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	<title>Planète Homéo &#187; Apprendre</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Cas clinique. Stramonium. Bégaiement</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 09:43:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[bégaiement]]></category>
		<category><![CDATA[stramonium]]></category>

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		<description><![CDATA[Une tendre et douce Stramonium
Il est souvent trompeur de tenter deviner un remède sur l’aspect physique ou quelques traits de caractère ou généraux qui paraissent évidents.
Ici, dans ce cas clinique, il s’agit d’une cousine, ce qui complique évidemment le cas. En effet, si nul n’est prophète en son pays (donc à Grenoble), il est encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=f2727f7733fce8a605cb2dbe0e71160e&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong><span style="text-decoration: underline;">Une tendre et douce Stramonium</span></strong></p>
<p>Il est souvent trompeur de tenter deviner un remède sur l’aspect physique ou quelques traits de caractère ou généraux qui paraissent évidents.</p>
<p>Ici, dans ce cas clinique, il s’agit d’une cousine, ce qui complique évidemment le cas. En effet, si nul n’est prophète en son pays (donc à Grenoble), il est encore plus redoutable d’affronter la famille. Obligation de résultat sans faute et surtout, ce qui va de soi, sans honoraires.</p>
<p>Nathalie, jolie jeune fille porte allègrement ses 16 ans, mais elle se trouve atteinte d’un incoercible et handicapant bégaiement. C’est une camarade de Lycée, guérie d’une acné rebelle, qui lui a suggéré de voir ce médecin homéopathe à la renommée établie. La bonne conseillante ignorant la parenté de Nathalie avec le praticien…</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Transparent No 1 (Observation)</span></strong></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Nathalie-1.jpg"><img class="alignleft size-large wp-image-1663" title="Nathalie 1" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Nathalie-1-744x1024.jpg" alt="" width="744" height="1024" /></a>Nathalie est une personne douce, calme de caractère docile et réservée. Il est vrai que le bégaiement, quand il est bien marqué, n’incite pas particulièrement à la loquacité. Sans doute ce trouble du langage oblige à la personne de se tenir à distance du babillage et du bavardage spontanés de son âge. Ainsi, Nathalie est calme, douce, elle recherche plutôt la compagnie, sans craindre la solitude. Sa soif est modérée. Elle n’est pas frileuse à l’extrême, elle n’a pas non plus une chaleur vitale débordante.</p>
<p>Sur ces traits apparents, des confrères ont prescrit Pulsatilla assez souvent, entre autres remèdes, mais à l’efficacité nulle contre cette élocution gênante.</p>
<p>L’interrogatoire apporte quelques symptômes secondaires non caractéristiques, tels une fatigabilité matinale, des règles anarchiques et peu abondantes. Des leucorrhées modérées et non irritantes complètent un tableau peu significatif.</p>
<p>Par contre au cours de la conversation, la jeune fille accuse deux symptômes phobiques inattendus.</p>
<p>1/ <span style="text-decoration: underline;">Peur du bruit de l’eau</span>, peur de l’eau en général. (Section Psychisme 684). Nathalie demeure sur les premiers contreforts du Massif de la Chartreuse. Ce paysage aux coteaux multiples est sillonné de ruisseaux et de petits cours d’eaux débordants souvent en cas de pluie même modérée. Elle redoute le bruit de l’eau qui ruisselle parfois autour de la maison. Elle n’est pas à l’aise non plus près de l’Isère, et elle ne s’attarde pas sur ses rives pittoresques en rentrant chez elle.</p>
<p>2/ <span style="text-decoration: underline;">Peur dans le noir</span><span style="text-decoration: underline;">,</span> dans le sombre en général.</p>
<p>(Section Psychisme PSY 711). Sans aller jusqu’à la nécessité de placer une veilleuse dans sa chambre, elle redoute fortement une panne de courant inopinée. Elle évite, en général, de fréquenter les endroits sombres, peu éclairés.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Transparent No 2 (étude informatique)</span></strong></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Nathalie-2.jpg"><img class="alignleft size-large wp-image-1664" title="Nathalie 2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Nathalie-2-744x1024.jpg" alt="" width="744" height="1024" /></a>Aux deux phobies, peur dans le noir et peur de l’eau nous avons ajouté en troisième position le signe objectif motivant la consultation :</p>
<p>3/ <span style="text-decoration: underline;">Bégaiement</span> (Bouche 103)</p>
<p>Le remède qui s’affiche avec éclat est Stramonium. Ce remède affiche le maximum 9/9 sur 3 symptômes. Nathalie progressivement s’est débarrassée de son handicap.</p>
<p>Aujourd’hui, Nathalie est mère d’un petit garçon qui braille fort et ne semble pas affublé d’un bégaiement pour le moment…</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Remarques</span></strong> :</p>
<p>a/ L’étude complète du document No 2 montre que les 4 simile suivants, à savoir, Belladonna, Cannabis Indica, Phosphorus et Cuprum Metallicum sont au degré 3 ou 2 dans le bégaiement.</p>
<p>b/ Le nosode qui apparaît dans cette étude est Lyssin ou Hydrophobinum. Il se trouve dans le premier symptôme retenu, la peur du bruit de l’eau.</p>
<p>c/ La hiérarchisation nous avait conduit à favoriser la peur de l’eau, le symptôme le plus singulier. La peur dans le noir était marquée sans une intensité extrême. Le bégaiement, symptôme lésionnel si je puis dire a été placé au troisième et dernier rang.</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Cette remarquable observation appelle quelques commentaires. En effet, Stramonium est souvent décrit caricaturalement comme violent dans l'image qui en est donnée de l'école française, toujours prompte à la simplification. Le groupe de médicaments "psychiques" que forment Stram, Hyos, Bell, Acon, Lyss, Cann-i, Verat, Agar, Manc se caractérise par des tableaux protéiformes. Stramonium ne fait pas exception dans sa forme douce et sensible, mais chez laquelle la violence et la peur se manifestent dans le sommeil, lorsque la garde du conscient est abaissée. La peur est souvent le facteur causal chez les deux classiques que sont Hyosciamus et Stramonium.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Dans mon expérience clinique on peut distinguer les formes subtiles de peur qui mènent à ces médicaments.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">-Dans Stramonium, c'est une peur terrible où l'on s'est senti directement menacé dans sa survie mais tout en étant acculé sans pouvoir s'échapper. Typiquement c'est le cas des personnes retrouvées vivantes après un tremblement de terre, un bombardement, etc. Cela devient une habitude de le prescrire chez les personnes qui ont connu une peur in utéro comme lorsque la main du gynécologue fait irruption pour tripoter le foetus et le retourner dans le ventre de sa mère.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">-Dans Hyosciamus, la peur est mêlée avec le sentiment d’abandon. Typiquement un enfant se sent abandonné parce que sa mère doit être hospitalisée, etc.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">-Dans Aconit, la peur a été tellement soudaine, brutale et inattendue que tout le système est sidéré. Il s'ensuit un état de tension permanente, avec un éréthisme cardiaque, etc. C'est LE médicament de routine à donner en 50m dans les suites même lointaines de frayeur. Typiquement l'enfant assiste au décès soudain d'un proche, ou on est pris dans un séisme avec l'état de panique qui s'ensuit. Le cas historique du roi du Portugal après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 en est l'incarnation la plus parfaite.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Cette observation nous amène à souligner tout l'importance qu'il y a à bien comprendre dans chaque cas "ce qui est indubitablement morbide".  Bien souvent, les homéopathes actuels, peu versés dans l'Organon, amalgament gaiement les signes provenant du tempérament du patient, et qui ne sont donc en rien pathologiques mais simplement appartenant à sa constitution, avec les signes morbides, qui sont eux seuls à consiérer quand on recherche la similitude avec un médicament donné.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">EB.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><br />
</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Comment étudier la Matière Médicale. Cancer de la prostate. Belladonna</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/07/10/comment-etudier-la-matiere-medicale-cancer-de-la-prostate-belladonna/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 05:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[belladonna]]></category>
		<category><![CDATA[cancer prostate]]></category>
		<category><![CDATA[étudier la matière médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment étudier la Matière Médicale
Extraits du séminaire donné par le Dr. Farokh Master à Lyon en Nov 2010, Traduction et transcription par Jean Claude Ravalard
Cette méthode a été inventée par le Dr Hering. Voilà la méthode que je suis. C’est vraiment ce que Hering enseignait à ses étudiants à Philadelphie. Immédiatement après vous avoir décrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h3>Comment étudier la Matière Médicale</h3>
<p>Extraits du séminaire donné par le Dr. Farokh Master à Lyon en Nov 2010, Traduction et transcription par Jean Claude Ravalard</p>
<div id="attachment_509" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh1.jpg"><img class="size-medium wp-image-509" title="Le Dr. Farokh Master" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Le Dr. Farokh Master</p></div>
<p>Cette méthode a été inventée par le Dr Hering. Voilà la méthode que je suis. C’est vraiment ce que Hering enseignait à ses étudiants à Philadelphie. Immédiatement après vous avoir décrit cette méthode, je prendrai un médicament comme exemple et on appliquera la méthode à propos de ce remède.</p>
<p>Hering disait que la MM est pleine d’information concernant les médicaments. Vous avez à étudier un remède de façon à ce que vous ayez un maximum d’information. Chaque personne va développer sa manière particulière et personnelle d’étudier la matière médicale. On n’a pas une mémoire assez brillante pour se rappeler de tous les symptômes. Il y avait une seule personne en France qui avait une mémoire exceptionnelle, c’était Napoléon Bonaparte. On a écrit qu’il se souvenait du nom de chacun des 60 000 soldats avec lesquels il combattait. On n’a malheureusement pas ce type de mémoire ! Il vaut mieux se rappeler d’une méthode où vous avez des symptômes clés mentaux et généraux. Mais ne cherchez pas à vous rappeler la MM. C’est une mauvaise méthode. Si vous cherchez à apprendre le français, n’essayez pas de mémoriser le dictionnaire. Vous parlez en français avec les gens, et vous apprenez… Donc, on va chercher la MM systématique pour apprendre.</p>
<p>Si vous cherchez à vous reposer sur votre propre connaissance des remèdes, vous n’allez vous souvenir que d’un petit nombre de symptômes. Beaucoup d’homéopathes se rengorgent : Cela fait 30 ans que je travaille, je connais à fond Belladonna, je connais à fond Bryonia. Mais ces remèdes sont d’action si profonde que personne ne peut les connaître complètement. Laissez-moi vous donner un exemple. Il y a un mois de cela environ, j’ai vu un homme avec un cancer de prostate avancé, et son cancérologue disait qu’il n’en avait plus que pour un mois à vivre, il avait des métastases dans tout le pelvis, dans l’abdomen, dans ses os. Lorsque je l’ai vu à l’hôpital, il était pâle, faible, il voulait juste fermer les yeux et parler avec moi. Il se plaignait surtout d’une douleur à l’anus, une douleur dans le périnée, il ne pouvait pas s’allonger, ni s’asseoir, il avait une constipation sévère, il ne parvenait plus à contrôler ses urines, il avait de faux besoins mictionnels, de la toux, une toux constante, lorsqu’il parlait, aggravée en s’allongeant, et puis évidemment une perte de poids importante. Voilà tous les symptômes qu’il présentait. Là, j’ai donné un remède, Carbo-animalis, en tenant compte de sa faiblesse, de sa prostration. Et après une semaine, je lui avais donné 25-30 doses de ce remède, aucune amélioration. J’ai repris l’observation, j’ai étudié tous les symptômes et puis j’ai commencé à lire d’autres remèdes, et je lui ai donné Belladonna 30. Après Belladonna, sa douleur a diminué, ainsi que sa toux, ses problèmes mictionnels. Où est Belladonna dans tous ces symptômes ? Je ne peux pas le dire, mais en relisant le proving de Belladonna, j’ai pu voir tellement de symptômes de Belladonna. Je ne savais pas que Belladonna pouvait avoir une si grande prostration, ni une telle faiblesse, c’est la première observation en 31 ans de pratique où j’observe de faiblesse chez Belladonna. La seule chose qu’on m’avait dit c’est que Belladonna convient aux patients pléthoriques, en pleine forme, avec une constitution solide. Là, ce n’était pas du tout le cas.</p>
<p>Regardons dans le Répertoire. Si vous regardez à faiblesse, Belladonna s’y trouve au premier degré. A la rubrique Collapsus, Belladonna ne s’y trouve pas. Regardons à Prostration s’il s’y trouve, le Répertoire renvoie à Faiblesse. Même dans le Répertoire, Belladonna n’est pas décrit comme se présentait ce patient. Voilà l’avantage de lire un remède à partir d’un livre source de la MM.</p>
<p>Hering utilise un exemple. Tout le monde sait qu’Aconit est utile pour l’inflammation, mais souvenez-vous de tous les cas où Aconit est utilisé et où il n’y a pas d’inflammation. C’est exactement ce qui s’est produit pour moi dans le cas de Belladonna. En effet, tout le monde sait que Belladonna est plein d’énergie, que c’est quelqu’un de très fort, mais honnètement, est-ce qu’il y en a beaucoup d’entre vous qui savent que Belladonna est utile pour un patient complètement prostré avec un cancer avancé de la prostate. C’est cela qu’Hering veut que vous vous souveniez.</p>
<p>Question de Michel Zala : Farokh, peux-tu nous dire pourquoi tu as donné Belladonna dans ce cas parce que cela ne nous parait pas évident ?</p>
<p>Farokh : Il avait un problème en avalant les liquides. Il n’avait pas d’appétit. Il ressentait une lourdeur abdominale, présentait une constipation sévère, de la toux après avoir dormi, une expectoration visqueuse, de la douleur du coccyx assis, un amaigrissement, le désir de rester allongé, un tremblement dû à la faiblesse et de l’anémie. C’est une de mes répertorisations pour ce patient. Vous voyez un certain nombre de symptômes où vous retrouvez Belladonna. Il y avait aussi l’inactivité rectale, l’émission de gouttes en urinant, la faiblesse de la vessie, la toux pendant le sommeil, aggravée en parlant. Pendant un mois j’ai observé l’action de Belladonna. Lorsque vous avez ce symptôme : Miction, doit se presser pour uriner.</p>
<p>VESSIE - MICTION - besoin impérieux d'uriner - soudain - dépêcher d'uriner pour éviter les fuites urinaires; doit se</p>
<p><em>Agar.</em> allox. aloe ambr. ant-c. ant-t. apis <em>Arg-n.</em> ARN. ars. ars-s-f. bar-c. bar-s. bell. borx. brom. <em>Bry.</em> calc. <em>Camph.</em> CANTH. carb-an. <em>Caust.</em> <em>Chin.</em> cic. CLEM. <em>Coc-c.</em> <em>Colch.</em> con. cortiso. dig. dulc. <em>Ferr-p.</em> <em>Hyos.</em> IGN. kali-br. kali-c. KREOS. lath. <em>Lyc.</em> <em>M-aust.</em> mag-c. <em>Merc.</em> nat-m. nat-sil. NIT-AC. NUX-V. petr. <em>Petros.</em> PH-AC. <em>Phos.</em> plan. plb. prun. PULS. pulx. RHUS-T. <em>Ruta</em> sabin. SEP. spong. <em>Squil.</em> staph. <em>Stram.</em> SULPH. <em>Thuj.</em> verat. zinc. zinc-p.</p>
<p>Il y avait au moins une douzaine de symptômes de Belladonna dans cette observation. Et je n’avais pas reconnu Belladonna parce que j’étais complètement focalisé sur son cancer, sa faiblesse…</p>
<p>On va discuter d’un certain nombre d’observations que j’ai amenées pour vous aujourd’hui.</p>
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		<title>Cas 07. Le canari aphone. CORRIGE</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/07/01/cas-07-le-canari-aphone/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 16:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[aphonie]]></category>
		<category><![CDATA[canari]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous.
