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	<title>Planète Homéo &#187; études</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Les 50 raisons d&#8217;être homéopathe du Dr. Burnett (1)</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 07:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Première raison d'être homéopathe
Dr James Compton Burnett
On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Première raison d'être homéopathe</h1>
<h2>Dr James Compton Burnett</h2>
<div id="_mcePaste"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en se trompant qu'on apprend et que l'on progresse. Son approche clinique est parfois peu orthodoxe, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il avait de très beaux résultats.</div>
<div id="_mcePaste">Brunett reste pour nous un exemple aussi bien sur le plan professionnel que moral. Nous publierons ici les 9 premières raisons. EB</div>
<p><em>Il est en vérité plus rapide et plus aisé de  procéder de l'ignorance à la connaissance, qu'à partir de l'erreur. Ceux qui  sont dans l'erreur doivent d'abord désapprendre avant de pouvoir apprendre quoi  que ce soit dans un but utile: et la première partie de cette double tâche,  n'est pas, à plusieurs point de vue, la moins difficile; c'est la raison pour  laquelle elle est rarement entreprise.</em> <em>BOLINGBROKE</em></p>
<p>Il y a quelques années, lors d'un après-midi sombre et morne, j'étais plongé  à l'Hôpital B., dans l'établissement de certificats de décès que je devais  signer, quand brusquement je me sentis de nouveau envahi par quelque chose qui  semblait s'emparer de moi pour au moins la cinquantième fois cet après-midi là.  Je ne pouvais me rendre compte de ce que cela était exactement. Mais cela  provenait essentiellement du mécontentement, de la dissatisfaction, pour ne pas  dire du dégoût, éprouvé à la revue de ces cas qui me passaient sous les yeux et  dont les résultats cliniques n'aboutissaient tous qu'à la mort! J'avais toujours  été un étudiant en médecine très enthousiaste au début de mes études, mais un  Professeur, profondément sceptique, démolissait régulièrement toute ma foi dans  les remèdes; et les trop grandes responsabilités assumées pour mon âge et mon  expérience, ajoutées aux soucis de la pratique hospitalière écrasante, furent  autant de facteurs qui étouffèrent la plus grande partie de l'enthousiasme que  j'avais éprouvé au début pour la médecine. Après avoir repassé dans mon esprit  mes différents stages en médecine et en chirurgie, je m'enfonçai dans mon  fauteuil et comme en rêve me trouvai dans les prés verts, en train de dénicher  des oiseaux et de pêcher au fil de l'eau, comme aux premiers jours de ma  jeunesse. Juste à cet instant, regardant par la fenêtre, je vis un chariot  transportant un cadavre et j'ouvris la fenêtre en m'adressant au vieux garçon  d'anatomie que je connaissais bien et sur un ton vif lui demandais: « Tim,  voyons, qui donc est ce mort?» « Le petit Georges, Docteur ».</p>
<p>Ce petit Georges était un enfant abandonné, qui n'appartenait à personne.  Nous l'avions soigné depuis longtemps et nous l'aimions bien. C'était pour nous  comme un chien fidèle. Tout le monde aimait Georgie dans la salle et il n'en  était pas un, même parmi les plus égoïstes, qui n'était prêt à la première  occasion à lui rendre service. Aussi, aucun malade ne fut plus sincèrement  regretté que lui dans cette salle.</p>
<p>Je dois vous exposer comment cela est arrivé: un beau jour, ayant besoin d'un  lit pour un cas aigu, je donnai l'ordre de transférer le lit du petit Georges  qui se trouvait dans un coin bien abrité et chaud de la salle, pour le mettre en  face, vers une grande fenêtre au nord. Hélas! c'est là qu'il attrapa froid,  contracta une pleurésie et la réponse du garçon d'anatomie que vous venez  d'entendre était le résultat de cette malheureuse décision.</p>
