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Arsenicum album: portrait minute
Par Edouard Broussalian, le 12 Mars 2002
Révision 26 Septembre 2007
« Comment docteur ? Vous me donnez de l’arsenic ! » Voilà une exclamation que l’on entend souvent dans la bouche des malades surpris par notre prescription. Rien de plus normal de la part de quelqu’un d’anxieux et très soucieux pour sa santé. Mais cela doit nous rappeler aussi que grâce aux lois qu’il a découvertes, Hahnemann nous a permis de domestiquer à tout jamais pour le bien de l’humanité l’indication de ce puissant poison. Encore un splendide exemple en faveur de la loi des semblables.
Hahnemann a été le premier à dénoncer les abus de l’intoxication arsenicale et à dénoncer son indication répandue de tonique par les médecins de l’ancienne école. Il y a encore seulement un siècle tout le monde prenait gaiement ses petites pilules à l’arsenic, les exemples célèbres ne manquent pas comme celui du Duc de Morny, demi frère de Napoléon III (celui qui a dit qu’en cas de coup de balai il préférait être du côté du manche).
Passé le stade initial où le poison agit comme un fort excitant (ressemblant en cela à la cocaïne) le délabrement de l’organisme progresse exponentiellement jusqu’aux oedèmes et à la mort dans un état d’angoisse indescriptible. Depuis la nuit des temps, l’arsenic a été utilisé comme un poison d’autant plus redoutable qu’on peut l’administrer à doses filées et éviter ainsi une mort aussi foudroyante que suspecte. La Marquise de Brinvilliers avait ainsi empoisonné à petites doses, père, mère, mari et bien d’autres, tout en mettant parfaitement au point un protocole qui fut publié par la suite.
J’ai eu le plaisir d’échanger des arguments avec le Professeur René Maury qui a eu la gentillesse de me citer ensuite. Spécialisé dans l’étude des circonstances du décès de Napoléon à Sainte Hélène, celui-ci a provoqué une véritable révolution dans le milieu des historiens de par son argumentaire assez difficilement réfutable exposé dans ses deux récents ouvrages concernant l’empoisonnement de l’Empereur à doses régulières mais très faibles d’arsenic,. J’ai eu la surprise d’ailleurs lors de mes recherches iconographiques, de découvrir l’immense continent de sites dédiés au sujet (depuis http://napoleon.org vous avez une véritable bibliothèque sous le clavier). La thèse officielle, initiée par le gouverneur Hudson Lowe avec le soutien de Montholon, selon laquelle Napoléon serait décédé des suites d'un cancer est désormais à classer dans le dossier des Mensonges de l'Histoire. Loin de finir cachectique comme on devrait s’y attendre dans un cancer de l’estomac, l’Empereur est mort obèse, les membres inférieurs impotents et gorgés d’œdème.
A la lecture des signes relevés chez Napoléon, vous devriez faire les mêmes bonds que moi : il présente tous les signes de la pathogénésie d’Arsenicum album. La liste serait trop longue mais commençons par retenir la grande agitation et l’aggravation nocturne de tous le symptômes.
« Il ne dort plus, il erre la nuit d’un lit de camp à l’autre ». La reconstitution de sa chambre au musée des Invalides constitue le plus beau portrait de l’anxiété d’Arsenicum : réveillé vers 1 h du matin, en proie à la plus grande anxiété, il se lève et désire changer de lit, c’est pourquoi il y a un lit de camp dans sa chambre à coucher à côté de son propre lit.
L’intensité des douleurs brûlantes pousse à la plus extrême agitation, au point que l’Empereur se roule par terre de douleur (Acet-ac, Ars, Calc, Op).
Les points principaux
Retenons les grands traits de l’arsenic :
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Anxiété. Très < par la solitude, < le soir et la nuit, compensée par des rituels comme vérifier que les portes sont bien fermées à clé, ou le perfectionnisme. La peur de la mort domine les signes mentaux (parfois paradoxalement au point d’avoir des impulsions de suicide). Arsenicum est par excellence le remède du deuil ; la plupart des cas chroniques relèvent d’un deuil ancien, parfois de façon transgénérationnelle (la maman subit un deuil alors qu’elle est enceinte et l’enfant présente de l’insomnie et de l’eczéma sec qu’Ars. guérira très vite).