Nous avons le temps avant de profiter de l'été de nous mettre à un cas clinique vidéo de plus. Je vous propose cette fois-ci le cas d'un canari aphone depuis un an. L'énoncé est très simple, vous devez bien connaitre les propriétés des médicaments pour dégainer le bon médicament.

31 Août 2011: Voici les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/canari.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1474" title="canari" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/canari.jpg" alt="" width="200" height="229" /></a>Bonjour à tous.</p>
<p>Nous avons le temps avant de profiter de l'été de nous mettre à un cas clinique vidéo de plus. Je vous propose cette fois-ci le cas d'un canari aphone depuis un an. L'énoncé est très simple, vous devez bien connaitre les propriétés des médicaments pour dégainer le bon médicament.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OIGUF_7FQrU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/v/OIGUF_7FQrU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>31 Août 2011: Voici les commentaires concernant vos réponses:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/rPCm2mgmlTE" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/rPCm2mgmlTE"></embed></object></p>
<p>2 Septembre 2011: Le corrigé proprement dit.</p>
<p><object width="420" height="345"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/y6iMlFaWvKE?version=3&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/y6iMlFaWvKE?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="345" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Reflexions cliniques. Par Ad. LIPPE</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/05/03/reflexions-cliniques-par-ad-lippe/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 05:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Prescrire]]></category>
		<category><![CDATA[Arsenicum album]]></category>
		<category><![CDATA[Lippe]]></category>

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		<description><![CDATA[Réflexions cliniques
Ad. Lippe ; THE ORGANON Vol 1, p 40
L’expérience Clinique représente notre test suprême. Si nous enfreignons n’importe laquelle des règles qui doivent toujours nous guider dans la thérapeutique (même les moins essentielles), nous ne sommes pas en droit d’attendre le succès qui nous est promis par leur observance ; et si cela est vrai, alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Réflexions cliniques</h1>
<p>Ad. Lippe ; THE ORGANON Vol 1, p 40</p>
<div id="attachment_546" class="wp-caption alignleft" style="width: 287px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-color-recadre.jpg"><img class="size-medium wp-image-546" title="lippe-color-recadre" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-color-recadre-277x300.jpg" alt="Le Pr. Lippe, le &quot;prince des prescripteurs&quot;" width="277" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pr. Lippe, le &quot;prince des prescripteurs&quot;</p></div>
<p>L’expérience Clinique représente notre test suprême. Si nous enfreignons n’importe laquelle des règles qui doivent toujours nous guider dans la thérapeutique (même les moins essentielles), nous ne sommes pas en droit d’attendre le succès qui nous est promis par leur observance ; et si cela est vrai, alors il est aussi évident que les échecs sont généralement dus à la violation des ces règles, et non pas, comme on le prétend généralement, à leur manque de fiabilité. Nous nous proposons de relater ici un cas dans lequel les règles strictes qui gouvernent l’application de notre Loi de guérison ont été transgressées par inadvertance et comment la découverte de cette erreur peut conduire à leur application plus stricte, avec les très bons résultats qui suivent nécessairement une pratique strictement homéopathique. Voici d’abord une simple narration du cas, pour passer ensuite à nos commentaires.</p>
<p>Mme B., 45 ans, souffrait depuis de nombreuses années d’un estomac très délicat et irritable, et d’une stomatite ulcéreuse (guérie avec Phytolacca), cet état étant survenu à la suite de ce que l’on nomme fort mal à propos un « traitement scientifique » ; elle avait aussi un rhume des foins, qui revenait régulièrement tous les 16 Septembre de chaque année. Mme B. est rentrée d’Europe le 26 Juillet dernier, au terme d’une absence de plusieurs années ; le voyage avait été très pénible puisqu’elle avait eu le mal de mer durant toute la traversée.</p>
<p>Depuis le moment où elle avait quitté Liverpool jusqu’à ma visite, le 27 Juillet, elle n’avait absorbé littéralement aucun aliment, la glace pilée étant la seule chose qu’elle puisse avaler. Je la trouvais assise dans son lit, avec des efforts occasionnels pour vomir, le pouls à 110 ; elle se plaignait d’une violente douleur occipitale, avec une grande chaleur, qu’elle essayait de soulager par des applications de glace pilée ; elle était en anurie ; la bouche sèche et très chaude ; elle n’avait pas dormi depuis 15 jours, incapable de s’allonger à cause d’une grande nervosité, comme elle l’exprimait, qui l’obligeait à changer de position et de chaise très souvent ; elle passait sa nuit d’une chaise à l’autre ; un goût très désagréable dans la bouche ; un dégoût complet pour les aliments, et elle avait une diarrhée noirâtre très nauséabonde depuis plusieurs jours.</p>
<p>Le choix du médicament était assez simple ; je lui donnais une dose d’Arsenicum album 50m (Fincke) sur la langue (27 Juillet, 10 h.) Le 28 Juillet, elle a dormi dans son lit de 22 h à 1 h du matin, redevenant alors agitée et nerveuse, mais se disant néanmoins en meilleure forme. Pas de médicament. 29 Juillet. Est restée dans son lit toute la nuit, a dormi, pas de retour de la diarrhée ; la sécrétion urinaire est rétablie ; les applications chaudes sur la tête ont bien soulagé la douleur ; a pris un peu de pain au lait avec plaisir ; pouls en dessous de 90 ; elle est joyeuse et pleine d’espoir. 31 Juillet. A passé une nuit encore meilleure, est mieux en tout, mais se plaint de très fortes douleurs d’un hallux valgus du pied gauche ; celui-ci est très enflammé et présente une douleur piquante et brulante (1). Je lui donne alors une dose de Nitric acidum 100m (Fincke). 1<sup>er</sup> Août. L’hallux valgus est maintenant moins douloureux, mais par ailleurs il n’y a pas beaucoup de changement perceptible. 2 Août. L’hallux valgus s’améliore toujours et le 3 Août il n’y a plus de douleur ni de signe inflammatoire. Le soir du 3 Août, je suis appelé en urgence pour retourner la voir ; je la trouve au plus mal (19 h) ; la diarrhée et les vomissements sont de retour avec une grande violence ; le pouls à plus de 110 ; une céphalée identique à celle dont elle se plaignait le 27 Juillet étant réapparue ainsi que la grande agitation (2). Je lui donne une dose d’Arsenicum album CM (Fincke), sèche sur la langue. Je la trouve mieux le lendemain, l’amélioration continuant de se développer ; le 6 Août (3) son hallux valgus recommence à lui faire mal tout comme le 31 Juillet. <em>Je ne donne aucun médicament</em> (4). L’amélioration continue de façon satisfaisante jusqu’au 16 Septembre. Cette nuit là, vers 1 h du matin elle présenta une oppression respiratoire qui lui rappellait les crises d’asthme terrible dont elle souffrait des années auparavant ; elle a eu besoin de rester assise dans son lit durant une demi-heure. <em>Pas de médicament</em>. Elle se rétablit complètement et se mit en voyage pendant quelques semaines ; n’a pas eu de rhume des foins ; elle n’a jamais eu à se plaindre du moindre symptôme depuis lors ; et se trouve en bonne santé comme elle ne s’est jamais sentie depuis des années.</p>
<p><em>Commentaires</em> sur (1). Quand l’hallux valgus est apparu, je n’aurais dû donner aucun médicament :</p>
<p>-          <em>parce que </em>tous les autres symptômes pour lesquels Arsenic était clairement indiqué s’étaient déjà améliorés sous son action salutaire, ce qui montrait non moins clairement que les effets de la dose n’étaient toujours pas épuisés</p>
<p>-          et <em>parce que</em> ce nouveau symptôme apparaissant sur une partie moins vitale de l’organisme, montrait aussi une évolution de haut en bas de la pathologie, ce qui n’indiquait pas forcément une aggravation mais bien un abaissement progressif du désordre.</p>
<p>Ici deux règles importantes étaient transgressées.</p>
<p>a)      Il faut toujours laisser assez de temps au médicament pour complètement épuiser son action avant de le renouveler ou de passer à un médicament suivant. Si la survenue de l’hallux valgus inflammatoire avait démontré une aggravation du désordre, un nouveau médicament indiqué sur ce symptôme nouvellement apparu aurait été indiqué.</p>
<p>b)      Mais avant tout, on doit se rappeler que si une région moins vitale de l’organisme se trouve affectée, et que si les symptômes se déplacent du centre vers la périphérie ou de haut en bas, ceci n’indique pas une aggravation du désordre et par conséquent aucun nouveau médicament ne peut être indiqué, et même surtout pas indiqué puisque l’état général du patient ou ses symptômes plus graves sont en train de s’améliorer.</p>
<p><em>Commentaires sur </em>(2). Nitric acidum a ôté les symptômes pour lesquels il avait été prescrit, c'est-à-dire une douleur piquante et brûlante d’un hallux valgus du pied gauche, mais aussitôt ce symptôme disparu, les premiers symptômes pour lesquels Arsenicum album avait été administré avec bénéfice sont revenus en force ; ce fait représente une preuve suffisante qu’il fallait laisser tranquille cet hallux valgus et que l’amélioration des premiers symptômes aurait probablement continué si je n’avais pas interféré.</p>
<p>On peut retenir comme règle générale que <em>les symptômes les derniers apparus sont de la plus haute importance et doivent nous guider dans la sélection du médicament suivant</em>, mais il est évident que nous devons d’abord déterminer si ce nouveau symptôme, ou ces nouveaux symptômes, nécessitent la prescription d’un nouveau médicament. Notre connaissance de la pathologie vient ici à notre rescousse, de même que celle des règles bien connues.</p>
<p>-          Si par exemple dans un cas d’encéphalite, une sécrétion d’urine pâle et abondante apparaît, nous savons que nous avons un symptôme dangereux qui vient de s’ajouter aux autres symptômes et que celui-ci doit nous servir de guide dans la sélection d’un nouveau médicament, qu’il faut se dépêcher de choisir. Si la même sécrétion d’urine pâle apparaît dans un cas de fièvre rhumatismale nous devrions observer une diminution de tous les anciens symptômes sans donner de nouveau médicament.</p>
<p>-          Si les symptômes d’un patient commencent sur les extrémités et qu’ils s’améliorent mais que des symptômes apparaissent sur des organes internes, alors ceux-ci doivent nous servir de guides pour changer très vite de médicament ; le contraire survient [c'est-à-dire que des signes internes sont suivis de symptômes sur les extrémités. EB], aucun nouveau médicament ne doit être administré.</p>
<p>-          Si les symptômes descendent, nous pouvons attendre en toute sécurité et ne rien donner, mais s’ils se mettent à monter, le moindre progrès vers le haut nous montre que nous n’avons pas encore prise sur le désordre et nous rappelle la nécessité de réexaminer le malade afin de choisir un médicament plus similaire. Dans le cas présent, les symptômes ont quitté les organes internes pour gagner les extrémités et sont descendus, c’était donc une erreur d’interférer avec l’action bénéfique du médicament précédent.</p>
<p><em>Commentaires</em> sur (3). On avait un retour des symptômes précédents et le même médicament à une plus haute dynamisation les a de nouveau contrôlés. J’ai prescrit une plus haute dynamisation, suivant les recommandations importantes de Hahnemann dans les <em>Maladies Chroniques</em>, à savoir qu’il faut modifier la dynamisation si le même médicament devait être répété dans un cas donné. Ici, après que le médicament ait agit très favorablement durant trois jours, exactement les mêmes symptômes sont revenus [hallux valgus].</p>
<p>Il y a encore une autre leçon à retenir de ce cas : nous devrions être aussi attentifs, et même plus attentifs à observer les jours critiques que ne le fut Hippocrate de Cos. Ceci ouvre à l’homéopathie un très large champ de progrès. Nous devons continuer à développer l’Art de Guérir, guidés par les principes fondamentaux bien établis (la science) et les règles bien validées (l’art) que nous a légués Samuel Hahnemann. Les formes de maladies possèdent leurs jours critiques, et comme Hippocrate le souligne très clairement, il y a des jours pour la médication et d’autres où il faut s’abstenir<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftn1">[1]</a>. Les Matérialistes de l’Ancienne Ecole n’ont jamais pu observer ces jours critiques et les ont écartés comme notion inutile. Bien sûr ils ne pouvaient pas les voir puisqu’ils interféraient si violemment à l’aveuglette avec le cours naturel des maladies que ces jours critiques ne pouvaient tout simplement pas être perceptibles. Lorsque les malades commencèrent à être traités homéopathiquement et que cette interférence aveugle et violente fut remplacée par un traitement humain  et doux, ces jours critiques oubliés depuis longtemps furent de nouveau observés et utilisés par le véritable Guérisseur. Et lorsqu’on expérimente des substances dans le but d’explorer leur faculté de perturber le fonctionnement de l’organisme et connaître ainsi leurs vertus curatives, nous retrouvons encore cette même périodicité des jours critiques<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftn2">[2]</a>. Une personne en bonne santé exposée à une contagion développera une infection après un certain laps de temps : en général l’organisme reste inchangé pendant trois jours, puis l’affection survient, certaines fois plus tard, mais invariablement après un nombre impair de jours. Une personne en bonne santé qui prend une dose unique d’une substance médicinale (et pourquoi devrait-il en prendre plus s’il désire obtenir un proving satisfaisant ?) ne ressentira, à de rares exceptions près dépendant du caractère de quelques substances d’action soudaine comme Glonoinum, Camphora, etc., aucune perturbation avant le 3<sup>ème</sup> jour où l’effet de perturbation de la santé de l’agent médicinal commence, développe des symptômes progressifs et montre toute sa capacité pathogénétique durant une certain période de temps.</p>
<p>Nous trouvons une illustration de ces propositions dans le cas relaté ici. Arsenicum, si clairement indiqué dans le cas, a provoqué <em>à deux reprises</em> au bout de trois jours le même nouveau symptôme qui n’est pas connu pour appartenir à son tableau. Pour le Guérisseur qui s’interroge, ces observations présentent un certain nombre de questions. Devons-nous ajouter ce nouveau symptôme (hallux valgus enflammé présentant une douleur piquante et brûlante) à la pathogénésie d’Arsenicum ? Devons nous attendre dans chaque cas individuel l’épuisement complet de chaque dose unique ? Et si une dose unique, comme le montre ce cas, est capable de rétablir pleinement la santé, pourquoi devrions-nous donner des doses répétées au malade sous prétexte que l’action d’une seule dose sera très vite épuisée, avant de nous être assuré que cela ne soit vraiment nécessaire ? Comment pourrions-nous utiliser les jours critiques pour nous guider dans notre thérapeutique ?</p>
<p><em>Commentaires</em> du (4). La question la plus vaste et la plus importante que soulève ce cas est de savoir s’il faut prescrire un nouveau médicament, renouveler le précédent, ou s’abstenir de donner quoi que ce soit et attendre. On a très certainement de quoi être dérouté. Dans le cas présent, j’avais commis une erreur et j’ai dû la gérer, mais dans une grande majorité des cas il n’est pas aussi facile d’y remédier. C’est bien souvent que la perturbation créée par le médicament administré à tort va interférer avec l’action du médicament réellement homéopathique qui était en train de restaurer la santé. On observera alors une nouvelle combinaison de symptômes qui ne possède pas de ressemblance avec les premiers symptômes observés, et on se retrouve alors devant un cas grave. Ceci étant dit, l’importance de la question « prescrire ou ne pas prescrire » devient patente. Lorsque l’on n’est pas complètement certain de savoir</p>
<p>-          si la dose qui a été administrée a complètement épuisé ses effets, ou</p>
<p>-          si les nouveaux symptômes qui se présentent, et qui ne sont pas connus comme appartenant au médicament alors en activité, indiquent une amélioration [du patient] ou une aggravation de la maladie</p>
<p>alors dans le doute il ne faut rien prescrire.</p>
<p>Voici de nombreuses années de cela, dans une épidémie de croup, tous les enfants qui avaient une toux enrouée aboyante dans les premières heures du matin se trouvaient relativement bien dans la journée mais faisaient une attaque de croup membraneux malin la nuit suivante. Ceux à qui on administrait une dose de Belladonna le matin se trouvaient complètement guéris <em>mais</em>, à 16 ils étaient tous pris d’une fièvre violente ave céphalée et somnolence. Ceux chez qui aucun médicament n’était prescrit pou ces symptômes caractéristiques de Belladonna terminaient leur fièvre vers 18 ou 19 h avec de la transpiration et guérissaient complètement sans avoir besoin du moindre médicament en plus. Par contre, si un médicament leur était prescrit, et surtout si c’était Aconit, qui n’était pas du tout indiqué, spécialement en l’absence de son agitation caractéristique, alors l’enfant devenait sérieusement malade, le croup membraneux se développant pleinement pour présenter un cas très grave très difficile à gérer ensuite. La bonne décision dans ce cas était bien de ne rien donner.</p>
<p>Aujourd’hui le 22 Octobre, Mme. B. me fait savoir qu’elle se trouve dans une forme étonnante. Elle n’a rien repris depuis le soir du 3 Août.</p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftnref1">[1]</a> La crise représente un moment précis dans la progression de la maladie où tout peut basculer : soit la maladie commence à triompher, et le patient va succomber, soit à l'inverse les processus naturels de guérison se mettent en œuvre et permettent au malade de se rétablir. Après une crise, une rechute peut survenir, suivie d'une autre crise décisive. Selon Hippocrate, les crises auraient tendance à survenir au moment de jours critiques qui étaient censés revenir à date fixe après le début de la maladie. Si une crise survient au cours d'une journée éloignée d'un jour critique, une rechute est à craindre.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftnref2">[2]</a> Les réactions après la prise d’une dose dans une affection chronique s’établissent souvent au 3<sup>ème</sup> jour, plus rarement au 5-6<sup>ème</sup>, et encore moins souvent vers le 9<sup>ème</sup>. L’aggravation elle-même dure en général 3 jours, avec un pic vers un jour et demi. Observations personnelles. EB.</p>
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		<title>Cas video 06. Otites à répétition</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 19:22:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[otite à répétition]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour reprendre nos exercices, je vous propose un cas tout simple et banal. Trouvez l'indication du médicament chronique de l'enfant. Et en prime celle du médicament aigu lors d'une poussé thermique liée à la dentition, avec toux.

