<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Planète Homéo &#187; Classiques</title>
	<atom:link href="http://planete-homeo.org/category/fondamentaux/classiques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://planete-homeo.org</link>
	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Sep 2010 05:37:59 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 05:37:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Aconit]]></category>
		<category><![CDATA[arsenicum]]></category>
		<category><![CDATA[phosphorus]]></category>
		<category><![CDATA[sulfur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=488</guid>
		<description><![CDATA[ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR
Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York
American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.
Traduction : Catherine Mayer
Relecture : Bénédicte Goudard
EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR</strong></p>
<h3>Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York</h3>
<p>American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-491" title="Old_book_bindings_cropped" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Traduction : Catherine Mayer</p>
<p>Relecture : Bénédicte Goudard</p>
<p><em>EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, et souligne notre niveau de régression actuel - régression qui  touche sans doute toutes les branches de la société, médecine classique  comprise. Nous nous efforcerons de publier régulièrement le fruit de ce travail  de traduction et j’en profite pour appeler à la rescousse des volontaires qui  maîtrisent bien l’anglais et l’homéopathie !</em></p>
<p><em>Ce premier texte que nous produisons est une petite merveille clinique.  Vous serez étonnés de constater comme le contenu a peu vieilli, si ce n’est les  préjugés sociaux qu’on peut y trouver : le Phosphorus  appartient à la race des seigneurs, tandis que le misérable Arsenic ne se préoccupe que du matériel. </em></p>
<p>Messieurs : Dans cette conférence,  je vais tenter d’individualiser les remèdes traités avec l’intention de  trouver, si possible, le génie de chacun. Afin d’étudier cela de manière  compréhensible, je propose d’effectuer une comparaison entre Aconit, Phosphorus,  Arsenicum and Sulfur en donnant premièrement les signes  caractéristiques représentatifs de chacun de ces remèdes, en bonne santé aussi  bien que dans la maladie.</p>
<p>De cette manière, si nous  imprimons fermement la personnalité d’un remède dans notre esprit, nous  pourrons toujours le reconnaître avec une certitude considérable. Tout comme  nous reconnaissons un visage familier, même à distance, alors qu’il ne s’est  pas encore approché assez pour nous permettre de tracer la minutie de ses  traits. Comment le reconnaissons-nous au loin ? Est-ce par sa démarche  particulière, par le style et la couleur de ses vêtements, son port de tête, le  balancement de ses mains ou le tout ensemble ? Nous devons devenir si  familiers avec les particularités, le génie d’un remède ou sa représentation  dans la maladie, que de voir une personne malade c’est connaître son remède  -qui est son analogue- avant même d’avoir investigué l’exactitude des  symptômes. Son impression sur la personne donne l’expression du remède, si nous  avons la connaissance suffisante de son génie pour le reconnaître.</p>
<h2>Aconit</h2>
<p>Vous me permettrez d’utiliser un  langage clair car pour intensifier une image, il faut des lumières et des  ombres. Par conséquent, je me rabaisse au langage de la vie plus courante par  moment afin de donner du charisme aux caractères que je vais énumérer.</p>
<p>La personne en bonne santé qui  pourrait raisonnablement représenter Aconit,  c’est une fille  grassouillette,  vigoureuse, pas très grande, enthousiaste, les cheveux châtains roux, les yeux  noisette et la peau claire. Le tempérament sanguin.</p>
<p>Elle a un grand cœur et est  généreuse, parfois malicieuse tout particulièrement en ce qui concerne les  relations romantiques, elle prend plaisir à taquiner son prétendant. Elle est  active et turbulente dans ses habitudes, rougit facilement et est extatique  dans toutes ses manifestations, qu’elle poursuive un nouveau chapeau ou un  nouvel amant. Elle n’est ni hautaine, ni indifférente ni douce de disposition.  Elle prend un vif intérêt à tout ce qui se présente à elle, elle est romantique  mais pas sérieuse. Son humeur est grincheuse, changeant rapidement de la gaieté  à la tristesse et de nouveau à la gaieté. Ses maladies sont souvent de nature  irritative, inflammatoire ou congestive. Elle est sujette à l’apoplexie, aux  maladies des nerfs sensitifs et aux maux de tête congestifs-les douleurs se  situant généralement sur le front et le côté gauche de la tête. Quand elle est  malade elle devient parfois geignarde, grincheuse, irritable et triste.</p>
<p>Un cas d’Aconit   fréquemment rencontré en cabinet est le suivant :</p>
<p>Vous êtes appelé à la hâte pour  voir un patient pour qui vous constatez les symptômes suivants : Elle a la  respiration oppressée et laborieuse et une grande faiblesse soudaine. Elle est  irritable, plaintive et délirante ; elle chante, rit puis pleure ;  son visage est rouge, chaud et lorsqu’elle ne délire pas elle a une sensation  de plénitude et de lourdeur de la tête avec une sensation de crampe à la racine  du nez. Quelle est la cause de tout ce violent dérangement du système ?  Elle vous dit qu’alors qu’elle transpirait abondement elle a prit froid en  s’asseyant dans un courant d’air ou qu’elle s’est refroidie par un vent froid  du nord qui suppriment les effluves insensibles du corps. Maintenant elle  essaye de s’asseoir, son visage qui était rouge vire au blanc mortuaire et elle  s’évanouit. Elle remue dans le lit et ne peut se coucher sur les côtés,  principalement du côté gauche. Elle se plaint de la luminosité de la pièce et  devient presque affolée au moindre bruit. Toutes les dents du côté gauche ainsi  tout le côté gauche de la face ont des douleurs battantes. Sa bouche est sèche  et sa langue est recouverte d’un enduit blanc. La voix est enrouée et la toux  croupale. La gorge est enflammée et elle a des douleurs à la déglutition. Elle  a une sensation de plénitude et de pression dans la région du foie. Son urine  est peu abondante, rouge vif, et chaude mais ne contient pas de dépôt. Elle  peut également ressentir  une douleur  tiraillante ou lacérante au niveau des genoux. Elle a une grande soif et  ressent une chaleur brûlante à l’intérieur et un froid externe alors que pour  les autres sa peau est sèche et chaude au toucher. Elle ressent de la chaleur  qui descend de la tête et des frissons qui remontent des pieds. Elle se tourne  et se retourne et dit que les douleurs sont insupportables ; le pouls est  rapide, plein et dur ; il n’y a pas de pulsations des artères du  cou ; pas de douleur déchirante ou griffante dans l’abdomen ; pas de  dépôt dans les urines et <em>vous ne la  trouvez pas dans un état comateux couchée tranquillement sur le dos</em>. Dans  le cas présent si le dernier symptôme mentionné était présent, Aconit ne serait pas indiqué.</p>
<h2>Phosphorus</h2>
