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	<title>Planète Homéo &#187; hahnemann</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Séminaire de Novembre avec le Dr Farokh Master de Bombay</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 14:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Association Planète-Homéo organise en Novembre 2011 (du Mercredi 9 au Dimanche 13 Novembre) le deuxième séminaire de Formation Approfondie en Homéopathie Classique avec le Dr Farokh Master.
Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh12.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1546" title="Farokh1" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh12-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>L’Association Planète-Homéo organise en Novembre 2011 (du Mercredi 9 au Dimanche 13 Novembre) le deuxième séminaire de <strong>Formation Approfondie en Homéopathie Classique</strong> avec le Dr Farokh Master.</p>
<p>Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété en tant que conférencier international. Il nous a proposé de faire un <strong>enseignement approfondi d’Homéopathie</strong> en France, enseignement qu’il assure déjà dans plusieurs pays européens.</p>
<p>Le Dr Farokh Master est un excellent clinicien ; sa pratique s’est enrichie grâce à  ses connaissances en psychologie Jungienne.</p>
<p>Il pratique une Homéopathie restant fidèle à l’enseignement d’Hahnemann fondé sur l’Organon, la Matière Médicale et les Répertoires.</p>
<p>Nous pensons que c’est une belle opportunité d’apprendre et d’approfondir l’homéopathie de la bouche d’un médecin qui a une si grande connaissance et une telle pratique de cette science. Cet enseignement est destiné non seulement à des médecins voulant découvrir l’homéopathie (ou à des étudiants désireux de s’y investir) mais aussi à des homéopathes déjà expérimentés.  </p>
<p>Ce sera un enseignement complet de l’Homéopathie Classique : philosophie, mais aussi gestion des cas cliniques, prises de cas, si possible cas vidéo relié au remède en cours d’étude, et bien sûr matière médicale commentée.</p>
<p>Le Dr Farokh Master souhaite, pour que son enseignement soit efficace, une session de 5 jours. Nous savons que beaucoup parmi vous ont du mal à se libérer aussi longtemps mais nous pensons, nous qui le côtoyions depuis plusieurs années maintenant, que c’est un très bon investissement en vue d’une amélioration de votre pratique homéopathique.</p>
<p> Le <strong>programme</strong> de cette deuxième session comprendra :</p>
<p><strong>Lycopodium et ses relations avec Carbo-vegetabilis et Argentum nitricum</strong> (cas videos des principaux remèdes).</p>
<p><strong>Bryonia et ses remèdes satellites </strong>(cas clinique video de Bryonia).</p>
<p><strong>Poursuite de l’étude de l’Organon.</strong></p>
<ul>
<li>Symptôme étrange, rare et particulier</li>
<li>Signes évoquant une amélioration (Aph252-256)</li>
<li>Régime en Homéopathie (259-262)</li>
<li>Deuxième prescription</li>
<li>Observation d’une réaction médicamenteuse</li>
<li>Posologie</li>
<li>Individualisation</li>
<li>Evaluation des symptômes</li>
<li>Maladies mentales (210-230)</li>
</ul>
<p><strong>Répertoire : Enseignement du Répertoire ‘à l’indienne’. Exercices pour découvrir la bonne rubrique. </strong></p>
<p><strong>Un cas clinique live.</strong></p>
<p>L’enseignement se fera sur <strong><span style="text-decoration: underline;">Lyon du 9 au 13 Novembre</span></strong>, comportant ainsi deux jours fériés. Il aura lieu à l’hôtel Campanile de La Part-Dieu à Lyon.</p>
<p>FORUM PART-DIEU 31 RUE MAURICE-FLANDIN<br />
69003 LYON-03<br />
Téléphone : +33 4 72 36 31 00</p>
<p>FRAIS D'INSCRIPTION:<br />
Les frais comprennent la participation au congrès, et les repas de midi,  vins compris. Les reçus seront délivrés sur place.</p>
<p><strong>490€ par personne pour la totalité du séminaire</strong>.</p>
<h6>Repas : Les repas de midi sont compris dans les frais d’inscription. Si vous souhaitez un repas végétarien, veuillez nous le précisez sur la feuille d’inscription.</h6>
<p> Problème : En cas de difficulté diverse, (modalités de paiement, impossibilité de participer à l’ensemble du Congrès), me joindre au Tél : 02 51 91 02 52.</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>Découper le présent bulletin et le renvoyer ACCOMPAGNE DE VOTRE REGLEMENT à l'adresse suivante :Dr. Jean-Claude Ravalard<br />
32 Avenue de la Gare<br />
85500 LES HERBIERS</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> ______________________________________________________________</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="76%">NOM :</td>
<td width="23%">PRENOM :</td>
</tr>
<tr>
<td width="76%">ADRESSE :</td>
<td width="23%">TEL :</td>
</tr>
<tr>
<td width="76%">VILLE</td>
<td width="23%">CP :</td>
</tr>
<tr>
<td width="76%">Repas végétarien : (cocher selon vos souhaits)</td>
<td width="23%">Oui    /    Non</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> Ouverture du Secrétariat à 8h30 le 9 Novembre.</p>
<p>Début des Conférences à 9h 30.</p>
<p>Fin des cours le Dimanche 17h.</p>
<p>L’Association Planète-Homéo espère que vous pourrez participer à cette deuxième session.</p>
<p>Si vous souhaitez avoir quelque renseignement complémentaire ou connaître les modalités d’inscription, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante :</p>
<p><a href="mailto:jean-claude.ravalard@wanadoo.fr">jean-claude.ravalard@wanadoo.fr</a></p>
<p>Amicalement.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>3° et dernière partie du groupe Aurum selon le Dr Farokh Master (Bombay)</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/26/3%c2%b0-et-derniere-partie-du-groupe-aurum-selon-le-dr-farokh-master-bombay/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Sep 2010 08:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aurum muriaticum natronatum - Aurum sulphurosum]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Voici le dernier volet du groupe Aurum tel que nous l’a décrit le Dr Farokh Master de Bombay. Le Dr Master doit dès ce mois de Novembre entreprendre la première conférence d’une série au cours desquelles il se propose de faire une formation homéopathique complète à raison de 2 séminaires de 5 jours pendant 3 ans, comme il l’a déjà effectué dans plusieurs pays européens. Pour plus de détail, <a title="Séminaire de Formation Homéopathique avec le Dr Farokh Master (India)" href="http://planete-homeo.org/2010/08/19/seminaire-de-formation-homeopathique-avec-le-dr-farokh-master-inde/">cliquer ici</a><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/29685-lingot-d-or.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-535" title="29685-lingot-d-or" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/29685-lingot-d-or-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>.  </p>
<h4>Aurum muriaticum natronatum</h4>
<p> Aurum muriaticum natronatum est un autre membre du groupe Aurum qui affecte avant tout <strong>l’équilibre hormonal féminin</strong>. Sa sphère d’action n’est pas complètement connue, mais nous avons quelques indications qui nous permettent de tirer certaines conclusions.</p>
<p>Ce remède tout d’abord <strong>excite l’organisme provoquant une congestion et / ou une irritation de l’utérus et des ovaires, avec ulcération de l’utérus, endométrite, inflammation des ovaires, des règles abondantes et en avance, une tendance à l’avortement, etc.</strong> Comme on peut facilement le comprendre, il <strong>accentue le désir sexuel chez les femmes, jusqu’à la nymphomanie de temps à autre</strong>. Vous pouvez par exemple avoir le un cas d’une femme qui a pris beaucoup de plaisir dans une aventure illicite avec un home marie ; elle a pris énormément de plaisir dans cette aventure amoureuse, mais à un moment donné, elle pense qu’elle doit arrêter cette relation, pour quelle que raison que ce soit et qu’elle doit réprimer son désir sexuel. La production d’hormones émises alors en abondance est donc réprimée elle-aussi jusqu’à être presque ‘gelée’ et de façon similaire nous observons à ce stade une ‘pétrification’ de l’utérus. Cet <strong>organe s’indure, avec présence de fibromes et de tumeurs, tandis qu’il y a de façon concomitante une diminution du désir sexuel ;</strong> en fin de compte, il reste très peu de la passion antérieure.</p>
<p>Les <strong>fibromes </strong>se forment en général ainsi dans un cas Aur-m-n. L’utérus rempli de petits ou de gros fibromes peut être si congestionné qu’il ne peut plus se distendre pour accueillir le développement d’un fœtus, si c’est la résultante d’une répression ou d’un arrêt de sécrétion des hormones féminines que ce soit en rapport avec la situation précédemment décrite ou pour une autre raison, vous pouvez être confronté avec un cas Aurum muriaticum natronatum. Dans un cas similaire, un gynécologue avait conseillé l’adoption d’un enfant, la patiente était mariée depuis 15 ans sans conception.  L’utérus était envahi de fibromes, il ne pouvait plus se dilater et il était probable qu’un avortement, indiqué uniquement par un simple retard des règles devait se produire de temps à autre. </p>
<p>Selon mon expérience, ces <strong>personnes sont très sensibles, raffinées et ont tendance à avoir de nombreuses peurs, et vous pouvez facilement les confondre avec Phosphorus</strong>. <strong>Il y a en particulier une peur intérieure qu’un malheur va survenir à tout moment, leur donnant l’impression qu’ils sont fragiles et ont besoin de protection. Ils donneront l’impression d’être sans protection et sans défense, feront des crises de panique, mais secrètement ils sont très forts et inflexibles. Vous aurez beaucoup de compassion à leur égard, bien que de leur côté ils ne vous soient pas particulièrement attachés ni n’éprouvent de compassion à votre encontre, comme un véritable Phosphorus pourrait le faire.</strong></p>
<p>Comme Phosphorus a également tendance à faire des fibromes, il est quasi certain que Phosphorus leur aura été déjà prescrit. <strong>La différence est que ces patients n’aient pas l’ouverture d’esprit des Phosphorus, ni leur chaleur émotionnelle. Ils sont raffinés, sensibles, perspicaces, même magnétiques mais ils ne montrent pas l’ouverture de Phosphorus ni leur facilité à communiquer. Au contraire, ils sont réservés, timides et plutôt fermés lors du premier contact. Derrière cette nature hypersensible, vous percevrez aussi un élément de tristesse.</strong></p>
<p>Il est peu probable que vous voyez un cas Aur-m-n. surexcité, sauf dans les situations suivantes : <strong>inflammation de l’utérus, endométriose, inflammation des ovaires ou salpingites, manie puerpérale avec surexcitation sexuelle et impulsions suicidaires.</strong></p>
<p>Vous verrez ces cas en général une fois qu’ils seront passés du stade de surexcitation au <strong>stade dépressif, lorsque l’utérus commence à se scléroser, s’indurer et s’hypertrophier. Il y a alors une</strong> <strong>aménorrhée, des règles en retard et peu abondantes, une baisse du désir sexuel, une stérilité due à l’induration utérine ou à l’insuffisance ovarienne, ou à une hydropisie ovarienne, etc.</strong></p>
