hydrocéphalie, inflammation du cerveau, des méninges.</p>
<p><strong>Yeux</strong></p>
<p>On a déjà signalé un certain nombre de symptômes, en particulier la fixité du regard, en particulier lors d’un accès de stupeur (ars., <em>hell.</em>). Les yeux sont enfoncés dans les orbites, ils sont tournés vers le haut, pendant la fièvre tout spécialement (<em>hell</em>, seul remède).</p>
<p>« Le texte dit : "Vision inaltérée." Néanmoins le malade voit imparfaitement; il ne regarde pas l´objet sur lequel est fixé son regard; l´étendue de son champ visuel paraît correcte, et pourtant quand on lui demande ce qu´il a vu il ne s´en souvient pas, les objets n´ont fait aucune impression sur sa mémoire ou son esprit. » Kent.</p>
<p><strong>Oreilles</strong></p>
<p>« L’audition est altérée, ou plutôt, il ne comprend ce qu’on lui dit, bien que le son lui parvienne. » Vithoulkas</p>
<p><strong>Nez :</strong></p>
<p>L’odorat est diminué. Fréquents éternuements, violents, le matin, immédiatement après le lever, « provoquant une fissure au milieu de la lèvre supérieure » Vithoulkas. Il a tendance à se mettre les doigts dans le nez (<strong>arum-t, cina, sil</strong>). Les narines sont dilatées et noirâtres comme si de la suie s’était déposée ( !).</p>
<p><strong>Visage :</strong></p>
<p>Expression stupide. Le front est plissé, en particulier dans les troubles cérébraux avec sueurs froides. Il peut y avoir une chute de la mâchoire inférieure, en même temps qu’un mouvement incessant de mâchonnement.</p>
<p>« Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son.  Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés….</p>
<p>Nous rencontrons ce froncement des sourcils et ce front ridé précisément dans cette sorte de troubles cérébraux. Nous trouvons une semblable sorte de rides chez LYCOPODIUM, mais la maladie est alors située dans les poumons. » Kent</p>
<p><strong>Bouche : </strong></p>
<p>Il peut exister des ulcérations de la bouche en général et des gencives. Haleine putride. Diminution du goût, les aliments n’ont aucun goût. Tremblement de la langue, en la sortant (<strong>lach</strong>.). Il peut exister des mouvements de langue d’un côté à l’autre (<em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em>). Grincement de dents.</p>
<p><strong>Estomac : </strong></p>
<p>Faim inhabituelle en période de fièvre.</p>
<p><strong>ES</strong> : <strong>APPÉTIT</strong> / <strong>AUGMENTÉ</strong> (faim en général) / <strong>fièvre</strong> / <strong>pendant </strong>: <em>chin.</em>, <em>cina.</em>, <strong>C</strong>ur., <strong>E</strong>up-pur., hell., <strong>phos.</strong></p>
<p>La soif peut être augmentée, voire extrême, ou absente en particulier durant la fièvre.</p>
<p><strong>Abdomen :</strong></p>
<p>« Dans la première partie de l´expérimentation il y a de la diarrhée et de la dysenterie, avec d´abondantes selles blanches gélatineuses ou des selles ne consistant qu´en mucus pâle adhérent.</p>
<p> Puis vient une constipation paralytique, et ces malades cérébraux, prostrés, émaciés, tels que je les ai décrits, resteront couchés pendant des jours sans aller à la selle, sans aucune manifestation intestinale.  Après un jour ou deux les lavements resteront même sans effet. » Kent</p>
<p><strong>Appareil urinaire :</strong></p>
<p>Rétention d’urines ou anurie. Les urines peuvent s’écouler goutte à goutte, parfois miction involontaire, en particulier dans la typhoïde. Tableau de néphrite aigue ou subaigüe avec rétention d’eau et œdèmes importants.</p>
<p>Les urines peuvent être sanguinolentes ou on peut noter la présence de sédiments comme du marc de café.</p>
<p><strong>UR</strong> : <strong>SÉDIMENT</strong> / <strong>café</strong>, comme du marc de : <em>ambr.</em>, <strong>Apis.</strong>, <strong>HELL.</strong>, <strong><em>L</em></strong><em>ach.</em>, <em>ter.</em></p>
<p>Terebenthina est le remède le plus proche mais la miction est brûlante et les urines ont une odeur aromatique et sont facilement sanglantes, accompagnées d’un météorisme abdominal plus important.</p>
<p><strong>Appareil génital masculin :</strong></p>
<p>Affections suite de refoulement du désir sexuel (<strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.)</strong></p>
<p><strong>Appareil génital féminin :</strong></p>
<p>« Aménorrhée après déception amoureuse, après s’être mouillé les pieds. » Vithoulkas</p>
<p><strong>GF</strong> : <strong>RÈGLES</strong> / <strong>suppression</strong> des / <strong>mouillée</strong>, après s'être / <strong>pieds</strong>, les : <em>acon.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <em>hell.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong>N</strong>ux-m., <strong>puls.</strong>, <strong>rhus-t.</strong></p>
<p><strong>Thorax :</strong></p>
<p>Pouls lent, petit, irrégulier. Epanchements pleuraux.</p>
<p><strong>Dos et Extrémités :</strong></p>
<p>Diminution du sens musculaire; il doit prêter une attention soutenue au fonctionnement de ses muscles. Relâchement subit des muscles ; il laisse tout à coup tomber les objets qu´il tenait.  </p>
<p>Les pouces sont recroquevillés à l’intérieur des paumes (Cupr).</p>
<p>Mouvements spasmodiques d´un bras ou d´une jambe.</p>
<p>Mouvements convulsifs ou plutôt automatiques.</p>
<p><strong>Peau</strong></p>
<p>Chute de cheveux et des ongles. Œdème important. Anasarque.</p>
<p><strong>Fièvre et frissons</strong></p>
<p>« Il y a dans ces fièvres, une soif ardente ou une faim de loup peu commune. » Kent.</p>
<p>Les frissons commencent dans les bras pour s’étendre ensuite : <strong>bras</strong> : <strong>bell.</strong>, dig., <strong>hell.</strong>, <em>ign.</em>, mez., plat.</p>
<p><strong>Modalités caractéristiques : </strong></p>
<p><em>AGGRAVATION : </em></p>
<p>De 16 h. à 20 h. ; du soir au matin; par l´air froid ; en se découvrant ; par le mouvement.</p>
<p><em>AMELIORATION </em></p>
<p>Par l´air chaud ; en fixant son attention sur ses maux.</p>
<p><em>DESIRS ET AVERSIONS</em></p>
