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26.-
L'expérience nous apprend encore que tous les
médicaments guérissent, sans exception, les maladies dont les
symptômes se rapprochent le plus possible des leurs, qu'aucune ne
leur résiste.
(trad - c'est-à-dire quand la comparaison des effets d'un médicament
avec ceux d'une maladie montre une parfaite similitude et répond au § 279 - trad).
Ceci repose sur la loi naturelle de l'homéopathie, loi
parfois pressentie, mais méconnue jusqu'ici, bien qu'elle ait été
dans tous les temps la base de toute guérison véritable, à savoir
que:
Dans l'organisme vivant, une affection dynamique
plus faible est éteinte d'une manière durable par une plus forte, si celle-ci (différente d'espèce) lui ressemble cependant beaucoup dans sa
manifestation (a).
(a)
C'est ainsi que sont guéris les maux physiques et les affections
morales.
Pourquoi le brillant
Jupiter disparaît-il dans le crépuscule du matin aux nerfs optiques
de celui qui le contemple ? C'est parce qu'une puissance semblable
mais plus forte, la clarté du jour naissant, agit sur ces mêmes
nerfs. Par quel moyen calme-t-on les nerfs olfactifs offensés par
des odeurs désagréables? Par du tabac à priser, lequel affecte
l'odorat d'une façon semblable, mais plus forte. Ce n'est ni avec de
la musique, ni par des sucreries qu'on pourrait guérir ce dégoût des
odeurs, parce que ces moyens agiraient sur d'autres nerfs
sensoriels.
De quelle façon
étouffe-t-on dans l'oreille compatissante des assistants les
lamentations du malheureux condamné au supplice des verges? Par le
son aigu et perçant du fifre, joint au vacarme du tambour. Et
comment couvre-t-on le fracas lointain des canons ennemis qui
portent la terreur dans une armée? Par le bruit assourdissant et
tonitruant de la grosse caisse. Ce résultat n'aurait été obtenu ni
par des réprimandes, ni par la distribution aux troupes de brillants
uniformes!
De même la tristesse
et le chagrin s'éteignent dans l'âme, à la nouvelle - fût-elle même
fictive - d'un chagrin plus grand survenu à une autre personne. Les
inconvénients d'une joie trop vive sont prévenus par le café, qui,
de lui-même, provoque un état de surexcitation agréable.
Il a fallu que des
peuples comme les allemands, plongés progressivement depuis des
siècles dans l'esclavage et une molle apathie, fussent écrasés sous
le joug tyrannique et intolérable du conquérant venu de l'ouest (*)
et qu'ainsi le peu d'estime qu'ils avaient encore d'eux-mêmes fut
dépassé, pour que le sentiment de la dignité humaine se réveillât en
eux et qu'une première fois enfin ils relevassent la tête ! (**)
(*) (trad-
Allusion à Napoléon -
trad).
(**) (trad-
Ecrit en 1842 - trad).
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