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Agitation / Prostration. Que ce soit dans les cas aigus ou chroniques : le patient ne tient pas en place, cette agitation provient de l’anxiété. Lorsque le malade est trop faible pour bouger il parvient encore à rouler la tête (j’ai eu la frayeur jadis de soigner de tels cas atteints de choléra). S’il s’agit d’un enfant, il se trouve très vite affaibli dès le début de sa maladie (otite par exemple), une joue rouge, et ne décolle pas des bras de sa mère. En chronique ce sont des gens hyperactifs, incapables de rester en place une minute, ils ont toujours quelque chose à faire.
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Brûlure. Elle se retrouve dans toutes les douleurs. Elle sont de surcroît caractérisées par le fait d’être soulagées par la chaleur, ce qui est très paradoxal.
Il faut savoir saisir la balle au bond : je me souviens d’un patient amené aux urgences en hurlant de douleur, il s’appliquait frénétiquement les mains sur ses yeux, presque prêt à se rouler par terre s’il n’était soutenu par deux infirmiers. « Ca brûle, ça brûle ». Ars 30, un granule amena une sédation presque instantanée.
Le malade dans son ensemble est mieux au chaud et bien couvert, sauf la tête qu’il désire avoir au frais. Attention à ne pas tomber dans le piège des signes éliminateurs prônés par Margaret Tyler. Cette grande homœopathe commet selon moi l’erreur de se servir des signes généraux comme d’un couperet pour éliminer des remèdes dans le choix du simillimum. Elle dit ainsi qu’un patient qui a trop chaud ne peut pas répondre à Arsenicum. Hé bien ceci est faux car je me souviens encore d’un de mes premiers cas de ce type voici bientôt 20 ans de cela : le patient était anxieux, méticuleux, angoissé, réveillé toutes les nuits à 1 h, sensible au temps de vent qui l’angoissait et lui donnait une forte céphalée. Comme il avait toujours trop chaud, j’écartais systématiquement Arsenicum. A force d’échec, je finis par le lui donner et obtenir un résultat à la hauteur de mes ratages précédents. D’ailleurs Arsenicum est au premier degré dans la rubrique Sensation de chaleur.
Ne songez jamais à éliminer un remède. Dites plutôt que son indication est peu vraisemblable, qu’il présente une moindre cohérence qu’un autre dans sa façon de couvrir les signes caractéristiques d’un cas donné.
Les secrétions et les éliminations sont toujours excoriantes, la peau s’irrite, et brûle. Les ulcères sont phagédéniques, ils possèdent cette tendance à s’accroître en surface.
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Odeurs cadavériques. Tout ce qui sort du patient (sueur, selles, vomi, etc.) est très nauséabond, et même typiquement cadavérique comme odeur. Arsenicum est un remède de routine dans la diarrhée, les gastro-entérites, spécialement liées à l’ingestion de produits (animaux) avariés.
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Inflammations d’évolution rapide vers la gangrène. Arsenic a sauvé un nombre considérable de soldats pendant la Grande Guerre. Le tableau devient vite alarmant, qu’il s’agisse d’une péritonite, d’une sinusite évoluant rapidement en laryngite avec enrouement puis en bronchite ou pneumonie, avec inflammation des amygdales, une douleur brûlante (et piquante, d’où la sensation d’aiguilles brûlantes) soulagée par les boissons chaudes.
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Tuméfaction et oedèmes. Que ce soit dans une processus inflammatoire ou non, le malade Arsenicum présente volontiers des oedèmes, qui gardent le godet. Typiquement les paupières sont gonflées, notamment il existe uns sorte de petit sac comme empli d’eau sous les paupières.
