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	<title>Planète Homéo &#187; Burnett</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Les 50 raisons d’être homéopathe du Dr. Burnett (2)</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 04:47:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[DEUXIÈME raison d'être
homéopathe
Dr  James Compton
Burnett
(Commentaires de Pierre Schmidt)
Ah, mon cher ami,
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque
médecin qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DEUXIÈME raison d'être<br />
homéopathe</h1>
<h2>Dr  James Compton<br />
Burnett</h2>
<p>(Commentaires de Pierre Schmidt)</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a>Ah, mon cher ami,<br />
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit<br />
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de<br />
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de<br />
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque<br />
médecin qui donne Aconit pour des refroidissements et des petites<br />
poussées fébriles, c'est un homéopathe malgré lui! Passons maintenant à<br />
la deuxième raison.</p>
<p>Quand j'étais<br />
jeune homme, je souffris de pleurésie du côté gauche et par les soins de<br />
l'apothicaire du village et la moitié d'une barrique de mélanges les<br />
plus hétéroclites de drogues variées, je fus quasi conduit à<br />
l'extrémité, si ce n'est pas tout à fait. Depuis cette époque, j'ai<br />
toujours conservé une sensation désagréable, sourde, dans mon côté<br />
gauche, au sujet de laquelle j'ai consulté de nombreux médecins éminents<br />
et dans différentes parties de l'Europe, sans jamais trouver aucun<br />
soulagement.</p>
<p>Sur un point, par<br />
contre, tous étaient parfaitement d'accord, qu'il s'agissait de quelque<br />
vieille adhérence entre la plèvre viscérale et la plèvre pariétale. Mais<br />
à part ce diagnostic reconnu, aucun de ces nombreux conseillers éminents<br />
n'était capable de me guérir. Et pourtant, ma foi en eux était si grande<br />
qu'elle aurait renversé les montagnes. Cela me démontra que la foi,<br />
comme remède, ne fonctionnait malheureusement pas chez moi.</p>
<p>Après avoir prouvé<br />
l'impuissance de la médecine orthodoxe, je me tournai du côté des<br />
hydropathes, ces médecins de cures, qu'on appelait alors, à l'époque,<br />
des charlatans, et je fus baigné, chaud, froid, par portion ou en<br />
totalité, par bains courts ou bains prolongés. Mais rien de cela ne me<br />
fit du bien. Puis ce furent les enveloppements froids ou le contraire,<br />
les compresses froides faites pendant des mois, dormir dans des<br />
enveloppements humides, sans parler de l'abondance des transpirations<br />
qu'on me fit subir soit à la turque, soit à la russe. Tous ces moyens me<br />
laissant ma vieille lésion pleurétique dans le statu quo ante.</p>
<p>Ce furent ensuite<br />
les cures de raisins, de pain, de vin, qui ne firent pas mieux. Puis les<br />
régimes sévères, les changements de climats, tout sans le moindre effet<br />
sur ma plèvre réticente.</p>
<p>Cependant, comme<br />
j'étais en train d'étudier ce que ces gens originaux appelés homéopathes<br />
avaient écrit sur Bryonia alba et l'affinité de ce médicament pour les<br />
membranes séreuses, je... quoi... faut-il les injurier et les appeler<br />
aussi des charlatans? Non,... essayons d'abord.</p>
<p>Je me procurai un<br />
peu de Bryonia alba, l'administrai comme ils ont l'habitude de le donner<br />
et voulez-vous croire que quinze jours ne s'étaient pas écoulés que ce<br />
malaise sourd et profond dans le côté, traîné depuis de longues années,<br />
avait disparu et que, depuis cette époque, je n'en ai plus rien<br />
ressenti. Voilà, cher Ami, ma seconde raison pour être un homéopathe et<br />
si jamais je cesse d'être reconnaissant à ce vieux cher Hahnemann pour<br />