<p>Évidemment, je me reprochais en moi-même: « Si seulement j'avais pu arrêter  tout au début cette fièvre, qui s'était déclarée à la suite de ce  refroidissement dû à la fenêtre trop proche, le petit Georgie alors serait  encore parmi nous. Pourtant trois bons médecins, à côté de mes soins, avaient  traité Georgie, tous en parfait accord et tous des cliniciens avertis. Malgré  leurs talents, la pleurésie s'installa avec la fièvre, l'épanchement se  produisit dans la plèvre et le pauvre Georgie mourut.</p>
<p>Le vieux Tim était un homme que la vie avait bien endurci et je ne l'avais  jamais vu manifester aucune émotion ni sentiment d'aucune manière, et jamais  regretter la mort de qui que ce fut. Mais, véritablement, ce jour, j'étais  bouleversé en le voyant, alors que son attention était pourtant occupée à laver  des bouteilles et que je lui parlais de Georgie, essuyer des larmes au coin des  yeux au souvenir de cet enfant: Mais, quoi qu'on dise, le pauvre Georgie n'était  plus et cependant, j'étais persuadé qu'il aurait pu éviter de mourir si l'on  avait trouvé la médication appropriée, et ce sentiment de conscience  insatisfaite me tourmentait; j'aurais voulu disparaître sous terre.</p>
<p>Or, un soir, un ami médecin de l'Hôpital Royal vint m'inviter à dîner, et au  cours de notre conversation, je lui parlais de mes désillusions et de mon  désenchantement vis-à-vis de la médecine, ainsi que de ma détermination encore  hésitante de partir pour l'Amérique, pour y faire de l'agriculture, car enfin  là, je serais incapable de vivre une vie normale, naturelle et complète, sans  désappointement. C'est alors qu'il me parla de l'homéopathie, en cherchant à me  persuader de l'étudier, d'abord pour en critiquer la valeur, ou, si je la  trouvais apparemment réussie, d'en faire un essai loyal à l'Hôpital.</p>
<p>Après avoir passé par bien des doutes et bien des craintes, je dois l'avouer  comme si je commettais une faute ou même un crime, je me procurai presque en  cachette les deux livres de «Pharmacodynamie» et de «Thérapeutique» de Richard  Hughes, recommandés par cet ami, comme une excellente introduction à  l'homéopathie.</p>
<p>Je dévorai ces deux ouvrages à peine en deux semaines et en toute sincérité  en vins à conclure, qu'ou bien l'homéopathie est vraiment une très grande chose,  ou bien que ce Docteur Hughes n'était qu'un grand fumiste - non, le mot est trop  grossier. Peut-être n'aimerez-vous pas ce terme... et pourtant moi, je trouve  qu'il est bien choisi et pourrait lui aller comme un gant. Sur la vie de mon  prochain, un sujet aussi important à mes yeux, il n'y a pas de moyen terme. Ces  ouvrages homéopathiques représentaient ou bien la vérité d'en haut, claire et  parfaite, ou bien le plus noir et scandaleux mensonge.</p>
<p>Je me sentis très perplexe et embarrassé... il me semblait impossible qu'un  homme ayant écrit de tels livres soit un imbécile, car un insensé ou un crétin  ne peut pas être capable d'écrire de telles choses. Sa façon de présenter le  sujet semble partir vraiment d'une âme noble et d'un esprit compétent et non  d'un imposteur et cela éleva ma pensée au-dessus du découragement dans lequel  j'étais embourbé; mais vient alors: N'ai-je pas souvent essayé de vanter des  remèdes spécifiques et de nombreux traitements qui tous n'avaient réussi qu'à me  désappointer profondément? Ainsi mon vieux scepticisme m'envahit à nouveau : «  Pourquoi, disais-je, de telles choses peuvent-elles exister? Cela me paraît  vraiment impossible ». J'ai été élevé dans les meilleures écoles et instruit par  des hommes de valeur tout au cours de mes études et j'ai toujours entendu dire  que l'homéopathie n'était qu'une thérapeutique de nihilisme. Comment pourrai-je  jamais pratiquer de cette façon, ce serait une honte, mon honnêteté s'y  refusait, je ne pourrai jamais être un homéopathe. Mais le doute ne cessait de  me poursuivre... et si pourtant c'était vrai! Que faire? Eh bien, je vais  cependant essayer d'appliquer cette méthode au lit du malade; je vais prouver  que ce n'est qu'une thérapeutique mensongère et honteuse et alors je l'exposerai  ouvertement à mes collègues, enchantés d'avoir réussi à démontrer par mes  résultats cliniques la négation flagrante de cette thérapeutique nihiliste.</p>