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Soif brûlante (ou absence de soif en chronique). Le patient boit avidement de grandes quantités ou bien lorsqu’il est abattu, c’est par petites gorgées qu’il se désaltère (la key note étant « soif par petites quantités et souvent »).
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Périodicité (et alternances). La plupart des signes reviennent très régulièrement. Nous avons l’aggravation classique à 1 ou 2 h du matin (ou de l’après midi). Les troubles reviennent volontiers tous les jours à la même heure ou bien une fois par semaine. En raison de sa périodicité même annuelle, Arsenicum est encore plus indiqué que tout autre dans le deuil.
Portrait minute
Le fil conducteur des signes d’Arsenicum album est l’insécurité qui repose sur la notion de peur de la mort et de la perte des biens.
Arsenicum metallicum
Les signes classiques de Arsenicum album sont ceux de l'oxyde. Les propriétés du métal pur sont assez différentes. Mon interprétation du tableau périodique qui fait apparaître plusieurs notions encore à confirmer. Crainte de la perte des liens qui apportent la sécurité matérielle. Autrement formulé: besoin de s'accrocher aux liens matériels pour maintenir sa sécurité.
Arsenicum metallicum apparaît cliniquement comme un Arsenicum album moins anxieux. On reconnaîtra très vite le patient tiré à quatre épingles (tailleur de rigueur chez les dames, cheveux souvent courts, maintien distingué), mais feront défaut l'agitation, le besoin de compagnie pour se rassurer. Hering note un signe qui est souvent retrouvé: besoin de se découvrir les pieds du lit (Sulph, Mag-c, Puls, Petr, Med, etc.)
La combinaison avec l'oxygène amplifie donc considérablement l'anxiété
latente d'Arsenicum metallicum. La notion élémentaire de l'oxygène, au niveau de survie que représente la seconde période du tableau, est résumée par le besoin de s'agripper à toute personne pour assurer sa sécurité (bloc p "actif"). La combinaison obtenue avec l'Arsenic est donc très synergique, d'où la démultiplication du besoin de compagnie dans la forme album, qui n'existe pas dans le métal.
Phobies
Cette insécurité génère des listes interminables de phobies : peur des accident ou des couteaux (des fois que quelqu’un se blesse avec), peur de l’obscurité et des fantômes, peur des voleurs ou d’une agression. Bien sûr le patient vit dans l’attente de ses peurs d’où l’anticipation énorme.
Carcinosin ressemble beaucoup à Arsenicum album. Il correspond à des gens pointilleux, toujours angoissés par avance de ce qui va se produire. Mais l’anxiété des deux remèdes n’est pas de même nature. Chez Arsenic tout est centré sur la mort ou l’accident, ainsi la mère Arsenicum va enquiquiner sa fille pour qu’elle prenne grand soin d’elle, ne fasse pas de stop, regarde en traversant, mette sa ceinture de sécurité, fasse attention car là où elle va ils conduisent comme des sauvages, etc. de peur qu’il ne lui arrive un accident mortel et surtout que sa fille pense bien à l’appeler. La mère Carcinosin voudra que sa fille soit impeccable tout au long de son voyage, qu’elle pense bien à laver ses affaires et à se changer tous les jours, surtout qu’elle mette bien une culotte propre car que penserait-on d’elle s’il lui arrivait un accident et qu’on lui découvre des dessous douteux ?
Pulsions
Cette peur génère à son tour des pulsions, à se jeter par la fenêtre (véritables raptus anxieux) ou se suicider (à cette seule idée le malade ne supporte pas qu’on le laisse seul de peur de passer à l’acte), des bouffées de violence (peur de poignarder quelqu’un).
Pour faire face à cette insécurité, les patients mettent en place de nombreux mécanismes de défense :
le premier c’est le besoin de compagnie. La présence de quelqu’un est une nécessité. Il lui faut une présence pour se sentir rassuré. Le type de patient Arsenicum ne cesse de harceler son médecin, s’agrippe littéralement, il exige des examens supplémentaires, ne lui fait que peu confiance en général. Il s’agit d’une véritable possessivité (on voit ainsi des vieillards s’ingérer depuis des années dans le couple de leurs enfants, etc.).
