<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Planète Homéo &#187; Médicaments</title>
	<atom:link href="http://planete-homeo.org/category/pratique/medicaments/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://planete-homeo.org</link>
	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Sep 2010 05:37:59 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 05:37:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Aconit]]></category>
		<category><![CDATA[arsenicum]]></category>
		<category><![CDATA[phosphorus]]></category>
		<category><![CDATA[sulfur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=488</guid>
		<description><![CDATA[ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR
Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York
American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.
Traduction : Catherine Mayer
Relecture : Bénédicte Goudard
EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>ACONIT, PHOSPHORUS, ARSENICUM ET SULFUR</strong></p>
<h3>Une comparaison par Henry N, Martin de Buffalo, New-York</h3>
<p>American Journal of Homoeopathy, Vol2, N1, 1865.<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-491" title="Old_book_bindings_cropped" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Old_book_bindings_cropped-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Traduction : Catherine Mayer</p>
<p>Relecture : Bénédicte Goudard</p>
<p><em>EB : Nous avons  découverts des trésors dans cette collection de 35 années de parution de l’American  Journal of Homoeopathy. Le niveau de compétence des praticiens qui s’y expriment  fait rêver, et souligne notre niveau de régression actuel - régression qui  touche sans doute toutes les branches de la société, médecine classique  comprise. Nous nous efforcerons de publier régulièrement le fruit de ce travail  de traduction et j’en profite pour appeler à la rescousse des volontaires qui  maîtrisent bien l’anglais et l’homéopathie !</em></p>
<p><em>Ce premier texte que nous produisons est une petite merveille clinique.  Vous serez étonnés de constater comme le contenu a peu vieilli, si ce n’est les  préjugés sociaux qu’on peut y trouver : le Phosphorus  appartient à la race des seigneurs, tandis que le misérable Arsenic ne se préoccupe que du matériel. </em></p>
<p>Messieurs : Dans cette conférence,  je vais tenter d’individualiser les remèdes traités avec l’intention de  trouver, si possible, le génie de chacun. Afin d’étudier cela de manière  compréhensible, je propose d’effectuer une comparaison entre Aconit, Phosphorus,  Arsenicum and Sulfur en donnant premièrement les signes  caractéristiques représentatifs de chacun de ces remèdes, en bonne santé aussi  bien que dans la maladie.</p>
<p>De cette manière, si nous  imprimons fermement la personnalité d’un remède dans notre esprit, nous  pourrons toujours le reconnaître avec une certitude considérable. Tout comme  nous reconnaissons un visage familier, même à distance, alors qu’il ne s’est  pas encore approché assez pour nous permettre de tracer la minutie de ses  traits. Comment le reconnaissons-nous au loin ? Est-ce par sa démarche  particulière, par le style et la couleur de ses vêtements, son port de tête, le  balancement de ses mains ou le tout ensemble ? Nous devons devenir si  familiers avec les particularités, le génie d’un remède ou sa représentation  dans la maladie, que de voir une personne malade c’est connaître son remède  -qui est son analogue- avant même d’avoir investigué l’exactitude des  symptômes. Son impression sur la personne donne l’expression du remède, si nous  avons la connaissance suffisante de son génie pour le reconnaître.</p>
<h2>Aconit</h2>
<p>Vous me permettrez d’utiliser un  langage clair car pour intensifier une image, il faut des lumières et des  ombres. Par conséquent, je me rabaisse au langage de la vie plus courante par  moment afin de donner du charisme aux caractères que je vais énumérer.</p>
<p>La personne en bonne santé qui  pourrait raisonnablement représenter Aconit,  c’est une fille  grassouillette,  vigoureuse, pas très grande, enthousiaste, les cheveux châtains roux, les yeux  noisette et la peau claire. Le tempérament sanguin.</p>
<p>Elle a un grand cœur et est  généreuse, parfois malicieuse tout particulièrement en ce qui concerne les  relations romantiques, elle prend plaisir à taquiner son prétendant. Elle est  active et turbulente dans ses habitudes, rougit facilement et est extatique  dans toutes ses manifestations, qu’elle poursuive un nouveau chapeau ou un  nouvel amant. Elle n’est ni hautaine, ni indifférente ni douce de disposition.  Elle prend un vif intérêt à tout ce qui se présente à elle, elle est romantique  mais pas sérieuse. Son humeur est grincheuse, changeant rapidement de la gaieté  à la tristesse et de nouveau à la gaieté. Ses maladies sont souvent de nature  irritative, inflammatoire ou congestive. Elle est sujette à l’apoplexie, aux  maladies des nerfs sensitifs et aux maux de tête congestifs-les douleurs se  situant généralement sur le front et le côté gauche de la tête. Quand elle est  malade elle devient parfois geignarde, grincheuse, irritable et triste.</p>
<p>Un cas d’Aconit   fréquemment rencontré en cabinet est le suivant :</p>
<p>Vous êtes appelé à la hâte pour  voir un patient pour qui vous constatez les symptômes suivants : Elle a la  respiration oppressée et laborieuse et une grande faiblesse soudaine. Elle est  irritable, plaintive et délirante ; elle chante, rit puis pleure ;  son visage est rouge, chaud et lorsqu’elle ne délire pas elle a une sensation  de plénitude et de lourdeur de la tête avec une sensation de crampe à la racine  du nez. Quelle est la cause de tout ce violent dérangement du système ?  Elle vous dit qu’alors qu’elle transpirait abondement elle a prit froid en  s’asseyant dans un courant d’air ou qu’elle s’est refroidie par un vent froid  du nord qui suppriment les effluves insensibles du corps. Maintenant elle  essaye de s’asseoir, son visage qui était rouge vire au blanc mortuaire et elle  s’évanouit. Elle remue dans le lit et ne peut se coucher sur les côtés,  principalement du côté gauche. Elle se plaint de la luminosité de la pièce et  devient presque affolée au moindre bruit. Toutes les dents du côté gauche ainsi  tout le côté gauche de la face ont des douleurs battantes. Sa bouche est sèche  et sa langue est recouverte d’un enduit blanc. La voix est enrouée et la toux  croupale. La gorge est enflammée et elle a des douleurs à la déglutition. Elle  a une sensation de plénitude et de pression dans la région du foie. Son urine  est peu abondante, rouge vif, et chaude mais ne contient pas de dépôt. Elle  peut également ressentir  une douleur  tiraillante ou lacérante au niveau des genoux. Elle a une grande soif et  ressent une chaleur brûlante à l’intérieur et un froid externe alors que pour  les autres sa peau est sèche et chaude au toucher. Elle ressent de la chaleur  qui descend de la tête et des frissons qui remontent des pieds. Elle se tourne  et se retourne et dit que les douleurs sont insupportables ; le pouls est  rapide, plein et dur ; il n’y a pas de pulsations des artères du  cou ; pas de douleur déchirante ou griffante dans l’abdomen ; pas de  dépôt dans les urines et <em>vous ne la  trouvez pas dans un état comateux couchée tranquillement sur le dos</em>. Dans  le cas présent si le dernier symptôme mentionné était présent, Aconit ne serait pas indiqué.</p>
<h2>Phosphorus</h2>
<p>Dans l’état de santé, l’individu Phosphorus est paisible, raffiné, les cheveux  noirs luisants, des yeux noirs brillants, une jolie texture de peau de teint  rosé ou délicat avec un rougissement contenu. Les capillaires sont toujours  plein de sang et les paroles d’Hahnemann par conséquent sont nécessairement  vraies car « les petites blessures saignent abondement. » Il a une  grande affection pour le sexe opposé et il est un homme à femmes ; il  n’est pas malveillant, ni courageux, ni méfiant ; il aime les beaux  vêtements et tout comme la fille Aconit  rentre dans un état de transe au sujet d’un nouveau chapeau ou d’une nouvelle  connaissance féminine ; toujours présent au théâtre, dans les salles de  billards, dans les soirées et les bals. Ses moments de liberté sont consacrés à  la littérature, le vin et les femmes ainsi que les repas tardifs ; il a  une constitution délicate, un embonpoint modéré ; des petites mains avec  de longs doigts en pointe et des ongles ovales et teintés de rose ; Il est  fier de ses belles mains et par conséquent porte des gants afin de les garder  douces et délicates. Il est plus mielleux qu’arrogant ; il aime raconter  de bonnes histoires, principalement sur les femmes ; il a un esprit plutôt  contenu, optimiste mais peut devenir irritable si on le titille ou si on marche  sur ses doigts de pieds préférés. Il n’aime pas particulièrement l’argent  hormis pour la satisfaction de ses désirs.</p>