<p>Je me sentais troublé, agité et profondément insatisfait en pensant à la mort  de Georgie et par dégoût me mis à regarder ce que les homéopathes auraient  conseillé en pareil cas. J'appris qu'ils prétendaient couper une simple fièvre  ou un refroidissement avec de l'Aconit... quelle plaisanterie! Malgré mes  doutes, je ne pouvais me réfréner de penser que si cela pouvait être vrai,  Aconit aurait pu sauver le petit Georges, s'il avait été donné à temps et tout  au début de sa maladie.</p>
<p>En fait, les refroidissements, les rhumes, les frissons fébriles sont monnaie  commune et de plus j'avais justement accepté la salle d'entrée des enfants, qui  presque tous arrivaient avec de la fièvre, des refroidissements, des rhumes et  diverses inflammations, où ils étaient observés jusqu'au moment de prendre la  décision de les placer dans une autre salle, si leur affection progressait et  présentait des pneumonies, des pleurésies, des rhumatismes, des gastrites ou des  affections éruptives de l'enfance, selon les cas.</p>
<p>Or, je possédais un petit flacon de teinture d'Aconit de Flemming dans mon  armoire d'urgence. Je pris une grande bouteille d'eau dans laquelle je versai  quelques gouttes seulement de cette teinture et la donnai à l'infirmière de la  salle d'enfants, en lui donnant l'instruction d'administrer ce remède à tous les  malades ayant des lits situés du côté droit de la salle, sitôt leur arrivée.  Tous les lits du côté opposé n'auraient pas droit à cette solution d'Aconit,  mais seraient traités par la méthode orthodoxe habituelle.</p>
<p>A ma prochaine visite, quel ne fut pas mon étonnement de trouver presque tous  les jeunes enfants du côté d'Aconit sans fièvre et qui jouaient dans leur lit.  L'un cependant, atteint de rougeole, dut être transporté dans la salle des  contagieux. Cela me permit de conclure que l'Aconit ne guérissait pas la  rougeole (<em>Hahnemann dans sa Matière Médicale pure en 1834, à l'article  Aconit, nous dit: «Dans la rougeole, la pourpre miliaire, dans les fièvres  inflammatoires, avec pleurésie... etc., l'efficacité de cette plante tient  presque du miracle ». Donc Monsieur Burnett n'en était évidemment à ce moment là  qu'à son petit biberon...</em>). Tous les autres enfants, par contre,  séjournèrent deux ou trois jours seulement, et purent ensuite rentrer chez eux  guéris.</p>
<p>Par contre, tous ceux qui étaient du côté de la paroi opposée, traités par la  médecine orthodoxe, étaient dans le même état où ils avaient été amenés, sinon  pire, et durent être envoyés dans d'autres salles, avec des bronchites, des  états inflammatoires divers, ou d'autres maladies infectieuses, etc. Ainsi, les  choses continuèrent à se passer de cette façon-là, jour après jour. Tous ceux  qui prenaient Aconit présentaient en général une convalescence de 24 ou 48  heures, sauf dans certains cas plus rares où des frissons qui apparaissaient  bénins, étaient cependant annonciateurs d'un état prodromal d'une maladie  spécifique telle que la rougeole, la scarlatine ou une fièvre rhumatismale. Ceux  de cette catégorie étaient à peine influencés par l'Aconit. Mais la quantité de  cas de petits refroidissements courants chez les enfants étaient guéris très  rapidement avec cette potion d'Aconit, quoique beaucoup de ceux qui nous étaient  amenés, étaient le plus souvent en pleine transpiration (<em>En effet,  contrairement à ce qu'on lit dans de nombreuses publications homéopathique, qui  sont toutes des copies de copies, et disent que l'Aconit n'est indiqué qu'avec  des peaux sèches et que son indication disparaît dès que la sueur apparaît,  Hahnemann indique nettement: «Sueurs avec frisson fébrile », « sueurs d'odeur  aigre par tout le corps », « sueurs accablantes », etc., pour Aconit.</em>).</p>