<p>Ce remède a apparemment un effet très marqué sur les organes génitaux féminins, et son application clinique est limitée en grande partie à cette sphère. <strong>C’est le remède qui a une action sur les tumeurs utérines, plus marquée que tous les autres remèdes, non seulement du groupe Aurum mais aussi de l’ensemble de la Matière Médicale</strong>, surtout lorsque l’histoire du patient est similaire à celle que j’ai décrite. <strong>Enorme induration d’un  ovaire. Utérus rempli de fibromes. Utérus ossifié. Induration d’une partie et ramollissement d’une partie de l’utérus. Squirrhe ou carcinome du sein ou de l’utérus. Leucorrhée corrosive ; pustules sur les organes génitaux. Chancres ; ulcères ; verrues. Bubon. </strong></p>
<p><strong>L’état mental d’Aurum-m-n. peut comporter une claustrophobie et une anxiété pour l’avenir. Si ces femmes sont blessées, elles risquent de tomber dans une profonde dépression, en particulier si c’est en rapport avec une aventure amoureuse.</strong> <strong>Une femme, ayant une aventure, prend quelques kilos et l’homme lui en fait la remarque. L’effet sur elle est si grand qu’elle en perd l’appétit, elle déprime, elle souhaite disparaitre de la surface de la terre. La dépression est si marquée qu’elle ne veut pas en sortir, elle ne se soucie même pas de savoir si elle peut en guérir ou non. Elle peut se retirer. Après la répétition d’évènements similaires, vous vous doutez qu’elle est dans un état d’anorexie nerveuse avec dépression suicidaire, douleur gastrique, nausée, perte d’appétit et constipation, ou même sévère constipation comme hydrastis. </strong></p>
<p> Vermeulen</p>
<h5>Principaux symptômes</h5>
<p>Justice.</p>
<p>"Natrum muriaticum transforme le besoin de justice d´Aurum en la pensée suivante: "Je sais ce dont tu es capable." Absence de réelle suspicion. Il se forge de ce fait rapidement une opinion définitive sur quelqu´un, qui peut être erronée alors qu´avec Natrum muriaticum, une telle opinion est habituellement juste." [Vrijlandt]</p>
<p> Réservé.</p>
<p>"Ressemblance avec Phos., un remède qui a également tendance à former des fibromes. Néanmoins, si Phos. est ouvert et chaud, Aur-m-n. n´a aucun de ces caractéristiques. La ressemblance inclut la délicatesse, la sensibilité, la réceptivité et même le charisme, mais c´est là que s´arrête la ressemblance, parce qu´il lui manque l´ouverture et les grandes qualités de contact de Phos. Au contraire, Aur-m-n. est plutôt réservé, timide et fermé au premier contact." [Vithoulkas]</p>
<p> Dissimulation.</p>
<p>"Sourit et éclate de rire en parlant d’évènements graves et tristes."</p>
<p>"Ils donnent l’impression que rien ne les touche."</p>
<p>"Ils peuvent avoir un humour sardonique et sinistre, en particulier le type macho, froid et dur." [Wulfsberg]</p>
<p> Casse-cou. Attire les accidents. Veut essayer tout ce qui est nouveau.</p>
<p>"Ils veulent fuir leur manque d’harmonie intime, compenser, dissimuler et protéger leur fragilité. Ces activités leur procure l’approbation et l’admiration, ce dont ils ont grand besoin. Ils tentent de dominer tout ce qu’ils considèrent comme des points faibles en eux-mêmes." [Wulfsberg]</p>
<p>Ou :</p>
<p>Prudent. Accommodant.</p>
<p>Ne prend aucun risque. Peur d’entreprendre quoi que ce soit de nouveau de peur d’échouer et d’être rejeté [Wulfsberg]</p>
<p>Ne veut en aucun cas être un fardeau pour les autres.</p>
<p>Compulsion - addiction [tous les Aurums].</p>
<p>Addictions alimentaires ; excès de café, alcool, tabac ou stimulants ; excès</p>
<p>Peur des étrangers et sensation inconfortable en réunions ou assemblées.</p>
<p>Sarcasme ou tendance à taquiner les membres de la famille [afin d’évacuer une colère refoulée], surtout s’il a été traité de façon injuste ou critiqué. [Wulfsberg]   </p>
<p> "Aurum muriaticum natronatum est très proche d’Aurum muriaticum, Aurum-mur-natr. est plus dur et plus agressif sur tous les plans, c’est ce qui constitue la différence entre les deux remèdes. Au niveau mental, il n’est pas aussi ouvert et plein de compassion qu’Aurum muriaticum, il est plutôt plus introverti et l’élément de colère est plus marqué." [Springer, Hom. Links 1/97]</p>
<p> Forte tendance à s’apitoyer sur son propre sort.</p>
<p>Empressé à recevoir compliments et flatteries.</p>
<p>"Ils ont aussi souvent des difficultés à accepter les compliments et les émotions venant d’autrui parce que cela les déstabilise et les gêne." [Wulfsberg]</p>
<p> Tendance à s’échapper dans des mondes imaginaires où tout est parfait.</p>
<p>"Ils peuvent avoir des attentes excessives vis à vis du sexe opposé et de leurs relations." [Wulfsberg]</p>
<p> Tristesse avec tendance suicidaire.</p>
<p> <strong>Généralités</strong></p>
<p> L’élément Natrum muriaticum accentue l’affinité avec les vaisseaux sanguins, le foie et les organes génitaux.</p>
<p> <strong>Tendance à l’hypertension artérielle ; avec battement des carotides et des artères temporales ; "Hypertension liée à une artériosclérose, chez des patients robustes, avec une nature plutôt mélancolique."</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Frilosité ; </strong>"Grand besoin de chaleur, tant au niveau physique qu’émotionnel."<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Les douleurs forantes </strong>sont très marquées dans la pathogénésie de ce sel, au dessus de l’œil gauche, au niveau du crâne, du thorax, des tibias et en général des os ; les douleurs peuvent être aussi <strong>tiraillantes, pressives, piquantes.</strong></p>
<p> <strong>Induration des organes affectés.</strong></p>
<p> Tendance à faire des kystes, des tumeurs, des verrues.</p>
<p> Suppuration des glandes.</p>
<p> Hale l’a utilisé avec succès dans un cas de dyspepsie nerveuse avec une tendance à la diarrhée après manger ; dans l’inflammation gastrique et duodénale, avec ou sans ictère.</p>
<p>Tuméfaction du périoste au niveau de la mâchoire inférieure.</p>
<p>Tuméfaction d’un testicule.</p>
<p>Hypertension artérielle liée à un trouble de la régulation nerveuse.</p>
<p>Artériosclérose.</p>
<p>Augmentation des secrétions provenant de l’estomac, des intestins et des reins.  </p>
<p>Douleur forante dans ces organes au repos.</p>
<p>Faiblesse ; le matin au lever.</p>
<p>Psoriasis syphilitique.</p>
<p>Anciens cas de rhumatismes ou de douleurs gouteuses.</p>
<p> Aversion : graisses, poisons, viande.</p>
<p>Désir : chocolat, sucreries, café, pâtisserie, épices, pain, aliments farineux, graisses, poisson, viande, lait, sel, acides, stimulants, aliments chauds, vin.</p>
<p>Aggravation : alcool, sel, tabac.</p>
<p> Aggravation par le <strong>repos</strong>, en penchant la tête à droite, en position allongée, par le mouvement lent, assis ou en marchand, temps froid et humide, d’Octobre au printemps.</p>
<p>Amélioration par temps chaud et sec, le soir, le <strong>mouvement</strong>.</p>
<p> <strong>Tête</strong></p>
<p>Céphalée violente d’Octobre au printemps, avec douleur de toute la moitié gauche de la tête, surtout au dessus de l’oeil ; pression au dessus des yeux tous les matin, douleurs frontale, abrutissement dans la tête, durant jusqu’à l’après-midi ; aggravée assis, mieux le soir ; écoulement nasal sanglant, fétide, ichoreux qui accompagne la céphalée.</p>
<p>Chute de cheveux.</p>
<p>Bourdonnement continuel dans la tête, avec battement des carotides, provoquant presque un délire.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Yeux</strong></p>
<p>Ophtalmie chronique ; maligne, cancéreuse ; associée à des pellicules sur le nez.</p>
<p>Ophtalmie scrofuleuse.</p>
<p>O/E</p>
<p>Sclérotique jaune.</p>
<p>Tuméfaction au-dessus de l’œil gauche</p>
<p> <strong>Nez</strong></p>
<p>Destruction des of du nez.</p>
<p>O/E</p>
<p>Rhinosclérome</p>
<p>Ecoulement nasal sanglant, ichoreux, fétide.</p>
<p>Ulcères dans le nez.</p>
<p>Nez tuméfié, dur, brillant (scrofule) ; érysipèle après un refroidissement.</p>
<p>Eruption squameuse, suintante sur le nez.</p>
<p>Ulcère cutané syphilitique, s’étendant en profondeur.</p>
<p> <strong>Visage</strong></p>
<p>Ouverture difficile de la bouche.</p>
<p>O/E</p>
<p>Ulcères de la mâchoire supérieure.</p>
<p>Indurations du périoste.</p>
<p>Ulcère dans la commissure labiale droite.  </p>
<p>Teint pâle.</p>
<p>Tuméfaction de la mâchoire inférieure.</p>
<p> <strong>Bouche</strong></p>
<p>Dents d’aspect sale, branlantes et qui ont tendance à se déchausser ; caries des mâchoires.</p>
<p>Langue charge avec gout amer.</p>
<p>Douleur en arrière des incisives supérieures, aggravation au contact des aliments chauds.</p>
<p>La douleur dentaire cesse en mangeant.</p>
<p>O/E</p>
<p>Langue blanche.</p>
<p>Verrues sur la langue.</p>
<p>Haleine fétide.</p>
<p>Rétraction des gencives.</p>
<p> <strong>Gorge</strong></p>
<p>O/E</p>
<p>Petites phlyctènes sur la paroi postérieure du pharynx avec gonflement et inflammation. Petites ulcérations sur l’amygdale droite.</p>
<p><strong>Estomac</strong></p>
<p>Dyspepsie nerveuse.</p>
<p>Absence d’appétit.</p>
<p>Pression dans l’hypochondre droit.</p>
<p>Aggravation au contact des aliments salés.</p>
<p><strong>Abdomen</strong></p>
<p>Froideur de l’abdomen.</p>
<p>Ascite sans fièvre mais suffocation menaçante.</p>
<p> <strong>Rectum</strong></p>
<p>La constipation ressemble à celle d’Hydrastis, elle est associée à un catarrhe.</p>
<p>Tendance à la diarrhée après les repas.</p>
<p>O/E</p>
<p>Selles comme de l’argile blanchâtre.</p>
<p>Selles plus fermes.</p>
<p> <strong>Organes urinaires</strong></p>
<p>Diurèse.</p>
<p>Anurie.</p>
<p>Maladie de Bright.</p>
<p>O/E</p>
<p>Urines foncées.</p>
<p>Urines troubles ; plus abondantes qu’à la normale.</p>
<p> <strong>Organes Génitaux Masculins</strong></p>
<p>O/E</p>
<p>Chancre, à la face interne du prépuce.</p>
<p>Bubon au pli de l’aine.</p>
<p>Tuméfaction des testicules.</p>
<p>Ulcères sur le prépuce ; verrues autour ; ulcères creusant profondément sur le gland.</p>
<p> <strong>Organes Génitaux féminins</strong></p>
<p>Douleurs crampoïdes dans l’utérus accompagnées au début de froideur dans le ventre.</p>
<p>Sensation de ‘bearing down’ dans la région utérine avec mal au dos entre les omoplates, améliorée allongée sur le dos et surtout sur le ventre, tirant vers le bas à partir du thorax même parfois ; accès de douleurs avec sensation de traction vers le bas comme si les règles allaient de déclencher, aggravées avec la chaleur ; accompagnées en général de dyspepsie et de constipation.  </p>
<p>Induration d’une partie de l’utérus et ramollissement d’une autre partie ; ulcères avec induration de l’utérus ; avortement liée à des indurations utérines ; l’utérus remplit tout le pelvis ; gros fibrome, mais sans hémorragie.</p>
<p>Stérilité et tendance aux avortements.</p>
<p>Règles : peu abondantes ou aménorrhée suite d’anorexie.</p>
<p>Leucorrhée érosive ; leucorrhée tenace, avec contractions spasmodiques des muscles du vagin.</p>
<p>Métrite chronique et prolapsus.</p>
<p>Squirrhe de l’utérus ; carcinome des seins et de l’utérus.</p>
<p>Prescrit à des mères syphilitiques afin de prévenir la maladie chez ses enfants.</p>
<p>O/E</p>
<p>Pustules sur les organes génitaux.</p>
<p>Induration du col.</p>
<p>Ulcération du col de l’utérus et du vagin.</p>
<p>Ovaires indurés, qui atteignent la région ombilicale.</p>
<p>Hydropisie de l’ovaire ; hypertrophie.</p>
