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	<title>Planète Homéo &#187; Organon</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>LE PREMIER PARAGRAPHE DE « L’ORGANON DE L’ART DE GUERIR », commenté par Ad. Lippe</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 04:41:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[premier paragraphe]]></category>

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		<description><![CDATA[LE PREMIER PARAGRAPHE DE « L’ORGANON DE L’ART DE GUERIR », PAR SAMUEL HAHNEMANN, EN INTRODUCTION A CE JOURNAL MEDICAL ;
PAR le Dr. AD. LIPPE.
Traduction Dr. Béatrice Aubignat et Dr. Edouard Broussalian
J'ai apporté un soin tout particulier à la traduction de cet article princeps de Lippe. L'importance de ce premier paragraphe de l'Organon me semble comparable à l'introduction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>LE PREMIER PARAGRAPHE DE « L’ORGANON DE L’ART DE GUERIR », PAR SAMUEL HAHNEMANN, EN INTRODUCTION A CE JOURNAL MEDICAL ;</h1>
<p><strong>PAR le Dr. AD. LIPPE.</strong></p>
<p><strong>Traduction Dr. Béatrice Aubignat et Dr. Edouard Broussalian</strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/adam-and-eve.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1432" title="adam-and-eve" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/adam-and-eve-220x300.jpg" alt="" width="220" height="300" /></a>J'ai apporté un soin tout particulier à la traduction de cet article <em>princeps</em> de Lippe. L'importance de ce premier paragraphe de l'Organon me semble comparable à l'introduction de la bible au chapitre de la Genèse lorsqu'Adam et Eve succombent à la tentation de goûter les fruits défendus de l'arbre de la connaissance. Dans l'éclairage étonnant que donne de cet acte Simone Pacot dans ses ouvrages<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn1">[1]</a>, nous retiendrons qu'il ne s'agit de rien d'autre que la <em>tentation de la toute puissance</em>, omniprésente chez les hommes en général, les médecins en particulier.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Hahnemann lance ici un appel à l'humilité (humus : la terre) que bien peu sont encore aujourd'hui capables d'entendre. L'humilité ne consiste pas à se déprécier, mais bien de connaître nos limitations, et à accepter de suivre les lois de la nature. Il nous reste à espérer que demain, éclairés par les catastrophes chimiques médicales et agronomiques qui se profilent à l'horizon, plus d'hommes et de femmes se manifestent pour entrer dans cette recherche de l'Art de Guérir.</span></p>
<p>La parution de ce journal marque une ère nouvelle dans l’histoire de l’art de guérir homéopathique. Depuis que Hahnemann donna au monde médical son <em>Organon</em>, le véritable manuel de l’Ecole qu’il a fondée, celle-ci fut victime de dérives progressives et de plus en plus nombreuses.</p>
<p>Hahnemann, tout comme Hippocrate, observa, suivit les Lois de la Nature, et fut guidé par elles. S’affranchir des théories et des dogmes constitua le principal objectif d'Hippocrate. Mais le temps passa et les multiples dérives de son enseignement firent qu'au bout de deux cents ans l’enseignement de l’Art Médical se retrouva à nouveau asservi par des théories et des dogmes en aucune façon soumis aux lois de la nature, et même en disharmonie avec celles-ci.</p>
<p>L’Ecole de Salerne avait accepté et développé les enseignements d’Hippocrate, mais avec l’arrivée de la médecine sarrasine, les dérives se multiplièrent ; l’Ecole elle-même, fierté des scientifiques médicaux, devint la proie de sa propre dépravation.</p>
<p>Hahnemann ressuscita la simplicité de l’Art Médical, il basa ses actions sur les lois de la nature qu’il observa et put en tirer un nouvel Art de guérir. Aussi simples et compréhensibles que fussent ses enseignements, il y eut alors comme auparavant des "penseurs" pour faire des théories et se croire plus avisés que la nature. Ces gens, en embrassant de nouveau des théories qui avaient explosé depuis longtemps, ont prétendu pouvoir supplanter la nature et les insuffler dans l’homéopathie. Alors sont apparus des hommes qui se sont mis à rivaliser entre eux pour savoir lequel arriverait à <em>caricaturer</em> de la manière la plus plausible l’Art de guérir Homéopathique. Ils attirèrent les crédules et les ignorants, persistèrent à se prétendre « homéopathes » et à pratiquer ce qui ne ressemblait plus en rien au véritable Art de guérir. Au bout du compte, ils discréditèrent l’Ecole à laquelle ils disaient appartenir en n’obtenant pas les succès qui auraient résulté d’une stricte observance des principes gouvernants l’Homéopathie.</p>
<p>Nous n’entrerons pas dans les débats farfelus et indignes qu'entretiennent ces imposteurs, leurs noms seront revêtus du linceul de l’oubli, mais c’est en raison de ces dérives et de ce discrédit que les homéopathes véritables exigèrent une déclaration des principes puis un organe dédié à leur propagation et à leur défense. THE ORGANON ne fera rien d'autre que ce que fit Hahnemann avec son « Organon » pour restaurer l'Art de Guérir soumis aux Lois naturelles. Son enseignement est basé <strong>sur un clair discernement entre les Lois gouvernant la matière inorganique et celles gouvernant les organismes biologiques</strong> [souligné par E.B].</p>
<p>THE ORGANON a pour but de montrer clairement l’infaillibilité des principes fondamentaux gouvernant notre Art de guérir homéopathique, principes dérivés de l’observation des lois gouvernant la matière biologique ; THE ORGANON cherchera, comme le fit Hahnemann, à effacer les erreurs qu'on a voulu infuser dans notre Ecole, spécialement celle, si ancienne, qui semble avoir été à l’origine de toutes les dérives du passé : à savoir que les lois gouvernant les matières biologiques et inorganique puissent être amalgamées, ou encore de penser que la Loi de guérison puisse être subordonnée aux lois de la matière inorganique<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn2">[2]</a> ; THE ORGANON va ainsi promouvoir et développer les enseignements du Maitre.</p>
<p>L’Organon constitue notre « manuel » en tout ce qui concerne la pratique médicale, il doit être considéré comme faisant autorité pour le fidèle guérisseur ; il devrait être bien étudié et servir de guide s’il est bien compris. L’étudiant y trouvera ses premières connaissances dans l’art de guérir rationnel. A le lire et relire, après de nombreuses années d’expérience, le fervent praticien verra qu’Hahnemann, loin d'épuiser tout son savoir dans ce travail, ne fait souvent rien d'autre que de nous montrer le <em>chemin</em> pour nous conduire vers un art plus élevé, vers plus de perfection et vers une plus haute application des principes infaillibles en vue de soulager et guérir la maladie.</p>
<p>Le premier paragraphe de l’Organon dit : —</p>
<p><em>« La seule et unique vocation du médecin consiste à rétablir la santé des personnes malades, c’est ce que l’on appelle guérir ».</em></p>
<p>Comme s’il était conscient des erreurs d’interprétations possibles, Hahnemann s’explique dans ces notes :<em> </em>—</p>
<p><em>« Sa vocation n’est pas de forger de prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l’essence intime du processus de la vie et de l’origine des maladies dans l’intérieur invisible de l’organisme (ambition qui a fait gaspiller à tant de médecins leurs forces et leur temps), sa vocation n’est pas non plus dans d’innombrables essais d’explication des phénomènes morbides ou de leurs causes immédiates qui resteront à jamais cachés, etc. Son but n’est pas d’avantage d’envelopper tout cela dans des paroles inintelligibles et dans un fatras de phrases abstraites qui veulent paraître savantes pour étonner l’ignorant tandis que les malades réclament en vain le soulagement. Nous avons déjà trop de ces savantes rêveries, et il est grand temps que ceux qui se disent médecins cessent de tromper l’humanité souffrante par leur discours inutile et commencent à agir, c’est à dire, à être en mesure de réellement soulager et guérir le malade. »</em></p>
<p>Ainsi parla Hahnemann en 1843.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn3">[3]</a> Ce premier paragraphe et ses notes explicatives introduisent clairement la suite des enseignements du Maitre. Ses raisonnements logiques dénotent la façon dont il traite les découvertes qui suivent dans son ouvrage magistral. Ces notes nous apprennent ce qui a été fait historiquement en guise de soulagement ou de guérison du malade, à quel point ce fut une ignominie, et pourquoi nous devons agir différemment et correctement.</p>
<p>Si ses prédécesseurs en leur temps avaient soulagé et guéri les malades, un Art de guérir meilleur, plus sur et fiable n’aurait pas été nécessaire<em>. </em>Il est patent pour tout médecin observateur que l’humanité a été et demeure toujours terriblement souffrante : non seulement des maladies mais aussi des effets des moyens employés pour éradiquer et faire sortir de l'organisme une maladie fictive, censée causer ou entretenir un jour l’acidité, le suivant l’alcalinité, ou une quelconque impureté imaginaire<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Le premier paragraphe souligne que la faute en revient à tous ces médecins faiseurs de systèmes qui se sont imaginés pouvoir créer des hypothèses<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn5">[5]</a> quant à<em> l’essence intime du processus de la vie et </em>sur<em> l’origine des maladies dans l’intérieur invisible de l’organisme, </em>avec leurs <em>innombrables essais d’explication des phénomènes morbides ou de leurs causes immédiates qui resteront à jamais cachés</em>.</p>
<p>Nous trouvons ici trois propositions distinctes :</p>
<ol>
<li>Le processus de la vie ne nous est pas connu ; il était et restera toujours une hypothèse.</li>
<li>L’origine des maladies dans l’intérieur invisible de l’organisme humain ne nous est pas connue ; elle était et restera toujours une hypothèse.</li>
<li>Le phénomène des maladies, ou leur cause directe (<em>prima causa morbi</em>), ne nous sont pas connus ; c’était et cela restera toujours des hypothèses.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn6">[6]</a></li>
</ol>
<p>La meilleure preuve du manque de fiabilité de ces hypothèses, sur lesquelles étaient basés les efforts fallacieux et néfastes pour tenter de guérir les malades, réside dans la constatation historique que chaque nouvelle génération a offert une hypothèse nouvelle sur la vie, l’origine et le phénomène des maladies<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Le processus interne de la vie dans la santé et dans la maladie, chose que nous ne pouvons pas découvrir, devint une hypothèse toujours variante. Les malades, non seulement ne retirèrent aucun avantage du discours illusoire et inutile d’hommes imbus de leur savoir mais devinrent les victimes de ces diverses hypothèses guidant les médecins dans leur thérapeutiques et tentatives de soins.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn8">[8]</a></p>
<p>Une fois énoncées ces folies, la vocation et le devoir du vrai médecin deviennent évidents.</p>
<p>Sa vocation, nous dit-on, est de rétablir la santé du malade. Le médecin est-il en mesure de restaurer la santé du malade en suivant les préceptes proposés par Hahnemann dans l’Organon ? Nous répondons avec force à cette question par l’affirmative. Et s’il en est ainsi, pourquoi le monde médical dans son ensemble n’a-t-il pas accepté les enseignements d’Hahnemann ? Pourquoi tous les médecins n’ont-ils pas sérieusement commencé à être en mesure de soulager et guérir réellement le malade ? C’est parce qu’ils se sont entêtés à croire qu’ils connaissaient le processus interne de la vie, l’origine directe des maladies et la « <em>prima causa morbi </em>».</p>
<p>Ils n'ont jamais supporté la demande expresse de Hahnemann de reconnaitre leurs erreurs et de rester humbles ; ils n'ont jamais voulu redevenir élèves et étudiants. Ils ont refusé de suivre les enseignements et les lois de la nature. Où sont ces aveugles maintenant ? Qu’ont-ils fait pour le soulagement du malade en suivant les vieux principes aussi mauvais que pernicieux du système qui consiste à prendre une hypothèse comme guide ? Rien, moins que rien !</p>
<p>A quelques exceptions près, les nouveaux sont réellement pires que la génération précédente ; toutes les avancées dont ils se flattent en physiologie et en pathologie n’ont absolument pas amélioré leur thérapeutique ; au contraire leurs traitements deviennent jour après jour de plus en plus pernicieux<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p>L’usage pernicieux de la morphine pour calmer la douleur, du sulfate de quinine et du fer dans leurs diverses formes chimiques comme toniques, leurs fébrifuges, leurs narcotiques, leurs stimulants et autres sédatifs sont toujours en vogue comme avant. Les progrès dont ils se flattent dans les sciences médicales parallèles n’ont apporté aucune amélioration pratique dans l’Art de guérir. Ils émettent d’autres hypothèses, mais n’apportent aucun soulagement au malade.</p>
<p>La coupable négligence du grand nombre de médecins à ne même pas jeter un coup d'œil sur les découvertes de l’Organon peut seulement être mise sur le compte de l’indolence d’une corporation se reposant sur la crédulité du malade et de l’humanité souffrante. Ces hommes ont vu dans le dernier demi-siècle des gens voyager grâce à la vapeur, parler grâce à l’électricité, peindre grâce au soleil ; les Arts et les Sciences ont connu des progrès inimaginables ; les générations futures ne comprendront pas pourquoi ils ont refusé la lumière qui leur était offerte, préférant rester des aveugles à tâtonner dans le noir tout en infligeant une misère indicible aux malades.</p>
<p>Il y a des hommes qui réfléchissent parmi la multitude des médecins et qui, progressivement acceptent la vérité universelle de notre Ecole, enseignent l’individualisation, enseignent qu'il faut traiter le malade et non pas les maladies. Ils réclament des proving physiologiques des remèdes, (en doses pondérales pour être sûrs de ce qu’on administre), mais on n’écoute pas ces quelques honorables exceptions ! Matérialisme et création d’hypothèses sont à l’ordre du jour. Nous laisserons ces infortunés à une éventuelle intervention future de la Providence.</p>
<p>Qu’en est-il de notre Ecole ?</p>
<p>Le recul historique nous montre qu’il y eut des médecins pour accepter, non seulement ce premier paragraphe de <em>l’Organon</em>, mais aussi tous les principes et les progrès logiques et nécessaires qui en découlent. Ils les appliquèrent à leur pratique comme le fondateur de l’Ecole le leur enjoignit. <em>Unanimement</em>, ils attestèrent de l’infaillibilité du système de l’Art de guérir ainsi appliqué, et, à ce jour, un bon nombre de solides adeptes du Maitre témoignent du fait que la fidélité aux principes est vraiment nécessaire si l’on veut obtenir les résultats favorables escomptés. Et l’expérience leur a appris que tout écart par rapport à ces principes sera suivi d’une absence de guérison.</p>
<p>Il y eut d’autres médecins qui furent convaincus de la vérité de l’homéopathie, qui en virent les superbes résultats de ce Nouvel Art de Guérir. Mais ne pouvant se débarrasser de leurs vieilles idées erronées sur l'origine matérielle des maladies ou sur leurs causes matériellement visibles, ils ne purent même pas accepter le premier paragraphe de l’Organon et encore moins les développements logiques et les principes en découlant.</p>
<p>Les conséquences de ce refus d'accepter le premier paragraphe de <em>l'Organon</em> furent des échecs répétés, mis bien entendu sur le compte d’une "non-fiabilité" de la Loi de guérison, et on en vint à multiplier ainsi progressivement les dérives.</p>
<p>Nous constatons aujourd’hui une incompréhension de la loi de guérison et des opinions variées à propos de notre Ecole dont il faut chercher la cause dans une mauvaise assimilation de ce premier paragraphe de <em>l’Organon</em>.</p>
<p>Nous allons maintenant tenter de montrer la nécessité d’accepter ce premier paragraphe avec toutes ses conséquences logiques si nous voulons devenir de vrais guérisseurs. Quand on nous dit que notre devoir consiste à « <em>rétablir la santé des malades</em> », Hahnemann nous enjoint de considérer le malade comme un individu, il ne nous dit pas que « <em>nous devons guérir les maladies</em> ».</p>
<p>Si nous essayons de restaurer la santé du malade, nous sommes obligés d’individualiser ; si nous essayons de traiter des maladies, nous devons généraliser.</p>
<p>Ainsi, dès le commencement, nous nous écartons radicalement de la vieille habitude de traiter les maladies ; et dès ce premier pas, nous nous détachons de la Vieille Ecole pour prendre un nouveau départ. Ce tout premier pas nous émancipe de l’esclavage envers la pathologie, et sert de base à notre thérapeutique. La première déclaration du fondateur de notre Ecole, telle qu’il l'exprime dans le premier paragraphe de <em>l’Organon</em>, devient la pierre angulaire sur laquelle toute la structure repose. Et c’est bien pour cette raison que nous devons <em>arriver à voir que cette pierre angulaire est solide</em> afin que nous puissions l’accepter comme <em>notre </em>pierre angulaire<em>, </em>avant que d’aller plus loin.</p>
<p>Avant même de commencer à approfondir ce premier paragraphe, nous devons être parfaitement convaincus du fait que toutes les tentatives pour soigner les <em>maladies</em> et non pas le <em>malade</em> se sont révélées des échecs.</p>
<p>C'est ainsi que Hahnemann commence son argumentation dans la note de bas de page de ce premier paragraphe de <em>l’Organon</em>. Les médecins ayant précédé Hahnemann, aussi bien que leurs successeurs —à l’exception des vrais Guérisseurs qui ont accepté la mission de rétablir la santé des malades (les Homéopathes)— ont inventé et continuent d’inventer des systèmes ; ils colligent ce qui, selon eux, semble être des changements physiologiques, les résultats des maladies, les phénomènes morbides, et ce qui, pour eux, apparaît comme la cause vraisemblable de la maladie.</p>
<p>La physiologie, telle qu’ils l’entendent et l’appliquent, explique les fonctions gouvernées par mécanismes les plus distaux de la vie ; de même, la pathologie explique le résultat de ces fonctions perturbées, gouvernées par ces mécanismes périphériques. Ce n’est qu’à travers cela qu’ils ont une connaissance des phénomènes les plus distaux de la vie — c'est-à-dire leur connaissance des phénomènes morbides, provenant de l’intérieur de l’organisme, et qui constituent la maladie. Ils traitent alors, ce qui, pour eux, est une maladie spécifique. Et complètement fascinés par la découverte de formes spécifiques de maladies, ils leur appliquent les seules formes de lois connues par eux : celles gouvernant la matière inorganique. Leur connaissance de l’essence de la vie n’est rien d’autre qu’une hypothèse creuse ; leurs explications des modifications et des perturbations des fonctions durant la maladie ne sont que des hypothèses creuses ; et leurs tentatives de traitement sont basées sur d’autres hypothèses : les effets supposés des drogues.</p>
<p>Pour le médecin observateur et réfléchi, il suffit de considérer un instant ce qu’est la maladie ou des formes spécifiques de maladies ; peuvent-elles être traitées de la sorte ? Pouvons-nous généraliser ainsi? Pour l’intérêt de la discussion, supposons que nos confrères parviennent à une pleine connaissance des mécanismes distaux de la vie et des changements physiologiques causés par les fonctions perturbées —la maladie— ils ne pourraient toujours pas traiter une hypothèse, une forme spécifique de maladie, en tant que telle. Pour ce faire, cela impliquerait</p>
<p>1)     que la profession commence d’abord par classifier chaque cas d’affection selon son appartenance à une forme spécifique de maladie ; et</p>
<p>2)     qu’absolument chaque individu attaqué par, ou souffrant d’une forme spécifique de maladie, souffre pareillement et produise des symptômes identiques.</p>
<p>L’expérience montre au médecin intelligent que ces deux propositions sont contraires aux faits bien observés<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn10">[10]</a>. Il n’y a pas deux choses identiques dans le monde organique, ni deux personnes identiques ; elles sont similaires mais pas semblables ; elles ne sont pas identiques dans leur développement physique, ni dans leur condition mentale. Dès lors, les patients étant si dissemblables, pouvons-nous supposer que la maladie, même si nous connaissions son pouvoir de perturbation des fonctions, attaquerait toutes les personnes (qui sont dissemblables) exactement de la même manière ? Il y a des différences de sexe, d’âge, d’influence climatique, de saisons (<em>Hippocratis Aphorismi</em>, section iii), qui changent fréquemment la forme de la maladie.</p>
<p>Le fait, bien connu, que même les maladies épidémiques changent continuellement de caractère et affectent de façon différente chaque individu, ne serait-ce qu’au sein de la même localité et de façon encore plus contrastée dans des localités différentes, montre de façon concluante que le traitement d’une maladie spécifique, telle que la Pathologie en vigueur les considère, est impossible.</p>
<p>La pratique persistante de l’Ecole de Médecine Allopathique à baser ses thérapeutiques sur l’hypothèse indéfendable d’une maladie, restera toujours un échec.</p>
<p>C’est une proposition facile à illustrer. La scarlatine compte parmi les maladies les plus facilement diagnostiquées. Quand Sydenham publia sa description de l’épidémie du moment, caractérisée par son éruption lisse (comme un érysipèle), Hahnemann détermina que Belladonna était le remède semblable qui, à sa connaissance, avait produit la même éruption lisse ainsi que les autres symptômes concomitants souvent présents au cours de cette épidémie. Il put ainsi guérir de nombreux cas. Cependant, les épidémies de scarlatine de ces dernières années, apparues dans divers pays, à différents moments, ne furent jamais, ou si rarement similaires à celle qui fut si bien décrite par Sydenham. Ainsi, alors que Belladonna était indiqué initialement dans une large majorité des cas, il finit par voir son applicabilité dans cette forme récente devenir une rare exception car non seulement l’éruption avait une apparence un peu différente, que Belladonna n'avait jamais produite, mais tous les symptômes concomitants avaient changé.</p>
<p>Les Allopathes, toujours en recherche de généralisations, ont été forcés d'admettre que la scarlatine cédait infiniment plus facilement à l’homéopathie qu’à leur propre traitement. Ils s'assurèrent que Hahnemann avait bien administré Belladonna avec succès durant l’épidémie de scarlatine. Et comme ils restaient convaincus que ce sont les <em>maladies</em> qu'il faut traiter, et que Belladonna devrait être encore et toujours le remède spécifique de cette maladie, ils se mirent à le prescrire, et jusqu'à ce jour ils continuent de le donner aveuglément dans tous les cas de scarlatine, sans obtenir les succès qui suivent un traitement homéopathique individualisé. Certains se basent sur leurs échecs dans tous les cas ou la majorité des cas de scarlatine avec Belladone pour prouver la non-fiabilité des déclarations de Hahnemann.</p>