<p>Vous observerez que Phosphorus est le plus raffiné et gentleman de  toute la matière médicale. Il envoie l’homme Sulfur  faire ses courses à sa place et le paye avec un verre de bière. Il a aussi une  aversion et en est même à détester l’homme Arsenic.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire pour  laquelle Phosphorus est indiqué comme  remède, présente des vertiges, surtout en se levant du lit le matin ; il a  du vertige ; il a des douleurs occasionnelles sur le front et ses yeux  sont plus brillants que quand il n’est pas malade -on pourrait presque dire  qu’ils sont phosphorescents- son intellect est clair, ses doigts sont plus  longs et plus crochus que dans l’état de santé, mais pas plus épaissis. Il a  des mouches volantes et des hallucinations fantastiques ; sa toux est rauque  et profonde et ressemble au bruit produit en toussant dans un tonneau. La toux  est aggravée par l’air froid, particulièrement en allant d’une pièce chaude à  l’air froid, mais aussi en venant de l’air froid vers une pièce chaude. Les crachats  sont soit jaunes ou blancs-pas très épais s’ils sont jaunes et beaucoup plus  fins que les expectorations de Pulsatilla  avec un goût salé ou sucré ; Il a des douleurs piquantes, coupantes,  lancinantes a travers les deux poumons, mais particulièrement du côté gauche, dans  la région mammaire ; il ne peut se coucher du côté gauche car cela aggrave  la douleur et la toux. La peau reste claire mais est très émaciée. Ses yeux  sont enfoncés et le rougissement du visage devient de plus en plus circonscrit  au fur et à mesure que la maladie évolue. Il finit par se voûter et son manque  de courage et de virilité dans la vie courante font de lui un pitoyable  malade ; il mange tard le soir, se couche à 22h00, tousse jusqu’à minuit  puis dort jusqu’au matin ; après s’être levé il crache de larges quantité  de mucus ; parler ou lire aggrave toujours sa toux ; il a soit de la  diarrhée soit des petites selles dures et difficiles à évacuer. Dépôts comme de  la brique pilée dans les urines ; pieds et jambes froides,  particulièrement des chevilles vers les genoux ; fièvre hectique tard dans  l’après midi ou dans la soirée, avec brûlures des mains et de la face, suivie d’une  transpiration nocturne visqueuse et collante ; ses frissons sont  principalement internes et descendent le long du dos alors que ses coups de  chaleur remontent le long du dos. La voix d’une personnalité Phosphorus sonne doux, rauque et profond quand  il parle. Le pouls est inhabituellement rapide et plein.</p>
<h2>Arsenicum album</h2>
<p>Nous allons maintenant jeter un  œil sur l’homme Arsenic. Il est le plus  misérable de toute la matière médicale. Il est admirablement différent de Phosphorus et à présent nous verrons pourquoi Arsenic et Phosphorus  ne pourrons jamais être amis. Ils n’ont aucune affinité chimique l’un pour  l’autre.</p>
<p>L’homme Arsenic en l’état de santé est de grande  stature, réservé, austère. Ses traits sont ridés secs et comme du cuir. Ses  cheveux et ses yeux sont foncés, ses cheveux sont raides et rêches ; tout  est rêche chez lui ; quand il vous passez à côté dans la rue, il marche  rapidement, vous rentre dedans et joue des coudes  pour avoir sa place ; il est impoli,  faiseur d’argent, avide et malveillant ; il volerait son propre frère dans  le but du profit ; il n’a pas d’affection pour le sexe opposé et s’il se  marie c’est dans le but d’obtenir la richesse financière. Il fait plus  attentions à ses comptes qu’à sa femme. Il est très anxieux ; il est si  anxieux de gagner de l’argent qu’il n’a pas le temps d’être très à la mode. Il  étudie son livre de comptes au lieu de se rendre dans des soirées, des bals, à  la salle de billard ou au théâtre. Il n’est pas très audacieux et de ce fait ne  prend pas beaucoup de risques dans ses opérations financières mais préfère  chercher la richesse à travers des habitudes misérables, la sournoiserie, la  bassesse, la fourberie et la méchanceté. Il a une absence totale de courage  moral et a constamment peur de la mort ; il ne jouit d’aucun des  sentiments les plus profond de la nature humaine ; contrairement a Aconit ou Phosphorus  il ne pense jamais aux habits raffinés et ne s’extasie pas au sujet d’un  nouveau chapeau ou d’une nouvelle rencontre ; Il n’éprouve de l’amour pour  rien sauf pour lui.</p>
<p>Il est repoussant et ses maladies  sont répulsives, comme le sont les ulcères, les cancers etc. Il aime la chaleur  du poêle et la chaleur en général. Ses maladies sont principalement  brûlantes et âcres.</p>
<p>Un cas de phtisie pulmonaire,  dans lequel Arsenic serait le remède peut  être trouvé dans les symptômes qui suivent :</p>
<p>Il n’y a pas de vertiges, comme  dans Phosphorus, mais des douleurs  occasionnelles dans le front. Les ongles des doigts sont rêches, épais, rugueux  de couleur foncée et crochus, il n’a pas de mouches volantes, pas d’illusions  fantastiques ni points devant les yeux ; il est très émacié, les yeux  enfoncés, la peau rêche et sèche comme la peau tannée d’un cochon, et il n’y a  pas de rougeur circonscrite des joues comme dans Phosphorus ; il se sent méchant, il est  méchant ; il a une grande peur de la mort ; il tousse jour et nuit  mais n’a pas d’expectorations sauf pendant la journée ; sa toux est  aggravée la nuit, particulièrement après minuit. Les crachats sont âcres,  parfois sanguinolents, sales, gris, laiteux ou jaunes, ils ont un goût amer,  putride, nauséabond, spécialement salés ; La voix est rude et rauque. La  douleur la plus courante est lourde, sourde et brulante sous les  omoplates ; ses expectorations commencent après le petit-déjeuner etaugmentent  après chaque repas de la journée ; sa respiration est oppressée et il a le  souffle coupé, surtout quand il monte des escaliers, quand il se couche ou  après minuit ; sa toux est asthmatique ; Il a la peau des mains et  des pieds sèche et brûlante ; il ne dort pas bien la nuit, il se tourne et  se retourne anxieusement et rêve de gens morts ; en dormant tout comme  étant réveillé, il craint la mort ; il ne peut pas dormir après  minuit ; il a des frissons pendant la journée suivis par une chaleur sèche  dans la soirée et plus tard, de la transpiration ; son pouls est petit,  rapide et tremblotant ; il ne peut pas s’allonger sur le côté droit, il  est amélioré en se couchant sur le côté gauche, juste le contraire de Phosphorus ; il a besoin de se tenir avec  la tête haute ; tous ses symptômes sont aggravés par l’air froid, le temps  froid, la nourriture froide ou encore les applications froides ; il a une  grande soif, mais il doit boire modérément, avec retenue ; il n’aime pas  être seul, a cause de sa peur de la mort. Les urines sont peu abondantes,  presque supprimées et brûlantes. L’odeur des diarrhées est nauséabonde.</p>
<p>Phosphorus  a des douleurs comme des points, qu’Arsenic  n’a pas.</p>
<p>Phosphorus  est aggravé avant minuit ; Arsenic  est aggravé après minuit ; Arsenic a  des selles nauséabondes ce qui n’est pas le cas chez Phosphorus ; Arsenic a la langue enflée, Phosphorus ne l’a pas.</p>
<h2>Sulfur</h2>
<p>L’individu Sulfur est différent de ces autres. Il a le dos  rond et les épaules voûtées, il marche en traînant les pieds. Il ne vous  regarde jamais dans les yeux et à l’expression de quelqu’un qui vient  de commettre un crime dont il n’est pas fier.  Il n’a pas d’amour propre, il est trop fainéant pour travailler, il est attiré  par la bière et le whisky et a une aversion pour le vin. Ses cheveux ne sont  pas peignés, ses yeux sont rouges, son nez est habituellement rouge et gonflé  et on dirait qu’il a passé la nuit au café. Ses habits sont des haillons démodés.  Son visage et ses mains sont sales et il se gratte toujours la tête. Il traîne  dans les bars à bière jusqu’à l’extinction des lumières en attendant que  quelqu’un veuille bien lui payer un coup à boire. Il se couche tard le soir et  ne se lèverait pas le matin si ce n’était pour sa soif d’un verre de bière. Il  n’aime pas se laver. Il est irritable et maussade le matin et n’a pas d’appétit  pour le petit-déjeuner. Il est endormi, au ralenti toute la journée et il a la  compréhension engourdie. Le soir il se couche sur le dos et fait des cauchemars.  Il n’a pas le désir d’avoir des relations sexuelles, son pénis est toujours  froid, ses parties génitales sont dégoûtantes et ont une mauvaise odeur. Il ne  change jamais de chemise, il la laisse se décomposer sur son dos.</p>