<p>Faim avec dégoût des aliments ; aversion pour les légumes (<strong>légumes</strong> : bell., <em>hell.</em>, hydr., <em>mag-c.</em>, ruta).</p>
<h2>Quelques cas cliniques :</h2>
<p>  </p>
<h3>1° Cas Dr Cohen J. :</h3>
<p>Jeanne B. née le 17/09/88 accompagnée de ses parents me consulte pour autisme fin novembre 89 (elle a 15 mois). </p>
<p> A l´interrogatoire des parents, j´apprends que la mère a eu des difficultés à être de nouveau enceinte (première grossesse il y a 10 ans). Elle a subi divers examens, des stimulations d´ovulations, des inséminations artificielles. </p>
<p> Jeanne a été procréée sans l´intervention du corps médical. Elle est née par césarienne (la poche des eaux était colorée avec un cordon ombilical autour du cou). </p>
<p> Le lendemain de la naissance est apparu un ictère traité par U.V. Elle était somnolente, avait des difficultés à boire. </p>
<p> Vers le 10ème jour de vie, elle a présenté des <strong>convulsions toniques</strong>, convulsions qui ont persisté malgré le Gardénal. Les parents ont noté qu´elles vont surtout se manifester la nuit entre 19h et 6h du matin. </p>
<p> Les convulsions étaient nombreuses, fréquentes pendant les 6 premiers mois de la vie, puis elles vont persister mais plus rarement. </p>
<p> De plus, elle fait des colères par spasme lorsqu´on la dérange (quand on lui nettoie les mains ou les oreilles), quand elle entend un bruit brutal (une porte qui claque). </p>
<p> A l´observation : </p>
<p> - <strong>apparition par intermittence de la langue (protusion tongue)</strong> </p>
<p> - <strong>chewing léger.</strong> </p>
<p> - l´enfant joue avec ses mains, <strong>indifférente</strong> à ses parents, à ma présence     </p>
<p> - lorsque je lui mets un objet dans une main, elle le tient mais ne le regarde pas et joue avec l´autre main. </p>
<p> - elle sourit par intermittence dans le vague, parfois elle rit aux éclats, sans raison (semble-t-il !) </p>
<p> - je la prends dans les bras; elle ne dit rien mais me repousse si je la tiens serrée pour l´embrasser </p>
<p> - elle soupire beaucoup,<br />
- elle mange très peu, </p>
<p> - elle a des difficultés à avaler les liquides, les aliments semi-liquides, </p>
<p> Prescription : elle reçoit une dose X 30 K. </p>
<p> Un mois après deuxième consultation : </p>
<p> - elle regarde les objets, </p>
<p> - elle cherche le regard des autres et lorsqu´on la regarde elle éclate de rire, </p>
<p> - elle pousse des <strong>cris pendant son sommeil</strong> surtout durant la sieste,   </p>
<p> - elle gazouille dans son lit, pour la première fois de sa vie, </p>
<p> - elle tète la joue de ses parents, </p>
<p> - elle <strong>sort toujours sa langue comme un serpent</strong>; parfois sa langue sort sur le côté, </p>
<p> - toujours <strong>indifférente</strong> aux objets; lorsqu´on lui met un objet dans la main, elle ne le regarde pas, mais de temps en temps (et cela est nouveau) elle le laisse tomber, </p>
<p> - déglutit difficilement la soupe, il faut lui tenir la tête en arrière, les purées passent bien, </p>
<p> - elle se défend pendant l´examen clinique pour la première fois, elle tient assise seule. </p>
<p> Prescription : elle reçoit X XMK. </p>
<p> Troisième consultation en mars 90 : </p>
<p> - toujours indifférente aux autres sauf à son père, </p>
<p> - regarde plus les gens, tourne sa tête quand on l´appelle, </p>
<p> - elle joue toujours avec ses mains, prend seule les objets mais ne les regarde pas quand elle les tient, </p>
<p> - essaie de se mouvoir sur le dos ou sur le ventre, </p>
<p> - souvent elle frissonne, </p>
<p> - elle se réveille toujours en pleurant avec un regard apeuré,<br />
Mi-avril 90 : </p>
<p> - plus présente, sourit beaucoup, rit aux éclats de façon appropriée, mais toujours indifférente à sa famille, à son pédiatre, </p>
<p> Prescription : une dose d´X MMK (en raison de l´impatience du pédiatre). </p>
<p> Juin 90 : </p>
<p> - elle pleure souvent sans raison, </p>
<p> - elle refait des grimaces, </p>
<p> - elle ne veut pas manger, ni marcher, </p>
<p> - elle avale des morceaux et donc souvent avale de travers, </p>
<p> - elle grince des dents, </p>
<p> - toujours indifférente à sa famille, </p>
<p> Septembre 90 : </p>
<p> - elle attrape et prend son biberon seule, </p>
<p> - elle joue avec les objets, </p>
<p> - elle claque sa langue, </p>
<p> - elle sourit aux autres enfants (deux fois par semaine, va en garderie), </p>
<p> - s´endort souvent avec la langue dehors, </p>
<p> - inconsolable la nuit quand elle pleure durant le sommeil, </p>
<p> - elle aime les câlins, </p>
<p> - je me dirige vers elle : grande surprise : Jeanne me tend les bras, me sourit, m´embrasse et participe à la consultation pour la première fois; exécute des ordres simples comme : "donne ta main" "ouvre la bouche" ...... </p>
<p> J. Cohen (France). </p>
<h3>2° cas Publié dans Echos du Centre Liégeois d’Homéopathie :</h3>
<p>Je la vois la première fois au cabinet le 14.05.2003 avec sa mère. </p>
<p> C´est une blondinette aux yeux bleus qui serait ravissante si ce n´était un regard vide, hébété, qui m´évoque, malheureusement, fortement le look d´un poisson pas très frais... Elle dessine à ma demande, de temps en temps sursaute et nous regarde brièvement comme si elle nous découvrait pour la première fois. Par moments, elle mâchouille un chewing-gum imaginaire. Après beaucoup d´encouragement et de stimulation, elle déclare qu´elle est venue parce que "Je réfléchis pas assez bien, je suis toujours dans la lune". </p>
<p> A ma demande: "la lune" pour elle n´est pas du tout un monde de refuge fantasmagorique, mais vraiment ressemble à la surface lunaire "— Je ne pense à rien.", "— C´est vide.", "— Il n´y a rien.". </p>
<p> Sa mère décrit une grossesse, accouchement et petite enfance sans aucune particularité, si ce n´est une <strong>lenteur</strong> importante, insouciance, manque d´organisation et de concentration. Elle est à présent en <strong>retard</strong> à l´école qui souhaite lui faire redoubler l´année car elle n´arrive pas à lire de manière adéquate. </p>