son Bryonia, que ses foudres et surtout mon vieux mal me revienne pour<br />
me rappeler à la vérité de ses enseignements. Ce que vous pouvez, et le<br />
monde entier en général, penser à ce sujet, je ne m'en préoccupe pas<br />
d'une paille. Je parle carrément sur le pont, comme on dit en anglais,<br />
qui permet de passer à l'autre rive, car pour moi, je n'ai qu'une<br />
exigence en médecine et n'en demande qu'une seule: qu'elle guérisse! La<br />
«pathie » qui guérira est «la pathie » qu'il me faut.</p>
<p>Car si belle que<br />
soit votre pathie</p>
<p>Tout ce que je<br />
puis en dire, c'est que je me soucie peu de sa beauté,</p>
<p>Si elle ne me<br />
convient pas à <em>moi</em> en particulier!</p>
<p><em>What care I, how fair she be</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>If she be not fair to me?</em></p>
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		<title>Les 50 raisons d&#8217;être homéopathe du Dr. Burnett (1)</title>
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		<comments>http://planete-homeo.org/2010/02/04/les-50-raisons-detre-homeopathe-du-dr-burnett/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 07:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Première raison d'être homéopathe
Dr James Compton Burnett
On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Première raison d'être homéopathe</h1>
<h2>Dr James Compton Burnett</h2>
<div id="_mcePaste"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en se trompant qu'on apprend et que l'on progresse. Son approche clinique est parfois peu orthodoxe, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il avait de très beaux résultats.</div>
<div id="_mcePaste">Brunett reste pour nous un exemple aussi bien sur le plan professionnel que moral. Nous publierons ici les 9 premières raisons. EB</div>
<p><em>Il est en vérité plus rapide et plus aisé de  procéder de l'ignorance à la connaissance, qu'à partir de l'erreur. Ceux qui  sont dans l'erreur doivent d'abord désapprendre avant de pouvoir apprendre quoi  que ce soit dans un but utile: et la première partie de cette double tâche,  n'est pas, à plusieurs point de vue, la moins difficile; c'est la raison pour  laquelle elle est rarement entreprise.</em> <em>BOLINGBROKE</em></p>
<p>Il y a quelques années, lors d'un après-midi sombre et morne, j'étais plongé  à l'Hôpital B., dans l'établissement de certificats de décès que je devais  signer, quand brusquement je me sentis de nouveau envahi par quelque chose qui  semblait s'emparer de moi pour au moins la cinquantième fois cet après-midi là.  Je ne pouvais me rendre compte de ce que cela était exactement. Mais cela  provenait essentiellement du mécontentement, de la dissatisfaction, pour ne pas  dire du dégoût, éprouvé à la revue de ces cas qui me passaient sous les yeux et  dont les résultats cliniques n'aboutissaient tous qu'à la mort! J'avais toujours  été un étudiant en médecine très enthousiaste au début de mes études, mais un  Professeur, profondément sceptique, démolissait régulièrement toute ma foi dans  les remèdes; et les trop grandes responsabilités assumées pour mon âge et mon  expérience, ajoutées aux soucis de la pratique hospitalière écrasante, furent  autant de facteurs qui étouffèrent la plus grande partie de l'enthousiasme que  j'avais éprouvé au début pour la médecine. Après avoir repassé dans mon esprit  mes différents stages en médecine et en chirurgie, je m'enfonçai dans mon  fauteuil et comme en rêve me trouvai dans les prés verts, en train de dénicher  des oiseaux et de pêcher au fil de l'eau, comme aux premiers jours de ma  jeunesse. Juste à cet instant, regardant par la fenêtre, je vis un chariot  transportant un cadavre et j'ouvris la fenêtre en m'adressant au vieux garçon  d'anatomie que je connaissais bien et sur un ton vif lui demandais: « Tim,  voyons, qui donc est ce mort?» « Le petit Georges, Docteur ».</p>