<p>En temps que malade, son visage  est enflé, couvert de boutons et de grains de beauté. Il a des boutons sur le  front. Il a des dartres sur le nez et une éruption derrière les oreilles. Ses  yeux sont rouges, enflammés et plein de matières et son nez est sec. Le bord  des paupières est gonflé, rouge et démange. Il a de la difficulté à entendre et  un écoulement purulent s’échappe de ses oreilles. Son haleine est fétide et il  n’a pas d’appétit. Il a des démangeaisons et ses mains sont sèches, craquées et  sales ; elles sont également froides et tremblantes. Il se sent moins bien  à l’air libre et il a des démangeaisons intolérables après s’être réchauffé au  lit. Il a toujours froid. Il a perdu sa virilité et a une transpiration  nauséabonde des organes génitaux. Il a un phimosis et du pus fétide s’en écoule.  Ses pieds sont froids et transpirants. Les intestins gargouillent et grondent,  des éructations bruyantes, des vomissements âcres et une nausée persistante. Il  a des démangeaisons, des hémorroïdes qui suintent, une involontaire et indolore  diarrhée muqueuse et collante, ou alors des selles douloureuses et  vertes   ou sanglantes. Son urine s’écoule involontairement ou avec beaucoup de  difficulté et par gouttes. Il a des maladies cardiaques d’origine organique,  des brûlures,  des  douleurs comme une entorse dans les articulations  des genoux, une rigidité de la nuque et de l’occiput. Il a une toux matinale  avec des expectorations sanglantes qui en ont le goût. Il a des démangeaisons  de l’anus et des ascarides, il est pleins d’illusions fantasques et voit une  auréole autour de la lumière.</p>
<p>Messieurs, je me suis efforcé de  dresser le portrait le plus véritable de quatre individus, qui sont si  différents les uns des autres que personne ne les confondrait l’un l’autre.  Aucun des trois derniers n’évoluerait dans le même milieu social que le  premier. Arsenicum l’homme d’affaire et Phosphorus le gentilhomme dans leurs loisirs  n’ont rien en commun. Sulfur le fainéant  sera toujours prêt à mendier des mains de ses premiers ou d’effectuer leurs  sales besognes.</p>
<p>Aconit  agit avec proéminence sur le côté gauche du corps avec l’exception  des organes génitaux et du nez sur lesquels  il agit à droite.</p>
<p>Phosphorus  agit avec proéminence sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face,  le côté gauche de la bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de  l’abdomen, sur le poumon droit, les extrémités inférieures et supérieures à  droite ainsi que sur les anneaux inguinaux gauche.</p>
<p>Arsenic  agit mieux sur le côté gauche de la tête, le côté droit de la face, de la  bouche et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté droit de l’abdomen, l’anneau  inguinal droit, le poumon droit et les extrémités inférieures et supérieures à  droite.</p>
<p>Sulfur  lui agit en particulier sur le côté gauche de la tête et de la face, le côté  gauche de la bouche des dents et du gosier, l’hypocondre gauche, le côté gauche  de l’abdomen, les anneaux inguinaux gauches, les organes génitaux à droite, le  côté gauche du cou, de la nuque, le poumon gauche, le côté gauche du dos et les  extrémités inférieures et supérieures à gauche.</p>
<p>Aconit  fait de l’apoplexie sanguine</p>
<p>Phosphorus  fait de l’apoplexie nerveuse</p>
<p>Arsenic  et Sulfur ne sont sujets à aucune des  deux.</p>
<p>Les aggravations d’Aconit se produisent la nuit,  particulièrement autour de minuit ; celles d’Arsenic,  après minuit ; celles de Phosphorus,  avant minuit et Sulfur pendant la nuit.</p>
<p>Aconit  a un délire exalté ; Arsenic a un délire grommelant, il pense qu’il  va être pendu. Phosphorus n’a pas  tellement de délire, ce qu’il a est de nature fantasque, il imagine qu’il est  un grand homme. Dans les délires de Sulfur,  il imagine que les vieux chiffons sales sont de magnifiques vêtements.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/09/02/aconit-phosphorus-arsenicum-et-sulfur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dulcamara</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/08/31/dulcamara/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/08/31/dulcamara/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 18:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[dulcamara]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathy]]></category>
		<category><![CDATA[leon vannier]]></category>
		<category><![CDATA[matière médicale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=483</guid>
		<description><![CDATA[DULCAMARA
PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)
CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.
MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DULCAMARA</h1>
<div id="attachment_484" class="wp-caption alignleft" style="width: 251px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara.jpg"><img class="size-medium wp-image-484" title="solanum_dulcamara" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara-241x300.jpg" alt="Solanum Dulcamara" width="241" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Solanum Dulcamara</p></div>
<p>PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)</p>
<p>CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.</p>
<p>MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, par le refroidissement brus- que du corps quand il est en sueur ; le soir et la nuit ; par le repos ; par la suppression des règles à la lune décroissante ; à l'automne.</p>
<p>AMÉLIORATION : par le temps sec, par la chaleur extrême, par le mouvement.</p>
<p>LATÉRALITÉ : gauche.</p>
<p>La Matière Médicale est, dit-on, un amas touffus, et souvent diffus, de symptômes bien difficiles à retenir. L'Homœopathie ? Affaire de mémoire, répéte-t-on sans cesse, sans vouloir chercher à comprendre la doctrine et la technique de la seule thérapeutique de valeur qui existe, thérapeutique dont l'unité doctrinale repose sur la Loi d'Analogie, thérapeutique dont l'utilisation pratique permet, grâce à la multipliplicité de ses agents, de s'adapter immédiatement au polymorphisme varié du tempérament humain.</p>
<p>La détermination du bon remède n'appartient pas à celui qui « sait » par coeur les pathogénésies ; elle est le résultat d'une suite logique de raisonnements, que seul celui qui « connaît » les rapports étroits qui unissent l'univers à l'homme, peut établir exactement.</p>
<p>Considérez les travaux de GRAUVOGL et ses études sur la constitution biochimique de l'homme — constitution est à mon sens un terme impropre car il désigne un ensemble immuable, qui ne peut varier, alors que les constitutions biochimiques, décrites par GRAUVOGL, sont susceptibles d'être non seulement modifiées, mais même transformées par un traitement homoeopathique bien conduit. — Quoi qu'il en soit, GRAUVOGL a décrit trois constitutions biochimiques que nous appellerons avec plus d'exactitude des Etats, pour qu'aucune confusion ne puisse s'établir dans votre esprit avec nos « Constitutions » : Etats oxygénoïde, hydrogénoïde, carbonitrogène.</p>
<p>L'état hydrogénoïde constitue une sensibilisation particulière de l'organisme qui se traduit par une accumulation d'eau dans les tissus, soit que l'organisme absorbe trop d'eau, soit qu'il retienne celle qu'il devrait normalement éliminer. L'état hydrogénoïde est très fréquent, aucun traitement ne peut lui être opposé si ce n'est le traitement homoeopathique dont le choix est déterminé par les signes présentés par le malade qui permettent de distinguer entre les remèdes dits hydrogénoïdes : Natrum sulfuricum, Thuya, Causticum, Nux moshata, Rhus tox, Arsenicum album, Calceara carbonica, Aranea diaderna et Dulcamara.</p>
<p>Considérez l'étude pathogénétique de Dulcamara, tous les symptômes sont « provoqués ou aggravés par le froid humide ». Le sujet justiciable de ce remède a des poussées de gonflements glandulaires quand le temps change ou quand il pleut, et il vous est facile d'établir qu'il a commencé à souffrir après un séjour prolongé dans une habitation froide et humide ou dans un climat marécageux et humide. Les individus employés dans les laiteries ou dans les fabriques de glace, les ouvriers que leur travail oblige à vivre dans des caves humides et froides, fromagers, champignonnistes, etc., présentent fréquemment les symptômes de Dulcamara : rhumatismes, irritation vésicale, troubles intestinaux, respiratoires ou cutanés.</p>
<h2>MENTALITE.</h2>
<p>Dulcamara ne présente pas de signes mentaux particuliers. Agité, irritable, le malade présente quelquefois un état de « confusion mentale » : il emploie souvent des termes impropres et ne peut trouver le mot juste pour déterminer ce qu'il veut exprimer. Souvent « anxieux » la nuit, il se réveille dans un cauchemar comme si on l'appelait et croit voir un fantôme près de lui s'échapper.</p>
<h2>DOULEURS.</h2>
<p>Les douleurs de Dulcamara sont toujours « provoquées ou aggravées par l'exposition au froid humide et par l'humidité ». Le temps pluvieux, les changements brusques de température dans l'été, l'apparition des premières fraîcheurs à l'automne sont autant de causes qui font apparaître chez le malade non seulement les douleurs, mais les troubles fonctionnels justiciables de Dulcamara.</p>