Et voici le corrigé!

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Pour reprendre nos exercices, je vous propose un cas tout simple et banal. Trouvez l'indication du médicament chronique de l'enfant. Et en prime celle du médicament aigu lors d'une poussé thermique liée à la dentition, avec toux.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DRJAyEw2fqc?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/v/DRJAyEw2fqc?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Et voici le corrigé!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/f8IYFl8mt4U?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/v/f8IYFl8mt4U?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Rentrée de l&#8217;AGH</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 10:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Académie Genevoise d'Homéopathie propose depuis plus de treize ans une formation professionnelle complète pour toutes personnes, médecins ou non médecins, désireuses de devenir homéopathe uniciste ou pour toutes personnes voulant se perfectionner.
L'enseignement est donné sur trois ans et vous permettra d'acquérir les connaissances nécessaires pour exercer en tant qu'homéopathe. Cette formation se veut tant théorique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>L'Académie Genevoise d'Homéopathie propose depuis plus de treize ans une formation professionnelle complète pour toutes personnes, médecins ou non médecins, désireuses de devenir homéopathe uniciste ou pour toutes personnes voulant se perfectionner.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/agh.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1251" title="agh" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/agh-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>L'enseignement est donné sur trois ans et vous permettra d'acquérir les connaissances nécessaires pour exercer en tant qu'homéopathe. Cette formation se veut tant théorique que pratique ; l’objectif étant qu’à l’issu de leur cursus, l’homéopathe diplômé aient acquis les connaissances nécessaires pour ouvrir leur cabinet. Notre école est reconnue par les Assurances complémentaires ainsi que les formations professionnelles. L’école propose également une formation continue. Vous pouvez consulter le site <a href="http://www.aghomeo.ch/">www.aghomeo.ch</a> pour plus d’informations.</p>
<p><strong>Attention prochaine rentrée scolaire avril 2011. </strong></p>
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		<title>Cas Video 05. Corrigé. Etude d&#8217;un personnage de film</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 13:51:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[carcinosin]]></category>
		<category><![CDATA[diagnostic differentiel]]></category>
		<category><![CDATA[phosphorus]]></category>
		<category><![CDATA[vertarum]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour.
Une fois n'est pas coutume, vous allez cette fois vous exercer sur le cas d'une héroïne du film chinois les Trois Royaumes. Notez les signes de son comportement et évoquez les points correspondants dans la matière médicale.
Suggérez le remède classique qui couvre ce tableau particulier. Bon film !
PS: veuillez excuser le faux départ, Youtube avait bloqué la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/seduction.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1083" title="seduction" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/seduction-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Une fois n'est pas coutume, vous allez cette fois vous exercer sur le cas d'une héroïne du film chinois les Trois Royaumes. Notez les signes de son comportement et évoquez les points correspondants dans la matière médicale.</p>
<p>Suggérez le remède classique qui couvre ce tableau particulier. Bon film !</p>
<p>PS: veuillez excuser le faux départ, Youtube avait bloqué la vidéo, il a fallu que j'explique que les droits d'auteurs ne s'appliquaient pas vraiment dans le cas présent! Donc vous devez maintenant pouvoir visualiser la vidéo!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZOCh_wLYBrc" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/ZOCh_wLYBrc"></embed></object></p>
<p>Les extraits du film:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M1SVZCOC6vI" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/M1SVZCOC6vI"></embed></object></p>
<p>Commentaires sur vos réponses:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7jG1yfLRAXI" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/7jG1yfLRAXI"></embed></object></p>
<p>Et quelques mots sur le diagnostic de Veratrum album ainsi que de Hyosciamus, avec un exemple: Arsène Lupin.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/A1q9m8DClHQ" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/A1q9m8DClHQ"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Choléra et homéopathie</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 14:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le choléra sévit en Haïti, c'est pourquoi nous nous y rendons retrouver nos amis sur place et essayer de soigner le maximum de cas. Cette fois nous serons une équipe de 5 homéopathes, dont le Dr. Frédéric Rérolle, patron de Homéopathes sans frontières, France.
Si nous avons un accès internet, nous publierons des rapports réguliers sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Le choléra sévit en Haïti, c'est pourquoi nous nous y rendons retrouver nos amis sur place et essayer de soigner le maximum de cas. Cette fois nous serons une équipe de 5 homéopathes, dont le Dr. Frédéric Rérolle, patron de Homéopathes sans frontières, France.<br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cholera-haiti.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1055" title="cholera-haiti" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cholera-haiti.jpg" alt="" width="300" height="178" /></a>Si nous avons un accès internet, nous publierons des rapports réguliers sur la page Facebook de Planete Homéo.<br />
Cette pathologie, et d’autres maladies épidémiques graves comme la typhoïde et la pneumonie par exemple, ont permis de reconnaître tout l'intérêt de la thérapeutique homéopathique et ceci explique le soutien populaire dont l'homéopathie a toujours bénéficié malgré les railleries officielles.<br />
Nous devons au Dr. Maria Vera Moreira de Rio de Janeiro cette étude sur le traitement du choléra. Elle est anesthésiste et pratique avec succès l'homéopathie depuis de nombreuses années.</p>
<p>Dans la <a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-homeopathie-part1/"><strong>première partie</strong></a> elle discute de questions générales et d'épidémiologie.<br />
Ensuite elle aborde le <a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-2/"><strong>traitement et la prophylaxie</strong></a>.<br />
La troisième partie contient toutes les <a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-3/"><strong>notes et la bibliographie</strong></a> complète.</p>
<p>Pour mémoire voici les indications que donne Lippe dans sa magnifique conférence sur le choléra:</p>
<p><strong>1. CAMPHORA</strong></p>
<p><em>Froideur glacée de la peau</em>. Défaillance avec pression au creux de l'estomac. Vertige. Douleurs coliques au niveau de l'estomac. Nausées. <em>Vomissements avec transpiration froide, surtout du visage</em>. Douleur brûlante de l'oesophage et de l'estomac. Crampes, particulièrement des mollets. La lèvre supérieure est relevée, ce qui expose les dents du haut. Yeux enfoncés et regard fixe.</p>
<p><strong>2. VERATRUM ALBUM</strong></p>
<p>Vertige. <em>Évacuations violentes et profuses par en haut et par en bas de fluides comme de l'eau de riz</em>. <em>Vomissements de substances</em> MOUSSEUSES. Grande anxiété. Oppression et constriction spasmodique de la poitrine. <em>Soif extrême pour de l'eau froide en grande quantité</em>. Vomissements après avoir bu avec grande lassitude ou diarrhée qui accompagne. Apparence déformée, <em>froideur</em>, pâleur ou <em>bleuissement </em>de la face et des lèvres. Yeux enfoncés et regard fixe. Cernes bleus sous les yeux. Pupilles contractées. Crampes dans les mollets, doigts et orteils. Voix <em>enrouée et faible</em> avec froideur de la bouche et de la langue. Langue sèche ou recouverte d'un enduit jaune. <em>Transpiration froide du front</em> pendant les évacuations. Sécrétions urinaires supprimées.</p>
<p><strong>3. CUPRUM</strong></p>
<p><em>Évacuations moins abondantes</em>. <em>Les crampes et les spasmes dans l'estomac et la poitrine sont plus douloureux </em>avec <em>une extrême sensibilité au toucher</em>. La face et les lèvres sont bleues et froides. La voix est enrouée. Respiration laborieuse. Sécrétions urinaires supprimées.</p>
<p><strong>4. ARSENICUM ALBUM</strong></p>
<p><em>Perte des forces soudaine</em>. <em>Douleurs brûlantes</em> de l'estomac et des intestins. <em>Agitation</em>. Angoisse dans la poitrine. Grande <em>soif pour de l'eau froide</em>, en buvant un <em>tout petit peu a la fois</em> et <em>vomissement dès qu'il boit</em>. Yeux enfoncés et cernés de bleu. Face et lèvres bleues et froides.</p>
<p><strong>5. JATROPHA CURCAS</strong></p>
<p><em>Selles liquides importantes qui sortent a la manière d'un torrent</em> avec vomissements excessifs d'une substance liquide qui ressemble à du <em>blanc d'oeuf</em>. <em>Borborygmes dans les intestins, comme le son d'une bouteille qui se vide</em>. Crampes dans les mollets, qui les rends tout plat.</p>
<p><strong>6. SECALE CORNUTUM</strong></p>
<p>Crampes dans la poitrine, <em>mains </em>et <em>orteils</em>. Peau bleue, froide et fripée. <em>Aversion pour la chaleur et a être couvert</em>.</p>
<p><strong>7. PHOSPHORUS</strong></p>
<p>Si la soif est excessive, que les vomissements <em>interviennent seulement quand les boissons se sont réchauffées dans l'estomac</em> et qu'à nouveau la soif redevient intense. <em>Les selles sont comme de l'eau de riz et contiennent de petits grains comme du suif. La langue est enduite de blanc</em>.</p>
<p><strong>8. SULFUR</strong></p>
<p>Probablement le remède le plus important dans cette maladie, tant comme prophylactique que remède curateur. <em>La diarrhée débute entre minuit et le matin</em>, avec ou sans douleurs, avec ou sans vomissements. Désir infructueux d'aller à la selle. <em>Diarrhée et vomissements en même temps</em>. Engourdissements des membres. <em>Crampes dans les plantes des pieds</em> et mollets. Coloration bleuâtre sous les yeux.</p>
<p><strong>9. CROTON TIGLIUM</strong></p>
<p>Si les selles sont causées par la boisson. Chaque fois qu'il boit, il a une diarrhée.</p>
<p><strong>10. COLCHICUM</strong></p>
<p>Si le moindre mouvement cause un vomissement et si la nausée est accompagnée par une intense salivation.</p>
<p><strong>11. CARBO VEGETABILIS</strong></p>
<p><em>Froideur de l'haleine et de la langue</em><span>. Épuisement. </span><em>Aphonie</em>. <em>Collapsus sans diarrhée ni vomissements ou spasmes</em><span>. Transpiration froide de la face.</span></p>
<p><strong>12. CHINA</strong></p>
<p>Va souvent rétablir le patient qui souffre d'épuisement après une perte de liquides vitaux.</p>
<p><strong>13. RHUS TOXICODENDRON</strong></p>
<p>Quand il y a eu une réaction mais que le bout de la langue devient rouge, indiquant l'évolution vers la typhoïde.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cholera et homéopathie. Partie 1</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-homeopathie-part1/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 13:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[cholera]]></category>
		<category><![CDATA[epidemiologie]]></category>
		<category><![CDATA[generalites]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de Janeiro
Première partie: Généralités, Epidémiologie.

