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274.- Comme le vrai
médecin trouve déjà dans les médicaments simples, employés seuls et
non mélangés, tout ce qu'il peut désirer (c'est-à-dire des
puissances pathogénésiques artificielles, qui, par leur affinité
homéopathique, peuvent subjuguer complètement les maladies
naturelles, éteindre l'influence que celles-ci ont provoquée sur le
principe vital et les guérir de façon durable), suivant le proverbe
fort sage: « de ne jamais chercher à faire avec plusieurs forces ce
qu'on peut accomplir avec une seule», il ne lui viendra jamais à
l'esprit de donner, comme remède, autre chose qu'un seul médicament
simple à la fois.
Il ne prescrira jamais plusieurs médicaments
simultanément, car il sait que quand bien même on posséderait des
pathogénésies complètes de tous les médicaments simples, on n'en
serait pas moins hors d'état de prévoir la manière dont deux ou
plusieurs substances médicinales mêlées ensemble pourraient se
contrarier et se modifier réciproquement dans leurs effets sur
l'organisme humain.
Il n'ignore pas non plus qu'un médicament simple, donné
dans une maladie dont l'ensemble des symptômes est exactement connu,
suffit à lui seul pour la guérir d'une manière parfaite, s'il a été
choisi homéopathiquement.
Il est bien convaincu enfin que, dans le cas même le
moins favorable, celui où, n'étant pas suffisante, la ressemblance
des symptômes du malade avec ceux du remède, a eu pour conséquence
un échec thérapeutique, ce cas procurerait quand même quelques
profits à la matière médicale. Ainsi les nouveaux malaises dus à
cette prescription confirmeraient au moins ceux que ce remède avait
déjà provoqués expérimentalement, avantage dont on se prive en
faisant usage de médicaments composés (a).
(a)
Un médecin judicieux se contente de
donner simplement, par voie interne, le médicament qu'il aura choisi
aussi homéopathiquement que possible. Il laissera l'allopathe
routinier et illogique donner toutes sortes d'adjuvants: des tisanes
composées de substances différentes de celle prise comme remède, des
sachets d'herbes médicinales, des fomentations faites de toute
espèce d'autres plantes, des lavements composés de substances
médicinales autres que celle administrée ou encore des frictions
avec telle ou telle sorte d'onguent.
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