<p>Analogues dans leur production à celles de Bryonia (jours froids succédant aux jours chauds), les douleurs de Dulcamara sont semblables dans leur manifestation à celles de Rhus tox. Elles sont toujours améliorées par la chaleur mais surtout par le mouvement. Rhus tox, et Dulcamara ne peuvent être séparés dans votre esprit quand vous êtes en présence d'un état rhumatismal, mais si Dulcamara convient aux cas aigus, Rhus tox, est plutôt le remède qui s'adapte aux cas chroniques quand la formation réactionnelle du tissu fibreux produit la raideur ankylosante, et quand l'altération du système nerveux engendre un état demi-paralytique.</p>
<h2>TETE.</h2>
<p>Les douleurs de tête sont « rhumatismales » ; elles apparaissent dans un temps froid et humide, ou en passant brusquement d'un endroit ensoleillé et chaud dans un local humide et froid. « Raideur de la nuque avec sensation de brisure. » Torticolis. Quelquefois la céphalée accompagne un rhume survenu dans les mêmes conditions. « Céphalée pesante, congestive, avec éternuements el nez bouché. » Aussitôt que l'écoulement apparaît, la douleur diminue.</p>
<p>« Névralgies faciales provoquées par la moindre exposition au froid humide. » Douleurs déchirantes au niveau des os malaires avec irradiation douloureuse s'étendant aux oreilles, aux orbites et dans les mâchoires. Les névralgies peuvent survenir aussi « après la disparition brusque de dartres de la face ».</p>
<p>« Vertige le matin, en se levant, avec tremblements et faiblesse » (Bryonia, Lycopodium), s'accompagnant de troubles de la vision.</p>
<h2>YEUX.</h2>
<p>Pupilles alternativement dilatées et contractées, les yeux sont sensibles à la lumière, ils sont facilement enflammés. Le malade a l'habitude de dire : « Je prends froid aux yeux », .et en effet par les temps humides et froids, une sécrétion apparaît, épaisse, jaunâtre, irritante, des granulations s'observent à l'intérieur des paupières. Souvent, à l'automne, le malade présente un écoulement abondant aqueux, toujours pire en plein air. Véritable rhume des foins retardé qui est provoqué par l'apparition des premières fraîcheurs.</p>
<p>Toutes les inflammations de l'oreille qui surviennent à répétition et toujours après exposition au froid humide sont justiciables de Dulcamara. « Douleurs aiguës toute la nuit, empêchant le sommeil » et disparaissant brusquement le matin. Elancement dans le conduit auditif externe et dans la parotide qui est enflée et sensible. Bourdonnements d'oreille, le malade entend indistinctement et, quand il .ouvre la bouche, il perçoit des « craquements » dus à l'inflammation de l'articulation temporo-maxillaire.</p>
<p>Toutes les articulations sont touchées dans Dulcamara Elles sont chaudes, enflées, sensibles, comme dans tout rhumatisme, mais elles apparaissent brusquement, soit « au cours d'un changement de temps » au moment d'une baisse soudaine de la température s'accompagnant de pluie ; soit « après la suppression brutale d'une transpiration abondante ». Les douleurs sont aiguës et s'accompagnent d'une sensation de brisure, elles sont améliorées par le mouvement, quand le malade change de place dans son lit et l'obligent à se retourner et à s'asseoir souvent. Dulcamara et Rhus tox présentent ainsi les mêmes caractéristiques. Souvent ces douleurs alternent avec de la diarrhée : « Rhumatisme pire par le froid humide et alternant avec de la diarrhée » est une caractéristique de Dulcamara. Cependant vous trouvez dans Abrotanum : rhumatisme apparaissant dès que la diarrhée cesse » mais les souffrances du sujet d'Abrotanum ne sont pas aggravées ou provoquées par le temps froid et humide, elles s'accompagnent toujours d'un amaigrissement considérable, d'un état tuberculinique, intestinal et surtout péritonéal. L'apparition du rhumatisme s'explique aisément par la disparition de la diarrhée quotidienne, crise d'élimination toxinique presque salutaire. Raisonnez la Matière Médicale, vous la comprendrez mieux, et vous connaîtrez alors les ressources considérables de notre Thérapeutique.</p>
<p>Deux signes sont encore à retenir : « Lumbago après un refroidissement ». Raideur et sensation de courbature dans le cou, les épaules et le, dos, douleur comme si le malade était resté longtemps baissé. « Douleurs dans les tibias », douleurs périostées s'accompagnant souvent d'ulcérations profondes, avec nécrose et carie, ulcérations très sensibles, saignantes, bourgeonnantes et d'allure phagédénique.</p>
<h2>APPAREIL DIGESTIF.</h2>
<p>Dulcamara produit l'augmentation de sécrétion des glandes de toutes les muqueuses. L'hypersalivation et la diarrhée doivent être immédiatement notées.</p>
<p>Le sujet de Dulcamara a constamment besoin d'avaler ou de cracher, et il « racle » continuellement sa gorge, surtout quand il a pris froid. La salive est tenace, savonneuse, et d'odeur putride ; des petites ulcérations existent sur la partie interne de la lèvre inférieure et sur la partie antérieure du voile du palais. Dulcamara est un des meilleurs remèdes de la stomatite mercurielle quand l'aggravation par le temps humide peut être notée.</p>
<p>La bouche est sèche, la soif intense. « Soif inextinguible pour des boissons froides » ; l'appétit nul, « aversion com- plète pour les aliments » ; Aigreurs, éructations et nausées. L'état nauséeux se manifeste surtout au moment ou le malade a besoin d'aller à la selle. « Nausées et vomissements avec la selle. »</p>
<p>Mais la caractéristique principale de Dulcamara est la « diarrhée » qui est toujours précédée par des « douleurs périombilicales », par des « borborygmes » et des grondements intestinaux. Elle apparaît brusquement soit « après la suppression brusque d'une éruption », soif « après avoir pris froid » pendant un temps humide ou brumeux.</p>
<p>Diarrhée automnale provoquée par les premières fraîcheurs, diarrhée qui s'observe, soit à la fin de l'été, soit à la montagne où, les nuits froides et le brouillard succèdent brusquement aux jours chauds et ensoleillés. Diarrhée « jaune », « aqueuse » avec douleurs déchirantes et coupantes avant la selle, « après avoir pris froid ». « Le malade est soulagé aussitôt après- l'évacuation ; seule une « sensation de faiblesse générale » persiste. Les selles ne sont pas toujours jaunes ; elles sont « changeantes » comme celles de Pulsatilla ; fréquentes et d'odeur sûre, elles sont tantôt écumeuses, tantôt glaireuses, quelquefois sanguinolentes ; elles peuvent être verdâtres, et elles contiennent souvent des aliments indigérés. Dulcamara est le meilleur remède de la diarrhée récidivante a frigore.</p>
<h2>APPAREIL RESPIRATOIRE.</h2>
<p>Le sujet de Dulcamara « prend froid facilement » et il se plaint de souffrir d'un coryza dès que le temps est humide. L'obstruction nasale est complète, et le malade ne peut res- pirer par le nez surtout la nuit. « Nez bouché par temps pluvieux » est caractéristique de Dulcamara. Le malade n'a qu'une idée, tenir son nez au chaud car le moindre air froid le bouche aussitôt. L'obstruction nasale fait place ensuite à -un écoulement abondant, tantôt aqueux, tantôt muqueux et épais et s'accompagnant de croûtes sanguinolentes. Le « rhume des foins » dont certains malades souffrent surtout « à la fin du mois d'août » est souvent guéri par Dulcamara.</p>
<p>Toux « sèche et enrouée », spasmodique, avec violents paroxysmes provoqués par un chatouillement du larynx, et suivie d'une expectoration de mucus après de longs et labo- rieux efforts. La toux apparaît souvent brusquement après un passage rapide du chaud au froid humide, après être entré dans une cave par exemple ; elle est aggravée par la respiration profonde ou étant couché, elle est améliorée au grand air, et souvent elle s'accompagne de beaucoup de mucosités qui, ne pouvant être expectorées, produisent des râles muqueux abondants dans la poitrine. Pendant la toux, le malade souffre d'une « douleur constrictive à l’épigatre » et il ne peut tousser qu'à la condition d'appuyer fortement la main sur la région douloureuse. Enfin Dulcamara est employé dans les cas d'asthme avec dyspnée et toux grasse qui apparaissent brusquement par le temps froid el humide, quand Natrum sulfuricum, le remède principal de l'état hydrogénoïde, ne suffit pas pour guérir.</p>
<h2>APPAREIL URINAIRE.</h2>
<p>Le froid humide ne provoque pas seulement l'apparition chez le sujet de Dulcamara de troubles digestifs et respiratoires, il manifeste son action par des phénomènes urinaires. Dès que le malade de Dulcamara prend froid, il a la colique, ou des mictions fréquentes. « Fréquence des mictions » après avoir pris froid, particulièrement chez les personnes âgées dont la vessie est irritable ou chez les enfants en état de croissance, « quand ils ont barboté les pieds nus dans l'eau froide ». L'urine est laiteuse avec sédiment épais, les mictions sont fréquentes et douloureuses. La fréquence des mictions s'exagère quelquefois au point de devenir une véritable « incontinence d'urine ». D'autres fois le froid humide provoque une inflammation rénale. « Mal de Bright après avoir pris froid ».</p>
<h2>APPAREIL GÉNITAL.</h2>
<p>Les règles sont « retardées », courtes et peu abondantes. Avant les règles, la peau présente une « éruption d'urticaire » étendue à tout le corps sans fièvre. « Suppression des règles par froid et humidité » Eruption herpétique sur les lèvres et les organes génitaux avant les règles. Les seins sont gros, durs, sensibles et douloureux.</p>