<p> Amandine est timide, en retrait, mais joue bien avec d´autres enfants. Elle ne se met pas en colère et ne se défend pas quand on lui prend ses affaires ou on la malmène. Elle est maladroite et renverse les objets mais aime beaucoup le sport. Elle pleure facilement et ne supporte pas la douleur. Amandine a le plus grand <strong>mal à répondre à mes questions</strong> simples, elle semble perdre le fil de ses pensées, sursaute et retourne sur son dessin. </p>
<p> Un bilan complet audio et ophtalmologique a conclu qu´elle ne présentait aucun trouble sensoriel.<br />
Solution </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - ne dit rien </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - après longue réflexion </p>
<p> PSYCHISME - PAROLE, élocution - lente </p>
<p> PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de concentration - en étudiant </p>
<p> PSYCHISME - GRIMACES </p>
<p> PSYCHISME - HEBETUDE </p>
<p> PSYCHISME - MALADRESSE, gaucherie </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> Le 11.6.2003, je crois rencontrer une petite blonde pétillante pour la première fois! Amandine est transformée, vive, éveillée, elle intervient dans les conversations, corrige sa mère et fait preuve d´un bon sens de l´humour. Sa mère décrit la stupéfaction familiale quand 24 heures après de la prise du remède elle a pris la parole pour la première fois à table... </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> 15.10.2003. Tout va beaucoup mieux mais la mère vient avec une liste de points sur lequel il faudrait activer la baguette magique: lire mieux et plus vite, ramasser ses affaires qu´elle laisse traîner partout, etc. </p>
<h3>3° cas Marie-Luc Fayeton :</h3>
<p>Un cas de psychose </p>
<p> Confirmation de l´hypothèse du Dr. Masi : Il a perdu la capacité de reconnaître une valeur aux choses et lui-même est sans valeur parce qu´il a voulu être La valeur. </p>
<p> Il s´agit d´un homme à l´adolescence difficile, échec scolaire et drogue, jusqu´à la rencontre d´une jeune femme dynamique dont il tombe amoureux à 20 ans, et ils vivent ensemble depuis 8 ans quand il décompense complètement à la naissance d´un enfant 7 mois avant la consultation. Il a renvoyé mère et enfant en Bretagne sans travail, sans ressources, et est retourné habiter chez sa mère.  </p>
<p> Échec de Fluoric acid donné le 16/11/84. </p>
<p> Le 7/1/ 85, Il est en pleine régression. Il ne se lave plus, il ne se rase plus, c´est la mère qui le lave et l´habille. Il passe sa journée assis sur une chaise, ou à suivre sa mère comme un toutou. </p>
<p> Il se présente devant moi comme un automate (Hell), raide, thorax en avant, menton relevé, bouche ouverte, bras écarté, le regard vague (Hell), il ne dit pas un mot (Hell).  </p>
<p> Il a répété plusieurs fois à sa mère : " je suis perdu " (Hell). </p>
<p> Si je pose une question, il y réfléchit longtemps (Hell), front serré (Hell), en se tirant sur les lèvres (Hell), pour finalement répéter la question (Hell). S´il arrive à parler, il parle extrêmement lentement (Hell), il ne finit pas ses phrases (Hell). </p>
<p> Beaucoup de patience me fait réussir à lui faire dire :  </p>
<p> " je suis indifférence (Hell) ". " Je suis comme un automate ". </p>
<p> " Cet enfant, je n´en voulais pas, je ne saurais dire pourquoi ".  </p>
<p> " Ça nous a désunis, je n´éprouve  plus d´amour pour ma concubine." </p>
<p> - Pourquoi dîtes vous ma concubine ?<br />
" Je ne la considère pas comme une femme par le fait même que je ne suis pas un homme. </p>
<p> " Je croyais avoir un but, je n´ai plus rien ". </p>
<p> " J´ai l´impression d´avoir vécu une indifférence comme ça après arrêt de la drogue. " </p>
<p> " J´ai du mal à penser que cet enfant, je puisse y être indifférent comme ça ;  ce petit, il n´y est pour rien." </p>
<p> Tous les symptômes se répertorisent à Helleborus. Je sors de ma trousse Helleborus 5 CH, j´en met dans l´eau et lui en donne toutes les 10 mn, tandis que j´essaie de le faire parler sur ce qu´il veut dire par le mot " perdu " </p>
<p> " Perdu, oui, je suis perdu ". </p>
<p> - Cela veut dire que vous ne guérirez pas? </p>
<p> - C´est plus profond. </p>
<p> - Ça a un rapport avec la vie éternelle ? (La famille est athée) </p>
<p> - Oui, c´est ça, c´est ça, on est une famille perdue. </p>
<p> Tout d´un coup, il se met à rire :  </p>
<p> " Ah, mais, je le sens, cette dose me fait du bien, je sens que vous, vous allez me sauver! "  </p>
<p> Il a passé une bonne soirée en famille, il paraissait guéri, et puis il a fait après souper une crise de tétanie, affolement général, appel aux urgences, hospitalisation, et quelques jours après, je le retrouve dans le même état que précédemment. </p>
<p> Le 11/1/85, je lui donne Helleborus XM. </p>
<p> Le 21/1, on me dit qu´il se lave, se rase, répond au téléphone. </p>
<p> Le 29/1, il a une allure presque normale en entrant chez moi : </p>
<p> - Comment allez-vous ?  </p>
<p> -  Si je parle vous allez penser que je vais mieux.  </p>
<p> -  Il faudrait surtout pas ?  </p>
<p> -  (il rit) Non c´est pas ça. </p>
<p> - Avez-vous toujours ce sentiment profond d´être perdu ? </p>
<p> - Oui. Ils croient que je vais sortir de cet état mais moi je... "<br />
- Vous m´aviez dit que vous méritiez un châtiment ? </p>
<p> - Certainement. </p>
<p> - Qu´est ce que cela peut être ? </p>
<p> - Que je reste comme ça.  </p>
<p> - Qui vous l´a donné ce châtiment ? </p>
<p>- Peut-être que c´est le Bon Dieu (il rit). </p>
<p> - Vous riez parce que vous savez que ce n´est pas vrai. Dieu veut que vous redeveniez un homme - <br />
- Qui vous dit que j´ai été un homme avant ? Toute ma vie ça été comme ça. </p>
<p> - On ne vous a pas appris que Dieu veut vous aider à devenir un homme ? </p>
<p> - Je crois que je n´ai rien compris. Je sais que vous dites vrai mais ça n´entre pas en moi. </p>
<p> - Pourquoi ? </p>
<p> - J´ai l´impression que les mots que j´entends maintenant n´avaient jamais eu de signification. J´ai toujours employé des mots sans en connaître la valeur. </p>
