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	<title>Planète Homéo &#187; Classiques</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Déclaration des Principes en Homéopathie</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2011 06:49:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[declaration de principes]]></category>
		<category><![CDATA[Lippe]]></category>

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		<description><![CDATA[Déclaration des Principes Homéopathiques.
Par Dr. Ad. LIPPE; Traduction Dr. Ravalard et Broussalian
Devant l’ineptie des dérives, et pour tout dire, la décadence que connaît actuellement l'homéopathie, on serait tenté de baisser les bras. Heureusement la mémoire de nos grands prédécesseurs nous insuffle l'énergie pour continuer la lutte. Les propos de Lippe n'ont toujours pas pris une seule ride.
Et comme toujours, nous avons affaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Déclaration des Principes Homéopathiques.</h1>
<p>Par Dr. Ad. LIPPE; Traduction Dr. Ravalard et Broussalian</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="color: #0000ff;">Devant l’ineptie des dérives, et pour tout dire, la décadence que connaît actuellement l'homéopathie, on serait tenté de baisser les bras. Heureusement la mémoire de nos grands prédécesseurs nous insuffle l'énergie pour continuer la lutte. Les propos de Lippe n'ont toujours pas pris une seule ride.</span></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="color: #0000ff;">Et comme toujours, nous avons affaire à de nombreux praticiens qui se croient autorisés à suivre n'importe quelle pratique, la plupart de nos lecteurs auront constaté par eux-mêmes l'étendu de l’Ego de la plupart de ces messieurs. L'immense majorité des "homéopathes" n'a même pas lu une seule ligne de l'Organon! Tous cependant ont un point commun : tout faire pour guérir les patients n'est pas leur véritable but dans la vie (Organon §1).</span></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="color: #0000ff;">Beaucoup prescrivent des granules homéopathiques avec un cynisme épouvantable, en guise de "super placebo" comme ils disent, sans s'être jamais donné la peine d'étudier quoi que ce soit à l'homéopathie. Leur seul objet ici consiste à se démarquer du voisin, afin d'attirer une frange de la population, toujours plus </span></span><span style="color: #0000ff;">nombreuse, qui en a par dessus la tête des excès allopathiques.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">A côté de ces imposteurs, vous trouverez bien des gens de bonne volonté qui ont été abusés par un enseignement partial, à base de recettes, qui leur a été présenté comme de l'homéopathie. Bien évidemment les résultats ne sont quasiment jamais au rendez-vous, et à la clé, c'est l'abandon d'une "technique" inutile.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Enfin, sans doute les pires à mes yeux, sont ceux qui confondent médecine et développement individuel, qui sont à la recherche de "réponses" sur la vie, l'univers, etc. Eux-aussi trahissent l'idéal défini par Hahnemann au premier paragraphe de l'Organon, quand celui-ci nous enjoint d’avoir l'humilité d'accepter simplement les faits et de ne faire aucune théorie. Non, pour ces gens là, il doit y avoir une logique aux choses, ils sont à la recherche de l'équation ultime, de la nature de la vie, de l'essence de la maladie. Juste le contraire du chemin proposé par Hahnemann.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Et nous assistons, hélas impuissants, au développement risible de toutes sortes de systèmes, qui font sourire n'importe qui ayant étudié un tant soit peu sérieusement le sujet. L'un de ces systèmes vise à expliquer les propriétés des médicaments d'après le tableau périodique des éléments. Pour que la théorie tienne, on est obligé de bricoler l'arrangement même dudit tableau, mais cela ne fait rien, encore quelques épicycles et cela doit marcher! L'autre vise à nous faire connaître la "sensation vitale" du patient. Là où du premier coup d'oeil un médecin homéopathe bien formé poserait le diagnostic d'un médicament très simple et qui agira brillamment, on va cuisiner pendant des heures un malheureux patient pour lui faire sortir la "sensation" censée se retrouver dans tout son être.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Tout ceci est très grave car tandis que la médecine chimique va de plus en plus mal, quelle alternative crédible pourrons nous proposer? </span></p>
<p>Aux MEDECINS HOMEOPATHES :</p>
<div id="attachment_1413" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/corinthien.jpg"><img class="size-medium wp-image-1413" title="corinthien" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/corinthien-300x295.jpg" alt="L'édifice a été altéré mais la colonne tient encore debout" width="300" height="295" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;édifice a été altéré mais la colonne tient encore debout</p></div>
<p>Sachant que la certitude en Médecine repose sur l’instauration de principes fondamentaux, fondés sur des lois naturelles, qui guident le Thérapeute dans ses Prescriptions; sachant également que SAMUEL HAHNEMANN a révélé au monde ces principes, et leur application pour la guérison des maladies dans son livre intitulé l’<em>Organon of the Healing Art</em>; sachant que l’Art de Guérir Homéopathique reposant sur ces principes et ces règles pour son application, a été défini de façon si différente par divers auteurs  ; et sachant que dans l’<em>Encyclopedia Britannica, </em>l’<em>American Encyclopedia </em>et l’<em>Universal Cyclopedia </em>de Johnson<em>, </em>on retrouve des définitions de l’Homéopathie aussi différentes et contradictoires que celles que nous voyons enseigner dans nos écoles et prôner dans nos journaux ; sachant enfin que nos Sociétés Médicales, nos Ecoles et Journaux ont refusé de donner une définition satisfaisante de l’Homéopathie, et comme le chaos qui résulte de cette situation de confusion est préjudiciable au progrès et au développement de nos Ecoles, Nous, les soussignés, estimons qu’il est temps et qu’il est notre devoir d’apposer nos noms à une Déclaration et une définition des Principes qui ont servi de guide et continueront de nous guider dans la pratique de l’Homéopathie.</p>
<h2>Points Essentiels de la Doctrine Homéopathique.</h2>
<p>La guérison du malade est rapide, douce et permanente par les remèdes qui sont eux-mêmes capables de produire chez une personne en bonne santé des symptômes morbides semblables à ceux que présente le malade.</p>
<p>Les changements et les états pathologiques des tissus et organes sont les <em>conséquences </em>d’un trouble dynamique, et non la <em>cause </em>de la maladie.</p>
<p>Le choix du remède se fonde uniquement sur la totalité des symptômes, subjectifs et objectifs.</p>
<p>La seule manière d’établir l’aptitude de remèdes à déclencher des maladies consiste à les expérimenter sur des sujets sains.</p>
<p>Afin de garantir les meilleurs résultats en pratique, il ne faut administrer qu’un seul remède, et n’en administrer que la dose minimale pour amener la guérison.</p>
<p>Et tout <em>traitement local </em>dans les <em>cas non chirurgicaux </em>est non seulement inutile, mais risque de modifier la localisation de la maladie, et de déclencher de dangereuses complications, sans jamais obtenir de guérisons <em>permanentes</em>.</p>
<p>Adams, R. A., Rochester, New York.</p>
<p>Allen, Charles, 416, Seventh Street, S. W., Washington, D. C. Arndt, Hugo R., Ionia, Ionia Co , Michigan.</p>
<p>Baer, 0. P., Richmond, Indiana.</p>
<p>Ballard, E. A., 67, Washington Street, Chicago, Illinois. Barby, S., Bridgewater, Oneida Co., New York.</p>
<p>Barden, D. R., 129, North Fortieth Street, Philadelphia. Baruch, Solomon, 98, Second Avenue, New York. Bayard, Edward, 8, West Fortieth Street, New York. Baylies, Bradford L. B., Astoria, L. I., New York. Bedell, R. Heber, Tremont Station, New York</p>
<p>Bell, James B., Augusta, Maine.</p>
<p>Benson, P. O., Skaneateles, New York.</p>
<p>Berghause, Alexander, 231, West Forty-fourth Street, New York.</p>
<p>Berridge, Edward William, 4, Highbury New Park, London, N. England.</p>
<p>Biegler, J. A., Rochester, New York.</p>
<p>Bittinger, Charles, 1424, Ninth Street, N. W., Washington, D. C.</p>
<p>Blumenthal, Charles E., 54, West Forty-fifth Street, New York.</p>
<p>Borigham, R.. S., Indianapolis, Indiana.</p>
<p>Boyce, C. W., Auburn, New York.</p>
<p>Breyfogle, Edwin T., San Jose, California.</p>
<p>Breyfogle, C. W., San Jose, California.</p>
<p>Brewster, A. J., Syracuse, New York.</p>
<p>Brown, Titus L., 45, Collier Street, Binghampton, New York.</p>
<p>Cameron, G. Fenton, 27, Belgrave Road, London, S. W., England.</p>
<p>Carlton, E., jun., 58, West Ninth Street, New York.</p>
<p>Carr, Allen B., Rochester, New York.</p>
<p>Gator, H. Hull, 411, Linden Terrace, Camden, N. J.</p>
<p>Cazenove, L. A., 128, Madison Street, Baltimore, Md.</p>
<p>Chase, C. E., 14, Columbia Street, Utica, New York.</p>
<p>Clark, George H., 1433, North Ninteenth Street, Philadelphia.</p>
<p>Clark, Paris G., Rochester, New York.</p>
<p>Compton, J. A., 14, East Ohio Street, Indianapolis, Indiana Conant</p>
<p>Clarence M., Middletown, New York.</p>
<p>Corliss, C. T., Indianapolis, Indiana.</p>
<p>Cranch, Edward, Erie, Pa.</p>
<p>Cushing, A. M., Lynn, Mass.</p>
<p>Davis, G. E., 108, Stockton Street, San Francisco, California.</p>
<p>Derky, F. F. de, Mobile, Alabama.</p>
<p>Detwiller, H., Easton, Pennsylvania.</p>
<p>Dillingham, P. M., Augusta, Maine.</p>
<p>Dykemann, H. E., Turner's Falls, Mass.</p>
<p>Eggert, W., Indianapolis, Indiana.</p>
<p>Eldridge, J. W., Flint, Michigan.</p>
<p>Emmaus, J., Richmond, Indiana.</p>
<p>Engle, Sarah P., 76, Miami Avenue, Detroit, Michigan.</p>
<p>Esten, J., 108, Stockton Street, San Francisco, California.</p>
<p>Evera, Van J. Tiffany, 58, West Ninth Street, New York.</p>
<p>Fisher, C. F., Sydney, Australia.</p>
<p>Foote, Geo. F., Stamford, Connecticut.</p>
<p>Foster, Geo. B., 83, Howard Street, Detroit, Michigan.</p>
<p>Fowler, Wm. P., Rochester, New York.</p>
<p>Fye, M. M., Auburn, New York.</p>
<p>Gardner, M. M., 12, Steuben Park, Utica, New York. Gifford, G. A.,</p>
<p>Clayville, New York.</p>
<p>Gilbert, Charles B., 1345, Fourteenth Street, Washington, D. C.</p>
<p>Gilchrist, J. C., Ann Arbor, Michigan.</p>
<p>Gramm, G. E., 1656, Vienna Street, Philadelphia.</p>
<p>Gregg, R R., Buffalo, New York.</p>
<p>Griggs, William C., 716, Buttonwood Street, Philadelphia.</p>
<p>Guernsey, William Jefferson, 4430, Frankford Avenue, Philadelphia.</p>
<p>Guernsey, Joseph C., 1439, Walnut Street, Philadelphia.</p>
<p>Guernsey, Henry N., 1423, Chesnut Street, Philadelphia.</p>
<p>Hall, John, 33, Richmond Street, Toronto, Ontario.</p>
<p>Hatch, Horace, 1323, F Street, N. W , Washington, D. C. Harteepee, A. W., Rochester, New York.</p>
<p>Haynes, J. R., 120, N. Meridian Street, Indianapolis, Indiana. Howard, E. M., 411, Linden Street, Camden, N. J.</p>
<p>Howells, E. M., Richmond, Indiana.</p>
<p>Howkes, W. T., 163, Dearborn Avenue, Chicago, Illinois.</p>
<p>Howley, William A., 52, Warren Street, Syracuse, New York.</p>
<p>Hoyne, T. S., 817, Wabash Avenue, Chicago, Illinois.</p>
<p>Hoyt, William, Hillsborough, Ohio.</p>
<p>Jackson, J. Hamilton, Newton, Jasper Co., Iowa.</p>
<p>James, Walter M., 123, North Twenty-first Street, Philadelphia.</p>
<p>Keep, Lester, 469, Vanderbilt Avenue, Brooklyn, New York.</p>
<p>Knickebocker, S. 0 , 59, Washington Street, Watertown, New York.</p>
<p>Krause, William Henry, 329, East Fourteenth Street, New York.</p>
<p>Laird, H. T., 13, Ten Eyck Street, Watertown, New York.</p>
<p>Learned, Henry, Cuba, Alleghaney Co., New York.</p>
<p>Lee, Edmund Jennings, 110, South Twenty-first Street, Philadelphia. Lincoln, Guy J. T., 59, West Canton Street, Boston, Mass.</p>
<p>Lincoln, M. J., Oleon, New York.</p>
<p>Lippe, Adolph, 1204, Walnut Street, Philadelphia.</p>
<p>Lippe, Constantine, 60, West Twelfth Street, New York.</p>
<p>McGeorge, William, Woodbury, N. J.</p>
<p>McNeil, A., New Albany, Indiana.</p>
<p>Macfarlan, Malcolm, 1805, Chesnut Street, Philadelphia.</p>
<p>Malan, Henry V., London, England.</p>
<p>Mathieu, Jules A., 145, Annunciation Street, New Orleans, Louisiana.</p>
<p>Miller, C. C., 34, West Fort Street, Detroit, Michigan.</p>
<p>Miller, H. V., Syracuse, New York.</p>
<p>Mitchel, Charles T., Canandaigue, New York.</p>
<p>Moore, Thomas, Germantown, Philadelphia, Pa. .</p>
<p>Morgan, Laura, 708, Lutter Street, San Francisco, California.</p>
<p>Morrison, Stammers, 1, Albert. Square, Clapham Road, London, S.W.</p>
<p>Munger, E. A., Waterville, New York.</p>
<p>Nash, E. B., Cortland, New York.</p>
<p>Negendank, A., Wilmington, Delaware.</p>
<p>Newman, George, 17, Queen Square, Bath, England.</p>
<p>Nichols, C. F., 52, Boylston Street, Boston, Mass.</p>
<p>Nichols, L. B., Worcester, Mass.</p>
<p>Oliver, S. J., 527, Cottage Grove Avenue, Chicago, Illinois.</p>
<p>Olier, R. C., 83, Lafayette Avenue, Detroit, Michigan.</p>
<p>Ostrom, H. I., 29, East Thirty-second Street, New York.</p>
<p>Owens, J. B., Lebanon, Ohio.</p>
<p>Paither, Geo. B., East Hamilton, New York.</p>
<p>Payne, Frederick W., 677, Tremont Street, Boston, Mass.</p>
<p>Pearson Clement, B and G Street, N. W., Washington, D. C.</p>
<p>Pease, G. M., 123, Ellis Street, San Francisco, California.</p>
<p>Piersons, A. M., 24, East One Hundred and Twenty-seventh Street, N.Y</p>
<p>Pomeroy, R. Thomas, 143, West Fort Street, Detroit, Michigan.</p>
<p>Preston, L. Frederick, Collegeville, Pennsylvania.</p>
<p>Preston, Mahlon, Norristown, Pennsylvania.</p>
<p>Rauterberg, 215, Third Street, N. W., Washington, 0. C.</p>
<p>Raymond, J. C., 248, Gruesen Street, Utica, New York.</p>
<p>Reinhold, Hahnemann E., Williamsport, Pennsylvania.</p>
<p>Richards, W. E., Worcester Street, Boston, Mass.</p>
<p>Rhees, M. J., Newtonville, Mass.</p>
<p>Sanders, O. 5, 511, Columbus Avenue, Boston, Mass.</p>
<p>Seward, S., 4, Madison Street, Syracuse, New York.</p>
<p>Shafer, Leve, Kingston, New York.</p>
<p>Skinner, Thomas, 64, Upper Parliament Street, Liverpool, England</p>
<p>Smith, C. Carleton, 875, North Twentieth Street, Philadelphia.</p>
<p>Smith, R. C., 1434, Poplar Street, Philadelphia.</p>
<p>Stevenson, T. C., Carlisle, Pennsylvania.</p>
<p>Stillmann, Walter D., Council Bluffs, Iowa.</p>
<p>Swan, Samuel, 13, West Thirty-eighth Street, New York.</p>
<p>South, E. W., Plainfield, N. J.</p>
<p>Still, Howel, Norristown, Pennsylvania.</p>
<p>Swift, C. E., Auburn, New York.</p>
<p>Thomson, 3. W., Greenfield,. Mass.</p>
<p>Tindall, T. M., 205, Catherine Street, Philadelphia.</p>
<p>Tuner, E. R, Vineland, N. J.</p>
<p>Wandell, James, Main and Southampton Avenue, Chesnut Hill, Pa.</p>
<p>Wells, L. B., 225, Gruesen Street, Utica, New York.</p>
<p>Wesselhoeft, William P., 52, Boyleston Street, Boston, Mass.</p>
<p>Wildes, Thos., 35, West Twenty-third Street, New York.</p>
<p>Wilson, D., 62, Brook Street, Grosvenor Square, London, W.</p>
<p>Wilson, M. J., 113, Stockton Street, San Francisco, California.</p>
<p>Woodruff, F., 35, Lafayette Avenue, Detroit, Michigan.</p>
<p>Winterburn, Charles, 52, West Ninteenth Street, New York.</p>
<h2>Observations:</h2>
<p>La Déclaration des Principes en Homéopathie, est maintenant rendue publique. Elle est accompagnée des noms des Médecins de notre Ecole qui y ont souscrit, considérant qu'il est grand temps de le faire et qu'il est de leur devoir de définir les principes guidant la pratique de l’Homéopathie.</p>
<p>Les préambules de cette Déclaration des Principes sont considérés comme un sujet suffisamment sérieux pour être adressés aux Médecins Homéopathes. Ceux qui ont adhéré à ce discours ont en retour apposé leurs noms sous les points essentiels de la Doctrine Homéopathique. Tous ces points essentiels sont en totale harmonie avec les enseignements du fondateur de notre Ecole. Depuis que ce texte a été envoyé aux Médecins Homéopathes, les dérives par rapport aux enseignements de HAHNEMANN se sont rapidement multipliées.</p>
<p>Certains ont même proposé de se joindre à l’Ecole Allopathique, arguant que l’Ecole Homéopathique aurait abandonné ce qu'ils désignent comme les "enseignements extravagants" de HAHNEMANN. Si ces affirmations faites publiquement étaient effectivement véridiques, il n’y aurait alors plus de différence entre la pratique de cette Homéopathie déformée, caricaturée et la pratique Eclectique moderne.</p>
<p>Il est impossible de se taire face à un rejet public des points essentiels de nos doctrines. L'urgence et notre devoir en tant que disciples intègres de HAHNEMANN et Médecins Homéopathes consciencieux nous imposent de définir clairement notre position. Les partisans d’un rattachement donnent non seulement une image fausse de l’Ecole à laquelle ils prétendent appartenir, mais affirment en outre parler au nom de tous les membres de cette Ecole en justifiant leur discours par une perversion des faits et de l’histoire.</p>
<p>Tout est parti d’une réticence des Sociétés, des Journaux et des Collèges Homéopathiques à définir de façon claire les Points Essentiels de la Doctrine Homéopathique. On a prétendu qu'une "Liberté Absolue" d’Opinion Médicale et d’Action des Médecins Homéopathes entraînerait la pureté de pratique souhaitée par HAHNEMANN et ses disciples. Plus tard, on en vint à réclamer une pratique en "Totale Liberté" pour tous les membres de notre Ecole. Aussi grotesques que furent ces affirmations et propositions, elles ont trouvé quelques adhérents. Si nous insistons sur "quelques", c'est parce que nous voulons maintenant montrer que les <em>efforts désespérés </em>de ce petit groupe appelé initialement "Libre" puis "Absolue Liberté" pour travestir l’Homéopathie en Eclectisme, ont totalement échoué. A cet effet, et afin de le fixer dans l’histoire, nous rendons maintenant publics les tout derniers évènements :—</p>
<p>SOCIETE  MEDICALE HOMEOPATHIQUE DU COMTE d’ALBANY.</p>
<p>A l’assemblée régulière annuelle de l’Albany County Homoeopathic Medical Society, au soir du 8 de ce mois (8 Janvier 1878), les résolutions suivantes adoptées à la réunion mensuelle précédente étaient abrogées à l’unanimité.</p>
<p>Il avait été <em>résolu</em> :</p>
<p><em>1°</em>. Que les seules indications permettant le choix du remède sont l’état pathologique et la totalité des symptômes, primaires et secondaires.</p>
<p>2°. Que l’unique méthode appropriée d’établir les capacités des remèdes à induire la maladie, consiste à les expérimenter chez le sujet en bonne santé. Les effets médicamenteux ainsi obtenus sont les seuls de valeur en tant que résultat de l’action toxicologique des substances expérimentées.</p>
<p>3°. Que les médicaments devraient être principalement administrés seuls, afin de garantir les meilleurs résultats possibles, et à des doses qui, tout en étant suffisantes pour guérir, ne soient pas diluées au point de devenir indosables.</p>
<p>4°. Que l’application locale des remèdes dans de nombreuses maladies non  chirurgicales est souvent admissible, et lorsqu’elle est utilisée correctement, en association avec le traitement interne approprié, elle est souvent essentielle à une guérison complète, et ne risque pas nécessairement d’être abusive ou suivi de complications dangereuses.</p>
<p>6°. Que la théorie des dynamisations des remèdes promulguée par HAHNEMANN dans l’<em>Organon </em>est, pour cette société, inexacte en théorie, et devrait être abandonnée par la profession des homéopathes.</p>
<p>Deux médecins seulement ont voté en faveur des résolutions ci-dessus, par conséquent tous les médecins présents ont ressenti qu’une grande injustice avait été faite à la cause de l’Homéopathie lors de la publication de leur adoption.</p>
<p>Il apparaît qu'une série de résolutions a été votée le 8 Décembre 1877, lors d'une séance mensuelle de l’Albany County Homoeopathic Medical Society, prétendant condamner la Déclaration des Principes Homéopathiques publiée plus haut. Ces résolutions avaient été publiées dans un quotidien d’Albany, et l'intention des <em>deux </em>médecins ayant réuni le quorum était d’impressionner la communauté en lui faisant croire que les résolutions contenaient une véritable explication des Doctrines Homéopathiques.</p>
<p>Lors de la réunion suivante de la même Société, à savoir son Congrès Annuel, juste un mois plus tard, ces mesures despotiques attribuées à une insignifiante minorité lui furent reprochées vigoureusement par un vote unanime. Les résolutions ont maintenant été abrogées à l’unanimité, après avoir été votées et publiées dans un quotidien. L’injustice faite à la cause de l’Homéopathie par la publication de ces résolutions a été reconnue formellement par le vote unanime de la Société, et les auteurs de cet acte injuste ont été réprimandés.</p>
<p>Voici un exemple parmi de nombreux autres où un ou deux hommes prétendent parler au nom de toute l’Ecole. A chaque fois, ils ont été démentis comme il se doit. Avant longtemps, les deux grands orateurs qui ont imposé leurs opinions personnelles devant le dernier Congrès des Médecins Homéopathes, et qui ont prétendu parler pour toute l’Ecole Homéopathique, se retrouveront dans une minorité pitoyable.</p>
<p>La Déclaration des Principes Homéopathiques est désormais sous les yeux de la profession, et celui qui trouve à redire à ces principes, en tout ou partie, est invité à en discuter publiquement. Leur adoption universelle dépend de leurs qualités intrinsèques. S’ils sont vrais, ils résisteront à la discussion, et plus vite ils seront validés, plus vite il deviendra évident que sans leur adoption universelle, nous exposons l’Ecole à une déformation progressive et à une multiplication de déviations. La pérennité et le développement permanent de l’Art de Guérir Homéopathique dépend de l’adoption de principes et de l’abandon <em>d’opinions</em> toujours changeantes. Nous devons être dirigés par des <em>principes infaillibles</em>, et non par les <em>opinions d’hommes faillibles.</em></p>
<p>ADOLPH LIPPE.</p>
<p>Philadelphie, le 4 Février 1878.</p>
<p><em>Philadelphie, le 8 Février </em>1878.</p>
<p>La susdite Déclaration de Principes n’est pas vue d'un bon œil par tous les gentlemen qui se considèrent Homéopathes. Les enseignants mêmes de l’Ecole Homéopathique de New York tentent par tous les moyens de soulever la question de savoir s'il est décent de rendre publique une Déclaration des Principes régissant l’Homéopathie.</p>
<p>Il est juste et naturel, je dirais même souhaitable, qu’une franche discussion ait lieu entre les membres de l’Ecole Homéopathique convaincus que nos thérapeutiques devraient être régies par les enseignements du fondateur de notre Ecole tout en restant en harmonie avec ce préceptes et ceux de la même Ecole qui pensent le contraire.</p>
<p>Cette discussion sera salutaire, et tendra à harmoniser les membres de notre Ecole. Depuis de longues années, beaucoup pensent qu’il y a une divergence de vues dans notre Ecole sur la question de la posologie ; que nous sommes divisé en deux groupes bien distincts : les Hauts et les Bas Dilutionnistes. C'est un faux problème. La solution à cette question dépend totalement de l'adhésion ou du refus des principes fondamentaux de notre Ecole.</p>
<p>Ceux qui prescrivent habituellement des dynamisations hautes, très hautes et même au-delà se sont exprimés librement à de nombreuses reprises. Tous pensent qu’il est préférable de laisser ouverte la question de la posologie. C'est un fait historiquement établi que ceux qui suivent strictement HAHNEMANN se sont trouvés amenés et même contraints par l'expérience à n’employer que les dynamisations les plus hautes que l’on puisse obtenir ; tandis que ceux qui ne suivent pas rigoureusement HAHNEMANN ont progressivement recours à des doses de plus en plus pondérales, à des alternances, à des palliatifs, et à tout ce que leur avis personnel leur dicte sur le moment comme étant la meilleure conduite.</p>
<p>Au bout du compte, ces messieurs ont réclamé le droit de rejeter tous les remèdes qui ne soient pas prescrits à doses pondérales, et refusent de suivre HAHNEMANN. Ils tombent d’une erreur dans d'autres, errent d’une hypothèse vers d’autres nouvelles hypothèses, une innovation étant à sont tour suivie par d’autres innovations, et maintenant, nous les découvrons opposés à une Déclaration des Principes.</p>
<p>Nous publions ce jour en tant que fait historique le document ci-joint, et nous permettrons quelques commentaires : ‑</p>
<p>SOCIETE MEDICALE HOMEOPATHIQUE DU COMTE DE NEW YORK.</p>
<p>A ALFRED K. HILLS, M.D., Président, etc.</p>
<p>NOUS, soussignés, vous demandons par le présent document, en accord avec la Constitution, de réunir une Assemblée extraordinaire de la Société Médicale Homéopathique du Comté de New York. <em>Signés,</em></p>
<p>John C. Minor,          S. Lilienthal,    Wm. Tod Helmuth,    L. Hallock,</p>
<p>Jno. McE. Wetmore, E. Guernsey,  B. F. Joslin,                 W. I. Baner,</p>
<p>Ed. P. Fowler,          J. W. Dowling, P. E. Arcularius,        S. Bradford.</p>
<p>Geo. E. Belcher,</p>
<p>Sur recommandation des membres précités, les Préambules et Résolutions qui suivent seront présentés à la considération de la Société, : ‑</p>
<p><em>Attendu que</em> Certains confrères ont tenté peu judicieusement de restreindre et d’engager nos Sociétés et la Profession en général à adopter des points de vue extrêmes de thérapeutique, pour lesquelles la plus grande liberté d’opinion et d’action devrait toujours prévaloir ; et,</p>
<p><em>Attendu que</em> Nous désapprouvons une telle action qui n’est favorable ni à une harmonie professionnelle, ni au progrès de la science médicale ; par conséquent,</p>
<p><em>Résolution </em>: avec les autres associations existantes, qui ont pour objet les études et tout autres travaux qui peuvent contribuer à la promotion de la science médicale, nous déclarons, bien que croyant fermement au principe de guérison Homéopathique, cette conviction ne nous interdit pas de reconnaitre ni d’utiliser tout fait ou résultats d’expérience, ou principes émis.</p>
<p><em>Résolution </em>: Que nous reconnaissons, et exercerons sans réserve, le droit inviolable de faire usage et application pratique de tous faits thérapeutiques, et expériences ; ou principes, dans la mesure où selon notre jugement personnel, ils tendent à favoriser le bien-être des malades.</p>
<p>Conformément à ce qui est écrit plus haut, et en vertu de l’autorité que me confère la Constitution, Je, par le présent document, demande aux membres de cette Société de se réunir à l’Hôpital Ophtalmologique, 23° Rue et Troisième Avenue, le vendredi 8 Février, 1878, au soir, à 20h,  pour l’étude de ce problème <em>particulier </em>devant se situer légalement avant le congrès.</p>
<p>Sur décision du Président,</p>
<p><em>Atteste,</em></p>
<p>ARTHUR T. HILLS, M.D.,</p>
<p>111, West 40th Street, 6 Février, 1878.   <em>Secrétaire.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Le Premier Préambule </em>déclare que certains confrères ont essayé par leur action imprudente de restreindre et d’engager nos Sociétés et la Profession dans son ensemble à adopter des opinions extrêmes sur la question de la thérapeutique, sujet pour lequel la plus grande liberté devrait toujours régner.</p>
<p>Le grief, semble-t-il, est le suivant : —Il y a eu une action peu judicieuse commise par quelques membres qui croyaient qu’ils avaient le droit d’exprimer leurs opinions, et qui ont pris la liberté d’exprimer leurs opinions sur les principes fondamentaux régissant la thérapeutique homéopathique. Un tel acte était-il “malavisé” ? S’attendait-on à ce que des Médecins restent les bras croisés tandis qu'ils voient et entendent l’Homéopathie déformée, déformée de différentes manières dans les meilleures Encyclopédies et dans les imprimés destinés au public ; non seulement dans les quotidiens, mais aussi dans les journaux qui prétendent être les défenseurs de l’Homéopathie ; déformée de façon diverse par les enseignants et les orateurs publics ? Déformée de toutes les manières par les minorités de Sociétés qui ont publié leur interprétation frauduleuse dans des quotidiens ?</p>
<p>De quelle prétention s’agit-il lorsqu’on nous dit que la plus grande liberté d’opinion et d’action devrait toujours régner en thérapeutique ? L’Homéopathie enseigne-t-elle une telle liberté ? Et si cela était, combien de temps l’Ecole pourrait-elle durer avec cette liberté d’action sans limite en thérapeutique ? Il est grand temps que de telles âneries cessent. Une liberté si grande tant en opinion qu’en action thérapeutique n’existe que dans l’Ecole Eclectique, et l’Homéopathie n’est pas, c’est certain, l’Eclectisme.</p>
<p><em>Le Second Préambule </em>déclare que nous (les signataires) désapprouvons une telle action qui n’incite pas à l’harmonie professionnelle, ni ne contribue au progrès de la Science Médicale.</p>