<p>Le Médecin observateur comprendra qu’à chaque nouvelle épidémie, dans chaque nouvelle localité, différents remèdes seront nécessaires, et que chaque cas devra être traité individuellement s’il veut rendre la santé au malade. Ce qui vaut pour les épidémies toujours variantes, reste applicable pour tous les cas de maladies qui n’ont jamais été observées et ne sont pas connues des Pathologistes du jour. Dans de tels cas, la vieille Ecole se trouve complètement dépourvue ; il devient évident que le traitement de maladies en tant que telles sera toujours un échec.</p>
<p>Il devient tout aussi évident qu'aucune découverte en Physiologie ou en Pathologie ne saurait changer les échecs présents et passés tant que les thérapeutiques resteront basées sur l’hypothèse d’une maladie.</p>
<p>On rencontre des hommes de distinction dans notre propre Ecole qui prétendent sans cesse que les progrès en Physiologie et en Pathologie, érigées au rang de sciences exactes, devront modifier les thérapeutiques de l’Ecole Homéopathique. Si ces hommes voulaient suivre attentivement les arguments qui précèdent, ils percevraient clairement qu’il est impossible de porter le moindre changement à notre thérapeutique, basée sur le traitement du malade, ce qui est notre pierre angulaire. Même si nous admettions, pour l'intérêt de la discussion, que la Physiologie et la Pathologie n'étaient plus des hypothèses mais des sciences exactes, il n'en demeure pas moins que nous devons absolument restaurer la santé du malade et pour cela nous devons individualiser.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn11">[11]</a></p>
<p>D’autres célébrités dans notre Ecole revendiquent non seulement leur droit à adapter la Pathologie à l’Homéopathie, et tout en admettant que nous ne savons rien à propos de l’essence première de la vie, ni de l’origine des maladies dans l’intérieur de l'organisme, disent aussi que notre ignorance présente ne sera pas perpétuelle, et que de futures découvertes seront faites qui expliqueront tout<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn12">[12]</a>. Ils défendent l'idée que tous les points pour l’instant incompréhensibles seront un jour placés dans une lumière claire et intelligible. Ils disent qu'il rester mesuré quand on proclame l’infaillibilité des principes de l’Homéopathie, à cause de l’ignorance qui prévaut encore de notre part en ce qui concerne la véritable essence de la vie et l’origine des maladies dans l’économie humaine. Si ces savants, tellement emplis d’espoirs de voir notre théorie de l’Art de guérir supplantée par de futures découvertes, voulaient réfléchir, ils apprendraient par nos arguments que nous parlons du « Présent » et non du « Futur », et que même si nous finissions par connaître la cause directe de la maladies, et que si tout ce qu’ils voulaient savoir leur était connu un jour, nous serions tout de même obligés d’individualiser pour rendre la santé au malade.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn13">[13]</a></p>
<p>Si tout ce qu’ils voulaient savoir leur était révélé, est-ce que cela changerait le moins du monde les différences physiques et mentales existantes dans l'humanité entière ?</p>
<p>Leur raisonnement se trouve devant une difficulté insurmontable quand la stricte logique nous montre que des personnes si différemment constituées ne peuvent pas être affectées de la même façon par des influences identiques, et que l'on ne peut pas réduire cette infinie variété au même traitement devant des effets si largement différents en fonction de l'individualité des cas, même si l'agent déclencheur nous était connu.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn14">[14]</a></p>
<p>Qui plus est, nous sommes pleinement convaincus de la justesse de Goethe quand il dit : « <em>Inns Innere der Natur dringt Kein erschaffener Geist » —Dans l’intérieur de la Nature, aucun Esprit créé ne pénètrera jamais—<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn15"><strong>[15]</strong></a></em></p>
<p>De ce que nous venons d'essayer de montrer <em>—</em>à savoir l'erreur stupide de baser les tentatives de traitement d'après le nom d’une maladie qui affecte tous les individus différents de façon différente<em>—</em> il ressort que Hahnemann avait parfaitement raison en écartant toute hypothèse dans un but pratique, et en nous rappelant dès le début ce qu’est notre devoir.</p>
<p>Il s’agit de notre premier pas pour nous affranchir de l’esclavage du système de la Vieille Ecole et par conséquent, le plus important pour nous. Alors franchissons le délibérément, mais pour toujours ; de sorte qu'une fois sur ce nouveau chemin nous puissions rejeter toute déviation, aussi ingénieusement présentée qu'elle puisse être, qui ne serait pas en pleine harmonie avec notre première acceptation de notre nouveau devoir <em>—« Rétablir la santé du malade »</em></p>
<p><em>Et maintenant guérissons réellement le malade.</em></p>
<p><em>PHILADELPHIE,</em></p>
<p><em>3 octobre 1877.</em></p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref1">[1]</a> Voir "Evangélisation des profondeurs" et autres ouvrages de cet auteur.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref2">[2]</a> A plus d'un siècle d'écart, la pertinence du propos de Lippe ne peut que frapper. La <em>science médicale</em> en tant que telle, c'est-à-dire l'étude des phénomènes morbides pour en déduire les lois qui les régissent reste lettre morte dans une médecine classique qui s'est donné un air sérieux en s'appropriant les découvertes des autres branches de la science comme la physique et la chimie. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref3">[3]</a> J'entends souvent le reproche : "mais vous ne pouvez rien apprendre sur la médecine dans un bouquin qui est vieux de 170 ans!!" La dernière personne en date à m'avoir "expliqué" cela était un pédiatre, enseignant l'homéopathie (?!), et qui me déclarait qu'il n'avait jamais guéri la moindre otite avec l'homéopathie en 30 ans de pratique.</p>
<p>Alors, non Messieurs, l'Organon n'est toujours pas dépassé, et ne pourra qu'être complété, car il décrit un ensemble de lois et de principes éternellement vrais déduits d'une observation rigoureuse. Parce que le propre de toute vérité est d'être 1) éternelle, 2) universelle 3) simple, l'Organon n'est rien de moins qu'un traité complet de l'Art Médical. L'on ne cessera d'y découvrir des trésors, tout simplement parce que Hahnemann a découvert des lois qui régissent la médecine entière, qu'il s'agisse de traiter des humains, des animaux ou des plantes. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref4">[4]</a> Rien n'a changé en ce XXIème siècle. Nous rencontrons tous les jours des patients traités par des naturopathes qui attribuent l'état morbide à une modification du pH. Actuellement la faillite du système pousse en avant toutes sortes de doctrines basées sur l'alimentation, tel produit "faisant du bien", tel autre étant réputé néfaste.</p>
<p>La médecine classique s'évertue à détruire les germes, la mode récente consiste à maintenir les enfants qui font des otites répétées sous un ou 3 mois d'antibiothérapie.</p>
<p>La médecine chimique continue de détruire l'humanité à bas bruit. George Vithoulkas a montré avec son système de classification clinique des niveaux de santé que l'usage immodéré des drogues allopathiques et des vaccinations ne fait que dégrader la réponse immunitaire. Au bout du compte les malades ne présentent plus d'épisodes infectieux, on les déclare guéris. Il ne s'agit pas hélas d'une <em>progression</em> du niveau de santé mais bien d'une <em>dégradation</em> vers des niveaux plus bas où il n'est plus possible pour l'organisme de développer d'épisode fébrile aigu et c'est le début de la maladie chronique. E. B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref5">[5]</a> Les sciences fondamentales ont enregistré des progrès immenses. On a appliqué à la physiologie la démarche réductionniste qui n'a toujours pas répondu aux questions essentielles. La thérapeutique classique toute entière reste basée sur des processus physiopathologiques supposés, sans cesse remis en cause. Les médicaments continuent d'être testés sur les malades dont l'état de santé rend la réponse à la drogue éminemment variable en fonction de leur idiosyncrasie. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref6">[6]</a> Si dans une crise passagère de modestie et de lucidité, nos immunologues voulaient bien admettre que nous ne connaissons pas grand-chose de l'immunité, que nous n'avons toujours pas expliqué ne serait-ce que la physiopathologie du "coup de froid", et que nous allons probablement payer un tribut exorbitant dans les années à venir du fait que nous tripatouillons allègrement un mécanisme inimaginablement complexe, alors la médecine classique se dirigerait tout entière vers les découvertes de Hahnemann. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref7">[7]</a> Ici encore, rien de nouveau si ce n'est une accélération terrible du phénomène : ce n'est plus à chaque génération que les hypothèses changent mais presque toutes les années! E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref8">[8]</a> Il est facile aujourd'hui de nous moquer des médecins pratiquant leurs saignées, prescrivant des pilules à l'arsenic, frappant les fous, débitant toutes sortes de théories fumeuses. Pourtant Hahnemann s'est opposé le premier à toutes ces pratiques, en affrontant courageusement la haine de tous ces Messieurs. Aujourd'hui nous subissons une forme plus larvée de dictature d'une pensée unique médicale qui ne réalise souvent même pas qu'elle n'est que l'instrument aveugle d'une industrie toute-puissante. Avons-nous cessé de voir ces grands médecins imbus de leurs personnes nous clamer l'intérêt primordial de tel ou tel traitement, ou l'urgence vitale à vacciner ces malheureux bébés contre ceci ou cela ? A quel moment se sont ils excusés ou admis avoir tort quant les effets néfastes de leurs traitements n'ont plus pu être cachés? E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref9">[9]</a> Cette spirale n'a fait que s'accélérer jusqu'à maintenant. A l'aide de drogues toujours plus puissantes on dégrade de plus en plus l'état de santé de l'humanité. Prenez l'exemple de cette enfant gavée d'antibiotiques, au bout du compte il est possible que ses otites capitulent. Mais ce n'est pas que son état de santé se soit amélioré. Le résultat pernicieux du drogage qu'elle a subi a au contraire détérioré son état de santé, vers un niveau inférieur où elle n'est plus capable de développer le germe qui provoquait ses otites.</p>
<p>Ainsi, selon la classification clinique de Vithoulkas, alors qu'il y a un siècle l'humanité se répartissait entre les groupes I et II, nous sommes maintenant descendus majoritairement en groupes II et III avec beaucoup de patients en groupe IV incurable. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref10">[10]</a> "<em>Tandis que les homéopathes distinguaient un nombre indéfini de maladies basées sur les symptômes observables, les médecins orthodoxes subordonnaient le nombre indéfini des différents symptômes possibles au petit nombre de causes pathologiques que leur esprit était capable de concevoir." </em>Dr. Jacques Baur.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref11">[11]</a> De plus, ce mode de pensée amène nos confrères à nier la réalité de faits qui ne peuvent recevoir d’explication physiopathologique. Comment expliquer la disparition d’un eczéma qui se trouve suivie par l’apparition de troubles respiratoire, la suppression de verrues suivie par des règles douloureuses, ou encore des règles interrompues si la patiente a eu les pieds mouillés ?</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref12">[12]</a> Les splendides découvertes dues au microscope on suscité un élan enthousiaste à cette époque et tous ont vraiment cru, à la suite de Pasteur par exemple, qu'on allait découvrir l'essence des choses. La vague du positivisme a caractérisé la fin de ce XIXème siècle, dont les savants devaient nous laisser les "décimales à calculer". Ce sont souvent des héritiers de ce courant de pensée, rendu caduc notamment par les découvertes de la mécanique quantique, qui sont les ennemis les plus acharnés de l'homéopathie au point que leurs attitudes ne relèvent plus du débat scientifique mais bien de la défense de vues sectaires.</p>
<p>Aujourd'hui, même au sein de l'école homéopathique, l'argument du "progrès" justifie l'usage de théories censées éclairer la pratique, alors que leurs auteurs ne comprennent toujours pas que le syncrétisme appauvrit l'homéopathie qui n'a nul besoin de Freud, de Saint Thomas d'Aquin, de la sensation vitale, ni encore du tableau périodique pour exister… E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref13">[13]</a> Ami lecteur, ne vous semble-t-il pas que 130 années de progrès scientifique continu pour en arriver aujourd'hui au même constat que Lippe ne donne pas raison à son propos ? Devrons-nous attendre 500 ans de plus ? Je songe au cas récent d'une jeune femme qui m'a consultée récemment pour des lésions à type de crevasses des bouts des doigts de la main droite. D'emblée, celle-ci déclare que son trouble est apparu après une grande déception amoureuse. Quelles sont les connexions que la physiologie peut nous expliquer entre une zone particulière de son cerveau et le bout des doigts ? Ne doutons pas que ce mécanisme existe. Devant cela, nos confrères qui se réclament seuls scientifiques et qui ont tous très bien compris la relation entre l'état émotionnel et la lésion de la main se sont contentés d'identifier du staphylocoque doré dans les lésions. Les uns ont donné des antibiotiques pour les détruire, les autres de la cortisone pour traiter la peau. S'agit-il d'une attitude rationnelle? Scientifique ? Comme aucune physiologie ne peut expliquer la survenue de cette lésion, sa nature, son caractère <em>unilatéral</em>, etc.  on en vient à bricoler les <em>conséquences</em>. Traiter des conséquences a-t-il jamais guéri les causes ?</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref14">[14]</a> La biologie nous montre tous les jours que les mêmes causes ne provoquent pas les mêmes effets .Souvent, il nous importe peu de connaître précisément l’agent causal, il nous suffit pour guérir de déterminer le médicament qui mime le mieux la réaction personnelle du patient caractérisée par la totalité des symptômes et au premier chef les signes les plus rares et inusités.</p>
<p>De plus le vieil adage <em>sublata causa tollitur effectus</em> (la cause venant à cesser, l’effet doit disparaître) est démenti de façon flagrante par les organismes vivants et ne s’applique qu’aux sciences fondamentales. Par exemple une peur qui a vivement impressionné un sujet devant une situation stressante n’a duré qu’une fraction de seconde. Pourtant à partir de ce choc, des troubles chroniques peuvent s’installer, et des années après ce même patient continue de présenter des symptômes, et à vivre dans l’anxiété, etc.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref15">[15]</a> Schiller dans une lettre à Goethe lui écrit: " <em>Votre regard observateur, qui se repose sur les choses, si tranquille et si clair, vous met à l'abri des écarts auxquels se laissent aller si facilement et la spéculation et l'imagination, cette faculté supérieure, et qui n'obéit qu'à elle-même</em>. " Il ne nous reste maintenant plus qu'à replonger dans Hegel pour aller au bout de la proposition de Lippe.</p>
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		<title>Discerner le simillimum. Entrevoir l&#8217;homéopathie. 2eme partie</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 06:31:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2. Un état d’esprit particulier : "the right stuff"
On l’a vu avec ce qui précède, oser sortir des sentiers battus n’est pas la moindre aptitude de l’homéopathe. Cependant il existe une difficulté, c’est même la plus grande, dans l’apprentissage de notre matière. Pour y parvenir, il est nécessaire de posséder un esprit curieux –parfois aussi un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>2. Un état d’esprit particulier : "the right stuff"</h2>
<p>On l’a vu avec ce qui précède, oser sortir des sentiers battus n’est pas la moindre aptitude de l’homéopathe. Cependant il existe une difficulté, c’est même la plus grande, dans l’apprentissage de notre matière. Pour y parvenir, il est nécessaire de posséder un esprit curieux –parfois aussi un curieux esprit ! – caractérisé de la façon suivante :</p>
<h3>Un mélange de rigueur scientifique et de perception artistique</h3>
<p>A la base de toute discipline scientifique (enfin je veux dire, partout sauf en médecine actuellement) figure <em>l’étude des phénomènes naturels afin d’énoncer les lois qui les régissent</em>. Puis sur ces fondements naissent deux types de constructions : la <em>méthode</em> ou le <em>système</em>. Il faut connaître cette subtile distinction –établie par Jahr il y a déjà 150 ans– pour comprendre les choses. Un système tout entier se déduit d’une proposition initiale ; la relativité générale est un système. Une méthode est un tout cohérent qui repose sur la juxtaposition de plusieurs énoncés éventuellement indépendants ; c’est le cas de l’homéopathie. Apprendre, comprendre et appliquer l’ensemble des propositions de la méthode est la clé du succès. On trouve quelques médecins audacieux qui osent prescrire des doses dynamisées –c’est l’une des facettes de l’homéopathie– moins nombreux sont ceux qui comprennent intimement que « <em>seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies »</em>. Plus rares encore ceux qui ont compris le principe de la dose unique, encore plus rares ceux qui maîtrisent les questions de posologie et d’interprétations des réactions cliniques du cas.</p>
<p>Comme dans toute autre discipline scientifique, il est nécessaire de connaître et de comprendre les principes énoncés par Hahnemann au terme d’une vie entière de recherches ; cela représente un effort de <em>compréhension</em> et de <em>conceptualisation</em> qui nous démarque peu à peu de la médecine classique. Assimiler de son mieux les signes et les tableaux caractéristiques du plus grand nombre de drogues représente un immense effort de <em>mémorisation </em>mais réduire l'étude des propriétés des médicaments à un effort de mémoire conduit à la catastrophe car on doit se familiariser avec les médicaments tout comme on s'habitude aux habitudes et aux manies d'un colocataire.</p>
<p>Il ne faut pas rester au milieu du gué : une fois que cette pâte scientifique sera acquise, encore faudra-il la modeler, la travailler, lui donner les formes qui conviennent pour décrire les cas morbides. L’aisance avec laquelle on manipule les concepts de base permet d’acquérir peu à peu un savoir faire indispensable à toute bonne prescription. Il en découle une dimension artistique d’une rare richesse puisque potentiellement il existe une infinité de cas possibles.</p>
<p>Utiliser ses connaissances pour affûter sa perception des patients, comprendre ce qui est souffrant en eux, reconnaître ce qui est « <em>indubitablement morbide</em> », voilà une tâche qui nous occupera toute une vie !</p>
<h3>Le jugement individuel et l’engagement personnel : la pensée cartésienne</h3>
<p>Pour réaliser cette dimension artistique, l’homéopathie implique un engagement personnel du praticien, qui se trouve souvent en proie aux railleries de ses confrères et qui doit aussi endurer régulièrement la lecture d’articles diffamatoires sur son art.</p>
<p>Bien que les deux formes de médecine soient complémentaires, comme peuvent l’être des traitements curatifs et palliatifs, la situation devient rapidement manichéenne. Dès le début de sa pratique, l’homéopathe se trouve tiraillé entre deux partis. Il semble que l’esprit humain ne puisse concevoir les idées nouvelles autrement qu’avec des conflits. Thomas Kuhn a clairement identifié ces mécanismes dans son ouvrage désormais classique « La structure des révolutions scientifiques ».</p>
<p>Au commencement de nos études, nous baignons dans un mode de pensée souvent caractérisée par l’intolérance mais soutenu par toutes sortes d’habitudes, de certitudes, et d’intérêts financiers ; l’édifice est conforté par le pire des faux amis qu’est le sens commun (soigner la partie malade) ; et pérennisé par l’enseignement thérapeutique classique (je dis bien <em>thérapeutique</em> car jamais l’homéopathie n’a prétendu renier les autres branches médicales).</p>
<p>Seul, <em>le développement du jugement individuel</em> basé sur l’expérience permet de se détacher peu à peu du vieux système de pensée. Cela enracine profondément la démarche homéopathique dans le cartésianisme qui souligne depuis 1637 le privilège du sujet pensant.</p>
<p>Grâce à Descartes en effet, le jugement individuel recouvre une autorité légitime qui ne doit rien à la croyance, au préjugé, ou à l’institution. Le fameux <em>cogito ergo sum</em> –je pense (donc) je suis– a la force d’une révélation : il enseigne que toute vie intellectuelle commence par la perception singulière de l’existence propre d’un sujet pensant, c’est à dire d’abord sentant, d’un sujet se sentant penser.</p>
<p>Cela nous situe hélas aux antipodes de la mode actuelle qui consiste à attendre dans un fauteuil la publication d‘articles et d’études censés éclairer les lecteurs. Dans ces conditions, l’acharnement borné des adversaires de l’homéopathie me fascine complètement. Quel peut être le psychisme de ces gens qui se sentent ainsi obligés de partir en « croisade » ? J’apprécierais énormément l’éclairage d’un psychiatre sur ce type de comportement.</p>
<p>Nous retiendrons avec humour de l’expérience de ces derniers siècles qu’il n’existe pas de détracteurs honnêtes <strong>et </strong>intelligents. Ceux qui sont les deux sont des homéopathes qui s’ignorent comme le montre l’histoire de Hering (chargé dans son jeune temps de démontrer que Hahnemann était un charlatan, celui-ci constate avec ébahissement les merveilleux résultats et se convertit à la nouvelle médecine). Les détracteurs honnêtes ne sont pas souvent intelligents ; ce sont en général des gens qui ont péniblement acquis certaines connaissances et qui sont persuadés de détenir dès lors un savoir qu’il s’agit défendre jalousement. Les détracteurs intelligents sont rarement honnêtes ; ceux là je l’avoue me répugnent le plus, ils défendent les intérêts de leurs employeurs par les moyens les plus bas et les pires manipulations ; hélas, comme Lénine l’a démontré, "plus c'est gros plus ça passe".</p>