<p> La prescription s´est faite sur une répertorisation, mais toute l´histoire parle d´une absence de valeur : il n´est pas un homme, sa femme n´est pas une femme, il n´a jamais donné de valeur aux mots, il est indifférent à l´enfant, " le pauvre petit ". </p>
<p> Le 22/02/I985. </p>
<p> Il reçoit Helleborus LM : Résultat spectaculaire. </p>
<p> Le 27/03/I985. </p>
<p> La mère dit qu´elle le trouve beaucoup mieux. Il rencontre les copains. Il fait du sport, du ski, de la natation. Il fait de la musculation parce qu´il trouve que sa peau est trop molle. </p>
<p> En consultation, il n´avoue pas qu´il va mieux, mais il est redevenu un beau jeune homme coquet et il  plaisante avec moi. Il tremble encore à l´extension des doigts. </p>
<p> Je sens que l´angoisse de sa situation est un obstacle à sa guérison : faillite commerciale, aucun diplôme, le chômage dans la région. Aussi je lui dis :  </p>
<p> - Ne pensez pas à l´avenir,  car c´est l´angoisse de l´affronter qui vous empêche de guérir. </p>
<p> - Alors, à quoi faut-il penser ? S´il ne faut penser ni au passé, ni à l´avenir ? (il rit). Je me demande toujours si cette naissance, il faut que je l´assume ? Il m´a remplacé d´une certaine façon, le " pauvre petit ". Il n´y est pour rien, je me montrais toujours fort, j´étais très faible, et j´en arrive toujours au même point ; c´est cette naissance. Il est bien là. On ne peut pas le supprimer. Il existe. </p>
<p> Là où je me suis leurré c´est en prenant du LSD, on brûle les étapes, on a l´impression de résoudre les problèmes avec le LSD, et face à des problèmes d´adulte on n´est pas prêt. </p>
<p> Cérébralement, ça m´a laissé quelque chose. Ca m´a lésé le cerveau ". </p>
<p> - Non, vous n´avez aucune lésion au cerveau. Mais vous n´avez pas fait votre maturité. Votre paternité est comme une jambe cassée. Laissez là dans le plâtre sans l´obliger à fonctionner tant qu´elle est incapable de fonctionner. Quand elle fonctionnera, vous sentirez en vous l´envie de cet enfant. </p>
<p> - Et si ça n´arrive jamais ?  </p>
<p> - Je vous promets que ça arrivera, mais en temps voulu. Pour l´instant n´y pensez pas. </p>
<p> Il est parti tout content.<br />
Le 18/041985 </p>
<p> J´apprends pas sa mère qu´il a envoyé un cadeau à son fils. </p>
<p> Le 06/02/1986 </p>
<p> Il lance une petite affaire, a pris un appartement, attend sa femme et son fils qui vont arriver de Bretagne de façon imminente. </p>
<p> Le 25/07/1987 </p>
<p> Il m´annonce une " bonne nouvelle ", sa femme attend un 2° enfant. </p>
<p> Une nouvelle dose de Helleborus réglera :<br />
- Une crise de foie en février 86. </p>
<p>- Une gonalgie post traumatique durant depuis 2 mois en Février 87. </p>
<p>- Un rhume suite de baignade en rivière en juillet 87. </p>
<p> Je le revois le 31/12/93. Il a deux enfants, sa femme est heureuse, il n´y a pas de père plus tendre, il a monté une petite entreprise de plomberie en Corse, ça va bien. Mais il se sent un peu déprimé : </p>
<p> "J´ai de l´argent et j´en profite. Quand je regarde ma petite famille, je me dis que je suis heureux. Je fais du tennis, du ski. Mais en fait, je me crée un personnage, je ne suis pas comblé. Il arrive un moment où je perds ma motivation. J´acquiers le savoir par l´expérience de la vie, je n´ai pas le nez fourré dans les bouquins. A l´école, j´étais attiré par ce qui se passait dehors, je cherchais les sensations, je jubile quand je me fais des sensations. C´est pas là que je vais m´enrichir. Finalement, je n´ai pas un rôle intéressant à jouer, ma valeur, dans le commerce, ça se mesure au chiffre d´affaires, c´est tout du vent; les confrères, dans la profession, ce n´est pas des lumières, ils sont mesquins, jaloux. Je voudrais être comme vous. " </p>
<p> Autrement dit : </p>
<p> Ses activités ne le comblent pas. </p>
<p> Ses sensations, ce n´est pas ça qui va l´enrichir (au sens de lui donner de la valeur). </p>
<p> Ses relations, ce ne sont pas des lumières. </p>
<p> Sa profession ne lui donne pas beaucoup de valeur.<br />
Bref, rien n´a de valeur, et lui non plus. La même problématique profonde, mais combien plus nuancée ! </p>
<p> " - Qu´est-ce que vous m´enviez ? </p>
<p> " - Vous, votre valeur, c´est de guérir les gens. Et puis, vous avez des certitudes, il n´y a pas de doutes dans votre tête. La question à laquelle je ne pourrai jamais répondre, c´est l´existence de Dieu. Là encore, il y a beaucoup d´efforts à faire pour en savoir davantage. Je suis attiré par certaines choses, mais il y a un blocage. " </p>
<p> Autrement dit, il n´a pas " découvert le bonheur humain comme un cadeau de Dieu pour l´aider à comprendre la divinité " (Masi). </p>
<p> HELLEBORUS 100K abMM </p>
<p> Le 11/12/96, je le revois dans mon cabinet. Il ne vient pas chercher une dose. Il en a pris une cet été. Il a été " déstabilisé " quand le frère de son amie a laissé sa femme.  </p>
<p> " La dose m´a fait beaucoup de bien tout de suite, dit-il, mais après une dose on rentre dans une phase où on se pose des questions. Avant, je redoutais ça, maintenant, j´y prends plaisir, je suis vraiment moi-même. J´ai réalisé que je n´étais pas un homme honnête. Il a fallu que je vienne vous en parler, mon cœur bat depuis hier soir à l´idée de vous rencontrer. Je ne suis pas croyant, et en même temps, je pense à vous. Je ne comprends pas. Vous êtes la seule parole du Bon Dieu pour moi. Je n´ai aucune instruction, je n´ai rien fait à l´école. Le travail que je fais ne nécessite pas d´autre qualification pour réussir que d´être roublard ; ça tient avec des combines. Les gens qui voient ma réussite trouvent ça formidable. S´ils savaient ! L´argent que je gagne n´est pas toujours gagné à la sueur de mon front. Je n´ai pas envie de la vie modeste d´un homme honnête. L´honnêteté, ça ne paye pas. Je n´ai pas la force de la choisir, et je ressens une insatisfaction profonde, ça sonne creux. Pour me sentir mieux, est-ce qu´il faut que je passe par là : appliquer les dix commandements ? " </p>