 Introduction
 Epidémiologie
 Susceptibilité
 Pathogénie
 Clinique

SYNOPSIS
Cette monographie présente l'évolution des connaissances sur le choléra du siècle dernier jusqu'à nos jours. Le texte rapporte les phases évolutives de la maladie et décrit l'usage des médicaments homéopathiques pour son traitement et sa prophylaxie, lesquels se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de Janeiro</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Première partie: Généralités, Epidémiologie.</strong></span></p>
<ul>
<li> <a href="#INTRODUCTION">Introduction</a></li>
<li> <a href="#EPIDEMIOLOGIE">Epidémiologie</a></li>
<li> <a href="#SUSCEPTIBILITÉ">Susceptibilité</a></li>
<li> <a href="#PATHOGÉNIE">Pathogénie</a></li>
<li> <a href="#CLINIQUE">Clinique</a></li>
</ul>
<p>SYNOPSIS</p>
<p><em>Cette monographie présente l'évolution des connaissances sur le choléra du siècle dernier jusqu'à nos jours. Le texte rapporte les phases évolutives de la maladie et décrit l'usage des médicaments homéopathiques pour son traitement et sa prophylaxie, lesquels se montrèrent extrêmement efficaces lors des épidémies du siècle dernier, entraînant une réduction substantielle des décès</em>.</p>
<p><em>Une étude sur 102 patients traités par l'homéopathie a prouvé l'efficacité du traitement, l'absolue nécessité de commencer le traitement le plus tôt possible et le lien étroit entre les conditions de vie précaires et une aggravation rapide de la maladie.</em></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>1. <a name="INTRODUCTION"></a></strong></span></p>
<p>Cette étude est née de la nécessité d'en savoir plus sur le choléra à partir des nouvelles de sa dissémination en Amérique du Sud en 1991. Deux rencontres scientifiques sur le choléra ont eu lieu à l'Association Médicale homéopathique de Rio de Janeiro (AMHERJ) en présence de médecins homéopathes et allopathes. Une recherche bibliographique fut ensuite réalisée sur le traitement homéopathique des épidémies du choléra au siècle dernier. Une série "d'heureuses coïncidences" mit à notre disposition un vaste et précieux matériel, des livres qui tombaient en poussière dans nos bibliothèques, certains attachés par des bouts de ficelle, d'autres encore impossibles à copier ou à microfilmer - un matériel précieux aujourd'hui disponible en textes et microfilms au siège de l'AMHERJ.</p>
<p>L'efficacité impressionnante de l'homéopathie dans le choléra, démontrée dans ces publications, peut rendre possible une prophylaxie et un traitement de grande efficacité et au coût modeste qui, associés à l'hydratation orale dans les cas légers et par voie intra-veineuse quand nécessaire, éviteraient ou diminueraient le temps d'hospitalisation, rationalisant l'utilisation des ressources humaines et matérielles, permettant de prendre soin plus tôt de la population exposée.</p>
<p>L'objectif initial de la recherche était de faire un petit résumé pour un cours sur l'homéopathie et le choléra. La richesse du matériel rencontré nous a amené à l'élaboration de ce travail, en vue de permettre au médecin homéopathe une action en confiance, par l'intégration de la connaissance actuelle aux observations de Hahnemann et de ses disciples dans les épidémies passées.</p>
<p>Nous attirons l'attention sur le contexte social et politique dans lequel s'intègre cette épidémie et sur sa relation avec les valeurs fondamentales de l'être humain telles que la fraternité, la coopération et la capacité de partager les biens de la terre et les conquêtes de l'esprit. L'association du choléra aux conditions socio-économiques de bas niveau au cours des temps montre la nécessité d'une prise de conscience individuelle et collective de la liaison qui existe entre tous, en tant qu'êtres humains qui ont besoin de s'unir pour préserver les sources de la vie.</p>
<h3>2. <a name="EPIDEMIOLOGIE"></a></h3>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2.1. HISTORIQUE</strong></span></p>
<p>Le mot choléra vient du terme grec chole, qui signifie bile. La maladie est endémique dans certaines régions d'Asie, principalement dans le delta du Gange dont les eaux alcalines favorisent le développement du vibrion. A partir de ces foyers endémiques, la maladie se propage dans les autres pays, en effets épidémiques reliés à l'augmentation du flux migratoire, aux mouvements de troupes et principalement aux routes commerciales.</p>
<p>Les premières descriptions de la maladie ont été faites par les soldats d'Alexandre ( 13:1) ainsi que le relate JAHR:</p>
<p>"avant la grande épidémie qui a décimé l'Europe de 1829 à 1832, on ne faisait pas très attention à cette maladie qui pourtant s'était toujours manifestée dans des lieux et à des époques différentes mais sans grands dommages comparés à ceux de sa dernière invasion". (8:52)</p>
<p>La 1ère pandémie eut lieu de 1817 à 1823 - s'étendant de la vallée du Gange aux autres régions de l'Asie et de l'Afrique.</p>
<p>La deuxième, de 1826 à 1837. Elle atteignit la Chine, le Japon, l'Asie Centrale et l'Iran. La dévastation provoquée par le choléra permit à la Russie de s'approprier de plusieurs territoires iraniens mais au prix de la contamination de l'armée russe. L'épidémie arriva en Astrakan, en Russie européenne en 1830. De là, elle atteignit l'Europe avec une mortalité de 50 à 70%. A Berlin, 1405 personnes moururent en 1831, et ceci bien que l'armée prussienne ait fermé les frontières et installé des lazarets. Elle atteignit l'Amérique du Nord, le Golfe du Mexique et les Antilles.</p>
<p>A Paris, à la fin de 1832, on parle de cas isolés , mais les autorités et la population se refusaient à croire qu'un pays civilisé comme la France puisse être contaminé par une maladie propre aux pays "sauvages"¹. - Au cours de la première quinzaine d'avril de 1833, il y avait 13000 malades à Paris avec 7000 morts et à la fin du mois 12800 morts².</p>
<p>C'est au cours de cette épidémie que Hahnemann établit en 1831 les bases du traitement homéopathique du choléra (15:753), qui réduisit la mortalité à moins de 10% à une époque où l'hydratation par voie intra-veineuse n'existait pas encore. Entre-temps à Paris, la population s'attaquait aux médecins et aux hôpitaux, révoltée par l'inefficacité du traitement allopathique (27:120).</p>
<p>La troisième, de 1846 à 1862, atteignit l'Europe, l'Amérique du Nord, et pénétra au Brésil en 1855 par le port du Pará, dévastant le pays du nord au sud, faisant des millions de victimes (BA 36000 morts, AM et MA 13000, AL 19000, SE 21000, RN et PB 28000, PE 38000, ES, RJ, SP et RS 4000, où elle fut plus bénigne (23:196).</p>
<p><em>Note du correcteur, Etats du Brésil :</em></p>
<table border="1" cellspacing="1" cellpadding="5" width="537">
<tbody>
<tr>
<td width="47%" valign="top">BA- Bahia</td>
<td width="53%" valign="top">ES - Espírito Santo</td>
</tr>
<tr>
<td width="47%" valign="top">AM- Amazonas</td>
<td width="53%" valign="top">RJ - Rio de Janeiro</td>
</tr>
<tr>
<td width="47%" valign="top">MA- Maranhão</td>
<td width="53%" valign="top">SP - São Paulo</td>
</tr>
<tr>
<td width="47%" valign="top">PE- Pernambuco</td>
<td width="53%" valign="top">RS - Rio Grande do Sul</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette première épidémie brésilienne dura jusqu'au début de 1856 et là encore brilla la lumière de l'homéopathie, bien que peu de médecins sachent l'utiliser.</p>
<p>La quatrième pandémie, de 1864 à 1875, atteignit également le Brésil, causant la désolation dans quelques provinces du Nord puis arriva au Paraguai où elle toucha notre armée en lutte (5:45). Taunay décrit l'horreur de la situation dans son oeuvre - Retirada de Laguna³. Ainsi, jusqu'en 1867. Le choléra tua au total presque 200 000 personnes selon les données du Baron de Lavradio (23:196).</p>
<p>La cinquième pandémie, de 1867 à 1896, atteignit également l'Occident, avec au Brésil quelques cas graves, mortels, mais de faible expansion à Saõ Paulo et Rio de Janeiro. Ce fut le même cas pour les foyers européens après 1892... au point d'avoir parlé à Paris et à Lisbonne de la "domestication du choléra " (23:197). Pourtant à Hambourg, mourrurent 8000 personnes sur les 17000 touchées par la contagion.</p>
<p>La sixième pandémie eut lieu au début du siècle, de 1902 à 1923, avec de sévères épidémies en Asie et des foyers limités en Afrique et en Europe, sans toutefois atteindre le continent américain.</p>
<p>De la même façon qu'au cours des épidémies antérieures, on suppose que l'agent ait été le biotype classique du vibrion cholereae.</p>
<p>La septième pandémie qui atteint notre pays en ce moment a démarré en 1961 à partir d'un foyer en Indonésie. C'est la première fois au cours du siècle que le choléra atteint directement l'Occident. Cette pandémie, causée par le biotype El Tor, s'est répandue à travers des mouvements migratoires dans toute l'Asie, la partie orientale de l'Europe, le Nord de l'Afrique, la péninsule ibérique, a atteint l'Italie en 1971, année où fut enregistré un cas aux Etats-Unis (Texas) d'origine non-identifiée. En 1974, eut lieu un cas importé au Canada. En 1977, on note de petits foyers au Japon; en 1978, des cas sporadiques en Louisiane-USA (8 cas et 3 infections asymptomatiques). En 1981, un foyer affecte 16 personnes au Texas.(21:12).</p>
<p>Des cas sporadiques importés sont apparus chez des voyageurs qui rentraient en Europe Occidentale, au Canada, aux Etats-Unis et en Australie.</p>
<p>Ce rapport nous donne une première notion des conditions socio-économiques et sanitaires dans la propagation de l'épidémie. La cinquième épidémie au Brésil, comme nous l'avons vu, fut bien plus bénigne dans les états de la région Sud-Est et Sud où la qualité de vie était déjà à l'époque bien meilleure que dans le reste du pays (21:4).</p>
<p>La septième et actuelle épidémie n'a pratiquement pas touché les pays développés où pourtant des cas asymptomatiques ont été décelés. Par ailleurs, au Pérou, plus de 2000 personnes moururent sur un total de 200.000 personnes atteintes par la maladie.</p>
<p>Même lorsque la science n'avait pas encore découvert les moyens de propagation de la maladie, l'expérience montrait au siècle dernier que les causes du mal résidaient dans les conditions de vie misérables créées par l'exploitation de la force de travail. A Paris, par exemple, eurent lieu les rebellions des années 30 immortalisées par Victor Hugo dans "Les Misérables".</p>
<p>Les autres facteurs responsables de la propagation de la maladie dans le monde entier au cours des 30 dernières années furent:</p>
<ul>
<li>la caractéristique du El Tor de produire dans la majorité des cas des infections asymptomatiques et légères</li>
<li>l'augmentation significative des fluxs migratoires, touristiques et commerciaux, facilités par la rapidité des moyens de transport actuels.</li>
</ul>
<p>Il est intéressant de signaler le commentaire de JAHR de ce que :</p>
<p>"la majeure partie des maladies suivent comme les populations une direction invariable du levant au couchant et sont d'autant plus meurtrières et victorieuses tant qu'elles ne s'écartent pas de cette direction ... Jamais une invasion d'une population par l'est n'a produit de résultats pour très longtemps...(8:69 ).</p>
<p>Ceci a été écrit en 1848, après Napoléon et avant Hitler et les études actuelles de chronobiologie qui relient les maladies individuelles et collectives aux altérations de rythme circardien et aux voyages anti-horaires. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur cette planète sur laquelle nous vivons et comme des homéopathes, qui voient l'homme comme un tout, nous pouvons sentir que de la même façon qu'un symptôme sur une partie du corps est la manifestation d'un déséquilibre qui affecte le corps entier, le choléra est une maladie de l'humanité toute entière bien que ce soit les misérables de tous les temps qui aient toujours payé la plus grande part de souffrance et de mort dans ces épidémies.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2.2. ETIOLOGIE ET MODE DE TRANSMISSION</strong></span></p>
<p>L'agent étiologique est le Vibrion Cholerae, germe gram négatif aérobie. Les anti-corps qui se développent abondamment dans le sérum des malades après 5 à 7 jours n'accordent pas une immunité durable ce qui rend possible les réinfections. Le Vibrion cholerae fut découvert par Koch en Inde en 1884. Il existe deux biotypes, le classique et le El Tor, ce dernier découvert par Gotschlich en 1906 sur des pélerins en provenance de La Mecque et examinés sous quarantaine de El Tor en Egypte (21:9).</p>
<p>Les deux causent des infections qui ne peuvent être différenciées cliniquement mais seulement au travers d'examens de laboratoire. Il existe pourtant des différences biologiques et épidémiologiques entre eux:</p>
<blockquote><p>En général le El Tor est plus résistant, c'est à dire qu'il survit plus de temps dans le milieu.</p>
<p>En général les cas dûs au El Tor sont plus légers ou asymptomatiques.</p>
<p>Les cas secondaires dans les familles sont moins fréquents dans les infections par le El Tor. Avec le type classique c'est très fréquent et c'est ce qui était un des facteurs majeurs de terreur et d'angoisse au cours des épidémies du siècle dernier où lorsqu'il y avait un cas dans une famille, celui-ci était généralement suivi par plusieurs autres (3:301) sans que l'on sache comment se produisait la transmission.</p>
<p>On a observé des cas de porteurs chroniques du El Tor. Normalement les germes disparaissent des selles et après 7 à 10 jours ne sont plus éliminés (21:13). Les porteurs chroniques sont rares mais Hahnemann nous parlait déjà d'eux dans son article sur le Mode de Propagation du Choléra Asiatique (1831)(15:758) "Des individus apparemment en bonne santé qui ont été fréquemment exposés au danger de l'infection se sont graduellement habitués à elle", et apportèrent la maladie en d'autres endroits. Dans une autre partie du même document il nous dit que "le matériel contagieux du choléra consiste probablement en d'incalculables et invisibles êtres vivants ennemis de la vie humaine",(15:758) bien que l'on n'ait pas relié la propagation aux déjections des malades.</p></blockquote>
<p>Déjà en 1855, nous trouvons chez Francisco de Paula Candido:"Selon les observations d'hommes instruits répétées encore cette année en Europe, les matières évacuées par les malades du choléra et leurs vêtements sales sont les moyens les plus puissants de communiquer le mal d'une personne aux autres"(4:10), bien que l'on pensât que la contaminations se fasse par l'air. Plus loin, le même auteur dit "On doit prendre les plus grandes précautions avec l'eau potable laquelle sera chaque fois que possible recueillie sur un tertre ou une élévation avant de descendre dans les plaines où elle se détériore"(4:12).</p>
<p>Dans une étude classique en 1857, Snow décrit un foyer de choléra à Londres et accuse l'eau contaminée comme source de la maladie(7:238).</p>
<p>Le temps de survie du vibrion cholérique dans l'eau dépend de plusieurs facteurs tel que le ph, la richesse en bactéries. Il ne survit pas longtemps en eaux superficielles principalement à une température chaude, sauf dans les cas de contamination répétée. A basses températures (5 à 10 degrés) il survit durant 60 jours dans l'eau de mer, ce qui est important dans un pays de littoral étendu, comme le notre, où les égouts sont fréquemment rejetés dans la mer sans le moindre traitement. C'est un germe fragile qui supporte mal les ambiances défavorables comme la sécheresse, la lumière du soleil et la compétition avec d'autres germes. Il est viable pendant plusieurs jours dans les aliments alcalins et humides. La source primaire d'infection est l'homme malade ou le porteur asymptomatique dont les germes sont éliminés par les selles, les vomissements et occasionellement par l'urine. On note des cas d'infection biliaire chez l'adulte chez lequel la présence intermittente de vibrions dans les selles persiste durant des années.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>3. <a name="SUSCEPTIBILITÉ"></a></strong></span></p>