<h3>Un cœur resté ouvert et un esprit d’enfant</h3>
<p>On peut déplorer que l’enseignement universitaire produise principalement des « scientifiques » froids et précis persuadés notamment trouver la solution à tous les problèmes grâce à des mesures linéaires de masse, volume, quantités, etc. La dimension humaine de notre art se trouve de plus en plus rognée, ce qui crée une brèche grandissante entre le médecin classique représentant un monde de papier comme disait Galilée, et la souffrance bien réelle du patient.</p>
<p>Cette distance entre la réalité souvent non étiquetée des patients et le cadre de plus en plus artificiel du système hospitalier induit une défiance de plus en plus grande du public envers la médecine. Il convient à tout médecin de cultiver le doute cartésien sur sa pratique et ses connaissances afin de ne pas tomber dans le panneau du narcissisme. Reconnaître devant son patient quand cela se produit que l’on s’est trompé me semble tout aussi essentiel afin d’entretenir la confiance indispensable à la relation médecin malade. Savoir prendre la responsabilité de ne rien prescrire si l’on ne voit pas de médication indiquée nous oblige aussi à apprendre à gérer notre propre stress (<em>cher lecteur, au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, bien des prescriptions visent surtout à rassurer… le prescripteur</em> !)</p>
<p>Il est indispensable de se dégager de l’univers de la médecine classique et de ses classifications arbitraires afin de devenir un vrai artiste dans l’art de guérir. Il est nécessaire d’aimer un minimum ses semblables et de désirer entrer en contact avec eux pour avoir une chance de percevoir leur souffrance propre.</p>
<p>Enfin, dans une société qui entend tout contrôler et tout comprendre, il est difficile d’avoir l’humilité de ne pas posséder l’explication intime des phénomènes auxquels nous sommes confrontés. C’est avec un esprit enfantin, à la fois pragmatique et émerveillé qu’il faut entreprendre chaque cas.</p>
<h3>Un sens acéré de l’observation</h3>
<p>Un homéopathe doit sans cesse être aux aguets, prêt à bondir sur un signe particulier. Le sens de l’observation implique d’utiliser toutes les perceptions sensorielles. La bonne tactique consiste à noter un signe particulier et à remonter à l’ensemble du patient pour s’assurer que le reste des symptômes « colle » avec le médicament appelé par le signe particulier. Souvent on associe d’un coup d’œil plusieurs petits signes tous partagés par un médicament et il reste à tester ensuite la cohérence avec le reste du cas, même si le reste du cas n’est encore même pas révélé. C’est la technique du « <em>bottom-up</em> » que l’on utilise dans les cas les plus courants et qui permet de prescrire très rapidement.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/bottom-up.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-916" title="bottom-up" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/bottom-up.jpg" alt="" width="622" height="356" /></a></p>
<p><strong>Les signes physiques</strong></p>
<p>Comme tout médecin, nous prenons note des signes physiques du patient : taille, poids, surcharge pondérale ou maigreur, teint, odeurs. La classification hippocratique nous est utile, j’y consacrerai un cours dans quelque temps. Cette classification est très importante car elle permettra de <em>distinguer les signes qui proviennent du tempérament et qui ne sont pas vraiment pathologiques, des signes morbides qui sont les guides vers le médicament à prescrire</em>. Ceci correspond à ce que Hahnemann décrit au §5 lorsqu'il explique qu'il faut tenir compte de la constitution physique du malade :</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">5</span>.</em></strong><em>— Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin doit utiliser tous les moyens possibles à sa disposition, afin de déterminer :</em></p>
<p><em>I. dans les maladies aiguës : <span style="text-decoration: underline;">la cause occasionnelle la plus vraisemblable;</span></em></p>
<p><em>II. dans les maladies chroniques : les phases évolutives les plus significatives. Il pourra ainsi en découvrir l'origine, <span style="text-decoration: underline;">la cause profonde, fondamentale,</span> le plus souvent une diathèse chronique (miasme).</em></p>
<p><em>En ceci il faudra tenir compte :</em></p>
<p><em>— de la constitution physique du malade (surtout dans les affections chroniques),</em></p>
<p><em>— de son caractère moral et intellectuel,</em></p>
<p><em>— de ses occupations,</em></p>
<p><em>— de son genre de vie,</em></p>
<p><em>— de ses habitudes,</em></p>
<p><em>— de sa situation sociale,</em></p>
<p><em>— de ses relations de famille,</em></p>
<p><em>— de son âge,</em></p>
<p><em>— de sa vie sexuelle, etc...</em></p>
<p>Bien souvent j’ai observé que de nombreux débutants mélangent gaiement tous les symptômes qu’ils observent chez un patient, introduisant tout cela dans un logiciel tout en pensant que la machine leur donnera le meilleur choix.</p>
<p>Cela n’a pas de sens, pour plusieurs raisons :</p>
<p>-vous mélangez des signes du tempérament et qui ne sont donc pas pathologiques, avec d’autres qui eux sont effectivement corrélés avec le patient et sa pathologie</p>
<p>-vous n’avez pas de profondeur de champ : les signes forment des groupes qui relèvent chacun d’une strate particulière. Ne mélangez pas les signes anciens avec les signes nouvellement apparus.</p>
<p>Un praticien qui a étudié la matière médicale et s’est familiarisé avec la pathologie peut en quelques instants déduire un médicament en assemblant des faits qui sembleraient insignifiants ou épars aux yeux du profane. C’est la notion de perception, absolument essentielle dans l’homéopathie, car le langage n’exprime que peu de choses.</p>
<p>Quelques exemples. Notez l’heure d’arrivée, la façon de se lever (volontaire, hésitante, etc.), de s’asseoir… Souvent un patient qui arrive avec 30 minutes d’avance vous sert sur un plateau son anxiété d’anticipation.</p>
<p>Les mouvements des mains, la façon dont elles sont posées ou pas sur le siège, etc. dénotent souvent la nervosité du patient. L’attitude générale, les gestes vifs, saccadés (Nux-v) ou lents et hésitants (Puls, Calc) sont à noter.</p>
<p>L’habillement apporte beaucoup d’indications, il est souvent à l’image de <em>l’intérieur du patient</em>, car finalement ce que nous traquons ce sont les signes qui relèvent du noyau reptilien, pas ceux qui surviennent du contrôle de l’encéphale.</p>
<p>Les sujets Arsenicum sont toujours tirés à quatre épingles, puisque leur mécanisme adaptatif de type cancérinique leur impose la perfection et le contrôle pour calmer leur angoisse de mort omniprésente.</p>
<p>Les Sulfur quant à eux sont indifférents à leur tenue vestimentaire et se trouvent très bien mis même s’ils portent des vêtements usés. La couleur vestimentaire est importante, en général les patientes Tarentula s’habillent dans des vêtements noirs, typiquement dans des tenues vaporeuses, et elles portent souvent des bas ou même des mitaines en résille. Souvent les sujets de Lachesis aiment les vêtements aux couleurs vives.</p>
<p>Ce sont autant de signes qui sont à utiliser parfois <em>en défaveur</em> d’un remède : il est difficile d’imaginer un cas de Nux-v vomica, chez une personne lente, en surpoids, aux gestes déliés ou lents.</p>
<p>Dès le premier coup d’œil, il est évident que le visage est très plus riche en signes de tous types. Les signes objectifs comme les taches en tous genres peuvent parfois mener directement au bon remède.</p>
<p>Le regard apporte aussi son flot d’informations, même chez les bébés. Il est anxieux, instable, timide, séducteur, irrité, cherchant le contact ou non, etc.</p>
<p>L’aspect des phanères est un signe général d’importance. Les cheveux, la coiffure donnent des indications. Les sujets de type Nux-v portent souvent les cheveux très courts, tandis que ceux de Sulfur sont en bataille et d’aspect malpropre.</p>
<p>La coiffure est aussi l’occasion de noter la personnalité du sujet : extravertie, féminine, garçonne, etc. Les femmes Sepia coupent leurs cheveux assez courts. Cela ressemble aussi à Medorrhinum, qui présente en plus souvent un aspect très masculinisé.</p>
<p>Les tics sont aussi un signe général, ils surviennent n’importe où dans l’organisme, et l’on peut parfois les caractériser par une localisation rare. Il est prudent d’utiliser la rubrique Tics dans la section Généralités.</p>
<p>L’œdème des paupières est un signe intéressant, il peut indiquer des médicaments comme Phosphorus, un Kalium, ou un Natrum par exemple. En partant des remèdes dans cette rubrique on peut tout de suite orienter les questions pour faire un premier tri parmi les candidats possibles.</p>
<p>La coloration des téguments nous sert beaucoup chez les enfants notamment : par exemple Silicea, Calcarea phosphorica, Carcinosin, Thuja sont des médicaments adaptés à des teints clairs.</p>
<p>Les mains sont elles aussi un reflet du patient. De longues mains fines n’expriment pas la même sensibilité que de grosses mains carrées et calleuses. En d’autres termes il n’est pas vraiment concevable de rencontrer des sujets Phosphorus en train de conduire des engins de terrassement, tout comme il n’est pas encore avéré de trouver Bryonia indiqué chez des violonistes !</p>
<p>Les ongles livrent quantités de signes intéressants. Les taches, leur forme, leurs stries et autres cannelures permettent d’évoquer un point de départ qui peut s’avérer fructueux.</p>
<p>Les ongles rongés expriment l’anxiété mais bien entendu il faudra explorer chaque type d’anxiété en fonction des médicaments capables de se ronger les ongles. Un sujet Medorrhinum par exemple est littéralement rongé par la peur que l’on découvre ses faiblesses qu’il cherche à cacher. C’est un médicament sycotique. Les sujets Aconit vivent dans une peur permanente de mort ou de danger imminent, c’est une manifestation d’un miasme aigu.</p>
<p>Descendons un instant sur le cou. Cela saute souvent aux yeux de voir que telle femme a besoin d’un large décolleté et rien que sa façon de respirer nous indique qu’elle ne supporte pas de vêtements serrés à ce niveau. C’est un signe objectif de grande valeur, parfois une telle observation associée à l’ampleur des mouvements respiratoires permet d’évoquer un venin. En un clin d’œil en effet on associe la notion de suffocation et d’intolérance pour la restriction.</p>
<p>Certains patients adoptent une attitude défensive, bras et jambes croisées. Cela va encore plus loin dans certains remèdes comme Sepia qui ont l’image mentale « d’empêcher d’entrer les importuns ».</p>
<p>L’aspect de la peau saute souvent aux yeux de l’observateur averti. La texture, les taches, la sécheresse, les éruptions, etc. sont autant de pistes potentielles.</p>
<p>Chaque fois que je vois un sujet mince, je m’enquiers de son appétit pour ne pas manquer d’exploiter de précieuses rubriques comme la maigreur malgré un bon appétit.</p>
<p>Voir arriver un patient en chemisette en plein hiver ne manque pas de surprendre, tout comme rencontrer un sujet chaudement vêtu en hiver. Ces modalités thermiques sont importantes mais ne peuvent servir de signes éliminatoires car il existe des dominantes dans les remèdes mais aussi des exceptions. Ainsi Arsenicum est très souvent extrêmement frileux mais certains ont toujours trop chaud.</p>
<h4>L’expression parlée et les messages non verbaux</h4>
<p>La façon dont parle le patient est très importante. Certains parlent vite ou lentement. D’autres utilisent un langage peu châtié ou au contraire excessivement raffiné. L’hésitation, le manque des mots, la façon de répondre nous donne bien des informations. Le maintien, le port de tête, ainsi que la présence d’une éventuelle affectation sont autant de sources d’information.</p>
<p>Le Répertoire est très riche en symptômes, voici quelques rubriques destinées à vous faire ouvrir les pages concernées :</p>
<p><strong>PSYCHISME</strong> : <em><span style="text-decoration: underline;">Batailles</span></em>, combats, parle de. <em><span style="text-decoration: underline;">Chez</span></em>-lui, parle de. <em><span style="text-decoration: underline;">Elocution</span></em>, change rapidement d'un sujet à un autre, fort, parle, hésitante, précipitée, raffinée. <em><span style="text-decoration: underline;">Erreurs</span></em>, parlant, en. <em><span style="text-decoration: underline;">Parler</span></em>, un seul sujet, que d'. <em><span style="text-decoration: underline;">Répondre</span></em>, "non" à toutes les questions, lentement, monosyllabes, par, réfléchit longtemps avant de, refuse de, répète d'abord la question. <em><span style="text-decoration: underline;">Travail</span></em>, parle de son.</p>
<p><em>Les tournures et les expressions employées sont souvent directement connectées avec le subconscient</em> et ne peuvent être répertoriées en tant que telles, c’est donc au praticien de faire preuve de finesse et de noter comment certaines personnes n’utilisent pas une expression courante pour exprimer quelque chose. C’est dire l’importance de noter les mots employés par le patient : ça m’étouffe (venin), je m’étrangle de rage (Lyssin), ça me dégoûte (Ipeca), etc. Notez les soupirs, et autres gestes inconscients en réponse aux questions posées</p>
<p>Il est tout aussi important de décoder les nombreux <em>messages non verbaux</em> qui émanent du patient. Par exemple une telle va dès le début de l’entretien parler de la façon terrible dont son accouchement s’est déroulé, puis de son mari qui ne s’occupe pas assez des enfants, puis de la façon dont tel médecin s’est mal occupé d’elle. Et en quelques instants vous pensez à regarder la liste des médicaments qui se plaignent : en somme <em>le sentiment qui est véhiculé est mille fois plus important</em> que les petits ou grands faits qui vous sont rapportés. C’est à cause de cela que mes amis m’ont affectueusement surnommé le croco du Nil car en apparence je somnole et laisse tranquillement parler le patient soit jusqu’au moment où un signe important m’est délivré soit lorsque j’ai pu déjà me faire une idée de son état d’esprit au travers de son discours.</p>
<h4>Petit cas clinique</h4>
<p>Prenons par exemple le cas récent d’une voisine qui m’appelle à son chevet pour ce qui est vraisemblablement une crise de goutte, avec une inflammation de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil gauche. Au moment où je la vois, une des seules choses que je connaisse d’elle c’est qu’il s’agit d’une femme réservée, qui n’exprime jamais rien, une « dure à cuire » chez qui il faut aller « à la pêche aux symptômes ». Il apparaît qu’elle a fait un régime avec une alimentation exclusivement protéique, à quoi elle a ajouté dans le week-end des copieux repas. Son mari a noté qu’elle est plus irritable que de coutume. Elle ajoute qu’elle est ballonnée et constipée. Impossible d’en savoir plus, je donne donc Nux-vomica pour tenter d’y voir plus clair.</p>
<p>Le soir : aucun changement, sauf peut-être que la rougeur semble moins importante. En l’examinant je suis surpris de pouvoir toucher la partie enflammée, sans qu’elle ait trop mal. Par contre ajoute-t-elle, c’est horrible la douleur dès que je mets le pied par terre. Je suis interpellé et ne sais comment interpréter cela.</p>
<p>Je redemande bien les conditions dans lesquelles le week-end s’est déroulé et elle finit par lâcher qu’elle ne comprend pas car elle ne s’irrite jamais, mais qu’elle s’est mise en colère sur un sujet politique. Et quand elle dit cela, le regard se mouille comme si des larmes allaient arriver, la variation de la tonalité indique que la gorge se serre. Et là, plus besoin d’en demander plus, en un instant les pièces du puzzle s’assemblent pour former l’image d’Ignatia.</p>
<p>Je lui souris et lui dis que cela ne m’étonnerait pas maintenant que son chagrin est sorti qu’elle puisse sourire de nouveau et elle éclate de rire.</p>
<p>Pour ceux que cela intéresse, voici le calcul détaillé de mon petit exercice mental :</p>
<p><strong>CONTRADICTOIRES</strong> et alternants, états (Voir Alternances-États, Changement-Continuel, Métastases) : <em>abrot.</em><sup>7</sup>, <em>aloe.</em><sup>7</sup>, ambr.<sup>3</sup>, apis.<sup>8</sup>, berb.<sup>8</sup>, <em>carc.</em><sup>7+10</sup>, cimic.<sup>7</sup>, croc., crot-t.<sup>1b</sup>, <strong>ign.</strong>, <em>kali-bi.</em><sup>7+8</sup>, kali-c.<sup>1b</sup>, <em>kali-s.</em><sup>8</sup>, <em>lac-c.</em><sup>8</sup>, lil-t.<sup>8</sup>, <em>mang.</em><sup>8</sup>, mosch.<sup>1b</sup>, <em>nat-m.</em>, phyt.<sup>8</sup>, <em>plat.</em><sup>1</sup>, plb.<sup>3</sup>, podo.<sup>1b</sup>, <strong>puls.</strong>, sabin.<sup>1b</sup>, sanic.<sup>7</sup>, <em>sep.</em><sup>7</sup>, <em>staph.</em><sup>7</sup>, thuj.<sup>1</sup>, <strong>tub.</strong><sup>7</sup>, valer.<sup>1</sup></p>
<p><strong>COLERE, affections</strong> après colère, contrariété, etc : <strong>acon.</strong>, agar., alum., am-c., <em>ant-t.</em>, <em>apis.</em>, arg-n., arn., <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <em>aur-m.</em>, <em>bell.</em>, <em>bry.</em>, cadm., calc., calc-ar.<sup>1</sup>, <em>calc-p.</em>, calc-s., caust., <strong>cham.</strong>, chin., cimic., cist., <strong>cocc.</strong>, coch.<sup>2</sup>, <em>coff.</em>, <strong>coloc.</strong>, croc., cupr., ferr., ferr-p., <em>gels.</em>, hyos., <strong>ign.</strong>, <strong>ip.</strong>, <em>kali-p.</em>, <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, mag-c., mag-m., manc., mez., nat-c., <em>nat-m.</em>, nat-p., nat-s., nux-m., <strong>nux-v.</strong>, <strong>op.</strong>, petr., <em>ph-ac.</em>, <em>phos.</em>, <strong>plat.</strong>, <em>puls.</em>, ran-b.<sup>1</sup>, rhus-t., samb., sec., sel., <em>sep.</em><sup>5'</sup>, sil., stann., <strong>staph.</strong>, stram., sulph., <em>tarent.</em>, verat., zinc.</p>
<p><strong>refoulement</strong> de, suite de : aur., cham., <em>ign.</em>, <em>ip.</em><sup>88</sup>, sep., <strong>staph.</strong></p>
<p><strong>RENFERMÉ</strong>, réservé (Voir Introversion, Secret, Taciturne) : aeth., alum., arg-n., ars., aur., bell., bism., <em>calc.</em>, caps., carb-an., carc.<sup>78</sup>, caust., cham., chin., clem., coloc., cycl., dros., euph., euphr., grat., <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>ign.</em>, indg., ip., lach., lyc., mag-c., <em>mang.</em>, <em>mur-ac.</em>, nat-m., nit-ac., nux-v., olnd., op., petr., ph-ac., phos., <em>plat.</em>, plb., <em>puls.</em>, rheum., sabad., sabin., spong., <em>stann.</em>, verat.</p>
<p><strong>BOULE</strong>, masse, coin ou bouchon planté, sensation de (Voir Corps) : aesc., agar., ail., <em>all-c.</em>, <em>alum.</em>, <em>ambr.</em>, am-c., anan., <em>ant-c.</em>, apis., <em>arg-n.</em>, arn., ars., <strong>asaf.</strong>, aur., aur-m., <em>bar-c.</em>, bell., benz-ac., berb., brom., bry., bufo., <em>calc.</em>, calc-s., <em>carb-s.</em>, carb-v., carc.<sup>78</sup>, <em>caust.</em>, cham., chel., chin-s., cic., <em>cina.</em>, cocc., <em>coc-c.</em>, <em>con.</em>, croc., <em>crot-c.</em>, <em>crot-h.</em>, crot-t., cur., <em>ferr.</em>, ferr-ar., ferr-p., <em>gels.</em>, <em>graph.</em>, <em>hep.</em>, hyos., <strong>ign.</strong>, kali-ar., <em>kali-bi.</em>, <em>kali-c.</em>, kali-n., kali-p., kali-s., kreos., lac-ac., <em>lac-c.</em>, <strong>lach.</strong>, laur., <em>led.</em>, lil-t.<sup>3b</sup>, <em>lob.</em>, mag-c., med., merc., <em>merc-i-f.</em>, merc-i-r., mez., myric., nat-a., nat-c., <strong>nat-m.</strong>, nat-p., nit-ac., <em>nux-m.</em>, <em>nux-v.</em>, ol-an., par., ph-ac., phos.<sup>3b</sup>, <em>phyt.</em>, plan., <em>plb.</em>, <strong>psor.</strong>, puls.<sup>3b</sup>, rumx., ruta., <em>sabad.</em>, sabin., <em>sep.</em>, <em>sil.</em>, sol-t-ae., still., stry., sul-ac., <em>sulph.</em>, tab., <em>thuj.</em>, tub.<sup>88</sup>, ust.<sup>3b</sup>, verat-v.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Si vous introduisez ces symptômes dans notre logiciel gratuit de <a href="http://www.homeopathie-online.com/Melanie_on_line">répertorisation Mélanie</a>, vous obtiendrez le résultat suivant, sans appel en faveur d’IGNATIA :</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/repert-ignatia1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-918" title="repert-ignatia" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/repert-ignatia1.jpg" alt="" width="628" height="232" /></a></p>
<p>Il est primordial de se familiariser avec les signes et les symptômes produits par les médicaments et la façon dont ils sont consignés. Il est important de visualiser les tableaux produits par les drogues et à mesure que l’on progresse cela permet de saisir l’essence d’une substance à travers ses diverses manifestations.</p>
<p>Le répertoire n’est rien d’autre qu’un super index intelligent de la matière médicale. A partir des données brutes qu’il recense, l’ouvrage introduit la précieuse notion de généralisation des symptômes, élargissant ainsi le champ purement expérimental ou clinique de la matière médicale. Nous devons au génie de Kent d’avoir su généraliser sans tomber dans les excès de son prédécesseur Boenninghausen.</p>
<p>L’apport de l’informatique apporte une dimension supplémentaire, spécialement grâce à l’exploitation des références croisées, des valorisations relatives et autres nombreux raffinements comme ceux que connaissent ceux qui utilisent PcKent 2.</p>
<p><em>Utiliser le répertoire sans connaître la matière médicale est une parfaite absurdité</em> et mène à une pratique mécanique et stérile qui est à l’opposée de la vraie démarche artistique.</p>
<p>A l’inverse, <em>une pratique basée exclusivement sur la matière médicale sans connaître le répertoire conduit à une vision morcelée</em> d’un cas puisqu’il est impossible de se souvenir de tous les signes produits par une substance donnée et de trouver ainsi un point commun aux signes observés chez le patient. Cette démarche conduit à la prescription basée sur des key-notes (signes rares caractéristiques d’une seule substance) ou justifie la poly-pharmacie, ce qui fait les choux gras des laboratoires.</p>
<p>Voilà, j’arrête ici, je pense que l’essentiel est dit. J’espère que notre site continuera de susciter de plus en plus de vocations d’homéopathes, merci et bravo à ceux qui ont franchi le pas vers la médecine du futur.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2010/11/24/discerner-le-simillimum-entrevoir-l%E2%80%99homeopathie-1ere-partie/">Retour à la première partie de l'article</a></p>
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		<title>Discerner le simillimum, entrevoir l’homéopathie. 1ere Partie</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 17:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
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		<description><![CDATA[Discerner le simillimum, entrevoir l’homéopathie
Essai sur un fil d’Ariane pour dépister le simillimum et trouver la sortie du labyrinthe Homéopathique.