<p> Je ne sais pas la suite de cet échange, mais je peux le dire vraiment guéri : la guérison, c´est la lucidité, après, l´homme en fait ce qu´il veut. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 23/5/97<br />
Evolution </p>
<p> Le 20/8/99, il va bien; il a eu un accident de voiture en 98 qui s´est soldé par un lumbago et une manipulation vertébrale. </p>
<p> " Le type a grillé le feu, mais je n´ai pas eu de bons réflexes, j´étais mal dans ma peau, trop pris par mes soucis; j´ai repris une dose d´Helleborus, ça m´a rendu les idées plus claires. " </p>
<p> Il est  attaché à la Corse, mais il aimerait vivre dans plus de légalité, et il se pose la question de revenir sur le continent, il n´arrive pas à se décider.  </p>
<p> - Et vous, par rapport à la l´honnêteté personnelle, ça ne vous pose plus de problèmes ? </p>
<p> - j´ai réussi à me modifier par rapport à ça, je suis plus clair. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 20/8/99 </p>
<h3>4° cas Dr KERSTEIN :</h3>
<p>Grégory, 7 ans et demi, aîné de trois enfants, se présente en septembre 92. </p>
<p>Motif de la consultation : trois verrues, une sur les yeux, une autre au pied et une sur un orteil. </p>
<p>Mais la mère ajoute finement " Je sais que les homéopathes s´intéressent à tout, alors je complète. Grégory se plaint parfois du ventre, notamment, mais pas exclusivement en voiture ". </p>
<p>Accouchement au forceps. </p>
<p>A un an : selles trop nombreuses, guérison par homéopathie. </p>
<p>A l´école maternelle et même actuellement, l´enfant se sépare difficilement de sa mère. </p>
<p>Physique, goûts et aversions alimentaires : rien à signaler. </p>
<p>Plutôt ordonné, il se contrôle assez bien. Très réservé, ne se livre guère, manque de confiance en lui. </p>
<p>La mère ajoute : " Il se concentre difficilement quand il s´agit de faire ses devoirs ou d´étudier ; je dois l´aider ; son esprit est dispersé, il est lent et cette lenteur a été confirmée par son instituteur, il semble ne pas entendre, ni comprendre au point que je l´ai conduit chez l´ORL, qui n´a rien trouvé d´anormal ". </p>
<p>A ce moment, je crois tenir le remède mais je freine mon enthousiasme, et j´interroge moi-même Grégory qui tarde à répondre. </p>
<p>A l´examen, je constate une certaine hypotonie musculaire. L´enfant porte des lunettes, la mère me signale qu´il a été opéré de strabisme l´an dernier. </p>
<p>Solution </p>
<p>Par principe, j´effectue une petite répertorisation. </p>
<p> 1. Mind, slowness </p>
<p> 2. Mind, concentration, difficult, studying </p>
<p> 3. Eye, strabismus </p>
<p> 4. Mind, childish behaviour (à l´heure actuelle, l´enfant se sépare difficilement de sa mère).</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="670">
<tbody>
<tr>
<td width="40" valign="top"> 1 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - LENTEUR </td>
<td width="33" valign="top"> 149  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">2 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de - étudiant; en </td>
<td width="33" valign="top"> 108  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">3 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">OEIL - STRABISME </td>
<td width="33" valign="top"> 88  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">4 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - ENFANTIN, puéril; comportement </td>
<td width="33" valign="top"> 75  </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="41" valign="top">    </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>nux-v.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>calc.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>aeth.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>bell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>puls.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>sulph.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>alum.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hyos.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>lyc.</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top"><strong>4/10</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/8</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/7</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">1</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">2</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">4 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">3</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">4</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>  </p>
<p>La répertorisation ne fait que confirmer l´impression que Helleborus est le bon remède, la mère m´avait donné la clé du problème en consultant un ORL pour l´audition insuffisante, alors que l´examen est normal. </p>
<p> Hering nous dit : " L´appareil auditif est intact mais n´entend rien distinctement, ni ne comprend, répond après avoir réfléchi longtemps " (comme Grégory). </p>
<p>  Donc Hell 200 K à renouveler après un mois si nécessaire. </p>
<p> Décembre 1992 : après deux mois, je revois Grégory.  </p>
<p>Il ne s´est plus plaint de l´abdomen. Mais surtout, à la grande joie de la mère, les trois verrues ont disparu après un mois, bien qu´Helleborus ne soit pas évoqué dans la rubrique des verrues. </p>
<p> Mais je suis plus ambitieux que les parents, je suis convaincu que, dans ce cas, l´homéopathie peut être autre chose qu´un traitement anti verrues, qu´elle peut toucher le mental de ce garçon. Bien qu´il ait de bons résultats scolaires, la mère reconnaît que son fils doit être aidé, et qu´en fait, il travaille plus que ses compagnons. </p>
<p> D´ailleurs, ses parents ont conscience du problème et viennent de commencer une approche psychologique chez un spécialiste. </p>
<p> Pour ma part, je souhaite pouvoir continuer l´administration d´Helleborus, tout en sachant qu´un résultat favorable pourrait être attribué au traitement psychiatrique. </p>
<h3>5° cas Dr Ozanon :</h3>
<p>25 ans de mariage, 25 ans de confiance aveugle. C´est un homme effondré qui m´est "amené" par sa belle-sœur. </p>