<p>Pour n'importe quel homéopathe, parler de susceptibilité revient à "marcher en terre sainte" étant donné le sentiment de profonde vénération envers le génie de Hahnemann qui, des siècles en avance sur son temps nous dit dans l'art. 31 du Organon:</p>
<p>"Les influences délétères - tant psychiques que physiques - auxquelles nous sommes exposés au cours de notre existence sur terre et que nous appelons agents pathogènes, ne possèdent pas inconditionnellement le pouvoir d'altérer la santé de l'homme. Nous ne tombons malades sous leur influence, que lorsque notre organisme, en état de moindre résistance, est suffisamment prédisposé à ressentir l'atteinte de la cause pathogène présente, pour que la santé soit altérée, perturbée au point d'expérimenter des sensations et fonctions anormales. C'est pour cela que toutes les personnes ne tombent pas malades, ni toutes en même temps (17:41).</p>
<p>Et dans l'essai "Esprit de la Doctrine Médicale homéopathique":</p>
<p>"C'est seulement quand ces agents pathogènes nous agressent avec un degré très accentué et que nous sommes spécialement exposés à leur influence que nous tombons malades, mais même ainsi, nous ne devenons gravement malades que si notre organisme possède un côté particulièrement impressionable, un côté faible (prédisposition) qui le rend plus disponible à être touché par la cause pathogène en question ..."(16:13).</p>
<p>Lorsque nous lisons un texte actuel du Ministère de la Santé sur la susceptibilité au choléra nous pouvons entendre en fond les paroles de Hahnemann et nous rappeler l'astronome turc du Petit Prince qui dut porter des vêtements modernes pour devenir crédible:</p>
<p>"La suceptibilité et l'immunité au choléra varient amplement. L'achlorhydrie gastrique augmente le risque d'être atteint par la maladie. La charge infectieuse est variable, dépendant de l'acidité stomacale, de la quantité et de la nature des aliments dans l'estomac et d'une infection préalable par le vibrion cholérique qui produit une certaine immunité. Dans les aires endémiques, la majorité des personnes possède des anticorps au début de l'âge adulte "(21:14).</p>
<p>Au début d'une épidémie la maladie touche principalement le sexe masculin et la population adulte. Avec la progression de l'épidémie la différence entre les sexes disparaît et l'incidence est supérieure chez les enfants (21:14).</p>
<p>Tous les auteurs du siècle dernier observèrent que l'épidémie présentait une plus grande violence au début , avec des taux élevés de mortalité, des formes graves et une évolution rapide. Avec le temps, elle commençait à prendre une forme plus bénigne, ce qui est compréhensible après ce que nous avons vu sur la susceptibilité.</p>
<p>Sur cela João Vicente Martins nous dit :</p>
<p>"La première phase du choléra épidémique à Paris, c'est à dire, durant les quinze premiers jours, le passage des deux premières périodes jusqu'au frisson était si rapide qu'il ne semblait être qu'une seule période... A mesure que l'épidémie déclinait, elle se limitait aux symptômes de la première et seconde périodes. Le retour de certaines maladies qui régnant avant l'épidémie et qui avaient cessé pendant son existence marqua la fin de l'épidémie"(20:140).</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>4. <a name="PATHOGÉNIE"></a> ET PHYSIOPATHOLOGIE</strong></span></p>
<p>La période d'incubation est courte, en moyenne 2 à 3 jours, les vibrions pénètrent dans l'organisme par voie orale et affrontent les conditions adverses du ph acide du suc gastrique ainsi que la compétition avec les bactéries intestinales. Dans l'intestin grêle, le milieu alcalin favorise la prolifération, le résultat étant la libération massive d'endotoxines et de produits toxiques qui provoque un processus aigü avec de grandes altérations de la perméabilité de la paroi, responsables de la perte intense et subite d'eau et d'électrolytes (Na+,K+,Cl- et HCO3-) qui conduit rapidement à un tableau de déshydratation. On sait que les vibrions restent habituellement confinés dans la lumière intestinale et sont rarement isolés dans d'autre partie du corps. L'altération est surtout fonctionnelle (peuvent toutefois survenir des formes compliquées de lésions cellulaires apparues pendant la période de choc).</p>
<p>La pompe de sodium est préservée, permettant la réabsorption de Na en présence de glucose, ce qui explique l'efficacité notable de la réhydratation orale dans le traitement de la maladie (21:20). C'est ce qui a permis aux homéopathes du siècle dernier, avec le contrôle rapide des symptômes par les médicaments homéopathiques et l'ingestion de liquides, d'obtenir un résultat clinique spectaculaire.</p>
<p>D'autre part, si le traitement est tardif ou inadéquat, on ne pourra éviter que la maladie évolue vers de graves altérations physiopathologiques telles que l'insuffisance rénale aigüe, les dommages propres à l'hypokaliémie comme l'iléus paralytique, l'arythmie et l'arrêt cardiaque, en plus du cadre de choc irréversible dû à la libération de produits toxiques résultants de mort cellulaire dans diverses parties du corps. Ceci a été prouvé dans l'étude de 102 cas de choléra traités par les homéopathes de l'infirmerie de Notre Dame de la Conception de la Sante Casa de Misericórdia.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>5. <a name="CLINIQUE"></a> - PHASES ÉVOLUTIVES ET SYMPTOMES</strong></span></p>
<p>Le spectre clinique des manifestations du choléra présente une grande amplitude, depuis les infections inapparentes jusqu'aux cas foudroyants.</p>
<p>"Les symptômes sont rarement observés réunis chez un seul et même individu. Le choléra présente une extrême variété dans l'ordre et la succession des symptômes : quelquefois la maladie consiste en une simle indisposition générale et un sentiment de faiblesse sans vomissements ni crampes avec la disparition de tous les symptômes après 24 heures. Dans d'autres cas, les malades, victimes de toute la violence du mal succombent en 3 à 4 heures. Ce sont ici les deux degrés extrêmes entre lesquels il peut y avoir d'incalculables graduations". (20:137).</p>
<p>Nous présentons ici une synthèse des descriptions des cliniciens homéopathes et allopathes qui firent des observations détaillées des épidémies du siècle dernier. Certaines descriptions sont de véritables oeuvres d'art, si vivantes qu'elles dessinent dans l'esprit du lecteur l'image de la maladie, la souffrance du malade, l'émotion du médecin, et le cadre complet vécu à l'époque 5. Il est regrettable que la médecine moderne ait perdu cet aspect clinique.</p>
<p>La classification de la maladie en phases évolutives vise à une meilleure évaluation du traitement et du prognostic. Cette classification fait ressortir l'importance du traitement précoce. Aux symptômes observés dans telle ou telle phase correspondent des médicaments précis.</p>
<p>Toutefois, cette classification n'est d'aucune façon absolue, ainsi que nous le rappelle João Vicente Martins: "il n'y a pas de médicaments qui puissent toujours guérir quelque soient les symptômes". Celui-ci rappelle encore que "le choix du médicament doit être établi en fonction de la comparaison des symptômes da la maladie avec une pathogénésie, plutôt que d'après les subtilité d'une classification systématique"(20:237).</p>
<p>Nous gardons dans la mesure du possible la description des symptômes tels qu'on les trouve dans les textes.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>1ère PERIODE: PRODROMIQUE</strong></span></p>
<p>"En temps d'épidémie cholérique, les indispositions plus légères en apparence ne doivent pas être négligées parce qu'elles sont souvent le prélude ou le début de la maladie elle-même. Il faut considérer comme influencée, même tant soit peu, par le génie épidémique, toute personne qui présente les conditions suivantes: diminution des forces physiques, indisposition générale, angoisse, visage pâle et froid, refroidissement général, brûlures d'estomac, crampes dans les jambes et les autres muscles, engourdissements des doigts"(8:27).</p>
<p>" Il y a peu de gens à Paris qui ne sentirent pas l'influence du génie épidémique... (20:129). "Plusieurs fois les symptômes ne sont pas graves mais en présence d'une affection comme le choléra aucune indisposition n'est indigne d'attention. Plus de 9 individus sur 10 attaqués par la maladie ressentirent pendant quelques heures plusieurs de ces symptômes" (20:31):</p>
<p>- La force du patient décline, il ne peut plus se tenir debout. Désespéré et angoissé. (15:753).</p>
<p>- Sensation de malaise, diminution des forces physiques et morales. Insomnie, légères douleurs abdominales, nausées, bouche sèche, vomissements et déjections variables verdâtres, jaunâtres, sanguinolentes, obscures ou alvines ou avec des restes alimentaires (1:21).</p>
<p>- Perte de l'appétit, sensation de plénitude gastrique, de poids. Coliques légères ou flatulences. Douleur vive dans l'estomac (18:3).</p>
<p>- La diarrhée prodromique qui apparaît généralement la nuit peut durer pendant quelques heures ou quelques jours et devient plus liquide et plus pâle.</p>
<p>- Tristesse, pâleur, bourdonnements dans les oreilles, vertiges.</p>
<p>Pourtant quelquefois, la violence de l'attaque est telle que le malade succombe de forme foudroyante avant de présenter une diarrhée (choléra sec). Les intestins peuvent être dilatés, pleins de liquide qui n'est pas expulsé. L'hypopotassémie qui génère des altérations neuromusculaires, un iléus paralytique et une dépression myocardique peut expliquer ces morts.</p>
<p>Nous insistons sur l'importance de la valorisation des symptômes de cette phase. L'analyse de cas cliniques homéopathiques montre que pratiquement tous ceux qui furent traités précocement n'atteignirent pas la seconde période ou eurent une évolution bénigne et une guérison complète et rapide en terme de minutes ou d'heures. Le principal médicament utilisé pendant cette période fut le Camphora, sous la forme recommandée par Hahnemann.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2ème PERIODE : INVASIVE OU CHOLERIQUE</strong></span></p>
<p>Ce qui caractérise cette période est la diarrhée abondante, incoercible, avec perte du contrôle sphincterien et de très nombreuses déjections journalières. Les selles ont un aspect caractéristiques d'eau de riz avec du mucus flottant et une odeur particulière de poisson. Les vomissements bilieux au début, finissent par ressembler aux selles. Le malade perd des litres en quelques heures. Le ventre est retracté, le pouls chaque fois plus faible. L'haleine est froide. Il y a une soif violente pour des boissons froides, étant donné que les boissons chaudes sont immédiatement vomies. Il y a une anorexie complète.</p>
<p>Le faciès du malade est caractéristique, émacié, les yeux enfoncés, cerclés de cernes noires, une voix de timbre caractéristique (voix cholérique). Peau sèche et froide aux extrémités.</p>
<p>Selon João Vicente Martins, "celui qui a vu deux cholériques ne peut plus se tromper"(20:35).</p>
<p>Il y a des crampes tourmentantes, principalement dans le mollet et l'abdomen. La peau est baignée de sueur froide et gluante mais "il n'y a pas encore le froid glacial, la nature tend à réagir "(20:35).</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>3ème PERIODE : ALGIDE (FROIDEUR), CYANOSE OU DE COLLAPSUS</strong></span></p>
<p>Sans thérapeuthique appropriée, le malade a tendance à évoluer vers un état de collapsus où toute réaction vitale semble être éteinte, selon un développement que les anciens appelaient "la cadavérisation": "La vie, comme si elle ne pouvait atteindre tous les points de l'organisme, abandonnait la périphérie du corps, se rappelait au centre, reculait afin de se concentrer à l'intérieur mais même là pouvait à peine se maintenir"(25:15).</p>
<p>Il y a un refroidissement de tout le corps, couvert par une sueur froide, visqueuse, gluante (peau de batracien). Le malade ne perçoit pas le refroidissement, bien au contraire, il se plaint de chaleur insupportable. Couleur bleue, visage de cadavre, yeux ternes, virés vers le haut, enfoncés dans les orbites. Ventre douloureux au toucher.</p>
<p>La peau est ridée, surtout les doigts (main de blanchisseuse). Le pouls est rapide, faible ou absent.</p>
<p>Troubles cardiaques, diminution des bruits à l'auscultation, cyanose, collapsus périphérique, anurie. La respiration est rapide et superficielle.</p>
<p>Le malade est prostré, pouvant toutefois être agité, bougeant continuellement dans son lit ou bien apathique, résigné, avec un triste pressentiment de sa fin. Généralement il conserve la lucidité et l'intelligence intacte jusqu'à la mort. Il se plaint de brûlure dans la poitrine et de soif intense. Les crampes peuvent être très intenses et les évacuations peuvent diminuer.</p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>4ème PERIODE : REACTION</strong></span></p>
<p>Si le malade ne succombe pas aux périodes de l'invasion ou du collapsus, la maladie change d'aspect et prend les caractéristiques d'un état fébrile connu généralement comme période de réaction (8:39). Cette période est généralement annoncée par le retour du pouls (1:25).</p>
<p>La réaction sera toujours soutenue par les médicaments qui l'ont provoquée (8:40).</p>
<p>Il y a interruption graduelle des évacuations, la peau se couvre de sueur chaude. Le pouls s'améliore, la diurèse se rétablit. Il y a réapparition de bile dans les déjections et le malade est sur le chemin de la guérison.</p>
<p>Parfois la réaction est faible et le malade retourne à la période algide. Parfois la réaction est irrégulière et lorsque les symptômes de la période algide disparaissent s'installe un état fébrile plus ou moins grave. Le cadre peut évoluer vers des symptômes de méningite encéphalique avec rougeur sur le visage, conjonctivite, quelquefois excitation, convulsions, rigidité du cou, coma et mort. Il peut également évoluer vers un état typhoïde (Typhos = stupeur) avec fièvre élevée, délire, langue fuligineuse, diarrhée verdâtre ou sanguinolante, fétide, exanthèmes cutanés, etc.. Il peut y avoir d'autres complications comme pneumonie, gangrène des extrémités, etc...</p>
<p>Dans les Maladies Chroniques, Hahnemann attire l'attention sur le fait que les grandes maladies épidémiques après avoir parcouru leur cycle, spécialement sans traitement homéopathique censé "laissent l'organisme tellement ébranlé et irrité que beaucoup de malades qui semblaient avoir récupéré présentent des désordres chroniques qui peuvent atteindre un degré élevé à cause de l'activation de la psore latente, pouvant même entraîner la mort s'ils ne sont pas traités par des antipsoriques" (14:34).</p>
<p>Ceci démontre encore une fois la nécessité d'une médication attentive basée sur le critère de similitude avec la totalité symptomatique qui doit constamment être réévaluée.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-2/">SUITE DE L'ARTICLE</a></p>
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		<title>Choléra et homéopathie. Partie 2</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 13:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[cholera]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de janeiro
Homéopathie et choléra: Traitement

 Généralités
 Principaux remèdes
 Cas cliniques
 Résultats
 Conclusions
 Prophylaxie
 Conclusions

6. TRAITEMENT
6.1.  CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES 
Le traitement homéopathique dans les épidémies du siècle dernier fut associé à l'hydratation orale, puisque le contrôle rapide des symptômes tels que vomissements et crampes et l'amélioration du patient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Par le Dr. Maria Vera Moreira de Rio de janeiro</p>
<p><strong><span style="font-size: medium;">Homéopathie et choléra: Traitement</span></strong></p>
<ul>
<li> <a href="#CONSIDERATIONS GENERALES">Généralités</a></li>
