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70. -
En résumé, on ne saurait méconnaître les vérités
suivantes:
I. Que l'universalité des symptômes:
- a) représente véritablement tout ce qu'on peut
reconnaître de pathologique chez un malade et par conséquent tout ce
qui est à guérir,
- b) se manifeste:
1. par l'ensemble des troubles exprimés par le
malade,
2. par la totalité des indices révélateurs et des symptômes relevés
dans l'anamnèse par le médecin, et
3. par toutes les manifestations objectives recherchées au cours
d'un examen complet (trad- examens de laboratoire, rayons X, etc...-
trad),
- c) fournit la clé de l'indication thérapeutique.
Par ailleurs, toutes les soi-disant causes internes
qu'on pourrait attribuer aux maladies, tous les caractères
hypothétiques, occultes ou autres qu'on serait tenté de leur
assigner, tout élément morbide matériel imaginaire dont on voudrait
les faire dépendre, ne sont que spéculations hasardeuses et songes
creux.
II. Que ce dérèglement que nous appelons
maladie ne peut être converti en santé que par un autre dérèglement
de l'énergie vitale, provoqué au moyen de médicaments.
La seule vertu curative de ces derniers
consiste donc uniquement dans le changement qu'ils font subir à
l'individu, c'est-à-dire dans la production de symptômes morbides
spécifiques.
Les expériences faites sur des sujets bien
portants sont le meilleur et le plus sûr moyen de reconnaître cette
vertu curative.
III. Que d'après tous les faits connus, il
est impossible de guérir réellement une maladie naturelle à l'aide
de médicaments qui possèdent par eux-mêmes la faculté de produire
chez l'homme sain, un état morbide dissimilaire (symptômes morbides
dissemblables) différent de la maladie à guérir. D'où
il suit que la thérapeutique allopathique ne procure donc aucune
vraie guérison. La nature elle-même n'en opère pas davantage: jamais
une maladie ne se trouve anéantie, détruite et guérie par une
seconde maladie dissemblable ajoutée à l'autre, quelque forte que
puisse être cette nouvelle affection.
IV. Que d'après toutes les expériences
connues à ce jour, les médicaments susceptibles de faire naître,
chez l'homme bien portant, un symptôme morbide artificiel opposé à un autre symptôme de la maladie à guérir, ne
produisent qu'un soulagement temporaire dans une maladie déjà
ancienne, n'en procurent jamais la guérison, et la laissent toujours
reparaître, au bout d'un certain temps, dans un état plus grave
qu'elle n'était dans le passé. En un mot cette méthode antipathique
et purement palliative est absolument contraire au but qu'on se
propose dans les maladies anciennes de quelque importance.
V. Et qu'enfin, la troisième méthode, la
seule qui reste encore, à laquelle on puisse s'adresser (la méthode homéopathique) est celle qui, calculant bien la dose,
emploie contre l'ensemble des symptômes d'une maladie naturelle, un
remède capable de provoquer chez l'homme bien portant, des symptômes
aussi semblables que possible à ceux qu'on observe chez le malade.
Or, les maladies ne sont en fait que des
puissances « négatives (*) », de nature purement dynamique, causant
des aberrations de l'équilibre biologique du principe vital dans sa
subtile perception sensitive.
L'homéopathie est ainsi la seule méthode réellement
salutaire, la seule par laquelle les maladies sont subjuguées et
anéanties par la puissance « positive (*) », semblable et plus
forte, de nature également dynamique, du remède homéopathique, cela
par une intervention indolore, procurant une guérison complète et
permanente. La nature elle-même nous en donne l'exemple, dans
certains cas fortuits, lorsqu'une nouvelle maladie semblable vient
s'ajouter à une ancienne et ainsi l'anéantit, puis la guérit
rapidement et pour toujours.
(*) (trad-
« Puissances négatives et positives »
termes du trad).
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