<p>L’esprit logique devrait d’abord chercher à créer une Science Médicale et ensuite découvrir l’art d’appliquer pratiquement cette science en Thérapeutique. La Science Médicale ne peut progresser que par la découverte, après une observation de la nature, des Lois infaillibles qui la gouvernent ; est-il possible qu’il y ait une quelconque liberté d’opinion et d’action dans cette voie ?</p>
<p>Il n’y a que deux choix possibles, accepter ou rejeter <em>la </em>science médicale fondée sur des Lois naturelles, accepter ou rejeter les enseignements d’HAHNEMANN ; et tout professionnel qui accepte ces enseignements aura à accepter également les recommandations formelles données par le fondateur de l’Ecole quant à l’application de ces principes dans l’Art de Guérir. L'acceptance de ces principes inamovibles constitue le seul moyen fiable de créer une harmonie professionnelle ; guidés par ces principes, nous serons en harmonie ; tout homme suivant ses propres idées sans être guidé par des principes sera nécessairement amené à une confusion permanente et non à l’harmonie.</p>
<p><em>La première résolution </em>constitue un monument de logique. "avec les autres associations existantes, qui ont pour objet les études et tout autres travaux qui peuvent contribuer à la promotion de la science médicale, nous déclarons, bien que croyant fermement au principe de guérison Homéopathique, cette conviction ne nous interdit pas de reconnaitre ni d’utiliser tout fait ou résultats d’expérience, ou principes émis."</p>
<p>Nous découvrons ici des hommes qui proclament adhérer fermement au principe Homéopathique de guérison, mais avec une très étrange réserve mentale, qui prétendent aussi avoir la liberté de reconnaitre d’autres principes, sans parler des faits ou des résultats de l’expérience.</p>
<p>Une personne qui croit avec conviction aux principes Homéopathiques ne peut sous aucun prétexte, ou sous couvert d'aucun sophisme, embrasser d’autre principes qui ne soient pas en totale harmonie avec ceux aux quels il <em>prétend</em> croire avec conviction. Le progrès d’une science médicale est absolument impossible sans l’adoption de principes infaillibles, et une croyance en une chose tout en croyant à une autre n’est pas favorable à la promotion d’une science quelconque.</p>
<p><em>La seconde résolution, </em>"Que nous reconnaissons, et exercerons sans réserve, le droit inviolable de faire usage et application pratique de tous faits thérapeutiques, et expériences ; ou principes, dans la mesure où selon notre jugement personnel, ils tendent à favoriser le bien-être des malades."</p>
<p>Nous affirmons, premièrement, que ceux qui voient en une "Déclaration des Principes" le meilleur moyen de faire progresser les intérêts de notre Ecole, comme coupables d’une "malencontreuse action"; et nous affirmons en outre notre droit inviolable de prétendre croire avec conviction aux principes Homéopathiques de guérison, et de pratiquer "l’Eclectisme." Telle est cette dernière résolution, et personne ayant un esprit logique ne pourra en faire quoi que ce soit. Ceci revient à déclarer au grand jour que désormais l’Homéopathie doit être travestie en Eclectisme. Une telle déclaration survivra-t-elle à cette annonce ? Une déclaration si illogique sera-t-elle un facteur d’harmonie dans la profession ? Fera-t-elle progresser la science médicale ? C’est si absurde que rien de grave ne peut en advenir. Quels sont les faits thérapeutiques ? Que sont les expériences ? Qu’entend-on par "quelques principes ?"</p>
<p><em>Des faits thérapeutiques, </em>pour être tant soit peu utiles, doivent être fondés sur des principes régissant la science médicale ; ils doivent en être la confirmation. Prendre en compte des faits thérapeutiques, et fonder sur eux les principes fondamentaux régissant la science médicale, revient à pervertir la logique.</p>
<p>Illustrons cette proposition. La prescription de morphine ou d’opium fait cesser la douleur – ceci est un fait thérapeutique indéniable. Quel faux raisonnement doit-on suivre pour admettre que l’opium ou la morphine ont <em>guéri </em>cette douleur ? Le praticien qui observe la nature ne sait-il pas que la douleur ainsi apaisée ou assourdie n’est jamais guérie ? Il sait que l’état du malade est bien pire aussitôt que l’action antalgique cesse ou se trouve épuisée ; et ces messieurs prétendent-ils être totalement libres et avoir un droit inviolable de faire une <em>utilisation </em>pratique de tels faits thérapeutiques ?</p>
<p>Encore un autre exemple de fait thérapeutique. Dans la diphtérie, le gargarisme avec de l’alcool détruira les bactéries, tout au moins <em>on prétend que c’est </em>un fait thérapeutique. Est-ce que cet argument resterait valable, si en acceptant ce fait thérapeutique, nous détruisions les bactéries dans un cas de Diphtérie (ceci s'applique bien entendu à toute autre pathologie infectieuse) ? En tant qu’observateurs de la nature, nous avons appris que les bactéries ne sont rien d'autre que le résultat d’une maladie, et non pas la maladie elle-même, et tout homme qui réfléchit un tant soit peu sait bien que la destruction d’une conséquence d’une maladie ne signifie la guérison de cette dernière ; et tout observateur de la nature a appris que la destruction d’une production locale d’une maladie par des applications locales est invariablement suivie de très graves conséquences ; que la destruction des bactéries dans la diphtérie est souvent suivie de paralysie ou de troubles rénaux ; et donc si nous prenons en considération toutes ces connaissances, devons-nous encore utiliser ce fait thérapeutique ? Si nous le faisons, nous ne pouvons certainement pas le faire en suivant les lois qui régissent les thérapeutiques de l’art de guérir homéopathique. En outre, l’utilisation pratique de tels faits thérapeutiques ne fait pas progresser le bien-être des malades.</p>
<p><em>Les expériences </em>dans le domaine de l’art de guérir doivent soit confirmer soit contredire ces lois que l’on considère régir la science médicale. Maintenant, si l’expérience a montré que l’opium apaise la douleur, et si l’alcool détruit les bactéries, le véritable soignant n’a-t-il pas le doit inviolable de poser la question simple, "La douleur a-t-elle été <em>guérie</em> par l’opium, et la destruction des bactéries par l’alcool a-t-elle suivie d’une restauration de la santé ?" Si on répond par la négative à ces questions, comme l’a déjà fait tout soignant un tant soit peu observateur, devra-t-il toujours utiliser cette "expérience ?" Quelle est le sens de l’affirmation selon laquelle l’Homéopathe s’arroge le droit inviolable d’être gouverné par <em>n’importe quel</em> principe ? Cette simple affirmation sous-entend que l’Homéopathie n’est régie par aucun principe. S’il en était ainsi, alors tout ce que HAHNEMANN a découvert, enseigné et pratiqué, serait une "<em>illusion.</em>"<em> </em>Au contraire, tous les Homéopathes qui ont exercé leur droit inviolable d’accepter les enseignements du Maître vivent par l'expérience que l’application pratique des principes réglementant notre science a prouvé à maintes reprises leur exactitude. Mieux encore, ceux qui ont consciencieusement suivi les préceptes et les recommandations de HAHNEMANN, attestent du fait qu’ils les ont non seulement trouvés justes, mais que souvent, dans de nombreux cas de maladie, les résultats sont très étonnants ; et que souvent ils ont été récompensés par des résultats impossible à obtenir en l’état des connaissances de la pathologie ou du traitement classique.</p>
<p>Encore une fois, si la science médicale avait véritablement progressé en acceptant les principes de guérison de l’Homéopathie, tout en acceptant aussi tous les faits thérapeutiques, expériences et principes, en mélangeant erreur et vérité, et en dénaturant ainsi l’Homéopathie en Eclectisme ; alors ces messieurs qui déclarent que c’est leur droit inviolable de faire évoluer ainsi la science médicale, seront obligés de <em>prouver </em>leur progression en illustrant de façon pratique leur <em>modus operandi. </em>C’est à eux que revient d’apporter la preuve ; de simples phrases creuses, sous le prétexte de liberté de l’opinion et de l’action médicale, ne représentent "<em>rien." </em>Si l’Eclectisme est supérieur à l’Homéopathie ; nous exigeons une nouvelle fois encore <em>comme preuves </em>les <em>illustrations </em>si souvent refusées ;<em> </em>tant que ce moment ne sera pas arrivé, nous nous accrocherons avec énergie aux principes régissant l’art thérapeutique homéopathique, tels que nous les a révélé notre immortel SAMUEL HAHNEMANN.</p>
<p><em>Philadelphie, 11 Fevrier </em>1878.</p>
<p>Le préambule et les résolutions furent adoptés par la Société avec un seul vote divergent (Dr. S. Swan). Immédiatement après que les défenseurs du mouvement se soient affirmés officiellement comme des Eclectiques à part entière, la protestation jointe était déposée. Les résolutions seront sans aucun doute abrogées au prochain congrès de la Société. (<em>Hom. Med. Soc. of the Co. of New York.</em>)<em> </em></p>
<p>PROTESTATION.</p>
<p>Nous soussignés, Médecins Homéopathes et Membres de la Société de Médecine Homéopathique du Comté de New York, malencontreusement absents, présentons ici notre protestation contre la résolution adoptée au Congrès Extraordinaire tenu le 8 Février 1878, la dite résolution ayant été adoptée avec un seul vote divergent.</p>
<p>Les termes de la résolution n'étant pas en accord avec l'enseignement de Hahnemann, celle-ci est inacceptable pour de véritables homéopathes, et tant que cette résolution perdurera, elle ne fera honneur qu’à une Société Eclectique.</p>
<p>Nous avons toute raison de croire que la loi de guérison, telle que nous l’a exposée HAHNEMANN, est vraie, et nous souscrivons à tous les principes de cette loi. En tant qu’Homéopathes, nous protestons contre la résolution adoptée au Congrès susmentionné de la Société Médicale Homéopathique du Comté de New York le 8 Février 1878. <em>Signé,</em></p>
<p>CONSTANTINE LIPPE, M.D.,        50, West 12th Street.</p>
<p>E. CARLETON, Jun                           58, West 9th Street.</p>
<p>S. BARUCH,                                        98, Second Avenue.</p>
<p>THOS. WILDES,                                35, West 23rd Street.</p>
<p>C. BROWN,                                         28, East 22nd. Street.</p>
<p>I. OSTROM,                                        29, East 32nd Street.</p>
<p>JOSEPH FINCH,                                143, West 44th Street.</p>
<p>SAMUEL SWAN,                                13, West 38th Street.</p>
<p>EDWARD BAYARD, M.D.,              8, West 40th Street.</p>
<p>CHAS. E. BLUMENTHAL, M.D.     54, West 45th Street.</p>
<p>A. M. PIERSONS,                               24, East 127th Street.</p>
<p>R. H. BEDELL,                                   Tremont, N.Y.</p>
<p>[Si un autre de nos Collègues désire se joindre à la Légion d’Honneur, nous serons enchantés d'entendre parler d'eux. ----EDS.]</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Reflexions cliniques. Par Ad. LIPPE</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 05:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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		<category><![CDATA[Arsenicum album]]></category>
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		<description><![CDATA[Réflexions cliniques
Ad. Lippe ; THE ORGANON Vol 1, p 40
L’expérience Clinique représente notre test suprême. Si nous enfreignons n’importe laquelle des règles qui doivent toujours nous guider dans la thérapeutique (même les moins essentielles), nous ne sommes pas en droit d’attendre le succès qui nous est promis par leur observance ; et si cela est vrai, alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Réflexions cliniques</h1>
<p>Ad. Lippe ; THE ORGANON Vol 1, p 40</p>
<div id="attachment_546" class="wp-caption alignleft" style="width: 287px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-color-recadre.jpg"><img class="size-medium wp-image-546" title="lippe-color-recadre" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-color-recadre-277x300.jpg" alt="Le Pr. Lippe, le &quot;prince des prescripteurs&quot;" width="277" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pr. Lippe, le &quot;prince des prescripteurs&quot;</p></div>
<p>L’expérience Clinique représente notre test suprême. Si nous enfreignons n’importe laquelle des règles qui doivent toujours nous guider dans la thérapeutique (même les moins essentielles), nous ne sommes pas en droit d’attendre le succès qui nous est promis par leur observance ; et si cela est vrai, alors il est aussi évident que les échecs sont généralement dus à la violation des ces règles, et non pas, comme on le prétend généralement, à leur manque de fiabilité. Nous nous proposons de relater ici un cas dans lequel les règles strictes qui gouvernent l’application de notre Loi de guérison ont été transgressées par inadvertance et comment la découverte de cette erreur peut conduire à leur application plus stricte, avec les très bons résultats qui suivent nécessairement une pratique strictement homéopathique. Voici d’abord une simple narration du cas, pour passer ensuite à nos commentaires.</p>
<p>Mme B., 45 ans, souffrait depuis de nombreuses années d’un estomac très délicat et irritable, et d’une stomatite ulcéreuse (guérie avec Phytolacca), cet état étant survenu à la suite de ce que l’on nomme fort mal à propos un « traitement scientifique » ; elle avait aussi un rhume des foins, qui revenait régulièrement tous les 16 Septembre de chaque année. Mme B. est rentrée d’Europe le 26 Juillet dernier, au terme d’une absence de plusieurs années ; le voyage avait été très pénible puisqu’elle avait eu le mal de mer durant toute la traversée.</p>
<p>Depuis le moment où elle avait quitté Liverpool jusqu’à ma visite, le 27 Juillet, elle n’avait absorbé littéralement aucun aliment, la glace pilée étant la seule chose qu’elle puisse avaler. Je la trouvais assise dans son lit, avec des efforts occasionnels pour vomir, le pouls à 110 ; elle se plaignait d’une violente douleur occipitale, avec une grande chaleur, qu’elle essayait de soulager par des applications de glace pilée ; elle était en anurie ; la bouche sèche et très chaude ; elle n’avait pas dormi depuis 15 jours, incapable de s’allonger à cause d’une grande nervosité, comme elle l’exprimait, qui l’obligeait à changer de position et de chaise très souvent ; elle passait sa nuit d’une chaise à l’autre ; un goût très désagréable dans la bouche ; un dégoût complet pour les aliments, et elle avait une diarrhée noirâtre très nauséabonde depuis plusieurs jours.</p>
<p>Le choix du médicament était assez simple ; je lui donnais une dose d’Arsenicum album 50m (Fincke) sur la langue (27 Juillet, 10 h.) Le 28 Juillet, elle a dormi dans son lit de 22 h à 1 h du matin, redevenant alors agitée et nerveuse, mais se disant néanmoins en meilleure forme. Pas de médicament. 29 Juillet. Est restée dans son lit toute la nuit, a dormi, pas de retour de la diarrhée ; la sécrétion urinaire est rétablie ; les applications chaudes sur la tête ont bien soulagé la douleur ; a pris un peu de pain au lait avec plaisir ; pouls en dessous de 90 ; elle est joyeuse et pleine d’espoir. 31 Juillet. A passé une nuit encore meilleure, est mieux en tout, mais se plaint de très fortes douleurs d’un hallux valgus du pied gauche ; celui-ci est très enflammé et présente une douleur piquante et brulante (1). Je lui donne alors une dose de Nitric acidum 100m (Fincke). 1<sup>er</sup> Août. L’hallux valgus est maintenant moins douloureux, mais par ailleurs il n’y a pas beaucoup de changement perceptible. 2 Août. L’hallux valgus s’améliore toujours et le 3 Août il n’y a plus de douleur ni de signe inflammatoire. Le soir du 3 Août, je suis appelé en urgence pour retourner la voir ; je la trouve au plus mal (19 h) ; la diarrhée et les vomissements sont de retour avec une grande violence ; le pouls à plus de 110 ; une céphalée identique à celle dont elle se plaignait le 27 Juillet étant réapparue ainsi que la grande agitation (2). Je lui donne une dose d’Arsenicum album CM (Fincke), sèche sur la langue. Je la trouve mieux le lendemain, l’amélioration continuant de se développer ; le 6 Août (3) son hallux valgus recommence à lui faire mal tout comme le 31 Juillet. <em>Je ne donne aucun médicament</em> (4). L’amélioration continue de façon satisfaisante jusqu’au 16 Septembre. Cette nuit là, vers 1 h du matin elle présenta une oppression respiratoire qui lui rappellait les crises d’asthme terrible dont elle souffrait des années auparavant ; elle a eu besoin de rester assise dans son lit durant une demi-heure. <em>Pas de médicament</em>. Elle se rétablit complètement et se mit en voyage pendant quelques semaines ; n’a pas eu de rhume des foins ; elle n’a jamais eu à se plaindre du moindre symptôme depuis lors ; et se trouve en bonne santé comme elle ne s’est jamais sentie depuis des années.</p>
<p><em>Commentaires</em> sur (1). Quand l’hallux valgus est apparu, je n’aurais dû donner aucun médicament :</p>
<p>-          <em>parce que </em>tous les autres symptômes pour lesquels Arsenic était clairement indiqué s’étaient déjà améliorés sous son action salutaire, ce qui montrait non moins clairement que les effets de la dose n’étaient toujours pas épuisés</p>
<p>-          et <em>parce que</em> ce nouveau symptôme apparaissant sur une partie moins vitale de l’organisme, montrait aussi une évolution de haut en bas de la pathologie, ce qui n’indiquait pas forcément une aggravation mais bien un abaissement progressif du désordre.</p>
<p>Ici deux règles importantes étaient transgressées.</p>
<p>a)      Il faut toujours laisser assez de temps au médicament pour complètement épuiser son action avant de le renouveler ou de passer à un médicament suivant. Si la survenue de l’hallux valgus inflammatoire avait démontré une aggravation du désordre, un nouveau médicament indiqué sur ce symptôme nouvellement apparu aurait été indiqué.</p>
<p>b)      Mais avant tout, on doit se rappeler que si une région moins vitale de l’organisme se trouve affectée, et que si les symptômes se déplacent du centre vers la périphérie ou de haut en bas, ceci n’indique pas une aggravation du désordre et par conséquent aucun nouveau médicament ne peut être indiqué, et même surtout pas indiqué puisque l’état général du patient ou ses symptômes plus graves sont en train de s’améliorer.</p>
<p><em>Commentaires sur </em>(2). Nitric acidum a ôté les symptômes pour lesquels il avait été prescrit, c'est-à-dire une douleur piquante et brûlante d’un hallux valgus du pied gauche, mais aussitôt ce symptôme disparu, les premiers symptômes pour lesquels Arsenicum album avait été administré avec bénéfice sont revenus en force ; ce fait représente une preuve suffisante qu’il fallait laisser tranquille cet hallux valgus et que l’amélioration des premiers symptômes aurait probablement continué si je n’avais pas interféré.</p>
<p>On peut retenir comme règle générale que <em>les symptômes les derniers apparus sont de la plus haute importance et doivent nous guider dans la sélection du médicament suivant</em>, mais il est évident que nous devons d’abord déterminer si ce nouveau symptôme, ou ces nouveaux symptômes, nécessitent la prescription d’un nouveau médicament. Notre connaissance de la pathologie vient ici à notre rescousse, de même que celle des règles bien connues.</p>
<p>-          Si par exemple dans un cas d’encéphalite, une sécrétion d’urine pâle et abondante apparaît, nous savons que nous avons un symptôme dangereux qui vient de s’ajouter aux autres symptômes et que celui-ci doit nous servir de guide dans la sélection d’un nouveau médicament, qu’il faut se dépêcher de choisir. Si la même sécrétion d’urine pâle apparaît dans un cas de fièvre rhumatismale nous devrions observer une diminution de tous les anciens symptômes sans donner de nouveau médicament.</p>
<p>-          Si les symptômes d’un patient commencent sur les extrémités et qu’ils s’améliorent mais que des symptômes apparaissent sur des organes internes, alors ceux-ci doivent nous servir de guides pour changer très vite de médicament ; le contraire survient [c'est-à-dire que des signes internes sont suivis de symptômes sur les extrémités. EB], aucun nouveau médicament ne doit être administré.</p>
<p>-          Si les symptômes descendent, nous pouvons attendre en toute sécurité et ne rien donner, mais s’ils se mettent à monter, le moindre progrès vers le haut nous montre que nous n’avons pas encore prise sur le désordre et nous rappelle la nécessité de réexaminer le malade afin de choisir un médicament plus similaire. Dans le cas présent, les symptômes ont quitté les organes internes pour gagner les extrémités et sont descendus, c’était donc une erreur d’interférer avec l’action bénéfique du médicament précédent.</p>
<p><em>Commentaires</em> sur (3). On avait un retour des symptômes précédents et le même médicament à une plus haute dynamisation les a de nouveau contrôlés. J’ai prescrit une plus haute dynamisation, suivant les recommandations importantes de Hahnemann dans les <em>Maladies Chroniques</em>, à savoir qu’il faut modifier la dynamisation si le même médicament devait être répété dans un cas donné. Ici, après que le médicament ait agit très favorablement durant trois jours, exactement les mêmes symptômes sont revenus [hallux valgus].</p>
<p>Il y a encore une autre leçon à retenir de ce cas : nous devrions être aussi attentifs, et même plus attentifs à observer les jours critiques que ne le fut Hippocrate de Cos. Ceci ouvre à l’homéopathie un très large champ de progrès. Nous devons continuer à développer l’Art de Guérir, guidés par les principes fondamentaux bien établis (la science) et les règles bien validées (l’art) que nous a légués Samuel Hahnemann. Les formes de maladies possèdent leurs jours critiques, et comme Hippocrate le souligne très clairement, il y a des jours pour la médication et d’autres où il faut s’abstenir<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftn1">[1]</a>. Les Matérialistes de l’Ancienne Ecole n’ont jamais pu observer ces jours critiques et les ont écartés comme notion inutile. Bien sûr ils ne pouvaient pas les voir puisqu’ils interféraient si violemment à l’aveuglette avec le cours naturel des maladies que ces jours critiques ne pouvaient tout simplement pas être perceptibles. Lorsque les malades commencèrent à être traités homéopathiquement et que cette interférence aveugle et violente fut remplacée par un traitement humain  et doux, ces jours critiques oubliés depuis longtemps furent de nouveau observés et utilisés par le véritable Guérisseur. Et lorsqu’on expérimente des substances dans le but d’explorer leur faculté de perturber le fonctionnement de l’organisme et connaître ainsi leurs vertus curatives, nous retrouvons encore cette même périodicité des jours critiques<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftn2">[2]</a>. Une personne en bonne santé exposée à une contagion développera une infection après un certain laps de temps : en général l’organisme reste inchangé pendant trois jours, puis l’affection survient, certaines fois plus tard, mais invariablement après un nombre impair de jours. Une personne en bonne santé qui prend une dose unique d’une substance médicinale (et pourquoi devrait-il en prendre plus s’il désire obtenir un proving satisfaisant ?) ne ressentira, à de rares exceptions près dépendant du caractère de quelques substances d’action soudaine comme Glonoinum, Camphora, etc., aucune perturbation avant le 3<sup>ème</sup> jour où l’effet de perturbation de la santé de l’agent médicinal commence, développe des symptômes progressifs et montre toute sa capacité pathogénétique durant une certain période de temps.</p>
<p>Nous trouvons une illustration de ces propositions dans le cas relaté ici. Arsenicum, si clairement indiqué dans le cas, a provoqué <em>à deux reprises</em> au bout de trois jours le même nouveau symptôme qui n’est pas connu pour appartenir à son tableau. Pour le Guérisseur qui s’interroge, ces observations présentent un certain nombre de questions. Devons-nous ajouter ce nouveau symptôme (hallux valgus enflammé présentant une douleur piquante et brûlante) à la pathogénésie d’Arsenicum ? Devons nous attendre dans chaque cas individuel l’épuisement complet de chaque dose unique ? Et si une dose unique, comme le montre ce cas, est capable de rétablir pleinement la santé, pourquoi devrions-nous donner des doses répétées au malade sous prétexte que l’action d’une seule dose sera très vite épuisée, avant de nous être assuré que cela ne soit vraiment nécessaire ? Comment pourrions-nous utiliser les jours critiques pour nous guider dans notre thérapeutique ?</p>
<p><em>Commentaires</em> du (4). La question la plus vaste et la plus importante que soulève ce cas est de savoir s’il faut prescrire un nouveau médicament, renouveler le précédent, ou s’abstenir de donner quoi que ce soit et attendre. On a très certainement de quoi être dérouté. Dans le cas présent, j’avais commis une erreur et j’ai dû la gérer, mais dans une grande majorité des cas il n’est pas aussi facile d’y remédier. C’est bien souvent que la perturbation créée par le médicament administré à tort va interférer avec l’action du médicament réellement homéopathique qui était en train de restaurer la santé. On observera alors une nouvelle combinaison de symptômes qui ne possède pas de ressemblance avec les premiers symptômes observés, et on se retrouve alors devant un cas grave. Ceci étant dit, l’importance de la question « prescrire ou ne pas prescrire » devient patente. Lorsque l’on n’est pas complètement certain de savoir</p>
<p>-          si la dose qui a été administrée a complètement épuisé ses effets, ou</p>
<p>-          si les nouveaux symptômes qui se présentent, et qui ne sont pas connus comme appartenant au médicament alors en activité, indiquent une amélioration [du patient] ou une aggravation de la maladie</p>
<p>alors dans le doute il ne faut rien prescrire.</p>
<p>Voici de nombreuses années de cela, dans une épidémie de croup, tous les enfants qui avaient une toux enrouée aboyante dans les premières heures du matin se trouvaient relativement bien dans la journée mais faisaient une attaque de croup membraneux malin la nuit suivante. Ceux à qui on administrait une dose de Belladonna le matin se trouvaient complètement guéris <em>mais</em>, à 16 ils étaient tous pris d’une fièvre violente ave céphalée et somnolence. Ceux chez qui aucun médicament n’était prescrit pou ces symptômes caractéristiques de Belladonna terminaient leur fièvre vers 18 ou 19 h avec de la transpiration et guérissaient complètement sans avoir besoin du moindre médicament en plus. Par contre, si un médicament leur était prescrit, et surtout si c’était Aconit, qui n’était pas du tout indiqué, spécialement en l’absence de son agitation caractéristique, alors l’enfant devenait sérieusement malade, le croup membraneux se développant pleinement pour présenter un cas très grave très difficile à gérer ensuite. La bonne décision dans ce cas était bien de ne rien donner.</p>
<p>Aujourd’hui le 22 Octobre, Mme. B. me fait savoir qu’elle se trouve dans une forme étonnante. Elle n’a rien repris depuis le soir du 3 Août.</p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftnref1">[1]</a> La crise représente un moment précis dans la progression de la maladie où tout peut basculer : soit la maladie commence à triompher, et le patient va succomber, soit à l'inverse les processus naturels de guérison se mettent en œuvre et permettent au malade de se rétablir. Après une crise, une rechute peut survenir, suivie d'une autre crise décisive. Selon Hippocrate, les crises auraient tendance à survenir au moment de jours critiques qui étaient censés revenir à date fixe après le début de la maladie. Si une crise survient au cours d'une journée éloignée d'un jour critique, une rechute est à craindre.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/R%C3%A9flexions%20cliniques.docx#_ftnref2">[2]</a> Les réactions après la prise d’une dose dans une affection chronique s’établissent souvent au 3<sup>ème</sup> jour, plus rarement au 5-6<sup>ème</sup>, et encore moins souvent vers le 9<sup>ème</sup>. L’aggravation elle-même dure en général 3 jours, avec un pic vers un jour et demi. Observations personnelles. EB.</p>
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		<title>Lippe: Allocution inaugurale</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 19:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Classiques]]></category>
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		<category><![CDATA[adolph lippe]]></category>
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		<description><![CDATA[
Allocution inaugurale des éditeurs britanniques
THE ORGANON, vol1, N°1 ; Janvier 1878
Dr. Thomas SKINNER, Liverpool.