Introduction
En rassemblant mes notes je me suis demandé comment éviter de reprendre ligne par ligne l’Organon en entier puisque tout ce que je vais exposer s’y trouve consigné. J’envisage donc le présent travail comme une timide [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Discerner le simillimum, entrevoir l’homéopathie</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lever-de-soleil-espace.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-805" title="lever de soleil espace" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lever-de-soleil-espace-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Essai sur un fil d’Ariane pour dépister le simillimum et trouver la sortie du labyrinthe Homéopathique.</p>
<h2>Introduction</h2>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lever-de-soleil-espace.jpg"></a>En rassemblant mes notes je me suis demandé comment éviter de reprendre ligne par ligne l’Organon en entier puisque tout ce que je vais exposer s’y trouve consigné. J’envisage donc le présent travail comme une timide approche (que j’espère la plus sympathique possible) à l’étude de l’Organon afin d'inciter le lecteur a poursuivre plus avant l’étude de cet ouvrage fondamental, passionnant et émouvant.</p>
<p>Au bout de 15 ans à enseigner l’homéopathie, tiens à rapporter ici le fruit :</p>
<ul>
<li><em>de ma pratique personnelle</em>. Depuis le début      des années 80, sous la férule de mon père Georges, celle-ci découle de      nombreux ratages cliniques initiaux et de mon acharnement dans      l’apprentissage des principes énoncés par nos grands prédécesseurs comme      Hahnemann, Hering, Kent. Les nouvelles idées de certains auteurs modernes      comme Vithoulkas et mon ami Kaviraj m’ont été précieuses aussi pour      stimuler mon intellect et tenter de faire le tri en fonction de mon      acquis.</li>
<li><em>de l’observation des difficultés des étudiants</em>.      Les projections vidéos et nos séminaires cliniques se sont révélés      précieux dans un but pédagogique mais m’ont aussi donné l’opportunité      d’observer un grand nombre de fois comment les novices s’y prennent pour      étudier un cas et déterminer ainsi les erreurs les plus fréquentes dans      l’approche homoeopathique.</li>
</ul>
<p>L’homéopathie <em>ne pardonne pas les demi-mesures</em>, elle demande qu’on s’investisse complètement dans sa démarche sous peine de stagner et de se contenter de quelques coups chanceux. Trouver un médicament indiqué n'est encore rien si l'on ne sait pas gérer le cas, si l'on ne sait pas à quel moment renouveler, si l'on ignore la sensibilité du sujet, et si l'on est incapable de déduire un pronostic en fonction de l'évolution des symptômes.</p>
<p>Ce n’est qu’au prix de beaucoup de temps et d’efforts que l’on aura le plaisir de réussir de plus en plus de prescriptions. Devant les résultats souvent spectaculaires, on se sent de plus en plus stimulé et on puise dans l’enthousiasme de ses patients l’énergie de continuer de travailler et d’approfondir malgré les sarcasmes des tenants de l'ancienne médecine, souvent aveugles volontaires.</p>
<p>Bien vite, si l’on se prend au jeu, cela en devient presque une drogue. Quoi de plus stimulant et de rétribuant en effet que d’avoir résolu ce que j’appelle l’équation du malade ? Quoi demander de plus beau que de rétablir la santé ?</p>
<p>Nous allons développer deux parties : l’une développera les bases théoriques de l’homéopathie, tandis que dans la seconde partie nous essaierons de cerner les qualités requises pour devenir homéopathe et les écueils à éviter.</p>
<h2>I. changement de paradigme.</h2>
<p>L’homéopathie représente un véritable bouleversement dans notre compréhension de la médecine et des phénomènes morbides, du moins tels qu’on les enseigne à la Faculté. Ne pas se donner la peine d’effectuer ce changement de mode de pensée conduit avec certitude à l’échec et de pitoyables prescriptions à la sauvette ou au petit bonheur la chance.<strong></strong></p>
<p>Au bout de quelques doses de <em>Folliculinum pour</em> le cycle ou de <em>Belladonna contre</em> la fièvre, le prescripteur normalement cérébré aura vite cru faire le tour de l’ « homéopathie » pour constater son inefficacité (et même sa nocivité car bien des femmes présentent ensuite des troubles chroniques à cause de ce gavage prescrit à l'aveuglette).</p>
<p>En France les choses sont allées tellement loin qu’on a cru ériger un nouveau système en simplifiant à l’extrême l’héritage de Hahnemann. L’écriture simplifiée « homéopathie » en est le symbole puisque la racine grecque <em>homoeon</em> –semblable, ressemblant– est remplacée par<em>homeon</em> –identique–, ce qui constitue un grave contresens... Pour nous permettre un accès plus facile par les moteurs de recherches, nous avons dû nous aussi nous mettre à cette façon d'écrire... mais bien à contrecœur!</p>
<h3>Les trois chemins</h3>
<p>L’un des premiers points que je désire souligner est le suivant : l'homéopathie nous montre qu’il n’y a que trois chemins possible pour traiter les patients. Voici le texte du Fondateur :</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">22</span>. </em></strong><em>— Pour guérir, c'est-à-dire pour convertir les maladies en l'état de santé, il n'y a rien d'autre à faire que d'éliminer « l'universalité » de leurs symptômes (c'est-à-dire de leurs manifestations objectives et subjectives).</em></p>
<p><em>Les propriétés thérapeutiques des médicaments résident exclusivement dans leur faculté de provoquer des symptômes pathologiques chez l'homme sain et d'en faire disparaître chez les malades.</em></p>
<p><em>En conséquence, les médicaments ne prennent le caractère de remèdes, et ne deviennent capables d'anéantir les maladies, qu'en provoquant certains accidents et symptômes, soit en suscitant un certain état pathologique artificiel susceptible de détruire et d'éliminer les symptômes déjà existants, c'est-à-dire l'état morbide naturel à guérir.</em></p>
<p><em>Il en résulte également que les médicaments qui ont témoigné le plus manifestement la faculté de provoquer des <span style="text-decoration: underline;">symptômes semblables</span> (homéopathie) ou des <span style="text-decoration: underline;">symptômes contraires</span> (énantiopathie) à cette maladie (a) répondent le mieux à la totalité des symptômes de celle-ci. L'expérience seule doit démontrer s'il convient d'opposer à ces troubles morbides des symptômes médicamenteux (pathogénésiques) <span style="text-decoration: underline;">similaires</span>, ou <span style="text-decoration: underline;">contraires</span>, pour faire disparaître les symptômes pathologiques existants dans le but de rétablir la santé de la manière la plus facile, la plus certaine et la plus permanente.</em></p>
<p><em>(a) A part ces deux méthodes thérapeutiques possibles, il y en a encore une troisième, la <span style="text-decoration: underline;">méthode allopathique</span>, d'après laquelle on prescrit des médicaments dont les symptômes n'ont aucun rapport direct, pathogénésique, avec l'état morbide, n'étant donc ni semblables, ni opposés aux symptômes de la maladie, mais absolument hétérogènes.</em></p>
<p><em>Cette méthode, comme je l'ai déjà exposé ailleurs, se joue de la vie des malades d'une façon inexcusable et criminelle, en utilisant sur de pures conjectures, à doses massives et réitérées, des médicaments dangereusement violents, aux actions inconnues.</em></p>
<p><em>De plus, elle prétend dériver le mal vers d'autres régions, par des procédés, hélas, douloureux. L'allopathie soutire les sucs vitaux et épuise les forces du malade, le vidant par le haut et par le bas, le forçant à transpirer ou à saliver, mais surtout, comme ]e veut la routine régnante, pur l'usage aveugle et sans ménagement de saignées profuses, gaspillage de sang irremplaçable! Tout cela, sous le prétexte que le médecin doit imiter et favoriser la nature malade dans les efforts qu'elle fait pour se rétablir.</em></p>
<p><em>Cette méthode ne réalise pas combien il est insensé de vouloir imiter et favoriser les tentatives vraiment très imparfaites et le plus souvent inopportunes de l'énergie vitale aveugle, purement instinctive et dénuée de raison. Ce principe de vie n'a été mis en nous que pour maintenir, tant que nous sommes en santé, notre équilibre biologique et non pour se guérir lui-même en cas de maladie; car s'il jouissait de cette enviable possibilité, jamais notre organisme ne pourrait tomber malade.</em></p>
<p><em>Atteinte par des agents nocifs, notre énergie vitale ne peut faire autrement que d'exprimer la rupture de son équilibre par des perturbations dans les fonctions normales de l'organisme et par des sensations douloureuses, réclamant le secours d'un médecin qualifié. Si elle ne l'obtient pas, elle s'efforce alors, par l'aggravation des troubles et surtout par de violentes évacuations à se mettre coûte que coûte hors de danger, souvent au prix des plus grands sacrifices, au prix même de la vie.</em></p>
<p><em>Pour arriver à guérir, l'énergie vitale, pathologiquement désaccordée, possède si peu d'aptitudes, qu'elle ne mérite pas d'être imitée, puisque tous les changements de l'état de santé et les symptômes qu'elle engendre dans l'organisme constituent précisément la maladie elle-même! Quel est le médecin sensé qui, à moins de ne pas craindre de risquer la vie de son malade, voudrait l'imiter pour guérir ?</em></p>
<p>Hum ! Pensez vous que le texte qui date de 1843 ait pris une seule ride ? La situation est toujours désespérément la même qu’à l’époque de Hahnemann. Entendons nous bien : la médecine a fait des progrès dans le traitement des urgences et dans la chirurgie, grâce notamment au progrès technologiques. Mais pour le reste, où en sommes-nous ? De maquillage des symptômes en maquillage des symptômes, les pathologies sont sans cesse refoulées sur un plan de plus en plus profond. Je prétends que la médecine classique est en train de détruire de la santé avec un acharnement qui n’a d’égal que son aveuglement.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">23</span>. </em></strong><em>— Or, toute expérience scientifique et toutes les recherches faites avec soin nous convainquent que des symptômes pathologiques persistants, loin de pouvoir être effacés et anéantis par des symptômes médicamenteux <span style="text-decoration: underline;">opposés </span>(comme dans la méthode <span style="text-decoration: underline;">antipathique</span>, <span style="text-decoration: underline;">énantiopathique</span> ou <span style="text-decoration: underline;">palliative</span>), après avoir semblé pendant quelque temps se calmer, surgissent au contraire avec autant plus d'intensité et s'aggravent plus manifestement (cf. § 58 à 62 et § 69) (*).</em></p>
<p>Hahnemann démontre dans les aphorismes qui précèdent de nombreux points qui mériteraient à eux seuls des pages de développement. Nous retiendrons ici que :</p>
<p>a) ayant démontré que l'organisme réagit comme une totalité sans qu'il soit possible de discriminer un organe par rapport aux autres</p>
<p>b) il définit les 3 chemins possibles dans la façon d'administrer un médicament actif quel qu'il soit : soit parce qu'il peut créer un tableau diamétralement opposé à la maladie naturelle, soit une image semblable, soit on peut contrecarrer un ou plusieurs signes gênants (ce que fait encore et toujours l'ancienne médecine).</p>
<p>Bien avant que l'on parle de médecine "holistique", l'homéopathie nous conduisait déjà à renoncer à la vision fragmentaire, limitée et arbitraire de l’organe ou de la pathologie, tout en renonçant aussi aux « explications » physiopathologiques des maladies car on en perçoit dès lors l’inanité. <strong>Le patient constitue une entité unique et indivisible hermétique à l’analyse réductionniste</strong>.</p>
<h3>Soignez le malade et vous guérirez les organes !</h3>
<p>Voici une maxime de Hahnemann, reprise par tous ceux qui l’ont suivi, et qui résume parfaitement la démarche homéopathique.</p>
<p>Soigner <strong>le malade</strong> : qu’est ce que cela signifie ? La vieille médecine va pouvoir nous éclairer. Prenons un enfant qui fait des otites tout l’hiver. On va lui traiter chaque otite avec le tout dernier arsenal à la mode, à savoir l’antibiotique le plus récent, l’anti-inflammatoire le plus performant, quelques gouttes dans l’oreille au besoin. Ensuite, au vu des rechutes, le spécialiste proposera l’ablation des végétations qui jouent indiscutablement un rôle mécanique perturbateur. Pendant qu’on s’occupe de ses oreilles, d’autres spécialistes s’occuperont aussi de sa dermatose, car l’enfant présente aussi de l’eczéma. En outre, ce bonhomme agité a toutes les peines du monde à trouver le sommeil, aussi faudra-t-il lui adjoindre un traitement pour le faire dormir. Si l’on poursuit les investigations, les tests révéleront certainement une allergie à un ou plusieurs allergènes, ce qui ne manquera pas de faire les choux gras des allergologues, et des fabricants de médicaments car il faudra aussi que notre petit malade soit traité pour cela. Caricature direz-vous ? Pas du tout car l’exemple que je cite représente notre pain quotidien et illustre fort bien le raisonnement spécieux qu’on nous a inculqué à la Faculté, qui consiste à traiter les <em>maladies</em>, mais pas les <em>malades</em>.</p>
<p>Je prends un gifle en tant que médecin chaque fois qu’une mère amène son enfant en ayant le bon sens de nous dire : « j’arrête tout, il faut trouver un médicament pour soigner mon enfant, il faut qu’il soit vraiment malade de partout pour faire tout cela ». Eh oui, faut-il que le bon sens de ces mères soit préservé grâce à l’absence des grandes œillères que sont les diplômes ; l’arbre ne leur cache pas la forêt, et elles perçoivent intuitivement l’évidence : seule une perturbation générale touchant l’ensemble de l’organisme permet de rendre compte que chacune des parties, mal gouvernées, puisse devenir défaillante et présenter des symptômes.</p>
<p>Dès lors il est clair qu’<strong>à travers chaque partie malade, c’est le tout qui s’exprime</strong>.</p>
<h3>Les limites du réductionnisme</h3>
<p>Dès lors aussi il devient clair que l’ancien système invente les mirages qu’elle prétend traiter : n’oublions pas que la souffrance appartient au malade et que ce sont les médecins l’ont systématisée en maladies. En d’autres termes, la maladie est une notion médicale purement artificielle qui consiste à dénommer un groupe de symptômes communs à tous les malades. Ce mode de pensée autorise à considérer le syndrome comme une entité virtuelle déconnectée du patient. Nous voici à l’apogée du raisonnement de Claude Bernard qui nous a certes permis d’immenses progrès dans la physiologie mais qui est aussi responsable de nos plus grands errements ; ne serait-il pas bon qu’enfin, après un excès d’analyse, nous en revenions à la synthèse ? Doit-on rappeler qu’une seule cellule primordiale a fini par se diviser en milliards d’autres cellules, que celles-ci se sont organisées en organes selon un processus qui nous échappe totalement ? Doit-on rappeler qu’il faut bien dès lors qu’il existe un mécanisme régulateur général, sorte de chef d’orchestre qui veille à l’harmonie du tout non seulement lors de sa genèse mais aussi pour son entretien quotidien ?</p>
<p>Peut-on seulement se faire une idée de l’effroyable complexité de ce mécanisme qui veille à chaque seconde à ce que toutes les cellules fonctionnent harmonieusement de sorte que les fonctions physiologiques soient maintenues, et qu’entre autres aucun tissu anormal n’apparaisse ? Le peu que nous sachions de la physiologie ne dérange pas la médecine traditionnelle pour interférer allègrement à l’aide de quelques drogues. De la sorte, et en l’absence complète de lois permettant de guider la prescription, le “progrès” consiste à dénoncer les erreurs commises précédemment cependant que l’on commet celles qui seront dénoncées par la suite...</p>
<p>Ainsi, pour revenir à notre petit malade, que fait par exemple la vieille médecine de sa peur bleue du noir ou de l’orage, de sa transpiration de la tête au point de tremper son oreiller, du fait qu’il ajoute plein de sel dans ses aliments, de ses grincements de dents pendant qu’il dort, de sa constipation opiniâtre avec des selles énormes qui bouchent les toilettes ? Réponse : rien, strictement rien. Ces symptômes ne figurant au catalogue d’aucune maladie, on s’arroge donc le droit de les négliger royalement. Voilà une attitude artificielle qui finit par coûter fort cher à nos patients et à la société (laquelle semble d’ailleurs n’en avoir plus les moyens).</p>
<p><strong>Pour résumer</strong> : le patient se comporte comme une boite noire dont nous ne pourrons jamais élucider tous les principes de fonctionnement. Force est de constater qu’il se comporte comme une totalité dont le dérèglement produit des symptômes qui nous sont perceptibles. Faute de pouvoir connaître l’infinie complexité des mécanismes de fonctionnement internes (approche physiopathologique classique directement dérivée du réductionnisme), il ne nous reste plus qu’à étudier les propriétés personnelles de chaque patient soumis à son environnement ; propriétés qui expriment à leur manière l’“intérieur” invisible.</p>
<p><strong>Organon</strong>. Le §7 illustre précisément les notions qui précèdent.</p>
<p><strong><em>7</em></strong><em> — Puisqu'on ne peut connaître une maladie qu'exclusivement par sa symptomatologie, lorsqu'il n'y a pas de causes évidentes — causa occasionalis (a) — qui l'occasionnent ou l'entretiennent, il est clair que les symptômes seuls doivent servir de guide dans le choix des moyens propres à la guérison. Toutefois il conviendra de ne pas négliger la présence possible d'une diathèse morbide (miasme) et de circonstances accessoires (§ 5).</em></p>
<p><em>C'est donc l'ensemble des symptômes, dont l'image extérieure est l'expression de l'essence intérieure de la maladie , c'est à dire de l'énergie vitale désaccordée, c'est cette intégralité des symptômes qui doit être la principale ou la seule voie par laquelle la maladie nous permet de trouver le remède nécessaire, la seule qui puisse en déterminer le choix le mieux approprié.</em></p>
<p><em>En un mot, dans tout cas morbide individuel, la totalité des symptômes (b) doit être pour le médecin la préoccupation principale, l’objet unique de toute son attention, la seule chose devant être éliminée par son intervention en vue de la guérison, afin de transformer la maladie en état de santé.</em></p>
<p><em>(a) Il tombe sous le sens que tout médecin raisonnable élimine d'abord cette cause occasionnelle; l'indisposition dès lors disparaît habituellement d'elle-même. Ainsi il éloigne de la chambre les fleurs trop odorantes qui provoquent la lipothymie ou des manifestations hystériques; il enlève de la cornée le corps étranger qui produit l'ophtalmie; il dégage pour mieux le réajuster le bandage trop serré pouvant causer la gangrène d'un membre blessé; il dénude afin de la ligaturer l'artère lésée dont l'hémorragie pourrait causer la syncope; il tente de provoquer par le vomissement l'évacuation des baies de belladone avalées; il extrait les corps étrangers ayant été introduits dans les orifices naturels du corps (nez, gorge, oreilles, voies uro-génitales, rectum); il broie les calculs dans la vessie; il ouvre l'anus imperforé du nouveau-né, etc...</em></p>
<p><em>(b) Ne sachant souvent à quel autre expédient recourir, l’ancienne Ecole a de tout temps cherché à combattre dans les maladies et si possible à supprimer par des médicaments, un seul des symptômes multiples qu'elles présentent — méthode bornée, connue sous le nom de médecine symptomatique.</em></p>
<p><em>Elle a soulevé à juste titre le mépris général, non seulement parce qu'elle ne procure aucun avantage réel, mais encore parce qu'elle cause beaucoup de mal.</em></p>
<p><em>Un seul des symptômes présents n'est pas plus la maladie elle-même qu'une seule jambe ne constitue l'homme entier. Cette méthode était d'autant plus condamnable, qu'en traitant ainsi un tel symptôme isolé exclusivement par un remède contraire (donc d'une manière uniquement énantiopathique et palliative) le mal, après un soulagement de courte durée, reparaissait d'autant plus aggravé.</em></p>
<h3>Une médecine de l’énergie : notion de force vitale</h3>
<p>Cette seconde notion essentielle de l’homéopathie marque aussi les limites de sa compréhension par beaucoup d’esprits demeurés matérialistes.</p>
<p>Ces notions essentielles reposent sur quelques paragraphes de l'Organon que je relis toujours avec la même émotion. Songez que ces lignes ont été rédigées en 1843!</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">11</span>. — Quand l'homme tombe malade, cette énergie vitale immatérielle (principe de vie), active par elle-même et partout présente dans son corps, est, dès le début de la maladie, la seule qui ressente l'influence dynamique (a) de l'agent morbide hostile à la vie.</em></p>
<p><em>Seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son dérèglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est-à-dire par des <span style="text-decoration: underline;">symptômes morbides </span>(manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin).</em></p>
<p><em>(a) Qu'entend-on par influence dynamique, par force dynamique? Nous constatons que notre Terre, grâce à une force mystérieuse, invisible, fait tourner la Lune autour d'elle en vingt-huit jours et quelques heures, et que cela, combiné avec l'attraction solaire, produit dans nos mers alternativement à des heures déterminées (avec quelques différences au moment de la pleine et nouvelle Lune) le <span style="text-decoration: underline;">flux</span> et le <span style="text-decoration: underline;">reflux</span> , c'est-à-dire la marée.</em></p>
<p><em>Nous voyons cela et nous nous en étonnons parce que nos sens ne se rendent pas compte de quelle manière cela se produit. Evidemment il ne s'agit pas là d'un travail réalisé par des machines, par des instruments mécaniques comme ceux qu'utilisent les hommes. Et nous voyons ainsi, autour de nous, encore bien d'autres faits résultant de l'action d'une substance sur une autre, sans qu'on puisse y reconnaître un enchaînement visible de cause à effet. L'homme cultivé, habitué à la comparaison et à la déduction, peut seul s'en faire une idée transcendante. En réfléchissant sur ces phénomènes, il les conçoit comme dégagés de toute influence matérielle ou mécanique. Il appelle ces effets <span style="text-decoration: underline;">dynamiques</span>, <span style="text-decoration: underline;">virtuels</span>, entendant par là qu'ils résultent de la puissance et de l'action souveraine, spécifique et pure, c'est-à-dire sans relation matérielle, d'un élément sur un autre.</em></p>
<p><em>Ainsi, par exemple, l'action dynamique des influences pathogènes sur l'homme sain, de même que la puissance <span style="text-decoration: underline;">dynamique</span> des médicaments sur le principe vital pour rétablir la santé de l'être humain, ne sont rien autre qu'une « contagion » absolument exempte de toute influence matérielle ou mécanique, comme l'est la force d'un aimant quand il attire puissamment un morceau de fer ou d'acier placé à proximité. On voit que le morceau de fer est attiré par une extrémité (pôle) de l'aimant, mais on ne voit pas comment cela se produit. Cette force invisible de l'aimant n'a besoin pour attirer le fer d'aucun moyen mécanique (matériel), crochet ou levier; elle l'attire et agit sur lui ou sur une aiguille d'acier, par sa force purement immatérielle, invisible — comme spirituelle en quelque sorte — et qui lui est propre. C'est là une manifestation <span style="text-decoration: underline;">dynamique</span>. Elle communique ainsi invisiblement (dynamiquement) la force magnétielle à l'aiguille d'acier. Celle-ci devient magnétique elle aussi, même sans aucun contact avec l'aimant, si elle se trouve à une distance assez courte de lui et communique à son tour à d'autres aiguilles d'acier une propriété magnétique (dynamique) semblable à celle qu'elle vient d'acquérir.</em></p>
<p><em>D'une manière analogue un enfant atteint de variole ou de rougeole, contaminera en l'approchant un enfant bien portant et cela sans le toucher. Cette contamination s'opère d'une façon invisible (dynamique), à distance, sans qu'aucune parcelle matérielle n'ait été communiquée ou ait pu être transmise de l'un à l'autre, pas plus que du pôle de l'aimant à l'aiguille d'acier voisine. Une influence spécifique purement immatérielle a propagé à l'enfant placé dans le voisinage, la variole ou la rougeole, d'une manière similaire à celle dont l'aimant a transmis la propriété magnétique à l'aiguille voisine.</em></p>
<p><em>L'action des médicaments sur l'homme vivant doit être jugée d'une façon analogue. Les substances naturelles qui s'avèrent être des médicaments, ne le sont qu'autant qu'elles ont le pouvoir (spécifique à chacune d'elles) de modifier l'organisme humain, grâce à une influence dynamique, incorporelle (par l'intermédiaire de la cellule vivante et sensible) s'exerçant sur le principe vital immatériel qui régit la vie.</em></p>
<p><em>Seul le pouvoir de provoquer des changements dans l'état de la vie animale confère des propriétés médicinales aux substances naturelles, que dans un sens plus restreint nous appelons médicaments. Ce n'est qu'à ce principe vital, incorporel, que s'étend l'influence immatérielle (dynamique) des médicaments capables d'agir sur l'organisme. De même, la proximité du pôle d'un aimant ne peut communiquer à l'acier qu'une force magnétique immatérielle, (comme par une espèce de contagion) et non transmettre d'autres propriétés purement physiques (par exemple plus de dureté ou de malléabilité).</em></p>
<p><em>C'est ainsi que chaque substance médicamenteuse, par une sorte de contagion modifie l'état de l'homme d'une manière qui est essentiellement spécifique, et non comme le ferait quelqu'autre médicament, cela aussi certainement que le voisinage d'un enfant varioleux ne communiquera à un enfant bien portant que la variole et jamais la rougeole.</em></p>
<p><em>C'est dynamiquement, à la façon d'une contagion, que cette influence des médicaments se produit sur notre organisme et cela sans la moindre transmission de parcelle matérielle de la substance médicamenteuse.</em></p>