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le second se déduit de la possessivité dans la relation, il s’agit de l’accumulation des biens. Arsenicum est souvent avare (même s’il peut dispenser des largesse, il attend d’être payé en retour). La matière médicale dit aussi « désire plus que ce dont il a besoin », ce qui accroît ici la ressemblance avec Bryonia.
Même si les deux remèdes présentent la soif par petite ou grande quantité, Bryonia est aggravé par le mouvement, désir se tenir immobile et qu’on lui fiche la paix. Arsenicum présente un tableau exactement opposé.
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le troisième procède des rituels et du perfectionnisme. Arsenicum ne peut pas supporter qu les choses ne soient pas en place, cela provient de son hypersensibilité, même au fond du lit avec 40 de fièvre, le patient demandera qu’on remette droit le tableau accroché au mur devant lui. Plus les choses seront gérées au plus près plus le malade sera rassuré. O aura de nombreux rituels, et parmi ceux-ci le plus fréquent consiste à vérifier à plusieurs reprises si la porte d’entrée est bien fermée à clé.
Elaps corallinus est souvent confondu avec Arsenicum. Même présentation impeccable, voire coquette, mêmes peurs par rapport aux voleurs, même anxiété, même besoin de présence pour contrecarrer les peurs. Mais Elaps, comme tout venin de serpent, découle de la notion d’abandon, alors qu’Arsenic survient dans la suite d’une frayeur liée au deuil.
Toutes les nuances se rencontrent parmi un millier de malades relevant d’Arsenicum, mais tous ont tendance à rapporter les choses à eux mêmes, tout est perçu de façon personnelle. S’il arrive quelque chose à quelqu’un, il pense en premier lieu « et si la même chose m’arrivait ? » (d’où le fait qu’on trouve Ars. dans la rubrique Horribles aggravent). Au sein d’un même remède, il existe différents plans d’évolution : on rencontre l’Arsenicum angoissé basique et égoïste comme Harpagon aussi bien que celui qui a progressé vers un état d’altruisme. Donc gare aux caricatures.
L’anxiété d’Arsenicum rappelle beaucoup celle de Phosphorus, et ce n’est pas par hasard. Voici un petit schéma pour expliquer mes vues sur la question :
Très souvent en effet on trouve derrière Arsenicum une couche plus profonde qui répond à Phosphorus. En d’autres termes, le patient relevait initialement de Phosphorus et un trauma a greffé sur sa dynamis une strate qui répond à Arsenicum. Le trauma qui génère Arsenicum est le deuil avec en arrière plan l'insécurité matérielle qu'il peut engendrer. Ce deuil n’est pas ressenti comme un abandon mais plonge le patient déjà hypersensible de type Phosphorus, dans un effroi lié à sa survie matérielle de sorte qu’il se produit littéralement un « bleu », une empreinte sur la force vitale, générant ainsi de nouveaux signes chroniques de type Arsenicum.
Crotalus cascavella est ici un diagnostic différentiel subtil qu’il faut connaître. Il est perfectionniste comme tous les venins, c’est l’un des venins les plus sociaux, son autoritarisme met du temps à être perçu par les autres et il supporte relativement bien la constriction. Très compatissant, il ressemble énormément à Arsenicum dans le sens où l’idée de la mort est omniprésente en lui. Souvent c’est une mort qui a fait basculer le patient dans un état Crot-c, seulement cette mort a été perçue comme un abandon et l patient réagit dès lors sur un mode venin par l’établissement de son territoire alors qu’Arsenicum vit dans l’insécurité, ébranlé qu’il a été par la peur. Souvent Crot-c. est indiqué quand un deuil a été transmis de façon transgénérationnelle. Je me remémore le cas d’un père de famille qui avait perdu ses parents à l’âge de 8 ans. Son remède est Cenchris contortrix, un venin qui ressemble beaucoup à Natrum muriaticum et à Sepia. Ses deux filles relèvent elles aussi d’un venin bien qu’elles n’aient objectivement pas connu d’abandon, ni été délaissées le moins du monde. La cadette est Naja, à la double personnalité, évoquant Pulsatilla au premier abord, mais avec un fond méfiant et déterminé qui caractérise ce remède. L’aînée a besoin de Crotalus cascavella, l’idée de la mort est obsessionnelle chez elle, comme si elle avait pris sur elle le deuil de son père.