<p>Sub-involution de l’utérus.</p>
<p>Antéversion de l’utérus.</p>
<p>Induration de la portion vaginale de l’utérus.</p>
<p><strong> Thorax</strong></p>
<p>Battement des artères temporales et carotides visible à l’œil ; la violence de ce battement devient extrêmement gênant, si violent que rien n’a pu le calmer ; l’inquiétude qu’il génère met le patient dans un état permanent de terreur, pouvant presqu’aller jusqu’au délire.</p>
<p> <strong>Dos</strong></p>
<p>O/E</p>
<p>Eruption de pustules sur le dos.</p>
<p> <strong>Membres</strong></p>
<p>Rhumatismes ou douleurs goutteuses.</p>
<p>Douleurs forantes, piquantes, tiraillantes avec une sensation comme s’il y avait de la pression sur l’articulation affectée ; amélioration au <strong>mouvement</strong>.</p>
<p>Ataxis syphilitique.</p>
<p> <strong>Fièvre</strong></p>
<p>Chaleur inhabituelle et malaise.</p>
<p>Fièvre violente, l’obligeant à garder le lit, avec polyurie.</p>
<p>Transpirations uniquement du côté droit, l’hémicrâne gauche (affectée) reste sèche.</p>
<p>Transpiration excessive.</p>
<p>Suppression de la transpiration.</p>
<p> <strong>Peau</strong></p>
<p>Prurit intolérable sur tout le corps ; bientôt suivi d’une éruption de tubercules (petites masses), plusieurs de ces derniers se recouvrent de croûtes de couleur foncée.</p>
<p> <strong>Clinique</strong></p>
<p>Ascites.</p>
<p>Carcinome.</p>
<p>Hémorroïdes.</p>
<p>Chute de cheveux.</p>
<p>Céphalée.</p>
<p>Fièvre hectique.</p>
<p>Jaunisse.</p>
<p>Phtisie.</p>
<p>Rhinosclérome.</p>
<p>Sycose.</p>
<p>Syphilis.</p>
<p>Affections de la langue.</p>
<p>Tumeurs.</p>
<p>Indurations ou squirrhe de l’utérus.</p>
<p>Verrues.</p>
<h4>AURUM SULPHUROSUM (SULPHURATUM)</h4>
<p><strong>PSYCHISME<br />
</strong>A/F – chagrin, déception sentimentale.<br />
Colère refoulée surtout<br />
Affections chroniques qui remontent à un chagrin</p>
<p>Désir de solitude<br />
Désir de s’asseoir et de ruminer<br />
Dégoût de la vie<br />
Peur d’être dans la foule, des voleurs</p>
<p>Antécédents d’abus physique ou émotionnel ou abus physique d’un enfant par ses parents<br />
Forte imagination (Kent)<br />
Paresseux, indolent, aime regarder la télévision</p>
<p>Comportement maniaque accompagné de loquacité, grande agitation<br />
Se fait des reproches, en fait aux autres</p>
<p>Très sensible à la critique<br />
Esprit faible et paresseux, ne veut pas travailler ; se comporte en clochard. Cependant, il peut y avoir un changement soudain lorsqu’ils sont surexcités et ils peuvent devenir de véritables maniaques du travail.</p>
<p><strong>Jan Scholten</strong></p>
<p>Ils se sentent responsables d’une bonne relation. Ils désirent maintenir amour et harmonie. Ils se considèrent responsables du bien-être de tous ceux qui travaillent pour eux. Ils se sentent responsables du bonheur de tous leurs employés. Ils travaillent si dur qu’il n’y a plus de temps pour l’amour dans leur propre vie. Ils négligent leur partenaire.  </p>
<p>A l’inverse, ils peuvent être très responsables vis à vis de leur partenaire et très protecteurs à leur égard. Ils veulent maintenir leur mariage intact même lorsqu’il ne reste plus guère d’amour avec leur épouse. Si le partenaire brise la relation, ils ont un sentiment d’échec. Ils se négligent après avoir été déçus par leurs partenaires dans la vie professionnelle ou sentimentale, par leurs amis et employés.</p>
<p>Peur des hauteurs<br />
Rêves de faire une chute<br />
A/F: Beaucoup trop de responsabilité</p>
<p>REVES<br />
Rêves de voleurs<br />
Rêves d’assassins</p>
<p><strong>Généralités</strong><br />
Aversion pour les œufs.</p>
<p>Désir d’alcool, café, stimulants, sucreries.<br />
Diabètes.<br />
Soif intense.<br />
Hypertension artérielle, infarctus.<br />
Hypersensibilité au toucher.<br />
Démarche chancelante.<br />
Fort désir de grand air même si le grand air aggrave de nombreuses affections.<br />
Latéralité gauche habituelle</p>
<p><strong> </strong><strong>Tête<br />
</strong>Hochements permanents de la tête.<br />
Hémorragie cérébrale.<br />
Douleurs lancinantes à l’occiput.</p>
<p> <strong>Yeux</strong></p>
<p>Hémianopsie – Perte de la vision dans l’hémichamp supérieur.<br />
Photophobie.<br />
O/E :<br />
Orgelet près de l’angle externe</p>
<p><strong> </strong><strong>NEZ</strong></p>
<p>Hypersensibilité au moindre contact<br />
Coryza sec<br />
O/E :<br />
Rougeur<br />
Gonflement<br />
Croûtes</p>
<p> <strong>Face<br />
</strong>O/E:<br />
Lèvres fissures.<br />
Rougeur des lèvres</p>
<p><strong>Bouche<br />
</strong>O/E:<br />
Aphtes</p>
<p><strong>Cou<br />
</strong>O/E:<br />
Tuméfaction de la glande thyroïde</p>
<p><strong>Estomac<br />
</strong>Hoquet fréquent.<br />
Vomit facilement après manger.<br />
digestion très lente.</p>
<p><strong>Organes Génitaux Masculins</strong><strong><br />
</strong>Erections fréquentes mais l’érection ne se maintient pas dès le début du rapport.<br />
Affections testiculaires</p>
<p><strong>Organes Génitaux Féminins<br />
</strong>Seins douloureux au toucher.<br />
Crevasses des mamelons avec douleurs lancinantes au bout du mamelon.<br />
Troubles des ovaires.<br />
Leucorrhées jaunes épaisses.</p>
<p><strong>Appareil cardio-respiratoire</strong><strong><br />
</strong>Crises nocturnes de forte toux.<br />
Suffocation la nuit.<br />
Palpitations en montant les escaliers.</p>
<p><strong>Membres</strong><strong><br />
</strong>Jambes, mains et pieds froids.<br />
Découvre ses pieds.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<item>
		<title>Groupe Aurum selon le Dr Farokh Master (Bombay-Inde) 2° partie</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/19/groupe-aurum-selon-le-dr-farokh-master-bombay-inde-2%c2%b0-partie/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 14:16:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Aurum muriaticum]]></category>
		<category><![CDATA[george vithoulkas]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>

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		<description><![CDATA[Matière Médicale d'Aurum muriaticum]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/photo-lingot-or.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-530" title="photo-lingot-or" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/photo-lingot-or-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Voici un remède moins bien connu du Groupe Aurum. La vision de Farokh Master est très claire et permet facilement de trouver des situations cliniques où le remède pourra résoudre bien des problèmes.</p>
<p>Tous ces textes sont des textes inédits du Dr Farok Master que je vous ai traduit et que je publie sur le site Planète-Homéo avec son accord. C’est aussi l’occasion de vous faire comprendre tout l’intérêt de cette formation en Homéopathie que le Dr Farokh Master va commencer à Lyon, du 10 au 14 Novembre 2010. Vous pouvez retrouver le détail de cette formation (<a title="Séminaire de formation homéopathique avec le Dr Farokh Master (Inde)" href="http://planete-homeo.org/2010/08/19/seminaire-de-formation-homeopathique-avec-le-dr-farokh-master-inde/">en suivant ce lien</a>) qui est destiné à tous les professionnels de santé recherchant une excellente formation en Homéopathie par un de nos meilleurs conférenciers internationaux.</p>
<h3>Aurum muriaticum</h3>
<p> </p>
<p>C’est le chlorure d’Or, un grand remède sycotique, capable de faire réapparaître des écoulements supprimés. <strong> </strong></p>
<p><strong>Selon Jan Scholten</strong></p>
<p><strong>Essence: une situation de cadre et en même temps désir d’être une bonne mère. </strong></p>
<p><strong>Une situation de cadre dans une entreprise et nécessité d’être une bonne mère</strong></p>
<p>Elles ont la <strong>lourde tache d’être une bonne maman et en même temps d’avoir un travail avec des responsabilités.</strong> Elles veulent bien faire les deux choses, car ce sont des personnes très <strong>responsables</strong>. Elles sont capables de supporter beaucoup de choses, parce qu’elles sont très <strong>fortes</strong> et qu’elles <strong>n’abdiquent pas facilement</strong>. S’il le faut, elles ne dormiront que quelques heures pour se lever à l’aube pour faire le travail de maison. </p>
<p><strong>Une maman très responsable </strong></p>
<p> Elles se <strong>sentent très responsables vis à vis de leurs enfants.</strong> Comme si elles étaient les seules personnes capables de bien élever les enfants. Elles sont plutôt anxieuses et peuvent se faire du souci pour <strong>leurs enfants craignant qu’ils n’aient un accident</strong> ou un autre problème. Elles peuvent être <strong>surprotectrices</strong>, cherchant à leur éviter tous les dangers possibles.</p>
<p>Elles désirent également que leurs enfants deviennent des adultes responsables, et qu’ils puissent ainsi avoir un bon travail plus tard dans leur vie, de préférence un poste à responsabilités.</p>
<p> <strong>Etre un chef d’entreprise avec le risque de sacrifier leur fonction de mère. </strong></p>
<p>Leur travail de cadre peut être si exigeant qu’elles ne trouvent plus le temps de s’occuper des enfants. <strong>Leur travail passe en priorité et la famille en souffre</strong>. C’est comme si leurs enfants étaient sacrifiés et passaient après le bien être de la société. </p>
<p><strong>Protectrice vis à vis de leur propre mère </strong></p>
<p>Elles se sentent aussi <strong>responsables de leur propre mère, (ou belle-mère, a rajouté Farokh) </strong>en particulier lorsqu’elle est âgée et dépendante. Elles pensent que c’est leur <strong>devoir de prendre soin de leur mère</strong> après tout ce qu’elle a fait pour elles dans le passé. Elles ne peuvent la laisser tomber d’un seul coup, même si elle est devenue une femme qui se plaint en permanente, au caractère difficile ou autoritaire. </p>
<p><strong>Décevoir autrui est antisocial </strong></p>
<p>Leur côté surprotecteur peut faire que leurs enfants se retournent contre elles. Les enfants peuvent avoir la sensation de suffoquer et vouloir s’échapper aussi vite que possible. Mais la mère ne comprend pas comme on peut être aussi irresponsable et asocial, oubliant brusquement leur devoir envers leurs parents. Cela les rend <strong>déprimées et suicidaires</strong>. </p>
<p><strong>Expressions </strong></p>
<p><strong>Peurs </strong></p>
<p><strong>Hauteurs</strong>, tomber, meurtre, d’être assassiné, mort, suicide, maladie cardiaque, infarctus, folie, foule, gens, religieuse, salut, conscience, diable, Dieu, seul, eau, danger.</p>
<p><strong>Rêves</strong></p>
<p><strong>Hauteurs</strong>, tomber, érotiques, mort, tuer, feu, fantastiques, obscurité, disputes, voleurs, accidents, délit, violence, eau, mer, vagues, noyade, enfants, mère, maladie ou décès d’amis et de parents.</p>
<p><strong>Illusions</strong></p>
<p><strong>Supérieur</strong>, seul, manie, négligé son devoir. <strong></strong></p>
<p><strong>Irritabilité</strong></p>
<p>Critique, colère, agg. offense, agg. contradiction.<strong> </strong></p>
<p><strong>Humeur</strong></p>
<p>Orgueilleux, gai, qui s’ennuie, se plaint, tracassé, sensible, émotif, triste, idée de se suicider en sautant d’un immeuble ou en conduisant une voiture contre un mur.</p>
<p><strong>Etiologies</strong></p>