<p><em>La plus petite dose d'un médicament très consciencieusement préparé et dynamisé — dans laquelle, d'après les calculs, il y a si peu de matière, que son infime quantité ne peut être imaginée ou conçue par les meilleurs mathématiciens — manifeste, dans le cas de la maladie à laquelle ce médicament convient, <span style="text-decoration: underline;">beaucoup</span> plus de puissance curative que de fortes doses matérielles du même médicament. Cette dose extrêmement subtile, ne contenant presque uniquement que la puissance médicinale immatérielle, dégagée et libérée, exercera, par la seule action de cette puissance <span style="text-decoration: underline;">dynamique</span>, des effets si considérables, qu'il serait impossible d'en obtenir de semblables avec la substance médicamenteuse à l'état brut, même absorbée à dose massive.</em></p>
<p><em>Ce n'est pas dans les atomes matériels de ces médicaments fortement dynamisés, ni dans la grandeur de leur surface physique ou mathématique (interprétation assez grossière du reste, mais vaine, du pouvoir considérable des remèdes dynamisés) que réside, sous une forme invisible, une puissance médicinale spécifique. C'est au contraire dans le tout petit globule imprégné ou dans sa dilution, que demeure cette énergie spécifique dégagée et libérée autant qu'il est possible de sa substance brute. Cette puissance médicamenteuse, au moindre contact de la cellule animale vivante, agit dynamiquement sur tout l'organisme, (sans lui communiquer la moindre parcelle matérielle quelconque, si subtile soit-elle) et d'autant plus fortement que par le processus de dynamisation elle est devenue plus ]ibre et plus immatérielle (§ 270).</em></p>
<p><em>Est-il absolument impossible à notre époque, qui se vante d'être si riche en esprits éclairés et réfléchis, de se représenter la puissance dynamique comme une chose incorporelle, alors que tous les jours nous voyons des phénomènes ne pouvant s'expliquer autrement?  Est-ce par un vomitif absorbé à dose substantielle, dont l'action sur l'estomac provoque des mouvements antipéristaltiques, que vous éprouverez un haut-le-cœur à la vue de quelque chose de répugnant? Ne s'agit-il pas ici de l'action dynamique de ce spectacle écœurant sur votre seule imagination? (*). Est-ce par le moyen d'un levier ou d'un outil matériel visible que vous levez le bras? N'est-ce pas uniquement par la force immatérielle, dynamique  de votre volonté qu'il se lève ?</em></p>
<p>Hé bien non, Cher Maître, visiblement notre époque, encore plus riche en esprits éclairés ( !), ceux-là même par exemple, qui ont percé les secrets de l’atome, et grâce à qui ont peut faire péter plusieurs fois la planète sans bouger les oreilles (Pierre Desproges), ces mêmes esprits ne peuvent toujours pas concevoir ce que vous dites.</p>
<p>Le paragraphe suivant est encore plus important peut-être, c’est l’une de nos pierres angulaires :</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">12</span>.— C'est uniquement la rupture d'équilibre de l'énergie vitale qui est la cause des maladies (a).</em></p>
<p><em>Les manifestations pathologiques accessibles à nos sens, en reflétant l'intégralité des troubles internes, expriment en même temps le dérèglement de la <span style="text-decoration: underline;">dynamis</span>, cette puissance intérieure, soustraite à nos regards. En un mot, elles mettent en évidence la maladie tout entière.</em></p>
<p><em>Par contre, la cessation par le traitement, de tous les troubles morbides, c'est-à-dire la disparition de tous les changements perceptibles modifiant l'état de santé, a pour effet et implique nécessairement le rétablissement du principe vital dans son intégrité et présuppose logiquement le retour à la santé de l'organisme tout entier.</em></p>
<p><em>(a) Comment l'énergie vitale détermine-t-elle l'organisme à produire des manifestations morbides, c'est-à-dire comment crée-t-elle la maladie ? De telles questions ne sont pour le thérapeute d'aucune utilité parce qu'elles lui resteront éternellement cachées. Le Maître de la Vie n'a rendu accessible à nos sens que ce qui était nécessaire et pleinement suffisant pour la guérison des maladies.</em></p>
<p>Imaginez-vous les haines et les sarcasmes que Hahnemann a suscités et bravés lorsqu’il écrivait ces lignes en 1843 ? Ainsi comprendrez-vous un peu mieux le sourire qui se dessine sur les lèvres d’un homéopathe quand un brave homme qui pense fermement qu’un petit bout d’ARN viral peut le tuer, lui explique du haut de ses préjugés que l’homéopathie ne peut pas agir ?</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">13</span>.— Par conséquent la maladie (appartenant à un domaine dans lequel les procédés mécaniques de la chirurgie n'ont aucune efficacité),</em></p>
<p><em>1. N'est nullement une entité séparée (a) du tout vivant de l'organisme, quelque subtile qu'on puisse l'imaginer.</em></p>
<p><em>(a) <span style="text-decoration: underline;">Materia peccans</span>!</em></p>
<p><em>2. Elle n'est pas non plus une entité isolée de l'énergie vitale, c'est-à-dire du pouvoir dynamique qui l'anime.</em></p>
<p><em>3. Enfin, ce n'est pas davantage une entité cachée à l'intérieur du corps, comme les allopathes la dépeignent.</em></p>
<p><em>(Une pareille chimère ne pouvait être conçue que par des cerveaux matérialistes. C'est elle qui, depuis des siècles, a poussé la médecine officielle dans toutes les funestes directions qu'elle a parcourues en l'écartant de sa véritable destination, et en la faisant considérer comme une science pernicieuse, incapable de guérir )</em></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">14</span>.— Il n'y a pas de maladie curable, pas de changements morbides cachés à l'intérieur du corps, que le médecin méthodique et consciencieux ne puisse reconnaître sinon par des symptômes objectifs et par des symptômes subjectifs.</em></p>
<p><em>Ainsi l'a voulu la bonté infiniment sage du Souverain Conservateur de la vie des hommes.</em></p>
<p>Comment Hahnemann est il arrivé à des conclusions tellement en avance sur son époque qu’elles font aujourd'hui encore sursauter? Cliniquement, l’homéopathie étonne sans arrêt. Nous constatons tous les jours qu’un médicament qui ne peut exister ni sur le plan matériel, ni sur le plan chimique présente une action aussi puissante qu’instantanée. Dans les cas aigus, c’est à peine si le patient a le temps d’absorber son médicament qu’il commence déjà à y répondre et que ses plaintes régressent. Dans les cas chroniques les réactions peuvent être très vives initialement et on assiste souvent à une véritable déferlante de symptômes selon une chronologie dictée par la loi de Hering (des signes de plus en plus anciens réapparaissent pour disparaître à leur tour). Avec <em>un seul et unique</em> médicament<em> à la fois</em> on couvre <em>l’ensemble</em> des signes et des symptômes connus chez le patient, ce qui nous amène à formuler qu’une cause commune très en amont semble provoquer l’universalité du désordre que nous constatons sur les organes.</p>
<p>De fait, à mesure qu’on le pénètre de plus en plus, le système hahnemannien fait de nous des médecins vitalistes. Il devient bien vite impossible de faire l’économie de la notion d’une force vitale qui régit l’organisme bien en amont du plan matériel anatomique ou chimique.</p>
<p><em>Quelles preuves pouvons-nous avancer ? Nous devons au Docteur Guy Buckley Stearns d’avoir publié en 1927 au terme de 7 ans de recherches les résultats d’une étude exhaustive qui visait à connaître les effets des doses dynamisées sur les réflexes de l’organisme.</em></p>
<p><em>Ce travail, mené pour le compte de l’Association Hahnemannienne Internationale, est un modèle de rigueur et nous étonne encore de part l’habileté avec laquelle son auteur a exploité les moyens rudimentaires de l’époque. Stearns a évalué les effets des produits homéopathiques sur la contraction du muscle cardiaque, la respiration, la dilatation des capillaires sous unguéaux, et bien d’autres choses encore.</em></p>
<p><em>Parmi toutes ces expériences, le test du réflexe pupillaire demeure le plus facile à mettre en évidence. Il est à cet égard assez édifiant : à l’aide d’une simple lampe de poche on peut mettre en évidence les forte contractions ou dilatations pupillaires dès qu’une dose dynamisée est approchée à une certaine distance du sujet. Ces expériences, faciles à reproduire chez vous, feront l'objet d'un article prochainement publié, vous pourrez briller en société et montrer à l'assistance ébahie comment une pupille se contracte de façon spasmodique et anarchique en rapprochant une simple dose du sujet.</em></p>
<p>Il m'est difficile de ne pas établir de parallèles avec mes premières amours que sont l'astronomie et la physique des quanta. On peut en effet rapprocher les notions de force vitale et de force d’attraction universelle (comme Hahnemann le souligne d'ailleurs au §11; voir <a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Discerner%20le%20simillimum2.doc#influence">ci dessus </a>). Newton a décrit cette force voici trois siècles et demi pour rendre compte du comportement des corps célestes. Ce concept fructueux peut être décrit en termes mathématiques, ce qui aboutit à des lois toujours en usage aujourd’hui pour expédier des sondes sur Mars, ou mettre un satellite sur orbite. La gravitation vue du point de vue d’Einstein n’est rien d’autre qu’une courbure de l’espace temps qui oblige en quelque sorte la matière a suivre sa déformation. Si cela est avéré, ce que nous prenions pour une force ne serait dû qu’aux propriétés géométriques de l’espace.</p>
<p>De la même manière, il est possible que la force vitale en tant que telle ne soit qu’une description approchée d’un mécanisme physiologique plus complexe et plus proche de la réalité physique. Cependant le concept est bien commode et rend compte pour l’heure des phénomènes que nous observons.</p>
<p><strong>Pour résumer</strong>. La cause des maladies repose sur un dérèglement dynamique, seul un traitement de même nature peut permettre d’espérer une guérison. Je donne la parole à Kent qui a su énoncer ces faits avec sa clarté habituelle :</p>
<p><em>« Le plan nutritif relève exclusivement de l'extérieur, il appartient aux tissus, c'est là que se poursuit l'assimilation. Les drogues brutes, les remèdes en substance, n'agissent que sur le plan tissulaire, sur celui des résultats pathologiques ; ils ne peuvent affecter que les effets, les conséquences de la maladie. Et l'état de déséquilibre qui y règne concerne les effets terminaux, concerne donc le plan le plus extérieur de toute maladie. Naturellement, si tout ce qui représente l'extériorité physique est troublé, l'économie entière en souffre, le corps cesse d'être alors le bon instrument réactif des forces intérieures. Mais une véritable maladie, possédant ses phases prodromiques de progrès et de déclin, ou d'allure continue, ne peut s'implanter dans notre organisme que par une cause dynamique seulement. D'où il suit nécessairement, et je ne saurais assez le répéter, que l'homme ne peut être guéri que par des médicaments atténués et dynamisés jusqu'à ce qu'ils soient similaires en nature et en qualité à la cause morbide. La cause pathogène et le médicament pathogénésique, c'est à dire celui expérimenté sur l'individu sain, doivent être similaires quant à leur nature, car des causes dissemblables ne peuvent produire des effets semblables. »</em></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2010/11/30/discerner-le-simillimum-entrevoir-lhomeopathie-2eme-partie/">Suite de l'article</a></p>
<p><em><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-866" title="cdr_bouton" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" width="99" height="33" /></a><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>La force vitale</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 04:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cher docteur pourriez-vous s'il vous plaît nous communiquer quelques éléments de réponse expliquant les modes d'action (ou les hypothèses) de l'homéopathie quand il n'y a plus rien? Et même quand il y a très peu. Ou nous renvoyer à quelques articles ou liens sur internet (en français si possible), où les effets et résultats constatés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><div id="_mcePaste"><span style="font-family: 'Lucida Grande', Verdana, Arial, 'Bitstream Vera Sans', sans-serif; line-height: 15px; font-size: 11px; color: #333333;">Cher docteur pourriez-vous s'il vous plaît nous communiquer quelques éléments de réponse expliquant les modes d'action (ou les hypothèses) de l'homéopathie quand il n'y a plus rien? Et même quand il y a très peu. Ou nous renvoyer à quelques articles ou liens sur internet (en français si possible), où les effets et résultats constatés de l'homéopathie sont reçus comme valables, acceptés comme tels puis étudiés de manière scientifique?</span></div>
<div></div>
<div>Bonjour!</div>
<div id="_mcePaste">Ah, vous ouvrez une boîte de Pandore. Je passe rapidement sur la première partie de votre lettre pour tenter de répondre au mode d'action.</div>
<div id="_mcePaste">Nous sommes déjà plus que suspects en soignant avec "rien", alors la suite va encore plus étonner. Au point où on en est, ce n'est plus bien grave de nous faire quelques copains de plus...</div>
<div id="_mcePaste">
<div id="attachment_598" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/systeme-solaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-598" title="systeme-solaire" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/systeme-solaire-300x188.jpg" alt="L'homéopathie définit des lois intangibles et universelles" width="300" height="188" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;homéopathie définit des lois intangibles et universelles</p></div>
<p>Peut être avez vous vu la Guerre des Etoiles? Pour moi à 15 ans, en sortant de la salle de cinéma c'était LE choc! Là où je veux en venir c'est que deux thèmes intéressants sont développés dans le film.</p></div>
<div id="_mcePaste">-La force, qui maintient en état de cohésion l'ensemble de l'Univers</div>
<div id="_mcePaste">-Les Jedaï, qui ressentent cette force et l'utilisent dans un pur idéal chevaleresque.</div>
<div>Hé bien je dois dire qu'on s'y retrouve un peu si nous parlons d'homéopathes et de force vitale.</div>
<div>Voici ce que dit le Fondateur:</div>
<div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">9</span></span><span style="color: #3366ff;">.</span></strong><span style="color: #3366ff;">— </span><span style="color: #3366ff;">Dans l'état de santé, l'énergie vitale (souveraine) immatérielle — </span><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">Dynamis</span></span></strong><span style="color: #3366ff;"> (*) — animant la partie matérielle du corps humain (organisme), règne de façon absolue.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;">Entre toutes les parties de l'organisme vivant, elle maintient dans leurs activités fonctionnelles et réactionnelles une harmonie qui force l'admiration. L'esprit doué de raison qui habite cet organisme peut ainsi librement se servir de cet instrument vivant et sain, pour atteindre au but élevé de son existence</span>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Je n'ai pas l'intention de développer les conséquences philosophiques d'une telle affirmation autrement qu'en signalant que la dernière phrase "pour atteindre au but élevé de son existence" est tirée directement du rituel du Rite Maçonnique Écossais Rectifié. C'est à la fois un clin d'oeil à une institution qui à l'époque garde toute sa noblesse et qui l'a certainement aidée toute sa vie, notamment pour lui permettre de s'installer à Paris. Et c'est aussi une manière pour Hahnemann de poser un idéal et de définir l'un des buts élevés de ce que devrait être la médecine elle-même. Demandez à un médecin actuel quel est le but de sa pratique, vous serez surpris des <em>non-réponses</em>...</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Il faut noter d'ailleurs que c'est ici la seule formule philosophique et péremptoire que l'on trouve dans l'Organon: elle frappe même dans la façon presque brutale de son énoncé. Il s'agit là véritablement d'un credo, Hahnemann posant ici un principe, non démontrable à son époque. On peut l'interpréter comme un <em>postulat </em>dérivé de l'observation clinique d'une vie dédiée à chercher des lois qui régissent l'application des médicaments et les principes de guérison.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">De nos jours, les médecins sont formés à l'école du dicton qui dit que lorsque <em>le sage désigne la lune, l'imbécile regarde le doigt</em>. En d'autres termes, tous se hâtent au chevet de la partie malade, sans jamais prendre le recul qui permettrait de constater tout simplement que <em>l'ensemble de l'organisme</em> présente des symptômes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Dès lors, n'importe quel esprit doué de raison, je veux dire notamment non pollué par les dogmes qu'on lui inculque, ne peut que constater qu'il doit exister une cause à la fois <em>générale</em> et <em>en amont des organes</em> pour expliquer que ceux ci-i, mal régulés tombent malades à leur tour et l'expriment par la production de symptômes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Cette cause fondamentale ne peut être ni mécanique, ni chimique. En fait les molécules elles-mêmes devraient être correctement secrétées dans un organisme en santé. Ce ne peut être qu'un déséquilibre en amont de la chimie qui permet de comprendre que des modifications chimiques surviennent, entrainant à leur tour des modifications cellulaires, et finalement anatomiques.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Par ce simple raisonnement nous en venons à définir indirectement qu'une force non matérielle est à l'origine des maladies. Notez comme nous sommes sans cesse conduits à penser au travers d'un faisceau d'arguments, et toujours indirectement. Les symptômes sont l'unique manifestation tangible d'un dérèglement dont nous ne pouvons percevoir la nature intime directement mais qui se caractérise par l'ensemble des manifestations qu'il est capable de créer.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">
<p class="MsoNormal">Pour élargir ce point, la façon dont l’Univers entier semble avoir été réglé avec la plus haute précision pour permettre l’apparition de l’intelligence et plus encore la façon dont les êtres vivants se comportent donne une impression de projet, de finalité, dont il est difficile de se dégager.</p>
<p class="MsoNormal">En tant que savant et non médecin, l’avis de Trinh Xuan Thuan me semble être des plus intéressants. Ce dernier écrit en effet [<!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-begin" mce_style="mso-element: field-begin;"></span> REF _Ref498226479 \r \h <span style="mso-element:field-separator" mce_style="mso-element: field-separator;"></span><![endif]-->39<!--[if gte mso 9]><xml> <w:data>08D0C9EA79F9BACE118C8200AA004BA90B02000000080000000E0000005F005200650066003400390038003200320036003400370039000000</w:data> </xml><![endif]--><!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-end" mce_style="mso-element: field-end;"></span><![endif]-->, <!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-begin" mce_style="mso-element: field-begin;"></span><span style="mso-spacerun:yes" mce_style="mso-spacerun: yes;"> </span>REF _Ref498226479 \h <span style="mso-element: field-separator" mce_style="mso-element: field-separator;"></span><![endif]-->Trinh Xuan Thuan, <em>Le chaos et l’harmonie,</em> Folio Essais.<!--[if gte mso 9]><xml> <w:data>08D0C9EA79F9BACE118C8200AA004BA90B02000000080000000E0000005F005200650066003400390038003200320036003400370039000000</w:data> </xml><![endif]--><!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-end" mce_style="mso-element: field-end;"></span><![endif]-->] :</p>
<address>« Si la compréhension du caractère holistique de la matière inanimée, de sa capacité à s’organiser dans un système ouvert et en non-équilibre en est encore à ses balbutiements, la matière vivante pose un problème autrement formidable. Cette énigme est la suivante : comment un ensemble de molécules qui, a priori, ne ressentent que l’action de leurs proches voisines, sait s’organiser pour former un organisme vivant cohérent sur des distances beaucoup plus grandes que les distances entre molécules ? Le problème est à son comble quand il s’agit de l’être vivant. […]</address>
<address>Comment un embryon peut-il se développer, à partir d’une seule cellule fertilisée, en un être vivant d’une complexité fantastique, dont chaque partie sera douée d’une fonction spécifique ? […]</address>
<address>On ne peut s’empêcher d’évoquer un « grand plan » guidant le comportement des cellules individuelles vers une destinée finale durant le développement de l’embryon. »</address>
<p class="MsoNormal">A ce stade de la discussion, on ne peut plus omettre de citer Jacques Monod qui décrit ainsi sa fameuse « contradiction épistémologique », d’autant plus difficile à admettre pour lui qu’il a toujours été un partisan acharné du réductionnisme et du hasard.</p>
<address>« L’une des propriétés fondamentales qui caractérisent tous les êtres vivants sans exception [est] celle d’être des objets doués d’un projet qu’à la fois ils représentent dans leur structure et accomplissent dans leurs performances […] Il est indispensable de reconnaître [cette propriété] comme essentielle à la définition même des êtres vivants. Nous dirons que ceux-ci se distinguent de toutes les autres structures, de tous les autres systèmes présents dans l’Univers par cette propriété que nous appellerons la téléonomie […] L’objectivité cependant nous oblige à reconnaître le caractère téléonomique des êtres vivants, à admettre que dans leurs structures et performances, ils réalisent un projet. Il y a donc là, au moins en apparence, une contradiction épistémologique profonde.</address>
<address>Le problème central de la biologie, c’est cette contradiction elle même, qu’il s’agit de résoudre si elle n’est qu’apparente, ou de prouver radicalement insoluble si en vérité il en est bien ainsi »</address>
<p><span style="font-size: 10.0pt; font-family: &amp;amp;amp; mso-fareast-font-family: &amp;amp;amp; mso-bidi-font-family: &amp;amp;amp; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">A partir d’une seule cellule initiale se forme un tout cohérent, qui continue de croître harmonieusement, et demeure en bonne santé. L’hypothèse la plus commode pour nous homéopathes est la force vitale. Nous pouvons difficilement imaginer autrement comment nos médicaments  dynamisés agiraient dans l’organisme</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">10</span></span><strong><span style="color: #3366ff;">. </span></strong><span style="color: #3366ff;">— Sans force vitale l'organisme matériel est incapable de sentir, d'agir et de maintenir sa propre conservation (a). C'est uniquement à l'essence immatérielle (principe de vie — énergie vitale), l'animant en état de santé et de maladie qu'il doit ses sensations et l'accomplissement de ses fonctions vitales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="mso-tab-count: 1;"> </span><span style="color: #3366ff;">(a) Sans énergie vitale le corps meurt et dès lors, livré exclusivement au pouvoir du monde physique extérieur, il se décompose et se résout en ses éléments chimiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;"><span style="color: #000000;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Hahnemann enfonce le clou et déclare que l'homéostasie de l'organisme repose sur la manifestation de la force vitale. Au bout de presque un quart de siècle d'observations répétées sur les malades mais surtout sur les médecins, je peux affirmer qu'il existe deux catégories de ces derniers. Ceux qui adhèrent ici à ce que le Fondateur exprime, non pas bien entendu par une acte de foi, mais en ayant fait leur le raisonnement que je viens de développer, car c'est la seule et unique manière de donner une explication aux phénomènes que nous observons.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Ici encore vous voyez que la démarche homéopathique est enfin l'application de la science, un principe inductif, qui vise à élaborer une théorie à la suite de l'observation des phénomènes. La médecine classique se contente de gaver les patients d'une drogue à la mode et de dresser les statistiques de son action. L'homéopathie donne le minimum nécessaire, l'allopathie le maximum supportable. La première est insultée et humiliée dans sa recherche de la vérité et repose sur des principes éternels, l’autre est basée sur la recherche du profit, fricote avec les hautes sphères et se présente comme le pinacle de la science et du savoir alors qu'elle ne fait rien d'autre que de changer constamment de mode. Regardez ce que deviennent nos confères: désabusés avec les années, ils changent de métier ou ils se lancent dans la politique. Comparez avec un homéopathe qui a mûri dans les principes de l'Organon, chaque jour sa joie et son émerveillement renouvelés lui confirment qu'il est sur la bonne voie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Vous trouvez sans doute que je suis excessif ? Hé bien je n'en peux plus de voir ma société dans un état de décomposition avancé à cause des pollutions et des suppressions insoutenables de la médecine classique, qui n'est décidément rien d'autre que le laquais des multinationales pétrolières comme dirait Georges Marchais.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">11</span></span><span style="color: #3366ff;">.</span><span style="color: #3366ff;"> — Quand l'homme tombe malade, cette énergie vitale immatérielle (principe de vie), active par elle-même et partout présente dans son corps, est, dès le début de la maladie, la seule qui ressente l'influence dynamique (a) de l'agent morbide hostile à la vie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;"> </span><span style="color: #3366ff;">Seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son</span><span style="font-size: 10.0pt;"><span style="color: #3366ff;"> </span></span><span style="color: #3366ff;">déréglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est-à-dire par des </span><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">symptômes morbides </span></span><span style="color: #3366ff;">(manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;"><span style="color: #000000;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Voici l'un des aphorismes qui me frappe le plus dans l'Organon. J'admets que lorsque je lis l'Organon je suis souvent bouleversé par la profondeur des vues de Hahnemann, mais le 11 est tout simplement la pierre angulaire.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Quand donc les médecins finiront ils par comprendre que seul un désaccordement de l'énergie vitale est à l'origine des sensations désagréables que le patient éprouve? Si le médecin qui se dit homéopathe n'a pas clairement admis ce qui est énoncé ici, il est condamné à patauger dans la fange semi-allopathique. Il donnera un jour un ou plusieurs médicaments "homéopathiques", les associera de je ne sais quels suppléments alimentaires ou n'importe quel truc censé aider tel ou tel symptôme. C'est toujours beaucoup de tristesse pour moi de voir pratiquer ainsi des gens souvent valables mais qui semblent se priver eux-mêmes des joies que procure une guérison qui ne peut s'obtenir qu'en mettant en oeuvre l'ensemble des théorèmes hahnemanniens.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Hahnemann n'est pas arrivé aux notions qu'il expose ici d'un seul coup. Elles sont bien au contraire le fruit d'une longue maturation. Ce sont surtout les années 1809 à 1813 qui ont été décisives pour l'évolution de l'homœopathie. Cette période témoigne d'un changement radical dans la pensée de Hahnemann qu'on peut lire dans l'article "Exposition de la doctrine médicale homœopathique" :</p>
