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Le mini Who's who de ceux qui ont fait l'homéopathie

Mais à quoi ressemblaient ils, ces géants du passé? Voici, réunies sur une seule page, toutes ces informations. Nous nous bornons ici au xauteurs dont nous citons le stravaux. Pour des bibliographies plus complètes, merci de vous référer à l'excellent site du Dr. Séror.

 

Samuel Hahnemann

Samuel Hahnemann est né le 11 avril 1755, mort à Paris le 12 juillet 1843, au terme d'une longue carrière entièrement dévouée à faire progresser la médecine homéopathique qu'il découvre fortuitement en expérimentant sur lui-même les effets du quinquina.

A plus de 250 ans de distance, son génie continue de briller comme ses yeux sur ce daguerrotype pris dans ses dernières années (ce jour là il faisait couvert à Paris et Hahnemann était atteint d'une bronchite qui ne l'aidait pour la pose).

SAMUEL HAHNEMANN

Il a été le premier à introduire la démarche expérimentale en médecine, il a découvert -entre autres- le principe de similitude, il pressenti la notion de germes microscopiques pathogènes, il a complètement revisité la médecine hippocratique jusqu'à de tels sommets qu'aujourd'hui encore il semble impossible de comprendre tout l'héritage qu'il nous a laissé.

Brève biographie par le Dr. Luc Lavarenne

Samuel Hahnemann est né à Meissen, une des plus anciennes cités de la Saxe alors capitale de la porcelaine, le 10 avril 1755. Son père jouit d'une bonne réputation dans la peinture en porcelaine et c'est tout naturellement que ce métier lui est destiné. Mais le jeune Samuel n'a de goût que pour l'étude et grâce à une bourse accordée par le roi de Saxe, il entre à l'école noble de Saint-Afra en 1771. Il devient rapidement le premier élève et la quitte deux ans après pour aller étudier à l'université de Leipzig. Le discours de départ de Samuel Hahnemann est un véritable chef-d'ouvre, en latin, qui s'intitule : " La curieuse construction de la main ". 

     Leipzig était une grande ville, la cité des universités. Samuel aimait les sciences, il avait dans l'âme le goût passionné de la recherche scientifique.  Il se disait "Je lirai tous les auteurs, depuis Hippocrate jusqu'aux plus récents, et ce sera bien le diable si je ne parviens pas en établissant la synthèse du savoir, à devenir un très grand médecin, triomphant de la mort."  Pour subvenir à ses besoins, et fort de ses bagages en langues étrangères, il  fait des travaux de traduction la nuit et dévore les livres de la bibliothèque de Leipzig les jours, s'imposant une culture vaste en physique, chimie, philosophie, thérapeutique, sémiologie... mais également un régime de vie strict pour tenir compte de sa santé fragile. C'est là qu'il est confronté pour la première fois à la théorie du vitalisme et où il lira le fameux " Similia similibus curantur " d'Hippocrate, sans en comprendre toute l'importance.

   Samuel Hahnemann erra de Vienne à Dessau, Gommern, Dresde, puis revint s'installer avec sa famille (maintenant marié et père de trois enfants) à Leipzig, à la recherche d'un "Maître" qu'il n'avait pu rencontrer jusque là. Nous sommes en 1789. Mais il est écouré de sa pratique et un jour, alors que sa salle d'attente est pleine, il dit: " Mes amis, vous pouvez sortir d'ici, je suis incapable de vous soulager de vos maux et de vous guérir; je ne veux pas vous voler votre argent", phrase qui fit le tour de Leipzig. Il reprit donc ses travaux de traduction pour faire vivre sa famille. Il était en train de traduire le livre de Cullen, quand "il reçu au front le choc violent de la révélation" (Dr Le Tellier). Se trouvant en contradiction avec Cullen qui préconisait le quinquina, il eut, tout d'un coup, l'idée que, pour bien juger de la valeur de ce médicament, il fallait en contrôler les effets sur l'homme sain. Il absorba alors à hautes doses ce remède et observa que ce médicament dont on ne percevait qu'une seule propriété, nettement marquée, celle de guérir la fièvre, la lui donna. Sous l'influence du quinquina, l'homme sain a de la fièvre, il présente des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. Le principe de similitude était mis à jour. "Pour guérir une maladie, il faut administrer un remède qui donnerait au malade, s'il était bien portant, la maladie dont il souffre". L'homéopathie était née.