<p>Je n'avais rien dit à l'infirmière concernant le contenu de cette bouteille,  mais très vite, elle la baptisa «la bouteille à fièvre du Docteur Burnett». En  tout cas, pour le moment, j'étais abasourdi de ces résultats et cela me poussa à  occuper toutes mes nuits à l'étude intensive de l'homéopathie, car je n'avais  pas une minute de libre pendant la journée. Or, un jour, il me fut impossible de  faire ma tournée à travers les salles. En fait, j'avais dû même m'absenter deux  jours, depuis le samedi au mardi et à mon retour en entrant dans la salle des  enfants, ce mardi, tôt le matin, l'infirmière chef qui paraissait relativement  calme, m'informa avec une attitude contenue et une réserve non dissimulée,  qu'elle pensait que tous les petits malades devraient être, pensait-elle,  renvoyés chez eux.</p>
<p>« Vraiment, dis-je, que voulez-vous dire par là? » « Ma foi, Docteur, comme  vous n'êtes pas venu dimanche, ni lundi, j'ai pris sur moi de donner votre  fameuse « bouteille de fièvre » à tous les enfants, car je n'avais pas le coeur  de vous voir continuer votre expérimentation cruelle plus longtemps. Vous êtes  comme les jeunes docteurs qui sont ici, vous essayez de faire des expériences.  Je ne sais pas pourquoi l'autre côté de la salle n'aurait pas le droit aussi à  ce merveilleux remède ». Je répondis simplement: « Bien, bien, ma soeur, à  l'avenir je vous permets de donner la potion à tous les malades qui viendront! »  Ceci fut fait jusqu'à ce que je quittai l'Hôpital et le résultat de cette  médication par l'Aconit pour les frissons, les refroidissements, les fébricules,  les petits malaises fébriles des enfants fut extraordinaire, tous présentant une  défervescence rapide de la fièvre et des symptômes de refroidissements avec une  très prompte convalescence.</p>
<p>Mais quand il y avait des cas gastriques, j'observai qu'Aconit était alors  sans résultat, à moins qu'ils ne soient accompagnés de vomissements et c'est  pourquoi dans de pareils cas, j'administrais un émétique doux qui provoquait la  défervescence très rapide de la température. Quoique encore dans mes débuts dans  l'homéopathie, un émétique doux me paraissait être le traitement le plus  favorable lorsque l'estomac est chargé et ne peut se libérer par un vomissement  naturel. Mais je fais ces considérations entre parenthèses, car je ne prétends  nullement posséder déjà la Matière Médicale homéopathique et ses  applications.</p>
<p>J'apporte ces préliminaires et ces circonstances incidentes et concomitantes  seulement pour vous placer sur le même terrain où je me trouvais alors. Elles ne  sont pas essentielles, elles conduisent simplement à cette conclusion pertinente  : Aconit dans les refroidissements, les petits accès de fièvre, le début des  inflammations est véritablement ma première raison pour être un homéopathe.  Avez-vous une aussi bonne raison pour être un officiel?</p>
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		<title>Scandale du Tamiflu: les études sont trafiquées!</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 09:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme je vous l'avais prédit, l'histoire de la pandémie de grippe H1N1, créée de toute pièces, et de son vaccin risquent de provoquer auprès du public le retentissement de l'affaire du collier dans l'ancien régime.