<p> " Depuis deux mois il est prostré, il n´assume plus rien: il vient de découvrir que sa femme l´a dilapidé de tout son argent. Il est au bord du divorce, c´est elle qui fait les formalités. Depuis des années sa femme se mettait de l´argent de côté, elle a entièrement équipé le futur appartement qu´elle occupera avec son amant. Et mon beau-frère n´a jamais rien remarqué. De plus, elle était très dépensière depuis quelques mois: plus de 30 paires de chaussures, des robes, des manteaux... La dernière note de téléphone s´élève à 8000 Fr., c´est son banquier qui l´a mis en garde, le découvert devenant énorme. Faites quelque chose pour lui, aidez le à réagir, il a toujours été fragile, il avait fait une première dépression après le décès son père. Je l´ai forcé à venir vous voir, il restait muré". </p>
<p> Je demande à le rencontrer seul: c´est en effet un homme de 50 ans "abasourdi" qui s´installe devant moi: "un coup d´assommoir, elle va m´anéantir", murmure-t-il. L´interrogatoire n´est pas facile. Il me parle de ses 2 enfants qu´il a mis au courant depuis 3 semaines: "le plus jeune de 15 ans m´échappe, l´aîné de 17 ans est de marbre...". Il me parle de sa fragilité nerveuse: fatigable, il est peu résistant au travail, affrontant mal les difficultés, les conflits. Dans les ATCD, il me signale une tumeur cérébrale opérée à 13 ans. La récupération a été très longue: problèmes de mémoire, d´élocution, ce qui l´a obligé à arrêter ses études de pharmacie. Il est alors rentré dans l´entreprise familiale (encore dirigée par sa mère de 85 ans qui est une véritable maîtresse femme). Il ne va mieux que depuis 10 ans environ, mais reste passif, ayant peu d´intérêt aux choses de la vie quotidienne, n´ayant qu´un rôle subalterne dans son travail. Il ne ressent même pas d´ennui, fonctionnant presque comme un automate.<br />
Je feuillette mon répertoire: </p>
<p> PSYCHISME - STUPÉFACTION  (stupeur) - traumatisme à la tête; après un: 6 remèdes: </p>
<p> Arnica, cicuta, conium, helleborus, pulsatilla, rhus tox. </p>
<p> Je me rappelle un travail de Masi d´oct. 89 concernant Helleborus: "Toutes les choses lui semblent superficielles et sans valeur. "Vanité des vanités, tout est vanité". Perte de la joie de vivre: il voit la joie des gens et tous ses malaises s´aggravent. Sa faute: a voulu  avoir toutes les valeurs. Châtiment: perd la capacité de reconnaître une valeur aux choses. Egt: sera donneur de valeur. </p>
<p>  HELLEBORUS XM est donné en avril 94. Je le revois un mois plus tard: "j´ai l´impression d´émerger d´une longue léthargie". Il est en effet rapidement sorti de sa torpeur et a repris la situation en main: démarche chez l´avocat, discussion avec ses enfants, reprise du travail... Je le reverrai encore deux à trois fois. Helleborus ne sera redonné qu´une seule fois devant une reprise des angoisses avec insomnie et une difficulté à réfléchir... </p>
<p> Des nouvelles me sont données régulièrement par sa belle-sœur: ses affaires sont définitivement réglées, il vit avec ses enfants et s´est bien réinvesti dans son travail. </p>
<h3>6° cas G. Vithoulkas :</h3>
<p>Un jeune homme, 22 ans, est venu à notre consultation. Il se plaignait surtout d’une céphalée chronique, d’une lourdeur marquée de la tête et il observait que ses céphalées étaient fortement accentuées par l’effort intellectuel. Il lui était de ce fait impossible de se concentrer. Ses maux de tête avaient débuté il y a quelques années, à une période où il avait échoué trois fois de suite à ses examens scolaires. Il se disait paresseux et sans aucun gout pour l’étude, il résumait son comportement en disant, “J’aimerai mieux voir le diable qu’un bouquin.” Il était actuellement encore à l’école et craignait d’échouer une nouvelle fois à ses examens, ce qui lui procurait beaucoup d’anxiété et de désespoir et, parfois même, des idées suicidaires. </p>
<p>L’aspect le plus important du cas, c’était l’impression qu’il donnait lors de l’examen. Il apparaissait ralenti et lourd, et très lent à comprendre. Il donnait rarement d’information de son propre chef et se contentait de rester assis sans bouger, avec un regard presque stupide. Il fermait souvent ses yeux et semblait épuisé. Lorsqu’on le pressait de questions, en l’encourageant à être plus précis dans ses réponses, il plissait le front en un effort de réflexion manifestement pénible et inefficace. Il était très lent et répondait aux questions uniquement par quelques mots. Tout effort de concentration était rapidement abandonné, et il répondait assez souvent, "Je ne sais pas." En deux mois, Helleborus 50M l’a transformé. </p>
<p>Selon mes vues, ce cas est tout à fait caractéristique d’Helleborus, et correspond aux stades initiaux de la pathogénésie du remède.  La lenteur est caractéristique. Ici nous avons un patient qui éprouve une grande difficulté à percevoir des stimuli, des questions par exemple, et à tenter d’y répondre. Le patient Helleborus marque une pause assez longue et finit par répondre avec hésitation. "Je le crois," est souvent sa meilleure réponse. Dans le Répertoire, nous trouvons Helleborus dans la rubrique, <em>'Répondre, réfléchit longtemps avant de'</em>. </p>
<p>Il nous faut noter aussi ce type de céphalée; une céphalée stupéfiante. Stupéfaction et ralentissement caractérisent ce cas. Dans notre matière médicale, on ne peut trouver les descriptions de tous les cas que l’on peut rencontrer, mais les thèmes généraux de la description du remède nous nous donnent des indices qui peuvent être appliqués à ces cas. </p>
<p>Le principal thème d’Helleborus dont on doit se souvenir est la stupéfaction et la difficulté de communiquer. Il y a bien sûr une grande différence entre ce stade précoce dans la pathologie d’Helleborus, et les stades plus évolués et plus caractéristiques, avec stupeur, convulsions, roulement de la tête en agonie, et inflammation du cerveau et des méninges. </p>
<h3>7° cas Dr Kent J.T. :</h3>