   Que de persécutions, d'humiliations pour imposer l'homéopathie! Samuel Hahnemann aura 11 enfants avec sa première femme dont la plupart vont mourir précocement, de maladies ou d'accidents. De 1811 à 1833, il publia 5 éditions de " l' Organon de l'art rationnel de guérir ". La sixième édition de ce monument médical est écrite en 1842 et publiée pour la première fois en 1921 par R. Haehl.(le traduction française est de P. Schmidt). Dans le même temps est constituée sa Matière Médicale Pure. A partir de 1828, il écrit le traité des maladies chroniques. Et voici constitué le trépied qui constitue l'assise de la pratique de tout médecin homéopathe : l' Organon, les maladies chroniques, la matière médicale. Il ne restera plus qu'à Kent de naître pour nous offrir un bon répertoire !

   En 1835, c'est la rencontre avec Mélanie d'Hervilly venue de France à Köthen pour consulter le grand médecin à propos d'une phtisie.  Elle en sera guérie et Hahnemann partagera la fin de sa vie avec cette jeune femme. Samuel et Mélanie débarquent à Paris le 21 juin 1835.

   Samuel Hahnemann est mort en 1943 à Paris, il est enterré au cimetière du père Lachaise.  

  Voici une aperçue de la vie d'Hahnemann. Une bonne bibliographie est exposée par D. Demarque dans son livre "L'Homéopathie, médecine de l'expérience, édition Maisonneuve". Je me suis inspiré également fortement de l'ouvrage de R. Larnaudie, intitulé "Vie et doctrine du docteur S. Hahnemann", édition Le Parthénon, qui présente une bibliographie agréable à lire mais fort romancée !

 

Constantin Hering

Hering est né en 1800 et décédé en 1880. Il a été l'un des premiers étudiants de Hahnemann. Ayant accepté de rédiger un pamphlet contre l'homéopathie que lui demandait son patron à l'hôpital, il va regarder comment procède ce fameux Hahnemann. Bien vite, il est obligé de constater les résultats et va braver son chef de service, qui furieux, le fera chasser de la ville. Il ira au Surinam avec une expédition zoologique.Là bas, il capture le serpent Lachesis et prépare des dynamisations du venin. Intoxiqué par les vapeurs, il sombre dans le coma.

CONSTANTIN HERING

Lorsqu'il en sort, ses premiers mots seront de demander à sa femme si elle a bien noté tous ses signes durant son délire.Le reste de sa vie est à l'avenant du personnage: génial, passioné, passionnant, attachant. Il consacrera sa vie à collecter à travers des centaines de milliers d'observation les confirmations cliniques des signes observés lors des expérimentations. Il ne pourra éditer que les 3 premiers volumes de son encyclopédie, ses successeurs mèneront ensuite le travail à terme, soit 12 volumes.

 

James Tyler Kent (1849-1916)

C'est avec beaucoup de suspicion et en désespoir de cause que Kent accueille un soir le Dr. Phelan, homéopathe, afin qu'il traite sa femme souffrante depuis des mois au point que ses douleurs ne lui laissent aucun répit.

Goguenard, il consent à administrer à sa femme une cuiller à café d'une solution où ont été dissoutes quelques granules homéopathiques. Puis il oublie complètement d'en redonner, absobé qu'il est par la rédaction du cours qu'il doit préparer à donner le lendemain. En se levant de son bureau, il se rend compte de quelque chose d'anormal.

JAMES TYLER KENT

Complètement stupéfait, il réalise que son épouse s'en endormie d'un sommeil paisible. Il s'incline devant les faits, et va présenter ses excuses au Dr. Phelan. Ensuite, sa soif d'apprendre l'homéopathie sera intarissable. Il devient un des plus grands cliniciens et enseignants de tous les temps. Outre sa clientèle privée et ses cours d'homéopathie, il dirige la polyclinique de Chicago où il traite 13.000 patients par an avec ses assistants. Il réalise son immense Répertoire avec l'aide de son épouse et de ses étudiants.

Il créee la revue, The Homeopatician, qui est probablement une des meilleures parutions jamais publiées sur l'homéopathie.

meurt en 1916 complètement épuisé et rongé par l'inquiétude sur l'avenir de l'homéopathie que prétendent pratiquer un nombre de plus en plus élevé de médecins qui n'en ont jamais étudié une ligne ou presque.

 

 Pierre Schmidt

Pierre Schmidt est né en 1894, décédé en 1987. C'est un élève brillant, qui décide très tôt de se consacrer à l'étude de la médecine. Il découvre fortuitement l'homéopathie en guérissant une diphtére avec du cyanure de mercure dont il prépare lui même une dynamisation. Il décide alors d'aller apprendre à fond cette médecine si étonnante. Au terme d'un véritable tour du monde, il finit à New York chez le Dr. Austin, l'un des meilleurs élèves de Kent.

En rentrant en Europe, il diffuse la pratique du répertoire de Kent, il enseigne durant des années à Lyon. A son cabinet, situé à Genève, il est le médecin d'une foule de personnalités qui viennent le consulter de partout au monde.