Les cadavres commencent à sortir des placards. En voici un très beau: les études qui montraient l'activité du Tamiflu ont été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Comme je vous l'avais prédit, l'histoire de la pandémie de grippe H1N1, créée de toute pièces, et de son vaccin risquent de provoquer auprès du public le retentissement de l'affaire du collier dans l'ancien régime.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/tamiflu.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-52" title="gélules de tamiflu" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/tamiflu-300x282.jpg" alt="Boîte de Tamiflu" width="300" height="282" /></a>Les cadavres commencent à sortir des placards. En voici un très beau: les études qui montraient l'activité du Tamiflu ont été falsifiées, les "gênantes" ayant été passées à la trappe pour gonfler les chiffres.</p>
<p>LaNutrition.fr,  le 17/12/2009<br />
Pendant des années, Roche, le fabricant du Tamiflu a assuré que son médicament prévient les complications de la grippe. Au prix de quelques contorsions mises en lumière par une enquête britannique. Récit édifiant.<br />
Thierry   Souccar</p>
<p>Est-ce l’histoire d’une manipulation ? Beaucoup de chercheurs le croient. En tous cas, pendant des années, le laboratoire suisse Roche a bercé les gouvernements de nombreux pays à propos des mérites merveilleux du Tamiflu, son médicament antiviral vedette. Pour qu’on y croie, Roche s’est bien gardé de publier les résultats d’études qui auraient pu susciter quelques réserves sur cette belle histoire. Voici le récit de cet escamotage et de la manière dont il a été mis à jour.</p>
<p><strong>Les protagonistes de cette belle  histoire</strong></p>
<p>L’oseltamivir ou Tamiflu est fabriqué par Roche et prescrit dans les infections grippales. Selon le laboratoire suisse, le Tamiflu réduit les hospitalisations de 61%, les complications secondaires de la grippe (bronchite, pneumonie, sinusite…) de 67% et les infections respiratoires basses traitées par antibiotiques de 55%.</p>
<p>De son côté, le groupe Cochrane est un réseau de chercheurs, spécialisés en épidémiologie et statistiques, qui compile les résultats de plusieurs études sur les traitements médicaux pour en dégager une tendance et juger de leur efficacité. L’équipe qui évalue les traitements et les vaccins de la grippe est dirigée par le Dr Tom Jefferson. Cette équipe a publié en 2006 (1), puis mis à jour en 2008 une évaluation de l’oseltamivir ou Tamiflu, dont il ressort que le médicament, aux doses de 75 mg et 150 mg par jour diminue les symptômes de la grippe. Toujours selon cette analyse, le Tamiflu 150 mg réduit de 68% les complications respiratoires basses.<br />
Mais voilà. Pour arriver à cette conclusion, l’équipe Cochrane s’est appuyée comme elle le fait d’habitude sur les résultats publiés d’études cliniques individuelles mais aussi, chose moins courante, sur l’analyse globale de 10 études, faite en 2003 par Laurent Kaiser, de l’université de Genève. L’analyse faite par Kaiser est une compilation (méta-analyse) d’études plus petites, financées par Roche. La conclusion de Kaiser pèse lourd dans le verdict obtenu par Cochrane : selon Kaiser, le Tamiflu réduit de 55% les complications bactériennes d’une grippe (2). Huit des dix études sur lesquelles le Dr Kaiser s’est basé reposent sur des résultats conservés par Roche, ou seulement publiés sous la forme de résumés (à l’inverse des données brutes). Donc ces données n’ont jamais été mises à disposition de la communauté scientifique. Seul Kaiser a pu les utiliser. Parmi les deux études publiées, une a trouvé que le Tamiflu réduit le risque de complications, l’autre qu’il n’a aucun effet.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un tsunami venu du Japon</strong></p>