Avec le même genre d’idées, le petit graphique nous montre que le chagrin refoulé peut générer un état qui relève de Natrum muriaticum, et la déception ou la colère refoulée du Staphysagria. Pour simplifier je ne fais pas figurer ici les relations qu’appellent ces remèdes. Nat-m est connecté ainsi avec Sepia et Carcinosin. Staphysagria avec Causticum et Colocynthis. Et chaque homœopathe se doit de connaître le trio Phos, Ars, Thuj ; ou bien le trio Phos, Ars, Staph.
Avec un peu d’entraînement, on doit faire le diagnostic d’Arsenicum en quelques instants devant un patient au regard anxieux, qui tient difficilement en place sur sa chaise, et habillé avec soin.
La matière médicale a cantonné Arsenicum aux vieillards et aux états septiques graves. En fait il n’en est rien et bien des sujets jeunes, surtout des migraineux dans mon expérience, relèvent d’Arsenicum sans en être arrivés au stade de la faiblesse.
Au contraire, on rencontre des sujets hyperactifs, et même améliorés par l’effort physique. Dans ce cas on se trompe souvent avec Sepia. Cependant Sepia présente des crises où le patient désire que tout le monde disparaissent et lui fiche la paix, ce qui ne se rencontre jamais chez Arsenicum.
Synoptic
Régions
MUQUEUSES. PSYCHISME. RESPIRATION. Poumons ; droit, apex. Sang. Cœur. Nerfs. RATE. Lymphatiques. Muscles. PEAU. Séreuses. Organes. *COTÉ DROIT. Côté gauche.
Modalités
Aggravation : FROID [CRÈME GLACÉE ; BOISSONS FROIDES ; ALIMENTS FROIDS ; air froid] PÉRIODICITÉ [MINUIT, après ; APRÈS 2 h du matin ; tous les 14 jours ; une fois par an]. LÉGUMES. BOISSONS. BOISSONS ALCOOLISÉES. Infections. Viande avariée. Éruptions [mal développées, supprimées]. Quinine. Allongé sur la partie atteinte. Tabac. EFFORT.
Amélioration : CHALEUR [APPLICATIONS CHAUDES et sèches ; ALIMENTS CHAUDS ; boissons chaudes ; enveloppements chauds]. Mouvement. En se promenant. EN RELEVANT LA TÊTE. Assis droit. Compagnie. Applications froides et air froid [> seulement les céphalées].
Symptômes principaux
M – Insécurité. Peur d’être seul, désir constant de compagnie.
M – Nombreuses PEURS : maladie, cancer, voleurs, pauvreté, mort, d’être seul. PRÉOCCUPÉ par la MORT.
M – TATILLON ; porté à la critique. APPARENCE EXTÉRIEURE IMPECCABLE. MANIAQUE de l’ORDRE et de la PROPRETÉ.
M – PINGRERIE (avarice, peut être généreux mais attend quelque chose en retour). PRUDENT (peur de prendre des risques). Collectionne toutes sortes d’objets (précieux et anciens, antiquités), aime le confort et l’argent (sécurité). Possessif. Économe. ÉGOÏSTE.
M – AGITATION EXTRÊME.
M – ANGOISSE (peur de la mort), < seul.
M – « Ne veut pas qu’on lui parle, ni que quelqu’un quitte la pièce » (Charette).
M – Anxiété quand on attend quelque chose de lui [2/1]. ANXIÉTÉ AU SUJET DE SA SANTÉ (s’agrippe au médecin, cherchant réconfort [Nit-ac.] quitte à exagérer ses symptômes pour attirer l’attention). BESOIN DES AUTRES.