<p>Dans l’état de santé, l’individu Phosphorus est paisible, raffiné, les cheveux  noirs luisants, des yeux noirs brillants, une jolie texture de peau de teint  rosé ou délicat avec un rougissement contenu. Les capillaires sont toujours  plein de sang et les paroles d’Hahnemann par conséquent sont nécessairement  vraies car « les petites blessures saignent abondement. » Il a une  grande affection pour le sexe opposé et il est un homme à femmes ; il  n’est pas malveillant, ni courageux, ni méfiant ; il aime les beaux  vêtements et tout comme la fille Aconit  rentre dans un état de transe au sujet d’un nouveau chapeau ou d’une nouvelle  connaissance féminine ; toujours présent au théâtre, dans les salles de  billards, dans les soirées et les bals. Ses moments de liberté sont consacrés à  la littérature, le vin et les femmes ainsi que les repas tardifs ; il a  une constitution délicate, un embonpoint modéré ; des petites mains avec  de longs doigts en pointe et des ongles ovales et teintés de rose ; Il est  fier de ses belles mains et par conséquent porte des gants afin de les garder  douces et délicates. Il est plus mielleux qu’arrogant ; il aime raconter  de bonnes histoires, principalement sur les femmes ; il a un esprit plutôt  contenu, optimiste mais peut devenir irritable si on le titille ou si on marche  sur ses doigts de pieds préférés. Il n’aime pas particulièrement l’argent  hormis pour la satisfaction de ses désirs.</p>
<p>Vous observerez que Phosphorus est le plus raffiné et gentleman de  toute la matière médicale. Il envoie l’homme Sulfur  faire ses courses à sa place et le paye avec un verre de bière. Il a aussi une  aversion et en est même à détester l’homme Arsenic.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire pour  laquelle Phosphorus est indiqué comme  remède, présente des vertiges, surtout en se levant du lit le matin ; il a  du vertige ; il a des douleurs occasionnelles sur le front et ses yeux  sont plus brillants que quand il n’est pas malade -on pourrait presque dire  qu’ils sont phosphorescents- son intellect est clair, ses doigts sont plus  longs et plus crochus que dans l’état de santé, mais pas plus épaissis. Il a  des mouches volantes et des hallucinations fantastiques ; sa toux est rauque  et profonde et ressemble au bruit produit en toussant dans un tonneau. La toux  est aggravée par l’air froid, particulièrement en allant d’une pièce chaude à  l’air froid, mais aussi en venant de l’air froid vers une pièce chaude. Les crachats  sont soit jaunes ou blancs-pas très épais s’ils sont jaunes et beaucoup plus  fins que les expectorations de Pulsatilla  avec un goût salé ou sucré ; Il a des douleurs piquantes, coupantes,  lancinantes a travers les deux poumons, mais particulièrement du côté gauche, dans  la région mammaire ; il ne peut se coucher du côté gauche car cela aggrave  la douleur et la toux. La peau reste claire mais est très émaciée. Ses yeux  sont enfoncés et le rougissement du visage devient de plus en plus circonscrit  au fur et à mesure que la maladie évolue. Il finit par se voûter et son manque  de courage et de virilité dans la vie courante font de lui un pitoyable  malade ; il mange tard le soir, se couche à 22h00, tousse jusqu’à minuit  puis dort jusqu’au matin ; après s’être levé il crache de larges quantité  de mucus ; parler ou lire aggrave toujours sa toux ; il a soit de la  diarrhée soit des petites selles dures et difficiles à évacuer. Dépôts comme de  la brique pilée dans les urines ; pieds et jambes froides,  particulièrement des chevilles vers les genoux ; fièvre hectique tard dans  l’après midi ou dans la soirée, avec brûlures des mains et de la face, suivie d’une  transpiration nocturne visqueuse et collante ; ses frissons sont  principalement internes et descendent le long du dos alors que ses coups de  chaleur remontent le long du dos. La voix d’une personnalité Phosphorus sonne doux, rauque et profond quand  il parle. Le pouls est inhabituellement rapide et plein.</p>
<h2>Arsenicum album</h2>
<p>Nous allons maintenant jeter un  œil sur l’homme Arsenic. Il est le plus  misérable de toute la matière médicale. Il est admirablement différent de Phosphorus et à présent nous verrons pourquoi Arsenic et Phosphorus  ne pourrons jamais être amis. Ils n’ont aucune affinité chimique l’un pour  l’autre.</p>
<p>L’homme Arsenic en l’état de santé est de grande  stature, réservé, austère. Ses traits sont ridés secs et comme du cuir. Ses  cheveux et ses yeux sont foncés, ses cheveux sont raides et rêches ; tout  est rêche chez lui ; quand il vous passez à côté dans la rue, il marche  rapidement, vous rentre dedans et joue des coudes  pour avoir sa place ; il est impoli,  faiseur d’argent, avide et malveillant ; il volerait son propre frère dans  le but du profit ; il n’a pas d’affection pour le sexe opposé et s’il se  marie c’est dans le but d’obtenir la richesse financière. Il fait plus  attentions à ses comptes qu’à sa femme. Il est très anxieux ; il est si  anxieux de gagner de l’argent qu’il n’a pas le temps d’être très à la mode. Il  étudie son livre de comptes au lieu de se rendre dans des soirées, des bals, à  la salle de billard ou au théâtre. Il n’est pas très audacieux et de ce fait ne  prend pas beaucoup de risques dans ses opérations financières mais préfère  chercher la richesse à travers des habitudes misérables, la sournoiserie, la  bassesse, la fourberie et la méchanceté. Il a une absence totale de courage  moral et a constamment peur de la mort ; il ne jouit d’aucun des  sentiments les plus profond de la nature humaine ; contrairement a Aconit ou Phosphorus  il ne pense jamais aux habits raffinés et ne s’extasie pas au sujet d’un  nouveau chapeau ou d’une nouvelle rencontre ; Il n’éprouve de l’amour pour  rien sauf pour lui.</p>
<p>Il est repoussant et ses maladies  sont répulsives, comme le sont les ulcères, les cancers etc. Il aime la chaleur  du poêle et la chaleur en général. Ses maladies sont principalement  brûlantes et âcres.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire,  dans lequel Arsenic serait le remède peut  être trouvé dans les symptômes qui suivent :</p>
<p>Il n’y a pas de vertiges, comme  dans Phosphorus, mais des douleurs  occasionnelles dans le front. Les ongles des doigts sont rêches, épais, rugueux  de couleur foncée et crochus, il n’a pas de mouches volantes, pas d’illusions  fantastiques ni points devant les yeux ; il est très émacié, les yeux  enfoncés, la peau rêche et sèche comme la peau tannée d’un cochon, et il n’y a  pas de rougeur circonscrite des joues comme dans Phosphorus ; il se sent méchant, il est  méchant ; il a une grande peur de la mort ; il tousse jour et nuit  mais n’a pas d’expectorations sauf pendant la journée ; sa toux est  aggravée la nuit, particulièrement après minuit. Les crachats sont âcres,  parfois sanguinolents, sales, gris, laiteux ou jaunes, ils ont un goût amer,  putride, nauséabond, spécialement salés ; La voix est rude et rauque. La  douleur la plus courante est lourde, sourde et brulante sous les  omoplates ; ses expectorations commencent après le petit-déjeuner etaugmentent  après chaque repas de la journée ; sa respiration est oppressée et il a le  souffle coupé, surtout quand il monte des escaliers, quand il se couche ou  après minuit ; sa toux est asthmatique ; Il a la peau des mains et  des pieds sèche et brûlante ; il ne dort pas bien la nuit, il se tourne et  se retourne anxieusement et rêve de gens morts ; en dormant tout comme  étant réveillé, il craint la mort ; il ne peut pas dormir après  minuit ; il a des frissons pendant la journée suivis par une chaleur sèche  dans la soirée et plus tard, de la transpiration ; son pouls est petit,  rapide et tremblotant ; il ne peut pas s’allonger sur le côté droit, il  est amélioré en se couchant sur le côté gauche, juste le contraire de Phosphorus ; il a besoin de se tenir avec  la tête haute ; tous ses symptômes sont aggravés par l’air froid, le temps  froid, la nourriture froide ou encore les applications froides ; il a une  grande soif, mais il doit boire modérément, avec retenue ; il n’aime pas  être seul, a cause de sa peur de la mort. Les urines sont peu abondantes,  presque supprimées et brûlantes. L’odeur des diarrhées est nauséabonde.</p>