<p>La peau de Dulcamara est « sèche », délicate, « sensible au froid » et sujette aux « éruptions par le froid humide ». Les éruptions sont de deux ordres : tantôt « urticaire véritable généralisée sans fièvre » pire avant les règles, ou au début de l'hiver avec démangeaisons aggravées par le froid et le grattage, améliorées par la chaleur ; tantôt « dartres eczémateuses », « humides », avec démangeaisons présentant les modalités précitées. Remarque importante : les éruptions de Dulcamara sont toujours « humides ». Croûtes épaisses de coloration brunâtre, jaunâtre, sur le cuir chevelu (« croûte de lait »), sur la face, le front, les tempes, avec bords rougeâtres, saignant quand on les gratte avec ou sans démangeaison. Eczéma et impetigo des enfants. Herpès circiné.</p>
<p>Enfin la peau présente des « verrues », larges, grosses, « lisses », siégeant sur le visage, sur la face dorsale des mains et des doigts.</p>
<p>Notez en terminant que les glandes sont toujours atteintes dans Dulcamara, les ganglions du cou, des aisselles, de l'aine sont souvent « augmentés de volume », mais rarement douloureux. C'est brusquement en l'espace d'une nuit que le malade présente une poussée ganglionnaire généralisée, et toujours provoquée par l'apparition soudaine d'un temps pluvieux et froid.</p>
<p>Dulcamara appartient au groupe important des remèdes hyrogénoïdes. Très voisin de Rhus tox dont les symptômes douloureux présentent les mêmes caractéristiques de Baryta carbonica dont les inflammations glandulaires sont analogues, il s'apparente avec Natrum sulfuricum ce « rempart, de l'humidité », comme le désigne MUNROE, par sa tendance asthmatique et diarrhéique et avec Thuya par ses manifestations cutanées.</p>
<p>D' Léon VANNIER.</p>
<p>QUELQUES CARACTERISTIQUES</p>
<p>Zingiber      Diarrhée après avoir bu de l'eau impure.</p>
<p>Alumina      Urines involontaires après la selle, ou bien encore urines passant seulement pendant une selle.</p>
<p>Aloe            Sensation de faiblesse et dinsécurité du sphincter anal. Sensation d'insécurité du rectum, comme si la selle allait âtre émise en même temps qu'un gaz.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/08/31/dulcamara/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Loganiacées: Gelsemium, Nux vomica, Ignatia, Spigelia</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/05/04/loganiacees-gelsemium-nux-vomica-ignatia-spigellia/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/05/04/loganiacees-gelsemium-nux-vomica-ignatia-spigellia/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 04:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Gelsemium]]></category>
		<category><![CDATA[Ignatia]]></category>
		<category><![CDATA[nux-vomica]]></category>
		<category><![CDATA[Spigelia]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=444</guid>
		<description><![CDATA[Quelques LOGANIACEES : Gelsemium, Nux-vomica, Ignatia, Spigelia
Par Edouard Broussalian, cours PH du 18 Mars 2010
Les symptômes, toujours les symptômes et rien que les symptômes !
Je ne cesse de répéter que nous vivons une période cruelle de décadence, probablement généralisée mais qui trouve son écho particulièrement dans l’homéopathie.
A mesure que le nombre de médecins homéopathes a diminué à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Quelques LOGANIACEES : Gelsemium, Nux-vomica, Ignatia, Spigelia</h1>
<p><em>Par Edouard Broussalian, cours PH du 18 Mars 2010</em></p>
<h2><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-246" title="loganiacees-gelsemium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium-263x300.jpg" alt="Gelsemium Sempervirens, autrement dit: le jasmin" width="263" height="300" /></a>Les symptômes, toujours les symptômes et rien que les symptômes !</h2>
<p>Je ne cesse de répéter que nous vivons une période cruelle de décadence, probablement généralisée mais qui trouve son écho particulièrement dans l’homéopathie.</p>
<p>A mesure que le nombre de médecins homéopathes a diminué à cause des succès amenés par l’apparente facilité de prescription de la médecine pétrochimique, on a vu grandir le nombre de laïcs intéressés par l’homéopathie et qui prétendent être « homéopathes ».</p>
<p>J’ai pu voir en Haïti ce que cela donne en pratique : il y a un monde entre un cabinet confortable où l’on pose toutes sortes de questions à des patients chroniques et la réalité du terrain où il faut traiter plus de cent personnes par jour. Curieusement ces « homéopathes » une fois confrontés à la clinique n’ont jamais voulu retourner dans les rues !</p>
<p>Pour continuer de dire clairement ce que je pense :</p>
<p>1-      <strong>La médecine, comme la République, est une et indivisible. Elle ne peut pas se réduire à la seule thérapeutique</strong>. Et il est clair qu’il faut être médecin et connaître les maladies avant d’approcher le moindre patient. Autrement, oser demander ce que c’est qu’un ozène, une insuffisance ventriculaire gauche, un OAP, ou le Méthotrexate</p>
<p>2-      A part quelques passionnés qui méritent alors mieux que les vrais diplômés le titre de médecin, la plupart de ces laïcs, certes bardés de bonnes intentions, sont d’une incurie crasse. Ceci risque de faire sombrer l’homéopathie parce que :</p>
<ol>
<li>–sans culture médicale, en encore moins philosophique, ces personnes sont la proie des faiseurs de système qui leur présentent toutes sortes d’élucubrations sous forme du « dernier cri » de l’homéopathie</li>
<li>–leurs consultations longues ne sont souvent, au vu de leur méconnaissance des principes de l’homéopathie, rien d’autre que de la psychothérapie mal conduite.</li>
</ol>
<p>3-      Enfin, au sein même de la médecine, l’homéopathie semble recruter des personnes au profil non adapté, dont le mal-être fait confondre développement personnel et homéopathie. Ici aussi à force de perdre le contact avec les affections aiguës, on devient très attiré par les élucubrations philosophico systémiques des Sankaran et autres Masi. Tout ceci ressemble de plus en plus à la médecine de Molière, où les gens s’échangent de "doctes" propos sur des idées complètement fumeuses.</p>
<p>Ce long préambule étant dit, je voulais donc vous faire comprendre que le signe mental ultime permettant de qualifier un médicament n’existe pas plus que l’équation unique permettant de décrire tout l’univers. <strong>Cette recherche effrénée du « saint Graal » homéopathique n’a aucun sens et va à l’encontre des découvertes de Hahnemann qui unifient les signes du corps et de l’esprit</strong>.</p>
<p>La vérité est toujours très simple, à la portée de tout le monde, sans avoir besoin d’être rompu à des raisonnements accessibles aux seuls initiés. Hahnemann le dit en substance dans l’aphorisme suivant :</p>
<p><strong>2</strong>. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible, cela d'après des principes clairs et intelligibles (*).</p>
<p>Le besoin de « faire compliqué » ou de rechercher des causes cachées est typiquement un aspect des personnalités de type Hyosciamus qui prolifèrent chez les « faiseurs de systèmes »</p>
<p>Nous allons donc centrer cette petite étude des Loganiacées, un peu à la façon d’un Farrington, uniquement sur les signes et les symptômes, en n’établissant des rapprochements basés seulement sur les faits, et je l’espère sans la moindre spéculation.</p>
<h3>Propriétés de la famille</h3>
<p>On peut évoquer ici quelques ressemblances des propriétés des plantes de la famille des Loganiacées. Voici ce que dit Hahnemann au sujet d’Ignatia et de Nux-vomica :</p>
<p>« Bien que les effets d’<em>Ignatia</em> et de <em>Nux</em> <em>vomica</em> soient très proches (comme on pouvait le déduire du fait de leur parenté botanique) le tempérament des patients relevant d’<em>Ignatia</em> diffère de beaucoup de celui des patients auxquels <em>Nux</em> <em>vomica</em> sera utile. <em>Ignatia</em> ne convient pas aux patients chez lesquels la colère, l’impatience, ou la violence sont des sentiments qui prédominent, mais il conviendra à ceux qui sont sujets aux variations rapides d’humeur, passant de la gaieté à l’envie de pleurer. (...) Même à une dynamisation élevée, <em>Ignatia</em> est le principal remède en cas de contrariété chez les sujets qui ne sont pas prompts à se mettre violemment en colère, ou à se venger, mais qui intériorisent leur mécontentement ; chez lesquels on sait que le souvenir d’évènements contrariants reste profondément ancré dans leur esprit, et tout particulièrement dans des situations morbides dues à des suites de chagrins »</p>
<h3>Le §5 et ses interprétations</h3>
<p>Ceci renvoie au §5 de l’Organon où Hahnemann insiste sur la nécessité de connaître le tempérament de la personne à traiter.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">5</span>.</strong>— Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin doit utiliser tous les moyens possibles à sa disposition, afin de déterminer:</p>