G – DOULEURS BRÛLANTES (comme du feu, des étincelles, aiguilles ou fils de fer brûlants), > CHALEUR ou les applications chaudes.
G – Faiblesse SOUDAINE. Faiblesse au moindre effort physique [3].
G – < Effort PHYSIQUE. < En marchant vite [3].
G – Écoulements EXCORIANTS, liquides (en petites quantités).
G – Odeurs (des écoulements) PUTRIDES, cadavériques.
G – Processus malins, destructeurs.
G – < NUIT (après minuit ; 1-3h. du matin).
G – > CHALEUR, sauf les céphalées (> à l’air froid).
G – SOIF IMPOSSIBLE A ÉTANCHER, brûlante ; désir d’eau froide mais l’estomac < eau froide.
G – Boit souvent et en petites quantités à chaque fois (petites gorgées pour humidifier les lèvres et la bouche).
G – Froideur externe & chaleur interne brûlante.
G – Gangrènes (ou tendance aux ulcérations), brûlantes comme du feu, mais > chaleur.
G – Affections & prostration (soudaine), peur et agitation.
P – Gastro-entérites aiguës, & diarrhée et vomissement simultané ; soif brûlante, douleurs brûlantes et prostration.
P – Mal au ventre chez des patients ayant des maladies cutanées.
P – Asthme ; < après minuit ; < par les odeurs ; expectoration mousseuse, comme du blanc d’œuf fouetté ; peur et agitation ; douleurs brûlantes dans les poumons ; après suppression d’éruptions.
P – Coryza, rhume des foins ; écoulement excoriant, aqueux ; excoriation et brûlure de la lèvre supérieure.
P – Éruptions, peau sèche avec desquamation importante (squames blanches et petites), < par le froid.
P – Eczéma, < l’hiver, > l’été [Petroleum, Psorinum].
P – Céphalée, migraine, en particulier au dessus de l’œil gauche, douleur brûlante ; KEYNOTE : doit garder le corps chaud mais la tête froide.
P – Urticaire après avoir mangé du poisson.
P – Vomissement et diarrhée, & peur et agitation, après avoir mangé de la crème glacée.
P – Céphalée (> froid) alternant avec des affections rhumatismales (> chaleur).
P – [Toujours avoir Ars. à l’esprit dans des cas embrouillés où l’on retrouve une notion de deuil : enfants couverts d’eczéma ou insomniaques dont la mère a subi un deuil, etc. E.B.]
Répertoire
PSYCHISME : §Agitation, lit, aller d’un lit à l’autre, veut [3]. §Angoisse, changer de place sans arrêt, poussé à [3],, §Anxiété, nuit, minuit, après, 3 h [3], attend qq. ch. de lui, quand on [2/1], lit, pousse hors du [1]. §Désire, plus que ce dont elle a besoin [1/1]. §Effrayé, nuit, réveillé à 3 h [3,3/1]. §Illusions, observe, on l’ [3], regarde, tout le monde la [3]. §Mordre, verre [3,3/1]. §Peur, handicapé, d’être [3], mort, de la, seul, étant [3], seul, d’être, mourir, de peur de [3]. §Porté, vite [3]. §Rire, jamais, ne rit [3,2].
YEUX : §Excoriation, commissures, des [3]. §Photophobie, neige, suite de [3].
NEZ : §Catarrhe, temps, froid [2/1]. §Coryza, froid, refroidissant, en se, échauffé, quand on s’est beaucoup [3,3]. §Douleur, brûlante, cuisante, coryza, pendant [3], vif, à, coryza, pendant [3,2]. §Dyspnée, nasale [2]. §Obstruction, racine, à la [3], sensation d’, écoulement aqueux [3,3].
VISAGE : §Douleur, brûlante, aiguilles, comme des [3/3].
BOUCHE : §Aphtes, bleuâtres [3/1].