<p>Phosphorus  a des douleurs comme des points, qu’Arsenic  n’a pas.</p>
<p>Phosphorus  est aggravé avant minuit ; Arsenic  est aggravé après minuit ; Arsenic a  des selles nauséabondes ce qui n’est pas le cas chez Phosphorus ; Arsenic a la langue enflée, Phosphorus ne l’a pas.</p>
<h2>Sulfur</h2>
<p>L’individu Sulfur est différent de ces autres. Il a le dos  rond et les épaules voûtées, il marche en traînant les pieds. Il ne vous  regarde jamais dans les yeux et à l’expression de quelqu’un qui vient  de commettre un crime dont il n’est pas fier.  Il n’a pas d’amour propre, il est trop fainéant pour travailler, il est attiré  par la bière et le whisky et a une aversion pour le vin. Ses cheveux ne sont  pas peignés, ses yeux sont rouges, son nez est habituellement rouge et gonflé  et on dirait qu’il a passé la nuit au café. Ses habits sont des haillons démodés.  Son visage et ses mains sont sales et il se gratte toujours la tête. Il traîne  dans les bars à bière jusqu’à l’extinction des lumières en attendant que  quelqu’un veuille bien lui payer un coup à boire. Il se couche tard le soir et  ne se lèverait pas le matin si ce n’était pour sa soif d’un verre de bière. Il  n’aime pas se laver. Il est irritable et maussade le matin et n’a pas d’appétit  pour le petit-déjeuner. Il est endormi, au ralenti toute la journée et il a la  compréhension engourdie. Le soir il se couche sur le dos et fait des cauchemars.  Il n’a pas le désir d’avoir des relations sexuelles, son pénis est toujours  froid, ses parties génitales sont dégoûtantes et ont une mauvaise odeur. Il ne  change jamais de chemise, il la laisse se décomposer sur son dos.</p>
<p>En temps que malade, son visage  est enflé, couvert de boutons et de grains de beauté. Il a des boutons sur le  front. Il a des dartres sur le nez et une éruption derrière les oreilles. Ses  yeux sont rouges, enflammés et plein de matières et son nez est sec. Le bord  des paupières est gonflé, rouge et démange. Il a de la difficulté à entendre et  un écoulement purulent s’échappe de ses oreilles. Son haleine est fétide et il  n’a pas d’appétit. Il a des démangeaisons et ses mains sont sèches, craquées et  sales ; elles sont également froides et tremblantes. Il se sent moins bien  à l’air libre et il a des démangeaisons intolérables après s’être réchauffé au  lit. Il a toujours froid. Il a perdu sa virilité et a une transpiration  nauséabonde des organes génitaux. Il a un phimosis et du pus fétide s’en écoule.  Ses pieds sont froids et transpirants. Les intestins gargouillent et grondent,  des éructations bruyantes, des vomissements âcres et une nausée persistante. Il  a des démangeaisons, des hémorroïdes qui suintent, une involontaire et indolore  diarrhée muqueuse et collante, ou alors des selles douloureuses et  vertes   ou sanglantes. Son urine s’écoule involontairement ou avec beaucoup de  difficulté et par gouttes. Il a des maladies cardiaques d’origine organique,  des brûlures,  des  douleurs comme une entorse dans les articulations  des genoux, une rigidité de la nuque et de l’occiput. Il a une toux matinale  avec des expectorations sanglantes qui en ont le goût. Il a des démangeaisons  de l’anus et des ascarides, il est pleins d’illusions fantasques et voit une  auréole autour de la lumière.</p>
<p>Messieurs, je me suis efforcé de  dresser le portrait le plus véritable de quatre individus, qui sont si  différents les uns des autres que personne ne les confondrait l’un l’autre.  Aucun des trois derniers n’évoluerait dans le même milieu social que le  premier. Arsenicum l’homme d’affaire et Phosphorus le gentilhomme dans leurs loisirs  n’ont rien en commun. Sulfur le fainéant  sera toujours prêt à mendier des mains de ses premiers ou d’effectuer leurs  sales besognes.</p>
<p>Aconit  agit avec proéminence sur le côté gauche du corps avec l’exception  des organes génitaux et du nez sur lesquels  il agit à droite.</p>
<p>Phosphorus  agit avec proéminence sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face,  le côté gauche de la bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de  l’abdomen, sur le poumon droit, les extrémités inférieures et supérieures à  droite ainsi que sur les anneaux inguinaux gauche.</p>
<p>Arsenic  agit mieux sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face, de la  bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de l’abdomen, l’anneau  inguinal droit, le poumon droit et les extrémités inférieures et supérieures à  droite.</p>
<p>Sulfur  lui agit en particulier sur le côté gauche de la tête et de la face, le côté  gauche de la bouche des dents et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté gauche  de l’abdomen, les anneaux inguinaux gauches, les organes génitaux à droite, le  côté gauche du cou, de la nuque, le poumon gauche, le côté gauche du dos et les  extrémités inférieures et supérieures à gauche.</p>
<p>Aconit  fait de l’apoplexie sanguine</p>
<p>Phosphorus  fait de l’apoplexie nerveuse</p>
<p>Arsenic  et Sulfur ne sont sujets à aucune des  deux.</p>
<p>Les aggravations d’Aconit se produisent la nuit,  particulièrement autour de minuit ; celles d’Arsenic,  après minuit ; celles de Phosphorus,  avant minuit et Sulfur pendant la nuit.</p>
<p>Aconit  a un délire exalté ; Arsenic a un délire grommelant, il pense qu’il  va être pendu. Phosphorus n’a pas  tellement de délire, ce qu’il a est de nature fantasque, il imagine qu’il est  un grand homme. Dans les délires de Sulfur,  il imagine que les vieux chiffons sales sont de magnifiques vêtements.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dulcamara</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/08/31/dulcamara/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/08/31/dulcamara/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 18:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[dulcamara]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathy]]></category>
		<category><![CDATA[leon vannier]]></category>
		<category><![CDATA[matière médicale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=483</guid>
		<description><![CDATA[DULCAMARA
PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)
CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.
MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DULCAMARA</h1>
<div id="attachment_484" class="wp-caption alignleft" style="width: 251px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara.jpg"><img class="size-medium wp-image-484" title="solanum_dulcamara" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara-241x300.jpg" alt="Solanum Dulcamara" width="241" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Solanum Dulcamara</p></div>
<p>PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)</p>
<p>CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.</p>
<p>MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, par le refroidissement brus- que du corps quand il est en sueur ; le soir et la nuit ; par le repos ; par la suppression des règles à la lune décroissante ; à l'automne.</p>
<p>AMÉLIORATION : par le temps sec, par la chaleur extrême, par le mouvement.</p>
<p>LATÉRALITÉ : gauche.</p>
<p>La Matière Médicale est, dit-on, un amas touffus, et souvent diffus, de symptômes bien difficiles à retenir. L'Homœopathie ? Affaire de mémoire, répéte-t-on sans cesse, sans vouloir chercher à comprendre la doctrine et la technique de la seule thérapeutique de valeur qui existe, thérapeutique dont l'unité doctrinale repose sur la Loi d'Analogie, thérapeutique dont l'utilisation pratique permet, grâce à la multipliplicité de ses agents, de s'adapter immédiatement au polymorphisme varié du tempérament humain.</p>
<p>La détermination du bon remède n'appartient pas à celui qui « sait » par coeur les pathogénésies ; elle est le résultat d'une suite logique de raisonnements, que seul celui qui « connaît » les rapports étroits qui unissent l'univers à l'homme, peut établir exactement.</p>
<p>Considérez les travaux de GRAUVOGL et ses études sur la constitution biochimique de l'homme — constitution est à mon sens un terme impropre car il désigne un ensemble immuable, qui ne peut varier, alors que les constitutions biochimiques, décrites par GRAUVOGL, sont susceptibles d'être non seulement modifiées, mais même transformées par un traitement homoeopathique bien conduit. — Quoi qu'il en soit, GRAUVOGL a décrit trois constitutions biochimiques que nous appellerons avec plus d'exactitude des Etats, pour qu'aucune confusion ne puisse s'établir dans votre esprit avec nos « Constitutions » : Etats oxygénoïde, hydrogénoïde, carbonitrogène.</p>
<p>L'état hydrogénoïde constitue une sensibilisation particulière de l'organisme qui se traduit par une accumulation d'eau dans les tissus, soit que l'organisme absorbe trop d'eau, soit qu'il retienne celle qu'il devrait normalement éliminer. L'état hydrogénoïde est très fréquent, aucun traitement ne peut lui être opposé si ce n'est le traitement homoeopathique dont le choix est déterminé par les signes présentés par le malade qui permettent de distinguer entre les remèdes dits hydrogénoïdes : Natrum sulfuricum, Thuya, Causticum, Nux moshata, Rhus tox, Arsenicum album, Calceara carbonica, Aranea diaderna et Dulcamara.</p>
<p>Considérez l'étude pathogénétique de Dulcamara, tous les symptômes sont « provoqués ou aggravés par le froid humide ». Le sujet justiciable de ce remède a des poussées de gonflements glandulaires quand le temps change ou quand il pleut, et il vous est facile d'établir qu'il a commencé à souffrir après un séjour prolongé dans une habitation froide et humide ou dans un climat marécageux et humide. Les individus employés dans les laiteries ou dans les fabriques de glace, les ouvriers que leur travail oblige à vivre dans des caves humides et froides, fromagers, champignonnistes, etc., présentent fréquemment les symptômes de Dulcamara : rhumatismes, irritation vésicale, troubles intestinaux, respiratoires ou cutanés.</p>
<h2>MENTALITE.</h2>
<p>Dulcamara ne présente pas de signes mentaux particuliers. Agité, irritable, le malade présente quelquefois un état de « confusion mentale » : il emploie souvent des termes impropres et ne peut trouver le mot juste pour déterminer ce qu'il veut exprimer. Souvent « anxieux » la nuit, il se réveille dans un cauchemar comme si on l'appelait et croit voir un fantôme près de lui s'échapper.</p>
<h2>DOULEURS.</h2>
<p>Les douleurs de Dulcamara sont toujours « provoquées ou aggravées par l'exposition au froid humide et par l'humidité ». Le temps pluvieux, les changements brusques de température dans l'été, l'apparition des premières fraîcheurs à l'automne sont autant de causes qui font apparaître chez le malade non seulement les douleurs, mais les troubles fonctionnels justiciables de Dulcamara.</p>
<p>Analogues dans leur production à celles de Bryonia (jours froids succédant aux jours chauds), les douleurs de Dulcamara sont semblables dans leur manifestation à celles de Rhus tox. Elles sont toujours améliorées par la chaleur mais surtout par le mouvement. Rhus tox, et Dulcamara ne peuvent être séparés dans votre esprit quand vous êtes en présence d'un état rhumatismal, mais si Dulcamara convient aux cas aigus, Rhus tox, est plutôt le remède qui s'adapte aux cas chroniques quand la formation réactionnelle du tissu fibreux produit la raideur ankylosante, et quand l'altération du système nerveux engendre un état demi-paralytique.</p>
<h2>TETE.</h2>
<p>Les douleurs de tête sont « rhumatismales » ; elles apparaissent dans un temps froid et humide, ou en passant brusquement d'un endroit ensoleillé et chaud dans un local humide et froid. « Raideur de la nuque avec sensation de brisure. » Torticolis. Quelquefois la céphalée accompagne un rhume survenu dans les mêmes conditions. « Céphalée pesante, congestive, avec éternuements el nez bouché. » Aussitôt que l'écoulement apparaît, la douleur diminue.</p>
<p>« Névralgies faciales provoquées par la moindre exposition au froid humide. » Douleurs déchirantes au niveau des os malaires avec irradiation douloureuse s'étendant aux oreilles, aux orbites et dans les mâchoires. Les névralgies peuvent survenir aussi « après la disparition brusque de dartres de la face ».</p>
<p>« Vertige le matin, en se levant, avec tremblements et faiblesse » (Bryonia, Lycopodium), s'accompagnant de troubles de la vision.</p>
<h2>YEUX.</h2>
<p>Pupilles alternativement dilatées et contractées, les yeux sont sensibles à la lumière, ils sont facilement enflammés. Le malade a l'habitude de dire : « Je prends froid aux yeux », .et en effet par les temps humides et froids, une sécrétion apparaît, épaisse, jaunâtre, irritante, des granulations s'observent à l'intérieur des paupières. Souvent, à l'automne, le malade présente un écoulement abondant aqueux, toujours pire en plein air. Véritable rhume des foins retardé qui est provoqué par l'apparition des premières fraîcheurs.</p>
<p>Toutes les inflammations de l'oreille qui surviennent à répétition et toujours après exposition au froid humide sont justiciables de Dulcamara. « Douleurs aiguës toute la nuit, empêchant le sommeil » et disparaissant brusquement le matin. Elancement dans le conduit auditif externe et dans la parotide qui est enflée et sensible. Bourdonnements d'oreille, le malade entend indistinctement et, quand il .ouvre la bouche, il perçoit des « craquements » dus à l'inflammation de l'articulation temporo-maxillaire.</p>
