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194.-
Il ne convient ni dans les affections aiguës
localisées de date récente, ni dans celles existant depuis
longtemps, de faire l'application ou la friction sur la partie
malade d'aucun médicament externe, fût-ce le remède qui, pris
intérieurement, serait spécifique et homéopathique, et quand bien
même on administrerait simultanément la même substance médicinale
par voie interne.
A part les traumas d'une certaine importance exigeant un
traitement chirurgical, les affections externes aiguës (par exemple
les inflammations localisées, l'érysipèle, etc...) dues à des causes
dynamiques ou intrinsèques, cèdent le plus sûrement et d'ordinaire
sans l'aide d'autres moyens thérapeutiques, aux remèdes internes
appropriés aussi bien à l'affection actuelle interne qu'à celle qui
est externe, ceux-ci toujours sélectionnés bien entendu selon la loi
des semblables.
Si les affections localisées ne leur cèdent pas
complètement, si, malgré la correction du genre de vie la maladie
n'est qu'en partie guérie, et si l'énergie vitale n'est pas capable
de rétablir l'état normal, alors ces manifestations aiguës
apparemment locales doivent être considérées (ce qui n'est pas rare)
comme le résultat d'une psore latente qui a surgi et ne va pas
tarder à se développer sous forme d'une maladie chronique objective.
195.- Il convient dans ces cas du reste
assez fréquents de guérison incomplète, pour rétablir et recouvrer
une santé excellente, après avoir calmé l'épisode aigu pour le
rendre supportable, d'instituer à la fois contre les maux
persistants et l'état constitutionnel un traitement antipsorique
approprié (comme je l'ai indiqué dans mon ouvrage «Doctrine et
traitement homéopathique des maladies chroniques»).
En fait, dans les maladies chroniques localisées dont on
est sûr qu'elles ne sont pas vénériennes (a), la pratique enseigne
incontestablement que le traitement antipsorique interne occupe la
place prépondérante.
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