<p>En prenant connaissance de l’étude Cochrane, un pédiatre japonais, le Dr Keiji Hayashi, s’inquiète des résultats d’une analyse – celle de Kaiser – dont personne ne peut vérifier le bien-fondé. Hayashi est originaire d’un pays qui jusqu’à une date récente a englouti 80% de la production de Tamiflu. De plus, des effets secondaires chez l’enfant, rares mais graves, y ont été rapportés par le Dr Rokuro Hama, qui a longtemps dirigé l’Institut japonais de pharmacovigilance. Hayashi veut s’assurer que le rapport bénéfice-risque est bien en faveur de l’usage du Tamiflu. En juillet 2009, Hayashi fait part de son trouble dans un courrier adressé à Tom Jefferson, de Cochrane : « Vous avez dit que l’oseltamivir 150 mg prévient les complications respiratoires basses. Mais cette conclusion est essentiellement basée sur une analyse conduite par Kaiser et son équipe et pas sur votre propre analyse des données. » Hayashi ajoute qu’outre le Dr Kaiser - le seul à n’avoir pas de lien financier avec le laboratoire - les auteurs de cette analyse étaient quatre employés de Roche, et un consultant de Roche, le Pr Frederick Hayden, de l’université de Virginie.<br />
Hayashi demande en conséquence à Jefferson et son équipe de procéder à leur propre analyse à partir des résultats bruts des études, et non pas à partir de ce que Kaiser en a fait.</p>
<p>Le hasard veut que le 28 juillet les autorités sanitaires britanniques demandent expressément au groupe Cochrane de mettre à jour leur analyse de 2008 sur le Tamiflu.<br />
Le 10 août, le Dr Tom Jefferson demande par email au Pr Frederick Hayden (université de Virginie), co-auteur de l’analyse Kaiser, de lui fournir les « données brutes » des études non publiées. Le 14 août, Hayden répond ceci : « J’ai cherché, mais je n’arrive pas à remettre la main sur les dossiers originaux en liaison avec cette publication de 2003. Avant et après les deux années passées à l’Organisation mondiale de la santé à Genève, j’ai été obligé de changer de bureau à l’université plusieurs fois et de me séparer de certains dossiers. Il semble que les dossiers de ces études aient été jetés. Si vous avez besoin des données originales ou des études non publiées, vous devrez probablement les obtenir de Roche, qui a sponsorisé ces études. » Jefferson reçoit une réponse similaire du Dr Kaiser.</p>
<p><strong>Un pas en avant, deux pas en  arrière</strong></p>
<p>Peu de temps après avoir reçu ces réponses négatives, Jefferson est approché par Tom Clarke, un journaliste scientifique de la chaîne britannique Channel 4 News qui enquête sur les vaccins et les antiviraux. Jefferson explique à Clarke qu’il doit se rapprocher de Roche pour récupérer les données brutes des études. La chaîne de télé propose alors de lui donner un coup de main en interrogeant le service de presse de Roche. Philip Carter, un producteur de Channel 4 News contacte donc Pam Dann, une des responsables de la communication de Roche et lui explique que Kaiser et Haydn ont conseillé à Jefferson de s’arranger avec Roche pour se procurer les résultats bruts. Le 10 septembre, Carter donne à Roche les coordonnées de Jefferson. Ce sera le dernier contact entre la chaîne de télévision et le laboratoire.</p>
<p>Le 11 septembre, le Dr Michelle Rashford, directeur médical de Roche indique à Jefferson qu’elle a fait suivre sa demande à l’équipe de développement clinique du laboratoire. Trois semaines se passent sans que Jefferson reçoive la moindre information, mais le 1er octobre, Michelle Rashford se manifeste à nouveau. Elle fait savoir à Jefferson que le laboratoire exige de lui un accord de confidentialité avant de lui confier les données brutes. L’accord de confidentialité rédigé par Roche stipule qu’il doit rester secret et que Jefferson ne pourra pas publier l’intégralité des résultats des études. Troublé par ces exigences, Jefferson demande des éclaircissements : « Pourrons-nous, écrit-il au laboratoire, publier les données et en tirer des conclusions ? »</p>