<p>Toutes les articulations sont touchées dans Dulcamara Elles sont chaudes, enflées, sensibles, comme dans tout rhumatisme, mais elles apparaissent brusquement, soit « au cours d'un changement de temps » au moment d'une baisse soudaine de la température s'accompagnant de pluie ; soit « après la suppression brutale d'une transpiration abondante ». Les douleurs sont aiguës et s'accompagnent d'une sensation de brisure, elles sont améliorées par le mouvement, quand le malade change de place dans son lit et l'obligent à se retourner et à s'asseoir souvent. Dulcamara et Rhus tox présentent ainsi les mêmes caractéristiques. Souvent ces douleurs alternent avec de la diarrhée : « Rhumatisme pire par le froid humide et alternant avec de la diarrhée » est une caractéristique de Dulcamara. Cependant vous trouvez dans Abrotanum : rhumatisme apparaissant dès que la diarrhée cesse » mais les souffrances du sujet d'Abrotanum ne sont pas aggravées ou provoquées par le temps froid et humide, elles s'accompagnent toujours d'un amaigrissement considérable, d'un état tuberculinique, intestinal et surtout péritonéal. L'apparition du rhumatisme s'explique aisément par la disparition de la diarrhée quotidienne, crise d'élimination toxinique presque salutaire. Raisonnez la Matière Médicale, vous la comprendrez mieux, et vous connaîtrez alors les ressources considérables de notre Thérapeutique.</p>
<p>Deux signes sont encore à retenir : « Lumbago après un refroidissement ». Raideur et sensation de courbature dans le cou, les épaules et le, dos, douleur comme si le malade était resté longtemps baissé. « Douleurs dans les tibias », douleurs périostées s'accompagnant souvent d'ulcérations profondes, avec nécrose et carie, ulcérations très sensibles, saignantes, bourgeonnantes et d'allure phagédénique.</p>
<h2>APPAREIL DIGESTIF.</h2>
<p>Dulcamara produit l'augmentation de sécrétion des glandes de toutes les muqueuses. L'hypersalivation et la diarrhée doivent être immédiatement notées.</p>
<p>Le sujet de Dulcamara a constamment besoin d'avaler ou de cracher, et il « racle » continuellement sa gorge, surtout quand il a pris froid. La salive est tenace, savonneuse, et d'odeur putride ; des petites ulcérations existent sur la partie interne de la lèvre inférieure et sur la partie antérieure du voile du palais. Dulcamara est un des meilleurs remèdes de la stomatite mercurielle quand l'aggravation par le temps humide peut être notée.</p>
<p>La bouche est sèche, la soif intense. « Soif inextinguible pour des boissons froides » ; l'appétit nul, « aversion com- plète pour les aliments » ; Aigreurs, éructations et nausées. L'état nauséeux se manifeste surtout au moment ou le malade a besoin d'aller à la selle. « Nausées et vomissements avec la selle. »</p>
<p>Mais la caractéristique principale de Dulcamara est la « diarrhée » qui est toujours précédée par des « douleurs périombilicales », par des « borborygmes » et des grondements intestinaux. Elle apparaît brusquement soit « après la suppression brusque d'une éruption », soif « après avoir pris froid » pendant un temps humide ou brumeux.</p>
<p>Diarrhée automnale provoquée par les premières fraîcheurs, diarrhée qui s'observe, soit à la fin de l'été, soit à la montagne où, les nuits froides et le brouillard succèdent brusquement aux jours chauds et ensoleillés. Diarrhée « jaune », « aqueuse » avec douleurs déchirantes et coupantes avant la selle, « après avoir pris froid ». « Le malade est soulagé aussitôt après- l'évacuation ; seule une « sensation de faiblesse générale » persiste. Les selles ne sont pas toujours jaunes ; elles sont « changeantes » comme celles de Pulsatilla ; fréquentes et d'odeur sûre, elles sont tantôt écumeuses, tantôt glaireuses, quelquefois sanguinolentes ; elles peuvent être verdâtres, et elles contiennent souvent des aliments indigérés. Dulcamara est le meilleur remède de la diarrhée récidivante a frigore.</p>
<h2>APPAREIL RESPIRATOIRE.</h2>
<p>Le sujet de Dulcamara « prend froid facilement » et il se plaint de souffrir d'un coryza dès que le temps est humide. L'obstruction nasale est complète, et le malade ne peut res- pirer par le nez surtout la nuit. « Nez bouché par temps pluvieux » est caractéristique de Dulcamara. Le malade n'a qu'une idée, tenir son nez au chaud car le moindre air froid le bouche aussitôt. L'obstruction nasale fait place ensuite à -un écoulement abondant, tantôt aqueux, tantôt muqueux et épais et s'accompagnant de croûtes sanguinolentes. Le « rhume des foins » dont certains malades souffrent surtout « à la fin du mois d'août » est souvent guéri par Dulcamara.</p>
<p>Toux « sèche et enrouée », spasmodique, avec violents paroxysmes provoqués par un chatouillement du larynx, et suivie d'une expectoration de mucus après de longs et labo- rieux efforts. La toux apparaît souvent brusquement après un passage rapide du chaud au froid humide, après être entré dans une cave par exemple ; elle est aggravée par la respiration profonde ou étant couché, elle est améliorée au grand air, et souvent elle s'accompagne de beaucoup de mucosités qui, ne pouvant être expectorées, produisent des râles muqueux abondants dans la poitrine. Pendant la toux, le malade souffre d'une « douleur constrictive à l’épigatre » et il ne peut tousser qu'à la condition d'appuyer fortement la main sur la région douloureuse. Enfin Dulcamara est employé dans les cas d'asthme avec dyspnée et toux grasse qui apparaissent brusquement par le temps froid el humide, quand Natrum sulfuricum, le remède principal de l'état hydrogénoïde, ne suffit pas pour guérir.</p>
<h2>APPAREIL URINAIRE.</h2>
<p>Le froid humide ne provoque pas seulement l'apparition chez le sujet de Dulcamara de troubles digestifs et respiratoires, il manifeste son action par des phénomènes urinaires. Dès que le malade de Dulcamara prend froid, il a la colique, ou des mictions fréquentes. « Fréquence des mictions » après avoir pris froid, particulièrement chez les personnes âgées dont la vessie est irritable ou chez les enfants en état de croissance, « quand ils ont barboté les pieds nus dans l'eau froide ». L'urine est laiteuse avec sédiment épais, les mictions sont fréquentes et douloureuses. La fréquence des mictions s'exagère quelquefois au point de devenir une véritable « incontinence d'urine ». D'autres fois le froid humide provoque une inflammation rénale. « Mal de Bright après avoir pris froid ».</p>
<h2>APPAREIL GÉNITAL.</h2>
<p>Les règles sont « retardées », courtes et peu abondantes. Avant les règles, la peau présente une « éruption d'urticaire » étendue à tout le corps sans fièvre. « Suppression des règles par froid et humidité » Eruption herpétique sur les lèvres et les organes génitaux avant les règles. Les seins sont gros, durs, sensibles et douloureux.</p>
<p>La peau de Dulcamara est « sèche », délicate, « sensible au froid » et sujette aux « éruptions par le froid humide ». Les éruptions sont de deux ordres : tantôt « urticaire véritable généralisée sans fièvre » pire avant les règles, ou au début de l'hiver avec démangeaisons aggravées par le froid et le grattage, améliorées par la chaleur ; tantôt « dartres eczémateuses », « humides », avec démangeaisons présentant les modalités précitées. Remarque importante : les éruptions de Dulcamara sont toujours « humides ». Croûtes épaisses de coloration brunâtre, jaunâtre, sur le cuir chevelu (« croûte de lait »), sur la face, le front, les tempes, avec bords rougeâtres, saignant quand on les gratte avec ou sans démangeaison. Eczéma et impetigo des enfants. Herpès circiné.</p>