<address>"…par conséquent il est évident que les maladies excitées par la dynamique et l'influence spéciale des agents morbides nuisibles peuvent être décrites seulement comme des altérations énergétiques de la force vitale de l'organisme […]</address>
<address>Ainsi, de même que la condition de l'organisme et son état sain dépendent uniquement de l'état de la vie qui l'anime ; il semblerait aussi que l'état altéré, que nous pouvons appeler malade, consiste seulement en une condition modifiée originellement au niveau de ses sensibilités et fonctions vitales ; sans tenir compte des principes chimiques ou mécaniques ; en un mot, cela consiste en une condition énergétique modifiée, un état d'être changé ; entraînant, suivant chaque cas individuel des changement des propriétés matérielles et des composants des parties du corps, ce qui est une conséquence directe de la condition morbide et modifiée de l'entité humaine dans son intégralité."</address>
<p class="MsoNormal">A une époque où la Faculté pensait encore que la maladie était le produit d'une substance imaginaire nommée <em>materia peccans</em>, où les médecins en étaient à prescrire des saignées et autres purgatifs, et à administrer les médicaments en quantités considérables, l'avance de la pensée de Hahnemann donne tout simplement le vertige.</p>
<p class="MsoNormal">Le long conflit entre le vitalisme et le mécanisme a été étudié par Joseph Fruton dans "Molecules and life".</p>
<address>"Ces difficultés … qui semblaient insurmontables .. ont encouragé ceux qui ont poursuivi dans la voie de Bichat et de Haldane et ont admis que les organismes vivants obéissaient à des lois particulières, différentes de celles de la chimie et de la physique…"</address>
<p class="MsoNormal">L'inadéquation des premières explications mécanistes grossières à rendre compte de la vie avait conduit au vitalisme de Stahl au début du XVIII<sup>ème</sup> siècle. Notamment l'incapacité des savants de l'époque à fournir une explication sur des phénomènes tels que la régénération d'un polype avait encouragé dans leurs vues les anti-mécanistes de la fin du XVIII<sup>ème</sup> siècle comme le philosophe Kant.</p>
<p class="MsoNormal">Finalement les découvertes de la biologie moléculaire prouvèrent définitivement que l'organisation physique et les propriétés des systèmes vivants font partie intégrante de l'univers physique, ce qui n'empêcha pas Einstein de s'écrier que les lois de la physique ne s'appliquent pas à la biologie. Si plus personne ne doute aujourd’hui que les êtres vivants soient composés des même briques que le reste du cosmos, notre notion du vivant pêche cependant par une explication quasi exclusivement chimique alors que nous sommes probablement placés devant une intrication de phénomènes physico-chimiques capables de générer des dimensions supplémentaires de complexité.</p>
<p class="MsoNormal">Karl Popper nous dote d’outils épistémologiques pour surmonter cette apparente contradiction. Ses niveaux ou mondes d’organisation supérieurs intriqués peuvent très bien nous amener à découvrir et concevoir la force vitale sans pour autant violer les acquis actuels de la physique. Résumer la vie à un simple ensemble de réactions chimiques ne peut que révulser le clinicien habitué à observer le phénomène du vivant déréglé. On pourrait ajouter malicieusement que s'il en était autrement nous aurions pu la recréer nous mêmes depuis la fameuse expérience de Miller en 1956 ; or il n'en est rien, et à ce jour on se heurte au problème classique de la poule et de l'œuf : les protéines (l’ARN) sont elle apparues d'abord ou plutôt le stockage de l'information (l’ADN) ?</p>
<p class="MsoNormal">Quoi qu’il en soit, l'idée centrale que nous pouvons retenir du vitalisme (déjà en pleine résurgence à l'époque de Hahnemann), est qu'il existe une "force de vie" qui différentie le vivant du non vivant. C'est cette force ni visible ni mesurable, mais jugée par ses effets, qui maintient l'organisme en santé, qui l'unit, le contrôle et coordonne les fonctions des différents organes. La maladie n'est pas une affection des organes, mais uniquement une perturbation de la force vitale. Tant qu'elle contrôle parfaitement l'organisme, celle-ci maintient le tout en bonne santé. Cette notion vitaliste s'oppose de plein fouet au concept toujours très populaire qui voit les organes comme des entités individuelles et quasi indépendantes. La notion mécaniste dominante a conduit les médecins à essayer de produire des changements au niveau de ces organes où même quelquefois à les enlever…</p>
<p class="MsoNormal">Le vitalisme resurgira probablement à mesure que se développera notre connaissance des phénomènes électromagnétiques associés à la vie. Sankaran, bien suspect à mes yeux, écrit cependant avec raison :</p>
<address>"La pensée médicale met bien du temps à changer et ce n'est que depuis peu de temps que l'on parle d'une approche holistique de l'homme et de sa santé. Peu à peu on commence à réaliser que l'homme dans son intégralité tombe malade car tous les organes et tous les systèmes sont inextricablement reliés les uns aux autres. Ce n'est que très progressivement que l'on découvre aussi que l'organisme possède les ressources de se soigner lui-même. La philosophie médicale commence à penser que le simple traitement des symptômes aide temporairement et que c'est le pouvoir récupérateur du corps dans sa totalité qui doit être rehaussé. Mais elle n'a aucune idée de comment cela peut être fait."</address>
<p class="MsoNormal">C'est pour un homœopathe compétent une expérience de tous les jours de constater que l'administration du médicament adapté au cas entraîne la régression non seulement des troubles pour lesquels le patient vient consulter, mais aussi tous ceux dont il n'a pas fait mention ! Comment expliquer cela autrement que par l'action centrale des substances dynamisées ? Devant ces faits de constatation courante, l'hypothèse de la force vitale a le mérite de rendre compte des phénomènes observés, mais ne reste rien d'autre qu'une hypothèse, un simple outil conceptuel en attente d'une confirmation directe. Depuis que la relativité générale nous a appris que la "force" d'attraction universelle se ramenait à une courbure de l'espace en raison de la présence de matière, il convient d'observer la prudence et de dire que <em>tout se passe comme si</em> cette force existait et maintienne l'harmonie de l'organisme.</p>
<p class="MsoNormal">Hahnemann distingue deux stades dans la maladie :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 49.9pt; text-indent: -17.85pt; page-break-after: avoid; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">1.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Un dérangement initial de la force vitale</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 49.9pt; text-indent: -17.85pt; page-break-after: avoid; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">2.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Ce premier dérèglement engendrant une activité modifiée des autres organes du corps.</p>
<p class="MsoNormal">Quel changement dans sa pensée depuis 1796 quand il écrit que Viola tricolor produit des maladies de peau, que Conium altère les glandes, bref que les médicaments agissent localement. Au bout d'années d'expériences, il expose clairement que les médicaments ne peuvent agir localement mais qu'ils agissent depuis le centre vers la périphérie.</p>
<p class="MsoNormal">Nous avons évoqué plus haut les raisons les plus vraisemblables qui ont pu pousser Hahnemann à aller dans cette voie du vitalisme. Ce changement coïncide avec la découverte que les remèdes agissent au-delà d'un point où ils ne peuvent plus avoir de propriété toxique ni physiologique. Cliniquement, Hahnemann est bien obligé d'observer que non seulement les remèdes agissent, mais qu'après chaque seuil de dilution et dynamisation (c'est à dire de fortes succussions) cette action devient encore plus puissante.</p>
<p class="MsoNormal">Hahnemann s'exclame : ce qu'on observe doit au moins être possible ! Comment le médicament agit-il, à quel niveau ?</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Sa formation de chimiste ne devait laisser aucun doute à Hahnemann : si les substances dynamisées agissent, leur action ne peut être chimique. Le seul autre niveau possible, à part le niveau matériel et moléculaire, ne pouvait être que celui de l'énergie. Par conséquent, les remèdes dilués et secoués doivent libérer une énergie ou une force.</p>
<p class="MsoNormal">Arrivé à ce constat, on ne peut concevoir une force autrement qu’en interaction réciproque avec une autre. Par conséquent il doit y avoir une force dans le corps sur laquelle ces dynamisations doivent agir, cette force ne pouvant être que la force vitale. Comme nous l'avons vu plus haut au chapitre <em><span style="mso-field-code: &amp;amp;amp;">La totalité des symptômes<!--[if gte mso 9]><xml> <w:data>08D0C9EA79F9BACE118C8200AA004BA90B02000000080000000E0000005F005200650066003400350038003300310031003000380035000000</w:data> </xml><![endif]--></span></em>, puisque les médicaments sont capables de dérégler la force vitale d'engendrer ainsi une affection artificielle, la maladie elle même s'entend comme une altération de cette force.</p>
<p class="MsoNormal">Hahnemann, qui avait regardé la maladie comme un effet matériel, la considère maintenant comme une altération de la force vitale. Dès lors, il ne se référera plus jamais aux médicaments comme ayant des effets sur des organes locaux. Kent précise très bien la pensée de Hahnemann, quand il écrit :</p>
<address>"Le plan nutritif relève exclusivement de l'extérieur, il appartient aux tissus, c'est là que se poursuit l'assimilation. Les drogues brutes, les remèdes en substance, n'agissent que sur le plan tissulaire, sur celui des résultats pathologiques ; ils ne peuvent affecter que les effets, les conséquences de la maladie. Et l'état de déséquilibre qui y règne concerne les effets terminaux, concerne donc le plan le plus extérieur de toute maladie. Naturellement, si tout ce qui représente l'extériorité physique est troublé, l'économie entière en souffre, le corps cesse d'être alors le bon instrument réactif des forces intérieures. Mais une véritable maladie, possédant ses phases prodromiques de progrès et de déclin, ou d'allure continue, ne peut s'implanter dans notre organisme que par une cause dynamique seulement. D'où il suit nécessairement, et je ne saurais assez le répéter, que l'homme ne peut être guéri que par des médicaments atténués et dynamisés jusqu'à ce qu'ils soient similaires en nature et en qualité à la cause morbide. La cause pathogène et le médicament pathogénésique, c'est à dire celui-expérimenté sur l'individu sain, doivent être similaires quant à leur nature, car des causes dissemblables ne peuvent produire des effets semblables. On arrive à trouver des causes similaires en étudiant des effets qui sont similaires."</address>
<p class="MsoNormal">Vers 1813, Hahnemann était arrivé à la conclusion que l'action curative des remèdes ne repose pas sur leurs effets locaux mais plutôt sur leurs effets énergétiques, c'est à dire sur la force vitale. Il écrit que <em>la perturbation originelle commence parmi les organes de plan supérieur, en d'autres termes : que la force vitale agit initialement à travers certains systèmes d'organes</em>.</p>
<p class="MsoNormal">Il est en effet logique de concevoir qu'un remède dérange la force vitale et produise ainsi un dérèglement fonctionnel de ces systèmes, et que c'est seulement par cet effet qu'un remède dynamisé produise des action localisées au niveau des différents organes. Quels sont ces systèmes d'organes qui ont un pouvoir de contrôle sur le corps et dont le dérangement  entraînerait un effet général sur l'organisme dans sa totalité.  En d'autres mots, quels sont les systèmes d'organes qui lorsque ils sont perturbé peuvent produire un effet généralisé ?</p>
<p class="MsoNormal" style="page-break-after: avoid;">A la lueur de nos connaissances médicales actuelles nous pouvons identifier quatre systèmes d'organes :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; page-break-after: avoid; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">1.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>mental</em>, l'altération de celui-ci peut produire des effets profonds sur le cœur, les poumons et presque sur toutes les parties du corps. Par exemple, quand nous sommes effrayés, il y a des palpitations, un essoufflement, de la transpiration, des tremblements, de fréquentes envies d'uriner, etc.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">2.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>système nerveux autonome</em>, dont le bouleversement produit des différents types de sensations, de douleurs, de sensibilité, etc…, au niveau des différents organes et parties du corps.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">3.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>système endocrinien</em> : nous savons qu'un dérangement du système endocrinien peut produire des changements au niveau des différentes parties du corps. Par exemple, l'hormone de croissance peut produire des altérations osseuses ; les hormones féminines et masculines produisent des changements comme la puberté, la ménopause, etc. La cortisone peut aussi produire différents changements dans le système.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">4.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>système immunitaire</em>. Le dérangement de cette fonction peut aussi bien provoquer des allergies et des désordres auto-immuns que des tendances à de infections répétées au niveau des différentes parties du corps.</p>
<p class="MsoNormal">Nous voyons ici se définir un axe primitif dont les éléments sont reliés entre eux de façon extrêmement complexe de sorte que des changement dans le psychisme puissent être traduits par des symptômes spécifiques dans les sous systèmes. Cette notion d'axe est intéressante pour matérialiser quelque peu l'impact de la force vitale déréglée. La perturbation d'un remède homœopathique agit de façon dynamique, non matérielle, directement sur la force vitale et dans tout l'organisme via cet axe. Les symptômes observés sur cet axe élémentaire seront par conséquent les premiers observés, avant l'apparition de signes locaux.</p>
<p class="MsoNormal">Suivant la sensibilité, les tendances innées ou acquises de chaque personne, l'altération de cet axe central pourra créer des troubles au niveau de chaque système d'organe. Le système organique dans le quel elle créera le plus de problème ne dépend pas seulement de la nature de l'altération ; il variera selon la sensibilité ou la faiblesse d'un organe selon les individus et une détermination d'ordre génétique (et héréditaire).</p>
<p class="MsoNormal">J'espère que vous me pardonnerez d'avoir été un peu long, mais pourtant j'ai eu l'impression d'abréger. J'ajoute pour finir que nous avons à notre disposition de nombreux testings cliniques qui permettent de mettre en évidence très facilement des modifications réflexes de l'organisme rien qu'à l'approche d'une dose dynamisée, ce qui prouve aisément l'action à distance du produit. Je développerai ceci une autre fois, à la fois par manque de temps, mais dans le dessein de laisser nos lecteurs adhérer par le raisonnement à ce qui vient d'être dit. C'est la façon de s'approprier une vérité, quand la logique,  le raisonnement, l'observation personnelle se mélangent et que se dégage enfin une conviction supérieure. C'est ce que Saint Jean exprime dans son fameux "<em>heureux ceux qui ont cru sans avoir vu</em>".</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">
</div>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		</item>
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		<title>Organon §2. Idéal Thérapeutique</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/15/organon-%c2%a72-ideal-therapeutique/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 05:02:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[expérimentation]]></category>
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		<category><![CDATA[Hanemann]]></category>
		<category><![CDATA[ideal therapeutique]]></category>

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		<description><![CDATA[IDEAL THERAPEUTIQUE
2. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une  manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans  son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible,  cela d'après des principes clairs et intelligibles.

Proposition de questions

Quel est votre idéal thérapeutique?
Comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong>IDEAL THERAPEUTIQUE</strong></h1>
<h2><span style="color: #3366ff;">2. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une  manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans  son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible,  cela d'après des principes clairs et intelligibles.<br />
</span></h2>
<h3>Proposition de questions</h3>
<ul>
<li>Quel est votre idéal thérapeutique?</li>
<li>Comment être sûr qu’on a procédé à une guérison ?</li>
<li>Selon quels critères définissez-vous la guérison ?</li>
<li>Pourquoi Hahnemann parte-t-il de <em>l’intégralité</em> de la maladie?</li>
</ul>
<h3>Commentaires</h3>
<p>Hahnemann dans ce second aphorisme apporte de nombreuses  précisions au précédent en se servant de la formule « rétablir la  santé » comme transition.</p>
<h4>Idéal thérapeutique</h4>
<p>Il définit ici <em>l’idéal  thérapeutique</em>, c'est-à-dire le but vers lequel nos efforts devraient tendre,  une fois assimilé le principe de la vocation médicale exposé dans l’Aphorisme 1.</p>
<div id="attachment_242" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann.jpg"><img class="size-medium wp-image-242 " title="hahnemann" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann-225x300.jpg" alt="Samuel Hahnemann, le Fondateur de l'homéopathie" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel Hahnemann, le Fondateur</p></div>
<p>Si l’on demande à un médecin de formation classique quel est  son idéal thérapeutique, il y a de grandes chances qu’il nous regarde avec des  yeux ronds car la question n’a probablement jamais été soulevée en 8 ans  d’études. Bien qu’il existe de nombreux aveugles volontaires, nombreux sont  ceux qui s’efforcent de travailler au mieux pour leur patient... avec les  moyens que leur donne le système classique. Mais même dans ce cas, on a  l’impression que l’objectif que se fixe le médecin reste purement  tactique : limiter le taux de cholestérol, contrôler la tension  artérielle, juguler l’asthme, etc. En somme, il n’existe pas de notion précise  d’objectif thérapeutique en médecine classique tout simplement parce qu’on ne  traite que des symptômes ou des organes ou des fonctions isolées  artificiellement du reste. Dans une simplification outrancière, on traite la  partie malade comme si elle flottait dans le néant et qu’on puisse la détacher  du patient pour la lui remettre une fois « nettoyée ».</p>
<p>Au début du 20ème siècle, René Leriche, le  célèbre chirurgien, abordait la notion de la santé avec une formule toujours  dans les mœurs actuelles : « la santé c’est la vie dans le silence  des organes », « la maladie, c’est ce qui gène les hommes dans  l’exercice normal de leur vie et dans leurs occupations et surtout ce qui les  fait souffrir. ». Il rappelait que nous avons plus de poumons qu’il n’en  faut pour respirer, plus de rein qu’il n’en faut pour secréter l’urine… et en  concluait : « si l’on veut définir la maladie il faut la  déshumaniser », « dans la maladie ce qu’il y a de moins important au  fond c’est l’homme. »</p>
<p>A défaut de principes clairs et intelligibles donnant <em>une vue d’ensemble</em>, trop souvent la  motivation du prescripteur n’est autre que la <em>peur</em>. Plusieurs patients m’ont dit : « la médecine  classique c’est la médecine de la peur ». N’avez-vous pas l’impression que  la plupart des prescriptions visent surtout à rassurer celui qui les établit  afin de le mettre hors d’atteinte de toute action en justice ? Ceci me  semble vrai non seulement pour les « anti tout ce qu’on veut »  habituels mais aussi pour les vaccins dont la prolifération me semble atteindre  des niveaux délirants. Le médecin a peur et reporte cette peur sur le patient.</p>
<p>Nous sommes bien loin de l’idéal que définit Hahnemann en  reprenant à son compte les qualificatifs d’Esculape (<em>cito, tuto, juconde</em>), c'est-à-dire « rapide, douce, et  permanente » mais aussi « sûre, et la moins nuisible » !</p>
<p>Un agité célèbre a inventé le slogan « zéro  tolérance », l’idéal thérapeutique de la médecine semble être le  « zéro symptôme » : plus rien ne doit bouger, tout est sous  contrôle, chaque symptôme est muselé.</p>
<p>Pourtant, traiter ne devrait pas être « exterminer »,  étouffer les symptômes, ni en changer l’aspect (je l’avoue, c’est l’image d’une  sorte de Rambo qui me vient à l’esprit quand je vois l’esprit qui anime  certains de nos confères). Kent soulevait il y a exactement un siècle la  question de l’impact du drogage suppressif de l’ancienne médecine :</p>
<address>« La médecine a quelque peu changé dans son  apparence ; les médecins utilisent maintenant des pilules enrobées de  sucre qu’on s’est ingénié à rendre insipides ou au contraire parfumées ;  ils utilisent des alcaloïdes concentrés. Mais rien de tout ceci n’a été  effectué suite à la découverte d’un quelconque principe ; par exemple ni  les saignées ni les procédés de sudation n’ont été abandonnés parce qu’on avait  adopté des principes puisque nos aînés dénigrent l’abandon de ces méthodes et parlent  souvent de l’espoir qu’ils ont de pouvoir retrouver leur bonne vielle lancette.</address>
<address>Mais, parce qu’elles sont plus concentrées, les drogues  d’aujourd’hui [1908. Trad.] sont dix fois plus puissantes que celles qu’on  utilisait. La cocaïne, le sulfonal [hypnotique dont le nom même est maintenant  oublié des médecins. Trad.], et de nombreux autres produits modernes concentrés  par l’industrie chimique sont extrêmement dangereux et leur action et réaction  réelles restent inconnues. Les découvertes chimiques liées au pétrole ont  ouvert un champ de destruction de l’intelligence, de la compréhension et de la  volonté humaine, parce que ces produits sont lentement et insidieusement  violents. Quand les drogues que l’on utilisait étaient instantanément  dangereuses et qu’une réaction violente se manifestait en surface, les patients  s’en rendaient vite compte. Mais les patients d’aujourd’hui se trouvent face à  un drogage bien plus dangereux parce qu’il détruit l’esprit. Les bénéfices  apparents produits par ces drogues ne sont jamais permanents, bien qu’ils  semblent l’être parfois, mais dans ce cas c’est toujours parce une nouvelle  maladie plus insidieuse, plus subtile et tenace que la précédente a été greffée  sur l’économie. C’est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle les symptômes  originaux sont tenus à distance. La maladie dans sa nature, son essence, n’a  été changée en rien ; elle est toujours là, provoquant la destruction  interne de l’homme, seules ses manifestations ont été modifiées et l’on a  ajouté à la maladie naturelle une affection médicamenteuse plus grave que la  précédente. »</address>
<p>Quoi de neuf depuis l’époque où Kent prononçait ces  mots ? Rien ! Ou plutôt, tout est pire au point où la planète  elle-même est sur le point d’en mourir. De nouveaux gadgets ont été inventés,  de nouveaux produits toujours plus onéreux pour garder ficelés les même  malheureux. Pouvons-nous décemment appeler cela de la médecine ? Est-ce  que ceci est basé sur une morale ou sur des intérêts financiers ?</p>
<h4>Guérison ou suppression</h4>
<p>L’Aphorisme 2 soulève donc la  différence subtile mais essentielle</p>
<ul type="square">
<li>entre guérison et <em>palliation</em>,</li>
<li>entre <em>guérison ou suppression</em>.</li>
</ul>
<p>Seuls les symptômes et leur évolution  permettent d’établir un pronostic afin de distinguer entre suppression et  évolution vers la guérison. Nous avons esquissé au §1 cette notion de  hiérarchie des organes, elle est essentielle pour juger de l’évolution d’un cas  sous traitement. Voici un tableau qui résume ces notions défrichées par Kent et  améliorées par Georges Vithoulkas.</p>
<div>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="bottom"><strong>PLAN MENTAL</strong></td>
<td width="205" valign="bottom"><strong>PLAN EMOTIONNEL</strong></td>
<td width="205" valign="bottom"><strong>PLAN PHYSIQUE</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Confusion mentale</p>