Dr. Edward BERRIDGE, Londres.
Dr. Adolph LIPPE, Philadelphie.
Dr. Samuel SWAN, New York.
Le fait qu’il existe déjà 14 journaux de langue anglaise supposément dédiés à l’homéopathie exige une raison pour en allonger le nombre. Notre objet dans cette allocution sera de donner :
1)      Nos raisons pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jeAGLONKywc?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/v/jeAGLONKywc?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h1>Allocution inaugurale des éditeurs britanniques</h1>
<p>THE ORGANON, vol1, N°1 ; Janvier 1878</p>
<p>Dr. Thomas SKINNER, Liverpool.</p>
<p>Dr. Edward BERRIDGE, Londres.</p>
<div id="attachment_546" class="wp-caption alignleft" style="width: 287px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-color-recadre.jpg"><img class="size-medium wp-image-546" title="lippe-color-recadre" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-color-recadre-277x300.jpg" alt="Le Pr. Lippe, le &quot;prince des prescripteurs&quot;" width="277" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pr. Lippe, le &quot;prince des prescripteurs&quot;</p></div>
<p>Dr. Adolph LIPPE, Philadelphie.</p>
<p>Dr. Samuel SWAN, New York.</p>
<p>Le fait qu’il existe déjà 14 journaux de langue anglaise supposément dédiés à l’homéopathie exige une raison pour en allonger le nombre. Notre objet dans cette allocution sera de donner :</p>
<p>1)      Nos raisons pour la publication de la présente revue THE ORGANON</p>
<p>2)      Nos raisons pour choisir le moment présent pour ce faire</p>
<p>3)      Nos objectifs</p>
<h2>Pourquoi cette publication</h2>
<p>Il ne sera jamais trop tôt pour dire avec assez de force aux étudiants qu’il existe une véritable aussi bien qu’une fausse homéopathie. Le (soi-disant) camp homéopathique est désormais clivé en deux partis ; et bien que la doctrine de chaque diffère très sensiblement de l’autre, un œil non exercé pourrait cependant voir d’apparentes similarités (de nature superficielle) et ce n’est qu’en dirigeant l’attention sur les points de différence radicale que le jeune étudiant, devenu capable d’effectuer une comparaison, pourra décider intelligemment quelle voie choisir.</p>
<p>L’expérience nous enseigne qu’il est de la plus haute importance qu’un jeune cherchant puisse, dès le début de sa carrière, être informé des deux aspects de ce qui est appelé homéopathie, afin de s’épargner par la suite bien des tracas et des déceptions.</p>
<p>Hahnemann a découvert, fondé, et élaboré un système de guérison par les médicaments ; il a donné à ce système le nom <em>d’homéopathie</em> ; dans son <em>Organon</em>, il décrit avec la plus grande minutie toutes les règles qui permettent l’application pratique de ses enseignements tout en mettant au défi la profession médicale de les soumettre à l’essai. Il semblerait donc très simple de définir l’homéopathie ; il serait évident, bien que tous les médecins aient le droit de pratiquer le système de médecine qu’ils estiment le plus, que personne ne puisse s’appeler un homéopathe s’il n’adhère pas fermement à toutes les règles pratiques de Hahnemann, et ne fasse tout son possible pour les appliquer au mieux de ses compétences ; et il semblerait tout aussi cohérent que le nom d’homéopathie ne puisse s’appliquer à un autre système que celui dénommé ainsi par Hahnemann. Malheureusement, ce qui semblait s’imposer comme une évidence aussi élémentairement juste et vraie, n’a pas été suivie et les règles fondamentales de Hahnemann sont bafouées quotidiennement par ceux qui s’appellent faussement ses disciples. Ces même disciples professés parviennent généralement bien dans un premier temps à soulever des nuages de poussière mais se plaignent ensuite de ne plus rien y voir.</p>
<p>Hahnemann ne nous a pas seulement donné différentes règles qui ne s’appliquent qu’à certaines formes de maladies (comme par exemple ses recommandations de donner le médicament dans un cas de fièvre intermittente, <em>après</em>, ou dans certains cas spécifiques, sur la fin de la crise – <em>Organon</em> 236, 237), il nous a légué trois règles principales et fondamentales dont la portée est universelle ; il s’agit de la loi :</p>
<p>1)      Des semblables</p>
<p>2)      Du médicament unique</p>
<p>3)      Du médicament dynamisé.</p>
<p>En premier lieu, Hahnemann enseigne que le médicament à prescrire doit toujours être celui qui a prouvé être capable de produire sur des personnes saines des symptômes <em>aussi ressemblants que possible</em> à ceux individuels du patient ; il entend par « symptômes » toutes les dérives de l’état de santé, caractérisées par leurs conditions d’apparition, d’amélioration, etc.[modalités] et leurs concomitants, en somme tout ce qui peut être perçu comme des faits à l’aide de l’ensemble de nos sens ; il convient de noter que la similitude requise n’est pas seulement une question de <em>quantité</em> (le <em>nombre</em> de symptômes correspondants), mais aussi une question de <em>qualité</em>.</p>
<h3>La loi des semblables et ses dérives</h3>
<p>Mais il y a eu diverses « dérives » de cette loi de correspondance des symptômes qui approche pourtant la certitude mathématique, toutes sont basées sur le désir de revêtir d’une livrée de théorie allopathique les principes de l’homéopathie ; et toutes sont bien inférieures au système dont elles prétendent être une amélioration.</p>
<p>Premièrement nous avons l’<em>Ecole Pathologique</em>, fréquemment appelée aussi (bien qu’incorrectement) l’<em>Ecole Physiologique<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn1"><strong>[1]</strong></a></em>. L’un des champions de cette école ─ le Dr. Richard Hughes, professeur de Matière Médicale à la nouvelle <em>London School of Homoeopathy</em> ─ fait cette profession de foi : « J’admets volontiers qu’il existe encore de nombreuses <em>terra incognita</em> dans la maladie, et de nombreux cas que nous ne pouvons traiter autrement que symptomatiquement. Je suis très reconnaissant à la loi des semblables de nous permettre de faire cadrer un médicament à la maladie, même si nous sommes incapables de dire quels phénomènes sont impliqués. Mais je n’en reconnais pas moins l’autre mode [le pathologique] d’application de la loi comme étant le plus satisfaisant et, entre la plupart des mains, le plus couronné de succès ; et je crois qu’une pharmacodynamique scientifique, liée à une pathologie scientifique par le lien de la méthode homéopathique constituera la thérapeutique du futur. » ─ (<em>United States Medical Investigator</em>, Nov 1876, p. 408.) Ainsi, les adhérents de cette dérive de Hahnemann font de la physiopathologie de la maladie et du médicament la base du traitement, la symptomatologie la plus fouillée étant tenue pour complètement secondaire et sans importance. Une symptomatologie à laquelle il faille recourir que si la première approche devait échouer<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn2">[2]</a>. En d’autres termes, l’Ecole Pathologique préfère sélectionner ses remèdes selon la <em>théorie</em> qui pourra s’avérer résister le mieux concernant la nature de la maladie et l’action du médicament, alors que l’Ecole Homéopathique sélectionne ses remèdes seulement en fonction des <em>faits</em> (symptômes) observés dans chaque cas individuel. Le traitement qui semble à priori avoir le plus de chances de réussite est évident<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>Une autre dérive peut être appelée l’<em>Ecole d’Anatomie Pathologique</em>. Dans le <em>Monthly Homoeopathic Review</em> de 1869, p. 295, le commentateur de l’essai du Dr. Richard Hugues « Sur les différentes formes de paralysie et leur traitement » déclare que l’auteur « s’efforce de baser sa sélection d’après l’analogie subsistant entre les modifications organiques impliquées dans la paralysie et l’aspect anatomo-pathologique (<em>post-mortem</em>) découvert dans les cas d’empoisonnement. Ceci représente sans nul doute la voie correcte à emprunter. Mais en même temps, nous devons nous rappeler que cela est encore loin d’être possible dans tous les cas. » Il semblerait ici au premier coup d’œil que nous soyons sur un terrain ferme, dans la mesure où nous avons affaire à des <em>faits</em> observables après la mort ; cependant l’examen attentif nous montre que ces espoirs ne sont que des illusions. L’aspect <em>post-mortem</em> ne représente pas la fin de la maladie mais seulement celle du patient et manifeste un état nécessairement incurable. Qui plus est, cette façon de sélectionner le médicament est nécessairement imparfaite et inférieure dans la mesure où notre connaissance de la Pathologie et de l’Anatomie Pathologique n’est ni certaine ni complète (les autorités allopathiques les plus avancées nous en seront témoins), et qu’elle n’a en rien avancé aussi loin, ni été développée avec autant de précision que la symptomatologie.</p>
<p>Supposons deux cas de pneumonie ; l’un des patients se plaint d’une douleur qui lui lance à travers le thorax de droite à gauche, et l’autre présente une douleur similaire de gauche à droite. Cette différence dans la <em>direction</em> devrait (<em>ceteris paribus</em> ─ toutes choses étant égales par ailleurs) indiquer un médicament différent dans chaque cas, le premier demandant <em>petroleum</em>, le second <em>calcarea carbonica<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn4"><strong>[4]</strong></a></em>. Mais nous demandons alors quelle est l’explication physiopathologique de ces deux symptômes et dans le cas d’une évolution fatale quels seraient les changements <em>post-mortem</em> que l’on trouverait corrélés ? Il est hors de doute qu’une différence existe ; il <em>doit</em> y avoir une raison pour expliquer la différence de direction de la douleur, et il <em>doit</em> y avoir une différence de lésion du tissu pulmonaire pour provoquer cette différence de manifestation des symptômes ; <em>mais quelle est cette différence ?</em> Si les pathologistes ne peuvent répondre à notre question, alors ils doivent admettre que la méthode homéopathique est supérieure à la leur ; et en supposant qu’ils puissent trouver une réponse, demandons leur alors de nous montrer en quoi, même dans ce cas, leur méthode serait plus précise ou plus efficace que celle de Hahnemann ; cela ne leur serait ni simple ni facile<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p>Une autre dérive est <em>l’Organopathie</em> ou <em>Organothérapie</em>. Cette dérive a été introduite dans nos rangs par le Dr. Sharp, qui proclame maintenant que Hahnemann « a fait tellement de bien qu’on n’aime pas le blâmer, et qu’il a fait tellement de mal qu’on ne sait pas comment le féliciter » ! Il est évident que l’auteur de cette dérive considère aussi bien le nom de son système que son enseignement comme étant supérieurs à l’homéopathie. Il nous informe que « les drogues pour être des remèdes, doivent affecter les mêmes organes que la maladie » ; et il dit aussi « si l’on m’objecte qu’il existe de nombreux cas dans lesquels nous ne pouvons pas trouver le siège des symptômes, je réponds que ces cas moins nombreux qu’on ne le croit avant d’avoir essayé ; mais j’admets que jusqu’à ce que nous ayons éclairci tout cela, il n’y a pas de meilleur façon de prescrire que pour les symptômes eux-mêmes. » (<em>Organopathy or Medical Progress</em>, 1867.) Dans cette dérive de l’homéopathie nous trouvons la même erreur fatale : la négligence de la symptomatologie, et les objections que nous avons exprimées à l’encontre des écoles Pathologiques ou d’Anatomie Pathologique s’appliquent ici avec la même force. Tout ceci est très imparfait. La loi de Hahnemann requiert évidemment que le remède agisse sur le même organe que celui qui est affecté chez le patient, quand on parvient à démontrer cela avec certitude ; mais elle requiert bien plus : il faut que l’organe soit affecté <em>de la même façon</em> ; en un mot, il faut que la totalité des symptômes constitue une indication pour la sélection du remède. Par conséquent, la loi de Hahnemann est applicable dans <em>tous</em> les cas alors que l’<em>Organothérapie</em> s’effondre pour deux raisons :</p>
<p>1)      Parce que nous ne pouvons pas souvent diagnostiquer quel est l’organe affecté en premier, comme l’admet le Dr. Sharp lui-même, et</p>
<p>2)      Parce <em>tous</em> les médicaments bien expérimentés agissent <em>sur tous</em> les organes du corps, du moins autant qu’on puisse en être sûr dans la mesure des symptômes produits sur l’organisme vivant, et l’apparence <em>post-mortem</em> dans les cas d’empoisonnement, limitée et donc peu concluante pointe vers la même conclusion<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>La quatrième et dernière dérive est celle de Schussler, qui avait inventé un nouveau système qui traitait toutes les maladies avec 12 « médicaments tissulaires » dont les indications étaient basées sur une théorie pathologique de son cru. Ce nouveau système, qui avait poussé soudainement comme un champignon est déjà mort de faim. La seule chose intéressante qui en est sorti est une collection de signes cliniques guéris par des dynamisations de ces douze médicaments, et que nous pouvons utiliser, à la façon de Boenninghausen qui utilisait ces signes cliniques dans ses répertoires <em>avec</em> <em>l’approbation</em> de Hahnemann, afin de remplir les manques de notre Matière Médicale<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn7">[7]</a>.</p>
<h3>La loi du remède unique et ses dérives</h3>
<p>En second lieu, Hahnemann enseigne qu’une fois que le <em>simillimum</em> a été sélectionné, nous devrions prescrire ce remède <em>seul</em>,</p>
<p>-sans le mélanger ni alterner avec tout autre médicament,</p>
<p>-sans avoir recours non plus à des substances appliquées par voie externe</p>
<p>et de le laisser agir sans chercher à interférer jusqu’à épuisement complet de son action curative. Les Anti-Hahnemanniens ont allégué que Hahnemann en divers endroits approuve la notion « d’alternance » ; un examen attentif et une comparaison des passages où il emploie le mot permettront d’établir que « l’alternance » qu’il approuve au chevet du malade était <em>invariablement</em> une alternance ou un changement de médicament <em>d’après l’alternance correspondante ou un changement de symptômes du patient</em> et rien d’autre. Notre Maître dit (<em>Organon</em> 273), « il n'est, dans aucun cas, nécessaire, et de ce fait il est même inadmissible, d'utiliser, chez un malade, <em>plus d'une seule substance médicinale simple</em> à la fois » ; et dans la note [cette note a carrément été supprimée par Hahnemann dans la 6me édition], « Quelques homéopathes ont fait l’expérience, dans les cas où un médicament semblait convenir à une portion des symptômes du patient et un second à une autre portion, d’administrer les deux médicaments simultanément ou presque ; je déconseille fermement de telles expérimentations dangereuses, qui ne sont jamais nécessaires, bien qu’elles puissent parfois sembler tentantes. » Cette loi du remède unique a été observée même par quelques éminents allopathes aussi bien avant qu’après l’époque de Hahnemann, et nous citerons parmi d’autres : Cullen, Elliotson et Simpson. [La prescription du remède unique] permet non seulement une connaissance plus sûre du pouvoir curatif des médicaments, mais c’est aussi <em>l’unique</em> manière de prescrire en accord avec la loi de <em>Similia</em>. Les effets de deux drogues combinées (et l’alternance revient à les mélanger dans l’organisme du patient au lieu de le faire dans une bouteille) ne revient pas à <em>ajouter</em> les effets de l’une et de l’autre, mais crée une entité <em>tierce</em>, différent de chacune, comme on peut s’en rendre compte si l’on compare les effets de la Poudre de Dover<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn8">[8]</a> avec ses constituants, l’ipéca et l’opium. Par conséquent, à moins que nos médicaments soient expérimentés sur des volontaires sains en combinaison ou en alternance, il n’est pas possible de prescrire homéopathiquement d’une telle manière sur les malades, parce que nous ignorons quelle serait leur action combinée ou alternée sur l’organisme sain.</p>
<p>Cependant, cette loi, en accord complet avec la raison et si largement développée par Hahnemann, est violée par de nombreux partisans allégués. Nous n’avons pas un mot à dire à l’encontre des néophytes dont la connaissance imparfaite de l’homéopathie peut parfois les pousser à retomber dans l’usage d’autres moyens dont ils possèdent une compréhension plus complète, étant entendu qu’ils font toujours de leur mieux et ne négligent aucun effort pour progresser ; mais c’est avec la plus grande force que nous protestons contre la pratique d’homéopathes professés, établis depuis de nombreuses années, certains d’entre eux étant des <em>écrivains</em> ou des <em>enseignants</em>, et qui violent <em>habituellement</em> cette loi de Hahnemann sans même l’avoir jamais testée d’abord ; et nous en connaissons d’autres qui utilisent des sangsues et des vésicatoires Nous avons en ce moment même sous nos yeux les prescriptions suivantes qui émanent d’homéopathes allégués :</p>
<p>Hydrarg. Biniodii gr                                                    , Pot. Iodidi gr. Ij, Fiat pilula et mitte tales xij. i. ter die sumendus ; décoction de sarsaparilla [contenant sarsaparilla, guaiacum, sassafras, mezereum et <em>glycyrrhizine</em>] mélangée à de l’iodure de potassium ; solution de Donovan [consistant d’Arsenic, d’Iode et de Mercure], avec l’application de caustique sur la gorge ; un liniment d’aconit, chloroforme, capsicum et alcool, avec une mixture de chlorate de potasse et d’acide chlorhydrique par voie interne. Et pour couronner le tout, une prescription <em>homéopathique</em> ( ?!) des plus remarquables : tinct. acon. 50 m, tinct. nucis. vom. 40 m, aquae chloroformi, ad. unicias, 6, une cuiller à café non diluée toutes les demi heures pour 8 doses, puis une fois par heure ; avec les pilules suivantes : ─ Hydrarg. Subchlor. gr. 1, extrait bellad. gr.     , pil. coloc. co. gr. 8, ft. pil. ii. h.s.s. Ces prescriptions nauséabondes ne sont pas confinées à un exercice privé ; c’est un fait établi que des pratiques semblables existent pour soulager les malades dans certaines institutions soi-disant homéopathiques. Dans le <em>Monthly Homoeopathic Review</em>, 1875, p. 420, nous trouvons l’article suivant, sans un mot de commentaire défavorable : ─« En Novembre 1874, j’emmenais le patient à M. ──, un chirurgien bien connu dans <em>nos</em> rangs, pour qu’il bénéficie d’une consultation. <em>Il cautérisa l’urètre au nitrate d’argent</em>. Malheureusement, cette procédure <em>entraîna une cystite aiguë, absolument incontrôlable avec des médications. Une énurésie incessante s’ajouta </em> aux souffrances du patient, qui <em>à partir de ce moment</em> débuta une spirale vers le bas jusqu’à son décès le 21 Avril 1875. » (Les italiques sont de nous.) Dernièrement, dans une conférence sur la Pharyngite Folliculaire donnée récemment dans la nouvelle London School of Homoeopathy, nous trouvons le conférencier en train de dire : « Dans certains cas vous aurez besoin de seconder le traitement interne par des applications locales qui pourront être appliquées soit par badigeon soit avec un atomiseur. La meilleure de ces applications est la teinture pure d’<em>hamamelis</em>, une drogue dont je soulignerai plus loin la grande valeur dans les états variqueux chroniques et comme ayant une affinité particulière pour le système veineux. Vous pouvez utiliser aussi du <em>nitrate d’argent</em>, 20 g à 1 oz, ou <em>tinct. ferri perchlor</em>, ou de l’<em>alun</em>, en solutions de 5 à 10 g jusqu’à 1 oz. Vous comprendrez cependant que je ne vous conseille pas l’usage de ces stimulants locaux hormis dans les cas rebelles qui résistent au traitement interne. » (<em>Monthly Homoeopathic Review</em>, 1877, pp. 541-2)<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p>Avec toute l’expression de notre compassion pour les difficultés du conférencier, qui occupait voici quelques années de cela, une position élevée dans les rangs allopathiques (et nous savons comme il est difficile de se défaire de vieilles habitudes), nous devons protester fermement contre un tel enseignement dans une école où des étudiants et des praticiens allopathes sont invités à apprendre les principes de l’homéopathie. Un tel enseignement diverge entièrement de celui de Hahnemann ; il est non nécessaire puisque déjà connu de chaque allopathe ; et il est pernicieux dans la mesure où il tend à faire croire qu’il y a <em>des</em> cas où l’allopathie pourrait guérir après que l’homéopathie ait échoué ; ainsi les étudiants peuvent naturellement conclure d’eux-mêmes que dans les cas rebelles ou graves, si leur première application de la loi des <em>Semblables</em> échoue, ils feraient mieux de revenir tout de suite à l’allopathie sans chercher plus loin dans la Matière Médicale le médicament réellement homéopathique.</p>
<h3>La loi du  médicament dynamisé et ses dérives</h3>
<p>En troisième lieu, Hahnemann nous enseigne la loi de dynamisation des médicaments. Il déclare (<em>Organon</em> 269) : « Par un procédé qui lui est propre et qu'on n'avait jamais expérimenté jusqu'alors<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn10">[10]</a>, la médecine homéopathique dégage et libère, pour son usage spécial, les vertus médicinales immatérielles inhérentes aux substances brutes, et cela jusqu'à un point qui paraissait autrefois inimaginable. Par ce moyen unique, les substances brutes acquièrent toutes, au plus haut degré, des propriétés pharmacodynamiques et pharmacothérapiques puissamment actives et même incroyablement pénétrantes. Cela est encore vrai pour des substances qui à l'état brut n'exerçaient pas la moindre action médicinale sur le corps humain. »</p>
<p>Il ajoute dans sa préface au Tome V des <em>Maladies Chroniques</em> « Les <em>dynamisations</em> homéopathiques constituent un véritable éveil des propriétés dormantes des substances naturelles à l’état brut, qui deviennent alors capables d’agir d’une façon presque « spirituelle »<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn11">[11]</a> sur notre vie, c'est-à-dire sur nos fibres perceptrices (sensitives) ou excitables (motrices). Ces développements de propriétés (dynamisations) dans les substances médicinales brutes, qui étaient inconnues avant moi, ne sont pas accomplis comme je l’avais d’abord enseigné, par la trituration de substances sèches dans un mortier, mais par la succussion de substances liquides, ce qui n’est rien d’autre qu’une forme de trituration. Par conséquent, on ne peut pas appliquer le terme de ‘dilutions’ à ces préparations, bien que pour dynamiser plus haut ces préparations ─ c'est-à-dire, afin d’éveiller et de développer encore plus les propriétés médicinales qu’elles contiennent encore latentes ─ il faille d’abord les atténuer de nouveau afin de permettre à la trituration ou à la succussion de pénétrer plus profondément dans la nature essentielle de la substance médicinale, afin de libérer ainsi au grand jour la partie la plus subtile de la puissance médicinale présente toujours plus profond, ce qui était impossible de réaliser par un grand nombre de triturations ou de succussions de substances dans un état concentré. »</p>
<p>Il répète (<em>Organon</em> 246, note, 5eme édition) : « Parce qu'en homéopathie c'est un principe qu'aucune expérience au monde ne saurait réfuter que la meilleure dose du médicament bien choisi est toujours la plus petite partie d'une des hautes dilutions (30), tant pour les maladies chroniques que pour les affections aiguës. Cette vérité, inappréciable propriété de l'homéopathie pure, l'éloignera des fausses doctrines médicales par un abîme à perte de vue, tant que l'allopathie et la secte éclectique moderne qui combine les procédés de l'allopathie avec ceux de l'homéopathie, continueront à ronger la vie des malades comme des chancres, et à la compromettre par des doses élevées de médicaments. »</p>
<p>Et à nouveau (<em>Organon</em> 287, note, 5eme édition) : « Plus on porte loin la dilution, en ayant soin de lui imprimer chaque fois deux secousses, plus l'action médicinale que la préparation exerce sur la force vitale en l'état du sujet parait acquérir de rapidité et devenir pénétrante. Sa force ne diminue que très peu par là, même lorsqu'on pousse la dilution très loin, et qu'au lieu de s'arrêter, comme d'ordinaire, à X, qui est presque toujours suffisant, on va jusqu'à 60, 150, 300, et au-delà. »</p>
<p>Il va plus loin (<em>Organon</em> 276, note, 5eme édition) : « Les éloges que quelques homéopathes peu nombreux ont donnés, dans ces derniers temps, aux fortes doses, tiennent, d'une part, à ce qu'ils avaient choisi les premières dilutions du médicament, à peu près comme je le faisais moi-même, il y a vingt ans, quand je n'avais pas encore été éclairé par l'expérience ; d'un autre côté, à ce que les médicaments choisis par eux n'étaient point parfaitement homéopathiques. »</p>
<p>Pour terminer, il dit (<em>Organon</em> 276, 5eme édition) : « Un médicament, même homéopathique, devient toujours nuisible quand on le donne à trop haute dose, et nuit d'autant plus que la dose est plus forte. Mais l'élévation de la dose elle-même porte d'autant plus préjudice au malade, que le remède est plus homéopathique, que sa puissance dynamique a été plus développée, et une forte dose d'un médicament semblable fera plus de mal qu'une dose égale d'une substance médicinale allopathique, c'est-à-dire sans rapport aucun de convenance avec la maladie. »</p>
<p>De ce qui précède, nous pouvons déduire la loi suivante : <em>plus l’homéopathicité du médicament est grande, plus haute devrait être la dynamisation, et sa dose la plus réduite possible</em>. »<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn12">[12]</a></p>
<p>Cette troisième loi de Hahnemann a rencontré autant d’opposants que les deux autres. Alors que certains déclarent que les basses dynamisations agissent le mieux dans leur pratique (et nous ne pouvons pas les blâmer de prescrire les dynamisations qui leur apportent le plus de succès, bien que nous pensions que la solution à cette difficulté est donnée par Hahnemann lui-même dans l’un des passages que nous avons cités plus haut), d’autres repoussent complètement l’utilisation des hautes dynamisations, en les taxant de « non-entités.» Nous réfutons complètement cette dernière position, en admettant cependant, avec Hahnemann, qu’à moins de trouver un <em>simillimum</em>, les plus hautes dynamisations ne produiront que peu d’effet, et c’est pourquoi tout le spectre des dynamisations devrait être ouvert à l’usage de l’homéopathe. Nous pensons en outre qu’il y a très peu, voire aucune, pathologie dans laquelle un médicament ne puissent être trouvé suffisamment <em>semblable</em> pour guérir dans une haute dynamisation qui agira plus rapidement pour produire une guérison permanente.</p>
<p>Nous venons donc de revoir les principales règles de l’Homéopathie de Hahnemann, et comment ses partisans déclarés sont divisés en deux camps, les Hahnemanniens et les Anti-Hahnemanniens. La question que l’on soulève est la suivante : est-ce que les Hahnemanniens sont loyalement et suffisamment représentés dans les journaux censés défendre les principes homéopathiques ? Bien que nous reconnaissions volontiers les services rendus à notre cause par nombre de ces journaux, nous ne pouvons manquer de relever que certains d’entre eux sont ouvertement hostiles à l’Ecole Hahnemannienne, et qu’en plus il n’en existe aucun dédié <em>uniquement</em> à enseigner et illustrer la méthode Hahnemannienne de la façon dont nous pensons qu’elle doit être continuellement enseignée et illustrée si nous voulons progresser. C’est ce manque que nous espérons combler, et c’est notre raison pour publier THE ORGANON.</p>
<h2>Pourquoi maintenant ?</h2>
<p><em>Le moment présent nous semble le plus adapté pour une telle entreprise</em>. Une vérité passe généralement par trois étapes :</p>
<p>-elle est tout d’abord accueillie par quelques hommes sincères. Comme elle est impopulaire et rencontre de l’opposition, personne n’y adhère qui ne soit vraiment sincère.</p>
<p>-puis vient le moment de la popularité. Nombre de demi-adhérents se manifestent, soit par intérêt soit parce que déçus par l’ancien système, ils pensent réussir mieux avec le nouveau. La vérité ne manque pas de se retrouver dénaturée ou pervertie jusqu’à ce qu’enfin ─ car <em>magna est veritas et praevalebit</em> ─</p>
<p>-une tempête se lève pour souffler les nuages qui obscurcissaient le ciel afin que la vérité brille de nouveau d’un éclat surpassant celui d’avant son éclipse temporaire.</p>
<p>Tel a été le cas de l’homéopathie des deux côtés de l’atlantique. Jusqu’en 1867, les Hahnemanniens ont défendu leur cause avec succès et l’ont fait progresser. A cette époque nos principes étaient maintenus, d’abord dans <em>The Homoeopathic Times</em>, puis dans le <em>Monthly Homeopathic Review</em>, par les Drs. David Wilson, Fenton Cameron, Hewitt, etc. Aux U.S.A, nous étions bien représentés d’abord par <em>The American Homoeopathic Review</em>, puis par <em>The Hahnemannian Monthly </em>; a ceci s’ajoutait la reconnaissance du <em>Philadelphia College</em> dirigée par une équipe d’enseignants Hahnemanniens.</p>
