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Les personnes atteintes par l'épidémie régnante
souffrent toutes, il est vrai, d'une maladie provenant de la même
source et par conséquent semblable. Mais les caractères du
génie épidémique et la totalité de ses symptômes (dont la
connaissance est cependant indispensable pour se former une image
complète de l'état morbide et choisir d'après cela le remède
homéopathique le plus en harmonie avec eux), ne peuvent évidemment
être observés chez un seul et unique malade.
Pour saisir la vue d'ensemble d'une épidémie et tous les
symptômes qui la représentent, il faut, par abstraction, se faire un
tableau des symptômes observés chez plusieurs malades qui en sont
atteints, en tenant compte des différences de leur constitution.
Si l'on a soin de mettre ainsi par écrit les symptômes
observés dans plusieurs cas épidémiques avec leurs caractères et
leurs modalités, ce portrait va toujours plus en se perfectionnant.
Comme les symptômes communs se répètent, ce relevé ne devient ni
plus étendu, ni plus prolixe, mais plus significatif (plus
caractéristique), et il embrasse davantage les particularités de la
maladie collective.
D'un côté les symptômes généraux communs (comme
l'inappétence, l'insomnie, etc.) acquièrent plus de précision; et,
de l'autre, les symptômes saillants, singuliers, anormaux, non
pathognomoniques dans l'épidémie considérée - d'ailleurs peu
nombreux - surgissent, et constituent par leur ensemble le caractère
même de l'affection contagieuse (a).
(a)
C'est alors que l'étude des cas ultérieurs prouvera au médecin, qui
déjà, grâce aux premiers malades a pu sélectionner une médication
approximativement homéopathique, s'il convient de vérifier la
conformité de celle qui a été choisie, ou s'il doit recourir à un
remède mieux approprié et plus homéopathique encore.
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