<p>Délire avec violence    destructive</p>
<p>Idées paranoïaques</p>
<p>Illusions</p>
<p>Léthargie</p>
<p>Lenteur</p>
<p>Défaut de concentration</p>
<p>Manque de mémoire</p>
<p>Absences, distraction</td>
<td width="205" valign="top">Dépression avec suicide</p>
<p>Apathie</p>
<p>Tristesse</p>
<p>Angoisse</p>
<p>Phobies</p>
<p>Anxiété</p>
<p>Irritabilité</p>
<p>Insatisfaction</td>
<td width="205" valign="top">Cerveau</p>
<p>Cœur</p>
<p>Glandes endocrines</p>
<p>Foie</p>
<p>Poumons</p>
<p>Reins</p>
<p>Os</p>
<p>Muscles</p>
<p>Muqueuses</p>
<p>Peau</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p>Cette classification clinique est un <em>outil essentiel</em> dont on  se sert tous les jours. Par exemple, lorsque l’on traite une personne déprimée,  l’apparition de l’irritabilité à la place de la tristesse est un fait courant  et de très bon pronostic. Le traitement d’affections comme l’arthrose voit  souvent les signes articulaires régresser pour être remplacés par des sinusites  anciennes, ou des abcès, etc.</p>
<p>Nous le verrons plus loin, il est parfaitement possible de  faire une suppression avec des médicaments homéopathiques, par exemple un  eczéma va mieux et l’enfant commence à faire des bronchiolites. Retenons pour  l’instant que la marche vers la guérison est attestée par le fait du  déplacement des symptômes vers la périphérie, mais aussi parce que le patient  rapporte qu’il se sent mieux, qu’il a de l’énergie, qu’il a envie de faire des  tas de choses qu’il remettait à plus tard.</p>
<p>Un excellent indice sera aussi la régression de symptômes  non mentionnés par le patient. Par exemple tel patient qui consulte pour des  migraines anciennes et qui vous rapporte que « la dose n’a pas agi ».</p>
<p>« Mais Docteur, par contre j’ai bien plus 'la pêche' et mes  diarrhées sont terminées ».</p>
<p>« Quelles diarrhées ? Vous ne m’en avez jamais  parlé ? »</p>
<p>« Oui c’était tellement vieux que je pensais vous en  dire un mot une autre fois pour que vous me donniez un autre médicament pour  ça ».</p>
<p>Clairement, il suffira de continuer le même remède pour  venir enfin à bout des céphalées. Si vous ne savez pas demander ou interpréter  ces choses, vous ne pourrez jamais exploiter l’homéopathie à fond et vous  priverez de bien des joies ! On notera aussi que pour un homéopathe, il  est facile de déterminer si l’amélioration n’a été qu’un simple effet placebo.</p>
<p>J’explique souvent aux patients que la maladie pour laquelle ils consultent n’est  finalement qu’un <em>prétexte </em>pour venir nous voir afin de les traiter en <em>totalité</em>, qu’ils auraient pu aussi bien  venir pour autre chose mais que cela me serait égal car ils seraient repartis  avec le même médicament. Ce n’est pas pour autant que nous méprisons les  examens de laboratoire, les échographies, les explorations –bien au contraire  puisque l’étape essentielle de la médecine est le <strong>diagnostic</strong>. Mais quel que  soit l’organe malade, le patient -et un jour espérons-le, le médecin- finit par comprendre que nous sommes devant  une parcelle du tout qu’il faut traiter.</p>
<p>Les étudiants en  médecine devraient méditer l’adage chinois qui dit que « lorsque le sage désigne la  lune, l’imbécile regarde le doigt »… Ceci représente hélas l'un des piliers de la médecine classique qui ne cesse de 'tirer sur tout ce qui bouge', sans se douter une seule seconde de l'unicité fondamentale des phénomènes morbides observés chez les patients.</p>
<h4>Rétablir la santé</h4>
<p>D’où l’idée centrale de l’homéopathie, martelée par  Hahnemann, qui consiste à <em>rétablir la  santé</em>. Face au « je tire sur tout ce qui bouge » de la médecine  classique qui finit par aboutir à un ligotage <em>statique </em>des symptômes et à une  dégradation de la santé, l’homéopathie est obligée d’employer une formule  <em>dynamique </em>« rétablir », revenir à un état de santé. Ce sera  d’ailleurs une rude mise à l’épreuve pour l’homéopathe que de savoir gérer les  réactions parfois difficiles de l’organisme à la suite de la stimulation de la  dose. Dans ces cas la confiance (qui ne s’acquiert que par l’étude et la  persévérance) et la fermeté devront prévaloir dans l’intérêt même du patient.</p>
<p>Contrairement à l’ancien système, il ne s’agit plus de  désigner une substance, une bactérie ou un organisme « responsable » mais d’admettre que la  maladie <em>reflète</em> une perturbation de  tout l’organisme, un désaccordement, <em>un  désordre qui ne peut être conçu que très en amont des organes</em>. Mal gouvernés,  les tissus deviennent alors le siège de modifications qui peuvent devenir  structurales. Un esprit suffisamment libre de préjugés peut concevoir qu'une infime dérégulation dans des influx électriques, voire électromagnétiques, entraîne à son tour des modifications chimiques qui finissent par engendrer des atteintes palpables sur les organes.</p>
<p>Rétablir la santé signifie <em>rétablir l’ordre</em> dans l’économie du patient. Une fois lancé l’effet  de la dose initiale, on assiste à un véritable déroulement de symptômes qu’il  faut savoir interpréter. Ceci donne un pronostic clair à la fois de la  curabilité du cas et aussi permet de savoir si la prescription était correcte  ou non. L’évolution des symptômes selon la Loi de Hering, c'est-à-dire de haut  en bas, de dedans en dehors et suivant l’ordre inverse d’apparition des  symptômes dirige toujours la cure.</p>
<p>L’évolution selon les signes les plus récents aux plus  anciens donne clairement l’idée de strates, qui sera développée plus loin. Nous  verrons que chaque fois que l’organisme subit un trauma extérieur (émotionnel,  physique, médicamenteux, vaccinal), il risque de se produire une modification  de l’état énergétique de toute l’économie et ainsi une strate nouvelle vient  remplacer la précédente. C’est pourquoi dans le processus de guérison, il y a  nécessairement retour en arrière avec la réapparition d’états antérieurs  « traités » allopathiquement ou spontanément « guéris »  parce que l’état de l’organisme se dégradant, des signes plus profonds avaient  fait leur apparition.</p>
<h4>Des principes clairs et intelligibles</h4>
<p>La vieille théorie médicale du <em>materia peccans</em>, selon laquelle la maladie est due à un principe  nuisible dont il faut éradiquer l’organisme a toujours cours en médecine  classique. Ce principe paranoïde a été utilisé jusqu’en politique, c’est dire  qu’il correspond à un besoin inconscient fortement tapi en nous. Aujourd’hui ce  sont les microbes qui en font les frais, ou bien le lait, le pollen, etc.</p>
<p>Nous voyons la médecine agitée par des effets de mode, en  fonctions des diverses publications qui s’empilent les unes sur les autres  comme autant de sédiments géologiques. Mais personne ne parle de <em>principe</em>, personne ne dégage de <em>lois</em>. Nous l’avons <a title="Organon §1" href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-admin/post.php?action=edit&amp;post=265" target="_self">vu au §1,</a> c’est <em>l’outil statistique</em> qui règne en maître  en médecine classique. C’est pour tout esprit critique une simple poudre aux  yeux, bien souvent à la limite de la falsification quand on regarde comment se  déroulent la plupart des « essais cliniques ». Churchill disait « Je ne crois aux  statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. » Avec humour, Mark  Twain déclarait « Il y a trois sortes de mensonges: les mensonges, les  sacrés mensonges et les statistiques… Les faits sont têtus. Il est plus facile  de s'arranger avec les statistiques. »</p>
<p>Les statistiques peuvent sans doute s’appliquer aux  électrons, qui n’ont pas de cheveux (je veux dire par là qu’à priori ils n’ont  pas d’identité particulière). Mais appliquer ce principe à la biologie relève  tout simplement du non sens. Nous sommes à des années lumières de l’étude de la  personne souffrante, tombée malade selon sa propre histoire et sa propre  sensibilité. L’Abbé Pierre disait « Les hommes politiques ne connaissent  la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les  chiffres. », cela me semble très vrai aussi en médecine où nous manquons  d’outils pour évaluer le patient souffrant, et donc l’homéopathie. Celui qui utilise un filet à papillons  pour attraper des molécules sera assuré de rentrer bredouille… ou de démontrer  ainsi que les molécules n’existent pas. De même celui qui pèse un fil  électrique pourra démontrer, balance à l’appui, que le courant électrique  n’existe pas, etc.</p>
<p>Si l’on peut chercher encore longtemps ces principes en  médecine classique où la vérité d’aujourd’hui n’est que l’erreur de demain,  force est de reconnaître qu’ils sont aussi bafoués par de nombreux homéopathes  en herbe, ainsi que tous ceux qui pratiquent sans l’avoir apprise.</p>
<p>Le cas de Pol R, 9 ans, illustrera mon propos. Il fait des  bronchites depuis qu’il est tout petit.</p>
<address>Cet enfant m’est amené de Barcelone par sa maman qui n’en peut  plus de le voir sans arrêt malade. Pol a fait une première bronchiolite un mois  après sa naissance. Il fait des toux très sèches. Traité par Ventoline et de  nombreux autres médicaments, avec peu d’effet.</address>
<address>Un médecin, qui passe pour être le meilleur homéopathe de la  ville, lui a prescrit un mélange de Spongia, Cuprum, Ipeca en 5CH en aigu et  lui fait prendre « pour le terrain » :</address>
<address>Arsenicum album 12LM + Ipeca 12LM + Silicea 100K + Histaminum  15 CH + Mercurius solubilis 15 CH + Mercurius solubilis 50.000 K + Belladonna  50.000 K + Pyrogenium 200 K.</address>
<address>Devant son échec, ce médecin a déclaré que « vu que son  traitement ne marchait pas, il s'agissait qu'un problème psychologique et que  par conséquent il ne fallait pas revenir le voir ».</address>
<p>Comment peut-on se comporter ainsi et se dire  homéopathe ? Où sont les principes dans la prescription mentionnée  ci-dessus et dans l’attitude du médecin ? Que peuvent penser les médecins  classiques de telles prescriptions qui font rejaillir la honte sur toute la  profession ?</p>
<p>L’heure n’est plus aux vaines disputes. <strong>Il s’agit simplement  de la survie de l’homéopathie menacée par ces pratiques qui n’ont rien  d’homéopathique</strong> (nul besoin d’étudier l’Organon plus loin que le §2 pour s’en  rendre compte !). C’est l’arme idéale des ennemis de l’homéopathie pour  arriver enfin à l’effacer de la surface de la terre (durant longtemps le second article fondateur de la célèbre <em>American Medical Association</em> a été <em>l'éradication de l'homéopathie du sol des Etats Unis</em>).</p>
<p>En suivant les principes de Hahnemann, il faut explorer le  cas plus avant pour apprendre que :</p>
<address>La mère de Pol vivait avec sa propre mère aujourd'hui décédée,  qui avait une démence sénile, « c'était très dur car il fallait s'en  occuper beaucoup ». Tous vivaient sous le même toit, sans arrêt sur le qui  vive de peur qu’elle ne tombe ou se fasse mal. Pol se réveille en pleurant et  il vient souvent dans la chambre de ses parents. Il a vécu toute sa vie avec la  grand-mère et l’aidait beaucoup, la surveillait, l’aidait à marcher.</address>
<address>C’est un enfant avec une grosse tête, un cou maigre et  membres frêles. Pas obéissant du tout, un peu mieux avec son père. Prend de  fortes colères et frappe. Il n'exprime rien de ses peines, il garde tout, il  fait des cauchemars, de grand sursauts en dormant (du pied, de la main, au  visage). Il grince des dents en dormant. Il n'a pas pleuré lors du décès de la grand-mère  mais il a eu finalement une crise pour une chose toute banale, il criait qu’il  voulait se tuer.</address>
<address>Il a fait de l'énurésie jusqu'à peu. Son meilleur ami est du  style faible et effacé et lui il le protège et se bagarre pour lui. Il rouspète  souvent en disant ce n'est pas juste. Il aime beaucoup le sucré, c'est un  besoin. Jusqu'à il y a un an il mangeait énormément de poisson. Maintenant  encore 3 ou 4 fois par semaine il mange du poisson. Il adore la viande qu’il  réclame aussi.</address>
<address>Pendant des années, il n'a pas touché au lait ni dérivé car  une des femmes médecin a dit qu'il fallait arrêter. Il adore les chiens et tous  les animaux.</address>
<address>Il a eu tous les vaccins</address>
<address>Il transpire énormément des pieds, des mains et de la tête</address>
<address>Il a besoin de sa lumière la nuit sinon il a très peur.</address>
<address>Fils unique, il a besoin des bras de sa mère en permanence.</address>
<p>Seule l’étude attentive de l’ensemble des symptômes du  patient permet de chercher un médicament indiqué sur la totalité des symptômes.  Ce n’est qu’en étudiant bien et en comparant la matière médicale des  médicaments potentiellement indiqués que l’on pourra obtenir une guérison.  Causticum, Carcinosin, Mercurius et Lac Delphinum viennent à l’esprit, seule  l’étude répertoriale permet de distinguer clairement XXXX qui recouvre le  maximum des signes pertinents et qui soignera l’enfant en quelques prises. Ce  sera l’objet de l’exercice de trouver le remède prescrit !</p>
<p>Ce praticien de Barcelone  trahit tout simplement l’homéopathie, la médecine et ses patients. Il n’est visiblement  animé par aucun principe. Hahnemann, qui avait eu à faire face à pareils  fourvoiements, écrivait dans une lettre à la Société Gallicane, une réponse à  la question un médecin allopathe peut-il être homéopathe ? :</p>
<address>C’est chose impossible, contre nature, qu’un des médecins en  vogue de l’ancienne école vienne se ranger à notre parti. S’il est en grand  renom, comme vous l’imaginez, il doit sa réputation à la routine ordinaire dont  il a su habilement rajeunir les formes usées ; il a compilé dans de  nombreux ouvrages toutes les sottises de la médecine vulgaire ; il a inventé  un système subtil, inintelligible, impénétrable ; enfin, il a poussé plus  loin que ses collègues toutes les subtilités, toutes les niaiseries à la  mode ; il a menti plus hardiment que les autres, et c’est ainsi qu’il est  parvenu rapidement à la fortune.</address>
<address>Un tel homme est depuis longtemps dévoué au culte du mensonge  et du sophisme, qui lui ont valu sa haute position. Le fatras de ses  connaissances superficielles ne lui permettra jamais de comprendre la dignité  de la vérité simple, modeste, et lors même qu’il serait frappé de ses rayons,  il se garderait bien de la prendre sous son patronage, car elle donne un  démenti formel à toute sa science, à tout ce qui le gonfle d’importance et  d’orgueil, car elle le réduit à néant. Avant de devenir notre disciple, il  faudrait qu’il foulât d’abord aux pieds tous ces oripeaux. Et que deviendrait  le grand homme destiné à nous appuyer de son crédit, s’il voit l’éclat de son  omniscience, source unique de sa fortune, s’éteindre complètement dans l’étude  de la vérité nouvelle ?</address>
<address>Comment pourrait-il devenir notre protecteur, sans avoir  d’abord saisi la vérité, c'est-à-dire sans avoir passé d’abord par notre  école ? Alors s’écroulerait tout l’édifice de sa grandeur ; pour  rendre des services modestes dans notre art, c’est lui qui aurait alors besoin  de notre protection ; pour nous, qu’aurions nous à faire de la  sienne ?</address>
<p>Vous voyez que tout ceci est toujours d’actualité et qu’il  est temps de faire le ménage chez nous ou bien de disparaître !</p>
<h4>L’expérimentation</h4>
<p>La vie mouvementée de Hahnemann a fait l'objet de nombreuses  biographies, nous retiendrons que pour échapper à la misère et subvenir aux  besoins de sa famille, il devient traducteur d'ouvrages médicaux grâce à sa  culture encyclopédique. En 1790 il est amené à traduire la Matière Médicale de  Cullen. Ce professeur écossais très réputé faisait une étude sur le quinquina,  dont l'usage était très répandu dans le traitement des fièvres palustres. Il  citait les résultats paradoxaux obtenus par l'action du quinquina suivant les  doses employées, et déclarait que ce remède "produisait son effet curatif  grâce à son action fortifiante sur la muqueuse gastrique". Or, Hahnemann,  qui avait déjà souffert de la fièvre intermittente, avait au contraire présenté  des douleurs d'estomac chaque fois qu'il avait utilisé du quinquina. Pour en  avoir le cœur net, il décida d'en expérimenter à nouveau les effets sur  lui-même. Voici un extrait de son compte rendu :</p>
<address>« Je pris pendant plusieurs jours treize grammes de  quinquina chaque jour. Mes pieds et mes mains se refroidirent et je me sentis  fatigué et somnolent, puis je commençais à avoir des palpitations et mon pouls  devint dur et rapide. J'éprouvais une impression de malaise insupportable, un  tremblement sans rigidité, une lassitude des membres. Je notais des battements  dans les tempes, de la rougeur des joues, une soif intense. En résumé, un  engourdissement pénible, plus qu'une rigidité des membres, semblait siéger dans  le périoste de tous les os. Les symptômes étaient à leur paroxysme deux ou  trois heures après avoir pris le remède, puis diminuaient pour apparaître de  nouveau quand je répétais la dose. J'arrêtais le quinquina et me sentis tout à  fait bien ».</address>
<p>Il reprit donc cette expérience sur lui-même et sur des  personnes de son entourage, et obtint des résultats identiques. A ce stade, il  se contenta d'énoncer que « le quinquina, qui détruit la fièvre, provoque  chez le sujet sain une apparence de la fièvre ». Cependant, contrairement  aux coutumes de son époque, il eut l'honnêteté intellectuelle de n'établir  qu'une simple relation de faits, se gardant bien de généraliser d'emblée.</p>
<p>En scientifique prudent, Hahnemann ne s'est pas empressé  d'énoncer le principe de similitude après avoir absorbé du quinquina, ni après  quelques premières observations. Il étudia patiemment et minutieusement ses  résultats pendant six longues années avant de formuler la loi de similitude  (1796), sans la moindre précipitation.</p>
<p>Tous ceux qui connaissent le milieu de la recherche  goûteront la démarche, sachant qu'actuellement on se hâte de publier le plus  vite possible la moindre observation au point qu'une année de recul semble un  âge géologique.</p>
<p>Pour la première fois dans l'histoire de la médecine est née  la notion <em>d'expérimentation</em>, bien  avant Claude Bernard (1865). Ce qui nous semble aujourd'hui évident :  absorber une substance, noter les effets, établir une corrélation avec l'arrêt  de l'absorption et sa reprise est parfaitement révolutionnaire. A ma  connaissance, seul Bacon précède Hahnemann lorsqu'il insiste sur la nécessité  de l'observation dans la science.</p>
<p>L'expérience est à la base de l'homéopathie : Hahnemann  tenait en horreur les hypothèses et les théories : pour lui, tout devait  s'appuyer sur l'expérience. Ainsi écrivait-il dans son traité de Matière  Médicale Pure :</p>
<address>« On n'a pas interrogé l'expérience, la seule méthode  qui peut éclairer dans une science essentiellement expérimentale comme la  médecine, parce qu'il était plus commode de se contenter d'affirmations. C'est  ainsi qu'on a mis en honneur les décisions les plus hardies, les théories et  les hypothèses les moins solides à la place de la vérité basée sur des faits ».</address>
<p>En note au §101 de l'Organon (4ème Edition), on peut  lire :</p>
<address>« Il n'y a donc pas de moyen plus sûr et plus naturel,  pour trouver infailliblement les effets propres des médicaments sur la santé de  l'homme, que de les essayer séparément les uns des autres, et à des doses  modérées, sur des personnes saines, et de noter quels changements résultent de  là dans l'état du physique et du moral ».</address>
<p>Kent ajoute :</p>
<address>« Tous les faits vont dans le sens de l'historien quand  celui-ci affirme que Hahnemann n'admira jamais les spéculations métaphysiques;  qu'il conclut toujours d'après les faits, jamais d'après une théorie ou des  spéculations ».</address>
<h4>Rapidité, douceur, permanence</h4>
<p>Des principes, pour être vrais, sont toujours <em>déduits de l’observation</em> et se  reconnaissent d’après deux critères :</p>
<ul type="square">
<li>Leur <em>simplicité</em> (ou « beauté » au sens mathématique).       C’est le principe du rasoir d’Occam qui stipule qu’entre deux théories       physiques celle qui a des chances d’être vraie est la plus simple. Enoncés       facilement et clairement, ces principes sont compréhensibles pour tous.</li>
<li>Leur <em>éternité</em> (ou du moins leur résistance à la réfutation au sens       poppérien). Une fois découverts, on réalise qu’ils ont toujours existé et       que l’on passera toujours par eux à l’avenir. Ils ne peuvent se démoder.</li>
</ul>
<p>En écho à ces deux critères généralistes que sont la  simplicité et l’éternité, en médecine, l’idéal thérapeutique définira la cure  selon trois qualificatifs : rapidité, douceur, permanence de l’effet.</p>
<p>Le Fondateur n’a cessé de poursuivre tout au long de sa vie  ces trois objectifs. La rapidité de l’effet de l’homéopathie est évidente pour  tous ceux qui la pratiquent ; ceux qui ne font qu’en parler l’appellent  « médecine lente », ce qui fait bien rire la plupart de nos patients.  Si l’on prend l’exemple d’une épistaxis incoagulable comme il en arrive 2 ou 3  par semaine aux urgences, on verra le sang devenir foncé dès l’instant où le  globule de Phosphorus est posé sur la langue et l’hémorragie s’arrête en  quelques minutes.</p>
<p>De même, dans les maladies chroniques, les effets de la  prise se constatent souvent dans les heures qui suivent ou au plus tard dans  les 3 jours. Contrairement aux idées reçues, <em>l’homéopathie est la médecine la  plus rapide qui se puisse concevoir</em> puisqu’on n’a pas besoin d’attendre la  diffusion d’un produit chimique dans l’organisme. Tout se passe comme si  l’organisme réagissait à la seule présence physique du médicament (nous verrons  comment utiliser différents tests comme le test pupillaire pour mettre facilement en évidence cet  effet « à distance » de l’homéopathie).</p>
<p>Sur la douceur de l’effet, il y a beaucoup à dire, même si  Kent essaye de contourner le problème en déclarant que l’effet primaire de la  dose est doux mais que l’organisme opère la guérison en réagissant parfois  violemment. C’est l'un des rares points où l'on puisse mettre Kent en défaut dans son  enseignement. Ses vues sur l’action de l’homéopathie étaient inspirées de  Swedenborg, il pensait qu’un «  quatrième état » de la matière  était le précurseur de toutes les formes d’énergie ou de force. Pour lui, le  processus de dynamisation réduisait le remède homéopathique en sa substance  élémentaire, de sorte que le remède lui-même entrait dans ce « quatrième  état » de la matière.</p>
<p>Swedenborg enseignait que dans le 4ème état de la  matière il n’y a pas de «  quantité » de substance élémentaire  mais seulement « qualité en degrés de finesse ». C’est pourquoi Kent  enseignait à son tour qu’il n’y a pas de différence dans l’action d’une haute  dynamisation selon qu’on donne un ou mille granules. Kent pensait que la  finesse en degrés de la substance élémentaire représentait la hauteur de la  dynamisation. D'autre part, la substance élémentaire ne possédant pas de  quantité, le nombre de granules administrés était indifférent. C’est pourquoi  tant d’homéopathes confondent la <em>notion  de dose minimale</em> avec l’idée d’une <em>haute  dynamisation</em>.</p>
<p>L’expérience de tous les jours nous enseigne le  contraire : <em>les patients sont d’autant plus aggravés qu’ils prennent trop  de globules</em>. L’effet est directement lié à la quantité absorbée, ce que Hahnemann avait  bien observé lui aussi quand il écrit par exemple dans les Maladie Chroniques  qu’il suffit d’administrer <em>un seul  globule</em> de Sepia sur la langue de la patiente. Hahnemann enseignait que  chaque globule de remède homéopathique possède une certaine quantité ou  « quantum » d’énergie médicinale. En un sens, la dynamisation du  remède représente la fréquence de l’énergie et le nombre de granules représente  l’amplitude ou l'intensité du signal. C‘est pourquoi la puissance d’une dose  homéopathique augmente chaque fois que le praticien fait absorber plus de  granules. La mécanique quantique formule que toutes les formes d’énergie sont  contenues dans des petits paquets d’énergie nommés quanta. L’amplitude d’une  force augmente avec le nombre de quanta à une longueur d’onde donnée.</p>
<p>Cette vision quantique de Hahnemann, insuffisamment perçue  dans son enseignement, est à la base de la nouvelle posologie liquide exposée  dans ce 6ème Organon. L'anticipation scientifique de Hahnemann  laisse pantois quand on songe que ce n'est qu'en cette toute fin de siècle que  la mécanique quantique finit enfin par s'imposer devant la vision classique  relativiste.</p>
<p>Enfin, la notion de <em>permanence</em> est l’un des critères essentiels qui nous distinguent des effets des drogues  allopathiques qu’on a besoin de renouveler dès que nécessaire selon leur  demi-vie pour continuer de bloquer les rouages physiopathologiques visés. Au  contraire, la prise de la substance dynamisée est comparable à une impulsion  reçue par l’organisme, un peu comme un rameur donne une poussée à son bateau.  Selon les sensibilités et la dynamisation, l’effet pourra durer de quelques  heures à plusieurs semaines. Le retour inchangé des symptômes sera un critère  important pour attester de la validité de la prescription, on pourra alors  renouveler en toute sécurité. Ainsi les affections aigues cèdent en quelques  heures, la plupart des affections chroniques (pas trop tripotées  allopathiquement et chez un patient en bon état d’énergie) disparaissent en  quelques mois. Un rhume des foins demande une ou deux saisons pour une cure  complète. Des migraines qui duraient depuis des années peuvent être traitées en  quelques semaines, etc.<br />
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		<title>Organon §1. Vocation Médicale</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 14:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Répertoire]]></category>
		<category><![CDATA[vocation médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis
Nous voici lancés dans cette étude de l’Organon de la 6ème édition, parue post-mortem en allemand dans les années 1910, traduite en français par Schmidt et Künzli dans les années