<p>I. dans les maladies aiguës: <span style="text-decoration: underline;">la cause occasionnelle la plus vraisemblable;</span>.</p>
<p>II. dans les maladies chroniques: les phases évolutives les plus significatives. Il pourra ainsi en découvrir l'origine, <span style="text-decoration: underline;">la cause profonde, fondamentale,</span> le plus souvent une diathèse chronique (miasme).</p>
<p>En ceci il faudra tenir compte:</p>
<p>— de la constitution physique du malade (surtout dans les affections chroniques),</p>
<p>— de son caractère moral et intellectuel,</p>
<p>— de ses occupations,</p>
<p>— de son genre de vie,</p>
<p>— de ses habitudes,</p>
<p>— de sa situation sociale,</p>
<p>— de ses relations de famille,</p>
<p>— de son âge,</p>
<p>— de sa vie sexuelle, etc...</p>
<p>C’est ici que je vous mets et remets en garde contre les interprétations en vue de créer des systèmes. Voici ce qu’écrit Sankaran après avoir fait la même citation de Hahnemann :</p>
<p>« Cette citation a été également mentionnée au début de ce livre. Elle est importante parce qu’elle nous indique qu’Hahnemann savait que les remèdes d’une même famille partagent des points communs. Il suggère que c’est dans la façon d’exprimer ce trait de caractère que réside la différence entre <em>Ignatia amara</em> et <em>Nux</em> <em>vomica</em> ; <em>Nux vomica </em>l’exprime d’une manière agressive, tandis qu’<em>Ignatia amara</em> le fait dans le silence et la retenue. C’est ce que nous avons compris. Les remèdes d’une même famille partagent une sensation commune. Ce sera l'aspect et l’intensité de la perception et de la réponse à cette sensation qui va individualiser l’expression de chaque remède. Pour <em>Nux vomica</em>, ce sera une réponse agressive, caractéristique du miasme Typhoïde, pour <em>Ignatia amara</em>, une réponse très contrôlée, typique du miasme Cancer »</p>
<p>Ici, de façon très arbitraire, Sankaran s’embarque dans la création de miasmes « ad hoc » alors que Hahnemann ne veut parler que de tempéraments différents. David Little souligne aussi une question fort embarrassante : combien de cancers ont été traités par Ignatia ? La réponse est simple : zéro cas dans toute la littérature à ma connaissance.</p>
<p>Une fois encore, chaque médicament possède de nombreuses nuances et convient à des miasmes différents, d’autant que Sankaran détourne la notion de miasme créée par Hahnemann. En effet, dans l’esprit du fondateur, un miasme signifie contagion par un agent invisible hostile à la vie. C’est tout à fait une idée de maladie infectieuse.</p>
<p>Les travaux récents du P. Montagnier qui réhabilitent Benveniste vont dans ce sens. On se rend compte que c’est le sérum des personnes traitées pour leur sida en parfaite rémission biologique, sans arn circulant dosable qui émet pourtant le plus de signaux électromagnétiques avec la signature du virus. Cette rémanence sous une autre forme avait été clairement pressentie par Hahnemann d’après son génie de l’observation clinique.</p>
<p>A partir de la notion de miasme infectieux, on s’est rendu compte qu’il existait un ensemble de symptômes particuliers caractérisant chaque grand miasme, et il fallait faire un pas de plus pour décrire les miasmes comme des modalités réactionnelles de l’organisme face à une agression chronique. On s’est ensuite empressé de passer sous silence le fait que ces réalités cliniques sont intimement corrélées avec un agent infectieux pathogène, pour n’en décrire que la sphère psychique.</p>
<p>Sankaran a besoin pour repérer la position d’un médicament dans un système à deux dimensions d’un axe des abscisses et des ordonnées. Ayant dégagé la fameuse sensation commune de la famille (aux contours toujours très flous comme nous l’apprend la phylogénie) il lui manque l’autre coordonnée. Ce sont les miasmes qui la lui fournissent. Au passage, la notion de miasme devient un vrai fourre-tout qui décrit surtout une adaptation du comportement plutôt qu’un problème infectieux. Pourquoi dans ces conditions se contenter de 12 miasmes ? On se retrouve bien étriqué pour rendre compte des propriétés des familles de plantes qui ont plus de 12 membres, et loin d’être l’exception c’est la règle d’avoir de très grandes familles de plantes.</p>
<p>Dans ces conditions c’est souvent une manifestation de pure folie que de prétendre tout organiser et ranger dans des cases arbitraires. En général ce sont les sujets Anacardium ou Hyosciamus qui ressentent ce besoin, et ils sont très nombreux dans notre profession.</p>
<p>Plutôt que des théories, je vous propose un tableau très simple pour résumer les ressemblances, ce sera plus utile en pratique :</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="154" valign="top"></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Gelsemium</strong></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Nux vomica</strong></td>
<td width="154" valign="top"><strong>Ignatia</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Etiologie principale</td>
<td width="154" valign="top">Suite de peur :</td>
<td width="154" valign="top">Suite de colère</td>
<td width="154" valign="top">Suite de chagrin</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Anticipation</td>
<td width="154" valign="top">+++</td>
<td width="154" valign="top">+</td>
<td width="154" valign="top">+++</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" width="154" valign="top">Effets de l’excitation</td>
<td width="154" valign="top">Paralysie et tremblement</td>
<td width="154" valign="top">Contraction clonique</td>
<td width="154" valign="top">Contraction tonique</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Accablement</td>
<td width="154" valign="top">Extériorisation</td>
<td width="154" valign="top">Intériorisation</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Couardise, s’enfuit</td>
<td width="154" valign="top">Impétuosité, monte à l’attaque</td>
<td width="154" valign="top">Courage, fait face avec dignité</td>
</tr>
<tr>
<td width="154" valign="top">Comportement</td>
<td width="154" valign="top">Evitement de toute situation embarrassante, sentiment de fragilité   avec confusion mentale</td>
<td width="154" valign="top">Pragmatisme avec un accent particulier sur l’organisation et   l’efficacité, pensées persistantes sur le travail à accomplir</td>
<td width="154" valign="top">Idéalisme et une délicatesse dans ses perceptions, culpabilité et   ressassement</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Gelsemium</h2>
<p>Nous allons étudier un médicament dont j’ai longtemps différé l’étude car c’est un véritable monument dont il s’agit, il est difficile d’être synthétique sans omettre des points particuliers toujours importants.</p>
<p>Gelsemium à lui tout seul convient à une multitude de maux, notamment ceux que crée une société de surmenage et de sur-stimulation. Il est fréquemment indiqué dans de nombreux cas aigus et on rencontre aussi de plus en plus de cas chroniques, comme le syndrome de fatigue chronique, certaines scléroses en plaques, etc.</p>
<p>La pédanterie moderne en homéopathie consiste à épater son auditoire en prescrivant des remèdes rarissimes pour démontrer sa soi-disant maîtrise de la matière médicale. Gelsemium nous prouve tous les jours l’insuffisance de nos connaissances et le fait qu’un bon homéopathe se doit d’abord de connaître parfaitement ses classiques. Donner Baryta sulfurica ou Falcon peregrinum alors qu’on rate des centaines de cas de Gelsemium relève d’un processus mental qui nous incite à réviser Les Précieuses Ridicules de Molière.</p>
<h3>Un coup d’œil sur le Hering</h3>
<p>Je me propose à travers notre étude de suivre tout simplement la démarche qui est la mienne lorsque j’étudie un médicament. Avant d’ouvrir le moindre ouvrage d’un auteur classique, je regarde toujours l’encyclopédie et je relève les signes qui me semblent marquants. C’est vraiment la même chose que lorsqu’un patient arrive devant vous. Qu’a-t-il d’unique ? Comment et en quoi se différentie-t-il des autres, de la multitude ?</p>
<p><em>Immobilité cataleptique, hébétude, torpeur, somnolence. Stupeur, ne peut ouvrir les yeux. Inconscience</em>. Ceci nous donne la première image « brute » du médicament. Le patient semble « sonné », comme s’il était KO aussi bien au plan mental et peut-être émotionnel qu’au niveau des muscles périphériques. La première question qui se pose alors est « pourquoi un tel état ? ». La réponse nous est donnée partiellement par le symptôme suivant.</p>
<p><em>Après le décès de son fils, elle ressasse cette perte, perd parfois conscience, ou plutôt elle est plongée dans ses pensées ; elle s’imagine qu’elle est dans la tombe ; après cet accès, elle ressent une oppression thoracique étouffante</em>. Le tableau prend maintenant plus de cohérence : on dirait que l’organisme est sonné après avoir été soumis à un choc intense qui semble paralyser l’esprit. Le cerveau reste capable de ruminer, ressasser en boucle, on reste stuporeux. La matière médicale parle d’accès. On pourra probablement voir Gelsemium indiqué dans des crises de mélancolie pouvant se produire de façon récurrente après un trop plein d’évènements qui ont créé un état de choc que l’organisme ne parvient plus à gérer.</p>