<li> <a href="#PRINCIPAUX REMEDES">Principaux remèdes</a></li>
<li> <a href="#CAS CLINIQUES">Cas cliniques</a></li>
<li> <a href="#RESULTATS">Résultats</a></li>
<li> <a href="#6.5 CONCLUSIONS">Conclusions</a></li>
<li> <a href="#PROPHYLAXIE">Prophylaxie</a></li>
<li> <a href="#CONCLUSIONS">Conclusions</a></li>
</ul>
<p><strong><span style="font-size: medium;">6. <a name="TRAITEMENT">TRAITEMENT</a></span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;">6.1. <a name="CONSIDERATIONS GENERALES"> CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES </a></span></p>
<p>Le traitement homéopathique dans les épidémies du siècle dernier fut associé à l'hydratation orale, puisque le contrôle rapide des symptômes tels que vomissements et crampes et l'amélioration du patient permettait l'ingestion de bouillons, d'eau, de glaçons, etc. A cette époque, la médecine allopathe pratiquait les saignées et recommendait le jeun, interdisant aux malades de boire de l'eau. 6</p>
<p>Aujourd'hui la restitution des liquides et des électrolytes perdus dans les déjections doit être faite précocement, par voie orale chaque fois que possible ou veineuse dans les cas graves. L'usage du médicament homéopathique peut guérir la maladie principalement dans les phases initiales, peut être utile pour diminuer le temps d'hospitalisation, soulager rapidement les symptômes et écourter l'évolution de la maladie.</p>
<p>La prescription homéopathique doit être faite en employant un remède à la fois, en accord avec la totalité des symptômes et avec la capacité de réponse de la force vitale du patient.</p>
<p>La littérature préconise l'usage de basses puissances (généralement C6 à C30) du remède choisi, répétant la dose si nécessaire.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.2. <a name="PRINCIPAUX REMEDES">PRINCIPAUX REMEDES</a></span></p>
<p>CHARGE dit que le médecin qui se prépare à traiter le choléra devra être muni des médicaments suivants (en 6C) (8:43)</p>
<p>Esprit de Camphora Hahnemann</p>
<p>Ipeca</p>
<p>Phos.ac</p>
<p>Veratrum album</p>
<p>Cuprum-m</p>
<p>Arsenicum alb.</p>
<p>Secale corn.</p>
<p>Carbo-v</p>
<p>Hydroc-ac.</p>
<p>Aconitum</p>
<p>Belladona</p>
<p>Bryonia</p>
<p>China</p>
<p>JAHR, utilise en général des puissances de 12C ou 15C et en ajoute d'autres, entre lesquels :</p>
<p>Cicuta</p>
<p>Colocynthes</p>
<p>Hyosciamus</p>
<p>Lachesis</p>
<p>Laurocerasus</p>
<p>Mercurius</p>
<p>Nux-v.</p>
<p>Opium</p>
<p>Phos</p>
<p>Rhus-t</p>
<p>Stram</p>
<p>Sulph</p>
<p>Ces 13 médicaments sont donnés dans l'ordre où ils sont utilisés dans les phases de la maladie. Les premiers correspondent aux symptômes de la première période et les derniers aux dernières périodes.</p>
<p>João Vicente Martins dit que celui qui connait bien les pathogénésies des six premiers remèdes cités (Camphora, Ipeca, Phos-ac, Veratrum alb., Cuprum-m et Arsenicum alb) pourra déjà faire beaucoup dans le choléra (20:281).</p>
<p>Nous chercherons ici à faire un résumé de ce qui a été cité principalement pour l'usage clinique des médicaments dans les cas de choléra.</p>
<p>Pour l'étude des médicaments il faudra consulter les matières médicales.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Camphora</span></strong></p>
<p>Dans sa lettre de Koethen du 10/9/1831 Hahnemann recommande l'usage du Camphora dès les premiers signes de la maladie. Il conseille aux personnes de ne pas attendre l'arrivée du médecin et de donner le Camphora à leurs parents atteints par le choléra dès les premiers instants, car dans les stades postérieurs ce remède n'est plus aussi utile. La préparation quíl recommande est l'esprit de camphre obtenu par la dissolution de Camphora dans 12 parts d'alcool, devant être donnée à raison d'une goutte dans une cuillère d'eau toutes les cinq minutes. Hahnemann décrit la symptomologie de ce premier stade:</p>
<p>"La force du patient tombe subitement, il ne peut se tenir debout, l'expression est altérée, les yeux creusés, le visage bleuâtre et gelé, ainsi que les mains. Tout le corps est froid. Désespoir et angoisse avec peur d'étouffer, un peu affaibli et insensible, il gémit et crie avec un ton de voix rauque et caverneux sans plaintes distinctes, sauf quand on lui demande; brûlure d'estomac et de la gorge et crampes dans les mollets et autres muscles; il crie lorsque l'on touche la région précordiale. Il n'a pas soif, il n'y a pas de vomissements ni de diarrhées"(15:753).</p>
<p>Ce cadre, selon Boenninghausen, correspond aux formes graves de la maladie qui ont l'habitude d'apparaître en nombre majeur au début d'une épidémie (3:304). Il correspond à la symptomologie présentée dans les formes foudroyantes et également au tableau du choléra dit sec pour lequel le Camphora est le remède specifique.</p>
<p>L'expérience clinique a ensuite montré que très souvent les symptômes sont légers dans cette première phase.</p>
<p>L'indcation de Camphora dans la période de début ne relève pas du hasard. 90 % des malades atteints par le choléra ont ressenti pendant quelques heures des symptômes décrits dans le chapitre qui précède ainsi que d'autres signes qui se manifestent dans la pathogénèse du Camphora comme : tête lourdre, vertiges, mal de tête, pâleur du visage, nausées, vomissements, crampes, palpitations, vagues de chaleur, etc.</p>
<p>Les observations cliniques montrèrent que le Camphora fut également utile dans les phases plus tardives de la maladie quand les symptômes correspondaient, bien que son indication soit plus utile dans la toute première phase.</p>
<p>Plus tard, Hahnemann répondit à des critiques qui disaient que le Camphora administré de cette façon n'était pas un reméde homéopathique parce que le dosage était très élevée et l'administration très fréquente. Il répondit : "la loi fondamentale de l'homéopathie, similia similibus curentur ne dit rien à propos de l'importance de la dose et celle-ci a besoin d'être spécialement déterminée en accord avec l'expérience de chaque reméde et de chaque maladie"(3:306). En juillet 1831, il disait :</p>
<p>"Le Camphora est une drogue si particulière que l'on est facilement tenté de la considérer comme une exception : bien qu'elle cause une forte impression au corps humain, celle-ci est seulement superficielle et très transitoire comme cela ne se voit dans aucune autre drogue, de sorte que pour son usage homéopathique la dose a besoin d'être répétée presque immédiatement pour obtenir un résultat"(3:307).</p>
<p>Le Camphre est une substance cristallisée, aromatique qui est extraite du Laurier Camphora, arbre qui pousse en Chine et au Japon.</p>
<p>Ainsi, c'est d'Asie que vient le premier médicament utilisé pour la guérison de la maladie d'Asie.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Ipeca</span></strong></p>
<p>Dans les cas légers ou au début de la maladie.</p>
<p>L'Ipeca affecte tout le tractus intestinal.</p>
<p>Nausées persistentes (qui ne sont pas soulagées par les vomissements). Aversion pour les aliments.</p>
<p>Si les vomissements et les nausées prédominent.</p>
<p>Perte rapide des forces.</p>
<p>Spasmes légers dans les mollets, doigts des mains et des pieds.</p>
<p>Grande soif.</p>
<p>Sensation de plénitude, douleurs coupantes dans l'abdomen.</p>
<p>Diarrhée jaunâtre ou aqueuse, avec ténesme très douloureux après l'évacuation.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Phosphoric Acidum</span></strong></p>
<p>Utile dans les cas légers ou dans les lienteries après le choléra.</p>
<p>Langue couverte de matière visqueuse, à tel point que le doigt y adhère au toucher.</p>
<p>Diarrhées indolores, involontaires, nocturnes avec des restes d'aliments non digérés. La diarrhée n'est pas affaiblissante. La prostration de ce reméde est plus mentale, avec un état de stupeur, d'apathie, d'épuisement.</p>
<p>Distension météorique de l'abdomen. Bruits comme s'il y avait de l'eau dans l'abdomen.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Veratrum Album</span></strong></p>
<p>Il est presque spécifique de la période colérique et même au cours de la troisième période.</p>
<p>Froid général de tout le corps avec sueur froide; frisson alterné avec chaleur, faiblesse excessive, évanouissement (après les évacuations). Epuisement rapide des forces jusqu'à prostration complète. Raideur tétanique du corps, crampes et convulsions; insomnies avec angoisse; pouls faible, rapide ou absent. Yeux ternes, visage décomposé, hippocratique, froid et pâle ou même bleuâtre avec transpiration sur le front. Voix rauque. Grande angoisse dans le coeur, crampes et spasmes violents dans les mollets, dans les pieds et les mains.</p>
<p>Mains et pieds froids et bleuâtres.</p>
<p>Soif violente, insupportable, avec désir d'eau froide par petites gorgées. Vomissement tout de suite après avoir mangé ou bu quoi que ce soit.</p>
<p>Vomissements et diarrhées violents.</p>
<p>Angoisse dans la poitrine, abdomen sensible au moindre toucher. Diarrhée blanchâtre comme du petit lait ou bilieuse et mélangée de flocons.</p>
<p>Urine insuffisante ou absente.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Cuprum Metallicum</span></strong></p>
<p>Les symptômes sont identiques à ceux du Veratrum;</p>
<p>C'est également un reméde de deuxième période.</p>
<p>Visage pâle ou bleuâtre, yeux révulsés vers le haut. Voix rauque. Impression que l'on va mourir. Ce qui prédomine dans ce médicament sont les spasmes. Crampes dans les doigts de la main et des pieds. Crampes dans les autres muscles, elles sont douloureuses et arrachent des cris de douleur du malade.</p>
<p>Dans le Veratrum prédomine la diarrhée, dans le Cuprum les spasmes.</p>
<p>Ces deux remédes renferment ainsi dans leur sphère d'ation, les symptômes les plus essentiels et caractéristiques du choléra confirmé.</p>
<p>Dans les observations cliniques dont nous disposons il ne fut pas autant utilisé que le Veratrum.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Arsenicum Album</span></strong></p>
<p>Indiqué si au cadre de la maladie décrit pour le Veratrum se joignent :</p>
<p>- Grande angoisse avec peur de la mort.</p>
<p>- Agitation extrême qui oblige le malade à bouger continuellement, à sortir du lit, à se découvrir.</p>
<p>- Chaleur ardente au creux de l'estomac.</p>
<p>L'observation de ces derniers symptômes à n'importe quel moment de la maladie indique en premier lieu l'Arsenicum (8:36).</p>
<p>"La prostration du Veratrum dépend directement de la profusion des évacuations alvines alors que celle de l'Arsenicum est plus profonde, c'est un effet destructeur de la substance du malade dans les recoins les plus intimes de la vie"(5:51).</p>
<p>Il est utilisé dans les cas plus graves, dans la période algide. En général, les symptômes sont graves depuis le début. Sa principale caractéristique est l'appréhension associée à une grande faiblesse.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Secale Cornutum</span></strong></p>
<p>Quand le Cuprum n'arrive pas à soulager les crampes.</p>
<p>Quand les vomissements ont cessé mais que les évacuations continuent incolores.</p>
<p>Douleurs dans les extrémités, membres froids.</p>
<p>Individus faibles, cachectiques à cause de souffrances antérieures. Tête étourdie, sens émoussés, principalement l'ouïe.</p>
<p>Découragement soudain et préoccupation constante avec la mort.</p>
<p>Faiblesse soudaine des extrémités.</p>
<p>Froid sur toute la superficie du corps, mais le malade veut se découvrir (ce symptôme rappelle le Camphora).</p>
<p>Sensation de chaleur vive, bien que la surface du corps soit froide.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Carbo vegetabilis</span></strong></p>
<p>C'est un reméde de la période du collapsus. Il n'est pas d'action rapide - il sert dans les cas où le collapsus s'installe graduellement. Il est spécialement utile quand il y a distension tympanique à l'abdomen et que les déjections deviennent fétides. Le corps est froid et couvert de sueur visqueuse. La prostration est si grande que le malade est couché comme s'il était mort sans signes d'irritabilité, le corps froid, l'haleine froide, le pouls éteint, la respiration faible, déjà sans vomissements, sans diarrhées, sans crampes ou autres douleurs et sans urine (5:55).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Hydrocyanic acidum</span></strong></p>
<p>Le malade semble être mort. Le pouls éteint. Si le Carbo-v ne fait pas d'effet. Le malade est bleu, froid, le regard terne, les pupilles dilatées. La respiration lente, faible ou spasmodique. Les centres qui gouvernent la respiration et la circulation deviennent chaque fois plus affectés, l'arrêt du coeur devient imminent et la respiration profonde et lente (5:56).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aconitum</span></strong></p>
<p>Quand dans la période de réaction apparaît une fiève inflammatoire avec chaleur sèche, pouls dur et rapide.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Belladona</span></strong></p>
<p>Généralement employé dans la période de réaction, quand celle-ci se fait ou dans la forme irrégulière avec symptôme d'encéphalite qui correspondent aux symptômes au médicament. Congestion, délire, agitation ou stupeur.</p>
<p>Faire un diagnostic différentiel avec Hyosciamus et Stramonium.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Bryonia</span></strong></p>
<p>Dans les symptômes typhoïdes. Stupeur, constipation. Les malades répondent difficilement aux questions. Délire tranquille. Quand l'état léthargique est très prononcé penser à l'Opium.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">China</span></strong></p>
<p>Il convient surtout pour les suites du choléra.</p>
<p>Découragement et prostration. Faiblesse persistente après la cessation du choléra principalement quand le sommeil est très agité.</p>
<p>Anorexie avec sensation de plénitude continue. Aversion pour les aliments. Vomissements fréquents d'aliments non digérés.</p>
<p>Diarrhée violente avec lienterie principalement la nuit.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.3. <a name="CAS CLINIQUES">CAS CLINIQUES</a></span></p>
<p>Durant l'épidémie de choléra qui attaqua Rio de Janeiro en 1855, le Directeur de la Santa Casa de Misericórdia accepta l'offre faite par le Docteur Maximiano Marques de Carvalho de se charger gratuitement du traitement des malades. L'Infirmerie N.S. da Conceição fut ouverte à partir du 26 septembre 1855 et c'est là que furent accueillis et traités par l'homéopathie 433 malades. Les cas, résumés, furent publiés en 1856. Nous transcrivons ici quelques-unes de ces observations cliniques, en conservant les mots de l'auteur.</p>
<p><strong>Obs. N.7</strong>: Alexandre José Ribeiro, originaire de São Paulo, âgé de 55 ans, veuf, livreur du Mercantil, de tempérament sanguin, constitution forte, est entré à l'infirmerie le 27 à 2 heures du matin, souffrant de fortes coliques, crampes dans les jambes, diarrhée bilieuse; on changea ses vêtements et lui administra le Camphora sous la forme déjà dite (une goutte dans une once d'eau de demi-heure en demi-heure); à 10 heures du matin, il allait mieux, on lui donna Nux-vomica en 4 doses de deux heures en deux heures. Le 28, il reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : La malade fut hospitalisé au degré 1. (symptômes légers, phase initiale de la maladie). La présence de bile dans les selles est un bon signe. Il faut noter qu'il y a eu une amélioration en quelques heures et que le malade put sortir après un jour d'hospitalisation.</p>
<p><strong>Obs. N.47</strong>: Jacinto Rosa, portugais, 26 ans, habitant rue do Cano nr. 42, est entré à 6 heures du soir le 8 octobre; d'un tempérament lymphatique, il se plaignait de douleurs à l'estomac et au ventre, avait des vomissements, une diarrhée bilieuse, les extrémités froides, le pouls faible, la langue saburrale; on lui administra le Camphora. Le 9 il allait mieux; on lui donna Nux. Vomica. Le 10 il était guéri, et reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : Degré 1; sortie en deux jours.</p>