ESTOMAC : §Anxiété, nuit, sensation d’anxiété ascendante. [3/1]. §Douleur, aliments, glace, crème glacée [3], bâillant, agg en [3/1], chaleur, amél [3], brûlante, chaleur, boissons chaudes, amél [2/1]. §Masse dans l’estomac, sensation d’une, froides, après des boissons [2,2]. §Vomissements, aliments, glace, crème glacée, après [3].
RECTUM : §Diarrhée, aliments, gibier faisandé, après [3], glace, crème glacée, après [3], anxiété, après [2], mer, bord de mer, au [2]. §Douleur, brûlante, chaleur, amél [2/1].
VESSIE : §Miction, involontaire, accouchement, après [3].
GÉNITAUX FÉMININS : §Douleur, ovaires, mouvement, des pieds, amél [2/1].
LARYNX : §Corps étranger, sensation d’un, larynx, fumée, sensation de [3,3/3].
RESPIRATION : §Asthme, minuit, après, 2 h [3/3], temps, changement de [2/3]. §Dyspnée, poussière, sensation comme par de la [3].
THORAX : §Douleur, poumons, apex, droit [3,3], piquante lancinante, point de côté, clavicule, sous la, droite [3,3]. §Palpitations cardiaques, nuit, minuit, après, 3 h [3,3].
MEMBRES : §Agitation, mbres inf., jambe, sommeil, avant [3/3]. §Chocs dans les membres, sensation de, endormant, en s’ [3,2]. §Douleur, piquante lancinante, paralysés, des endroits, brûlant, comme par qq. ch. de [3,2/1]. §Ulcères, mbres sup, doigts, bout des, brûlants [3].
SOMMEIL : §Insomnie, effort, physique, après [3]. §Rêves, effort physique [3]. §Somnolence, effort mental [3].
TRANSPIRATION : §Anxiété, nuit [3].
GÉNÉRALITÉS : §Collapsus, soudain [3/3]. §Varices, sensation, brûlantes, nuit [3/1].
Aliments
Aversion : Alcoolisées, pour les boissons [1], aliments [3], odeur des, à l’ [2], beurre [1], céréales [1], farine [1/3], farineux, pour les aliments [1], fruits [3], melon [2/3], graisses et aliments riches [2], gruau [1], pudding [1/3], soupe [1], sucreries [2], viande [2], bouillie [1/3].
Désir : Acides, de choses [2], alcoolisées, de boissons [3], bière [1], brandy [1], vin [2], whisky [2], assaisonnés, d’aliments fortement [2], café [2], chauds, aliments [3], boissons chaudes [3], boissons chaudes, frisson, pendant [3/3], citrons [1], fortes, de choses « qui arrachent » [1], froids, aliments [2], boissons froides [3], fruits [1], acides [2], glace, de morceaux de [1], graisses, gras [1], lait [2], légumes [1], moutarde [1], olives, huile d’olive [3], pain [2], seigle [2], rafraîchissantes, de choses [2], saindoux [1/1], sucreries [1].
Aggravation : Acides [2], beurre [2], brandy [2], café [1], choucroute [1], choux [1], crudités [1], eau [1], flatulents [1], froides, boissons [2], froids, aliments [3], fromage, vieux [2], fruits [3], gelés [2], glaces, crèmes glacées [1], gras [2], haricots et pois [1], lait [2], légumes [1], odeur des aliments [2], pâtisserie [1], poisson, avarié [1], poivre [1], salade [1], saucisses avariées [3], sel et aliments trop salés [1], sucreries [1], viande avariée [3,2], viande fraîche [1], viande, odeur de, qui cuit [1], porc [1], veau [1], vin [3], vinaigre [2].
Amélioration : Aliments brûlants [3], café [2], boissons chaudes [3], boissons froides, pendant la fièvre [2], eau [1], lait [2], vin [1].
Noyau
- Sujet froid et frileux, avec un besoin irrésistible de chaleur.
- Peur (de la mort) et agitation interne et externe.
- Écoulements acides, excoriants.
- Douleurs brûlantes > chaleur.
- Fort désir de compagnie (par peur, Phos. par compassion envers les autres).
- < Nuit.
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