<p><em>Engourdissement des facultés mentales, engourdissement de l’esprit &gt; après l’émission abondante d’urine aqueuse, incapacité à réfléchir, à fixer son attention, idées décousues, ne peut suivre longtemps son idée, s’il essaye de penser longtemps il est pris d’une douloureuse sensation de vide mental</em>. Vous voyez pourquoi Gelsemium est précieux devant les situations capables de produire un tel état, en d’autres termes, le trac sous toutes ses formes. L’idée qui se dégage ici est bien plus générale qu’un simple trac d’examen ou de se produire en spectacle ou devant une assemblée, un juge, etc.</p>
<p>Le stimulus externe est tout simplement trop important pour l’organisme, qui ne parvient pas à le gérer et se retrouve paralysé. Nous avons tous des limites à encaisser les évènements. Les sujets très sensibles pourront avoir besoin constitutionnellement de Gelsemium, le moindre rien représente pour eux une épreuve, avec la panique, la paralysie, comme une proie devant son prédateur. Mais ce sera le même remède si vous devez sortir de votre tranchée et monter à l’assaut tandis que tout explose autour de vous.</p>
<p>En raison du fait que l’on suppose être devant une forme d’hypersensibilité, nous devrons donc trouver aussi dans Gelsemium beaucoup d’engourdissements, qui sont autant de signes réactionnels à trop de stimulation.</p>
<p>L’encyclopédie nous donne ici deux signes qui nous font sursauter parce vous ne les rencontrez pour ainsi dire nulle par ailleurs.</p>
<p>Que vient donc faire ici <em>l’amélioration de l’état mental par l’élimination d’urines claires et abondantes</em> ? C’est pour le moins inhabituel, donc caractéristique du remède. Cette keynote a servi un nombre incalculable de fois à prescrire avec succès Gelsemium.</p>
<p>L’autre signe bizarre ici est <em>la sensation de vide quasiment douloureuse dans le cerveau en essayant de se concentrer</em>. Le cerveau est dans un tel état de fatigue que cette sensation particulière est générée lorsqu’on essaye de le « faire fonctionner ». Bien entendu c’est le pendant de l’extrême faiblesse des muscles périphériques.</p>
<p>On peut déjà ici soupçonner qu’un tel malade aura horreur de l’effort, du mouvement, et qu’il ne supportera pas qu’on le dérange.</p>
<p>Þ<strong>Bryonia</strong> est très proche de Gelsemium, notamment dans les cas aigus qui se développent progressivement. Les deux médicaments « fleurissent » au printemps lorsque l’on prend froid alors que l’on n’était pas assez couvert (Bry). Ou encore dès que soudainement il se met à faire chaud alors que jusqu’alors le froid régnait encore (Gels). On trouve le même visage empourpré, l’aggravation par le mouvement, l’aversion à être dérangé. Mais dans Bryonia l’irritation domine, le patient est hyperalgique, il souffre et comme il a mal de partout, il a autre chose à faire que de vous répondre. Dans Gelsemium, le patient est tout somnolent, fatigué, « ailleurs », il ne supporte pas qu’on le dérange car il n’arrive tout simplement pas à gérer votre demande, il ne comprend que lentement, la moindre sollicitation de l’intellect requiert un effort désagréable. Bryonia est grincheux, alors que Gelsemium est somnolent et « sonné ».</p>
<p>Bryonia ne supporte pas le mouvement qui aggrave ses souffrances et il a besoin de la pression qui le soulage tout en l’aidant à se maintenir immobile. Gelsemium n’a pas du tout envie de bouger, ce serait trop d’efforts car les muscles ne répondent pas à la volonté, les membres sont si lourds, il peut difficilement tenir sa tête, lever la main, sortir un bras des couvertures.</p>
<p>Bryonia transpire abondamment, Gelsemium quant à lui n’a pas soif du tout. Surveillez la miction : si l’on vous rapporte que le patient fait « d’énormes pipis », votre cas est bouclé.</p>
<p>Très caractéristique de Gelsemium : le frisson dans le dos qui remonte le long du dos ou bien le patient décrit cela comme une sorte de va et vient, vers le haut et le bas. Le frisson de Bryonia est bien entendu plus généralisé dans les cas graves type pneumonie, mais on le rencontre souvent au début de l’affection au niveau du dos, mais le frisson descend le long du dos.</p>
<p><em>Confusion, quand le sujet essaye de bouger, les muscles refusent d’obéir, étourdissement</em>. C’est ici le signe très caractéristique de la paralysie de Gelsemium. Les muscles n’obéissent pas à la volonté, il faut vraiment se concentrer et faire un effort pour obtenir le mouvement. Ceci est observé très fréquemment dans les affections aiguës qui appellent le remède (fièvre, grippe, etc.)</p>
<p><em>Accès de frénésie, yeux rouges, exorbités et effrayants, cheveux ébouriffés… Extrémités et tête alternativement chauds et froids. Manie aigue après mélancolie</em>. <em>Loquacité, les yeux brillants</em>. Ces signes vous montrent s’il en était besoin que la matière médicale regorge de signes opposés. Ceci représente chez chaque sujet sensible l’action et la réaction. Ici encore on retiendra le terme « accès », comme si le patient sortait brutalement de sa torpeur mélancolique. Quelles situations peuvent produire un tel état ? Probablement certains états inflammatoires du cerveau ou de ses enveloppes, ou encore le refoulement d’émotions violentes comme la colère, et qui sort ainsi par accès. On a donc des chances que Gelsemium soit adapté aussi aux personnes qui refoulent leur peine, leur souffrance morale.</p>
<p>Ceci est cohérent avec l’idée qu’on doit se faire de l’élimination surabondante d’urine claire qui apaise le patient. Il faut que vous ayez cette souplesse d’esprit pour comprendre l’ensemble de l’image d’un remède et comprendre comment une cohérence logique s’établit dans l’ensemble des signes apparemment épars. Vous trouverez Gelsemium dans la rubrique CHAGRIN/ Pleurer, ne peut (Nat-m) ; ou encore dans COLERE/ affections suite de. Gelsemium sera ainsi <em>très soulagé s’il parvient à pleurer</em>, c’est cohérent avec l’image du médicament.</p>
<p><em>Se réveille en sursaut en hurlant</em>. Tout n’est pas aussi calme et abattu qu’on pourrait le croire chez Gelsemium. Les peurs ou les sentiments refoulés semblent s’exprimer lors du sommeil, ce qui est classique dans le contexte de refoulement des émotions.</p>
<p><em>Désire qu’on le laisse seul ; irritable, hypersensible. Désire être tranquille, n’a pas envie de parler, ni d’avoir quelqu’un près d’elle, même si cette personne reste silencieuse</em>. Comme on pouvait le prévoir, voici le signe qui complète fort logiquement le tableau mental du remède. Chaque fois que vous avez des signes de paralysie et d’engourdissement, c’est que le remède produit aussi des spasmes et de l’hypersensibilité. Ce groupe de symptôme peut faire confondre Gelsemium avec des remèdes plus irritables comme Chamomilla, Nux-vomica, Bryonia (voir ci-dessus). La différence essentielle de Gelsemium avec les autres réside dans le fait que l’irritabilité n’est pas un signe prédominant, si on la cherche, on peut la provoquer. Le tableau est dominé par la faiblesse tremblotante, les vertiges, le ralentissement psychique. En entrant dans la chambre du malade, on sera frappé par le côté « stone », somnolent, sonné. Si vous entrez par exemple chez un patient Chamomilla, il va vous envoyer péter tout de suite comme première réaction.</p>
<p>Le signe « <em>grande dépression mentale chez les onanistes, avec confusion mentale et langueur excessive »</em> complète à son tour l’image du remède. Sur la sphère sexuelle, c’est Vithoulkas qui décrit le mieux la situation de Gelsemium :</p>
<p>« Le même thème s’applique à la sphère sexuelle : le désir est facilement déclenché mais n’est pas très fort, et la fragilité conduira souvent à la masturbation. Ils n’ont pas assez de vitalité, ni assez de courage pour s’engager dans une interaction sexuelle avec d’autres. Après la masturbation, ils se sentent donc très mal intérieurement ; ils ont une immense insatisfaction, de la tristesse. Il y a des émissions nocturnes sans érections, des émissions lors de la selle, et aussi rien qu’en caressant une femme. »</p>
<p><em>Sujet mélancolique et découragé. Préoccupé par le présent et par l’avenir. Peur de la mort, manque de courage pour se suicider</em>. Vous ne trouverez pas Gelsemium dans les rubriques comme RESSASSER, c’est souvent un médicament aigu dans les suites immédiates d’un chagrin, avec cet état de stase mentale que nous avons commencé à décrire.</p>
<p>Ceci permet de distinguer facilement avec <strong>Natrum muriaticum</strong> qui passe son temps à ruminer les évènements désagréables du passé. Les préoccupations de Gelsemium concernent surtout son état actuel et ce qu’il va devenir. Cela génère un <em>désespoir</em>, et du <em>découragement</em>, deux mots clés du remède.</p>