<p>Enfin la peau présente des « verrues », larges, grosses, « lisses », siégeant sur le visage, sur la face dorsale des mains et des doigts.</p>
<p>Notez en terminant que les glandes sont toujours atteintes dans Dulcamara, les ganglions du cou, des aisselles, de l'aine sont souvent « augmentés de volume », mais rarement douloureux. C'est brusquement en l'espace d'une nuit que le malade présente une poussée ganglionnaire généralisée, et toujours provoquée par l'apparition soudaine d'un temps pluvieux et froid.</p>
<p>Dulcamara appartient au groupe important des remèdes hyrogénoïdes. Très voisin de Rhus tox dont les symptômes douloureux présentent les mêmes caractéristiques de Baryta carbonica dont les inflammations glandulaires sont analogues, il s'apparente avec Natrum sulfuricum ce « rempart, de l'humidité », comme le désigne MUNROE, par sa tendance asthmatique et diarrhéique et avec Thuya par ses manifestations cutanées.</p>
<p>D' Léon VANNIER.</p>
<p>QUELQUES CARACTERISTIQUES</p>
<p>Zingiber      Diarrhée après avoir bu de l'eau impure.</p>
<p>Alumina      Urines involontaires après la selle, ou bien encore urines passant seulement pendant une selle.</p>
<p>Aloe            Sensation de faiblesse et dinsécurité du sphincter anal. Sensation d'insécurité du rectum, comme si la selle allait âtre émise en même temps qu'un gaz.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/08/31/dulcamara/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les 50 raisons d’être homéopathe du Dr. Burnett (2)</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/13/les-50-raisons-d%e2%80%99etre-homeopathe-du-dr-burnett-2/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/02/13/les-50-raisons-d%e2%80%99etre-homeopathe-du-dr-burnett-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 04:47:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bryonia]]></category>
		<category><![CDATA[Burnett]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[raisons]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=253</guid>
		<description><![CDATA[DEUXIÈME raison d'être
homéopathe
Dr  James Compton
Burnett
(Commentaires de Pierre Schmidt)
Ah, mon cher ami,
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque
médecin qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DEUXIÈME raison d'être<br />
homéopathe</h1>
<h2>Dr  James Compton<br />
Burnett</h2>
<p>(Commentaires de Pierre Schmidt)</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a>Ah, mon cher ami,<br />
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit<br />
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de<br />
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de<br />
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque<br />
médecin qui donne Aconit pour des refroidissements et des petites<br />
poussées fébriles, c'est un homéopathe malgré lui! Passons maintenant à<br />
la deuxième raison.</p>
<p>Quand j'étais<br />
jeune homme, je souffris de pleurésie du côté gauche et par les soins de<br />
l'apothicaire du village et la moitié d'une barrique de mélanges les<br />
plus hétéroclites de drogues variées, je fus quasi conduit à<br />
l'extrémité, si ce n'est pas tout à fait. Depuis cette époque, j'ai<br />
toujours conservé une sensation désagréable, sourde, dans mon côté<br />
gauche, au sujet de laquelle j'ai consulté de nombreux médecins éminents<br />
et dans différentes parties de l'Europe, sans jamais trouver aucun<br />
soulagement.</p>
<p>Sur un point, par<br />
contre, tous étaient parfaitement d'accord, qu'il s'agissait de quelque<br />
vieille adhérence entre la plèvre viscérale et la plèvre pariétale. Mais<br />
à part ce diagnostic reconnu, aucun de ces nombreux conseillers éminents<br />
n'était capable de me guérir. Et pourtant, ma foi en eux était si grande<br />
qu'elle aurait renversé les montagnes. Cela me démontra que la foi,<br />
comme remède, ne fonctionnait malheureusement pas chez moi.</p>
<p>Après avoir prouvé<br />
l'impuissance de la médecine orthodoxe, je me tournai du côté des<br />
hydropathes, ces médecins de cures, qu'on appelait alors, à l'époque,<br />
des charlatans, et je fus baigné, chaud, froid, par portion ou en<br />
totalité, par bains courts ou bains prolongés. Mais rien de cela ne me<br />
fit du bien. Puis ce furent les enveloppements froids ou le contraire,<br />
les compresses froides faites pendant des mois, dormir dans des<br />
enveloppements humides, sans parler de l'abondance des transpirations<br />
qu'on me fit subir soit à la turque, soit à la russe. Tous ces moyens me<br />
laissant ma vieille lésion pleurétique dans le statu quo ante.</p>
<p>Ce furent ensuite<br />
les cures de raisins, de pain, de vin, qui ne firent pas mieux. Puis les<br />
régimes sévères, les changements de climats, tout sans le moindre effet<br />
sur ma plèvre réticente.</p>
<p>Cependant, comme<br />
j'étais en train d'étudier ce que ces gens originaux appelés homéopathes<br />
avaient écrit sur Bryonia alba et l'affinité de ce médicament pour les<br />
membranes séreuses, je... quoi... faut-il les injurier et les appeler<br />
aussi des charlatans? Non,... essayons d'abord.</p>
<p>Je me procurai un<br />
peu de Bryonia alba, l'administrai comme ils ont l'habitude de le donner<br />
et voulez-vous croire que quinze jours ne s'étaient pas écoulés que ce<br />
malaise sourd et profond dans le côté, traîné depuis de longues années,<br />
avait disparu et que, depuis cette époque, je n'en ai plus rien<br />
ressenti. Voilà, cher Ami, ma seconde raison pour être un homéopathe et<br />
si jamais je cesse d'être reconnaissant à ce vieux cher Hahnemann pour<br />
son Bryonia, que ses foudres et surtout mon vieux mal me revienne pour<br />
me rappeler à la vérité de ses enseignements. Ce que vous pouvez, et le<br />
monde entier en général, penser à ce sujet, je ne m'en préoccupe pas<br />
d'une paille. Je parle carrément sur le pont, comme on dit en anglais,<br />
qui permet de passer à l'autre rive, car pour moi, je n'ai qu'une<br />
exigence en médecine et n'en demande qu'une seule: qu'elle guérisse! La<br />
«pathie » qui guérira est «la pathie » qu'il me faut.</p>
<p>Car si belle que<br />
soit votre pathie</p>
<p>Tout ce que je<br />
puis en dire, c'est que je me soucie peu de sa beauté,</p>
<p>Si elle ne me<br />
convient pas à <em>moi</em> en particulier!</p>
<p><em>What care I, how fair she be</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>If she be not fair to me?</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/02/13/les-50-raisons-d%e2%80%99etre-homeopathe-du-dr-burnett-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les 50 raisons d&#8217;être homéopathe du Dr. Burnett (1)</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/04/les-50-raisons-detre-homeopathe-du-dr-burnett/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/02/04/les-50-raisons-detre-homeopathe-du-dr-burnett/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 07:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Aconit]]></category>
		<category><![CDATA[Burnett]]></category>
		<category><![CDATA[études]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[matière médicale]]></category>
		<category><![CDATA[raisons]]></category>
		<category><![CDATA[scandale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=134</guid>