<p>Ce petit Georges était un enfant abandonné, qui n'appartenait à personne.  Nous l'avions soigné depuis longtemps et nous l'aimions bien. C'était pour nous  comme un chien fidèle. Tout le monde aimait Georgie dans la salle et il n'en  était pas un, même parmi les plus égoïstes, qui n'était prêt à la première  occasion à lui rendre service. Aussi, aucun malade ne fut plus sincèrement  regretté que lui dans cette salle.</p>
<p>Je dois vous exposer comment cela est arrivé: un beau jour, ayant besoin d'un  lit pour un cas aigu, je donnai l'ordre de transférer le lit du petit Georges  qui se trouvait dans un coin bien abrité et chaud de la salle, pour le mettre en  face, vers une grande fenêtre au nord. Hélas! c'est là qu'il attrapa froid,  contracta une pleurésie et la réponse du garçon d'anatomie que vous venez  d'entendre était le résultat de cette malheureuse décision.</p>
<p>Évidemment, je me reprochais en moi-même: « Si seulement j'avais pu arrêter  tout au début cette fièvre, qui s'était déclarée à la suite de ce  refroidissement dû à la fenêtre trop proche, le petit Georgie alors serait  encore parmi nous. Pourtant trois bons médecins, à côté de mes soins, avaient  traité Georgie, tous en parfait accord et tous des cliniciens avertis. Malgré  leurs talents, la pleurésie s'installa avec la fièvre, l'épanchement se  produisit dans la plèvre et le pauvre Georgie mourut.</p>
<p>Le vieux Tim était un homme que la vie avait bien endurci et je ne l'avais  jamais vu manifester aucune émotion ni sentiment d'aucune manière, et jamais  regretter la mort de qui que ce fut. Mais, véritablement, ce jour, j'étais  bouleversé en le voyant, alors que son attention était pourtant occupée à laver  des bouteilles et que je lui parlais de Georgie, essuyer des larmes au coin des  yeux au souvenir de cet enfant: Mais, quoi qu'on dise, le pauvre Georgie n'était  plus et cependant, j'étais persuadé qu'il aurait pu éviter de mourir si l'on  avait trouvé la médication appropriée, et ce sentiment de conscience  insatisfaite me tourmentait; j'aurais voulu disparaître sous terre.</p>
<p>Or, un soir, un ami médecin de l'Hôpital Royal vint m'inviter à dîner, et au  cours de notre conversation, je lui parlais de mes désillusions et de mon  désenchantement vis-à-vis de la médecine, ainsi que de ma détermination encore  hésitante de partir pour l'Amérique, pour y faire de l'agriculture, car enfin  là, je serais incapable de vivre une vie normale, naturelle et complète, sans  désappointement. C'est alors qu'il me parla de l'homéopathie, en cherchant à me  persuader de l'étudier, d'abord pour en critiquer la valeur, ou, si je la  trouvais apparemment réussie, d'en faire un essai loyal à l'Hôpital.</p>
<p>Après avoir passé par bien des doutes et bien des craintes, je dois l'avouer  comme si je commettais une faute ou même un crime, je me procurai presque en  cachette les deux livres de «Pharmacodynamie» et de «Thérapeutique» de Richard  Hughes, recommandés par cet ami, comme une excellente introduction à  l'homéopathie.</p>
<p>Je dévorai ces deux ouvrages à peine en deux semaines et en toute sincérité  en vins à conclure, qu'ou bien l'homéopathie est vraiment une très grande chose,  ou bien que ce Docteur Hughes n'était qu'un grand fumiste - non, le mot est trop  grossier. Peut-être n'aimerez-vous pas ce terme... et pourtant moi, je trouve  qu'il est bien choisi et pourrait lui aller comme un gant. Sur la vie de mon  prochain, un sujet aussi important à mes yeux, il n'y a pas de moyen terme. Ces  ouvrages homéopathiques représentaient ou bien la vérité d'en haut, claire et  parfaite, ou bien le plus noir et scandaleux mensonge.</p>