<p>Puis survint la seconde période, celle de l’éclipse. Ici les journaux furent fermés autant que possible aux Hahnemanniens, dont l’enseignement était déformé et les articles exclus ou mutilés en cas de publication, tandis que les dirigeants de l’école Pathologique se voyaient octroyer toutes les opportunités de promulguer leurs propres vues. Aux Etats-Unis, une malheureuse dispute survint entre deux grands Hahnemanniens, basée en réalité sur la question de savoir si nous devions abandonner notre attitude intransigeante envers les Anti-Hahnemanniens dans l’espoir de les convertir. Ceci divisa nos rangs et même causa une scission au <em>Philadelphia College</em> ; ensuite un autre Hahnemannien de renom suivit la même voie erronée et après avoir annoncé le principe de la liberté d’opinion pour les médecins homéopathes (c'est-à-dire que quels que soient les principes qu’ils défendent, ils pouvaient toujours au moins en garder <em>le nom</em>), il finit par énoncer un faux principe retentissant, à savoir que l’<em>Organon</em> devrait être considéré « comme une lecture fréquente et un guide de référence, entre les mains, non pas peut-être des étudiants mais des praticiens sérieux et éduqués. » Etant donné que l’homéopathie avait développé des racines plus profondes aux U.S.A que chez nous, elle ne souffrit pas comme ici, et bien qu’elle soit recouverte de nuages elle était encore soutenue par quelques Hahnemanniens, parmi lesquels, outre nos coéditeurs américains, nous devons mentionner le Dr. Rollin R. Gregg de Buffalo dont le <em>Homoeopathic Quarterly</em> était l’un des meilleurs périodiques jamais publiés. Si l’état de santé de l’auteur n’avait pas causé sa cessation, nous n’aurions certainement pas dû avoir à lancer THE ORGANON.</p>
<p>La troisième période, celle de la ressuscitation, commença en 1876. Ici, à la fin de l’année précédente, un médecin allopathe, qui avait été jusque là l’un des opposant les plus déterminés de l’homéopathie, annonça sa conversion à l’enseignement pratique de Hahnemann <em>dans ses moindres détails </em>; en soi un évènement suffisamment rare dans ce pays conservateur de sorte que l’évènement donna un véritable élan. Le congrès Homéopathique Mondial se tenait à Philadelphie en 1876. On y découvrit non seulement pour un fort engagement envers les principes hahnemanniens, mais aussi la réconciliation si longtemps attendue des deux hahnemanniens dont nous parlions plus haut, et qui se mirent à travailler en harmonie comme auparavant ; et nous sommes persuadés que si notre autre collègue devait toujours être vivant, il aurait lui aussi constaté l’erreur fatale du compromis dans laquelle il était tombé et qu’il aurait consacré ses splendides talents pour la seule cause de Hahnemann.</p>
<p>Comme les Hahnemanniens se trouvèrent renforcés et consolidés tandis que les Anti-Hahnemanniens étaient affaiblis par la perte de deux noms illustres dont ils dépendaient tant, quelques uns de ces derniers révélèrent leurs véritables buts et convictions :</p>
<p>-          ici, plusieurs pseudo-homéopathes cherchèrent à regagner le corps de la profession médicale et ses (soi-disant) privilèges, mais furent rejetés avec mépris ;</p>
<p>-          à la création de la <em>London School of Homoeopathy</em>, certains des hommes les plus anciens et plus influents parmi les rangs des pseudo-homéopathes fournirent les plus grands efforts pour éliminer le nom « d’homéopathie ».</p>
<p>-          aux Etats-Unis, une séries de résolutions furent adoptées aux réunions de l’<em>Homoeopathic Medical Society of Northern New York</em>, le 10 Juillet 1877, et au <em>Albany County Homoeopathic Medical Society</em>, le 17 Juillet 1877, dans lesquelles, parmi d’autres absurdités nous trouvons : « L’utilisation de médicament en doses non mesurables est non-homéopathique » ou « Les pathogénésies des hautes dynamisations sont inutiles et discréditent l’homéopathie. »</p>
<p>Ces faits montrent clairement ce que les Anti-Hahnemanniens feraient de l’Homéopathie si on les laissait faire et que le temps est venu de s’y opposer fermement.</p>
<h2>Nos objectifs</h2>
<p>Il nous est parfaitement clair que dans la mesure où un amalgame entre les Homéopathes et les Allopathes ne semble pas possible, une séparation dans les rangs des Homéopathes (ou prétendus tels) doit avoir lieu tôt ou tard entre les Hahnemanniens et les Anti-Hahnemanniens. Nous avons ici un « Annuaire Homéopathique » pour nous distinguer des Allopathes ; mais quand nous trouvons dans cet annuaire les noms de médecins qui prescrivent des sangsues, des vésicatoires et d’autre mixtures allopathiques comme celles que nous avons citées plus haut, côte à côte de ceux qui adhèrent à toutes les règles pratiques de Hahnemann, l’utilité d’un tel index n’est pas très apparente ; et en réalité nous connaissons des allopathes qui sont bien plus proches de nos principes que certains de ces hommes.</p>
<p>En tant que mesure préparatoire et afin de tester notre force aux U.S.A, le Dr. Lippe a diffusé une « Déclaration des Principes Homéopathiques », qui a été signée bien plus extensivement que nous aurions pu l’espérer. Il nous reste maintenant à instruire les hésitants pour les ramener de notre côté. Nous savons, d’après ce qu’on nous a rapporté, que beaucoup dans les rangs des Anti-Hahnemanniens sont maintenus dans l’ignorance de nos principes, trompés par leurs enseignants qui leur ont distribué des pierres plutôt que du pain. Un grand nombre d’entre eux, mécontents de leurs résultats actuels seraient prêts à adopter une autre façon de pratiquer pour peu qu’on la leur enseigne. Nous n’avons aucune sympathie envers les stupides ou les paresseux incorrigibles, qui se font malhonnêtement passer pour homéopathes en vue des gains que cela peut leur apporter et qui recourent aux moyens allopathique pour se tirer d’embarras. Il va de soi que nous désirons apporter toute notre assistance à ceux qui reconnaissent leur erreur et sont désireux d’apprendre.</p>
<p>C’est pourquoi nous « brandissons l’étendard du prophète » pour rallier tous ceux qui croient en notre standard, et repousser le flot d’envahisseurs Anti-Hahnemanniens qui nous assaille. Pour cela nous comptons sur notre « carré » d’éditeurs et sur le rassemblement de la foule de vrais soldats et de recrues qui s’arment pour le combat. Bien que nous pensions qu’il soit de notre devoir de défendre ce que nous croyons être la vérité et de combattre l’erreur, qu’il soit bien clair que nous nous opposons à des <em>principes</em> et jamais à des individus. THE ORGANON n’accueillera aucune personnalité colérique, en somme il n’y aura aucune « atrocité » perpétrée, et nous montrerons par <em>l’illustration</em> ce que peut faire l’homéopathie plutôt que :</p>
<p>« Prouver que notre doctrine est orthodoxe</p>
<p>Par des coups et commotions Apostoliques »<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn13">[13]</a></p>
<p>En premier lieu, nous nous tiendrons strictement aux enseignements pratiques de Hahnemann, tels qu’il les a élaborés sur une période de 50 années. Nous montrerons que son <em>Organon</em>, n’est ni caduc, ni une lecture « non pas d’étudiant mais seulement de praticien sérieux et éduqué » mais bien le tout premier livre que le débutant doit avoir en main. Nous déclarons que jamais l’étudiant ne pourra devenir « un praticien sérieux et éduqué » tant qu’il n’aura pas complètement maîtrisé ce merveilleux ouvrage qui représente la fondation de tout notre enseignement, un parfait <em>sine qua non </em>; et nous allons prouver qu’il n’y a pas un seul aphorisme enseigné par Hahnemann qui ne soit fondé.</p>
<p>Nous resterons fidèles à nos couleurs tant que nous porterons le nom honorable d’homéopathes et que nous construirons toujours plus haut sur les fondations posées par Hahnemann, en ajoutant de nouveaux symptômes et des nouveaux médicaments à la Matière Médicale, en découvrant de nouvelles caractéristiques, en développant toujours plus la science de la dynamisation, et même en découvrant de nouvelles lois (si tel était le cas) que nous ajouterons en harmonie avec celles que notre Maître nous a léguées. Mais nous ne pouvons nous faire appeler ainsi, sous peine de tromper le public, en persistant à ignorer les règles posées par Hahnemann, ou en leur substituant d’autres méthodes diamétralement opposées ; méthodes d’ailleurs déjà rejetées par Hahnemann au terme d’essais consciencieux.</p>
<p>Les questions épineuses de la dynamisation, de la dose, et de la sélection du médicament seront explorées à fond, et nous nous attacherons à montrer que la dose et la dynamisation sont des questions secondaires par rapport à la manière de sélectionner le <em>Simillimum </em>; et que c’est bien ce dernier point qui représente le <em>fons et origo</em> de toutes nos différences. La sélection précise du <em>Simillimum</em> d’après les règles de Hahnemann, suivie par la prescription du médicament unique et de la plus petite dose possible du médicament dynamisé représente en pratique le traitement le meilleur et le plus simple.</p>
<p>Un série d’articles sera aussi préparée sur les dynamisations, où nous décrirons tout ce que nous savons des modes de préparations de hautes dynamisations que nous employons, sans négliger les meilleures et nouvelles façons de dynamiser, préparer et conserver les médicaments, de sorte que chaque médecin sache comment préparer sa propre diluthèque (comme Hahnemann l’a fait de son vivant, en nous encourageant à en faire de même).</p>
<p>Nous accorderons beaucoup de place à la <em>Matière Médical</em>e, car notre capacité à soigner les malades dépend de son étude sérieuse, de son application précise, et de son accroissement permanent. Dans ce but, les pathogénésies avec des hautes ou des basses dynamisations seront toutes les bienvenues pourvu qu’elles aient été exécutées selon les règles de l’art. Sous l’intitulé « Signes Pathogénétiques », seront publiées des collections complètes de provings et d’empoisonnements disponibles depuis toutes les sources allopathiques en anglais.</p>
<p>Les cas cliniques seront nombreux, non seulement pour montrer ce dont l’homéopathie est capable, et pour confirmer les symptômes pathogénétiques de notre Matière Médicale, mais tout spécialement pour illustrer la méthode de sélection du médicament et <em>pourquoi</em>, à partir de deux ou plusieurs <em>similia</em>, nous n’en retenons qu’un seul comme <em>simillimum</em>. Dans de nombreux cas, comme il ne nous sera pas possible de couvrir la <em>totalité des symptômes</em>, nous nous trouverons obligés de sélectionner nos médicaments en fonction des signes les plus <em>caractéristiques</em> (voir Organon §153), ces symptômes représentent souvent notre <em>point de départ</em>, même si la totalité peut être couverte. Il est évident qu’il y a de nombreuses manières de parvenir au <em>simillimum </em>:</p>
<p>-          dans un cas, ce sera le <em>caractère spécifique</em> d’un symptôme qui représentera le point le plus important,</p>
<p>-          la <em>localisation</em>, dans un autre cas,</p>
<p>-          la <em>direction </em>dans un troisième,</p>
<p>-          le <em>caractère général</em> dans un quatrième,</p>
<p>-          les <em>conditions [modalités. EB] ou les causes </em>dans un cinquième</p>
<p>-          les <em>concomitants</em> ou la <em>séquence</em> de symptômes dans un sixième,</p>
<p>Par conséquent, chaque cas pourra apporter un éclairage et présenter des points d’intérêt particuliers. Nous demandons à nos confrères de bien garder ceci à l’esprit afin de nous présenter des contributions cliniques les plus <em>utiles</em> possibles.</p>
<p>Bien que nous ne puissions être tenus responsables des opinions de nos contributeurs, nous ferons tout pour maintenir les pages de THE ORGANON hors de tout <em>éclectisme </em>; nous admettrons tous les cas intéressants quelle que soit la dynamisation employée, bien que nous <em>préférions</em> ceux guéris avec des hautes pour la simple raison que le public y croit moins et que l’on en a d’autant plus besoin. Nous n’admettrons sous aucune circonstance des cas</p>
<p>-          où deux médicaments ou plus auront été employés à la fois ou alternés <em>sans qu’une alternance</em> ou un changement des symptômes ne l’ait exigé</p>
<p>-          où des médicaments auront été prescrits d’après une autre loi que celle du <em>similia similibus curentur</em>, excepté en tant qu’antidotes chimiques, purgatif ou vomitif dans les cas d’empoisonnements (voir <em>Organon</em> 67, note<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftn14">[14]</a>).</p>
<p>THE ORGANON n’es pas seulement destiné à la profession médicale, mais aussi à tous ceux qui désirent réellement <em>comprendre l’homéopathie</em>. Nous savons que certains parmi les Anti-Hahnemanniens détestent cette idée et n’aiment pas que le public en sache trop, tout en s’opposant à des discussions sur la vraie ou fausse homéopathie dans la presse quotidienne. C’est pour une bonne raison qu’ils laisseront les autres les montrer du doigt. <em>Nous </em>au contraire, n’avons rien à cacher ni aucun motif d’avoir honte, <em>notre pratique </em>est en accord avec nos principes. Nous espérons qu’un jour le public intelligent comprendra le génie de l’homéopathie et qu’il pourra détecter immédiatement le médecin qui ne suivra pas l’Organon, qu’il s’appelle homéopathe ou pas.</p>
<p>C’est avec une pleine confiance dans la justice et le triomphe final de notre cause sacrée que nous lançons maintenant notre barque sur les eaux troubles et que nous lançons un appel à tous les vrais émules de Hahnemann pour nous soutenir dans cette tâche ardue.</p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref1">[1]</a> Stricto sensu, la <em>physiologie</em> est la science ou la théorie des fonctions et des changements dans l’organisme <em>sain</em>. La <em>pathologie</em>, étant la même science mais appliquée à l’organisme <em>malade</em>, que ce soit sous l’influence de drogues ou dans d’autres circonstances [aujourd’hui on ne parle plus que de <em>physiopathologie</em>. EB]. D’où l’action <em>pathologique</em> des drogues qui est la <em>théorie</em> que l’on peut former sur leur mode d’action dans l’organisme, à bien distinguer de l’action <em>pathogénétique</em> qui est un recueil de <em>faits</em> que l’on observe concernant leur action (symptômes) en dehors de toute théorie.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref2">[2]</a> Dans le <em>Monthly Homoeopathic Review</em> de Mars 1867, on trouve un éditorial intitulé « Hahnemanniens et Médecins pratiquant l’Homéopathie », dans lequel on trouve le même enseignement : « Il y a cependant de nombreux cas où le diagnostic est difficile et simplement conjectural ; et nous concédons que dans ces cas, nous devons continuer d’avoir recours au ‘traitement par les symptômes’ jusqu’à ce que notre connaissance pathologique soit plus complète. » Le fait que cet enseignement ne soit pas en accord avec celui de Hahnemann est suggéré par le titre même de l’article.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref3">[3]</a> Les opposants de l’Homéopathie ont fréquemment soutenu que bien que Hahnemann ait rejeté les notions pathologiques vagues et incertaines de l’ancienne école de son époque, il n’en a pas moins inventé une pathologie nouvelle et améliorée des maladies chroniques, en basant dessus un traitement spécial ; cela leur permet d’alléguer qu’ils peuvent se permettre de baser leur traitement sur la « pathologie nouvelle et améliorée » de l’époque actuelle. Ils ne s’arrêtent pas un instant sur le fait que la pathologie d’aujourd’hui n’est pas plus certaine que celle d’il y a 50 ans et nous récusons leurs déclarations concernant Hahnemann. Sa doctrine sur la nature des maladies chroniques n’est en rien une simple théorie pathologique, elle repose sur un fait clairement établi, accrédité par les allopathes les plus connus, à savoir : que des manifestations externes d’une maladie ne représentent pas un phénomène local mais bien constitutionnel, des troubles internes pouvant résulter de leur suppression. Son enseignement sur le traitement des maladies chroniques est basé sur le fait de cette séquence de symptômes et se ramène simplement à ceci : dans le traitement des maladies chroniques, afin d’<em>éradiquer</em> un état constitutionnel, nous devons tôt ou tard employer les médicaments qui sont homéopathiques non seulement aux symptômes présents mais aussi à ceux du passé ; en d’autres termes on doit se baser sur l’ensemble des symptômes qui sont indiqués par <em>l’état constitutionnel entier du patient</em>. Ici encore, la <em>totalité des symptômes</em>, recueillie avec la plus grande précision représente l’unique indication dans le choix du remède.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref4">[4]</a> Nos amis mettent le doigt sur une erreur dans le Répertorie de Kent, qui n’a encore pas été corrigée ! Ajoutez Calc. à Thorax Douleur Piquante lancinante Côté gauche Extension Droite, à.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref5">[5]</a> Dans le <em>Hahnemannian Monthly</em>, vol xi, p 259, on rapporte que le Dr. Lilienthal a déclaré lors d’une réunion de l’Hahnemann Academy of Medicine : « La maladie de Parkinson, par exemple, ne présente pas de symptômes céphaliques ; le cerveau est parfaitement clair. <em>Je sélectionnerais d’abord les médicaments n’ayant pas de signes céphaliques</em>. » Si tel est le résultat de l’enseignement de l’Ecole Pathologique, alors c’est vraiment déplorable, car elle en vient à faire oublier à notre savant ami que <em>tout</em> médicament bien expérimenté dans la Matière Médicale présente des signes céphaliques !</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref6">[6]</a> Nous avons vu récemment un tract où cette dérive était emballée dans un langage populaire. L’auteur informait le public que <em>Belladonna</em> guérit les inflammations de l’œil parce qu’il a une action marquée sur cet organe ; mais que <em>Ipeca</em> n’en est pas capable parce qu’il n’a aucune action nette sur les yeux. Néanmoins, nous trouvons dans l’Encyclopédie de Allen, le symptôme 65, où <em>Ipeca</em> a produit l’un des plus sévères symptômes oculaires que l’on ait jamais enregistrés. Nous sommes bien certains que ce prétendu enseignant de l’homéopathie ne risque pas de ressentir un tel symptôme à moins qu’il ne fasse un jour un <em>proving</em> pour le bien-être de l’humanité souffrante.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref7">[7]</a> Certains soi-disant homéopathes, dont la pratique n’a rien à voir avec les principes édictés dans l’Organon, ont poussé un cri à l’idée d’utiliser des symptômes cliniques, en alléguant tout d’abord que leur usage serait contraire à la loi homéopathique et que deuxièmement les erreurs de l’allopathie se sont développées parce qu’on basait la pratique sur des observations cliniques [sur les malades]. Le fait que Hahnemann plaçait le répertoire de Boenninghausen au-dessus de tous les autres est une preuve de son approbation de l’usage avec précaution de symptômes cliniques bien établis pour compléter la Matière Médicale ; mais <em>baser</em> un système sur l’expérience clinique avec de larges doses qui peuvent agir homéopathiquement, allopathiquement, énatiopathiquement, chimiquement, ou d’autre manière, comme le font les allopathes, est une tout autre affaire que de sélectionner d’abord les symptômes guéris par des doses si petites qu’aucune autre action qu’homéopathique puisse être envisageable, puis utiliser ces signes uniquement pour <em>suppléer les déficiences</em> de nos pathogénésies, qui deviennent chaque année plus complètes.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref8">[8]</a> Médicament traditionnel contre les refroidissements et la fièvre, nommé d’après le Dr. Thomas Dover, médecin du dix-huitième siècle qui l'a préparé la première fois. La poudre était une vieille préparation de poudre d’ipécacuanha, d’opium et de sulfate de potasse.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref9">[9]</a> Deux de ceux qui emploient de telles mesures allopathiques figurent au <em>Conseil</em> de la London School of Homoeopathy. Le Conseil détient le pouvoir de nommer des conférenciers, et nous voyons maintenant quels genres de traitements y sont enseignés. Est-ce que les promoteurs de cette Ecole (qui pourrait devenir d’une valeur incalculable) se demandent pourquoi les Hahnemanniens de renom on refusé de s’y joindre jusqu’à ce que ces affaires soient modifiées ? Dans la conférence d’introduction du Dr. Richard Hugues donné dans l’école citée, le 2 Oct. 1877, nous lisons, p.8 : « Nous ne pouvons vraiment pas nous concilier de tels opposants en promettant de devenir des disciples aveugles de Hahnemann. » « Nous pouvons quelquefois avoir à modifier son système dans certains détails. » Permettez-nous de demander si le traitement allopathique qui consiste à badigeonner la gorge avec de l’alun, du perchlorure de fer ou au nitrate d’argent représente une « modification de détail », où s’il ne s’agit pas d’une violation directe des règles de l’homéopathie. Cette phrase nous rappelle l’histoire du général qui venant de subir une défaite cuisante se retirait précipitamment pour des « raisons stratégiques. »</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref10">[10]</a> Hahnemann commet une erreur historique au sujet de la découverte de la dynamisation, qui était connue des alchimistes.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref11">[11]</a> Hahnemann a ici de la peine avec le vocabulaire de son époque. On connaissait à peine les propriétés de l’électricité, et on était encore loin de l’électromagnétisme. Le mot «spirituel » est à comprendre dans le sens de « non-matériel ». La stupidité n’ayant pas de bornes, certaines personnes malveillantes ont détourné l’utilisation de ce terme par Hahnemann, pour tenter de le discréditer en tant que gourou illuminé ! EB</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref12">[12]</a> Le fait que Hahnemann utilisait principalement la 30c lorsqu’il écrivait l’<em>Organon</em> en 1833, n’est en aucun cas une preuve qu’il ne faille pas employer de plus hautes dynamisations ; il déclare dans une lettre à Korsakoff, écrite vers cette époque qu’il recommande d’adhérer à la 30c pour un besoin d’<em>uniformité</em>, mais dans les années suivantes il prescrivit lui-même de plus hautes dynamisations. [A cette époque le développement de l’homéopathie était tel que Hahnemann avait en effet jugé nécessaire de cadrer les dynamisations sur l’échelle de la 30c. C’est dans l’<em>Organon</em> suivant qu’il s’affranchit de ces contraintes. EB]</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref13">[13]</a> Référence à Samuel Butler, qui tourne ici en dérision la « force de frappe » apostolique.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/Allocution%20inaugurale%20des%20%C3%A9diteurs%20britanniques%20(1).docx#_ftnref14">[14]</a> Il convient de signaler ici encore divers antidotes contre les empoisonnements subits: les alcalins contre l'absorption d'acides minéraux, le foie de soufre contre les poisons métalliques, le café, le camphre (et l'ipécacuanha) contre les empoisonnements par les opiacés, etc...</p>
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		<title>Conférence en préalable à l&#8217;étude de l&#8217;homéopathie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Feb 2011 06:46:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
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		<category><![CDATA[introduction]]></category>
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		<description><![CDATA[JAMES TYLER KENT, par Julia C. Loos [fidèle parmi les fidèles, elle a été la cheville ouvrière de la parution de THE HOMEOPATHICIAN. NDT]
Merci à Mme Zbaeren d'avoir réalisé le premier jet d'une traduction difficile, Kent comme de coutume utilise les tournures indirectes et un style très dense. C'est donc avec beaucoup d'émotion que nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><div id="attachment_48" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/kent-sepia-carre.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-48" title="kent-sepia-carre" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/kent-sepia-carre-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de James Tyler Kent</p></div>
<p><strong>JAMES TYLER KENT, par Julia C. Loos [fidèle parmi les fidèles, elle a été la cheville ouvrière de la parution de THE HOMEOPATHICIAN. NDT]</strong></p>
<p>Merci à Mme Zbaeren d'avoir réalisé le premier jet d'une traduction difficile, Kent comme de coutume utilise les tournures indirectes et un style très dense. C'est donc avec beaucoup d'émotion que nous publions ce texte de Kent paru dans le premier numéro de sa revue THE HOMOEOPATHICIAN, en 1912. Presque un siècle d'écoulé et pourtant comme vous allez le découvrir: rien n'a changé si ce n'est l'ampleur de l'industrie qui continue de causer tant de dégâts à l'espèce humaine tout en réalisant des profits monstrueux et une société un peu plus décadente...</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<div id="attachment_1157" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Kent-et-sa-femme-dans-leur-jardin-1912.jpg"><img class="size-medium wp-image-1157" title="Kent-et-sa-femme-dans-leur-jardin-1912" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Kent-et-sa-femme-dans-leur-jardin-1912-300x190.jpg" alt="" width="300" height="190" /></a><p class="wp-caption-text">Kent et sa femme dans leur jardin en 1912</p></div>
<p>Si l’un de nos lecteurs pouvait s’asseoir un moment à côté du Dr Kent, sur un banc dans son jardin, pour avoir un échange professionnel avec lui, il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour découvrir pourquoi ce dernier est considéré comme le seul homéopathe de premier plan actuellement sur le plan mondial. Il n’y a aucune question concernant les étapes de la maladie, l’étude de Matière Médicale ou l’application des principes homéopathiques que l’on voudrait voir mis en discussion, que ce scientifique ne serait prêt à entreprendre de manière pragmatique.</p>
<p>En 1868, alors qu’il avait 19 ans, James Tyler Kent suivait des cours à la Madison University et c’est en 1870 qu’il obtint son diplôme de Master of Arts (A.M). Après avoir été en formation médicale à la Bellevue Medical College, il suivit encore deux cours à l’Eclectic Medical Institute à Cincinnati et commença à pratiquer la médecine à St. Louis en 1874. Pendant ce temps il fut actif non seulement dans sa propre pratique mais il écrivait, était membre de la National Society et professeur d’Anatomie à l’Université de St. Louis. C’est à cette période qu’il a eu l’occasion d’observer la différence, en procédés et en résultats, de la méthode de Hahnemann ainsi que d’autres moyens d’étudier le traitement des malades. Le Dr. Phelan guérit son épouse et amena ainsi cet étudiant motivé à investiguer les points principaux du système qui produisit ce résultat.</p>
<p>L’exactitude et la persévérance sont les caractéristiques de ce cerveau exemplaire. Quoi qu’il entreprenne, il maîtrise les différents niveaux de la base au sommet, comme il le démontre avec l’homéopathie. Après avoir renoncé à son appartenance au système éclectique et à ses institutions, il devint professeur de chirurgie à la faculté d’homéopathie du Missouri, jusqu’au moment ou le Dr. Uhlemeyer, professeur de Matière Médicale, démissionna et insista pour que le Dr. Kent devienne responsable de ce département pour lequel ses compétences furent reconnues. Dés lors, enseignant à St. Louis, à Philadelphie (1890-1899) ainsi qu’à Chicago, ses conférences sur la Matière Médicale, qui présentent les particularités de chaque remède de manière très claire, ont été reçues avec enthousiasme.</p>
<p>Il reconnaît les doctrines de Hahnemann en tant que révélations de la Vérité et les aime avec dévotion. Dans une perception très claire, au travers de son rôle d’enseignant, il ne cesse d’insister sur le fait qu’il est fidèle à ce qui a été démontré comme étant la Vérité. C’est de cette manière que ce maître compétent et médecin avisé honore le fondateur de l’homéopathie et encourage l’adhésion à ses enseignements. Ses dernières études ont porté sur les maladies mentales. Bien des cas de maladie mentale parfaitement documentés ont été améliorés par ses soins et des cas débutants enrayés, bien avant que les amis des personnes concernées n’aient jusqu’où la pathologie allait évoluer.</p>
<p>Un maître dans tout ce qu’il entreprend, le Dr. Kent est toujours prêt à aider ceux qui recherchent son aide, soit en tant qu’enseignant, consultant ou médecin prescripteur. Ceux qui ont bénéficié de son aide se trouvent aux Etats Unis et dans tous les pays du monde. On considère les étudiants qu’il a formés comme ayant une compréhension supérieure de l’homéopathie et de la prescription, partout où ils se trouvent à suivre ses instructions. Ces étudiants apprécient infiniment son travail et considèrent que c’est un privilège d’adhérer à la Société d’Homéopathie en ayant le Dr. Kent comme précurseur.</p>
<h1>Conférence en préalable à l’Etude de l’Homéopathie</h1>
<p>Par le Dr. James Tyler Kent A.M., M.D</p>
<p>Il n’est pas aisé d’accéder à l’Homéopathie pure ou, comme il serait plus simple de le formuler, à l’Homéopathie. Je sais que cette affirmation reconnaît qu’il y a une qualité d’homéopathie qui n’est pas strictement pure et ceci est si réel qu’il serait inutile de contre-argumenter.</p>
<p>Il est difficile de parler ou d’écrire avec assez d’énergie sur l’évolution de la médecine en presque cent ans pour parvenir à convaincre les esprits de la <em>gravité de la situation</em>, ou pour se représenter les <em>préjudices</em> qu’elle a infligés à la race humaine. En ce temps là, la médecine était chaotique. On ne peut pas dire qu’elle ait eu une quelconque efficacité et en ce qui concerne son histoire, elle était totalement traditionnelle. La médecine était faite de mesures drastiques et puissantes et sa seule valeur reconnue était qu’elle tuait rapidement ou guérissait lentement. Ces pratiques étaient la saignée, les ventouses, les vomissements, les cathartiques, les sudorifiques, les soporifiques, etc.</p>
<p>A quel point la médecine a-t-elle évolué ? Les nombreux engouements, les nombreuses illusions ont-ils fourni au monde un meilleur système médical que l’ancien qui existait en ces temps là ?</p>