<p>Les pensées de suicide abondent pour échapper à leurs souffrances mais ils manquent de courage pour passer à l’acte, ce qui fait ressembler ici Gelsemium à Nux vomica, un autre membre de la famille des Loganiacées. Si Gelsemium a en quelque sorte les pattes coupées, Nux vomica réagit de la façon diamétralement opposée en générant spasmes et autres réactions spastiques. Gelsemium est caractérisé par le grand manque de courage, une anxiété qui le fait trembler, Nux vomica est juste à l’opposée.</p>
<p><em>Anxiété, incohérence de la pensée, aversion pour étudier</em>. <em>Le travail mental entraîne une sensation de découragement qui provient de la faiblesse cérébrale ; incapable d’attention dès qu’il s’agit de penser</em>. Les muscles n’obéissent plus, les membres sont lourds et fatigués, le cerveau ne peut pas travailler non plus. L’incapacité à penser est une keynote du remède. Ce tableau mental se retrouve dans presque toutes les affections où Gelsemium sera indiqué.</p>
<p><em>Chaque nouvelle excitante provoque de la diarrhée ; mauvais effets d’une peur ou d’une frayeur</em>. Nous voici devant le signe classique du remède. Nux vomica est surtout aggravé par le manque de sommeil, les veilles prolongées pour parvenir à travailler suffisamment. Le sujet Nux vomica typique est d’abord quelqu’un de sec et nerveux, dont les moindres gestes trahissent un tonus musculaire important, tandis que Gelsemium s’adapte merveilleusement bien au choc d’une nouvelle soudaine, d’une frayeur, qui provoque une paralysie, une détente musculaire.</p>
<p><em>Troubles suite d’annonce soudaine de mauvaise nouvelle, troubles suite de frayeur comme une diarrhée, une fausse-couche, etc</em>. On peut dire que suite au stimulus soudain, le patient Gelsemium lâche tout d’un coup : diarrhée, fausse-couche, etc. Essayez de garder cette image en tête de quelqu’un qui lâche un objet qu’il tient dans sa main. Gelsemium est vraiment par excellence le remède de la trouille et de ses effets paralysants ; incapable de faire face, il ouvre les sphincters là où le sujet Nux vomica « serre les dents » et cherche à foncer dans le tas.</p>
<p>Cette paralysie affecte aussi les nerfs sensitifs. Je vous narre ici l’anecdote de la surdité brutale du chauffeur du Dr. Schmidt. L’homme accourt consulter son patron qui s’enquiert donc des circonstances de survenue. Il s’avère bien vite que le trouble s’est déclenché peu après qu’un coup de fil lui ait appris une très mauvaise nouvelle familiale. Il vous reste à croiser les rubriques HYPOACOUSIE/ soudaine et MAUVAISES NOUVELLES pour prescrire tout de suite Gelsemium avec un effet quasi immédiat.</p>
<p><em>Appréhension nerveuse d’apparaître en public, chez les chanteurs et les orateurs</em>. Je vous cite de nouveau Vithoulkas :</p>
<p>« Sur le plan émotionnel, ces gens sont extrêmement timides, ils ont une sainte horreur de se trouver avec d’autres gens, ils ne sont pas sociables, avant tout parce qu’ils manquent d’énergie pour gérer les interactions. Ils n’ont tout simplement pas assez d’énergie pour faire face aux nécessités et aux responsabilités de la vie. Cette aversion pour communiquer ou participer à une réunion peut atteindre des sommets comme jusqu’à être pétri de peur (couardise) devant une assemblée, passer devant un juge, passer un examen. Cette incapacité à affronter les responsabilités de la vie mais aussi le stress ordinaire d’une journée banale peut atteindre le point où ils se retrouvent incapables de gérer leur présence dans des réunions les plus anodines »</p>
<p>Ceci fait de Gelsemium le remède principal de la <strong>trouille</strong>. C’est par excellence le remède de la peur qui paralyse, qui provoque un relâchement des sphincters, etc. Nous verrons plus loin les médicaments de l’anticipation.</p>
<p><em>Troubles après une excitation ou une mauvaise nouvelle ; après des émotions soudaines ; par anticipation d’évènements inhabituels ; dépression générale provoquée par la chaleur du soleil en été</em>. Clairement, on voit ici la fragilité du patient qui ressent un choc et ne parvient pas à le gérer, cette sensation est courante chez de nombreuses plantes, les ombellifères par exemple sont ici très proches. Ce qui est plus intéressant ici c’est l’importance des effets de la chaleur du soleil en été. Ce facteur météo est très important, il faut apprendre bien vite dans notre profession à regarder le temps qu’il fait et se dire :</p>
<p>-          Il fait un froid terrible, le ciel est bleu et il y a un vent glacial : Aconit.</p>
<p>-          On a eu bien froid, le temps commence enfin à s’améliorer après l’hiver : Bry, Gels.</p>
<p>-          Il fait super chaud, on a trop mangé ou bu trop froid : Ant-c.</p>
<p>Etc.</p>
<p><em>Effets du chagrin, ne peut pleurer ; &lt; en pensant à ses symptômes ; &lt; également en lui parlant de la personne qu’il a perdue ; &gt; en parlant d’autre chose ; oppression et palpitations cardiaques  ; ressent une impression de danger ; visage congestionné ; insomnie ; abattement ; sensation d’endolorissement autour du cœur</em>. Pesez bien chaque mot de Hering, cela vaut de l’or. Vous voyez ici comme se manifeste <strong>l’évitement</strong> chez Gelsemium : ne pas parler de ce qui blesse, ne pas penser non plus. C’est l’une des manifestations de la lâcheté du remède. Nous sommes ici aux antipodes d’Ignatia (rester digne) mais surtout Nux vomica (foncer dans le tas).</p>
<p>Ici un ajout à faire dans le Répertoire : ILLUSIONS/ Danger/ sentiment de. Vous comprenez que le patient vit dans la crainte permanente, un peu à la façon de Medorrhinum. Ce sentiment de danger est ici tout à fait bizarre puisqu’il apparaît dans un contexte de chagrin. Vous mesurez ainsi toute l’empreinte de Gelsemium : l’esprit est tellement choqué que la peur est générée en réaction.</p>
<p>Les sensations physiques sont aussi de la plus haute importance. Le visage congestionné est une caractéristique du médicament, notamment dans les affections aiguës. N’oubliez pas que c’est un remède très congestif. L’insomnie suite d’idéation est très classique, toutes les Loganiacées la présentent. Enfin, la sensation d’endolorissement, les courbatures, etc. se manifestent presque dans chaque cas qui a besoin de Gelsemium. Suite à un chagrin, ressentir de l’endolorissement autour du cœur n’est probablement pas sans signification.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/05/04/loganiacees-gelsemium-nux-vomica-ignatia-spigellia/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Réflexe homéopathie en cas de grippe</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2009/11/26/reflexe-homeopathie-en-cas-de-grippe/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2009/11/26/reflexe-homeopathie-en-cas-de-grippe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 09:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[grippe]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathique]]></category>
		<category><![CDATA[médicament]]></category>
		<category><![CDATA[nux-vomica]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/homeoblog/?p=70</guid>
		<description><![CDATA[Premiers signes? Après avoir traité bon nombre de cas, un médicament se dégage pour l'instant, c'est NUX-VOMICA. Mettez 2 ou 3 petits globules d'une dose de 30 CH dans un verre d'eau. Prenez une cuiller à café toutes les heures. Si le médicament est bien indiqué vous devrez aller bien mieux en quelques prises, auquel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>Premiers signes</strong>? Après avoir traité bon nombre de cas, un médicament se dégage pour l'instant, c'est <strong>NUX-VOMICA</strong>. Mettez 2 ou 3 petits globules d'une dose de 30 CH dans un verre d'eau. Prenez une cuiller à café toutes les heures. Si le médicament est bien indiqué vous devrez aller bien mieux en quelques prises, auquel cas vous pouvez commencer à espacer le médicament. Si pas d'effet au bout de quelques heures, nous espérons pour vous qu'il y a un homéopathe <em>compétent</em> dans votre secteur.</p>
<p><strong><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/granules-feuilles.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-71" title="granules-feuilles" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/granules-feuilles-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Prévention</strong>. Nous ne pensons pas que les Oscillociccinum et autres produits supposés prévenir la grippe soient efficaces, pour des raisons trop longues à exposer ici. Ces médicaments représentent le fond de commerce des labos homéopathiques mais n'ont pas prouvé leur efficacité. Peut être cependant, vaut-il la peine d'essayer <strong>INFLUENZINUM</strong> 30 CH, un globule (oui le tout petit grain) une fois tous les 15 jours... sans garantie.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2009/11/26/reflexe-homeopathie-en-cas-de-grippe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