<p>Je me sentis très perplexe et embarrassé... il me semblait impossible qu'un  homme ayant écrit de tels livres soit un imbécile, car un insensé ou un crétin  ne peut pas être capable d'écrire de telles choses. Sa façon de présenter le  sujet semble partir vraiment d'une âme noble et d'un esprit compétent et non  d'un imposteur et cela éleva ma pensée au-dessus du découragement dans lequel  j'étais embourbé; mais vient alors: N'ai-je pas souvent essayé de vanter des  remèdes spécifiques et de nombreux traitements qui tous n'avaient réussi qu'à me  désappointer profondément? Ainsi mon vieux scepticisme m'envahit à nouveau : «  Pourquoi, disais-je, de telles choses peuvent-elles exister? Cela me paraît  vraiment impossible ». J'ai été élevé dans les meilleures écoles et instruit par  des hommes de valeur tout au cours de mes études et j'ai toujours entendu dire  que l'homéopathie n'était qu'une thérapeutique de nihilisme. Comment pourrai-je  jamais pratiquer de cette façon, ce serait une honte, mon honnêteté s'y  refusait, je ne pourrai jamais être un homéopathe. Mais le doute ne cessait de  me poursuivre... et si pourtant c'était vrai! Que faire? Eh bien, je vais  cependant essayer d'appliquer cette méthode au lit du malade; je vais prouver  que ce n'est qu'une thérapeutique mensongère et honteuse et alors je l'exposerai  ouvertement à mes collègues, enchantés d'avoir réussi à démontrer par mes  résultats cliniques la négation flagrante de cette thérapeutique nihiliste.</p>
<p>Je me sentais troublé, agité et profondément insatisfait en pensant à la mort  de Georgie et par dégoût me mis à regarder ce que les homéopathes auraient  conseillé en pareil cas. J'appris qu'ils prétendaient couper une simple fièvre  ou un refroidissement avec de l'Aconit... quelle plaisanterie! Malgré mes  doutes, je ne pouvais me réfréner de penser que si cela pouvait être vrai,  Aconit aurait pu sauver le petit Georges, s'il avait été donné à temps et tout  au début de sa maladie.</p>
<p>En fait, les refroidissements, les rhumes, les frissons fébriles sont monnaie  commune et de plus j'avais justement accepté la salle d'entrée des enfants, qui  presque tous arrivaient avec de la fièvre, des refroidissements, des rhumes et  diverses inflammations, où ils étaient observés jusqu'au moment de prendre la  décision de les placer dans une autre salle, si leur affection progressait et  présentait des pneumonies, des pleurésies, des rhumatismes, des gastrites ou des  affections éruptives de l'enfance, selon les cas.</p>
<p>Or, je possédais un petit flacon de teinture d'Aconit de Flemming dans mon  armoire d'urgence. Je pris une grande bouteille d'eau dans laquelle je versai  quelques gouttes seulement de cette teinture et la donnai à l'infirmière de la  salle d'enfants, en lui donnant l'instruction d'administrer ce remède à tous les  malades ayant des lits situés du côté droit de la salle, sitôt leur arrivée.  Tous les lits du côté opposé n'auraient pas droit à cette solution d'Aconit,  mais seraient traités par la méthode orthodoxe habituelle.</p>
<p>A ma prochaine visite, quel ne fut pas mon étonnement de trouver presque tous  les jeunes enfants du côté d'Aconit sans fièvre et qui jouaient dans leur lit.  L'un cependant, atteint de rougeole, dut être transporté dans la salle des  contagieux. Cela me permit de conclure que l'Aconit ne guérissait pas la  rougeole (<em>Hahnemann dans sa Matière Médicale pure en 1834, à l'article  Aconit, nous dit: «Dans la rougeole, la pourpre miliaire, dans les fièvres  inflammatoires, avec pleurésie... etc., l'efficacité de cette plante tient  presque du miracle ». Donc Monsieur Burnett n'en était évidemment à ce moment là  qu'à son petit biberon...</em>). Tous les autres enfants, par contre,  séjournèrent deux ou trois jours seulement, et purent ensuite rentrer chez eux  guéris.</p>