<p>Est-ce que l’administration mortelle de mélanges concentrés d’alcaloïdes et de résineux sont plus efficaces et plus sécures ? En ce temps là, on administrait les médicaments en doses massives, actuellement les drogues sont administrées plus subtilement, de manière à diffuser dans le corps entier où elles diminuent l’énergie vitale et refoulent le processus morbide vers l’intérieur de l’économie. En ce temps là les médecins utilisaient des drogues brutes et maintenant ils utilisent des concentrés de drogues mortelles et, toujours sans lois ni principes comme par le passé.</p>
<p>A cette époque le médecin fabriquait ses propres médicaments ; maintenant c’est le chimiste et le pharmacien qui préparent les potions et qui informent le médecin des particularités et des indications des médicaments afin de permettre à celui-ci de prescrire ces concentrés puissants aux malades mourants. Ces nouvelles drogues sortent si rapidement des laboratoires que le droguiste n’enregistre pas leurs noms – et encore moins le médecin – ni la composition des médicaments qu’il utilise. Dès qu’un médicament est retiré, un nouveau est inventé, si bien que chaque année une nouvelle Matière Médicale sort de presse [comme le Vidal. NDT], et ceci pour le bien de cette profession supérieurement formée !</p>
<p>Combien ceux-ci sont différents des médicaments utilisés par la Nouvelle Ecole. Les remèdes dont la valeur a été démontrée restent valables selon les mêmes indications, et ceci durera aussi longtemps que l’homme vivra et aura besoin d’aide dans sa maladie. <em>Les remèdes découverts par Hahnemann franchiront tous les tests de l’expérience et garderont toute leur valeur dans l’avenir puisqu’ils ne cessent de s’étoffer au gré de leur utilisation</em> <em>depuis leur découverte</em>.</p>
<p>Cinquante ans ont fait évoluer et confirmer la Matière Médicale homéopathique, tandis que l’Ancienne Ecole en a inventé bien des nouvelles, et, ainsi que les sables mouvants, personne ne peut prédire d’ou viendra la suivante, ni la fin de celle utilisée actuellement.</p>
<p>La médecine traditionnelle a beaucoup changé. Ses adhérents incapables d’atteindre les résultats escomptés et énervés par l’épine dans le pied que représente le succès de l’homéopathie, se sont tournés vers la recherche dont les porte-flambeaux ont été Koch, Pasteur, et d’autres. Ce fatras chaotique qui se fait maintenant appeler « médecine scientifique » n’est que puanteur pour les narines des hommes rationnels et devrait être breveté pour réaliser un kaléidoscope médical. <em>Telle est la vantardise de cette médecine de l’expérience</em> !</p>
<p>Un microcéphale de Philadelphie a offert un prix de cent dollars il y a quelques années à qui pourrait démontrer les illusions et erreurs de l’homéopathie. La tâche est tellement ardue qu’il en offrait un prix exorbitant. Cela reviendrait si peu cher de démontrer les erreurs et illusions de la médecine traditionnelle ! La médecine dite « traditionnelle » a introduit bien des changements, aussi ridicules que nombreux parce n’étant jamais centrés sur une loi. Ses adeptes parlent de progrès. Que veulent-ils dire ? Sans principes à observer, sans lois dont il faut tenir compte, ils n’ont que la spéculation à offrir pour faire avancer cet énorme « poids lourd ».</p>
<p><em>Il s’agit d’une médecine de l’expérience sans lois et de conjectures. Ce n’est pas le résultat de découvertes mais l’opposition de mécènes dégoûtés contre les statistiques de l’homéopathie qui a attiré l’industrie dans cette soi-disant science</em>.</p>
<p>En aucun cas cette démanche n’a été entreprise par amour des gens – ils se moquent de leur sort dans les chambres communes des hôpitaux –  qu’ils ont changé, mais bien à cause des échecs et des désillusions provoquées par les expérimentations inutiles « à la » Koch, Pasteur, etc. sur les malades [La mémoire sélective de la médecine officielle a beaucoup de peine à se rappeler que les injections de tuberculine brute de Koch ont tués des milliers de malades tuberculeux. NDT]</p>
<p>Les dosages restreints en homéopathie ont provoqué tellement d’imitations que même le pseudo-homéopathe se console en pensant qu’il peut berner un public confiant avec des dosages ressemblant aux doses homéopathiques dont elles sont inspirées. Seuls les simples d’esprit ont été bernés.</p>
<p>Il n’y a aucune excuse valable pour ceux dans nos rangs qui ont pratiqué ces manœuvres. Ils sont connus et les raisons de leurs erreurs sont :</p>
<p>1)      la demande croissante pour les médicaments véritables.</p>
<p>2)      la jeunesse de la nouvelle méthode</p>
<p>3)       la formation imparfaite</p>
<p>4)      les livres imparfaits</p>
<p>5)      de manière générale le manque d’occasions de pratiquer, le manque de motivation et le manque de compétence.</p>
<p>L’allopathie nous concerne très peu. Leurs voies se sont séparées depuis longtemps. L’homéopathie a fait des bonds en avant. Nous reconnaissons Hahnemann dans son rôle de maître supérieur, de père aimant et d’homme craignant Dieu.</p>
<p>Il termina son chef d’œuvre l’ORGANON en 1833 [en 1912 la 6<sup>ème</sup> édition de l’Organon était encore en train de dormir dans un grenier prussien. Il faudra attendre 1926 pour sa première publication en anglais, et 1962 pour sa version française. NDT]. Il en existe de nombreuses traductions, l’ouvrage a été réédité cinq fois, la première édition datant de 1810. Cette manière de soigner a profondément évolué et des milliers de médecins l’utilisent, sans parler des facultés, hôpitaux, dispensaires et journaux qui la font connaître dans tout le monde civilisé.</p>
<p>L’étude continuelle des principes de ce nouveau système en permet une meilleure utilisation et les questions du passé restées sans réponse diminuent sans arrêt. De nombreux médecins, venant d’un peu partout, sont prêts à témoigner de la valeur de ces lois et des réussites liées à l’observation des principes de l’homéopathie. Leur témoignage tend à démontrer que l’homéopathie pure représente tout ce qui est nécessaire pour guérir les malades, que ses lois sont universelles et que l’échec ou la réussite sont liés aux causes mentionnées ci-dessus.</p>
<p>L’obéissance démontre que l’homéopathie est fondée sur des principes – des lois – et pas simplement sur des habitudes de soins que l’on change quand quelque chose de mieux arrive ou que l’on est pris par une nouvelle lubie (Organon $ 2). Autant dire que la pomme pourrait faire autre chose que tomber de l’arbre quand sa tige est coupée.</p>
<p>Il n’y a qu’une seule méthode en homéopathie. Ceux qui ont accepté de s’y conformer se sont libérés des chaînes de préjugés, de l’intolérance, du sectarisme et de l’orgueil et ont suivi la lumière, ne chancelant jamais, bien qu’il leur arrive de trébucher. Ils ne se sont pas mis à railler alors qu’ils étaient souvent en proie au doute. Ils sont enfin parvenus au moment où atteignant le soleil du midi, ils ont été éblouis par la connaissance et l’amour de son usage. Tout ceci est à la portée de ceux qui possèdent l’amour de la connaissance pour se rendre utiles et qui ne sont pas à la poursuite de buts égoïstes.</p>
<p>L’homéopathie présente divers niveaux d’application, depuis ceux qui emploient des substances brutes en adjonction aux méthodes traditionnelles jusqu’aux plus magnifiques résultats obtenus par l’obéissance absolue aux lois connues. Chaque médecin reconnaît la valeur de la loi à travers les efforts qu’il déploie pour agir en fonction d’elle, il exerce au maximum de ses capacités et ne dévie sa pratique que lorsque sa connaissance de la loi est défectueuse. Par conséquent, ces degrés que nous avons évoqué ne sont rien d’autre que les infinités de nuances depuis l’ignorance jusqu’à la connaissance, depuis la mère de famille avec sa pharmacie familiale, au le maître compétent, chacun recherche le bien de l’humanité… ou se fait mercenaire en cherchant à vendre sa recette antidouleur pour quelques deniers [Kent parle « d’argent sale », j’ai placé ici une référence aux 40 deniers, prix de la trahison de Judas, ce qui me semble correspondre le mieux à l’esprit du texte].</p>
<p><em>Ceux qui manquent d’expérience doivent être enseignés et soutenus</em> de manière à pouvoir pratiquer l’homéopathie sans avoir à recourir à la médecine traditionnelle. <em>Mais le soutien n’est utile que s’il est désiré et apprécié</em>.</p>
<p>Acquérir la connaissance nécessaire à la pratique sans avoir à recourir à des méthodes douteuses, exige un travail ardu et une motivation constante, le cerveau étant maintenu dans une attitude réceptive tandis que le cœur désire ardemment la recherche de la vérité, <em>parce que cela amène à ce qui est bon</em> et non pas à une transaction pour se faire de l’argent.</p>
<p>Les doctrines de l’homéopathie élèvent l’esprit et sont simple pour celui qui possède un esprit droit. Lorsqu’on les connaît, elles sont aisées à suivre tant il est plus facile de suivre des sentiers bien marqués que de patauger dans la boue de la médecine traditionnelle. Il est inutile d’affirmer que celui qui sait comment suivre des principes établis n’a aucune envie de s’en détourner. On ne peut pas ignorer le fait que beaucoup cherchent, mais peu découvrent les doctrines de l’homéopathie. Je ne conteste pas non plus que beaucoup trouvent que cela nécessite un travail ardu. Je ne doute pas non plus que le Créateur sache à qui il doit confier ses vérités sacrées. Ne doutons pas que ceux qui recherchent le bien de l’homme et sont prêts à y travailler recevront leur récompense. Il est impossible pour celui qui ignore les principes de l’homéopathie de prendre conscience des immenses bénéfices pour l’humanité que peuvent être le fruit d’une bonne connaissance et la mise en œuvre de la <em>loi de similitude</em>.</p>
<p>Ceux qui ignorent l’utilité la plus grande et plus élevée de l’homéopathie pensent qu’ils sont sages, ou alors que la connaissance de principes reconnus n’existe pas et ils déclarent que l’utilisation d’analgésiques se justifie quand le médicament homéopathique n’est pas connu. Ils utilisent souvent de tels agents au détriment du patient et d’un système dont ils professent qu’il est basé sur une loi. Ils sont incapables de percevoir que l’obéissance à la loi rend libre et partent de l’hypothèse que le droit de contourner la loi leur appartient.</p>
<p>L’obéissance aux principes doit passer avant le porte-monnaie, la réputation ou toute autre motivation égoïste, sinon le praticien ne peut atteindre le niveau où il fait pleine et entière confiance à la loi, et éprouve alors le sentiment de satisfaction de celui qui sait que son action est juste et bonne. L’ignorance ou l’égoïsme poussent à chaque fois à violer les lois et on s’aperçoit qu’au bout du compte c’est le patient qui rend hommage au médecin au lieu de voir le médecin servir le patient.</p>
<p>A la question : pourquoi ne pas se fier à la loi ? il n’y a jamais eu de réponse autre que « Je ne sais pas » ou « Cela n’est pas profitable ».</p>
<p>Lorsque nous comprenons le travail merveilleux qu’a accompli Hahnemann et la portée de l’Organon (qui est si complet tel qu’il nous l’a laissé que personne n’a pu y ajouter ou y retrancher quoi que ce soit, malgré toutes les grimaces de mépris) nous ne pouvons pas nous empêcher de le respecter et d’être convaincu qu’il a été aidé par une Providence toute-puissante.</p>
<p>Lorsque nous considérons la façon courageuse avec laquelle il a su faire face aux théories pathologiques de son temps (les théories pathologiques d’il y a cent ans, qui depuis ont été abandonnées, étaient soutenues avec autant d’assurance et de ténacité que celles actuellement à la mode, puisque l’Ancienne Ecole reconnaît et abandonne ses théories avec autant de désinvolture qu’une sirène ses amants) ; lorsque nous prenons conscience de son énorme savoir dans toutes les branches de la science, de son endurance physique qui lui permettait de veiller et de méditer une nuit sur trois, ainsi que son amour pour la race humaine et envers Dieu, et lorsque nous affirmons que l’amour de l’homme est la source de l’inspiration… alors nous pouvons comprendre la profondeur de la vérité qui se trouve dans son chef-d’œuvre l’Organon de guérir, que nous vénérons.</p>
<p>Depuis sa publication, tous les maîtres affirment qu’après chaque lecture de nouvelles vérités en émergent, en fonction du degré d’avancement et des progrès de chaque observateur impartial, quel que soit son âge et sa sagesse. Les maîtres de ces doctrines vivantes et de la Matière Médicale ont constamment suivi ce chef-d’œuvre. Aucun des grands prescripteurs ne s’est attribué une découverte qui n’ait déjà paru dans cet ouvrage ; tous ont dit que leur réussite était basée sur l’Organon. C’est le premier livre que l’étudiant doit lire et le dernier qui doit être consulté par le vieux médecin aussi occupé soit-il.</p>
<p>Lippe, Wells et bien d’autres ont recommandé la lecture continue de ce livre au cours de leur carrière. Ne devrions-nous pas, nous aussi, le consulter avec un profond respect ? Ne devrions-nous pas rechercher les vérités cachées qui ont apporté tant de succès à ces fidèles serviteurs de la loi ? Vers qui se tournerait l’homme à la recherche de lumière dans son désir de suivre la loi, dans le but de soigner les malades et être utile aux humains ? Bien sûr vers Hahnemann et ses fidèles disciples et non pas vers ceux qui se moquent de ce qu’ils pensent être les élucubrations d’un vieil homme.</p>
<p>Il y a certains homéopathes autoproclamés qui, en actes et en paroles traitent Hahnemann de théoricien, de fanatique, de visionnaire ; mais ceux-ci n’ont jamais guéri les gens malades comme Hahnemann l’a fait. Que chacun apprenne de lui jusqu’à égaler ses résultats ; car il a été et est encore un enseignant supérieur à tous les autres. Il a été le premier avocat de l’homéopathie et nous avons à le suivre car toute dérive de ses enseignements devrait porter une autre appellation.</p>
<p>Il ne devrait pourtant y avoir aucune polémique entre les hommes quand il s’agit de principes. La vérité est souvent tranchante, elle pousse à la dispute et les plaies qu’elle ouvre ainsi se referment rarement en première intention ou sans perte de sang. La polémique enseigne rarement la vérité à celui qui ne cherche pas la vérité. L’être humain rationnel accepte la vérité car il y est préparé et parce que c’est la vérité. Les malades viennent en détresse quand tous les autres soins ont échoué et ils sont donc dans une attitude de réceptivité ; tandis que les médecins endurcis, habitués de longue date aux méthodes traditionnelles ont une attitude rebelle, leur égoïsme et leur sectarisme sont difficiles à vaincre. A leurs yeux la lumière du soleil est aussi obscure que la fumée.</p>
<p>Hahnemann a formulé les principes thérapeutiques de l’homéopathie. Des découvertes fragmentaires avaient déjà été effectuées avant son œuvre, ce qui démontre que la vérité avait déjà lui dans le passé, mais pas avec assez d’intensité pour créer une doctrine. Il a si bien établi les lois pratiques dans l’Organon et ses Maladies chroniques, que l’on peut considérer que l’éventail des thérapies homéopathiques est complet.</p>
<p>L’homéopathie ne repose ni sur des théories ni sur des opinions, mais sur des faits. Les hypothèses et les raisonnements n’ont aucune place dans un traité d’où peut dépendre la vie humaine. Il est évidemment impossible au théoricien médical de se baser sur des faits médicaux car il n’a aucune connaissance des faits à considérer : il raisonne donc et pense que les vomissements sont dus à un cerveau affecté, ou à un foie congestionné ou que c’est un réflexe de l’utérus, etc. et ce « raisonnement » tourne en boucle indéfiniment. Ce théoricien est plus enclin qu’un autre à penser qu’un diagnostic exact est très important et pourtant chaque hypothèse montre la mouvance de ses conclusions erronées.</p>
<p>Les esprits pervertis de cette manière ne sont surpassés en nombre que par ceux dont l’opinion fluctuante empêche de penser qu’il existe une voie sûre ou des procédés fiables : leur confusion et leur évanescence mentale les empêchent d’établir un projet suivi. Pour eux il n’y a pas de médicament évident et cela engendre tout un éventail de médicaments. La chambre du malade est pleine de bouteilles et l’estomac du patient distendu par des choses bien trop nombreuses pour qu’on les énumère… de décoctions faites à la maison… jusqu’au ragout irlandais.</p>
<p>Plus le diagnostic est juste et possède une base solide, plus la prescription est erronée. Les diagnosticiens sont de piètres prescripteurs, mais cela ne tue pas de nommer la maladie. <em>Nous devons simplement comprendre que le diagnostic ne révèle pas la nature de la maladie d’une façon qui pourrait nous évoquer l’image d’un remède</em>. Le diagnostic reflète ce qui se voit à l’extérieur, les conséquences périphériques de la pathologie, alors que c’est la nature interne de la maladie qui doit être perçue à travers les signes et symptômes caractéristiques afin de découvrir le remède curateur (Organon §6-8). La capacité à développer au plus haut point cette perception particulière conduit à la sélection des médicaments présentant l’homéopathicité la plus élevée, et par conséquent aux capacités de guérison les plus hautes.</p>
<p>Les opinions médicales concernant une maladie donnée sont aussi nombreuses qu’il y a de médecins. Même en ce temps de plus grande connaissance, prévalent les changements éclairs d’opinion. Le pauvre mortel qui erre d’un médecin à un autre ne reçoit que leurs diagnostics inutiles et couteux. Ce ne serait pas si grave si on ne pensait pas que le traitement repose sur le diagnostic. Bien heureusement pour le patient, ainsi que pour le médecin, une supposition n’est pas criminelle. Notre collègue Chapman, avec son cas test de prescription, a démontré que même le cas le plus simple ne donne pas lieu à deux prescriptions semblables, même quand les meilleurs allopathes sont consultés. Le résultat avec la Nouvelle Ecole était tout autre puisque tous les médecins sont arrivés au même remède pour le même cas. Le même test pourra être reconduit autant qu’on voudra, avec des résultats toujours similaires.</p>
<p>Les épidémies des vingt-cinq dernières années ont révélé de merveilleuses similarités dans les méthodes et les remèdes. La Commission sur la Fièvre Jaune a démontré la valeur de la méthode et de ses résultats dans les rapports médicaux formant les statistiques pour Memphis et la Nouvelle Orléans. Ces hommes ne se connaissaient pas. Ils ont travaillé et ont obtenu des résultats qui ont démontré qu’ils étaient inspirés par des principes puisque les mêmes remèdes ont été utilisés dans les différentes villes, ceci pour des symptômes identiques et avec les mêmes résultats.</p>
<p>L’exactitude des méthodes et des remèdes semblables pour des symptômes semblables partout dans le monde, avec la bonne vieille Matière Médicale qui s’améliore au fil des années, devrait suffire à interpeller les esprits et les convaincre de nous entendre. Les statistiques fournies par Boericke &amp; Tafel devraient être étudiées à fond avant que l’on tourne le dos à un système thérapeutique qui a fait ses preuves.</p>
<p>On a souvent dit que les hommes sont des couards nés ; on peut rarement s’en rendre compte avant de constater que les médecins de l’Ancienne école n’osent ni acquérir, ni lire, posséder, ni posséder dans leur bibliothèque le moindre livre écrit par Hahnemann. Ils ont peur d’être accusés de crime par leurs collègues et par les sociétés auxquels ils appartiennent.</p>
<p>Récemment un médecin qui dînait avec des amis s’aventura à dire du mal de l’homéopathie. On lui demanda s’il avait déjà lu un livre d’homéopathie, s’il lui était arrivé de feuilleter un livre écrit par Hahnemann, si par hasard il possédait une brochure sur le sujet. A toutes ces questions il répondit par la négative. On lui demanda ensuite s’il n’est pas habituel pour les médecins de l’école traditionnelle de se moquer de la Nouvelle Ecole, ce sur quoi il répondit par l’affirmative. Puis on lui demanda s’il connaissait un « médecin traditionnel » qui ait un livre d’homéopathie. A ceci il répondit que non. Suite à toutes ces questions, l’interrogateur releva que les réponses démontraient que cela semble être une habitude des tenants de la médecine traditionnelle de se moquer des sujets sur lesquels on a le moins de connaissances. C’est toujours le cas pour les sectaires et les ignorants. L’orgueil personnel se manifeste par le mépris à l’encontre des doctrines de l’homéopathie.</p>
<p>Si les cent dollars offerts par le Dr. Gould avaient été acceptés par des hommes instruits, nous aurions eu de nouvelles adhésions à la Nouvelle Ecole, car tout homme honnête, tout homme instruit qui a tenté d’exposer les erreurs ou les illusions de l’homéopathie a fini par en devenir le soutien. Le critique honnête doit lire les écrits de Hahnemann avec attention.</p>
<p>C’est le seul moyen pour que les livres de Hahnemann atteignent les bibliothèques de ces personnes dogmatiques et intolérantes. Plus l’essor de la Nouvelle Ecole a été rapide, plus rigide a été la mise en quarantaine des écrits de Hahnemann.</p>
<p>Dans la pratique de l’homéopathie, un maître, où qu’il soit, a quelque chose sur lequel il peut baser sa prescription. Hahnemann l’a brillamment démontré suite à son étude de l’épidémie de choléra, sans avoir vu un seul malade, en se basant uniquement sur les symptômes des cas qu’on lui décrivait pour les comparer avec la Matière Médicale. Il détermina que Veratrum, Cuprum et Camphora étaient les médicaments les mieux adaptés pour lutter contre cette épidémie. La nature de la maladie paraissait semblable à ce qu’il avait vu dans les provings de Camphora, Veratrum et de Cuprum. Il en conclut que ces remèdes devaient pouvoir guérir la maladie. Ils furent utilisés avec succès. Ce sont encore aujourd’hui nos références pour le choléra et ils le seront toujours. Hahnemann ne faisait pas qu’émettre un avis. Il avait simplement comparé les symptômes des provings avec ceux de la maladie. C’est de cette comparaison qu’il pu déduire que c’étaient ces remèdes qui étaient indiqués. Les homéopathes ont donc l’avantage de <em>prévoir</em>, ce qui ne se retrouve nulle part en médecine [en science, cette faculté est essentielle pour démontrer la validité d’un système au même titre que la découverte d’Uranus par Le Verrier et Adams ou le calcul de la récession du périhélie de Mercure par Einstein. NDT].</p>
<p><em>Des principes clairs doivent gouverner chaque médecin quand il se rend au chevet du malade</em> (Organon §1-2). Les malades y ont droit. Avant Hahnemann une telle chose n’existait pas. Les malades étaient outrageusement maltraités. Depuis l’avènement de ce système aussi magnifique que parfait, les gens ont le droit d’exiger l’exactitude dans les méthodes et la connaissance. Mieux vaut ne rien faire que de faire quelque chose d’inutile. Mieux vaut attendre et observer plutôt que d’agir n’importe comment. La moindre action du médecin homéopathe doit être basée sur un principe indiscutable. Il devrait dire : « Voilà ce que dit le principe, de la même façon que la grammaire est présente dans les moindres tournures de votre discours. » Certains disent « Je n’y crois pas » mais soyons clairs : la croyance n’a pas sa place en homéopathie. La méthode inductive de Hahnemann ne laisse aucune place au doute ; c’est pourquoi le premier paragraphe de l’Organon affirme :</p>
<p>La plus haute et même l'unique vocation du médecin est de rétablir la santé des personnes malades, c'est ce qu'on appelle guérir.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Stramonium, observation de F. Gladwin</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Nov 2010 13:39:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[STRAMONIUM
Federicka Emily Gladwin est avec Eugene Alonso Austin l’une des plus illustres élèves de Kent, qui enseignèrent l’homéopathie à Pierre Schmidt. En 1912 est créée la revue The Homeopathician, qui sera publiée jusqu’en 1916, deux numéros paraîtrons encore après la mort de Kent. C’est le premier article de Fredericka Gladwin publié dans The Homeopathician qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>STRAMONIUM</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/datura-stramonium.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-818" title="datura-stramonium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/datura-stramonium-300x298.jpg" alt="" width="300" height="298" /></a>Federicka Emily Gladwin est avec Eugene Alonso Austin l’une des plus illustres élèves de Kent, qui enseignèrent l’homéopathie à Pierre Schmidt. En 1912 est créée la revue <em>The Homeopathician</em>, qui sera publiée jusqu’en 1916, deux numéros paraîtrons encore après la mort de Kent. C’est le premier article de Fredericka Gladwin publié dans <em>The Homeopathician</em> qui est traduit ici.</p>
<p><em>Par Federicka E. Gladwin, M.D., H.M., Philadelphie, PA.</em></p>
<p><em>Traduction par le Dr Jean Pierre OHNET; </em>The Homeopathician, vol 01, n° 01, janvier 1912, pages 9-11.</p>
<p>Dans l’expérimentation de Stramonium, le délire et les spasmes sont si fortement mis en évidence, que Stramonium sans le délire, ni les spasmes est comme « Hamlet » sans Hamlet. Néanmoins Stramonium a une individualité sans que le délire et les spasmes ne soient présents. Au cours de la dernière année il m’est advenu d’avoir un tel cas à observer.  Le temps ne m’ayant pas permis de rédiger un remède pour la réunion de ce bureau, je demande d’avoir le privilège de vous montrer Stramonium, tel qu’il est représenté dans ce cas.</p>
<p>Le 17 février 1910, M. W. amène son fils à ma consultation. Durant les onze dernières années, il a mené son fils d’un spécialiste à l’autre, et découragé il a abandonné, se désespérant de voir son fils guérir. Mais une âme sensible, par pitié pour le garçon, l’a persuadé d’essayer une fois encore.</p>
<p>John a vingt et un ans, des cheveux bruns, des yeux marron, un front bas, des pommettes rentrées et des mâchoires très développées.</p>
<p>Timide, presque effrayé de dire que son âme est la sienne; a le regard d’un chien battu ; n’est venu que parce que son père l’a emmené.</p>
<p>S’imagine que tout un chacun pense qu’il est d’une classe inférieure.</p>
<p>Ne veut pas parler avec son père, pense que son père le méprise.</p>
<p>Tout ce qu’il a toujours tenté, un travail ou des études, alors que les choses avaient bien démarré et qu’elles l’intéressaient, il était obligé de les arrêter à cause de sa nervosité et de son bégaiement.</p>
<p>A dû cesser l’école à cause de cela. Soucis et chagrins à cause de ses échecs.</p>
<p>Peut à peine parler. Commence une phrase, dit un mot ou deux, puis au lieu de prononcer le prochain mot, bouge sa bouche et ses mains rapidement pour quelques instants. Ensuite il abandonne, attend une minute et recommence la phrase à nouveau. Il réussit parfois à prononcer la première syllabe du mot ennuyeux; puis il essaye en vain de poursuivre ; il s’arrête, attend une minute et recommence. Quand il arrive finalement à prononcer le mot, celui-ci sort avec une secousse, suivie de deux ou trois autres. Puis il s’arrête à nouveau sans produire un son, bouge sa bouche à nouveau.</p>
<p>Il s’imagine être en partie responsable de son bégaiement et ne sait que faire pour améliorer la situation. Pense que le bégaiement est une honte. Pense qu’il déshonore sa famille et lui-même avec son bégaiement.</p>
<p>Alors qu’il me parlait son père l’observait avec une expression de dégoût. Son père dit qu’il n’a jamais été aussi mal qu’à présent. C’est douloureux de le regarder.</p>
<p>Il est nerveux, agité, ne pouvant rester une minute en place ; bouge ses doigts, ses mains ; se ronge les ongles des mains jusqu’à ce qu’il saigne ; arrache ses ongles des orteils jusqu’à ce qu’il saigne ; enfonce ses doigts dans ses oreilles jusqu’à ce qu’apparaissent des lésions croûteuses.</p>
<p>Déprimé par moment.</p>
<p>Imagine que quelque chose va arriver.</p>
<p>Amélioré par le grand air.</p>
<p>Fuit les gens. S’il y a du monde à la maison, le fuit. Ne reste pas dans la pièce où il se trouve ; s’en va car « ils se sentent au-dessus de lui. »</p>
<p>Facilement excité.</p>
<p>Parle en dormant, cauchemars. Rêves d’incendies.</p>
<p>Le trouble a commencé quand il avait sept ans. Le maître d’école, voulant attirer l’attention d’un autre garçon, frappa soudainement le bureau de John avec une règle en parlant fort. John en fut très effrayé, pensant que ce vacarme lui était destiné. Depuis ce moment il a commencé à hésiter en parlant.</p>
<p>Lors d’une promenade, alors qu’il avait dix ans, le cheval s’échappa. John sauta de la voiture et s’enfuit dans un champ de mais ; fut perdu de midi jusqu’après la tombée du jour ; fut retrouvé en pleine crise de nerfs. « N’a jamais été bien depuis. »</p>
<p>A eu des frissons il y a dix jours et ce qu’il pense être un malaise. Il était seul à la maison ; était assis depuis une heure, engourdi ; ne pouvait ni se mouvoir, ni parler. Finalement il bougea, alluma le gaz, mais n’a pas de souvenir de ce qui s’est passé après ; était hébété, rampa chez les voisins qui prirent soin de lui jusqu’à ce que la famille revienne ; a un refroidissement depuis.</p>
<p>Toux sèche quinteuse depuis le frisson ; expectoration jaune, épaisse ; aggravation à 18 heures.</p>
<p>Stramonium a tout transformé. Son agitation, ses illusions et ses peurs sont toutes parties. Il peut se tenir debout tranquillement avec un calme parfait pendant une conversation avec un étranger, hésitant rarement sur un mot. Il ambitionne de réussir.</p>
<p>Il ne s’en laisse pas imposer. Récemment il a reproché à son père de ne pas l’avoir bien traité. Il conduit une voiture en ville dans la circulation la plus dense, ce qui ne l’intimide pas du tout.</p>
<p>Il sait maintenant qu’il a la même valeur que n’importe qui, et tient pour acquis que tout le monde le sait.</p>
<p>Il est heureux car maintenant il a une chance de « faire bien ».</p>
<p>La chose qui m’a le plus intéressée dans ce cas, que j’ai observée avec curiosité mais sans attente, est le remplissage des pommettes ; qui est actuellement réalisé.</p>