PIERRE SCHMIDT

Infatigable globe trotter, il sème l'homéopathie aux quatre vents et on lui doit l'essor de l'homéopathie en France alors que la pratique sombrait dans des recettes pluralistes ou des prescriptions basées sur la pathologie comme l'enseignait le Dr. Pierre Jousset, dont l'influence fut vaste en France. Voir son auto-biographie.

 

James Compton Burnett (1840-1901): une birographie par Pierre Schmidt

Alors que la plupart des médecins ne voient qu'à travers la lunette de ce qu'ils ont appris et répètent l'enseignement reçu de leurs maîtres, Burnett était capable de s'affranchir de tout le bagage académique unilatéral, dont il avait été imbibé et d'utiliser ses propres facultés d'indépendance intellectuelle, lui permettant d'observer la nature, selon son tempérament et l'originalité de sa pensée.

C'était un homme qui n'était pas satisfait de formuler des opinions, mais qui connaissait vraiment ce dont il parlait, pour l'avoir expérimenté sur soi-même et sur d'autres.

JAMES COMPTON BURNETT

Il est de souche écossaise, dont un membre était l'évêque de Salisburg, écrivain ecclésiastique connu, en 1643. Son nom de Compton vient du mariage de son grand-père James avec Miss Compton de Hampshire, une femme de grande fortune, qui désirait que son nom soit associé à la famille Burnett. Plusieurs fils naquirent de ce mariage, dont l'un, Charles, épousa Miss Wilson, qui eurent un fils James Compton Burnett. Il naquit le 20 juillet 1840.

A l'âge de 21 ans, il avait atteint le poids et les dimensions d'un homme mûr, dépassant de beaucoup ses contemporains au point de vue poids et grandeur. Il était toujours en avance sur son âge.

A 16 ans, après une éducation anglaise, il est envoyé en France pour trois années. Puis il voyage sur le Continent, étudiant la philologie qui le passionne. Il aurait voulu y consacrer sa vie. C'est de là que lui vient son style littéraire si vivant et qui en a fait un écrivain si apprécié. La richesse de son vocabulaire anglais et étranger, français et allemand, font le charme de ses ouvrages qui sont tous instructifs, inspirateurs et agréables à lire.

Mais c'est la médecine qui l'attire tout de même davantage encore. I1 commence ses études médicales à Vienne, ayant des connaissances étendues d'allemand. La branche qui l'enthousiasme et l'intéresse le plus, est l'anatomie et il consacre à cette science deux ans de plus que les études ne l'exigent, tant cela le passionne. Il fait plusieurs préparations remarquables, qui sont encore conservées au Musée de Pathologie de Vienne. II est particulièrement compétent en diagnostic, branche dans laquelle il excelle.

A 29 ans, il fait son diplôme de M.D. (Medical doctor) en I869 et entre à l'Université de Glasgow où il étudie jusqu'en 1872 (32 ans) et refait son examen dans cette ville.

Il passe brillamment ses examens d'anatomie dans cette ville, examens qui durent plus d'une heure et demie et à l'issue desquels son Professeur lui serra cordialement la main, lui disant qu'il n'avait jamais encore fait passer un examen si brillant et trouvé un élève si féru en anatomie.

C'est alors qu'il entreprend ses études cliniques, mais il déteste la routine et c'est à l'hôpital que se fait sa conversion à l'homéopathie, racontée avec beaucoup d'humour dans sa première raison d'être un homéopathe.

Il décide dès lors de soumettre cette méthode curieuse aux tests de l'expérience et le résultat ne se fait pas attendre. Aussi, son Professeur qui l'avait tant félicité lors de son examen d'anatomie, ayant entendu dire qu'il avait décidé de pratiquer l'homéopathie, chercha à le dissuader et de changer ses idées, lui prédisant une carrière allopathique brillante, avec beaucoup d'honneurs dans les rangs de la médecine classique mais que cette décision inattendue allait ruiner sa carrière scientifique.

Sa réponse fut qu'il était impossible d'acheter des honneurs, dans ce bas monde, au prix de sa conscience et qu'il consacrerait sa vie à lutter pour le développement et la consécration de l'homéopathie.

Il ne termine complètement ses études qu'à 36 ans, car il lui faut faire des stages cliniques et préparer une thèse pendant deux ans. Le sujet de sa thèse fut: «La Thérapeutique spécifique »: mais le parfum homéopathique de cette thèse était trop marqué pour ses examinateurs et ils la rejetèrent malgré ses mérites.

Après deux années, il prépare une seconde thèse, évitant le piège et enlevant tout ce qui pouvait prêter à froisser ces Messieurs et elle fut alors acceptée.