<p>Non seulement Roche ne répond pas, mais le 8 octobre, la société suisse met un terme aux discussions dans un courrier signé par Hannah Rind, un responsable de la communication : « Suite aux discussions que nous avons eues avec nos équipes médicales au Royaume-Uni et à Bâle, nous n’avons malheureusement pas pu vous envoyer les données que vous demandiez car une méta-analyse similaire est en cours et nous craignons qu’elle entre en conflit avec votre demande. Nous avons en effet été approchés par un groupe d’experts indépendants et nous leur avons donné accès aux études de Roche pour conduire leur méta-analyse. Je peux confirmer que ces rapports ont dans le passé été remis aussi bien à la FDA qu’aux autorités sanitaires européennes. »</p>
<p>Jefferson va alors tenter de persuader Roche que le travail de Cochrane ne peut pas gêner celui de l’autre équipe et qu’au contraire une double analyse donnera plus de poids aux conclusions. Le 21 octobre, six semaines après la demande originale de Jefferson, le Dr David Reddy, responsable de l’unité de pandémies chez Roche, envoie à Jefferson des extraits des 10 études utilisées par Kaiser, y compris les tableaux sur les infections respiratoires et la prescription d’antibiotiques. A partir de ces tableaux, Jefferson va tenter de reconstruire les données compilées par Kaiser, mais sans succès. Pour le groupe Cochrane, Roche a fourni des données incomplètes et le dit au laboratoire le 24 octobre : « Nous n’avons pas pu reconstruire les dénominateurs de l’étude Treanor de 2000. Le résumé semble avoir été constitué de plusieurs de ces études sans qu’il soit précisé lesquelles. Les étapes de la randomisation, du double aveugle, les critères de sélection n’apparaissent pas dans les extraits et les maladies dont souffraient les volontaires sont rarement décrites (quand elles le sont), donc nous ne pouvons pas être totalement sûrs que nous avons affaire à des adultes en bonne santé. »<br />
Le 28 octobre, Roche fait savoir à Jefferson que le laboratoire « travaille sur les questions que vous avez soulevées et qu’il enverra des informations supplémentaires la semaine prochaine. » Mais pour Cochrane, la date butoir était arrivée et Jefferson a fait savoir à Roche qu’il était trop tard pour cette fois.</p>
<p><strong>Le Tamiflu peu efficace pour  prévenir les complications</strong></p>
<p>La nouvelle analyse publiée dans le BMJ par Cochrane sur le Tamiflu ne tient donc pas compte des résultats publiés par Kaiser – soit deux-tiers des patients qui étaient dans la première analyse. Du coup, Cochrane trouve que le Tamiflu ne réduit plus le risque de complications de 67% mais de 45% seulement, ce chiffre n’étant pas significatif au plan statistique, ce qui fait dire à Jefferson et son équipe que les preuves à leur disposition « suggèrent que l’oseltamivir ne réduit pas les complications de l’appareil respiratoire bas qui sont liées à la grippe. » (3)</p>
<p>Aujourd’hui, pour justifier le refus de Roche de livrer ses résultats bruts à Jefferson, David Reddy, qui rappelons-le dirige l’unité « pandémies » du fabricant, explique que les données de ces études incluaient des informations privées sur les patients (il s’agissait en réalité des… initiales et dates de naissance). Légalement, dit-il, les agences sanitaires, les chercheurs, médecins et managers de Roche peuvent les voir, mais personne d’autre sauf sous le sceau de la confidentialité. « Nous ne comprenions pas pourquoi la chaîne de TV était impliquée, » ajoute aujourd’hui Reddy. « Nous avons donc demandé au Dr Jefferson de signer un accord de confidentialité, ce qu’il a refusé. »<br />