<p>Désastre, blessure, humiliation, trop de responsabilités, perte dans la famille et de la maman.</p>
<p><strong>Généralités </strong></p>
<p>Latéralité : gauche.<br />
Temps : froid ; amél en plein air;  agg. temps gris, agg. temps sec, agg./ amél. mer.<br />
Transpiration : facile, agg. effort: nauséabonde.<br />
Horaire : agg. 3h et 23h, amél. soir, agg. hiver.<br />
Désir : alcool, drogues, pain, sucreries, viande, eau froide, sel, aliments farineux, poisson.<br />
Aversion : viande, manger, sel, farineux (comme Nat-m), poisson.<br />
Aliments : agg. médicaments, amél. manger, agg. à jeun.<br />
Règles : agg. règles, agg. grossesse, agg. pendant et après accouchement, seins gonflés et douloureux avant les règles.<br />
Sommeil – insomnie, difficulté d’endormissement.</p>
<p><strong>S. Physiques </strong>– agg. repos, agg. assis, agg. allongé, amél. marchant, amél. mouvement, agg. obscurité, amél. pression, amél. en massant, agg. toucher; agg. mercure.</p>
<p><strong>George Vithoulkas</strong> </p>
<p>Aurum muriaticum est un remède avec une <strong>grande sensibilité ;</strong> c’est le <strong>remède</strong> le plus <strong>passionné</strong> et <strong>romantique</strong>, avec des <strong>sensations</strong> <strong>érotiques</strong> en particulier. C’est un remède <strong>tuberculeux </strong>par excellence, et on peut le situer entre <strong>Stannum et Tuberculinum.</strong></p>
<p> (Farokh parle maintenant d’éléments observés dans sa pratique) Vous pouvez rencontrer une personne qui a souffert de tuberculose dans sa jeunesse et qui a été traité allopathiquement. Cette personne traverse une période de <strong>stress émotionnel </strong>plus tard dans sa vie – liée à une <strong>histoire amoureuse malheureuse</strong> par exemple – et sa santé se met à décliner. <strong>Une toux hachée </strong>peut apparaître sans prévenir et ne montrer aucun signe d’amélioration, une <strong>dyspnée </strong>peut se développer, et une <strong>dépression</strong> peut s’installer tôt ou tard. Le patient <strong>ne peut dormir</strong>, <strong>perd son appétit</strong>, est <strong>agité,</strong> <strong>anxieux</strong>, <strong>mécontent</strong>; sa santé décline rapidement et cependant elle <strong>ne veut pas admettre qu’elle est gravement malade</strong>, au point que si quelqu’un lui rappelle son problème de santé, elle se met en colère. Elle <strong>ne peut faire face à la réalité</strong>, prend bientôt des tranquillisants et vous avez devant vous un cas qui ressemble à un cas d’anorexie mentale avec menace de tuberculose sous-jacente. Si elle ne prend pas le remède rapidement, vous serez sûrement obligé de l’hospitaliser avec un très mauvais pronostic.</p>
<p>Aur-mur est plus <strong>anxieux au sujet de sa santé que tous les autres Aurums.</strong> Le patient est <strong>très soucieux de sa santé</strong>, il a la sensation qu’il a une grave maladie, <strong>mais il ne veut pas en parler avec des personnes non qualifiées.</strong> Le sujet Aurum muriaticum est extrêmement <strong>anxieux, ce qui provoque des palpitations.</strong> Les sensations sont très vives dans ce remède et en particulier lorsque le cœur est atteint. <strong>"Palpitations cardiaques en pensant à ses problèmes de santé"</strong> c’est ce qui est écrit dans les provings. C’est aussi un remède auquel on devrait penser lorsqu’il y a une <strong>association</strong> <strong>d’insomnie, de névralgies sciatiques et de dépression, lorsque tous ces symptômes sont associés avec une profonde anxiété au sujet de sa santé qui n’est pas toujours bien exprimée auprès du médecin.</strong> C’est en fait une <strong>préoccupation avec la mort, et une peur de la mort</strong> est un indice important pour ce remède. En fin de vie, nous pouvons observer un <strong>désir de la mort.</strong></p>
<p> Le patient Aurum muriaticum est une <strong>personne très raisonnable, mais lorsque sa santé est en question, il ne peut rester calme et logique.</strong> Il <strong>imagine qu’il a toutes sortes de maladies.</strong> Dans ce remède, nous ne retrouvons la peur spécifique de la maladie cardiaque des remèdes de la série Aurum, mais une peur de la maladie en général. Le simple fait même de penser à ses problèmes déclenche des palpitations ; une anxiété extrême l’envahit et alors surviennent de fortes palpitations. Cela ne dure pas mais c’est très intense.</p>
<p> Si le patient reste seul, son esprit n’arrête pas de revenir sur ses problèmes de santé, et <strong>plus il y pense, plus il s’enfonce dans la colère et la dépression.</strong> C’est une caractéristique de ce remède que le patient <strong>est vraiment en colère parce qu’il est malade, qu’il doit supporter tous ces soins nécessaires à sa santé.</strong> Ses parents peuvent souvent lui demander ce qui ne va pas, observant qu’il ne sent pas bien, et il refusera de leur répondre. <strong>Il sera irritable et il répondra habituellement : "Tout va bien".</strong> C’est la façon d’être du remède où le patient se sent irritable lorsque quelqu’un évoque son état de santé. <strong>Il ne veut pas que les autres voient en lui un malade, il ne peut supporter cette attitude. </strong></p>
<p>Nous avons déjà noté que cette <strong>"colère en pensant à ses problèmes de santé"</strong> est une keynote de ce remède. Mais toutes ces <strong>pensées surviennent lorsque le patient est seul.</strong> C’est pourquoi <strong>il aime être en compagnie et parler de différents sujets, mais jamais de problèmes de santé.</strong> Il <strong>recherche</strong> la <strong>compagnie</strong> pour cette raison. Il ne parlera pas de son état de santé, mais se sent mieux parce qu’il ne revient pas constamment sur ces problèmes. On retrouve dans la MM: <strong>"Il rumine sur ses problèmes de santé jusqu’à devenir dépressif et souhaiter mourir".</strong></p>
<p> Aurum muriaticum est un remède cardiaque où, comme nous l’avons dit, les <strong>émotions ont une importante répercussion sur le cœur et la fonction cardiaque. </strong>Ces patients sont des <strong>sujets excités qui seront très attachés à leur amoureux, et qui peuvent tirer un très grand plaisir de leurs rapports sexuels.</strong> <strong>L’excitation sexuelle </strong>est un trait caractéristique de ce remède. Une femme est susceptible d’avoir plusieurs orgasmes avant de pouvoir dormir. Les hommes ont des érections qui les épuisent. Nous observons une forte activité au niveau des organes sexuels et le système hormonal semble également être dans un état de surexcitation. <strong>Ces sujets sont passionnés et fidèles, non par conviction, mais simplement par plaisir. Ils son attachés à leur partenaire et cela leur apporte du plaisir, ils ne veulent pas en changer.</strong> Ce sont des patients plutôt raffinés, <strong>les plus délicats de tous les Aurums, avec une riche imagination érotique.</strong> (Note de Farokh Master : C’est la différence entre Aurum mur et Natrum mur, parce que les Nat-m n’ont pas une relation sexuellement satisfaisante et romantique. Natrum mur est capable de tomber amoureux de n’importe qui, n’importe quand, alors qu’Aurum mur se met à penser rationnellement et ensuite peut tomber amoureux.) <strong>Ils ne tomberont pas amoureux d’une personne avec laquelle il n’est pas possible d’avoir une relation intime, comme le font les patients Natrum muriaticum, mais ils sont d’un romantisme malsain ( ?) dans leurs relations. Il y a un élément de tristesse et de plaisir associé à leur relations romantiques. C’est l’association du miasme tuberculeux avec la syphilis.</strong></p>
<p> Les Aurum muriaticum sont des <strong>sujets très sensibles qui sont profondément affectés par le chagrin, les insultes, l’humiliation. I</strong>ls souffrent d’une <strong>agitation mentale </strong>ou <strong>physique intolérable et extrême</strong>, qui doit être soulagée. Ce qui peut les <strong>forcer à aller dehors pour marcher et ils peuvent marcher des heures en plein air jusqu’à ce qu’ils se sentent finalement mieux</strong>. L’<strong>amélioration en plein air est une keynote </strong>importante de ce remède, presque autant que pour Pulsatilla; mais ce qui leur fait vraiment du bien est <strong>le vent qui souffle sur leur visage. </strong>Le vent est comme<strong> </strong>un élément vivant qui leur redonne vie, plus de calme intérieur et de joie. <strong>Le patient adore le vent, "il ouvre ses bras pour l’étreindre". Ils ont trop chauds et ils aiment le vent. "Il marche lentement dans les rues, pour être en plein air, ce qui l’améliore, il est aggravé à la maison, et dans une pièce chaude." C’est presque un désir psychique de vent.</strong></p>
<p>Pour résumer, ce remède a une <strong>constitution délicate</strong>, avec un côté <strong>délicat, romantique</strong>, <strong>sensible</strong>. Les patients Aurum muriaticum sont sans aucun doute ces exemples humains de délicatesse et de dégénérescence conséquences de générations d’individus affectés par les miasmes tuberculiniques et syphilitiques.</p>
<p>Ce sont des enfants qui ont une très <strong>délicate</strong> <strong>constitution</strong>, avec une <strong>belle tête, des traits fins, des cheveux fins, des sourcils peu épais, un petit nez, une peau très blanche et un regard angélique assombri par une certaine tristesse. </strong>Ils pourront<strong> </strong>facilement développer <strong>des tuméfactions des glandes cervicales,</strong> et leur grande sensibilité émotionnelle qui reste cachée peut les faire évoluer vers la tuberculose.</p>
<p> L’élément sexuel dans le remède indique le miasme tuberculeux, mais les peurs au sujet de la santé, les palpitations, la peur de la mort, la tendance à produire des tumeurs et des verrues orientent vers le miasme sycotique.</p>
<p>Les adultes sont des sujets <strong>excités</strong> qui <strong>sursautent facilement lorsqu’on leur parle, en particulier durant leur sommeil.</strong> <strong>Déprimés, ils ne s’intéressent plus à leur travail et ont tendance à pleurer.</strong> Un <strong>dégoût pour leur travail</strong> peut vite s’installer<strong>.</strong> <strong>Indolence</strong>, aversion au travail. <strong>Manque d’empressement pour le travail intellectuel.</strong> <strong>Aversion pour les affaires.</strong> Ils se sentent fatigués, avec perte d’énergie surtout lorsqu’ils se sentent blessés, ou s’ils sont déprimés. <strong>Un élément permettant de le différencier d’Aurum met. est le fait qu’habituellement les patients Aurum muriaticum présentent des périodes de tristesse alternantes avec allégresse ou joie excessive, alors qu’Aurum-met. présente une profonde dépression permanente. "Très brillant et joyeux, avec des accès occasionnels de dépression."</strong> Ces patients peuvent être <strong>extrêmement irritables</strong> et <strong>capricieux</strong>. On ne peut rien faire pour leur faire plaisir lorsqu’ils sont dans cet état. <strong>Des états d’extrême irritabilité et de colère peuvent alterner avec une sévère dépression.</strong></p>