		<description><![CDATA[Première raison d'être homéopathe
Dr James Compton Burnett
On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Première raison d'être homéopathe</h1>
<h2>Dr James Compton Burnett</h2>
<div id="_mcePaste"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en se trompant qu'on apprend et que l'on progresse. Son approche clinique est parfois peu orthodoxe, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il avait de très beaux résultats.</div>
<div id="_mcePaste">Brunett reste pour nous un exemple aussi bien sur le plan professionnel que moral. Nous publierons ici les 9 premières raisons. EB</div>
<p><em>Il est en vérité plus rapide et plus aisé de  procéder de l'ignorance à la connaissance, qu'à partir de l'erreur. Ceux qui  sont dans l'erreur doivent d'abord désapprendre avant de pouvoir apprendre quoi  que ce soit dans un but utile: et la première partie de cette double tâche,  n'est pas, à plusieurs point de vue, la moins difficile; c'est la raison pour  laquelle elle est rarement entreprise.</em> <em>BOLINGBROKE</em></p>
<p>Il y a quelques années, lors d'un après-midi sombre et morne, j'étais plongé  à l'Hôpital B., dans l'établissement de certificats de décès que je devais  signer, quand brusquement je me sentis de nouveau envahi par quelque chose qui  semblait s'emparer de moi pour au moins la cinquantième fois cet après-midi là.  Je ne pouvais me rendre compte de ce que cela était exactement. Mais cela  provenait essentiellement du mécontentement, de la dissatisfaction, pour ne pas  dire du dégoût, éprouvé à la revue de ces cas qui me passaient sous les yeux et  dont les résultats cliniques n'aboutissaient tous qu'à la mort! J'avais toujours  été un étudiant en médecine très enthousiaste au début de mes études, mais un  Professeur, profondément sceptique, démolissait régulièrement toute ma foi dans  les remèdes; et les trop grandes responsabilités assumées pour mon âge et mon  expérience, ajoutées aux soucis de la pratique hospitalière écrasante, furent  autant de facteurs qui étouffèrent la plus grande partie de l'enthousiasme que  j'avais éprouvé au début pour la médecine. Après avoir repassé dans mon esprit  mes différents stages en médecine et en chirurgie, je m'enfonçai dans mon  fauteuil et comme en rêve me trouvai dans les prés verts, en train de dénicher  des oiseaux et de pêcher au fil de l'eau, comme aux premiers jours de ma  jeunesse. Juste à cet instant, regardant par la fenêtre, je vis un chariot  transportant un cadavre et j'ouvris la fenêtre en m'adressant au vieux garçon  d'anatomie que je connaissais bien et sur un ton vif lui demandais: « Tim,  voyons, qui donc est ce mort?» « Le petit Georges, Docteur ».</p>
<p>Ce petit Georges était un enfant abandonné, qui n'appartenait à personne.  Nous l'avions soigné depuis longtemps et nous l'aimions bien. C'était pour nous  comme un chien fidèle. Tout le monde aimait Georgie dans la salle et il n'en  était pas un, même parmi les plus égoïstes, qui n'était prêt à la première  occasion à lui rendre service. Aussi, aucun malade ne fut plus sincèrement  regretté que lui dans cette salle.</p>
<p>Je dois vous exposer comment cela est arrivé: un beau jour, ayant besoin d'un  lit pour un cas aigu, je donnai l'ordre de transférer le lit du petit Georges  qui se trouvait dans un coin bien abrité et chaud de la salle, pour le mettre en  face, vers une grande fenêtre au nord. Hélas! c'est là qu'il attrapa froid,  contracta une pleurésie et la réponse du garçon d'anatomie que vous venez  d'entendre était le résultat de cette malheureuse décision.</p>
<p>Évidemment, je me reprochais en moi-même: « Si seulement j'avais pu arrêter  tout au début cette fièvre, qui s'était déclarée à la suite de ce  refroidissement dû à la fenêtre trop proche, le petit Georgie alors serait  encore parmi nous. Pourtant trois bons médecins, à côté de mes soins, avaient  traité Georgie, tous en parfait accord et tous des cliniciens avertis. Malgré  leurs talents, la pleurésie s'installa avec la fièvre, l'épanchement se  produisit dans la plèvre et le pauvre Georgie mourut.</p>
<p>Le vieux Tim était un homme que la vie avait bien endurci et je ne l'avais  jamais vu manifester aucune émotion ni sentiment d'aucune manière, et jamais  regretter la mort de qui que ce fut. Mais, véritablement, ce jour, j'étais  bouleversé en le voyant, alors que son attention était pourtant occupée à laver  des bouteilles et que je lui parlais de Georgie, essuyer des larmes au coin des  yeux au souvenir de cet enfant: Mais, quoi qu'on dise, le pauvre Georgie n'était  plus et cependant, j'étais persuadé qu'il aurait pu éviter de mourir si l'on  avait trouvé la médication appropriée, et ce sentiment de conscience  insatisfaite me tourmentait; j'aurais voulu disparaître sous terre.</p>
<p>Or, un soir, un ami médecin de l'Hôpital Royal vint m'inviter à dîner, et au  cours de notre conversation, je lui parlais de mes désillusions et de mon  désenchantement vis-à-vis de la médecine, ainsi que de ma détermination encore  hésitante de partir pour l'Amérique, pour y faire de l'agriculture, car enfin  là, je serais incapable de vivre une vie normale, naturelle et complète, sans  désappointement. C'est alors qu'il me parla de l'homéopathie, en cherchant à me  persuader de l'étudier, d'abord pour en critiquer la valeur, ou, si je la  trouvais apparemment réussie, d'en faire un essai loyal à l'Hôpital.</p>
<p>Après avoir passé par bien des doutes et bien des craintes, je dois l'avouer  comme si je commettais une faute ou même un crime, je me procurai presque en  cachette les deux livres de «Pharmacodynamie» et de «Thérapeutique» de Richard  Hughes, recommandés par cet ami, comme une excellente introduction à  l'homéopathie.</p>
<p>Je dévorai ces deux ouvrages à peine en deux semaines et en toute sincérité  en vins à conclure, qu'ou bien l'homéopathie est vraiment une très grande chose,  ou bien que ce Docteur Hughes n'était qu'un grand fumiste - non, le mot est trop  grossier. Peut-être n'aimerez-vous pas ce terme... et pourtant moi, je trouve  qu'il est bien choisi et pourrait lui aller comme un gant. Sur la vie de mon  prochain, un sujet aussi important à mes yeux, il n'y a pas de moyen terme. Ces  ouvrages homéopathiques représentaient ou bien la vérité d'en haut, claire et  parfaite, ou bien le plus noir et scandaleux mensonge.</p>
<p>Je me sentis très perplexe et embarrassé... il me semblait impossible qu'un  homme ayant écrit de tels livres soit un imbécile, car un insensé ou un crétin  ne peut pas être capable d'écrire de telles choses. Sa façon de présenter le  sujet semble partir vraiment d'une âme noble et d'un esprit compétent et non  d'un imposteur et cela éleva ma pensée au-dessus du découragement dans lequel  j'étais embourbé; mais vient alors: N'ai-je pas souvent essayé de vanter des  remèdes spécifiques et de nombreux traitements qui tous n'avaient réussi qu'à me  désappointer profondément? Ainsi mon vieux scepticisme m'envahit à nouveau : «  Pourquoi, disais-je, de telles choses peuvent-elles exister? Cela me paraît  vraiment impossible ». J'ai été élevé dans les meilleures écoles et instruit par  des hommes de valeur tout au cours de mes études et j'ai toujours entendu dire  que l'homéopathie n'était qu'une thérapeutique de nihilisme. Comment pourrai-je  jamais pratiquer de cette façon, ce serait une honte, mon honnêteté s'y  refusait, je ne pourrai jamais être un homéopathe. Mais le doute ne cessait de  me poursuivre... et si pourtant c'était vrai! Que faire? Eh bien, je vais  cependant essayer d'appliquer cette méthode au lit du malade; je vais prouver  que ce n'est qu'une thérapeutique mensongère et honteuse et alors je l'exposerai  ouvertement à mes collègues, enchantés d'avoir réussi à démontrer par mes  résultats cliniques la négation flagrante de cette thérapeutique nihiliste.</p>