<p>Par contre, tous ceux qui étaient du côté de la paroi opposée, traités par la  médecine orthodoxe, étaient dans le même état où ils avaient été amenés, sinon  pire, et durent être envoyés dans d'autres salles, avec des bronchites, des  états inflammatoires divers, ou d'autres maladies infectieuses, etc. Ainsi, les  choses continuèrent à se passer de cette façon-là, jour après jour. Tous ceux  qui prenaient Aconit présentaient en général une convalescence de 24 ou 48  heures, sauf dans certains cas plus rares où des frissons qui apparaissaient  bénins, étaient cependant annonciateurs d'un état prodromal d'une maladie  spécifique telle que la rougeole, la scarlatine ou une fièvre rhumatismale. Ceux  de cette catégorie étaient à peine influencés par l'Aconit. Mais la quantité de  cas de petits refroidissements courants chez les enfants étaient guéris très  rapidement avec cette potion d'Aconit, quoique beaucoup de ceux qui nous étaient  amenés, étaient le plus souvent en pleine transpiration (<em>En effet,  contrairement à ce qu'on lit dans de nombreuses publications homéopathique, qui  sont toutes des copies de copies, et disent que l'Aconit n'est indiqué qu'avec  des peaux sèches et que son indication disparaît dès que la sueur apparaît,  Hahnemann indique nettement: «Sueurs avec frisson fébrile », « sueurs d'odeur  aigre par tout le corps », « sueurs accablantes », etc., pour Aconit.</em>).</p>
<p>Je n'avais rien dit à l'infirmière concernant le contenu de cette bouteille,  mais très vite, elle la baptisa «la bouteille à fièvre du Docteur Burnett». En  tout cas, pour le moment, j'étais abasourdi de ces résultats et cela me poussa à  occuper toutes mes nuits à l'étude intensive de l'homéopathie, car je n'avais  pas une minute de libre pendant la journée. Or, un jour, il me fut impossible de  faire ma tournée à travers les salles. En fait, j'avais dû même m'absenter deux  jours, depuis le samedi au mardi et à mon retour en entrant dans la salle des  enfants, ce mardi, tôt le matin, l'infirmière chef qui paraissait relativement  calme, m'informa avec une attitude contenue et une réserve non dissimulée,  qu'elle pensait que tous les petits malades devraient être, pensait-elle,  renvoyés chez eux.</p>
<p>« Vraiment, dis-je, que voulez-vous dire par là? » « Ma foi, Docteur, comme  vous n'êtes pas venu dimanche, ni lundi, j'ai pris sur moi de donner votre  fameuse « bouteille de fièvre » à tous les enfants, car je n'avais pas le coeur  de vous voir continuer votre expérimentation cruelle plus longtemps. Vous êtes  comme les jeunes docteurs qui sont ici, vous essayez de faire des expériences.  Je ne sais pas pourquoi l'autre côté de la salle n'aurait pas le droit aussi à  ce merveilleux remède ». Je répondis simplement: « Bien, bien, ma soeur, à  l'avenir je vous permets de donner la potion à tous les malades qui viendront! »  Ceci fut fait jusqu'à ce que je quittai l'Hôpital et le résultat de cette  médication par l'Aconit pour les frissons, les refroidissements, les fébricules,  les petits malaises fébriles des enfants fut extraordinaire, tous présentant une  défervescence rapide de la fièvre et des symptômes de refroidissements avec une  très prompte convalescence.</p>
<p>Mais quand il y avait des cas gastriques, j'observai qu'Aconit était alors  sans résultat, à moins qu'ils ne soient accompagnés de vomissements et c'est  pourquoi dans de pareils cas, j'administrais un émétique doux qui provoquait la  défervescence très rapide de la température. Quoique encore dans mes débuts dans  l'homéopathie, un émétique doux me paraissait être le traitement le plus  favorable lorsque l'estomac est chargé et ne peut se libérer par un vomissement  naturel. Mais je fais ces considérations entre parenthèses, car je ne prétends  nullement posséder déjà la Matière Médicale homéopathique et ses  applications.</p>
<p>J'apporte ces préliminaires et ces circonstances incidentes et concomitantes  seulement pour vous placer sur le même terrain où je me trouvais alors. Elles ne  sont pas essentielles, elles conduisent simplement à cette conclusion pertinente  : Aconit dans les refroidissements, les petits accès de fièvre, le début des  inflammations est véritablement ma première raison pour être un homéopathe.  Avez-vous une aussi bonne raison pour être un officiel?</p>
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