<p><strong>Obs. N. 18</strong>: João, africain noir, esclave de Francisco José Leite, habitant rue do Cano nr. 11, est entré à six heures du matin le 30 septembre, il avait des vomissements et une diarrhée blanche comme de l'eau de riz, des coliques et des crampes, le pouls faible, la voix molle, les extrémités froides. On lui donna Nux-vomica: la nuit, il se plaignit de douleur du côté gauche, on lui donna Digitalis; à minuit il vomissait toute l'eau qu'il buvait, on lui donna l'Ipecacuanha. Le 1er, on lui donna l'arsenic. Le 2 il était en convalescence. Le 3, il reçut l'autorisation de sortie à une heure de l'après-midi.</p>
<p>COMMENTAIRE : Le malade présentait le cadre classique de la période cholérique (degré 2) avec vomissements et diarrhée en eau de riz, crampes, etc..</p>
<p><strong>Obs. N. 19</strong>: Antonio, noir affranchi, africain, sommelier, habitant rue Pedreira dans une habitation commune, est entré le 3 à 4 heures de l'après-midi, faible, refroidi, il avait des vomissements, diarrhée et coliques, la voix molle, le pouls faible et il y avait deux jours qu'il souffrait; on lui donna Nux-vomica; le 1er octobre, il avait moins de coliques mais la diarrhée continuait; on lui donna de l'Arsenicum. Le 2 il allait mieux. Le 3, il allait bien et il reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : Degré 2. Nux-vomica comme dans le cas antérieur n'a pas amélioré le cadre dans cette phase où généralement on obtient de meilleurs résultats avec Veratrum ou Arsenicum.</p>
<p><strong>Obs. N. 32</strong>: Cezar Augusto de Magalhães, portugais de 18 ans, habitant rue do Can nr.14, souffrait d'attaques épileptiques et fut atteint de choléra morbus. Il est entré à l'infirmerie le 2 octobre. Il avait des coliques, vomissements, diarrhée, douleurs dans les jambes, voix molle et éteinte, suppression de l'urine, répugnance pour les aliments, soif intense, on lui donna le Nux-v, à huit heures du soir il eut une attaque épileptique; on lui donna de la Belladona. Le 4 il était très affaibli; on lui donna Phosphorus. Le 5 il avait des crampes, on lui donna Cuprum. Le 6 les symptômes du choléra avait disparu en partie et pourtant le malade était dans un collapsus qui se rapprochait de la mort, aspect cadavérique, yeux enfoncés et couverts d'une taie, peau visqueuse froide et languissante. Commença pour le malade un état impossible à décrire : sans pouvoir parler ni bouger, avec des évacuations spontanées en grandes quantités, il ne manifestait de la vie qu'au travers de quelques palpitations du coeur; on lui donna Ignatia; il continuait dans le même état, alors un de nos collègues qui était de service ce jour-là, lui donna de l'Opium en doses répétées; c'était le médicament homéopathique qui lui convenait; ce fut une inspiration divine, le malade commença à donner des signes de vie, laissant le sommeil de la mort. Le 7 il alla mieux et on répéta l'Opium. Le 8 encore très bien. Il reçut l'autorisation de sortie le 12 octobre.</p>
<p>COMMENTAIRE : Le malade fut hospitalisé en degré 2, évoluant par la suite vers un degré 3 (collapsus). L'effet de l'Opium fut réellement surprenant, comme un reméde couvrant la totalité des symptômes. En étudiant la pathogénèsie de l'Opium par Hahnemann nous trouvons les symptômes décrits de forme succinte dans l'observation de ce patient.</p>
<p>Les auteurs s'accordent à dire que dans la majorité des cas de choléra, le malade conserve sa lucidité jusqu'à la fin.</p>
<p>Ce qui suggère l'Opium plus spécifiquement dans ce cas, c'est la léthargie, le "sommeil de la mort", la "brume terne" qui couvre les yeux ouverts qui ne voient pas.</p>
<p>Nous trouvons les symptômes du patient dans la Matière Médicale Pure (Opium) :</p>
<p><em>Engourdissement avec les yeux émoussés et faiblesse excessive (Hah-20)<br />
Visage pâle, creusé (Hah-82)<br />
Diminution de la température (Hah-549)<br />
Refroidissement avec engourdissement (Hah-560)<br />
Pouls faible, absent ou petit (Hah-546)<br />
Enrouement (Hah-305)<br />
La voix est faible quand il parle (Hah-141)<br />
Soif intense (Hah-160)<br />
Perte de l'appétit(Hah-174)<br />
Diarrhée aqueuse (Hah-257)<br />
Urine supprimée (Hah-277)<br />
Convulsions (Hah-413)<br />
Epilepsie (Hah-416)<br />
Grande prostration, évanouissement de tout l'esprit vital (Hah-472)<br />
Tous les muscles relâchés (455)<br />
Il se couche avec une énorme faiblesse (451)<br />
Vomissements constants (198)<br />
Douleur abdominales (232)</em></p>
<p>Si nous ne prenons que les symptômes généraux non modalisés, nous trouverons plusieurs médicaments. Ce cas met en évidence l'importance de l'observation du tableau mental du patient.</p>
<p><strong>Obs. N. 58</strong> : Cecilia, noire affranchie, 23 ans est entrée le 12 à une heure du matin. Elle reçut immédiatement l'extrême-onction du chanoine. Elle venait d'une maison où étaient déjà morts un ou deux cholériques. De constitution faible, tempérament nerveux, elle était épouvantée. Elle se plaignait de nausées, douleurs aigües d'estomac, douleurs au ventre, crampes dans les jambes, avait des vomissements et une diarrhée blanche comme de l'eau de riz, elle était algide, sans pouls, la peau flasque formant de grandes marques sous la pression des doigts, sans voix, angoissée et agitée de grands mouvements dans son lit, se tournant des pieds à la tête et vice et versa. Elle était en état mortel, avait une soif insupportable, la langue blanche et pointue. Elle était bien quand elle s'était couchée, fut surprise par le choléra à minuit du 11; à 1 heure elle était déjà dans l'état décrit ci-dessus. On lui donna le Camphora 4 doses de demi-heure en demi-heure jusqu'à midi du 12. L'après-midi on lui donna Pulsatilla. Le 13 elle était mieux, ses règles étaient réapparues. On répéta le Pulsatilla. Le 14 les symptômes les plus graves avaient disparu, elle se plaignait de douleurs au ventre, on lui donna Arsenicum. Le 15 elle était mieux, en convalescence. Le 17, elle reçut l'autorisation de sortie.</p>
<p>COMMENTAIRE : Degré 3. En moins d'une heure d'évolution, la patiente était déjà en état de collapsus.</p>
<p><strong>Obs</strong> : Florêncio, noir africain, 36 ans, esclave de Antonio Domingos Bastos, habitant rue da Quitanda nr. 104, cuisinier et servant dans cette infirmerie; il était en parfaite santé, sain, joyeux, employé dans mon service. Tout d'un coup, à 9 heures du matin, il se plaignit de violents maux de tête et douleurs au ventre, fut immédiatement s'aliter; suivirent d'énormes vomissements d'aliments, de bile, d'eau vert-foncée, d'eau de riz et des diarrhées de la même espèce; une demi-heure plus tard après être tombé, il était un parfait algide : sans pouls, sans voix, la peau ridée comme un vieillard de 80 ans, une sueur froide et gélatineuse couvrant toute la peau, avec des mouvements convulsifs et demandait seulement de l'eau avec une voix faible et lointaine; on lui donna le Camphora; puis après une heure Veratrum plusieurs fois; à 3 heures de l'après-midi Phosphorus et à 5 heures, il mourut. C'était le deuxième noir de l'infirmerie qui tombait foudroyé par le choléra, bien que le premier ait échappé à la mort. Entre-temps, les infirmiers blancs, qui se comptaient au nombre de 4 n'avait souffert aucun malaise. Ces deux faits m'encouragèrent à ne plus admettre d'esclaves noirs pour servir à l'infirmerie mais seulement des hommes blancs.</p>
<p>COMMENTAIRE: Cas d'évolution foudroyante qui laissa l'équipe consternée. Plusieurs de ces cas graves (le précédent 27/9/1855) commencèrent selon l'observation du docteur Maximiano avec un fort mal de tête.</p>
<p>Il faut noter que cet esclave en même temps servant et cuisinier de l'infirmerie était probablement en contact avec les déjections des malades et manipulait au même moment les aliments.</p>
<p><strong>Obs. N. 66</strong>: Antonio, noir, africain, esclave de Fulano de Tal Lima, habitant rue D. Manoel nr. 50. Ce noir s'est réveillé bien, est sorti pour aller à son travail et fut attaqué par le choléra dans la rue et ramené à la maison de son maître déjà algide; là ils employèrent tous les moyens pour le sauver, lui ayant déjà donné les gouttes anti-cholériques et je le vis enfin avant de l'envoyer à l'infirmerie; il y arriva à 4 heures de l'après-midi, reçut l'extrême-onction du chanoine et mourut une demi-heure plus tard.</p>
<p><strong>Obs. N.98</strong>: Maria da Glória, portugaise, couturière, mariée, 21 ans, élevant une fille, habitante de la rue do Cano nr. 32, où deux jours plus tôt était morte une compagne de chambre, est entrée à l'infirmerie le 22 octobre le matin; elle avait des coliques, des vomissements, diarrhées, crampes, et d'extrême faiblesse. Il y avait deux jours qu'elle ne s'alimentait pas. Elle était dans une habitation digne de pitié, là il lui manquait tout; ayant été conduite à l'infirmerie avec sa petite fille, on lui donna le Camphora. Le 23, elle allait mieux, on lui donna Nux-vomica. Le 24, elle était libre. Le 25, elle reçut son autorisation de sortie.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.4. <a name="RESULTATS">RESULTATS</a></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">RAPPORTS CLINIQUES</span></strong></p>
<p>Aussi bien les rapports individuels des médecins que les relevés faits par diverses entités de l'époque sont unanimes pour confirmer l'efficacité du traitement homéopathique du choléra morbus.</p>
<p>Les allopathes perdaient un pourcentage élevé de malades. Le rapport de la Commission Médicale de l'Académie de Science de Lisbonne (1833) dit :</p>
<p>"De toutes les tentatives thérapeuthiques que les médecins ont appliquées dans le traitement du Choléra Morbus de l'épidémie de Londres et Paris, ressort une vérité dominante : à savoir qu'il n'existe aucun traitement spécifique ni méthode exclusive dans le traitement de cette terrible maladie"(1:29).</p>
<p>Pendant ce temps, le <strong>Docteur Margaret Tyler</strong> (30:XVI) cite les résultats homéopathiques venus de plusieurs villes d'Europe et commente à propos de Londres :</p>
<p>"En 1854, le choléra est apparu violemment autour de notre Hôpital de Londres, dont 25 lits furent réservés pour le traitement du choléra et de la diarrhée cholérique. Le résultat fut de 61 cas de choléra avec 10 morts et 341 cas de diarrhée cholérique avec 1 mort. 1200 bouteilles de Camphora furent données aux pauvres qui accoururent en masse pour les chercher.</p>
<p>Des rapports détaillés devaient être faits par tous les hôpitaux et pratiquants sur le traitement et les résultats du choléra. Quand ils furent présentés au Parlement , il manquait les statistiques homéopathiques qui furent demandées. La justification donnée par le Corps Médical fut que si l'on publiait les rapports des homéopathes ceux-ci donneraient "une sanction injustifiable à une pratique empirique opposée à la conservation de la vérité et au progrés de la science".</p>
<p><em>British Journal of Homeopaty</em></p>
<p><em>XIII p. 466</em></p>
<p><strong>João Vicente Martins</strong> nous donne un extrait du Journal de La Médecine homéopathique publié par la Société Hahnemann de Paris Tome III n°4 de 1848, page 242:</p>
<p>"Résumé d'un cadre synoptique des différentes parties du continent européen dans lequel la comparaison peut être établie (entre les résultats du traitement homéopathique et allopathique): Ce sont la Russie, la Prusse, l'Autriche, la Hongrie, la Pologne, Hambourg, la Moravie, Paris, Bordeaux, Marseille, Toulon et plusieurs autres. Il résulte de ce cadre que sur 901.413 malades, l'allopathie en perdit 462.581, c'est à dire 51,5% et que sur 16.436 l'homéopathie perdit 1448, c'est à dire 8,5%".(20:277).</p>
<p><strong>Jahr</strong> nous donne la statistique de 5 à 8% de mortalité sur le traitement homéopathique alors que l'allopathie perdait de 50 à 80% des malades :</p>
<p>Des différents rapports des médecins à propos de leurs expériences dans le traitement du choléra, nous choisissons l'Obs. 42 du Dr. Gerstel que nous devons malheureusement résumer.</p>
<p>"Au cours de l'un de mes voyages, je suis arrivé dans un village où j'ai trouvé un grand nombre de cholériques sans un médecin pour les soigner. En cinq jours et demi j'ai vu 47 malades dont 42 furent guéris et les autres moururent...Parmi ceux que je soignis quelques-uns étaient arrivés au 3ème degré et tous avaient des doutes quant à leur rétablissement. Ce village s'appelait Maria-hilf.</p>
<p>Les succés obtenus attirèrent l'attention publique. Je fus ensuite à la ville de Brunn et peu après je fus appelé au district voisin Tichnowitz, où le choléra était violemment présent. J'y restai cinq semaines. Je soignis un grand nombre de malades avec des résultats dépassant mes espoirs...</p>
<p>Je traitai 200 cholériques et en perdis 24 (dont un grand nombre avait 60 et 70 ans). Je dois observer qu'ils habitaient à des distances variables quelques fois de 2 lieues et que j'avais beaucoup à faire pour pouvoir rester très longtemps auprès de chacun d'eux. Ainsi, quelques-uns moururent faute de soins, et d'autres si subitement que je n'avais pas le temps de les secourir.Dans cette situation sont compris 47 malades de ceux dont j'ai parlé ci-dessus et desquels 42 furent guéris. Tout ce que j'avance est justifié par des pièces officielles".(20:228).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">ANALYSE DE 102 CAS</span></strong></p>
<p>Le livre du Dr. Maximiano M. Carvalho présente la conclusion suivante:</p>
<p>"Jusqu'à ce jour, nous avons accueilli 433 cholériques, dont 45 furent recueillis déjà en état mortel, beaucoup moribonds et décédèrent de 5 minutes à 6 heures après être entrés; et même quelques-uns décédés sur le chemin et arrivés morts... Le total des morts est de 83. Sont sortis guéris 350. Ce furent donc moins de 20% de morts bien qu'aient été recueillis de nombreux moribonds qui vinrent augmenter le nombre de morts. Si nous en faisions abstraction, nous aurions sur 388 cholériques à peine 10% de morts... alors que dans les infirmeries allopathiques la mortalité était de 40 à 80%"(6:99).</p>
<p>Les 102 premiers cas décrits dans le livre apportent un résumé des symptômes et avec ces données nous avons fait l'étude suivante, prenant en considération les facteurs théoriques d'analyse suivants : âge, couleur, sexe, s'il était esclave ou non, le degré de la maladie au moment de l'hospitalisation, les jours d'hospitalisation et les principaux remédes utilisés.</p>
<p>Le degré de la maladie fut classé de 1 à 4 en accord avec les symptômes et l'évolution de la maladie au moment de l'hospitalisation, ainsi qu'il est exposé au chapitre 5.</p>
<p>Les cas cliniques décrits au chapitre 6.3 donnent l'exemple du critère adopté.</p>
<p>Les résultats furent les suivants :</p>
<p>Des 102 malades, 19 moururent et 83 furent guéris.</p>
<p>18,6% morts</p>
<p>81,4% guéris</p>
<p>Des 19 malades qui moururent 3 furent des cas foudroyants (Obs. 65,66 et 90) et 9 entrèrent moribonds, décédant en moins de 6 heures d'hospitalisation. Si nous éliminons les moribonds nous aurions un total de 97 cas avec 10 morts - mortalité 10,3%.</p>
<p>Des 19 malades qui moururent, aucun n'avait été hospitalisé pendant la première période de la maladie.</p>
<p>Du degré 2 - 1 mort (cas foudroyant)</p>
<p>Du degré 3 - 17 morts</p>
<p>Du degré 4 - 1 mort</p>
<p>Guérison et mortalité selon le degré de la maladie auquel le malade a été hospitalisé :</p>
<div>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5" width="50%">