1960. J’espère que nous aurons la volonté d’aller jusqu’au bout.
C’est pour moi une belle occasion de mettre par écrit ce qui a macéré des années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Chers amis<br />
Nous voici lancés dans cette étude de l’Organon de la 6ème édition, parue post-mortem en allemand dans les années 1910, traduite en français par Schmidt et Künzli dans les années<br />
1960. J’espère que nous aurons la volonté d’aller jusqu’au bout.</p>
<div id="attachment_242" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann.jpg"><img class="size-medium wp-image-242" title="hahnemann" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel Hahnemann</p></div>
<p>C’est pour moi une belle occasion de mettre par écrit ce qui a macéré des années durant dans ma tête, et au seuil du premier paragraphe, je mesure le brin de folie de l’entreprise, surtout en venant derrière des auteurs comme Kent (« Lectures on Homoeopathic Philosophy », traduiten français par le Dr. Pierre Schmidt sous le titre « La Science et l’Art de l’homéopathie »). Une lecture indispensable.<br />
Je m’appuierai donc sur les commentaires de J. T. Kent qui a été l’un de mes maîtres à penser dès l’âge de 16 ans. J’espère apporter une dynamique de discussion en ajoutant des vues<br />
personnelles qui reflètent l’actualité de ce XXIème siècle afin que nous puissions tous être stimulés dans la recherche et la compréhension de ce texte fondateur.<br />
Nous verrons que l’Organon est un livre vivant dans lequel Hahnemann ne procède pas d’une approche dogmatique mais qu’il cherche toujours à interpeller. Ce texte est le fruit d’une<br />
expérience clinique basée sur une remise en question incessante de la part d’un génie comme il en nait un par siècle. Il est aujourd’hui clair pour moi que nous ne pourrons probablement jamais comprendre l’étendue de la pensée de Hahnemann, mais nous allons nous atteler à la tâche malgré tout car nous sommes censés être des professionnels de la santé.</p>
<h1>VOCATION MÉDICALE</h1>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>1 — La plus haute et même l'unique vocation du médecin est de rétablir la santé des personnes malades (a), c'est ce qu'on appelle guérir.</strong><br />
(a) Sa vocation n'est pas de forger de prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime du processus de la vie et de l'origine des maladies dans l'intérieur invisible de l'organisme (ambition qui fait gaspiller à tant de médecins leurs forces et leur temps).<br />
Sa vocation ne consiste pas non plus à chercher par d'innombrables tentatives d'expliquer les phénomènes morbides et la cause prochaine des maladies, etc., qui leur est toujours restée cachée.<br />
Son but ne vise pas davantage à se prodiguer en paroles inintelligibles et en un fatras d'expressions vagues et pompeuses, qui veulent paraître savantes afin d'étonner l'ignorant, tandis que les malades réclament en vain des secours !<br />
Nous en avons assez de ces savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique et pour lesquelles on a même institué des chaires spéciales et il est grand temps que ceux qui se disent<br />
médecins cessent de tromper les pauvres humains par leur galimatias et commencent enfin à agir, c'està-dire à secourir et guérir réellement.</span></p>
<h2>PROPOSITION DE QUESTIONS</h2>
<p>Quel est l’objectif de votre pratique ? Quel est l’objectif d’un médecin ?<br />
Qu’est-ce que guérir pour vous ?<br />
Quelle est la place, le rôle et la tâche du médecin ?<br />
Qu’est-ce qu’un malade ? Quand commence la maladie ? Où se situe la maladie?<br />
En quoi l’homéopathie pose des questions métaphysiques ? Quels en sont les pièges ?</p>
<h2>COMMENTAIRES</h2>
<p>Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier paragraphe a dû être longtemps médité par Hahnemann. On peut tellement le développer qu’il est difficile de rester sobre. Les Aphorismes suivants nous demanderont moins de longueurs, enfin je l’espère. Je visualise souvent le fameux §1 comme une immense porte un peu façon Tolkien, qui ouvrirait sur un domaine encore peu exploré. Soit on possède le psychisme, l’état d’esprit requis et la porte s’ouvre en grand, soit on peut rester indéfiniment coincé à l’entrée.<br />
Le Fondateur exprime ici les pré-requis pour exploiter pleinement l’homéopathie dans toutes ses dimensions. Imaginez un univers à 3, 4 ou plutôt n dimensions que vous n’exploreriez que partiellement, par exemple sur la longueur. Il y aurait de quoi être frustré, et si l’on compare l’état actuel de l’homéopathie avec les réalisations des anciens, il est clair que nous avons perdu beaucoup de ces proportions.<br />
Une fois n’est pas coutume, nous pouvons l’aborder par l’approche réductionniste que je réprouve tant en médecine : découpons les mots !</p>
<h3>Vocation</h3>
<p>La définition première du terme dans son étymologie latine (vocare) relève du domaine religieux : être appelé par Dieu. Par extension, « Inclination, penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie ». C’est donc un terme très fort qui désigne la démarche médicale selon Hahnemann. Dans mon expérience, seuls réussissent en homéopathie ceux qui sont « habités » par elle, qui ont perçu au moins pour une part les prolongements immenses de cette science. Ce que je vais dire est choquant pour les athées, mais après tout, j’en ai moi-même assez d’être choqué par les matérialistes recrutés par milliers en médecine : l’homéopathie implique de se sentir au service d’une cause qui nous dépasse. Il y a une notion divine qui transcende l’individu ; cela rappelle les premiers temps de l’humanité où le prêtre était aussi celui qui prodiguait les soins.<br />
Comme pour se prémunir de tout dérapage mystique, pseudo-religieux ou philosophique fumeux « sulfurien », Hahnemann coupe court à tout délire et nous recadre : l’unique vocation du médecin c’est de rétablir la santé. Cela laisse toute la place pour les philosophes, les chercheurs ou les religieux, mais le médecin doit être appelé en somme « corps et âme » (nous réfuterons plus tard cette dualité artificielle) à développer ses connaissances et affûter sa perception des phénomènes morbides pour les traiter, et au-delà servir l’humanité.<br />
Hahnemann utilise le superlatif qui donne une idée de l’altitude de la démarche et donc de l’exigence requise et dans le même temps ce superlatif « la plus haute » se trouve suivi par<br />
« l’unique » ce qui donne une idée de verticalité et renforce l’idée de transcendance. C’est pour cela que l’homéopathie est si dangereuse pour les intérêts en place qui régissent le<br />
globe : malgré certaines dérives de type sectaire qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’homéopathie, l’homéopathe n’est plus un mouton comme les autres, il a une capacité critique<br />
énorme, il a changé de paradigme, et surtout il est animé (au sens greco latin « pneuma » qui signifie insufflation de vie) d’une foi intérieure.</p>
<h3>Médecin</h3>
<p>Le médecin est donc celui ou celle animé par cet état d’esprit, qui possède cette hauteur de vues qui fait taire son égo car il poursuit un objectif qui le dépasse.<br />
La parabole des tailleurs de pierre s’impose ici. Un maître d’oeuvre d’un chantier de cathédrale inspecte les tailleurs de pierre, il demande à un premier ouvrier : « Que fais-tu ? ».<br />
Celui-ci lui répond, un peu étonné par la question : « je taille une pierre ». Le maître d’oeuvre s’adresse à un autre tailleur et lui posant la même question, s’entend expliquer « je gagne ma vie, j’ai trouvé ce travail pour nourrir ma famille ». Enfin, un troisième ouvrier qui exécute pourtant les mêmes gestes que les précédents lui répond : « Comment qu’est-ce que je fais ? Je construis une cathédrale ».<br />
Je suis choqué du nombre de médecins qui appartiennent à la première catégorie : c’est bien simple, on a l’impression que les études formatrices (au sens formatage de disque dur) ne<br />
recrutent qu’eux. C’est la catégorie des aveugles inconscients, celle du geste technique, réalisé par une main routinière. Pour ces pseudo-scientifiques, science rime avec accumulation de « connaissances ». Je place des guillemets car ces « informations » sont toujours éminemment variables, jamais indépendantes et reflètent l’idéologie du moment. Ces médecins appliquent consciencieusement ce qui leur est indiqué de faire, tout en ayant l’immense satisfaction de se trouver « à la pointe du progrès ». Ils passent leur temps à traiter des organes, des morceaux, des maladies de plus en plus spécifiques qu’ils recherchent avec délectation. Le recul sur leur pratique est proche de zéro. Combien de médecins développent leur propre sens de l'observation devant leurs propres patients ? Au lieu d’appliquer le raisonnement cartésien du sujet pensant et qui se forge sa propre opinion, ils préfèrent se tenir « informés » uniquement de façon indirecte grâce aux publications médicales (financées la plupart du temps par des laboratoires pharmaceutiques), se cantonnant à un rôle passif qui ne les empêche pourtant pas de critiquer vigoureusement tout ce qui sort du champ de leurs connaissances.<br />
Le passage par la Faculté ne développe hélas pas souvent l'esprit critique, et favorise principalement l'exercice de mémoire car les étudiants sont soumis à un rythme oppressant où<br />
le meilleur sera celui qui parviendra à assimiler le maximum de choses en un minimum de temps. Beaucoup ont pris l’habitude d'une acquisition passive de connaissances sans chercher le moins du moins à remettre en cause ce qui leur est inculqué. S'agit-il d'une manière de conjurerune angoisse sous-jacente, permettant de se simplifier la vie à bon compte : ça n'existe pas puisque je ne l'ai pas appris ?<br />
La seconde catégorie est aussi bien pourvue en médecine, celle des aveugles volontaires : je discutais récemment avec l’époux d’une dermatologue qui m’expliquait que sa femme vivait grâce aux verrues qu’elle arrachait par centaines ! En interrogeant l’intéressée sur sa pratique, celle-ci déclarait ne pas voir où était le problème d’arracher, congeler ou brûler ces petites choses. Je lui ai soulevé la question de considérer au minimum que l’organisme puisse présenter un dérèglement immunitaire permettant de tolérer, voire de faire proliférer, les édifices viraux. Elle s’est contentée de hausser les épaules mais, ayant parfaitement compris où je voulais en venir, a détourné le regard d’un air gêné sans plus m’adresser la parole de la soirée…<br />
Pour sortir de ces catégories un peu artificielles, citons aussi tous ceux qui ont peur. La peur est souvent la seule raison d’établir une ordonnance. Peur de sanctions pénales, peur de sortir du lot, peur de faire courir un risque (imaginaire) à leurs patients, peur de l’échec, etc. Dans la dernière catégorie, nous nous rappelons tous ces professeurs rares, voire<br />
exceptionnels, qui nous ont marqués dans nos études. Il rayonnait quelque chose d’eux, leur humanité était évidente : ils étaient au service d’une cause. Combien en connaissez-vous ?<br />
Dès le début de l’Organon, nous pouvons ainsi définir plusieurs niveaux de conscience qui se développent successivement :</p>
<ul>
<li> 1. L’ignorance inconsciente. L’exécuteur des basses-oeuvres.</li>
<li> 2. L’ignorance consciente. Le niveau du gagne pain.</li>
<li> 3. La connaissance consciente. On réalise qu’il existe d’autres dimensions, on s’attelle à la recherche d’autre chose.</li>
<li> 4. La connaissance inconsciente. Les nouvelles connaissances sont intégrées, on a changé de paradigme, cela ne nécessite pas plus de réflexion que de distinguer la droite de la gauche.</li>
</ul>
<p>Pour résumer, le médecin se caractérise par l’humilité qui le rend toujours proche des autres, en accomplissant un travail de patience. Ce n’est qu’en étant dans « les tranchées » au milieu du sang, de la boue humaine, qu’on peut soigner les patients. Le médecin est ainsi conscient d’être une petite main qui met en oeuvre des lois qui le dépassent. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ailleurs : sans amour cette démarche médicale est vouée à l’échec. Si vous n’aimez pas les patients, je comprends que le contact d’une éprouvette ou l’analyse d’un écran vous rassure, et ne vous condamne en rien, mais cela ne s’appelle pas de la médecine (Hahnemann développe plus loin dans la note -a- tout ce que la médecine ne doit pas être).</p>
<h3>Rétablir la santé (lois médicales)</h3>
<p>Cette formule « rétablir la santé » est absolument essentielle car elle est l’image même de la vie. Elle donne l’idée d’une dynamique : il ne s’agit pas d’ôter des symptômes, mais de revenir en arrière vers un état de santé. L’univers entier est en mouvement, la vie est mouvement et adaptation permanente, seul le cadavre ne bouge plus et ne s’adapte plus à son<br />
environnement. Hahnemann s’est fait l’hériter d’Hippocrate qui enseignait le principe du vis natura medicatrix : la nature est capable de se guérir elle-même grâce à une force de<br />
guérison.<br />
Les échecs de la médecine classique trouvent leurs origines conceptuelles dans le fait que le traitement habituel est ancré dans une vision réductionniste, linéaire et statique du<br />
fonctionnement de l’organisme. La réalité nous apprend exactement l’opposé : le vivant est un tout unique, probablement régi par une « force » ou un élan « vital », et ne fonctionne surtout pas linéairement. Le tout complexe et indissociable que forme l'organisme se maintient entre les bornes d'un équilibre autour desquelles il oscille sans cesse de façon chaotique, un peu à la façon d'un manche à balai que l'on tient en équilibre posé sur un doigt (attention j’utilise ici le terme chaos dans le sens mathématique du terme, régi par des lois bien précises).</p>
<p>Cette adaptation permanente qui nous maintient en état de vie est à la base de la notion essentielle de susceptibilité individuelle. Celle-ci représente la marque même du fonctionnement de nature chaotique qui régit la vie. Sans chaos, il n'y aurait pas de susceptibilité individuelle, ni vie, ni maladie. Le vivant échappe à toute compression algorithmique, et plus encore, les phénomènes que l'on croyait définis par leur invariance et leur nature linéaire comme les mécanismes de l'homéostasie se révèlent être des mécanismes régis par le chaos.<br />
Seul le paradigme homéopathique autorise la richesse conceptuelle nécessaire pour observer le vivant déréglé et permet de faire entrer la médecine de plain pied dans le cadre de toute<br />
démarche scientifique consistant à observer des phénomènes afin d'en déduire les lois qui les régissent. Cette attitude caractérise toutes les branches de la recherche sauf hélas la médecine classique engluée dans le réductionnisme matérialiste et les tâtonnements au hasard plus ou moins validés statistiquement. Dans les laboratoires de recherche, on tente d'isoler la partie active d'une molécule pour la modifier en espérant élaborer des variantes plus actives.<br />
L'adoption d'un traitement se fait après des réunions de consensus entre les sommités concernées qui décident pour l'occasion d'adopter pendant un an un protocole dont les<br />
résultats seront évalués grâce à l'outil statistique. Comment ne pas déplorer le manque d’élévation de vue et d’esprit de synthèse dans cette « recherche » classique ? Personne ne semble se soucier de prendre un recul minimum afin par exemple d’étudier l'évolution globale du patient dans les affections qu’il aura présenté au cours du temps. L’étude des localisations successives des phénomènes morbides chez un même patient ne semble pas non plus intéresser grand monde. Bien au contraire, chaque spécialiste s'occupe de l'organe ou du système qui le concerne, perdant de vue le fait essentiel que les parties qu'il étudie appartiennent à un patient censé les maintenir en état de marche si l’on veut<br />
bien m’excuser cette lapalissade.<br />
La théorie de la complexité enseigne aujourd'hui que des phénomènes complexes finissent toujours par obéir dans leur globalité à des lois simples [Stewart, Dieu joue-il aux dés ?,<br />
Champs, Flammarion]. Ainsi, bien avant que les mathématiques ne commencent à lui donner raison, Hahnemann avait distingué ces règles simples exposées dans l’Organon et qui<br />
permettent d'appréhender le fonctionnement de l'être humain comme un tout en interaction avec son environnement et même avec son histoire. J’aime cette très belle remarque de Trinh Xuan Thuan [Le chaos et l’harmonie, Folio] qui écrit :</p>
<blockquote><address>« La science du chaos séduit aussi parce que c’est une science du global qui abat les cloisons entre diverses disciplines. Elle rassemble des chercheurs d’horizons différents et va contre la tendance à la spécialisation outrée qui caractérise certains domaines de la science contemporaine. Elle est attrayante parce qu’elle fait s’écrouler le bastion du déterminisme et rend à la libre volonté sa première place. C’est au surplus une science holistique qui considère le tout et fait battre en retraite le réductionnisme. Le monde ne peut plus être expliqué seulement par ses éléments constitutifs (quarks, chromosomes,ou neurones) mais doit être appréhendé dans sa globalité »</address>
</blockquote>
<p>Si même les astronomes se mettent à découvrir l’homéopathie, où allons-nous ?<br />
Personnes malades (fin du réductionnisme et de l’idée des organes malades) L’emploi de « personnes malades » au lieu de malades ou maladies est lourd de sens et comme<br />
à l’accoutumée, le Fondateur pose clairement les problèmes. Le sens commun est le meilleur allié conceptuel de la médecine classique : il semble naturel<br />
depuis que la nuit des temps de traiter l'organe malade puisque c'est lui qui est –en apparence- le siège de l'affection, il semble tout aussi naturel de traiter un excès par des<br />
restrictions, un manque par un apport supplémentaire, ou d'ôter un produit pathologique formé au détriment d'un organe.<br />
Cette perception erronée génère la notion de maladie. Les statistiques nous permettent en effet de définir les traits communs à tous les patients souffrant d'une affection donnée et de définir ainsi le syndrome minimal permettant de porter un diagnostic.<br />
L'angine se définit ainsi par un ensemble de signes généraux (fièvre, courbatures) et locaux (inflammation des amygdales, dysphagie, langue chargée, aspect érythémato-pultacé ou au<br />
contraire nécrotique dans l'angine de Vincent, etc.). En nommant « angine » la maladie, nous pouvons porter un pronostic et connaître les éventuelles complications possibles. Cependant, en y regardant de plus près, on se rend compte que tel patient est tombé malade après une exposition au froid, tel autre après avoir transpiré, tel autre toujours avant ses règles ; celui-ci est complètement abattu, alors que tel autre est très agité, chez l'un la maladie se déclare au réveil, chez l'autre en fin d'après midi, la douleur est calmée pour les uns par les boissons chaudes, alors que c'est une boisson bien froide que réclameront d'autres sujets, etc., etc. Il devient dès lors apparent que chaque cas est particulier. Hahnemann recommande ainsi de dire : « tel malade fait une sorte d'angine ». La notion de maladie s'efface devant la réaction générale d'un organisme malade.<br />
Seuls quelques médecins classiques commencent à s’élever contre ce véritable drame conceptuel qui repose sur le paradigme réductionniste. C’est l'idée qu'il suffit de décortiquer<br />
de plus en plus chaque rouage pour finir par répondre à toutes les questions. Cette vision a généré l’idée fallacieuse du traitement basé sur la correction de chaque organe cible. C'est<br />
ainsi que l'on a distingué depuis la nuit des temps les organes, les parties des organes, les cellules, les organites intracellulaires, les substances chimiques synthétisées par les cellules, etc.<br />
A chaque question à laquelle on répond, se posent cent nouvelles. A chaque fois que l'on progresse, l'horizon diminue de plus en plus puisque l'on étudie un fragment toujours plus petit<br />
(c'est ce que l'on nomme l'entonnoir réductionniste [voir Barrow, John. D., La grande théorie, Champs, Flammarion]). La situation est résumée en quelques mots par Trinh Xuan Thuan, que je trouve complètement prémonitoire quant on les applique à la médecine :</p>
<blockquote><address>« Ces succès de la physique réductionniste et linéaire ont été si impressionnants qu’ils ont donné l’impression erronée que le monde</address>
<address>était principalement composé de systèmes linéaires. En fait les systèmes physiques deviennent presque invariablement non linéaires au-delà</address>
<address>d’un certain seuil de tolérance […] ces systèmes ne peuvent alors plus être analysés, car le tout devient plus grand que la somme des</address>
<address>composantes. L’effet n’est plus en proportion avec la cause. Les systèmes chaotiques sont des systèmes non linéaires par excellence.</address>
<address>Comme nous l’avons vu, ces derniers sont d’une sensibilité extrême à la plus faible perturbation. »</address>
</blockquote>
<p>C’est ainsi qu’en médecine, le chercheur (du laboratoire) tentera d’identifier le mécanisme physiopathologique d'une affection (afin de sortir dans les plus brefs délais la drogue capable<br />
d’interférer avec). Dans le cas d’une migraineuse, par exemple, on explique que c’est la dilatation des vaisseaux sanguins qui provoque la douleur. Il suffira de contrecarrer cette<br />
dilatation à l'aide d'une substance qui force le vaisseau à se contracter. D'autres approches physiopathologiques sont aussi possibles comme par exemple la prescription de bêta<br />
bloquants et souvent le traitement adopté dépend du choix arbitraire du praticien ; lequel à son tour peut être influencé par la longueur de la jupe de la visiteuse médicale qui lui a fait<br />
connaître la spécialité en question, ou le nombre de repas ou de séjours touristiques que le laboratoire lui offrira, etc. Ce sont souvent ces mêmes médecins qui s’autoproclament<br />
scientifiques et nous jettent l’anathème...<br />
Pour un oeil critique, il apparaît clairement que cette attitude n'apporte rien de durable ni de satisfaisant. En premier lieu, personne ne pourra répondre à la question « pourquoi les<br />
vaisseaux de cette patiente se dilatent-ils » ; ensuite, du moment que d'autres êtres humains ne présentent jamais ces symptômes c'est qu'il doit exister un mécanisme de régulation qui est ici mis en défaut.<br />
Substituer à un mécanisme naturel défaillant une drogue et son cortège d'effets généraux dans tout l'organisme ne semblera pour personne être une solution à terme. L'étude du<br />
fonctionnement physiologique de l'organisme est passionnante en tant qu'étude scientifique car toute connaissance est bonne à prendre, mais elle aboutit à une impasse dès lors qu'il s'agit de  soigner les malades. Ici encore vous voyez que Hahnemann pose clairement les limites qui séparent le chercheur du médecin.<br />
L’homéopathie prend le contrepied absolu de la vielle démarche réductionniste, statique, dangereuse, et inadaptée. Elle démontre qu’il existe des lois dynamiques naturelles de<br />
guérison et que le médecin doit les appliquer au patient qui réagit comme un tout vivant.</p>
<h3>Guérir</h3>
<p>Actuellement à la faculté de médecine on prévient les étudiants qu’il n’est pas possible de guérir, mais seulement d’accompagner des malades. Le terme « guérir » semble une utopie<br />
réservée aux charlatans. Au lieu de remettre son modèle en cause, la médecine classique s’acharne à frapper de plus en plus fort… des mirages. Son échec à traiter les organes est<br />
l’une des preuves les plus éclatantes de la véracité physique du modèle global Hahnemannien.<br />
En effet, l’homéopathie impose un changement de paradigme -défini dans l’Aphorisme 1- en hissant le patient du niveau de l’objet (ou organe malade) à celui de sujet en<br />
dysfonctionnement, en désaccordement. C’est ce changement conceptuel qui autorise d’entrevoir une guérison qui ne se définit pas comme une absence de symptômes.<br />
L’homéopathie apporte de nombreux critères et repères pour estimer l’évolution favorable ou défavorable d’un patient.<br />
Un exemple basique de cette situation concerne la régression de signes cutanés chroniques suivis par l’apparition de signes respiratoires. Ceci a été décrit par Hahnemann, longtemps<br />
raillé par la médecine classique, et finalement depuis peu de temps j’entends des confrères allopathes déclarer que le petit untel « ne s’améliore pas maintenant que son eczéma est parti<br />
il fait de l’asthme ! »</p>
<p>Comme le sous entend l’expression « rétablir la santé », il existe un processus curatif qui tend à expulser à la périphérie les symptômes tandis que la progression de la maladie est toujours centripète, depuis les organes les moins vitaux jusqu’aux plus essentiels pour la survie de l’organisme. Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les enfants font de fortes fièvres, mais pratiquement jamais de maladies dégénératives, tandis que plus on progresse en âge, moins on présente de maladies fébriles ?<br />
La maladie -ou la guérison- étant mouvement, celles-ci dépendent uniquement du niveau de désordre (ou d’énergie) de l’organisme entier. On tombe malade selon des règles précises de susceptibilité, et on ne peut guérir (c'est-à-dire revenir en arrière et rétablir la santé) qu’en suivant les règles qui régissent le vivant. Hahnemann a écrit il y a un peu moins de deux siècles une phrase révolutionnaire :</p>
<blockquote><address>« Les phénomènes désagréables que nous nommons maladies n’ont pour origine que le désaccordement de l’énergie vitale ».</address>
</blockquote>
<p>Tout se passe comme si l’organisme défaillant trouvait dans l’expression des symptômes une issue pour stabiliser sa perte d’énergie ; « limiter la casse » en quelque sorte. Ainsi, le<br />
symptôme présente clairement une signification : c’est « un moindre mal » qui permet de limiter la progression centripète de l’affection de l’organisme.<br />
Depuis Hahnemann de grands praticiens comme Kent ont classé d’après leurs observations cliniques les organes par niveau de profondeur, ce qui revient à des niveaux d’énergie<br />
différents. Nous distinguons ainsi cliniquement la hiérarchie suivante :</p>
<ul>
<li>Le plan physique, avec les organes</li>
<li>Le plan émotionnel, avec de nombreux états opposés comme l’amour et la haine ; la joie et la tristesse ; le courage et la peur ; le calme et l’anxiété ; la confiance et la méfiance ; la sécurité et l’insécurité</li>
<li>Le plan mental (qui inclut la compréhension, la mémoire, les diverses perceptions que l’on a de soi, la confusion, et éventuellement le délire) et spirituel (qui suis-je, où vais-je, quel est le sens de la vie, le but de mon existence, Dieu existe-t-il, etc.)</li>
</ul>
<p>Quand un patient qui consulte par exemple pour une polyarthrite rhumatismale commence à recouvrer l’usage de ses membres et qu’en même temps réapparaissent des sinusites qu’il<br />
n’avait plus depuis 20 ans, on est devant une évolution favorable. Quand ce même patient se porte de mieux en mieux, retrouve de la joie de vivre, redevient créatif, et commence à<br />
regarder les autres avec compassion, il est clair que même le plan mental et spirituel s’est amélioré. Ce sont des signes sûrs d’une guérison.<br />
Si le même patient suivait un traitement allopathique qui lui soulage ses membres mais que par exemple des troubles digestifs surviennent et qu’il se sente de plus en plus déprimé et replié sur lui-même : pourrions nous oser dire que son état de santé s’est amélioré ?<br />
Une étude statistique récente (malgré toutes mes réserves concernant ce type d’études) montre que le niveau de santé de la jeunesse actuelle est beaucoup moins bon que celui de ses aînés il y a 20 ans : caries, troubles oculaires, dépressions… Pourtant, ces jeunes ont été suivis médicalement, nourris, vaccinés et traités comme aucune génération avant elle. Faut-il se poser des questions ?</p>
<h3>Note a)</h3>
<p>Pour clarifier ce premier Aphorisme déjà si dense et percutant, Hahnemann dissipe toute confusion et définit sans prendre de gants ce que doit être un médecin. Il liste tout ce qui n’est<br />
pas une démarche médicale et met à l’index ceux qui « trompent les pauvres humains par leur galimatias » en exigeant qu’ils « commencent enfin à agir, c'est-à-dire à secourir et guérir<br />
réellement ». Une fois de plus, nous voyons que tout l’édifice Hahnemannien est bâti à l’aune des résultats cliniques, seul compte cet objectif de guérison.</p>
<p>Hahnemann bannit :<br />
-Ceux qui font de « prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime du processus de la vie et de l'origine des maladies ».<br />
Plein de médecins jouent encore aujourd’hui dans cette catégorie. Incapables d’appréhender l’édifice hahnemannien dans sa totalité, souvent par manque d’humilité,<br />
ils mettent en exergue un point particulier, comme les fameux « barrages » vaccinaux et créent une « sous-théorie » qui n’est plus qu’une homéopathie au rabais. Citons ici<br />
brièvement tous ceux qui cherchent à amalgamer l’homéopathie avec les dernières découvertes en vogue de la recherche sur le tissu immunitaire par exemple.<br />
-Ceux qui cherchent à « expliquer les phénomènes morbides et la cause prochaine des maladies ». Ici nous avons affaire à tous ceux qui prospèrent dans la métaphysique,<br />
par exemple, ceux qui mettent Dieu à toutes les sauces y compris homéopathique, mais surtout ceux qui prétendent développer une homéopathie « avancée » d’après des<br />
théories sur l’existence d’une illusion primordiale.<br />
- Ceux qui font de l’épate en « paroles inintelligibles et en un fatras d'expressions vagues et pompeuses ». Lisez Freud et ses disciples pour en savoir plus !</p>
<p>-Ceux qui s’adonnent à de « savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique ». Encore une espèce toujours pas en voie de disparition : il s’agit des inventeurs de cases,qui pensent pouvoir ranger et classer tous les types de patients selon tel ou tel modèle.</p>
<p>Comme vous le voyez, le texte de Hahnemann reste d’actualité car il avait déjà bien observé les travers humains qui poussent à dévoyer, travestir, détourner, pérorer.<br />
Il sera intéressant d’objecter que Hahnemann pourtant formule lui-même des hypothèses, et que l’on a besoin d’un minimum de modèles, même en homéopathie ! Il ne s’agit que d’une contradiction apparente, car Hahnemann accepte les hypothèses qui peuvent avoir une sanction clinique ou les modèles qui rendent compte des phénomènes observés. Le Fondateur<br />
est un pur Popperien avant la lettre puisqu’il n’accepte que des hypothèses réfutables. C’est la réfutabilité d’une hypothèse écrira plus tard Popper qui fait qu’elle est scientifique ou non.<br />
Ainsi Hahnemann ancre définitivement son oeuvre sur le socle inébranlable de la clinique et de l’expérience. Il est le précurseur de la démarche expérimentale en médecine, et déjà ce seul titre de gloire devrait lui assurer l’immortalité ! Cependant, tout ceci a été en grande partie oublié et l’existence même de l’homéopathie se trouve aujourd’hui menacée par la<br />
prolifération de ceux que Hahnemann dénonce ici.</p>
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