<p> Ce remède peut se trouver indiqué chez certains <strong>homosexuels</strong> qui ont présenté une <strong>syphilis et des gonorrhées effacés</strong> par des traitements et chez lesquels vont se développer sous forme d’une réaction secondaire des <strong>verrues</strong>, des <strong>condylomes</strong>, <strong>des tuméfactions glandulaires </strong>et<strong> </strong>des<strong> indurations</strong>, en particulier lorsque cette situation est associée à des dépressions occasionnelles et des préoccupations constantes sur leur santé avec des palpitations.<strong> </strong></p>
<p><strong>Généralités</strong></p>
<p><strong>Diabètes</strong> avec une <strong>polyurie</strong> surtout nocturne ou tout au moins plus marquée que dans la journée.<br />
<strong>Dépression,</strong> <strong>sciatique</strong> et <strong>insomnie.<br />
</strong><strong>Etats œdémateux conséquences d’une maladie cardiaque, d’affections hépatiques, avec albuminurie.<br />
</strong><strong>Sclérose en plaques,</strong> en particulier si l’étiologie était <strong>traumatique</strong>, que ce soit après une <strong>chute</strong> ou un <strong>chagrin</strong>.<br />
<strong>Maladie de Morvan </strong>(chorée) très améliorée avec ce remède. (Ndt : Affection caractérisée par des troubles nerveux des membres et surtout des doigts (parésie, anesthésie, névralgie), puis par des troubles trophiques consistant en panaris analgésique et se terminant souvent par la sclérose. Elle est actuellement considérée comme un syndrome relevant de causes multiples, dont la lèpre et la syringomyélie. Extrait du Dictionnaire des termes techniques de Médecine. Garnier et Delamare). C’est un remède très utile chez des patients souffrants des effets chroniques d’une syphilis et d’une gonorrhée, où ensemble sont présentes excroissances et ulcération syphilitique.<br />
Utile dans les <strong>hémorragies utérines à la ménopause et après.<br />
</strong><strong>Affections catarrhales et glandulaires </strong>marquées. Les glandes et les parties enflammées s’indurent. Ce remède a été utile dans les <strong>cancers des glandes</strong>.<br />
<strong>Inflammation de l’os et du périoste. Nécroses </strong>des articulations, avec douleurs <strong>nocturnes forantes </strong>et <strong>rongeantes</strong>. Les douleurs sont <strong>déchirantes</strong>. Il y a beaucoup de symptômes et de douleurs osseuses pires la nuit. Exostoses. Tiraillement, déchirements dans diverses parties du corps.</p>
<p><strong>Une sensation de plénitude des veines </strong>dans tout le corps est un trait caractéristique de ce remède (Vipera).</p>
<p><strong>Lassitude</strong>.</p>
<p><strong>Beaucoup de symptômes surviennent au repos et certains au mouvement. </strong>L’effort et la marche accentue de nombreux symptômes. Les palpitations, suffocation et grande fatigue surviennent en marchant et à l’effort. Il lui est impossible de marcher vite.</p>
<p>Aur-mur semble être aussi indiqué dans les cas de suppression de gonorrhée. Il a des <strong>verrues dans diverses parties du corps, </strong>sur la langue, sur les parties génitales.</p>
<p><strong>Grande agitation; </strong>change de position<strong> </strong>sans cesse; ses amis l’appellent :"le vif-argent". Grande irritabilité. Très grande fatigue, surtout dans les membres. Agitation avec palpitations ; agitation périodique; doit s’arrêter et faire une promenade.</p>
<p>Tuméfactions et indurations des glandes et des tissus musculaires sont également très communs; les tuméfactions sont caractérisées par la chaleur, la dureté et la tension; lèvres, nez, langue, uérus, foie, rate – tous montrent des signes d’indurations.</p>
<p><strong>Aggravation: </strong></p>
<p>Repos, mouvement, effort, marcher, chaleur en général, air chaud, chaleur du lit, chaleur de la pièce, enveloppements chauds, en s’échauffant en plein air, au bord de la mer</p>
<p><strong>Amélioration: </strong></p>
<p>Temps froid et humide, plein air.</p>
<h2>Tête</h2>
<p>Vertige, comme s’il marchait en l’air.</p>
<p>Lenteur d’esprit.</p>
<p>Violentes céphalées <strong>gauches;</strong> douleur dans la région du sinus frontal gauche en penchant la tête en avant; améliorée par des <strong>applications froides</strong>. Sa tête est brûlante.</p>
<p>Douleurs déchirantes du cerveau. Céphalée frontale sourde. Douleur à type de tiraillement au niveau du front, dans la moitié gauche de la tête. Sensation de brûlure constante dans toute la tête pire du côté gauche. Pulsation au niveau de la tempe gauche après s’être levé, améliorée par des applications d’eau froide. Pression au niveau du cerveau, le long de la <strong>suture sagittale.</strong></p>
<p>Sensation de froideur au niveau du vertex.</p>
<p><strong>Sinusite</strong> affectant surtout le <strong>sinus frontal gauche </strong>avec <strong>douleur intense en penchant la tête en avant.</strong></p>
<p>O/E:</p>
<p><strong>Exostoses sur le crâne. </strong></p>
<p><strong>Chute des sourcils et de la barbe.</strong></p>
<h2>Oreilles</h2>
<p>La musique améliore les symptômes auriculaires.</p>
<p>Bourdonnement d’oreille à gauche et sensibilité. Bruits de sonnerie et de vrombissement dans les oreilles, suivis de surdité, avec sensation comme si les oreilles étaient grandes et creuses intérieurement, ne pouvait entendre de façon distincte. Brûlure et prurit derrière les oreilles, la nuit en particulier.</p>
<p>O/E:</p>
<p><strong>Eczéma derrière les oreilles</strong>.</p>
<p>Oreilles rouges.</p>
<h2>Nez</h2>
<p>Catarrhe nasal chez des patients qui sont aggravés dans une <strong>pièce chaude. </strong>Il est proche ainsi de Pulsatilla et de Kali Sulphuricum, qui tous les deux sont mieux en plein air.</p>
<p>Les écoulements du remède ressemblent à du pus, nauséabond et parfois sanguinolent ; de mauvaise odeur, écoulement nasal aqueux, irritant la lèvre; écoulement jaune, verdâtre ; flot de pus s’écoulant soudain du nez.</p>
<p><strong>Nombreuses croûtes dures dans le nez ;</strong> saignement du nez en détachant les croûtes.</p>
<p>Allergie; rhume des foins.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Nez rouge, tuméfié.</p>
<p>Fissures profondes autour des ailes du nez.</p>
<p>Lupus des ailes du nez.</p>
<p>Tuméfaction rouge du côté gauche du nez; la cavité nasale est ulcérée profondément, avec pellicule sèche, jaunâtre, et sensation d’obstruction, bien que le passage d’air soit suffisant.</p>
<p>Ozène, avec odeur insupportable.</p>
<p>Induration des angles du nez et commissures des lèvres.</p>
<p>Ensellure nasale chez le nouveau-né.</p>
<h2>Visage</h2>
<p><strong>Brûlure par périodes, surtout après le rasage</strong>, avec coloration rouge foncée des joues.</p>
<p>Prurit, comme par le chatouillement d’une plume sur divers endroits du visage.</p>
<p>Tremblement de la mâchoire inférieure et menace de trismus.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Acné rosacée.</p>
<p>Lèvres brûlantes comme par du poivre.</p>
<p>Ulcérations cancéreuses des lèvres.</p>
<p>Nécroses de la mâchoire inférieure.</p>
<p>Nécroses de la mâchoire supérieure après typhoïde.</p>
<p>Exostose de la joue droite.</p>
<p>Indurations des lèvres.</p>
<p>Lèvres rouge vif.</p>
<p>Tuméfaction douloureuse des glandes sous-maxillaires.</p>
<p>Rougeur de la face.</p>
<h2>Bouche</h2>
<p>Il a été utile dans le <strong>cancer de la langue ;</strong> langue aussi dure que de cuir, difficile à bouger, ulcérée en plusieurs endroits.</p>
<p>Inflammation de la langue suivie d’une induration; la langue devient raide et empêche de prononcer certains mots; induration persistante après une glossite.</p>
<p>Goût métallique de la salive.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Aphtes.</p>
<p>Verrues sur la langue.</p>
<p>Gencives enflammées.</p>
<h2>Gorge</h2>
<p>Douleur dans la gorge.</p>
<p>Mucosités le matin descendant de la tête jusque dans la gorge.</p>
<p>Inflammation avec enrouement.</p>
<p>Sensation de grattage et de picotement dans la gorge.</p>
<p>Sécheresse de la gorge, déglutition difficile.</p>
<p>Désir fréquent de déglutir ; sensation d’une masse dans la gorge.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Rougeur du cavum.</p>
<h2>Estomac</h2>
<p><strong>Café, thé et vin</strong> ne conviennent pas; le café sucré le dégoûte.</p>
<p>Gastrite, crampes gastriques; douleurs gastriques avec brûlure, soif intense; douleurs brûlantes, coupantes, piquantes au niveau de l’estomac.</p>
<p>Tiraillement douloureux derrière la partie médiane du sternum; comme s’il y avait un corps étranger dur enfoncé dans la cavité.</p>
<p>Digestion lente.</p>
<p>Nausée le matin, aggravée après le <strong>petit-déjeuner</strong>, après manger, avec vomissement après avoir bu de l’eau et une trace de sang rouge, <strong>nausée à jeun,</strong> mieux après le petit-déjeuner.</p>
<p>Augmentation de l’appétit ou manqué d’appétit. <strong></strong></p>
<p><strong>Après manger, surviennent des nausées, une distension et une plénitude gastrique avec bâillements fréquents. </strong></p>
<p>Eructations et nausée, les régurgitations ont un goût putride.</p>
<h2>Abdomen</h2>
<p>Troubles hépatiques associés avec une maladie cardiaque avec albuminurie et œdème des membres ; induration hépatique avec œdème ; brûlure dans l’hypochondre droit, avec chaleur et picotement dans le ventre ; constante sensation de tension dans l’hypochondre droit.</p>
<p>Points de côté dans l’hypochondre gauche, comme après avoir couru.</p>
<p>Des coliques constrictives l’obligent à se plier en deux; ne disparaissent que dans le lit.</p>
<p>Raideur dans la région inguinale.</p>
<p><strong>Sensibilité aux vêtements serrés ou au toucher de l’abdomen </strong>; n’aime pas les couvertures chaudes.</p>
<p>O/E:</p>
<h2>Hypertrophie et induration du foie</h2>
<p>Splénomégalie.</p>
<p>Abdomen distendu; distension de l’abdomen par endroits.</p>
<p>Importante tuméfaction des ganglions inguinaux.</p>
<h2>Rectum</h2>
<p>Diarrhée accompagnant une affection hépatique, ou une néphrite or un syndrome néphrotique; diarrhée pire la nuit, après manger, avec douleur intestinale. Selles gris-blanchâtres, jaunes, aqueuses; selles liquides et fréquentes.</p>
<p>O/E:</p>
<p><strong>Verrues </strong>groupées<strong> </strong>en cercle autour de l’anus avec <strong>suintement important</strong>, condylomes anaux.</p>
<p>Fistule anale.</p>
<p>Hémorroïdes, avec rectorragie pendant la selle.</p>
<p>Excoriation anale et intercrurale chez un bébé.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Appareil urinaire</h2>
<p><strong>Paralysie de la vessie </strong>avec mictions fréquentes la nuit.</p>
<h2>Organes génitaux masculins</h2>
<p><strong>Diminution du désir sexuel avec mélancolie. </strong></p>
<p>Augmentation du désir sexuel.</p>
<p>Erections épuisantes</p>
<p>Testicules gonflés, tendus, avec sensation de traction le long des cordons spermatiques.</p>
<p>Blennorrhée chronique, pire le matin.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Verrues sur le pénis, le prépuce, le scrotum ou l’anus.</p>
<p>Ulcérations chancroïdes ; chancres secrétant du pus en abondance.</p>
<p>Ulcères plats au niveau du scrotum, avec suintement fétide. Bubon à l’aine gauche. Excroissances s’étendant du scrotum vers le sacrum. Excroissances sur le scrotum.</p>
<h2>Organes génitaux féminins</h2>
<p>Hypertrophie et induration marquée de l’utérus; induration douloureuse du col de l’utérus; prolapsus utérin.</p>
<p>Brûlure et prurit de la vulve.</p>
<p>Sensation de chaleur et prurit vaginal.</p>