<tbody>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Degré</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Nombre de cas</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Mort</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">Guérison</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">% mort</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">22</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">0</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">22</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">0</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">2</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">52</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">51</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1,9</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">3</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">27</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">17</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">10</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">62,9</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">4</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">1</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">0</td>
<td width="20%" valign="top" bordercolor="#000000">100</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p>Du total des cas de degré 3 (27) 21 étaient noirs et 6 blancs. De ces 27 malades moururent 17 dont 16 esclaves et un blanc qui était un mendiant.</p>
<p>En relation à l'âge</p>
<div>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5" width="50%">
<tbody>
<tr>
<td width="20%" height="40" valign="top">Tranche-âge</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">Total-cas</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">% en relation au total</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">Morts</td>
<td width="20%" height="40" valign="top">%</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">1-20 ans</td>
<td width="20%" valign="top">19</td>
<td width="20%" valign="top">18,6%</td>
<td width="20%" valign="top">2</td>
<td width="20%" valign="top">10,5</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">21-40 ans</td>
<td width="20%" valign="top">44</td>
<td width="20%" valign="top">43,1%</td>
<td width="20%" valign="top">6</td>
<td width="20%" valign="top">13,6</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">41-60 ans</td>
<td width="20%" valign="top">12</td>
<td width="20%" valign="top">11,8%</td>
<td width="20%" valign="top">1</td>
<td width="20%" valign="top">8,3</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">61-80 ans</td>
<td width="20%" valign="top">5</td>
<td width="20%" valign="top">4,9%</td>
<td width="20%" valign="top">3</td>
<td width="20%" valign="top">60</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">81-100 ans</td>
<td width="20%" valign="top">2</td>
<td width="20%" valign="top">2,0%</td>
<td width="20%" valign="top">1</td>
<td width="20%" valign="top">50</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="top">Inconnu</td>
<td width="20%" valign="top">20</td>
<td width="20%" valign="top">19,6%</td>
<td width="20%" valign="top">6</td>
<td width="20%" valign="top">30</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p>Des patients dont l'âge ne fut pas enregistré ( 20 cas) il y avait 16 noirs dont 14 esclaves sur lesquels 8 furent hospitalisés en état grave dont 5 morts.</p>
<p>En relation au sexe :</p>
<p>8 cas de sexe féminin - 7,8%</p>
<p>94 cas de sexe masculin - 92,2%</p>
<p>Des cas des femmes, 6 étaient noires desquelles 5 furent hospitalisées en état grave dont 4 mortes.</p>
<p>En relation au temps d'hospitalisation :</p>
<p>Degré 1 - 2,5 jours</p>
<p>Degré 2 - 3,7 jours</p>
<p>Degré 3 - 4,7 jours</p>
<p>Degré4 - 7 jours</p>
<p>Entre les 27 cas hospitalisés au troisième degré, 16 moururent avant de terminer une journée d'hospitalisation, ce qui réduit la moyenne ci-dessus. Si nous retirons ces cas de la moyenne de jours d'hospitalisation au degré 3 nous aurions 11,4 jours.</p>
<p><a name="6.5 CONCLUSIONS">CONCLUSIONS</a></p>
<p>Les numéros ci-dessus nous donnent quelques indications mais ne peuvent être pris de manière absolue comme nous l'avons vu dans l'exemple juste au-dessus. L'analyse compréhensive des données nous montre que :</p>
<p>Le résultat du traitement homéopathique (item1) fut bien supérieur au traitement allopathique de l'époque ou des cas laissés sans traitement dont la mortalité par les statistiques de l'époque était de plus de 50%.</p>
<p>La précocité du traitement est un facteur fondamental pour l'issue. Il n'y eut aucune mort chez les malades hospitalisés au cours de la première phase (où le remède principal fut le Camphora) et chez ceux du 2ème degré il y eut à peine une mort sur 52 cas, dont une forme foudroyante qui évolua en quelques heures (obs.65).</p>
<p>La mortalité fut supérieure chez les personnes d'âge avancé et les esclaves noirs. Les esclaves furent emmenés à l'hôpital déjà en phases tardives de la maladie.</p>
<p>Le nombre d'hospitalisation chez les femmes fut très réduit, mais la mortalité fut de 50%, car la majorité fut emmenée à l'hôpital en phases avancée de la maladie. Les blanches vinrent à l'hôpital plus tôt (ce furent 2 cas guéris)</p>
<p>Le nombre de jours d'hospitalisation augmente beaucoup chez les malades hospitalisés en 3ème période.</p>
<p><span style="font-size: medium;">6.6 <a name="PROPHYLAXIE">PROPHYLAXIE</a></span></p>
<p>Hormis la scarlatine, la seule autre maladie pour laquelle Hahnemann recommanda une prophylaxie fut le choléra. Dans la lettre du 10/09/1831, il conseille la prophylaxie avec un globule de Cuprum pris le matin à jeun une fois par semaine et seulement quand la maladie est en train d'attaquer dans un certain endroit. Plus tard, dans une lettre à l'éditeur, il conseilla l'alternance de Cuprum avec Veratrum album de semaine en semaine comme préventifs du choléra. Ensuite Hahnemann avertit que le Camphora ne doit pas être utilisé comme prophylactique, ce qu'il confirme plus tard, attirant l'attention sur ses effets et sur le fait d'antidoter l'action prophylactique du Cuprum. Il avait auparavant observé qu'un reméde capable de combattre une maladie à ses débuts doit être son meilleur prophylactique.</p>
<p>Les homéopathes du siècle dernier utilisèrent en général ces médicaments comme prophylactiques. Beaucoup utilisèrent seulement Veratrum album. JAHR ajouta Arsenicum album 30C, alternant les 3 médicaments- Veratrum, Arsenicum et Cuprum dans cet ordre- de 4/4 ou 6/6 jours "durant le temps que le choléra règne dans l'endroit où l'individu se trouve"(8:79).</p>
<p>Nous ne trouvons pas de travaux conclusifs à propos de la prophylaxie ce qui est facilement compréhensible étant donné la difficulté du sujet, principalement à une époque où il y avait peu de connaissances sur la maladie.</p>
<p>La terreur que le choléra répandit auprès de la population fut de tel ordre que tout ce qui était conseillé comme préventif était mis en pratique par les personnes et même par les gouvernements sans aucune méthode. Une de ces mesures préventive fut ainsi décrite par Garcia Marquez dans son roman "L'amour au temps du choléra" : "A partir du moment que l'on fixa l'édit du choléra, à la caserne de la garnison locale commença le tir du canon à chaque quart d'heure du jour et de la nuit, selon la superstition que la poudre purifie l'ambiance"(19:141).</p>
<p>Bien qu'il y ait de nombreux rapports favorables à l'utilisation des remédes homéopathiques comme prophylactiques, aucun d'eux ne fut effectué avec un contrôle suffisant pour être utilisé comme preuve, au contraire de ce qui arriva avec le traitement pour lequel l'efficacité de l'homéopathie fut incontestable.</p>
<p>Un des meilleur travaux sur la prophylaxie par les remédes homéopathiques fut fait par Boenninghausen pour une rencontre de médecins homéopathes de Rhénanie et Westphalie le 10/08/1849. D'ailleurs, cette rencontre eut lieu sans la présence de quelques-uns des homéopathes les plus expérimentés de l'époque parce qu'ils étaient occupés à soigner les malades attaqués par l'épidémie de choléra qui avait lieu en Europe.Un des médecins étrangers se vit refuser sa demande de passeport par les autorités de son pays qui ne souhaitaient pas priver le peuple du bénéfice du traitement homéopathique (3:300). Boenninghausen souligne la terreur que le choléra inspirait à la population dûe à la grande mortalité sous traitement allopathique qui était de plus de 50% et le fait qu'un cas dans une famille était suivi de nombreux autres, ce qui comme nous l'avons vu est habituel dans les épidémies reliées au type classique du Vibrion Cholerae (3:301). Il conseillait aux autorités et aux médecins d'éviter toute mesure qui produise auprès de la population du désespoir, de la peur ou de l'angoisse (3:302) (les études actuelles montrent que ces facteurs sont réellement en relation avec une baisse de l'immunité).</p>
<p>Enfin, il dit :</p>
<p>"Nous, homéopathes, sommes convaincus de ce que nous possédons des prophylaxies capables de prévenir l'attaque de choléra. Certainement celles-ci sont et seulement peuvent être les remèdes capables de guérir la maladie après sa manifestation, ce qui constitue la première et indispensable condition de tous les prophylactiques, sans laquelle ils ne mériteraient pas la moindre confiance. Malgré la circonstance que des milliers d'hommes échappèrent au choléra grâce à l'usage de ces prophylactiques homéopathiques comme cela vient de l'être actuellement prouvé, ceci n'apporte pas la preuve qu'ils offrent une protection absolue, puisqu'il est possible que ce soit ces mêmes personnes qui n'auraient de toute façon pas été atteintes par la maladie. Quoiqu'il en soit, ces faits s'expriment au minimum en faveur d'une action salutaire et rendent plus facile pour les homéopathes la préservation du calme et de la vigueur nécessaires"(3:303).</p>
<p>Le texte montre le sérieux et l'esprit scientifique de Boenninghausen qui, plongé dans le climat chaotique de l'épidémie de 1849, eut le soin de ne pas affirmer ce qui n'était pas démontrable à l'époque sur l'efficacité de la prophylaxie des remèdes homéopathiques, et ceci en dépit des rapports favorables.</p>
<p>En réalité, les observations de l'époque, même sans les méthodes de contrôle actuelles, indiquent une grande efficacité de l'homéopathie dans la prophylaxie du choléra ainsi que l'on peut le voir dans la 48ème observation du livre de João Vicente Martins, qui attire encore notre attention sur le cadre de choléra artificiel entraîné par Veratrum album en doses faibles :</p>
<p>"Il y eut quelques cas isolés où on avait administré ce remède à raison d'une dose un peu forte de 30 une fois par semaine à des individus qui semblaient être en bonne santé et qui entraîna des vomissements, diarrhée et tous les symptômes du choléra. Toutefois, ces symptômes disparaissaient immédiatement sous l'action de remèdes adaptés ce qui est admirable si on ne l'attribue pas au remède préventif.</p>
<p>J'ai appliqué un jour comme prophylactique Veratrum 30 à tous les domestiques d'une maison; il y en avait 100. Deux heures après, un vieux de 60 ans commença à ressentir les symptômes suivants : vertiges, pertes de sens, vomissements deux fois, et diarrhée dans l'après-midi. Le lendemain, il était guéri. Ceci s'est passé dans une localité où il y avait déjà eu l'épidémie. Cette fois, les envies de vomir furent rapidement éliminées par le Veratrum. Des quatre-vingt-dix-neuf qui avaient également pris le médicament avec le même dosage, et entre lesquels certains étaient de constitution délicate, un seul ne s'en ressentit pas. J'ai également appliqué dans le village Veratrum 30 une fois par semaine. Tous ceux qui tombèrent malades à la suite de l'administration de ce remède ne souffrèrent pas beaucoup et furent rapidement guéris, par contre furent attaqués avec violence tous ceux qui ne l'avaient pas pris. Les mêmes paysans s'en aperçurent".</p>
<p>Toujours dans le même livre à la 38ème observation, le docteur Schrater dit : "Je donnais comme préventif à chaque 15 jours Veratrum 30; seulement une fois m'est apparue, en dépit du préventif, une attaque, toutefois petite"(30:223).</p>
<p>Et encore dans la réflexion du Dr. Duplat :</p>
<p>"Dans tous les cas pour lesquels je fus appelé lors de l'invasion des symptômes du choléra, Veratrum produisit d'excellents résultats; comme préventif je l'ai appliqué à plus de 300 personnes et aucune ne fut atteinte par ce fléau.</p>
<p>En ce qui concerne l'épidémie actuelle, l'étude faite par le groupe homéopathes Sans Frontières dans une communauté des environs de Lima, semble indiquer l'efficacité de la prophylaxie homéopathique. Ils utilisèrent comme prophylactique pour la population exposée simplement Veratrum album 7 CH et observèrent la diminution du nombre de cas de choléra en à peine 15 jours. On passa de 5 à 10 malades hospitalisés par jour à moins d'un malade à chaque deux jours alors que la maladie continuait à attaquer la communauté voisine (13). Du coup, les médecins et les parents des malades de ces communautés vinrent demander le même type d'aide pour eux, comme en Europe au siècle dernier. Cependant, ainsi que le signalent les propres auteurs du travail "il y a besoin de démontrer ceci d'une façon plus objective par une étude statistique bien faite" (12:12).</p>
<p>Cette observation des homéopathes Sans Frontières semble répéter les paroles de Boenninghausen. Nous autres homéopathes savons qu'il y a de bons résultats dans la prophylaxie du choléra avec les remèdes homéopathiques, mais nous avons besoin de développer des méthodes de recherche adéquates à notre spécialité qui soient en même temps acceptées par le milieu académique.</p>
<p><a name="CONCLUSIONS">CONCLUSIONS</a><strong><span style="font-size: medium;"> ET SUGGESTIONS</span></strong></p>
<p>Les épidémies du siècle dernier, probablement reliées au biotype classique du Vibrion cholerae furent bien plus graves que l'actuelle. Le traitement homéopathique donna un bon résultat, principalement quand il était commencé tôt, avant que ne s'établissent les troubles hydro-électrolytiques graves. Le temps d'hospitalisation des malades comme nous l'avons vu dans l'étude de l'infirmerie N.S. Conceição, était de 1 à 2 jours, largement inférieur même au temps d'hospitalisation des malades du choléra aujourd'hui, sachant que l'hydratation à l'époque était faite à peine par voie orale. Le contrôle des crampes et vomissements avec les remèdes homéopathiques apporte un plus grand confort au malade et permet la restitution orale. Ceci fut obtenu, dans plusieurs cas, en quelques heures. Nous croyons que l'usage des remèdes homéopathiques dans l'épidémie actuelle peut avoir une grande valeur dans le traitement du choléra, améliorant rapidement l'état du patient, permettant l'hydratation orale, diminuant le temps d'hospitalisation et la nécessité de restitution parenterale qui serait réservée aux cas les plus graves. L'hydratation orale est plus simple, comporte moins de risques pour le patient, n'exige pas de personnel spécialisé, pouvant être apprise rapidement à toute la population atteinte, comme cela est arrivé actuellement dans plusieurs campagnes. Ceci permet un traitement précoce, même dans les zones de carence, à partir du moment qu'il existe un projet adéquat.</p>
<p>En relation à la prophylaxie, les rapports des anciens médecins justifient une recherche de terrain, puisque le vaccin n'est pas efficace et que la maladie n'accorde qu'une protection temporaire. Si les médicaments homéopathiques se montrent efficaces dans la prévention de la maladie et tout tend à croire qu'ils le soient, cela aurait une valeur incalculable dans la situation d'urgence à laquelle nous sommes actuellement confrontés. Nous rappelons que l'unique prophylaxie qui résoudra réellement le problème du choléra est l'amélioration des conditions de vie de la population. Aucun remède ne peut remplacer l'assainissement de base, une alimentation adéquate, l'éducation et les habitudes d'hygiène. Dans tous les rapports, anciens et actuels, le plus grand nombre de cas et les formes les plus graves de la maladie furent associées aux basses conditions d'existence.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2011/01/04/cholera-et-homeopathie-partie-3/">ALLER AUX NOTES ET RÉFÉRENCES BIBLIO</a></p>
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