<p>Il s’agit d’un enfant âgé de 8 à 10 mois, atteint d’hydrocéphalie, pour lequel plusieurs médecins parmi les meilleurs établis dans notre ville ont décidé d’abandonner tout soin, considérant son cas au-delà de toute solution thérapeutique. C’est ce qu’ils ont tous dit à son père, après confirmation du diagnostic. J’ai été appelé vingt-quatre heures après cette révélation. L’enfant était totalement inconscient alors et avait, depuis deux jours, les pupilles très dilatées, sans réaction cornéenne au toucher, et tout portait à prédire une mort proche. </p>
<p>La première question que j’ai posée était la suivante: "Les reins fonctionnent-ils depuis un ou deux jours?" et après que l’on m’ait certifié qu’il n’avait presque pas uriné, je lui ai prescrit immédiatement Helleborus 1000,  une dose. En quelques heures, il y a eu une bonne reprise de la diurèse, diurèse qui s’est accentuée et maintenue ensuite, avec modification de tous les symptômes cérébraux jour après jour, avec retour de la conscience en une semaine environ, et une récupération complète de la santé en deux ou trois semaines. </p>
<p>Pendant toute cette période, il n’a fallu qu’une à deux doses au plus d’Helleborus, accompagnées d’une seule dose de <em>Bell</em>., <em>Nux</em>., et d’un ou deux remèdes en haute dynamisation, pour des symptômes les nécessitant ; mais ces doses n’ont été administrées que pendant une durée de 24h, et en général à des intervalles de deux à quatre jours voire plus. Cet enfant est devenu l’enfant le plus brillant de cette grande famille, et a bien réussi dans sa scolarité. </p>
<p><strong>Kent, Homeopathic Physician - 1881, vol. I, No. 7</strong> </p>
<h2>Bibliographie :</h2>
<p>  </p>
<p>Duprat Henry, Traité de Matière Médicale Homéopathique, 2° édition, J.B. Baillère </p>
<p>Farrington E. A. Matière Médicale Clinique. Editions Similia </p>
<p>Hering C., Les Symptômes Guides de Notre Matière Médicale, tome 5. </p>
<p>Kent J.T. Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Kerstein J., Ma pratique Homéopathique au quotidien – 101 Cas commentés. </p>
<p>Lathoud J.A., Etudes de Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Mateu Ratera, Premiers Secours en Homéopathie </p>
<p>Vithoulkas George, Talks on Classical Homeopathy. B. Jain. </p>
<p>Vithoulkas George, Materia Medica Viva, tome XI</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<title>Prochaine formation médicale 13 et 14 Mars: Loganiacées</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 17:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour à tous
Notez sur vos tablettes les dates de notre prochain cours:
Samedi 13 et Dimanche 14 Mars 2010
Les cours auront lieu près de Genève, au Site d'Archamps
Centre de Convention
Domaine de Chosal
Site d'Archamps- 74160
Tél. 04 50 31 50 00
J'aborderai l'étude de la famille des Loganiacées (Nux vomica, Ignatia, Gelsemium, Spigellia), en traçant des parralèles entres la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour à tous</p>
<p>Notez sur vos tablettes les dates de notre prochain cours:</p>
<div id="attachment_246" class="wp-caption alignleft" style="width: 273px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium.jpg"><img class="size-medium wp-image-246 " title="loganiacees-gelsemium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium-263x300.jpg" alt="Gelsemium Sempervirens, autrement dit: le jasmin" width="263" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Gelsemium, le jasmin, est une des principales loganiacées</p></div>
<p><strong>Samedi 13 et Dimanche 14 Mars </strong>2010</p>
<p>Les cours auront lieu près de Genève, au Site d'Archamps</p>
<p>Centre de Convention<br />
Domaine de Chosal<br />
Site d'Archamps- 74160<br />
Tél. 04 50 31 50 00</p>
<p>J'aborderai l'étude de la famille des Loganiacées (Nux vomica, Ignatia, Gelsemium, Spigellia), en traçant des parralèles entres la symptomatologie des ces différents médicaments.</p>
<p>Bien entendu, nous aurons aussi</p>
<ul>
<li>des cas cliniques, des patients viendront nous exposer leur cas et vous serez priés de proposer une indication de médicament.</li>
<li>une étude du répertoire</li>
<li>des commentaires sur un ou plusieurs chapitres de l'Organon</li>
<li>un médicament surprise en questions et réponses</li>
</ul>
<p>Venez nombreux</p>
<p><strong>Dates et heures</strong></p>
<p>Nous démarrons à 9 H 30.</p>
<p><strong>Frais :</strong></p>
<ul>
<li>94 euros la formation d'une journée ou 188 euros le séminaire clinique</li>
<li>Les séminaires théoriques du samedi seront proposés à la modique somme de 94 euros qui <strong>comprennent</strong> le repas de midi.</li>
<li>Le prix des séminaires cliniques à Lyon et à Archamps (samedi et dimanche) comprend le déjeuner mais <strong>ne comprend pas</strong> le dîner du samedi soir et l'hébergement.</li>
</ul>
<p>Le planning de l'année est déterminé en fin d'année scolaire, soit vers le mois de juin, en fonction des possibilités des orateurs.</p>
<p>Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer une demande d'inscription accompagnée d'un chèque du montant soit de  la journée de travail, soit du cycle annuel, au secrétariat :</p>
<p><strong>Docteur Thomas Pfister</strong></p>
<p>Service Planète-Homéo<br />
rue du contrat social 7<br />
1203 Genève</p>
<p>Tél +41 22 320 66 11</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Formation en Homéopathie 2010</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/10/221/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[cas clinique]]></category>
		<category><![CDATA[cours]]></category>
		<category><![CDATA[DIU]]></category>
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		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
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		<description><![CDATA[Formation en Homéopathie
La simplification de l'enseignement et la méconnaissance des principes fondamentaux de l'homéopathie ont hélas contribué à sa dégradation et à l'éclosion de diverses tendances thérapeutiques souvent discutables.