<p>Leucorrhée jaune clair, le matin en particulier, flux important au niveau vulvaire; leucorrhée acre, avec prurit des organes génitaux ; leucorrhée courant sur les jambes ( ?).</p>
<p>Stérilité.</p>
<p>Vaginite.</p>
<p>Métrite chronique, avec malposition et pertes.</p>
<p>Très intéressant dans les hémorragies utérines à la période ménopausique et après, chez des constitutions sycotiques.</p>
<p>Aménorrhée.</p>
<p>Hypersensibilité des parties génitales.</p>
<p>Albuminurie et œdème des chevilles pendant la grossesse.</p>
<h2>Thorax</h2>
<p>Il a une nette action cardiaque responsable d’une hyperactivité de cette organe; un bon remède en cas d’angine de poitrine, d’endocardite et de rhumatisme. Les battements cardiaques sont violents responsables d’une grande anxiété et d’insomnie ; il ne peut se reposer tant que son cœur n’est pas calme ; irrégularités des battements cardiaques, intense sensation de constriction thoracique, parfois battements des carotides et des artères temporales, tous ces symptômes sont des signes caractéristiques de ce remède.</p>
<p>Angine de poitrine – douleur cardiaque, forte pression dans la région cardiaque, anxiété cardiaque.</p>
<p>Maladie cardiaque associée à des affections nécrotiques osseuses.</p>
<p>Toux cardiaque; toux brève, sèche par paroxysmes, en particulier la nuit, suivie de sensation de chaleur dans la gorge; toux fréquente, dure, grave, avec expectoration blanche striée par des filets de sang; toux grasse, avec expectoration jaune épaisse.</p>
<p>Battements cardiaques irréguliers, avec forte constriction thoracique.</p>
<p>Palpitations – avec anxiété; aggravation au moindre effort mental.</p>
<p>Le cœur se contracte de façon plus intense; accentuation du premier bruit.</p>
<p>Battements cardiaques brusques ( ?: Sharp) de tonalité métallique.</p>
<p>Palpitations violentes, irrégulières, avec forte oppression cardiaque. Battements des artères carotides et temporales.</p>
<p>Endocardite rhumatismale.</p>
<p>Suffocation dans une pièce chaude, par les vêtements, en descendant les escaliers et en marchant vite.</p>
<p>Dyspnée la nuit.</p>
<p>Oppression obligeant à respirer profondément, ce qui soulage; aussitôt les vêtements desserrés.</p>
<p>Contraction anxieuse du thorax.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Matité à la percussion de toute la région cardiaque (?). Hypertrophie du côté droit du cœur.</p>
<p>Pouls large, petit et rapide.</p>
<h2>Dos</h2>
<p>Tiraillement sourd dans le cou, en étant assis.</p>
<p>Tension au niveau des vertèbres dorsales.</p>
<p>Mal de dos très intense; douleur brûlante, coupante, picotement et raideur dans le dos.</p>
<h2>Extrémités</h2>
<p>Jambes gonflées, très sensibles au toucher, surtout le long du bord interne du tibia.</p>
<p>Tuméfaction du poignet, tuméfaction douloureuse de la main droite, tuméfactions des doigts. Tuméfaction œdémateuse des membres inférieurs, rougeur et tuméfaction des orteils, avec douleur brûlante et piquante; ne peut laisser les pieds pendre.</p>
<p>Exostoses avec douleur osseuse sur le tibia.</p>
<p>Périostite du tibia, du pied gauche.</p>
<p>Extrême sensibilité du tibia.</p>
<p>Désagréable sensation dans les épaules et les bras.</p>
<p>Douleur déchirante de l’épaule gauche, du bras droit, du coude jusqu’à l’extrémité du petit doigt.</p>
<p>Douleur brûlante, lancinante dans les bras et les avant-bras.</p>
<p>Secousses involontaires dans les bras.</p>
<p>Mouvements spasmodiques des bras.</p>
<p>Tremblement des mains le matin.</p>
<p>Raideur des bras et des articulations des doigts, des cuisses et des jambes.</p>
<p>Douleur pénible, profondément située du pied gauche.</p>
<p>Douleur brûlante dans les pieds.</p>
<p>Douleur coupante dans les orteils en marchant.</p>
<p>O/E:</p>
<p>Furoncles pleins de sang sur les fesses et les cuisses.</p>
<h2>Sommeil</h2>
<p>Parfois douleur pénétrante frontale descendant jusqu’au nez. Pulsations dans la tête, avec des rêves pénibles.</p>
<p>Rêves de violence, rêves de tristesse qui harcèlent.</p>
<p>Bâillement après manger.</p>
<p>Somnolent la journée même au travail.</p>
<p>Insomnie, suite de surexcitation, de palpitations.</p>
<p>Réveil en sursaut.</p>
<p> Déglutit pendant la consultation. Aversion pour le travail. Sensible aux critiques et aux ambiances négatives. Illusions qu’ils ont toutes les maladies.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Séminaire de formation homéopathique avec le Dr Farokh Master (Inde)</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/08/19/seminaire-de-formation-homeopathique-avec-le-dr-farokh-master-inde/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 14:27:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Farokh Master]]></category>
		<category><![CDATA[formation complète]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[unicisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vithoulkas]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Association Planète-Homéo a prévu d’organiser en Novembre 2010 un premier séminaire de Formation Complète en Homéopathie Classique avec le Dr Farokh Master.
Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété en tant que conférencier international. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/P1000750bis4.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-478" title="P1000750bis" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/P1000750bis4-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>L’Association Planète-Homéo a prévu d’organiser en Novembre 2010 un premier séminaire de <strong>Formation Complète en Homéopathie Classique</strong> avec le Dr Farokh Master.</p>
<p>Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété en tant que conférencier international. Il nous a proposé de faire un <strong>enseignement complet d’Homéopathie</strong> en France, enseignement qu’il assure déjà dans plusieurs pays européens.</p>
<p>Pourquoi organiser un enseignement en Homéopathie de plus en France ? Me direz-vous.</p>
<p>Parce que le Dr Farokh Master a beaucoup d’expérience clinique, doublée de beaucoup de connaissances en psychologie et en pathologie générale.</p>
<p>Parce que l’Homéopathie qu’il pratique reste fidèle à l’enseignement d’Hahnemann avec une grande connaissance de l’Organon, de la Matière Médicale et des Répertoires.</p>
<p>Parce qu’il a approfondi ses connaissances homéopathiques en suivant l’enseignement de George Vithoulkas, qui préconise une pratique de l’homéopathie fondée sur une grande rigueur vis-à-vis de la doctrine hahnemannienne.</p>
<p>Nous pensons que c’est une belle opportunité d’apprendre l’homéopathie de la bouche d’un médecin qui a une si grande connaissance et une telle pratique de cette science. Cet enseignement est destiné non seulement à des médecins voulant découvrir l’homéopathie (ou à des étudiants désireux de s’y investir) mais aussi à des homéopathes déjà expérimentés et désirant approfondir ou renouveler leur savoir.</p>
<p>Ce sera un enseignement complet de l’Homéopathie Classique : philosophie, mais aussi gestion des cas cliniques, prises de cas, si possible cas vidéo relié au remède en cours d’étude, et bien sûr matière médicale commentée. Nous amorçons ainsi un cycle d’enseignement qui se poursuivra chaque année.</p>
<p>Le Dr Farokh Master souhaite, pour que son enseignement soit efficace, une session de 5 jours une à deux fois par an. Nous savons que beaucoup parmi vous ont du mal à se libérer aussi longtemps mais nous pensons, nous qui le côtoyions depuis plusieurs années maintenant, que c’est un très bon investissement en vue d’une amélioration de votre pratique homéopathique.</p>
<p>Le programme de cette première session comprendra :</p>
<p>Evolution de la Matière Médicale, Histoire, Comment étudier la Matière Médicale. Différents types de Matière Médicale.</p>
<p>Materia Medica Pura et Maladies Chroniques.</p>
<p>Groupe des Carbones, Carbo Vegetabilis, Carbo Animalis et leurs remèdes proches.</p>
<p>Ensuite Nux vomica, Strychninum et leurs remèdes proches.</p>
<p>Puis Bryonia,Pulsatilla et leurs remèdes proches.</p>
<p>L’enseignement se fera sur <strong><span style="text-decoration: underline;">Lyon du 10 au 14 Novembre</span></strong>, comportant ainsi deux jours fériés. Il aura lieu à <strong>l’hôtel Campanile La Part-dieu à Lyon.</strong></p>
<p><a href="http://www.campanile-lyon-centre-gare-part-dieu.fr/fr/access.aspx">http://www.campanile-lyon-centre-gare-part-dieu.fr/fr/access.aspx</a></p>
<p>FORUM PART-DIEU 31 RUE MAURICE-FLANDIN<br />
69003 LYON-03<br />
Téléphone : +33 4 72 36 31 00</p>
<h6>FRAIS D'INSCRIPTION</h6>
<p>Les frais comprennent la participation au congrès, et les repas de midi,  vins compris. Les reçus seront délivrés sur place.</p>
<p>490€ par personne pour la totalité du séminaire.</p>
<p>Repas : Les repas de midi sont compris dans les frais d’inscription. Si vous souhaitez un repas végétarien, veuillez nous le précisez sur la feuille d’inscription.</p>
<p>Problème : En cas de difficulté diverse, (modalités de paiement, impossibilité de participer à l’ensemble du Congrès, me joindre au Tél : 02 51 91 02 52.</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">Découper le présent bulletin et le renvoyer ACCOMPAGNE DE VOTRE REGLEMENT à l'adresse suivante :Dr. Jean-Claude Ravalard</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">32 Avenue de la Gare</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">85500 LES HERBIERS</span></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>"______________________________________________________________</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">NOM :</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">PRENOM :</span></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">ADRESSE :</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">TEL :</span></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">VILLE</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">CP :</span></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">Repas végétarien : (cocher selon vos souhaits)</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">Oui    /    Non</span></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ouverture du Secrétariat à 8h30 le 9 Novembre. Début des Conférences à 9h 30</p>
<p>L’Association Planète-Homéo espère que vous pourrez participer à cette première session.</p>
<p>Si vous souhaitez avoir quelque renseignement complémentaire ou connaître les modalités d’inscription, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante :</p>
<p><a href="mailto:jean-claude.ravalard@wanadoo.fr">jean-claude.ravalard@wanadoo.fr</a></p>
<p>Amicalement.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Organon §1. Vocation Médicale</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/17/organon-%c2%a71-vocation-medicale-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 14:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Répertoire]]></category>
		<category><![CDATA[vocation médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis
Nous voici lancés dans cette étude de l’Organon de la 6ème édition, parue post-mortem en allemand dans les années 1910, traduite en français par Schmidt et Künzli dans les années
