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L'hypothèse matérialiste cherchant à représenter
objectivement la maladie naturelle par une materia peccans résidant quelque part à l'intérieur ou à l'extérieur de l'organisme,
est une pure aberration (§ 11 et § 13).
(
trad - Quand on parle de maladie il faut comprendre
une cause un désordre et un résultat - trad.)
Tout se passe comme si les maladies étaient produites
par une puissance négative (*), de nature immatérielle, qui ferait
penser à une sorte d'infection (§ 11 a).
Celle-ci perturbe le rythme naturel du principe vital
incorporel dont l'action instinctive domine tout l'organisme vivant,
le torture et le pousse à susciter toute une série de manifestations
subjectives et objectives dans ses diverses fonctions.
Le résultat de ce désordre,
représenté par des symptômes, est appelé maladie.
(trad -D'autre part, quand on parle de guérison il faut aussi comprendre une puissance, une action
et un résultat - trad.)
Le médecin possède par ses médicaments une puissance
positive (*) artificielle également capable de désaccorder le
principe vital. Pour débarrasser celui-ci de l'emprise de l'agent
hostile qui provoque et entretient le désaccord, il sera nécessaire
d'appliquer le remède dont la pathogénésie représente un dérangement
aussi semblable que possible à la maladie.
Or, l'expérience prouve que tout médicament, même à la
dose la plus minime, excède toujours en énergie la puissance morbide
de la maladie naturelle similaire (§ 33 et § 279).
Le principe vital, sous l'influence d'une sorte de
maladie artificielle, éphémère mais plus forte, créée par le remède,
ne ressent plus la maladie naturelle plus faible, de même que sous
l'action plus forte des rayons du soleil, la perception lumineuse
d'une flamme s'efface rapidement (§ 45 a). C'est ainsi que par une
sorte de substitution la maladie naturelle est anéantie.
(*)
(Puissances négatives et positives - voir § 70 (termes du trad).
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