L'un des objectifs de ces formations est de fédérer les praticiens autour de lois aussi incontournables que la gravitation universelle et de démontrer qu'il n'existe guère d'autre voie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Formation en Homéopathie</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/DSCN2116.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-271" title="Séminaire Planète Homéopathie par Edouard Broussalian" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/DSCN2116-300x225.jpg" alt="Séminaire Planète Homéopathie animé par Edouard Broussalian" width="300" height="225" /></a>La simplification de l'enseignement et la méconnaissance des principes fondamentaux de l'homéopathie ont hélas contribué à sa dégradation et à l'éclosion de diverses tendances thérapeutiques souvent discutables.</p>
<p>L'un des objectifs de ces formations est de <em>fédérer</em> les praticiens autour de lois aussi incontournables que la gravitation universelle et de démontrer qu'il n'existe guère d'autre voie à suivre que celle défrichée par Hahnemann.</p>
<p>La passion de leur art et l'amitié qui lie l'équipe enseignante autour d'Edouard Broussalian placent <strong>l'école</strong> sous le signe de la <em>convivialité</em>.</p>
<p>L'enseignement est basé sur la <em>clinique</em> et sur la <em>pratique</em> avec la participation des patients qui ont la gentillesse et le courage de venir exposer leur cas lors des séminaires.</p>
<p>La pratique étant une perpétuelle évolution, aucun dogme n'est prôné. En particulier l'étude des observations d'Hahnemann à la fin de sa vie nous a permis de mettre en place et de structurer l'utilisation de la posologie liquide.</p>
<p>Les étudiants sont encouragés à prescrire au bout de quelques semaines et à présenter des travaux personnels.</p>
<p>L'enseignement, conforme au programme européen, est fortement axé sur <em>l'informatique</em>. Les travaux pratiques permettent l'apprentissage rapide de la répertorisation informatique à l'aide du logiciel PcKent et d<em>'Internet</em> auquel tous sont conviés à se connecter pour rester en contact avec toute <a href="../../../accueil/equipe.htm"><strong>l'équipe </strong></a>au sein de notre site <a href="http://planete-homeo.org" target="_top"><strong>Planète Homéo</strong></a>. Là, ils peuvent participer aux cas cliniques interactifs, découvrir de nombreux articles, poser des questions sur le forum, découvrir une dimension internationale en dialoguant avec les meilleurs praticiens du Brésil, d'Italie, des USA et de Grande Bretagne.</p>
<p>Férus de voyages pour ouvrir leur horizon homéopathique, bien des membres de l'équipe se rendent à l'étranger pour rencontrer d'autres confrères. Vous pouvez visiter quelques uns de ces <a href="../seminaires/index.htm"><strong>séminaires</strong></a>. C'est aussi sur ces pages <a href="../seminaires/index.htm"><strong>séminaires</strong></a> que vous trouverez les informations sur des réunions qui ne sont pas à proprement parler des cours de l'école, par exemple les formations à PcKent.</p>
<h1>Inscriptions</h1>
<p>Les cours sont réservés aux:</p>
<ul>
<li>étudiants en médecine <strong>dès la seconde année</strong>,</li>
<li>médecins,</li>
<li>sages-femmes,</li>
<li>vétérinaires,</li>
<li>pharmaciens.</li>
</ul>
<h2>Organisation des formations pour la fin de l'année scolaire 2009-2010 :</h2>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="top">Date</td>
<td width="205" valign="top">Lieu</td>
<td width="205" valign="top">Sujet</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top"><strong>Samedi 13 et Dimanche 14 Mars 2010</strong></td>
<td width="205" valign="top"><strong>Centre de Convention</strong><strong><br />
</strong>Domaine de Chosal<br />
Site d'Archamps- 74160<br />
Tél. 04 50 31 50 00</td>
<td width="205" valign="top">Les <strong>Loganiacées </strong>(Nux vomica, Ignatia, Gelsemium, Spigellia)</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top"><strong>Samedi 24 et Dimanche 25 Avril 2010</strong></td>
<td width="205" valign="top"><strong>Hôtel Campanile Lyon Part-Dieu</strong><br />
31, rue Maurice Flandin<br />
69003 Lyon<br />
Tél. 04 72 36 31 00</td>
<td width="205" valign="top"><strong>Aconit </strong>et les remèdes de choc</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top"><strong>Samedi 12 Juin</strong></td>
<td width="205" valign="top"><strong>Centre de Convention<br />
</strong>Domaine de Chosal<br />
Site d'Archamps- 74160<br />
Tél. 04 50 31 50 00</td>
<td width="205" valign="top">Médicaments des bronchites et des formes respiratoires graves. Assemblée Générale de l'Association - Election du bureau.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Dates et heures</strong></p>
<p>Nous démarrons à 9 H 30.</p>
<p><strong>Frais :</strong></p>
<ul>
<li>94 euros la formation d'une journée ou 188 euros le séminaire clinique</li>
<li>Les séminaires théoriques du samedi seront proposés à la modique somme de 94 euros qui <strong>comprennent</strong> le repas de midi.</li>
<li>Le prix des séminaires cliniques à Lyon et à Archamps (samedi et dimanche) comprend le déjeuner mais <strong>ne comprend pas</strong> le dîner du samedi soir et l'hébergement.</li>
</ul>
<p>Le planning de l'année est déterminé en fin d'année scolaire, soit vers le mois de juin, en fonction des possibilités des orateurs.</p>
<p>Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer une demande d'inscription accompagnée d'un chèque du montant soit de  la journée de travail, soit du cycle annuel, au secrétariat :</p>
<p><strong>Docteur Nicolas Woesteland</strong></p>
<p>Service Planète-Homéo</p>
<p>Av de la gare, 22</p>
<p>CP 11</p>
<p>CH-1618 Châtel-St-Denis</p>
<p>Tél +41 22 320 66 11</p>
<p>Pour tout renseignement, <strong><a href="mailto:woestelandt.nicolas@gmail.com?subject=Demande d'information PH">écrivez nous</a></strong> !</p>
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