<p>Que la vie de ce garçon aurait été différente si quelqu’un lui avait donné Stramonium tout de suite après sa frayeur.</p>
<h2>Discussion sur Stramonium.</h2>
<p>Dr Halloway se souvient du cas d’un patient, un jeune homme de seize ans, le fils unique de parents aisés, qui s’arrachait la peau des doigts et les ongles jusqu’à saigner. Il avait guéri d’un choléra aigu, mais restait très nerveux. Sur la force de l’observation présentée, il décide de consulter ce remède, de lire les symptômes et de découvrir comment il peut couvrir son patient dans sa totalité.</p>
<p>Le Dr Thatcher, il y a quatre ou cinq ans, a été appelé pour soigner l’enfant de parents aisés, qui avait un strabisme convergent marqué. Il avait été prévu de l’hospitaliser pour une exploration neurochirurgicale afin de découvrir l’origine du trouble. L’enfant aimait naturellement les animaux et un jour alla dans une maison de campagne où un grand collie était enfermé. Le chien de façon inattendue lui sauta dessus. Elle hurla et eu un épisode convulsif. Le traitement du médecin du village consista essentiellement en du bromure. Un jour elle revint en hurlant de l’école disant que ses camarades menaçaient de mettre un chat sur elle, si elle ne faisait ce qu’ils voulaient. Bien qu’elle n’est jamais été effrayée par les animaux, quand ses camarades mirent un chat sur elle, elle eu un second spasme et commença à présenter un strabisme. Une perte du contrôle mental suivit, avec peur du noir. Les ophtalmologistes ne donnaient pas d’espoir d’améliorer l’état des yeux. Elle apparaissait sinon en bonne santé.</p>
<p>Ayant juste récemment lu les symptômes de Stramonium, le médecin reconnu que c’était un cas de Stramonium, et indiqua aux parents qu’à mesure que l’état mental s’améliorera, le strabisme disparaîtrait. Elle reçu une dose de Stramonium avec instructions de faire un compte-rendu dans six semaines.</p>
<p>En un mois un changement remarquable était survenu. Elle présenta un spasme après la prise du remède puis s’améliora. Une dose l’améliora pour un an. Puis l’agitation, la peur et le strabisme revinrent dans une certaine mesure et une dose fut répétée. L’ophtalmologiste voulu apprendre des parents ce qui avait été administré à l’enfant pour produire une telle amélioration.</p>
<p>Le Dr Dienst a eu des difficultés à comprendre une jeune femme souffrant de fièvre palustre. Quand il fut appelé pour la voir, elle essaya de faire l’amour et au milieu de son bavardage, elle lui annonça qu’elle avait un rendez-vous avec un médecin de Pennsylvanie pour aller au théâtre, et elle réalisa alors qu’il était ce docteur. Il reconnu bientôt Stramonium dans ses symptômes et une demi heure après avoir reçu une dose de Stramonium, elle présentait un aspect rationnel et sa fièvre palustre avait cessé. Bien que Stramonium n’ait pas de fièvre intermittente dans son expérimentation, alors que la patiente présentait une telle fièvre, en prescrivant pour la patiente, la fièvre fut guérie.</p>
<p>Puis l’orateur souligna le fait que le papier qui vient d’être lu attire à l’esprit des choses que nous avons vues et d’autres que nous n’avons pas vues. L’échange d’idées est bon pour faire comprendre et confirmer les remèdes. Il a perdu une fois un enfant d’une diarrhée avec déshydratation parce qu’il n’a pas été capable d’interpréter un symptôme présent, flexion et extension du membre, réalisée de façon répétée, presque continue. Huit ou neuf ans plus tard il trouva ce symptôme sous Chamomilla en le lisant. Plus nous vérifions ce qui a été donné, mieux c’est pour nous, et plus nos patients vivront longtemps.</p>
<p>Le Dr Gladwin rapporte, en décembre 1911, comment est le patient Stramonium. Il est merveilleux de constater comment un garçon timide, sensible, hésitant c’est transformé en un homme dynamique qui ne s’en laisse pas compter et qui est toujours attentif au confort et au plaisir de sa mère et de ses sœurs. Il est difficile de croire en le voyant aujourd’hui que c’est la même personne que ce garçon intimidé (alors âgé de vingt deux ans), il y a moins de deux ans.</p>
<h2>Ajouts répertoire</h2>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Jean Pierre propose d’ajouter les signes cliniques suivants dans le répertoire :</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Picking; nails; toenails</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Picking; nails; toenails; until they bleed</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;"> </span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Ears;Digs his fingers into his ears until he makes  scabby sores in them</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;"> </span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Cependant nous avons déjà présents dans ma version française du répertoire et du PCKENT des ajouts de Pierre Schmidt, qu’il a certainement pris de l’Homoeopathician.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Stram figure donc dans la rubrique RONGER les ongles.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">Il faut l’ajouter à OREILLE/ METTRE les doigts dans l’oreille.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #3366ff;">EB.</span></em></p>
<p><em><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-866" title="cdr_bouton" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" width="99" height="33" /></a><br />
</em></p>
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		<title>Pathogénésie de Cactus Grandiflorus</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2010 03:25:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[cactus]]></category>
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		<description><![CDATA[﻿CACTUS GRANDIFLORUS (proving)
Sa pathogénésie par l'observation sur l'organisme sain et confirmée sur le malade
Par le Dr. Rocco Rubini, American Homoeopathic Observer
V1N1
En ces temps de décadence homéopathique, où l'on voit prescrite n'importe quelle substance et d'après des principes qui sont tout sauf clairs et intelligibles,  il est bon de rappeler que nous devons l'exploration des propriétés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>﻿<strong>CACTUS GRANDIFLORUS (proving)</strong></p>
<p>Sa pathogénésie par l'observation sur l'organisme sain et confirmée sur le malade</p>
<h3>Par le Dr. Rocco Rubini, American Homoeopathic Observer</p>
<div id="attachment_615" class="wp-caption alignleft" style="width: 264px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/selenicerusgrandiflorus.jpg"><img class="size-medium wp-image-615" title="selenicerusgrandiflorus" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/selenicerusgrandiflorus-254x300.jpg" alt="Cactus grandiflorus, dont la fleur magnifique ne dure qu'une nuit" width="254" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Cactus grandiflorus, dont la fleur magnifique ne dure qu&#39;une nuit</p></div>
<p>V1N1</h3>
<p><span style="color: #0000ff;">En ces temps de décadence homéopathique, où l'on voit prescrite n'importe quelle substance et d'après des principes qui sont tout sauf <em>clairs et intelligibles</em>,  il est bon de rappeler que nous devons l'exploration des propriétés des médicaments à de courageux pionniers comme Rubini et son épouse, qui ont sacrifié leur santé pour nous transmettre ces précieux symptômes. La seule chose qui compte, c'est l'expression du dérèglement du corps et de l'esprit, qui se manifeste par des symptômes. La base scientifique de l'homéopathie, ce sont les symptômes, et certainement pas les interprétations psychologiques.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Aujourd'hui on assiste à l'éclosion de systèmes de prescription </span><span style="color: #0000ff;">parfois délirants, </span><span style="color: #0000ff;">basés sur des "thèmes". Les soi-disant expérimentations sont faites dans certains cas par des groupes de personnes se tenant assises autour de la substance à "tester" et qui rapportent ensuite les "sensations" qu'ils ou elles ont ressenties ! On trouve aussi le "dream-proving" où on dort avec une dose sous l'oreiller. Alors qu'il a fallu 50 ans de tests et de publications dans une communauté homéopathique vivante pour parvenir par exemple dans le cas de Lachesis à environ 5000 symptômes reconnus, vous trouverez moult substances dont on n'a pas entendu parler la veille et pour lesquelles on vous sert actuellement 6000, voire 10.000 </span><span style="color: #0000ff;">symptômes, littéralement du jour au lendemain... A leur tour ces "signes" sont intégrés dans les répertoires dits modernes, qui se trouvent aujourd'hui tellement encombrés de données fantaisistes qu'il n'est plus possible de trier le bon grain de l'ivraie.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Pour le néophyte, cette liste pourra paraître indigeste, voire hermétique. Pourtant celui qui s'est déjà lancé dans l'étude passionnante des symptômes humains  trouvera un régal à assembler, comparer, déduire de cette liste les indications de Cactus. C'est en somme la façon dont un médecin homéopathe exerce son art devant un patient, sauf qu'ici nous sommes placés devant un patient artificiel qui nous raconte une histoire encore complètement inconnue. Dans mon expérience, on peut jauger la qualité d'un praticien à son agilité à décrypter une expérimentation. Ceux qui ont jeté un simple coup d'oeil et sont partis en courant ne sont hélas certainement pas de grands médecins.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Allez, je vais refaire le vieux pénible, mais c'est le moment de rappeler que <em>tout s'acquiert en consentant un effort</em>. Et l'on recueille les fruits en proportion du travail qui a été investi ; l'homéopathie et vraiment généreuse elle m'a rétribué au cent mille le temps que j'y ai passé je dois dire ! Pour bien comprendre l'homéopathie il faut vouloir <em>chercher</em>. Mais chercher ne suffit pas, il faut <em>persévérer</em>, tomber et recommencer. Cependant toutes ces connaissances ne resteront que vaines et superficiellement acquises tant que l'on n'aura pas sacrifié des soirées, des jours, des semaines à comprendre et incorporer jusque dans nos cellules. Rubini nous montre ainsi qu'il faut même <em>savoir souffrir</em> pour être gratifié de parcelles de vérité. Ne croyez pas devenir homéopathe en suivant un stage de quelques week end par an. Ne croyez pas obtenir de grands résultats en suivant des grands maîtres autoproclamés qui vous vendent leur systèmes infaillibles qui ont tous en commun de n'être qu'une horrible simplification de l'homéopathie.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><br />
</span></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">L’article qui suit est extrait de l’excellente traduction du Prof. A. Lippe :</span></h3>
<p>Les caractéristiques de ce Cactus sont attraites au développement de son action «<em>spécifiquement sur le cœur et ses vaisseaux sanguins en dissipant leur congestion et en supprimant</em> <em>leur irritation</em> » sans affaiblir le système nerveux comme Aconit. D’où notre préférence au dernier dans tous les cas d’inflammation, en particulier dans les cas de tempéraments lymphatiques ou nerveux.</p>
<p>Cette courte pathogénèsie, que je présente publiquement, n’est qu’un embryon de l’effet produit par ce légume sur le sujet sain.</p>
<p>Mon épouse et moi-même, avons pu percevoir avec quelle puissance il agissait sur le cœur et son système circulatoire, causant larmoiements et sentiment de terreur. Nous n’avons pas eu le courage de continuer une expérimentation qui aurait pu mettre notre vie en danger.</p>
<p>J’espère que d’autres, moins timides et ayant plus de force morale, seront capables de compléter et corriger les symptômes que je n’aurais pas décrits avec précision. Chacun reconnaît la nécessité de répéter fréquemment les expérimentations, sur le bien portant comme sur le malade, afin de connaitre avec  certitude et  conviction le mode d’action défini de chacun des médicaments.</p>
<h3>OBSERVATIONS CLINIQUES</h3>
<p>C’est un « <em>remède spécifique des pathologies cardiaques, »</em> sur lesquelles il agit promptement. Par conséquent et en ces circonstances, il peut être considéré comme un remède souverain qui ne peut être concurrencé par aucun autre. Dans les maladies organiques de cette nature, la dose est d’une à cinq gouttes de teinture mère, diluées dans de l’eau et prises sur de longs intervalles au long de la journée. Cela délivrera rapidement le patient de ses souffrances, même si elles ne cessent pas entièrement et qu’il n’est pas guéri. Dans les affections aigues sévères de cet organe, la même dose guérira rapidement, sans le soutien d’aucun autre remède. Dans les affections cardiaques d’origine nerveuse, les globules dynamisés à la 6 ème, 30 ème et 100 ème  amèneront un apaisement immédiat. Il peut aussi être utilisé en toute confiance dans les conditions suivantes :</p>
<p>Congestion sanguine chez les personnes de nature pléthorique – Rhumes conséquents à la suppression de la transpiration ou aux courants d’airs – Inflammations variées – Inflammations rhumatismales, avec gonflement des parties atteintes et douleur – Fièvres catarrhales – Rhumatisme articulaire aigu  – Fièvres inflammatoires -  « Fièvre gastrique » - Congestions cérébrales – Céphalées dues à la congestion sanguine ou aux rhumatismes – Apoplexie sanguine – Epistaxis profus – Coryza sec ou avec écoulement – Ophtalmie rhumatismale aigue – Otite rhumatismale – Rhumatisme cardiaque – Rhumatisme de la poitrine – Angine de poitrine – Hypertrophie cardiaque – Anévrisme du cœur et des gros vaisseaux – Cardites aigues et chroniques – Palpitations nerveuses et organiques du cœur – Hépatisation des poumons – Congestion sanguine de la poitrine – Bronchites – Pleurésie – Pleuropneumonie – Hémoptysie – Pneumorragie – Asthme congestif – Oppression respiratoire chronique – Toux catarrhale – Tuberculose pulmonaire au début – Nausée – Perte de l’appétit – Hémorroïdes sanglantes - Règles douloureuses – Hématurie – Strangurie – Paralysie de la vessie – Herpes squameux et sec des chevilles et des coudes.</p>
<h3>Tête</h3>
<p>Vertige du à la congestion sanguine à la tête, (après 10 jours), pâleur du visage et émaciation, (les six premiers jours.) Face bouffie et rouge avec douleurs pulsatives dans la tête, (le douzième jour.) Grande chaleur dans la tête, chaleur de la face comme s’il s’était exposé devant un grand feu, ce qui cause de la fureur ainsi qu’une horrible anxiété, (le premier jour). Sensation de vide dans la tête, (le deuxième jour.) Violente douleur insupportable dans la tête due à sa congestion, (le quatrième jour.) Pression dans la tête, comme si un poids pesait sur le vertex. Douleur dans la tête avec prostration et lassitude. Douleur excessive dans la tête, qui cause une telle anxiété qu’il lui est impossible de rester au lit, (le quatrième jour.) Douleurs pulsatives avec une sensation de poids sur le côté droit de la tête, qui durent jour et nuit et qui sont d’une si grande intensité qu’elles le pousse à crier fort, (après quatre jours.) Douleur très vive du côté droit de la tête, qui s’accentue en soulevant la tête de l’oreiller pendant plusieurs jours consécutifs, (après trois jours.) Douleur très vive du côté droit de la tête, qui augmente par le son des voix et la lumière forte, (les cinq premiers jours.) Tension sur le vertex, qui revient périodiquement, tous les deux jours, (dans les vingt premiers jours.) Douleur importante, comme un poids sur le vertex qui est améliorée par la pression. Sensation de poids sur le vertex, avec une forte douleur qui est aggravée par le bruit des conversations et au son de n’importe quel bruit. Pression dans le front, le jour et la nuit, pendant deux jours consécutifs. Pression dans le front aggravée par la lumière brillante, les voix fortes et les bruits. Douleurs pulsatives dans les tempes et qui deviennent intolérables la nuit, (le deuxième jour.) Sensation d’un poids lourd dans la tempe droite et du sourcil droit amélioré par la pression. Tourmenté par des pulsations continues dans les tempes et les oreilles, si excessivement contrariantes, qu’elles finissent par causer de l’hypocondrie, (les huit premiers jours.) Fortes pulsations dans les tempes comme si le cerveau allait éclater, (le premier jour.) Douleur et tiraillements dans l’occiput aggravés par le mouvement de la tête. Douleur tiraillante de l’aponévrose de l’occiput, améliorée en basculant la tête en arrière. Suspension transitoire de la vision, (le premier jour.) Perte de vision, apparitions de cercles rouges devant les yeux, qui diminuent la vision, (le sixième jour.) Baisse de l’acuité visuelle ; il ne reconnait pas ses amis à quelques pas de distance. Il ne reconnait personne, pas même un ami à proximité. Baisse de la vision pendant plusieurs jours consécutifs, les objets apparaissent comme obscurcis, (les quatre premiers jours.) Faiblesse de la vision se répétant périodiquement, les objets apparaissent obscurcis, ophtalmie rhumatismale suite d’exposition à l’air froid, guérie rapidement. Coryza sec et très déplaisant, qui l’oblige à respirer la bouche ouverte pendant la nuit. Coryza liquide et très âcre qui irrite les narines. Epistaxis profuse qui cesse en peu de temps. Pulsations dans les oreilles qui continuent jour et nuit, (les six premiers jours.) Bruit dans les oreilles, comme le flot d’une rivière, qui dure toute la nuit, (le premier jour.) Audition perturbée par le bourdonnement dans les oreilles, il faut parler fort pour être compris, (le premier jour.) Otite douloureuse, suite à  la suppression de la transpiration, guérie en quatre jours. Insomnie la nuit, sans cause apparente, (la première nuit.) Insomnie le soir et la nuit due a  des pulsations dans l’épigastre ainsi que dans l’oreille droite, (la deuxième nuit.) Insomnie pendant quarante huit heures avec pulsations bilatérales dans les oreilles, (le troisième jour.) Il ne peut pas s’endormir durant les premières heures de la soirée et lorsqu’il y parvient, se réveille soudainement, (les huit premiers jours.) Sommeil interrompu la nuit, le lendemain il est aussi fatigué que s’il n’avait pas dormi, (le vingtième jour.) Paroles incohérentes pendant le sommeil, la nuit et se réveille en parlant hors propos, (le dixième jour.) Délire sans conséquences la nuit, qui cesse un moment au réveil et reprend sitôt qu’il va se coucher, (le septième jour.) Hypocondrie et tristesse invincible, (les six premiers jours.) Mélancolie inhabituelle, pour laquelle il ne peut pas donner de raison, (les quatre premiers jours.) Profonde hypocondrie, il refuse de parler, (le quatrième jour.) Taciturnité qui perdure, il ne veut pas répondre aux interrogations, (le troisième jour.) Tristesse, taciturnité et tendance irrésistible à pleurer, (les six premiers jours.) peur de la mort, extrême et continue, il pense que sa maladie est incurable, (le septième jour.) Désir de solitude, il évite toujours les gens qui veulent le réconforter, (le neuvième jour.) Irritabilité extraordinaire, la moindre contrariété le met en colère, (le quinzième jour.)</p>
<h3>Poitrine</h3>
<p>Sensation de constriction dans la poitrine qui empêche de parler librement et quand il y est forcé, la voix est basse, faible et rauque, (le dixième jour.) Constriction de la partie supérieure de la poitrine qui gêne la respiration, (les premiers quinze jours.) Sensation de grande constriction au milieu du sternum comme s’il était comprimé par des tenailles en fer et cette compression produit de l’oppression respiratoire, aggravée au mouvement, (les dix premiers jours.) Sensation de constriction de la poitrine, comme serrée, (le quatrième jour.) Constriction douloureuse dans la partie inférieure de la poitrine, comme si une corde était resserrée autour des côtes asternales avec obstruction de la respiration. Sensation dans la poitrine comme si quelqu’un l’étreignait et la serrait fermement, le patient a vraiment cette illusion et crie « laissez-moi seul ! », (le troisième jour.) Sensation de constriction dans les épaules, telle qu’il ne peut bouger, (cinquième jour.) Douleur aigue, errante, dans la cavité thoracique, dérangeante, principalement dans la région scapulaire, (les premiers quinze jours.) Douleur musculaire tiraillante du côté gauche de la poitrine avec  extension à l’articulation scapulo-humérale qui entrave la respiration ainsi que l’usage du bras gauche. Douleur dans le sein gauche, augmentée au toucher et apaisée en le soulevant légèrement, (les premiers douze jours.)  Sensation d’un mouvement désagréable qui va d’avant en arrière dans la région cœur, comme si un reptile se mouvait à l’intérieur, plus aggravée la journée que la nuit, (les douze premiers jours.) Sensation de constriction cardiaque par une main de fer, qui entrave le mouvement de celui-ci, (les dix premier jours.)  Douleurs pesantes et lourdes dans la région du cœur, aggravées par la pression externe, (le deuxième jour.) Douleur très aigue, fourmillante dans le cœur  entravant la respiration et les mouvements corporels, (le quatrième jour.) Douleur  très aigue et tellement piquante dans le cœur que cela le fait pleurer et crier fortement avec obstruction de la respiration, (les premiers huit jours.) Oppression dans la région sous-clavière gauche, comme si un poids empêchait la dilatation du thorax, (quatrième jour.) Oppression prolongée de la respiration, avec grande anxiété (les huit premiers jours.) Oppression de la poitrine, souffle court, (les quatre premiers jours.) Oppression de la respiration comme par un poids sur la poitrine, (troisième jour.)  Oppression chronique de la respiration, aggravée au grand air, puis qui disparait. Difficultés respiratoires, oppression continue et malaise, comme si la poitrine était serrée par une main de fer et ne pouvait se dilater seule pour respirer normalement, (les huit premiers jours.) Attaques périodiques de suffocation, perte de connaissance, transpiration de la face et pouls imprenable, (les huit premiers jours.) Anxiété qui revient tous les soirs, (les premiers quinze jours.) Asthme congestif qui cède rapidement. Palpitations cardiaques continuelles, jour et nuit, aggravées en marchant et la nuit allongé sur le côté gauche, (les premiers six jours.) Palpitations cardiaques nerveuses qui augmentent graduellement pendant la période de menstruation. Palpitations nerveuses, produites par des affections morales profondes, calmées immédiatement. Palpitations nerveuses du cœur, existant depuis plusieurs années, en conséquence d’une affaire amoureuse infructueuse, rapidement soulagées. Palpitations cardiaques chroniques, chez un enfant de douze ans, qui a résisté à toutes les applications de l’art, pendant de nombreuses années et qui ont complètement guéris. Cardite aigue accompagnée d’une légère cyanose de la face, oppression respiratoire, toux sèche, douleur piquante du cœur avec impossibilité de se coucher du côté gauche et un pouls rapide, vrombissant, tendu et dur. Tous ces symptômes sont guéris en quatre jours. Cardite chronique, sur un visage bouffi et cyanosé. La respiration est suffocante, les douleurs cardiaques sont continues et lourdes, hydropéricarde, hydrothorax, ascite, œdèmes des mains, pieds et jambes. Impossibilité de se coucher dans le lit, parler et même boire, pieds et mains froids, pouls intermittent, guéri en quinze jours. Endocardite accompagnée d’une toux très sèche et convulsive, guérie en quatre jours. Hypertrophie du cœur pendant trois ans. Le patient a un pouls imperceptible. Grande prostration, essoufflement et tristesse, il ne peut pas s’allonger, il ne peut pas parler, il a à peine dormi depuis quinze jours, il est faible, oublieux et les pieds sont œdématiés. Il est très vite rétablit. Se couche et dort tranquillement pendant douze heures. Congestion sanguine dans la poitrine qui l’empêche de se coucher dans le lit, (troisième jour.) Bronchite guérie prestement. Bronchite chronique avec râles muqueux, qui adopte un caractère aigu à la suite d’un refroidissement et génère une grande anxiété ainsi que de la suffocation. Le patient est rapidement amélioré et l’état aigu cède promptement. Bronchite chronique durant depuis plusieurs années, avec râles muqueux jour et nuit. Oppression de la respiration en montant des escaliers. Impossibilité de se coucher à l’horizontale dans le lit, rapidement guéri. Des cas de pleurésies, tous guéris en deux à quatre jours. Hépatisation des poumons résolue en quelques jours. Péripneumonie sévère avec grande oppression respiratoire. Douleur fourmillante, toux aigue et intense. Crachats sanguinolents. Pouls à 120, dur et vibrant, guéri en quatre jours. Hémoptysie qui cesse rapidement. Pneumorragie violente qui est arrêtée en quelques heures. Pneumorragie qui se renouvelle toutes les quatre, six, sept ou huit heures. Celle-ci est accompagnée à chaque fois d’une toux convulsive et de l’expectoration de deux ou trois livres de sang, améliorée d’un seul coup et guérie en quatre jours. Toux stertoreuse rebelle, aggravée la nuit. Toux catarrhale avec beaucoup d’expectorations collantes. Toux avec expectorations jaunes et épaisses comme de l’amidon bouilli. Toux sèche, déclenchée par un chatouillement dans la gorge, (les premiers quinze jours.) Toux sèche suite de chatouillement dans le larynx, (première nuit.)</p>
<h3>Abdomen</h3>
<p>Constriction de l’œsophage qui empêche d’avaler, il doit boire une grande quantité d’eau afin de la forcer dans l’estomac, (le 6<sup>ème</sup> jour.) constriction de la gorge qui entraîne des accès de déglutition, (le 8<sup>ème</sup> jour.) Odeur fétide de l’haleine le matin, (le 3<sup>ème</sup> jour.) Nausée le matin et toute la journée, (le 7<sup>ème</sup> jour.) Acidité de l’estomac qui remonte dans la gorge et dans la bouche, qui donne un goût acide à tout ce qu’il essaye de manger, (le 4<sup>ème</sup> jour.) Sensation de violentes brûlures de l’estomac, (les premiers cinq jours.) Grande soif qui le pousse à boire beaucoup d’eau, (le 1<sup>er</sup> jour.) Sensation de grande constriction dans le creux épigastrique avec extension aux hypocondres qui entrave la respiration, (le 4<sup>ème</sup> jour.) Fortes pulsations dans le creux épigastrique, (les huit premiers jours.) Pulsations ennuyeuses et continues de l’estomac. Pulsation très pénible de l’artère cœliaque, après le dîner, qui dure trois heures et correspond au battement de l’artère temporale droite. Sensation de poids sur l’estomac, qui continue pendant plusieurs jours, (les premiers huit jours.) Sensation de poids sur l’estomac, qui cède rapidement mais réapparait à chaque prise du remède, (les premiers quinze jours.) Oppression et poids sur l’estomac, (le 4<sup>ème</sup> jour.) Manque d’appétit et agueusie, ces symptômes disparaissent après quelques heures, (le 2<sup>ème</sup> jour.)Perte complète de l’appétit, il ne peut pas prendre le moindre morceau de nourriture, (le 3<sup>ème</sup> jour.)Manque d’appétit avec nausée depuis plusieurs jours. Ce n’est seulement qu’en faisant un effort qu’il est capable d’avaler quelques bouchées, (les premiers quatorze jours.) Appétit augmenté malgré une digestion faible et lente, (le 20<sup>ème</sup> jour.) Digestion très lente, même après huit ou dix heures, le goût des aliments remonte dans la gorge. Mauvaise digestion ; tous les aliments pèsent sur l’estomac et causent tellement de souffrance qu’il préfère s’abstenir de manger. Vomissements abondants de sang, gastro-entérite sévère, guéris en cinq jours. Hépatite sévère, guérie en deux jours. Hépatite chronique et engorgement hépatique : guéris rapidement. Borborygmes dans les intestins, avant la selle. Sensation angoissante avant la selle, très ennuyante, comme si un serpent se retournait ici et là dans les intestins, (quatrième jour.) Douleurs très violentes dans les intestins, à la limite de le faire s’évanouir, qui continuent plus ou moins toute la journée, (le 7<sup>ème</sup> jour.) Douleurs erratiques de la région ombilicale qui cessent et reviennent périodiquement, (le 5<sup>ème</sup> jour.) Chaleur insupportable de l’abdomen comme si quelque chose le brûlait à l’intérieur, (après deux jours.) Les parois abdominales sont brûlantes au toucher et sont plus chaudes que les autres parties du corps, (3<sup>ème</sup> jour.) Constipation pendant les six premiers jours. Constipation comme une congestion hémorroïdaire. Evacuation de selles noires et dures, immédiatement après la prise du remède, chez un homme constipé depuis plusieurs jours. Le jour suivant, évacuation bilieuse, (1er jour.) Diarrhée bilieuse avec quatre ou cinq évacuations par jour, toujours précédées par la douleur, (pendant les huit premiers jours.) Diarrhée bilieuse, avec douleur de l’abdomen, huit évacuations en un jour, (le 3<sup>ème</sup> jour.)  Le matin, diarrhée de selles sans consistance, précédée par de grandes douleurs, huit selles de 6h00 à 12h00 et rien l’après-midi, (le 7<sup>ème</sup> jour.) Diarrhée liquide, très abondante à chaque fois, dix passages aux toilettes, le matin, toujours précédée de douleurs et borborygmes, (le 9<sup>ème</sup> jour.) Diarrhée muqueuse précédée par des douleurs tiraillantes, trois fois dans la journée, (le 12<sup>ème</sup> jour.) Sensation de poids sur l’anus et désir d’évacuer une grande quantité de selles, cependant, rien ne passe, (le 15<sup>ème</sup> jour.) Varices enflées et douloureuses, en dehors de l’anus. Démangeaisons de l’anus, qui le poussent à se gratter très souvent. Picotements dans l’anus, comme des aiguilles qui cessent lors d’une légère friction. Hémorragie abondante de l’anus, qui cesse rapidement. Constriction du col de la vessie qui entrave, au début, le passage de l’urine, mais quand il fait beaucoup d’effort, il urine normalement, (le 10<sup>ème</sup> jour.) Grand désir d’uriner, mais bien qu’il essaie pendant un long moment, il en est incapable, (le 1<sup>er</sup> jour.) Désir d’uriner. Après qu’il en ait fait longtemps la tentative, il finit par réussir à uriner abondement, (le 1<sup>er</sup> jour.) Irritation insupportable de l’urètre, comme une envie d’uriner permanente. Fréquent désir d’uriner avec écoulement abondant à chaque fois, pendant la nuit, (les six premiers jours.) Chaleur dans l’urètre, qui augmente graduellement pour devenir insupportable, (le 5<sup>ème</sup> jour.) L’urine s’écoule par gouttes, avec beaucoup de brûlures, (le 4<sup>ème</sup> jour.) Miction involontaire pendant la nuit, au lit, pendant le sommeil, a 5h00, (première partie de la nuit.) Les urines sont plus abondantes que d’habitude, (les quatre premiers jours.)  Urines profuses, couleur paille, (le premier jour.) les urines sont très abondantes, il doit uriner fréquemment et a chaque fois, elle s’écoule en grande quantité. Urine rougeâtre, trouble et très abondante. L’urine en refroidissant dépose un sédiment rouge. Hématurie effrayante par la congestion des veines de la vessie, rétention urinaire, paralysie de la vessie. La sonde vésicale forge son passage avec difficulté à travers les caillots avant de terminer dans les urines. Le patient, qui pendant quarante sept jours avait essayé en vain tous les autres remèdes, a été guéri en quelques jours. Sensation de constriction douloureuse dans l’aine, s’étendant autour du pelvis. Sensation de constriction douloureuse de la région utérine, qui  s’étend graduellement vers le haut et après un quart d’heure atteint l’estomac, cause la sensation de coup dans les reins, qui fait crier le patient, après quoi, la douleur s’apaise rapidement, (le premier jour après avoir pris un globule à la 100<sup>ème</sup> dynamisation.)  Douleur dans l’utérus et ses ligaments, récurrent chaque soir et augmentant graduellement jusqu’à 23hoo, heure de l’aggravation, puis cesse jusqu’au soir suivant, pendant plusieurs jours successifs, (après quinze jours.) Menstruation très douloureuse accompagnée de prostration des forces. Elle est obligée de rester au lit pendant trois jours, (le 8<sup>ème</sup> jour.) Menstruation horriblement douloureuse, la faisant fortement crier et pleurer, (5<sup>ème</sup> jour.) La menstruation, qui était en général précédée par de grandes douleurs, arrive cette fois ci sans douleur et avec abondance. Menstruation qui a huit jours de retard, chez une femme qui est habituellement réglée avec retard, (le 3<sup>ème</sup> jour.) Menstruation insuffisante, qui cesse lorsqu’elle reste allongée. Menstruation de sang noir, poisseux et plutôt abondant. Travail supprimé pendant dix jours, qui recommence le premier jour de l’administration du remède.</p>