1960. J’espère que nous aurons la volonté d’aller jusqu’au bout.
C’est pour moi une belle occasion de mettre par écrit ce qui a macéré des années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Chers amis<br />
Nous voici lancés dans cette étude de l’Organon de la 6ème édition, parue post-mortem en allemand dans les années 1910, traduite en français par Schmidt et Künzli dans les années<br />
1960. J’espère que nous aurons la volonté d’aller jusqu’au bout.</p>
<div id="attachment_242" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann.jpg"><img class="size-medium wp-image-242" title="hahnemann" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel Hahnemann</p></div>
<p>C’est pour moi une belle occasion de mettre par écrit ce qui a macéré des années durant dans ma tête, et au seuil du premier paragraphe, je mesure le brin de folie de l’entreprise, surtout en venant derrière des auteurs comme Kent (« Lectures on Homoeopathic Philosophy », traduiten français par le Dr. Pierre Schmidt sous le titre « La Science et l’Art de l’homéopathie »). Une lecture indispensable.<br />
Je m’appuierai donc sur les commentaires de J. T. Kent qui a été l’un de mes maîtres à penser dès l’âge de 16 ans. J’espère apporter une dynamique de discussion en ajoutant des vues<br />
personnelles qui reflètent l’actualité de ce XXIème siècle afin que nous puissions tous être stimulés dans la recherche et la compréhension de ce texte fondateur.<br />
Nous verrons que l’Organon est un livre vivant dans lequel Hahnemann ne procède pas d’une approche dogmatique mais qu’il cherche toujours à interpeller. Ce texte est le fruit d’une<br />
expérience clinique basée sur une remise en question incessante de la part d’un génie comme il en nait un par siècle. Il est aujourd’hui clair pour moi que nous ne pourrons probablement jamais comprendre l’étendue de la pensée de Hahnemann, mais nous allons nous atteler à la tâche malgré tout car nous sommes censés être des professionnels de la santé.</p>
<h1>VOCATION MÉDICALE</h1>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>1 — La plus haute et même l'unique vocation du médecin est de rétablir la santé des personnes malades (a), c'est ce qu'on appelle guérir.</strong><br />
(a) Sa vocation n'est pas de forger de prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime du processus de la vie et de l'origine des maladies dans l'intérieur invisible de l'organisme (ambition qui fait gaspiller à tant de médecins leurs forces et leur temps).<br />
Sa vocation ne consiste pas non plus à chercher par d'innombrables tentatives d'expliquer les phénomènes morbides et la cause prochaine des maladies, etc., qui leur est toujours restée cachée.<br />
Son but ne vise pas davantage à se prodiguer en paroles inintelligibles et en un fatras d'expressions vagues et pompeuses, qui veulent paraître savantes afin d'étonner l'ignorant, tandis que les malades réclament en vain des secours !<br />
Nous en avons assez de ces savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique et pour lesquelles on a même institué des chaires spéciales et il est grand temps que ceux qui se disent<br />
médecins cessent de tromper les pauvres humains par leur galimatias et commencent enfin à agir, c'està-dire à secourir et guérir réellement.</span></p>
<h2>PROPOSITION DE QUESTIONS</h2>
<p>Quel est l’objectif de votre pratique ? Quel est l’objectif d’un médecin ?<br />
Qu’est-ce que guérir pour vous ?<br />
Quelle est la place, le rôle et la tâche du médecin ?<br />
Qu’est-ce qu’un malade ? Quand commence la maladie ? Où se situe la maladie?<br />
En quoi l’homéopathie pose des questions métaphysiques ? Quels en sont les pièges ?</p>
<h2>COMMENTAIRES</h2>
<p>Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier paragraphe a dû être longtemps médité par Hahnemann. On peut tellement le développer qu’il est difficile de rester sobre. Les Aphorismes suivants nous demanderont moins de longueurs, enfin je l’espère. Je visualise souvent le fameux §1 comme une immense porte un peu façon Tolkien, qui ouvrirait sur un domaine encore peu exploré. Soit on possède le psychisme, l’état d’esprit requis et la porte s’ouvre en grand, soit on peut rester indéfiniment coincé à l’entrée.<br />
Le Fondateur exprime ici les pré-requis pour exploiter pleinement l’homéopathie dans toutes ses dimensions. Imaginez un univers à 3, 4 ou plutôt n dimensions que vous n’exploreriez que partiellement, par exemple sur la longueur. Il y aurait de quoi être frustré, et si l’on compare l’état actuel de l’homéopathie avec les réalisations des anciens, il est clair que nous avons perdu beaucoup de ces proportions.<br />
Une fois n’est pas coutume, nous pouvons l’aborder par l’approche réductionniste que je réprouve tant en médecine : découpons les mots !</p>
<h3>Vocation</h3>
<p>La définition première du terme dans son étymologie latine (vocare) relève du domaine religieux : être appelé par Dieu. Par extension, « Inclination, penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie ». C’est donc un terme très fort qui désigne la démarche médicale selon Hahnemann. Dans mon expérience, seuls réussissent en homéopathie ceux qui sont « habités » par elle, qui ont perçu au moins pour une part les prolongements immenses de cette science. Ce que je vais dire est choquant pour les athées, mais après tout, j’en ai moi-même assez d’être choqué par les matérialistes recrutés par milliers en médecine : l’homéopathie implique de se sentir au service d’une cause qui nous dépasse. Il y a une notion divine qui transcende l’individu ; cela rappelle les premiers temps de l’humanité où le prêtre était aussi celui qui prodiguait les soins.<br />
Comme pour se prémunir de tout dérapage mystique, pseudo-religieux ou philosophique fumeux « sulfurien », Hahnemann coupe court à tout délire et nous recadre : l’unique vocation du médecin c’est de rétablir la santé. Cela laisse toute la place pour les philosophes, les chercheurs ou les religieux, mais le médecin doit être appelé en somme « corps et âme » (nous réfuterons plus tard cette dualité artificielle) à développer ses connaissances et affûter sa perception des phénomènes morbides pour les traiter, et au-delà servir l’humanité.<br />
Hahnemann utilise le superlatif qui donne une idée de l’altitude de la démarche et donc de l’exigence requise et dans le même temps ce superlatif « la plus haute » se trouve suivi par<br />
« l’unique » ce qui donne une idée de verticalité et renforce l’idée de transcendance. C’est pour cela que l’homéopathie est si dangereuse pour les intérêts en place qui régissent le<br />
globe : malgré certaines dérives de type sectaire qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’homéopathie, l’homéopathe n’est plus un mouton comme les autres, il a une capacité critique<br />
énorme, il a changé de paradigme, et surtout il est animé (au sens greco latin « pneuma » qui signifie insufflation de vie) d’une foi intérieure.</p>
<h3>Médecin</h3>
<p>Le médecin est donc celui ou celle animé par cet état d’esprit, qui possède cette hauteur de vues qui fait taire son égo car il poursuit un objectif qui le dépasse.<br />
La parabole des tailleurs de pierre s’impose ici. Un maître d’oeuvre d’un chantier de cathédrale inspecte les tailleurs de pierre, il demande à un premier ouvrier : « Que fais-tu ? ».<br />
Celui-ci lui répond, un peu étonné par la question : « je taille une pierre ». Le maître d’oeuvre s’adresse à un autre tailleur et lui posant la même question, s’entend expliquer « je gagne ma vie, j’ai trouvé ce travail pour nourrir ma famille ». Enfin, un troisième ouvrier qui exécute pourtant les mêmes gestes que les précédents lui répond : « Comment qu’est-ce que je fais ? Je construis une cathédrale ».<br />
Je suis choqué du nombre de médecins qui appartiennent à la première catégorie : c’est bien simple, on a l’impression que les études formatrices (au sens formatage de disque dur) ne<br />
recrutent qu’eux. C’est la catégorie des aveugles inconscients, celle du geste technique, réalisé par une main routinière. Pour ces pseudo-scientifiques, science rime avec accumulation de « connaissances ». Je place des guillemets car ces « informations » sont toujours éminemment variables, jamais indépendantes et reflètent l’idéologie du moment. Ces médecins appliquent consciencieusement ce qui leur est indiqué de faire, tout en ayant l’immense satisfaction de se trouver « à la pointe du progrès ». Ils passent leur temps à traiter des organes, des morceaux, des maladies de plus en plus spécifiques qu’ils recherchent avec délectation. Le recul sur leur pratique est proche de zéro. Combien de médecins développent leur propre sens de l'observation devant leurs propres patients ? Au lieu d’appliquer le raisonnement cartésien du sujet pensant et qui se forge sa propre opinion, ils préfèrent se tenir « informés » uniquement de façon indirecte grâce aux publications médicales (financées la plupart du temps par des laboratoires pharmaceutiques), se cantonnant à un rôle passif qui ne les empêche pourtant pas de critiquer vigoureusement tout ce qui sort du champ de leurs connaissances.<br />
Le passage par la Faculté ne développe hélas pas souvent l'esprit critique, et favorise principalement l'exercice de mémoire car les étudiants sont soumis à un rythme oppressant où<br />
le meilleur sera celui qui parviendra à assimiler le maximum de choses en un minimum de temps. Beaucoup ont pris l’habitude d'une acquisition passive de connaissances sans chercher le moins du moins à remettre en cause ce qui leur est inculqué. S'agit-il d'une manière de conjurerune angoisse sous-jacente, permettant de se simplifier la vie à bon compte : ça n'existe pas puisque je ne l'ai pas appris ?<br />
La seconde catégorie est aussi bien pourvue en médecine, celle des aveugles volontaires : je discutais récemment avec l’époux d’une dermatologue qui m’expliquait que sa femme vivait grâce aux verrues qu’elle arrachait par centaines ! En interrogeant l’intéressée sur sa pratique, celle-ci déclarait ne pas voir où était le problème d’arracher, congeler ou brûler ces petites choses. Je lui ai soulevé la question de considérer au minimum que l’organisme puisse présenter un dérèglement immunitaire permettant de tolérer, voire de faire proliférer, les édifices viraux. Elle s’est contentée de hausser les épaules mais, ayant parfaitement compris où je voulais en venir, a détourné le regard d’un air gêné sans plus m’adresser la parole de la soirée…<br />
Pour sortir de ces catégories un peu artificielles, citons aussi tous ceux qui ont peur. La peur est souvent la seule raison d’établir une ordonnance. Peur de sanctions pénales, peur de sortir du lot, peur de faire courir un risque (imaginaire) à leurs patients, peur de l’échec, etc. Dans la dernière catégorie, nous nous rappelons tous ces professeurs rares, voire<br />
exceptionnels, qui nous ont marqués dans nos études. Il rayonnait quelque chose d’eux, leur humanité était évidente : ils étaient au service d’une cause. Combien en connaissez-vous ?<br />
Dès le début de l’Organon, nous pouvons ainsi définir plusieurs niveaux de conscience qui se développent successivement :</p>
<ul>
<li> 1. L’ignorance inconsciente. L’exécuteur des basses-oeuvres.</li>
<li> 2. L’ignorance consciente. Le niveau du gagne pain.</li>
<li> 3. La connaissance consciente. On réalise qu’il existe d’autres dimensions, on s’attelle à la recherche d’autre chose.</li>
<li> 4. La connaissance inconsciente. Les nouvelles connaissances sont intégrées, on a changé de paradigme, cela ne nécessite pas plus de réflexion que de distinguer la droite de la gauche.</li>
</ul>
<p>Pour résumer, le médecin se caractérise par l’humilité qui le rend toujours proche des autres, en accomplissant un travail de patience. Ce n’est qu’en étant dans « les tranchées » au milieu du sang, de la boue humaine, qu’on peut soigner les patients. Le médecin est ainsi conscient d’être une petite main qui met en oeuvre des lois qui le dépassent. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ailleurs : sans amour cette démarche médicale est vouée à l’échec. Si vous n’aimez pas les patients, je comprends que le contact d’une éprouvette ou l’analyse d’un écran vous rassure, et ne vous condamne en rien, mais cela ne s’appelle pas de la médecine (Hahnemann développe plus loin dans la note -a- tout ce que la médecine ne doit pas être).</p>
<h3>Rétablir la santé (lois médicales)</h3>
<p>Cette formule « rétablir la santé » est absolument essentielle car elle est l’image même de la vie. Elle donne l’idée d’une dynamique : il ne s’agit pas d’ôter des symptômes, mais de revenir en arrière vers un état de santé. L’univers entier est en mouvement, la vie est mouvement et adaptation permanente, seul le cadavre ne bouge plus et ne s’adapte plus à son<br />
environnement. Hahnemann s’est fait l’hériter d’Hippocrate qui enseignait le principe du vis natura medicatrix : la nature est capable de se guérir elle-même grâce à une force de<br />
guérison.<br />
Les échecs de la médecine classique trouvent leurs origines conceptuelles dans le fait que le traitement habituel est ancré dans une vision réductionniste, linéaire et statique du<br />