Roche s’est finalement décidé à mettre en ligne les résultats des études qu’il avait gardées jusqu’ici confidentielles. <a href="http://www.roche-trials.com/patient/trialresults/drugplst_Tamiflu_oseltamivir.html" target="_blank">Consulter  les résultats de ces études</a> . Mais au premier examen, il semble bien que ces études aient une portée limitée. Dans un courrier adressé au BMJ peu de temps avant la publication de Jefferson, Kaiser et Hayden, les principaux auteurs de l’analyse de 2003 reconnaissent d’ailleurs que « les différences entre les groupes placebo et ceux qui ont reçu l’oseltamivir ne sont pas significatives au plan statistique dans les sous-groupes analysés. » Ils avouent finalement que leur analyse était limitée « par le petit nombre de complications sérieuses chez les patients » et laissent entendre qu’aucune conclusion ferme ne peut en être tirée. Pourquoi dans ce cas ont-ils affirmé dans leur conclusion de 2003 que « le traitement de la grippe par le Tamiflu réduit les complications respiratoires basses, l’usage des antibiotiques et les hospitalisations aussi bien chez les adultes en bonne santé que les adultes à risque. » ?</p>
<p>En conclusion, il apparaît aujourd’hui que les nouveaux documents publiés par Roche montrent que le Tamiflu n’est pas ou est peu efficace pour prévenir les complications de la grippe. Cette information était en possession de l’Agence européenne du médicament et de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et de la Food and Drug Administration des Etats-Unis (FDA). Pourtant, l’Agence européenne assure dans son analyse du Tamiflu de 2009 que celui-ci diminue l’usage d’antibiotiques. Quant à l’Afssaps elle estime que « <a href="http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Pandemie-grippale/Les-antiviraux/%28offset%29/1" target="_blank">les  antiviraux réduisent potentiellement les risques de complications</a>. »   Et conseille depuis le 9 décembre de donner du Tamiflu dans tous les cas de  grippe ! (Lire l'article <a href="http://www.lanutrition.fr/Grippe-La-distribution-de-Tamiflu-contredite-par-les-donn%C3%A9es-scientifiques-a-3914.html" target="_blank">La  distribution de Tamiflu contredite par les autorités scientifiques</a>) Seule la FDA a procédé à une interprétation correcte des études de Roche. Dans son analyse de 2008, l’agence précise bien que selon elle le Tamiflu ne prévient pas les infections bactériennes consécutives à la grippe. Si le Tamiflu n’est pas plus efficace que le paracétamol, il faudra se demander un jour pourquoi et dans quelles conditions le gouvernement français en a acheté 24 millions de doses. (Lire l'article <a href="http://www.lanutrition.fr/Comment-Roche-a-pouss%C3%A9-%C3%A0-l-achat-de-son-Tamiflu-a-3915.html" target="_blank">Comment  Roche a poussé à l'achat de son Tamiflu</a>)</p>
<p>A lire aussi dans <a href="http://www.humanite.fr/Grippe-A-Ils-ont-organise-la-psychose">l'Humanité</a>, grippe A : « Ils ont organisé la psychose »; le président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants.</p>
<p>Digne héritière du positivisme d'Auguste Comte, la secte médicale étazunienne au pouvoir actuellement, le bras armé de Big Pharma, nous inflige depuis quelques années la notion de l'EBM. Evidence Based Medicine, la médecine basée sur les preuves.</p>
<p>Mais de quelles preuves s'agit-il? Il est temps que les médecins honnêtes et le public se rende compte que l'affaire du Tamiflu constitue la règle et non pas l'exception. Les "preuves cliniques", les "zétudes" sont forgées de toutes pièces par Big Pharma.</p>
<p>La recherche de la vérité est toujours incompatible avec la recherche du profit.</p>
<p>Ceci est particulièrement vrai dans l'homéopathie où les médecins à la recherche d'une vérité clinique ont dès le début bravé les moqueries, les sarcasmes, les persécutions.</p>
<p><em>Ma conscience est pure : elle me témoigne que j’ai toujours cherché le bien de l’humanité souffrante, que j’ai toujours fait et enseigné ce qui me paraissait être le mieux, et que je n’ai jamais eu recours aux procédés allopathiques pour complaire aux malades et ne pas les éloigner de moi ; j’aime trop mes semblables et le repos de ma conscience pour agir ainsi.<br />
Ceux qui m’imiteront pourront, comme je le fais au bord du tombeau, attendre avec calme et confiance le moment de reposer leur tête dans le sein de la terre et de rendre leur âme à un Dieu dont la toute-puissance doit faire trembler le méchant dans son cœur.</em></p>
<p><em>Hahnemann.</em></p>
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