<h3>Membres  supérieurs et inférieurs</h3>
<p>Fourmillements avec poids sur les bras, qui ne peuvent pas être relevés librement, pire dans le bras gauche. Œdème des mains, particulièrement la gauche. Herpès sec et squameux sur l’extérieur du coude droit, sans prurit, ayant la dimension d’un pouce et demi de largeur, (30<sup>ème</sup> jour.) Une éruption herpétique sèche et squameuse similaire sur l’extérieur du coude gauche, (après quarante huit jours.) Herpes sec et squameux, deux pouces de large, sur la malléole interne gauche, (après trente-huit jours.) Violentes démangeaisons des chevilles, (vingtième jour.) Violent prurit qui lui fait se gratter la partie inférieure du tibia, (après vingt et un jour.) Œdème des jambes, jusqu’aux genoux : la peau est brillante et la simple pression du doigt laisse son empreinte sur la peau. Œdème des pieds jusqu’au tiers inférieur de la jambe, qui s’estompe rapidement. Il ne peut pas rester en place lorsqu’il est assis, il doit jeter ses jambes ici et là involontairement.</p>
<h3>Généralités</h3>
<p>Faiblesse générale accompagnée de tristesse et de mauvaise humeur. Faiblesse générale telle qu’il ne s’aventure pas à parler. Une telle faiblesse qu’il ne s’aventure pas à faire quoi que ce soit, pas même  de marcher à travers la pièce. Grande faiblesse pendant plusieurs jours successifs. Il ne s’aventure pas à marcher du tout. Grande faiblesse corporelle, il ne se sent pas capable de rester debout sur ses pieds. Grande faiblesse qui le garde alité, il ne se sent pas capable d’utiliser ses jambes. Malaise général et une faiblesse telle qu’il ne peut pas se relever de son siège. Etat dépressif et langueur toute la journée. Sensation de froid, le soir qui dure une demi-heure, (le 1<sup>er</sup> jour.) Léger frisson vers 22h00, (le 1<sup>er</sup> jour.) léger grelottement qui cède rapidement vers 14h00, (le 1<sup>er</sup> jour.) Froideur générale tellement sévère que les dents claquent durant trois heures et ne cesse pas malgré le fait qu’il soit au lit, sous une pile de couvertures, (le 1<sup>er</sup> jour.) Chaleur brûlante qui cause shortness of breath , fureur et l’empêche de rester tranquillement au lit. Cette chaleur succède de trois heures le frisson et continue pendant vingt heures, (le 1<sup>er</sup> jour.) Chaleur ardente dans le courant de la nuit, avec une forte céphalée, grande dyspnée et impossibilité de rester allongé, (premier jour.) Transpiration profuse qui suit le stade de chaleur, (le 1<sup>er</sup> jour.) Légère fièvre et douleur dans la tête qui se développe après un léger frisson qui dure peu de temps et se termine par une légère transpiration, à 16h00, (le 1<sup>er</sup> jour.) Fièvre intermittente quotidienne qui revient chaque jour à la même heure pendant plusieurs jours. A 13h00, un léger frisson, puis chaleur brûlante, dyspnée et légère transpiration. De 23h00 à 12h00 le lendemain, apyrexie totale, (après treize jours.) Fièvre quotidienne et intermittente non atténuée par le sulfate de quinine, immédiatement enrayée. A 11h00, grand froid pendant deux heures puis chaleur brûlante avec dyspnée, soif, douleur violente de la tête, coma, stupeur, indifférence jusqu’à minuit, puis se termine par une soif inextinguible et transpiration profuse. A 16h00, le jour suivant, apyrexie totale et un sentiment de confort, comme s’il était en parfaite santé, qui dure pendant sept heures. Puis, à 11h00, le paroxysme est à nouveau de retour, réapparait  constamment pendant cinq jours successifs et n’a pas pu être enrayé par la quinine. Pouls imprenable pendant plusieurs jours chez un homme atteint d’une hypertrophie cardiaque chronique, les pulsations sont à nouveau perceptibles, suivant un rythme irrégulier et intermittent, immédiatement après la prise du remède, comme avant.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<title>Le commencement</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 05:29:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Broussalian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Broussalian]]></category>
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		<category><![CDATA[Répertoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Le commencement de l'aventure du Répertoire
Cette page 679 du Répertoire en anglais a été le Primum Movens de mon travail.
En effet, Kent a rassemblé sous une rubrique unique "Sensations"  sept différents symptômes subjectifs.
Plus loin, sur la même page, on retrouve, deux autres symptômes:
Sensation of Stricture et Sensation of Swelling
il était logique de compléter la rubrique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=f2727f7733fce8a605cb2dbe0e71160e&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><div id="attachment_585" class="wp-caption alignleft" style="width: 629px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/jojo-commencement1.jpg"><img class="size-large wp-image-585" title="jojo-commencement" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/jojo-commencement1-619x1024.jpg" alt="Le passage clé du Répertoire de Kent qui a provoqué l'étincelle" width="619" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Le passage clé du Répertoire de Kent qui a provoqué l&#39;étincelle</p></div>
<h1 style="text-align: left;">Le commencement de l'aventure du Répertoire</h1>
<p style="text-align: left;">Cette page 679 du Répertoire en anglais a été le Primum Movens de mon travail.</p>
<p style="text-align: left;">En effet, Kent a rassemblé sous une rubrique unique "Sensations"  sept différents symptômes subjectifs.</p>
<p style="text-align: left;">Plus loin, sur la même page, on retrouve, deux autres symptômes:</p>
<p style="text-align: left;">Sensation of Stricture et Sensation of Swelling</p>
<p style="text-align: left;">il était logique de compléter la rubrique "Sensations" en ajoutant ces deux  nouveaux.</p>
<p style="text-align: left;">C'était la pour moi la preuve que Kent avait commencé à rassembler les</p>
<p style="text-align: left;">symptômes subjectifs dans une seule rubrique.</p>
<p style="text-align: left;">Démarche logique cartésienne.</p>
<p style="text-align: left;">Il fallait créer un Répertoire classé en signes Subjectifs, Objectifs et Lésionnels.</p>
<p style="text-align: left;">Ce fut mon travail tout tracé.</p>
<p style="text-align: left;">Ce fut le "commencement" de 50 ans de Passion et de Bonheur.</p>
<p style="text-align: left;">Georges Broussalian</p>
<p style="text-align: left;">
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<item>
		<title>Aconit, Arsenicum album, Phosphorus et Sulfur</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 05:37:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Aconit]]></category>
		<category><![CDATA[arsenicum]]></category>
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		<category><![CDATA[sulfur]]></category>

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		<description><![CDATA[ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR
Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York
American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.
Traduction : Catherine Mayer
Relecture : Bénédicte Goudard
EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR</strong></p>
<h3>Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York</h3>
<p>American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-491" title="Old_book_bindings_cropped" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Traduction : Catherine Mayer</p>
<p>Relecture : Bénédicte Goudard</p>
<p><em>EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, et souligne notre niveau de régression actuel - régression qui  touche sans doute toutes les branches de la société, médecine classique  comprise. Nous nous efforcerons de publier régulièrement le fruit de ce travail  de traduction et j’en profite pour appeler à la rescousse des volontaires qui  maîtrisent bien l’anglais et l’homéopathie !</em></p>
<p><em>Ce premier texte que nous produisons est une petite merveille clinique.  Vous serez étonnés de constater comme le contenu a peu vieilli, si ce n’est les  préjugés sociaux qu’on peut y trouver : le Phosphorus  appartient à la race des seigneurs, tandis que le misérable Arsenic ne se préoccupe que du matériel. </em></p>
<p>Messieurs : Dans cette conférence,  je vais tenter d’individualiser les remèdes traités avec l’intention de  trouver, si possible, le génie de chacun. Afin d’étudier cela de manière  compréhensible, je propose d’effectuer une comparaison entre Aconit, Phosphorus,  Arsenicum and Sulfur en donnant premièrement les signes  caractéristiques représentatifs de chacun de ces remèdes, en bonne santé aussi  bien que dans la maladie.</p>
<p>De cette manière, si nous  imprimons fermement la personnalité d’un remède dans notre esprit, nous  pourrons toujours le reconnaître avec une certitude considérable. Tout comme  nous reconnaissons un visage familier, même à distance, alors qu’il ne s’est  pas encore approché assez pour nous permettre de tracer la minutie de ses  traits. Comment le reconnaissons-nous au loin ? Est-ce par sa démarche  particulière, par le style et la couleur de ses vêtements, son port de tête, le  balancement de ses mains ou le tout ensemble ? Nous devons devenir si  familiers avec les particularités, le génie d’un remède ou sa représentation  dans la maladie, que de voir une personne malade c’est connaître son remède  -qui est son analogue- avant même d’avoir investigué l’exactitude des  symptômes. Son impression sur la personne donne l’expression du remède, si nous  avons la connaissance suffisante de son génie pour le reconnaître.</p>
<h2>Aconit</h2>
<p>Vous me permettrez d’utiliser un  langage clair car pour intensifier une image, il faut des lumières et des  ombres. Par conséquent, je me rabaisse au langage de la vie plus courante par  moment afin de donner du charisme aux caractères que je vais énumérer.</p>
<p>La personne en bonne santé qui  pourrait raisonnablement représenter Aconit,  c’est une fille  grassouillette,  vigoureuse, pas très grande, enthousiaste, les cheveux châtains roux, les yeux  noisette et la peau claire. Le tempérament sanguin.</p>
<p>Elle a un grand cœur et est  généreuse, parfois malicieuse tout particulièrement en ce qui concerne les  relations romantiques, elle prend plaisir à taquiner son prétendant. Elle est  active et turbulente dans ses habitudes, rougit facilement et est extatique  dans toutes ses manifestations, qu’elle poursuive un nouveau chapeau ou un  nouvel amant. Elle n’est ni hautaine, ni indifférente ni douce de disposition.  Elle prend un vif intérêt à tout ce qui se présente à elle, elle est romantique  mais pas sérieuse. Son humeur est grincheuse, changeant rapidement de la gaieté  à la tristesse et de nouveau à la gaieté. Ses maladies sont souvent de nature  irritative, inflammatoire ou congestive. Elle est sujette à l’apoplexie, aux  maladies des nerfs sensitifs et aux maux de tête congestifs-les douleurs se  situant généralement sur le front et le côté gauche de la tête. Quand elle est  malade elle devient parfois geignarde, grincheuse, irritable et triste.</p>
<p>Un cas d’Aconit   fréquemment rencontré en cabinet est le suivant :</p>
<p>Vous êtes appelé à la hâte pour  voir un patient pour qui vous constatez les symptômes suivants : Elle a la  respiration oppressée et laborieuse et une grande faiblesse soudaine. Elle est  irritable, plaintive et délirante ; elle chante, rit puis pleure ;  son visage est rouge, chaud et lorsqu’elle ne délire pas elle a une sensation  de plénitude et de lourdeur de la tête avec une sensation de crampe à la racine  du nez. Quelle est la cause de tout ce violent dérangement du système ?  Elle vous dit qu’alors qu’elle transpirait abondement elle a prit froid en  s’asseyant dans un courant d’air ou qu’elle s’est refroidie par un vent froid  du nord qui suppriment les effluves insensibles du corps. Maintenant elle  essaye de s’asseoir, son visage qui était rouge vire au blanc mortuaire et elle  s’évanouit. Elle remue dans le lit et ne peut se coucher sur les côtés,  principalement du côté gauche. Elle se plaint de la luminosité de la pièce et  devient presque affolée au moindre bruit. Toutes les dents du côté gauche ainsi  tout le côté gauche de la face ont des douleurs battantes. Sa bouche est sèche  et sa langue est recouverte d’un enduit blanc. La voix est enrouée et la toux  croupale. La gorge est enflammée et elle a des douleurs à la déglutition. Elle  a une sensation de plénitude et de pression dans la région du foie. Son urine  est peu abondante, rouge vif, et chaude mais ne contient pas de dépôt. Elle  peut également ressentir  une douleur  tiraillante ou lacérante au niveau des genoux. Elle a une grande soif et  ressent une chaleur brûlante à l’intérieur et un froid externe alors que pour  les autres sa peau est sèche et chaude au toucher. Elle ressent de la chaleur  qui descend de la tête et des frissons qui remontent des pieds. Elle se tourne  et se retourne et dit que les douleurs sont insupportables ; le pouls est  rapide, plein et dur ; il n’y a pas de pulsations des artères du  cou ; pas de douleur déchirante ou griffante dans l’abdomen ; pas de  dépôt dans les urines et <em>vous ne la  trouvez pas dans un état comateux couchée tranquillement sur le dos</em>. Dans  le cas présent si le dernier symptôme mentionné était présent, Aconit ne serait pas indiqué.</p>
<h2>Phosphorus</h2>
<p>Dans l’état de santé, l’individu Phosphorus est paisible, raffiné, les cheveux  noirs luisants, des yeux noirs brillants, une jolie texture de peau de teint  rosé ou délicat avec un rougissement contenu. Les capillaires sont toujours  plein de sang et les paroles d’Hahnemann par conséquent sont nécessairement  vraies car « les petites blessures saignent abondement. » Il a une  grande affection pour le sexe opposé et il est un homme à femmes ; il  n’est pas malveillant, ni courageux, ni méfiant ; il aime les beaux  vêtements et tout comme la fille Aconit  rentre dans un état de transe au sujet d’un nouveau chapeau ou d’une nouvelle  connaissance féminine ; toujours présent au théâtre, dans les salles de  billards, dans les soirées et les bals. Ses moments de liberté sont consacrés à  la littérature, le vin et les femmes ainsi que les repas tardifs ; il a  une constitution délicate, un embonpoint modéré ; des petites mains avec  de longs doigts en pointe et des ongles ovales et teintés de rose ; Il est  fier de ses belles mains et par conséquent porte des gants afin de les garder  douces et délicates. Il est plus mielleux qu’arrogant ; il aime raconter  de bonnes histoires, principalement sur les femmes ; il a un esprit plutôt  contenu, optimiste mais peut devenir irritable si on le titille ou si on marche  sur ses doigts de pieds préférés. Il n’aime pas particulièrement l’argent  hormis pour la satisfaction de ses désirs.</p>
<p>Vous observerez que Phosphorus est le plus raffiné et gentleman de  toute la matière médicale. Il envoie l’homme Sulfur  faire ses courses à sa place et le paye avec un verre de bière. Il a aussi une  aversion et en est même à détester l’homme Arsenic.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire pour  laquelle Phosphorus est indiqué comme  remède, présente des vertiges, surtout en se levant du lit le matin ; il a  du vertige ; il a des douleurs occasionnelles sur le front et ses yeux  sont plus brillants que quand il n’est pas malade -on pourrait presque dire  qu’ils sont phosphorescents- son intellect est clair, ses doigts sont plus  longs et plus crochus que dans l’état de santé, mais pas plus épaissis. Il a  des mouches volantes et des hallucinations fantastiques ; sa toux est rauque  et profonde et ressemble au bruit produit en toussant dans un tonneau. La toux  est aggravée par l’air froid, particulièrement en allant d’une pièce chaude à  l’air froid, mais aussi en venant de l’air froid vers une pièce chaude. Les crachats  sont soit jaunes ou blancs-pas très épais s’ils sont jaunes et beaucoup plus  fins que les expectorations de Pulsatilla  avec un goût salé ou sucré ; Il a des douleurs piquantes, coupantes,  lancinantes a travers les deux poumons, mais particulièrement du côté gauche, dans  la région mammaire ; il ne peut se coucher du côté gauche car cela aggrave  la douleur et la toux. La peau reste claire mais est très émaciée. Ses yeux  sont enfoncés et le rougissement du visage devient de plus en plus circonscrit  au fur et à mesure que la maladie évolue. Il finit par se voûter et son manque  de courage et de virilité dans la vie courante font de lui un pitoyable  malade ; il mange tard le soir, se couche à 22h00, tousse jusqu’à minuit  puis dort jusqu’au matin ; après s’être levé il crache de larges quantité  de mucus ; parler ou lire aggrave toujours sa toux ; il a soit de la  diarrhée soit des petites selles dures et difficiles à évacuer. Dépôts comme de  la brique pilée dans les urines ; pieds et jambes froides,  particulièrement des chevilles vers les genoux ; fièvre hectique tard dans  l’après midi ou dans la soirée, avec brûlures des mains et de la face, suivie d’une  transpiration nocturne visqueuse et collante ; ses frissons sont  principalement internes et descendent le long du dos alors que ses coups de  chaleur remontent le long du dos. La voix d’une personnalité Phosphorus sonne doux, rauque et profond quand  il parle. Le pouls est inhabituellement rapide et plein.</p>
<h2>Arsenicum album</h2>
<p>Nous allons maintenant jeter un  œil sur l’homme Arsenic. Il est le plus  misérable de toute la matière médicale. Il est admirablement différent de Phosphorus et à présent nous verrons pourquoi Arsenic et Phosphorus  ne pourrons jamais être amis. Ils n’ont aucune affinité chimique l’un pour  l’autre.</p>
<p>L’homme Arsenic en l’état de santé est de grande  stature, réservé, austère. Ses traits sont ridés secs et comme du cuir. Ses  cheveux et ses yeux sont foncés, ses cheveux sont raides et rêches ; tout  est rêche chez lui ; quand il vous passez à côté dans la rue, il marche  rapidement, vous rentre dedans et joue des coudes  pour avoir sa place ; il est impoli,  faiseur d’argent, avide et malveillant ; il volerait son propre frère dans  le but du profit ; il n’a pas d’affection pour le sexe opposé et s’il se  marie c’est dans le but d’obtenir la richesse financière. Il fait plus  attentions à ses comptes qu’à sa femme. Il est très anxieux ; il est si  anxieux de gagner de l’argent qu’il n’a pas le temps d’être très à la mode. Il  étudie son livre de comptes au lieu de se rendre dans des soirées, des bals, à  la salle de billard ou au théâtre. Il n’est pas très audacieux et de ce fait ne  prend pas beaucoup de risques dans ses opérations financières mais préfère  chercher la richesse à travers des habitudes misérables, la sournoiserie, la  bassesse, la fourberie et la méchanceté. Il a une absence totale de courage  moral et a constamment peur de la mort ; il ne jouit d’aucun des  sentiments les plus profond de la nature humaine ; contrairement a Aconit ou Phosphorus  il ne pense jamais aux habits raffinés et ne s’extasie pas au sujet d’un  nouveau chapeau ou d’une nouvelle rencontre ; Il n’éprouve de l’amour pour  rien sauf pour lui.</p>
<p>Il est repoussant et ses maladies  sont répulsives, comme le sont les ulcères, les cancers etc. Il aime la chaleur  du poêle et la chaleur en général. Ses maladies sont principalement  brûlantes et âcres.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire,  dans lequel Arsenic serait le remède peut  être trouvé dans les symptômes qui suivent :</p>
<p>Il n’y a pas de vertiges, comme  dans Phosphorus, mais des douleurs  occasionnelles dans le front. Les ongles des doigts sont rêches, épais, rugueux  de couleur foncée et crochus, il n’a pas de mouches volantes, pas d’illusions  fantastiques ni points devant les yeux ; il est très émacié, les yeux  enfoncés, la peau rêche et sèche comme la peau tannée d’un cochon, et il n’y a  pas de rougeur circonscrite des joues comme dans Phosphorus ; il se sent méchant, il est  méchant ; il a une grande peur de la mort ; il tousse jour et nuit  mais n’a pas d’expectorations sauf pendant la journée ; sa toux est  aggravée la nuit, particulièrement après minuit. Les crachats sont âcres,  parfois sanguinolents, sales, gris, laiteux ou jaunes, ils ont un goût amer,  putride, nauséabond, spécialement salés ; La voix est rude et rauque. La  douleur la plus courante est lourde, sourde et brulante sous les  omoplates ; ses expectorations commencent après le petit-déjeuner etaugmentent  après chaque repas de la journée ; sa respiration est oppressée et il a le  souffle coupé, surtout quand il monte des escaliers, quand il se couche ou  après minuit ; sa toux est asthmatique ; Il a la peau des mains et  des pieds sèche et brûlante ; il ne dort pas bien la nuit, il se tourne et  se retourne anxieusement et rêve de gens morts ; en dormant tout comme  étant réveillé, il craint la mort ; il ne peut pas dormir après  minuit ; il a des frissons pendant la journée suivis par une chaleur sèche  dans la soirée et plus tard, de la transpiration ; son pouls est petit,  rapide et tremblotant ; il ne peut pas s’allonger sur le côté droit, il  est amélioré en se couchant sur le côté gauche, juste le contraire de Phosphorus ; il a besoin de se tenir avec  la tête haute ; tous ses symptômes sont aggravés par l’air froid, le temps  froid, la nourriture froide ou encore les applications froides ; il a une  grande soif, mais il doit boire modérément, avec retenue ; il n’aime pas  être seul, a cause de sa peur de la mort. Les urines sont peu abondantes,  presque supprimées et brûlantes. L’odeur des diarrhées est nauséabonde.</p>
<p>Phosphorus  a des douleurs comme des points, qu’Arsenic  n’a pas.</p>
<p>Phosphorus  est aggravé avant minuit ; Arsenic  est aggravé après minuit ; Arsenic a  des selles nauséabondes ce qui n’est pas le cas chez Phosphorus ; Arsenic a la langue enflée, Phosphorus ne l’a pas.</p>
<h2>Sulfur</h2>
<p>L’individu Sulfur est différent de ces autres. Il a le dos  rond et les épaules voûtées, il marche en traînant les pieds. Il ne vous  regarde jamais dans les yeux et à l’expression de quelqu’un qui vient  de commettre un crime dont il n’est pas fier.  Il n’a pas d’amour propre, il est trop fainéant pour travailler, il est attiré  par la bière et le whisky et a une aversion pour le vin. Ses cheveux ne sont  pas peignés, ses yeux sont rouges, son nez est habituellement rouge et gonflé  et on dirait qu’il a passé la nuit au café. Ses habits sont des haillons démodés.  Son visage et ses mains sont sales et il se gratte toujours la tête. Il traîne  dans les bars à bière jusqu’à l’extinction des lumières en attendant que  quelqu’un veuille bien lui payer un coup à boire. Il se couche tard le soir et  ne se lèverait pas le matin si ce n’était pour sa soif d’un verre de bière. Il  n’aime pas se laver. Il est irritable et maussade le matin et n’a pas d’appétit  pour le petit-déjeuner. Il est endormi, au ralenti toute la journée et il a la  compréhension engourdie. Le soir il se couche sur le dos et fait des cauchemars.  Il n’a pas le désir d’avoir des relations sexuelles, son pénis est toujours  froid, ses parties génitales sont dégoûtantes et ont une mauvaise odeur. Il ne  change jamais de chemise, il la laisse se décomposer sur son dos.</p>
<p>En temps que malade, son visage  est enflé, couvert de boutons et de grains de beauté. Il a des boutons sur le  front. Il a des dartres sur le nez et une éruption derrière les oreilles. Ses  yeux sont rouges, enflammés et plein de matières et son nez est sec. Le bord  des paupières est gonflé, rouge et démange. Il a de la difficulté à entendre et  un écoulement purulent s’échappe de ses oreilles. Son haleine est fétide et il  n’a pas d’appétit. Il a des démangeaisons et ses mains sont sèches, craquées et  sales ; elles sont également froides et tremblantes. Il se sent moins bien  à l’air libre et il a des démangeaisons intolérables après s’être réchauffé au  lit. Il a toujours froid. Il a perdu sa virilité et a une transpiration  nauséabonde des organes génitaux. Il a un phimosis et du pus fétide s’en écoule.  Ses pieds sont froids et transpirants. Les intestins gargouillent et grondent,  des éructations bruyantes, des vomissements âcres et une nausée persistante. Il  a des démangeaisons, des hémorroïdes qui suintent, une involontaire et indolore  diarrhée muqueuse et collante, ou alors des selles douloureuses et  vertes   ou sanglantes. Son urine s’écoule involontairement ou avec beaucoup de  difficulté et par gouttes. Il a des maladies cardiaques d’origine organique,  des brûlures,  des  douleurs comme une entorse dans les articulations  des genoux, une rigidité de la nuque et de l’occiput. Il a une toux matinale  avec des expectorations sanglantes qui en ont le goût. Il a des démangeaisons  de l’anus et des ascarides, il est pleins d’illusions fantasques et voit une  auréole autour de la lumière.</p>
<p>Messieurs, je me suis efforcé de  dresser le portrait le plus véritable de quatre individus, qui sont si  différents les uns des autres que personne ne les confondrait l’un l’autre.  Aucun des trois derniers n’évoluerait dans le même milieu social que le  premier. Arsenicum l’homme d’affaire et Phosphorus le gentilhomme dans leurs loisirs  n’ont rien en commun. Sulfur le fainéant  sera toujours prêt à mendier des mains de ses premiers ou d’effectuer leurs  sales besognes.</p>
<p>Aconit  agit avec proéminence sur le côté gauche du corps avec l’exception  des organes génitaux et du nez sur lesquels  il agit à droite.</p>
<p>Phosphorus  agit avec proéminence sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face,  le côté gauche de la bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de  l’abdomen, sur le poumon droit, les extrémités inférieures et supérieures à  droite ainsi que sur les anneaux inguinaux gauche.</p>
<p>Arsenic  agit mieux sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face, de la  bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de l’abdomen, l’anneau  inguinal droit, le poumon droit et les extrémités inférieures et supérieures à  droite.</p>
<p>Sulfur  lui agit en particulier sur le côté gauche de la tête et de la face, le côté  gauche de la bouche des dents et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté gauche  de l’abdomen, les anneaux inguinaux gauches, les organes génitaux à droite, le  côté gauche du cou, de la nuque, le poumon gauche, le côté gauche du dos et les  extrémités inférieures et supérieures à gauche.</p>
<p>Aconit  fait de l’apoplexie sanguine</p>
<p>Phosphorus  fait de l’apoplexie nerveuse</p>
<p>Arsenic  et Sulfur ne sont sujets à aucune des  deux.</p>
<p>Les aggravations d’Aconit se produisent la nuit,  particulièrement autour de minuit ; celles d’Arsenic,  après minuit ; celles de Phosphorus,  avant minuit et Sulfur pendant la nuit.</p>
<p>Aconit  a un délire exalté ; Arsenic a un délire grommelant, il pense qu’il  va être pendu. Phosphorus n’a pas  tellement de délire, ce qu’il a est de nature fantasque, il imagine qu’il est  un grand homme. Dans les délires de Sulfur,  il imagine que les vieux chiffons sales sont de magnifiques vêtements.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<title>Dulcamara</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 18:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[DULCAMARA
PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)
CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.
MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DULCAMARA</h1>
<div id="attachment_484" class="wp-caption alignleft" style="width: 251px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara.jpg"><img class="size-medium wp-image-484" title="solanum_dulcamara" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara-241x300.jpg" alt="Solanum Dulcamara" width="241" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Solanum Dulcamara</p></div>
<p>PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)</p>
<p>CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.</p>
<p>MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, par le refroidissement brus- que du corps quand il est en sueur ; le soir et la nuit ; par le repos ; par la suppression des règles à la lune décroissante ; à l'automne.</p>
<p>AMÉLIORATION : par le temps sec, par la chaleur extrême, par le mouvement.</p>
<p>LATÉRALITÉ : gauche.</p>
<p>La Matière Médicale est, dit-on, un amas touffus, et souvent diffus, de symptômes bien difficiles à retenir. L'Homœopathie ? Affaire de mémoire, répéte-t-on sans cesse, sans vouloir chercher à comprendre la doctrine et la technique de la seule thérapeutique de valeur qui existe, thérapeutique dont l'unité doctrinale repose sur la Loi d'Analogie, thérapeutique dont l'utilisation pratique permet, grâce à la multipliplicité de ses agents, de s'adapter immédiatement au polymorphisme varié du tempérament humain.</p>
<p>La détermination du bon remède n'appartient pas à celui qui « sait » par coeur les pathogénésies ; elle est le résultat d'une suite logique de raisonnements, que seul celui qui « connaît » les rapports étroits qui unissent l'univers à l'homme, peut établir exactement.</p>
<p>Considérez les travaux de GRAUVOGL et ses études sur la constitution biochimique de l'homme — constitution est à mon sens un terme impropre car il désigne un ensemble immuable, qui ne peut varier, alors que les constitutions biochimiques, décrites par GRAUVOGL, sont susceptibles d'être non seulement modifiées, mais même transformées par un traitement homoeopathique bien conduit. — Quoi qu'il en soit, GRAUVOGL a décrit trois constitutions biochimiques que nous appellerons avec plus d'exactitude des Etats, pour qu'aucune confusion ne puisse s'établir dans votre esprit avec nos « Constitutions » : Etats oxygénoïde, hydrogénoïde, carbonitrogène.</p>
<p>L'état hydrogénoïde constitue une sensibilisation particulière de l'organisme qui se traduit par une accumulation d'eau dans les tissus, soit que l'organisme absorbe trop d'eau, soit qu'il retienne celle qu'il devrait normalement éliminer. L'état hydrogénoïde est très fréquent, aucun traitement ne peut lui être opposé si ce n'est le traitement homoeopathique dont le choix est déterminé par les signes présentés par le malade qui permettent de distinguer entre les remèdes dits hydrogénoïdes : Natrum sulfuricum, Thuya, Causticum, Nux moshata, Rhus tox, Arsenicum album, Calceara carbonica, Aranea diaderna et Dulcamara.</p>
<p>Considérez l'étude pathogénétique de Dulcamara, tous les symptômes sont « provoqués ou aggravés par le froid humide ». Le sujet justiciable de ce remède a des poussées de gonflements glandulaires quand le temps change ou quand il pleut, et il vous est facile d'établir qu'il a commencé à souffrir après un séjour prolongé dans une habitation froide et humide ou dans un climat marécageux et humide. Les individus employés dans les laiteries ou dans les fabriques de glace, les ouvriers que leur travail oblige à vivre dans des caves humides et froides, fromagers, champignonnistes, etc., présentent fréquemment les symptômes de Dulcamara : rhumatismes, irritation vésicale, troubles intestinaux, respiratoires ou cutanés.</p>
<h2>MENTALITE.</h2>
<p>Dulcamara ne présente pas de signes mentaux particuliers. Agité, irritable, le malade présente quelquefois un état de « confusion mentale » : il emploie souvent des termes impropres et ne peut trouver le mot juste pour déterminer ce qu'il veut exprimer. Souvent « anxieux » la nuit, il se réveille dans un cauchemar comme si on l'appelait et croit voir un fantôme près de lui s'échapper.</p>
<h2>DOULEURS.</h2>
<p>Les douleurs de Dulcamara sont toujours « provoquées ou aggravées par l'exposition au froid humide et par l'humidité ». Le temps pluvieux, les changements brusques de température dans l'été, l'apparition des premières fraîcheurs à l'automne sont autant de causes qui font apparaître chez le malade non seulement les douleurs, mais les troubles fonctionnels justiciables de Dulcamara.</p>
<p>Analogues dans leur production à celles de Bryonia (jours froids succédant aux jours chauds), les douleurs de Dulcamara sont semblables dans leur manifestation à celles de Rhus tox. Elles sont toujours améliorées par la chaleur mais surtout par le mouvement. Rhus tox, et Dulcamara ne peuvent être séparés dans votre esprit quand vous êtes en présence d'un état rhumatismal, mais si Dulcamara convient aux cas aigus, Rhus tox, est plutôt le remède qui s'adapte aux cas chroniques quand la formation réactionnelle du tissu fibreux produit la raideur ankylosante, et quand l'altération du système nerveux engendre un état demi-paralytique.</p>
<h2>TETE.</h2>
<p>Les douleurs de tête sont « rhumatismales » ; elles apparaissent dans un temps froid et humide, ou en passant brusquement d'un endroit ensoleillé et chaud dans un local humide et froid. « Raideur de la nuque avec sensation de brisure. » Torticolis. Quelquefois la céphalée accompagne un rhume survenu dans les mêmes conditions. « Céphalée pesante, congestive, avec éternuements el nez bouché. » Aussitôt que l'écoulement apparaît, la douleur diminue.</p>
<p>« Névralgies faciales provoquées par la moindre exposition au froid humide. » Douleurs déchirantes au niveau des os malaires avec irradiation douloureuse s'étendant aux oreilles, aux orbites et dans les mâchoires. Les névralgies peuvent survenir aussi « après la disparition brusque de dartres de la face ».</p>
<p>« Vertige le matin, en se levant, avec tremblements et faiblesse » (Bryonia, Lycopodium), s'accompagnant de troubles de la vision.</p>
<h2>YEUX.</h2>
<p>Pupilles alternativement dilatées et contractées, les yeux sont sensibles à la lumière, ils sont facilement enflammés. Le malade a l'habitude de dire : « Je prends froid aux yeux », .et en effet par les temps humides et froids, une sécrétion apparaît, épaisse, jaunâtre, irritante, des granulations s'observent à l'intérieur des paupières. Souvent, à l'automne, le malade présente un écoulement abondant aqueux, toujours pire en plein air. Véritable rhume des foins retardé qui est provoqué par l'apparition des premières fraîcheurs.</p>
<p>Toutes les inflammations de l'oreille qui surviennent à répétition et toujours après exposition au froid humide sont justiciables de Dulcamara. « Douleurs aiguës toute la nuit, empêchant le sommeil » et disparaissant brusquement le matin. Elancement dans le conduit auditif externe et dans la parotide qui est enflée et sensible. Bourdonnements d'oreille, le malade entend indistinctement et, quand il .ouvre la bouche, il perçoit des « craquements » dus à l'inflammation de l'articulation temporo-maxillaire.</p>
<p>Toutes les articulations sont touchées dans Dulcamara Elles sont chaudes, enflées, sensibles, comme dans tout rhumatisme, mais elles apparaissent brusquement, soit « au cours d'un changement de temps » au moment d'une baisse soudaine de la température s'accompagnant de pluie ; soit « après la suppression brutale d'une transpiration abondante ». Les douleurs sont aiguës et s'accompagnent d'une sensation de brisure, elles sont améliorées par le mouvement, quand le malade change de place dans son lit et l'obligent à se retourner et à s'asseoir souvent. Dulcamara et Rhus tox présentent ainsi les mêmes caractéristiques. Souvent ces douleurs alternent avec de la diarrhée : « Rhumatisme pire par le froid humide et alternant avec de la diarrhée » est une caractéristique de Dulcamara. Cependant vous trouvez dans Abrotanum : rhumatisme apparaissant dès que la diarrhée cesse » mais les souffrances du sujet d'Abrotanum ne sont pas aggravées ou provoquées par le temps froid et humide, elles s'accompagnent toujours d'un amaigrissement considérable, d'un état tuberculinique, intestinal et surtout péritonéal. L'apparition du rhumatisme s'explique aisément par la disparition de la diarrhée quotidienne, crise d'élimination toxinique presque salutaire. Raisonnez la Matière Médicale, vous la comprendrez mieux, et vous connaîtrez alors les ressources considérables de notre Thérapeutique.</p>
<p>Deux signes sont encore à retenir : « Lumbago après un refroidissement ». Raideur et sensation de courbature dans le cou, les épaules et le, dos, douleur comme si le malade était resté longtemps baissé. « Douleurs dans les tibias », douleurs périostées s'accompagnant souvent d'ulcérations profondes, avec nécrose et carie, ulcérations très sensibles, saignantes, bourgeonnantes et d'allure phagédénique.</p>
<h2>APPAREIL DIGESTIF.</h2>
<p>Dulcamara produit l'augmentation de sécrétion des glandes de toutes les muqueuses. L'hypersalivation et la diarrhée doivent être immédiatement notées.</p>
<p>Le sujet de Dulcamara a constamment besoin d'avaler ou de cracher, et il « racle » continuellement sa gorge, surtout quand il a pris froid. La salive est tenace, savonneuse, et d'odeur putride ; des petites ulcérations existent sur la partie interne de la lèvre inférieure et sur la partie antérieure du voile du palais. Dulcamara est un des meilleurs remèdes de la stomatite mercurielle quand l'aggravation par le temps humide peut être notée.</p>
<p>La bouche est sèche, la soif intense. « Soif inextinguible pour des boissons froides » ; l'appétit nul, « aversion com- plète pour les aliments » ; Aigreurs, éructations et nausées. L'état nauséeux se manifeste surtout au moment ou le malade a besoin d'aller à la selle. « Nausées et vomissements avec la selle. »</p>
<p>Mais la caractéristique principale de Dulcamara est la « diarrhée » qui est toujours précédée par des « douleurs périombilicales », par des « borborygmes » et des grondements intestinaux. Elle apparaît brusquement soit « après la suppression brusque d'une éruption », soif « après avoir pris froid » pendant un temps humide ou brumeux.</p>
<p>Diarrhée automnale provoquée par les premières fraîcheurs, diarrhée qui s'observe, soit à la fin de l'été, soit à la montagne où, les nuits froides et le brouillard succèdent brusquement aux jours chauds et ensoleillés. Diarrhée « jaune », « aqueuse » avec douleurs déchirantes et coupantes avant la selle, « après avoir pris froid ». « Le malade est soulagé aussitôt après- l'évacuation ; seule une « sensation de faiblesse générale » persiste. Les selles ne sont pas toujours jaunes ; elles sont « changeantes » comme celles de Pulsatilla ; fréquentes et d'odeur sûre, elles sont tantôt écumeuses, tantôt glaireuses, quelquefois sanguinolentes ; elles peuvent être verdâtres, et elles contiennent souvent des aliments indigérés. Dulcamara est le meilleur remède de la diarrhée récidivante a frigore.</p>
<h2>APPAREIL RESPIRATOIRE.</h2>
<p>Le sujet de Dulcamara « prend froid facilement » et il se plaint de souffrir d'un coryza dès que le temps est humide. L'obstruction nasale est complète, et le malade ne peut res- pirer par le nez surtout la nuit. « Nez bouché par temps pluvieux » est caractéristique de Dulcamara. Le malade n'a qu'une idée, tenir son nez au chaud car le moindre air froid le bouche aussitôt. L'obstruction nasale fait place ensuite à -un écoulement abondant, tantôt aqueux, tantôt muqueux et épais et s'accompagnant de croûtes sanguinolentes. Le « rhume des foins » dont certains malades souffrent surtout « à la fin du mois d'août » est souvent guéri par Dulcamara.</p>
<p>Toux « sèche et enrouée », spasmodique, avec violents paroxysmes provoqués par un chatouillement du larynx, et suivie d'une expectoration de mucus après de longs et labo- rieux efforts. La toux apparaît souvent brusquement après un passage rapide du chaud au froid humide, après être entré dans une cave par exemple ; elle est aggravée par la respiration profonde ou étant couché, elle est améliorée au grand air, et souvent elle s'accompagne de beaucoup de mucosités qui, ne pouvant être expectorées, produisent des râles muqueux abondants dans la poitrine. Pendant la toux, le malade souffre d'une « douleur constrictive à l’épigatre » et il ne peut tousser qu'à la condition d'appuyer fortement la main sur la région douloureuse. Enfin Dulcamara est employé dans les cas d'asthme avec dyspnée et toux grasse qui apparaissent brusquement par le temps froid el humide, quand Natrum sulfuricum, le remède principal de l'état hydrogénoïde, ne suffit pas pour guérir.</p>
<h2>APPAREIL URINAIRE.</h2>
<p>Le froid humide ne provoque pas seulement l'apparition chez le sujet de Dulcamara de troubles digestifs et respiratoires, il manifeste son action par des phénomènes urinaires. Dès que le malade de Dulcamara prend froid, il a la colique, ou des mictions fréquentes. « Fréquence des mictions » après avoir pris froid, particulièrement chez les personnes âgées dont la vessie est irritable ou chez les enfants en état de croissance, « quand ils ont barboté les pieds nus dans l'eau froide ». L'urine est laiteuse avec sédiment épais, les mictions sont fréquentes et douloureuses. La fréquence des mictions s'exagère quelquefois au point de devenir une véritable « incontinence d'urine ». D'autres fois le froid humide provoque une inflammation rénale. « Mal de Bright après avoir pris froid ».</p>
<h2>APPAREIL GÉNITAL.</h2>
<p>Les règles sont « retardées », courtes et peu abondantes. Avant les règles, la peau présente une « éruption d'urticaire » étendue à tout le corps sans fièvre. « Suppression des règles par froid et humidité » Eruption herpétique sur les lèvres et les organes génitaux avant les règles. Les seins sont gros, durs, sensibles et douloureux.</p>
<p>La peau de Dulcamara est « sèche », délicate, « sensible au froid » et sujette aux « éruptions par le froid humide ». Les éruptions sont de deux ordres : tantôt « urticaire véritable généralisée sans fièvre » pire avant les règles, ou au début de l'hiver avec démangeaisons aggravées par le froid et le grattage, améliorées par la chaleur ; tantôt « dartres eczémateuses », « humides », avec démangeaisons présentant les modalités précitées. Remarque importante : les éruptions de Dulcamara sont toujours « humides ». Croûtes épaisses de coloration brunâtre, jaunâtre, sur le cuir chevelu (« croûte de lait »), sur la face, le front, les tempes, avec bords rougeâtres, saignant quand on les gratte avec ou sans démangeaison. Eczéma et impetigo des enfants. Herpès circiné.</p>
<p>Enfin la peau présente des « verrues », larges, grosses, « lisses », siégeant sur le visage, sur la face dorsale des mains et des doigts.</p>
<p>Notez en terminant que les glandes sont toujours atteintes dans Dulcamara, les ganglions du cou, des aisselles, de l'aine sont souvent « augmentés de volume », mais rarement douloureux. C'est brusquement en l'espace d'une nuit que le malade présente une poussée ganglionnaire généralisée, et toujours provoquée par l'apparition soudaine d'un temps pluvieux et froid.</p>
<p>Dulcamara appartient au groupe important des remèdes hyrogénoïdes. Très voisin de Rhus tox dont les symptômes douloureux présentent les mêmes caractéristiques de Baryta carbonica dont les inflammations glandulaires sont analogues, il s'apparente avec Natrum sulfuricum ce « rempart, de l'humidité », comme le désigne MUNROE, par sa tendance asthmatique et diarrhéique et avec Thuya par ses manifestations cutanées.</p>
<p>D' Léon VANNIER.</p>
<p>QUELQUES CARACTERISTIQUES</p>
<p>Zingiber      Diarrhée après avoir bu de l'eau impure.</p>
<p>Alumina      Urines involontaires après la selle, ou bien encore urines passant seulement pendant une selle.</p>
<p>Aloe            Sensation de faiblesse et dinsécurité du sphincter anal. Sensation d'insécurité du rectum, comme si la selle allait âtre émise en même temps qu'un gaz.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<title>Les 50 raisons d’être homéopathe du Dr. Burnett (2)</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 04:47:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
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		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
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		<description><![CDATA[DEUXIÈME raison d'être
homéopathe
Dr  James Compton
Burnett
(Commentaires de Pierre Schmidt)
Ah, mon cher ami,
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque
médecin qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DEUXIÈME raison d'être<br />
homéopathe</h1>
<h2>Dr  James Compton<br />
Burnett</h2>
<p>(Commentaires de Pierre Schmidt)</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a>Ah, mon cher ami,<br />
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit<br />
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de<br />
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de<br />
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque<br />
médecin qui donne Aconit pour des refroidissements et des petites<br />
poussées fébriles, c'est un homéopathe malgré lui! Passons maintenant à<br />
la deuxième raison.</p>
<p>Quand j'étais<br />
jeune homme, je souffris de pleurésie du côté gauche et par les soins de<br />
l'apothicaire du village et la moitié d'une barrique de mélanges les<br />
plus hétéroclites de drogues variées, je fus quasi conduit à<br />
l'extrémité, si ce n'est pas tout à fait. Depuis cette époque, j'ai<br />
toujours conservé une sensation désagréable, sourde, dans mon côté<br />
gauche, au sujet de laquelle j'ai consulté de nombreux médecins éminents<br />
et dans différentes parties de l'Europe, sans jamais trouver aucun<br />
soulagement.</p>
<p>Sur un point, par<br />
contre, tous étaient parfaitement d'accord, qu'il s'agissait de quelque<br />
vieille adhérence entre la plèvre viscérale et la plèvre pariétale. Mais<br />
à part ce diagnostic reconnu, aucun de ces nombreux conseillers éminents<br />
n'était capable de me guérir. Et pourtant, ma foi en eux était si grande<br />
qu'elle aurait renversé les montagnes. Cela me démontra que la foi,<br />
comme remède, ne fonctionnait malheureusement pas chez moi.</p>
<p>Après avoir prouvé<br />
l'impuissance de la médecine orthodoxe, je me tournai du côté des<br />
hydropathes, ces médecins de cures, qu'on appelait alors, à l'époque,<br />
des charlatans, et je fus baigné, chaud, froid, par portion ou en<br />
totalité, par bains courts ou bains prolongés. Mais rien de cela ne me<br />
fit du bien. Puis ce furent les enveloppements froids ou le contraire,<br />
les compresses froides faites pendant des mois, dormir dans des<br />
enveloppements humides, sans parler de l'abondance des transpirations<br />
qu'on me fit subir soit à la turque, soit à la russe. Tous ces moyens me<br />
laissant ma vieille lésion pleurétique dans le statu quo ante.</p>
<p>Ce furent ensuite<br />
les cures de raisins, de pain, de vin, qui ne firent pas mieux. Puis les<br />
régimes sévères, les changements de climats, tout sans le moindre effet<br />
sur ma plèvre réticente.</p>
<p>Cependant, comme<br />
j'étais en train d'étudier ce que ces gens originaux appelés homéopathes<br />
avaient écrit sur Bryonia alba et l'affinité de ce médicament pour les<br />
membranes séreuses, je... quoi... faut-il les injurier et les appeler<br />
aussi des charlatans? Non,... essayons d'abord.</p>
<p>Je me procurai un<br />
peu de Bryonia alba, l'administrai comme ils ont l'habitude de le donner<br />
et voulez-vous croire que quinze jours ne s'étaient pas écoulés que ce<br />
malaise sourd et profond dans le côté, traîné depuis de longues années,<br />
avait disparu et que, depuis cette époque, je n'en ai plus rien<br />
ressenti. Voilà, cher Ami, ma seconde raison pour être un homéopathe et<br />
si jamais je cesse d'être reconnaissant à ce vieux cher Hahnemann pour<br />
son Bryonia, que ses foudres et surtout mon vieux mal me revienne pour<br />
me rappeler à la vérité de ses enseignements. Ce que vous pouvez, et le<br />
monde entier en général, penser à ce sujet, je ne m'en préoccupe pas<br />
d'une paille. Je parle carrément sur le pont, comme on dit en anglais,<br />
qui permet de passer à l'autre rive, car pour moi, je n'ai qu'une<br />
exigence en médecine et n'en demande qu'une seule: qu'elle guérisse! La<br />
«pathie » qui guérira est «la pathie » qu'il me faut.</p>
<p>Car si belle que<br />
soit votre pathie</p>
<p>Tout ce que je<br />
puis en dire, c'est que je me soucie peu de sa beauté,</p>
<p>Si elle ne me<br />
convient pas à <em>moi</em> en particulier!</p>
<p><em>What care I, how fair she be</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>If she be not fair to me?</em></p>
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