<p>Je me sentais troublé, agité et profondément insatisfait en pensant à la mort  de Georgie et par dégoût me mis à regarder ce que les homéopathes auraient  conseillé en pareil cas. J'appris qu'ils prétendaient couper une simple fièvre  ou un refroidissement avec de l'Aconit... quelle plaisanterie! Malgré mes  doutes, je ne pouvais me réfréner de penser que si cela pouvait être vrai,  Aconit aurait pu sauver le petit Georges, s'il avait été donné à temps et tout  au début de sa maladie.</p>
<p>En fait, les refroidissements, les rhumes, les frissons fébriles sont monnaie  commune et de plus j'avais justement accepté la salle d'entrée des enfants, qui  presque tous arrivaient avec de la fièvre, des refroidissements, des rhumes et  diverses inflammations, où ils étaient observés jusqu'au moment de prendre la  décision de les placer dans une autre salle, si leur affection progressait et  présentait des pneumonies, des pleurésies, des rhumatismes, des gastrites ou des  affections éruptives de l'enfance, selon les cas.</p>
<p>Or, je possédais un petit flacon de teinture d'Aconit de Flemming dans mon  armoire d'urgence. Je pris une grande bouteille d'eau dans laquelle je versai  quelques gouttes seulement de cette teinture et la donnai à l'infirmière de la  salle d'enfants, en lui donnant l'instruction d'administrer ce remède à tous les  malades ayant des lits situés du côté droit de la salle, sitôt leur arrivée.  Tous les lits du côté opposé n'auraient pas droit à cette solution d'Aconit,  mais seraient traités par la méthode orthodoxe habituelle.</p>
<p>A ma prochaine visite, quel ne fut pas mon étonnement de trouver presque tous  les jeunes enfants du côté d'Aconit sans fièvre et qui jouaient dans leur lit.  L'un cependant, atteint de rougeole, dut être transporté dans la salle des  contagieux. Cela me permit de conclure que l'Aconit ne guérissait pas la  rougeole (<em>Hahnemann dans sa Matière Médicale pure en 1834, à l'article  Aconit, nous dit: «Dans la rougeole, la pourpre miliaire, dans les fièvres  inflammatoires, avec pleurésie... etc., l'efficacité de cette plante tient  presque du miracle ». Donc Monsieur Burnett n'en était évidemment à ce moment là  qu'à son petit biberon...</em>). Tous les autres enfants, par contre,  séjournèrent deux ou trois jours seulement, et purent ensuite rentrer chez eux  guéris.</p>
<p>Par contre, tous ceux qui étaient du côté de la paroi opposée, traités par la  médecine orthodoxe, étaient dans le même état où ils avaient été amenés, sinon  pire, et durent être envoyés dans d'autres salles, avec des bronchites, des  états inflammatoires divers, ou d'autres maladies infectieuses, etc. Ainsi, les  choses continuèrent à se passer de cette façon-là, jour après jour. Tous ceux  qui prenaient Aconit présentaient en général une convalescence de 24 ou 48  heures, sauf dans certains cas plus rares où des frissons qui apparaissaient  bénins, étaient cependant annonciateurs d'un état prodromal d'une maladie  spécifique telle que la rougeole, la scarlatine ou une fièvre rhumatismale. Ceux  de cette catégorie étaient à peine influencés par l'Aconit. Mais la quantité de  cas de petits refroidissements courants chez les enfants étaient guéris très  rapidement avec cette potion d'Aconit, quoique beaucoup de ceux qui nous étaient  amenés, étaient le plus souvent en pleine transpiration (<em>En effet,  contrairement à ce qu'on lit dans de nombreuses publications homéopathique, qui  sont toutes des copies de copies, et disent que l'Aconit n'est indiqué qu'avec  des peaux sèches et que son indication disparaît dès que la sueur apparaît,  Hahnemann indique nettement: «Sueurs avec frisson fébrile », « sueurs d'odeur  aigre par tout le corps », « sueurs accablantes », etc., pour Aconit.</em>).</p>
<p>Je n'avais rien dit à l'infirmière concernant le contenu de cette bouteille,  mais très vite, elle la baptisa «la bouteille à fièvre du Docteur Burnett». En  tout cas, pour le moment, j'étais abasourdi de ces résultats et cela me poussa à  occuper toutes mes nuits à l'étude intensive de l'homéopathie, car je n'avais  pas une minute de libre pendant la journée. Or, un jour, il me fut impossible de  faire ma tournée à travers les salles. En fait, j'avais dû même m'absenter deux  jours, depuis le samedi au mardi et à mon retour en entrant dans la salle des  enfants, ce mardi, tôt le matin, l'infirmière chef qui paraissait relativement  calme, m'informa avec une attitude contenue et une réserve non dissimulée,  qu'elle pensait que tous les petits malades devraient être, pensait-elle,  renvoyés chez eux.</p>
<p>« Vraiment, dis-je, que voulez-vous dire par là? » « Ma foi, Docteur, comme  vous n'êtes pas venu dimanche, ni lundi, j'ai pris sur moi de donner votre  fameuse « bouteille de fièvre » à tous les enfants, car je n'avais pas le coeur  de vous voir continuer votre expérimentation cruelle plus longtemps. Vous êtes  comme les jeunes docteurs qui sont ici, vous essayez de faire des expériences.  Je ne sais pas pourquoi l'autre côté de la salle n'aurait pas le droit aussi à  ce merveilleux remède ». Je répondis simplement: « Bien, bien, ma soeur, à  l'avenir je vous permets de donner la potion à tous les malades qui viendront! »  Ceci fut fait jusqu'à ce que je quittai l'Hôpital et le résultat de cette  médication par l'Aconit pour les frissons, les refroidissements, les fébricules,  les petits malaises fébriles des enfants fut extraordinaire, tous présentant une  défervescence rapide de la fièvre et des symptômes de refroidissements avec une  très prompte convalescence.</p>
<p>Mais quand il y avait des cas gastriques, j'observai qu'Aconit était alors  sans résultat, à moins qu'ils ne soient accompagnés de vomissements et c'est  pourquoi dans de pareils cas, j'administrais un émétique doux qui provoquait la  défervescence très rapide de la température. Quoique encore dans mes débuts dans  l'homéopathie, un émétique doux me paraissait être le traitement le plus  favorable lorsque l'estomac est chargé et ne peut se libérer par un vomissement  naturel. Mais je fais ces considérations entre parenthèses, car je ne prétends  nullement posséder déjà la Matière Médicale homéopathique et ses  applications.</p>
<p>J'apporte ces préliminaires et ces circonstances incidentes et concomitantes  seulement pour vous placer sur le même terrain où je me trouvais alors. Elles ne  sont pas essentielles, elles conduisent simplement à cette conclusion pertinente  : Aconit dans les refroidissements, les petits accès de fièvre, le début des  inflammations est véritablement ma première raison pour être un homéopathe.  Avez-vous une aussi bonne raison pour être un officiel?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/02/04/les-50-raisons-detre-homeopathe-du-dr-burnett/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