Puis il s'établit à Chester, où il acquiert rapidement une très grande clientèle. Puis il s'installe à Birkenhead et enfin à Londres, en 1877, et il développe une très grande pratique pendant 33 ans.

C'est alors qu'il fit la connaissance du fameux Docteur Drysdale, homéopathe de marque à Liverpool. Ce fut son père spirituel en homéopathie.

Il est bon de rappeler que Burnett a effectué ses guérisons par l'homéopathie au siècle dernier. En médecine courante, on considérerait de tels récits comme désuets, car la médecine « a fait des progrès » comme on dit. Mais en réalité, l'homéopathie étant basée sur une Loi et la Vérité, cela reste immuable et ses guérisons peuvent être reproduites aujourd'hui comme il y a presque un siècle, cela avec le même résultat, lequel pourra être obtenu encore dans cent ans ou davantage, car la Vérité ne change pas.

 

Edward Bach (18886-1936)

Edward Bach naquit près de Birmingham, le 24 septembre 1886. Il effectua des études de médecine à Londres, et travailla ensuite sur la mise au point de vaccins selon les principes homéopathiques.

La publication de ses découvertes dans le domaine de la toxémie intestinale lui valut un poste de bactériologiste à l'Hôpital Homéopathique de Londres. En isolant des bacilles de type Gram négatif, possédant, à la différence du Colibacille, la propriété de ne pas provoquer la fermentation du lactose, il a pu conclure, grâce à ses très nombreuses expérimentations, que ces germes, constamment présent chez les malades, sont liés à la maladie chronique, et qu'un type de bacille spécifique est régulièrement présent chez un malade donné.

EDWARD BACH

Des vaccins, faits à partir de bactéries et fabriqués de manière traditionnelle (certainement à partir de micro-organismes tués), donnent des résultats remarquables sur les désordres chroniques.

A l'hôpital homéopathique, en 1918, Bach prend connaissance des travaux d'Hahnemann sur la Psore, et les maladies chroniques et il va utiliser la méthode homéopathique de dynamisation pour ses vaccins.

En janvier 1930, E. Bach présente une classification, en 7 groupes dans lesquels peuvent se répartir en fonction de leur réaction sur quatre sucres, les nombreux germes ne provoquant pas la fermentation du lactose. Il obtient un vaccin pour chacun des 7 groupes, donnant ainsi naissance aux 7 nosodes.

Les vaccins homéopathiques du docteur Bach ont été utilisés par les allopathes comme par les homéopathes, associés à d'autres traitements qu'ils rendaient plus efficaces.

Les agents thérapeutiques (bactéries) ont été découverts en laboratoire d'immuno-bactériologie, et ont été préparés selon la méthode utilisée par l'école homéopathique : nous pouvons donc considérer que les nosodes du docteur Bach sont le trait d'union entre l'école immunologique et l'école homéopathique. Cette approche réalisée en laboratoire valide auprès de l'école allopathique une des découvertes d'Hahnemann : la dynamisation.

voir aussi d'autres informations sur : La thérapie de Bach

Bach découvrit sa méthode florale empiriquement et par un heureux hasard. En contact avec les fleurs, il ressenti l'intuition de leur apport subtil et de l'effet possible sur la psyché humaine et l'équilibre émotionnel.

 

Maurice Fortier Bernoville (1896-1939)

Fortier-Bernoville adopte les vues d’Antoine Nebel sur les constitutions minérales, le tuberculinisme et la nécessité du drainage. Ils fondent ensemble la revue "L’Homéopathie moderne" en 1932. Il a écrit un certain nombre d'articles dans cette revue, son ouvrage le plus connu est "Comment guérir par l'homéopathie".

Fortier-Bernoville développa l’étude des médicaments homéopathiques sous l’angle physio-pathologique, un peu comme le firent Grauvogl et Schuessler à leur époque.

MAURICE FORTIER BERNOVILLE

Antoine Nebel (1870-1954)

Antoine Nebel, de Lausanne, était un des grandes figures de l'homéopathie d'exression française. Le Dr. Séror écrit de lui: "Ses travaux scientifiques, sa connaissance de six langues étrangères, sa valeur clinique, la sûreté de son diagnostic, sa haute culture, lui ont donné auprès des médecins homéopathes une autorité considérable". Il est à l'origine de la théorie du drainage homéopathique.

ANTOINE NEBEL

 

Henry Duprat (1878-1968)

Henry Duprat s'installe à Genève et fait la connaissance du Dr. Nebel. De fréquentes réunions dominicales réunissaient les deux hommes avec le Dr. Gallavardin. Ce dernier chargea le Dr. Duprat de devenir co-rédacteur du Propagateur de l'homéopathie.

HENRY DUPRAT

 

 

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