fonctionnement de l’organisme. La réalité nous apprend exactement l’opposé : le vivant est un tout unique, probablement régi par une « force » ou un élan « vital », et ne fonctionne surtout pas linéairement. Le tout complexe et indissociable que forme l'organisme se maintient entre les bornes d'un équilibre autour desquelles il oscille sans cesse de façon chaotique, un peu à la façon d'un manche à balai que l'on tient en équilibre posé sur un doigt (attention j’utilise ici le terme chaos dans le sens mathématique du terme, régi par des lois bien précises).</p>
<p>Cette adaptation permanente qui nous maintient en état de vie est à la base de la notion essentielle de susceptibilité individuelle. Celle-ci représente la marque même du fonctionnement de nature chaotique qui régit la vie. Sans chaos, il n'y aurait pas de susceptibilité individuelle, ni vie, ni maladie. Le vivant échappe à toute compression algorithmique, et plus encore, les phénomènes que l'on croyait définis par leur invariance et leur nature linéaire comme les mécanismes de l'homéostasie se révèlent être des mécanismes régis par le chaos.<br />
Seul le paradigme homéopathique autorise la richesse conceptuelle nécessaire pour observer le vivant déréglé et permet de faire entrer la médecine de plain pied dans le cadre de toute<br />
démarche scientifique consistant à observer des phénomènes afin d'en déduire les lois qui les régissent. Cette attitude caractérise toutes les branches de la recherche sauf hélas la médecine classique engluée dans le réductionnisme matérialiste et les tâtonnements au hasard plus ou moins validés statistiquement. Dans les laboratoires de recherche, on tente d'isoler la partie active d'une molécule pour la modifier en espérant élaborer des variantes plus actives.<br />
L'adoption d'un traitement se fait après des réunions de consensus entre les sommités concernées qui décident pour l'occasion d'adopter pendant un an un protocole dont les<br />
résultats seront évalués grâce à l'outil statistique. Comment ne pas déplorer le manque d’élévation de vue et d’esprit de synthèse dans cette « recherche » classique ? Personne ne semble se soucier de prendre un recul minimum afin par exemple d’étudier l'évolution globale du patient dans les affections qu’il aura présenté au cours du temps. L’étude des localisations successives des phénomènes morbides chez un même patient ne semble pas non plus intéresser grand monde. Bien au contraire, chaque spécialiste s'occupe de l'organe ou du système qui le concerne, perdant de vue le fait essentiel que les parties qu'il étudie appartiennent à un patient censé les maintenir en état de marche si l’on veut<br />
bien m’excuser cette lapalissade.<br />
La théorie de la complexité enseigne aujourd'hui que des phénomènes complexes finissent toujours par obéir dans leur globalité à des lois simples [Stewart, Dieu joue-il aux dés ?,<br />
Champs, Flammarion]. Ainsi, bien avant que les mathématiques ne commencent à lui donner raison, Hahnemann avait distingué ces règles simples exposées dans l’Organon et qui<br />
permettent d'appréhender le fonctionnement de l'être humain comme un tout en interaction avec son environnement et même avec son histoire. J’aime cette très belle remarque de Trinh Xuan Thuan [Le chaos et l’harmonie, Folio] qui écrit :</p>
<blockquote><address>« La science du chaos séduit aussi parce que c’est une science du global qui abat les cloisons entre diverses disciplines. Elle rassemble des chercheurs d’horizons différents et va contre la tendance à la spécialisation outrée qui caractérise certains domaines de la science contemporaine. Elle est attrayante parce qu’elle fait s’écrouler le bastion du déterminisme et rend à la libre volonté sa première place. C’est au surplus une science holistique qui considère le tout et fait battre en retraite le réductionnisme. Le monde ne peut plus être expliqué seulement par ses éléments constitutifs (quarks, chromosomes,ou neurones) mais doit être appréhendé dans sa globalité »</address>
</blockquote>
<p>Si même les astronomes se mettent à découvrir l’homéopathie, où allons-nous ?<br />
Personnes malades (fin du réductionnisme et de l’idée des organes malades) L’emploi de « personnes malades » au lieu de malades ou maladies est lourd de sens et comme<br />
à l’accoutumée, le Fondateur pose clairement les problèmes. Le sens commun est le meilleur allié conceptuel de la médecine classique : il semble naturel<br />
depuis que la nuit des temps de traiter l'organe malade puisque c'est lui qui est –en apparence- le siège de l'affection, il semble tout aussi naturel de traiter un excès par des<br />
restrictions, un manque par un apport supplémentaire, ou d'ôter un produit pathologique formé au détriment d'un organe.<br />
Cette perception erronée génère la notion de maladie. Les statistiques nous permettent en effet de définir les traits communs à tous les patients souffrant d'une affection donnée et de définir ainsi le syndrome minimal permettant de porter un diagnostic.<br />
L'angine se définit ainsi par un ensemble de signes généraux (fièvre, courbatures) et locaux (inflammation des amygdales, dysphagie, langue chargée, aspect érythémato-pultacé ou au<br />
contraire nécrotique dans l'angine de Vincent, etc.). En nommant « angine » la maladie, nous pouvons porter un pronostic et connaître les éventuelles complications possibles. Cependant, en y regardant de plus près, on se rend compte que tel patient est tombé malade après une exposition au froid, tel autre après avoir transpiré, tel autre toujours avant ses règles ; celui-ci est complètement abattu, alors que tel autre est très agité, chez l'un la maladie se déclare au réveil, chez l'autre en fin d'après midi, la douleur est calmée pour les uns par les boissons chaudes, alors que c'est une boisson bien froide que réclameront d'autres sujets, etc., etc. Il devient dès lors apparent que chaque cas est particulier. Hahnemann recommande ainsi de dire : « tel malade fait une sorte d'angine ». La notion de maladie s'efface devant la réaction générale d'un organisme malade.<br />
Seuls quelques médecins classiques commencent à s’élever contre ce véritable drame conceptuel qui repose sur le paradigme réductionniste. C’est l'idée qu'il suffit de décortiquer<br />
de plus en plus chaque rouage pour finir par répondre à toutes les questions. Cette vision a généré l’idée fallacieuse du traitement basé sur la correction de chaque organe cible. C'est<br />
ainsi que l'on a distingué depuis la nuit des temps les organes, les parties des organes, les cellules, les organites intracellulaires, les substances chimiques synthétisées par les cellules, etc.<br />
A chaque question à laquelle on répond, se posent cent nouvelles. A chaque fois que l'on progresse, l'horizon diminue de plus en plus puisque l'on étudie un fragment toujours plus petit<br />
(c'est ce que l'on nomme l'entonnoir réductionniste [voir Barrow, John. D., La grande théorie, Champs, Flammarion]). La situation est résumée en quelques mots par Trinh Xuan Thuan, que je trouve complètement prémonitoire quant on les applique à la médecine :</p>
<blockquote><address>« Ces succès de la physique réductionniste et linéaire ont été si impressionnants qu’ils ont donné l’impression erronée que le monde</address>
<address>était principalement composé de systèmes linéaires. En fait les systèmes physiques deviennent presque invariablement non linéaires au-delà</address>
<address>d’un certain seuil de tolérance […] ces systèmes ne peuvent alors plus être analysés, car le tout devient plus grand que la somme des</address>
<address>composantes. L’effet n’est plus en proportion avec la cause. Les systèmes chaotiques sont des systèmes non linéaires par excellence.</address>
<address>Comme nous l’avons vu, ces derniers sont d’une sensibilité extrême à la plus faible perturbation. »</address>
</blockquote>
<p>C’est ainsi qu’en médecine, le chercheur (du laboratoire) tentera d’identifier le mécanisme physiopathologique d'une affection (afin de sortir dans les plus brefs délais la drogue capable<br />
d’interférer avec). Dans le cas d’une migraineuse, par exemple, on explique que c’est la dilatation des vaisseaux sanguins qui provoque la douleur. Il suffira de contrecarrer cette<br />
dilatation à l'aide d'une substance qui force le vaisseau à se contracter. D'autres approches physiopathologiques sont aussi possibles comme par exemple la prescription de bêta<br />
bloquants et souvent le traitement adopté dépend du choix arbitraire du praticien ; lequel à son tour peut être influencé par la longueur de la jupe de la visiteuse médicale qui lui a fait<br />
connaître la spécialité en question, ou le nombre de repas ou de séjours touristiques que le laboratoire lui offrira, etc. Ce sont souvent ces mêmes médecins qui s’autoproclament<br />
scientifiques et nous jettent l’anathème...<br />
Pour un oeil critique, il apparaît clairement que cette attitude n'apporte rien de durable ni de satisfaisant. En premier lieu, personne ne pourra répondre à la question « pourquoi les<br />
vaisseaux de cette patiente se dilatent-ils » ; ensuite, du moment que d'autres êtres humains ne présentent jamais ces symptômes c'est qu'il doit exister un mécanisme de régulation qui est ici mis en défaut.<br />
Substituer à un mécanisme naturel défaillant une drogue et son cortège d'effets généraux dans tout l'organisme ne semblera pour personne être une solution à terme. L'étude du<br />
fonctionnement physiologique de l'organisme est passionnante en tant qu'étude scientifique car toute connaissance est bonne à prendre, mais elle aboutit à une impasse dès lors qu'il s'agit de  soigner les malades. Ici encore vous voyez que Hahnemann pose clairement les limites qui séparent le chercheur du médecin.<br />
L’homéopathie prend le contrepied absolu de la vielle démarche réductionniste, statique, dangereuse, et inadaptée. Elle démontre qu’il existe des lois dynamiques naturelles de<br />
guérison et que le médecin doit les appliquer au patient qui réagit comme un tout vivant.</p>
<h3>Guérir</h3>
<p>Actuellement à la faculté de médecine on prévient les étudiants qu’il n’est pas possible de guérir, mais seulement d’accompagner des malades. Le terme « guérir » semble une utopie<br />
réservée aux charlatans. Au lieu de remettre son modèle en cause, la médecine classique s’acharne à frapper de plus en plus fort… des mirages. Son échec à traiter les organes est<br />
l’une des preuves les plus éclatantes de la véracité physique du modèle global Hahnemannien.<br />
En effet, l’homéopathie impose un changement de paradigme -défini dans l’Aphorisme 1- en hissant le patient du niveau de l’objet (ou organe malade) à celui de sujet en<br />
dysfonctionnement, en désaccordement. C’est ce changement conceptuel qui autorise d’entrevoir une guérison qui ne se définit pas comme une absence de symptômes.<br />
L’homéopathie apporte de nombreux critères et repères pour estimer l’évolution favorable ou défavorable d’un patient.<br />
Un exemple basique de cette situation concerne la régression de signes cutanés chroniques suivis par l’apparition de signes respiratoires. Ceci a été décrit par Hahnemann, longtemps<br />
raillé par la médecine classique, et finalement depuis peu de temps j’entends des confrères allopathes déclarer que le petit untel « ne s’améliore pas maintenant que son eczéma est parti<br />
il fait de l’asthme ! »</p>
<p>Comme le sous entend l’expression « rétablir la santé », il existe un processus curatif qui tend à expulser à la périphérie les symptômes tandis que la progression de la maladie est toujours centripète, depuis les organes les moins vitaux jusqu’aux plus essentiels pour la survie de l’organisme. Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les enfants font de fortes fièvres, mais pratiquement jamais de maladies dégénératives, tandis que plus on progresse en âge, moins on présente de maladies fébriles ?<br />
La maladie -ou la guérison- étant mouvement, celles-ci dépendent uniquement du niveau de désordre (ou d’énergie) de l’organisme entier. On tombe malade selon des règles précises de susceptibilité, et on ne peut guérir (c'est-à-dire revenir en arrière et rétablir la santé) qu’en suivant les règles qui régissent le vivant. Hahnemann a écrit il y a un peu moins de deux siècles une phrase révolutionnaire :</p>
<blockquote><address>« Les phénomènes désagréables que nous nommons maladies n’ont pour origine que le désaccordement de l’énergie vitale ».</address>
</blockquote>
<p>Tout se passe comme si l’organisme défaillant trouvait dans l’expression des symptômes une issue pour stabiliser sa perte d’énergie ; « limiter la casse » en quelque sorte. Ainsi, le<br />
symptôme présente clairement une signification : c’est « un moindre mal » qui permet de limiter la progression centripète de l’affection de l’organisme.<br />
Depuis Hahnemann de grands praticiens comme Kent ont classé d’après leurs observations cliniques les organes par niveau de profondeur, ce qui revient à des niveaux d’énergie<br />
différents. Nous distinguons ainsi cliniquement la hiérarchie suivante :</p>
<ul>
<li>Le plan physique, avec les organes</li>
<li>Le plan émotionnel, avec de nombreux états opposés comme l’amour et la haine ; la joie et la tristesse ; le courage et la peur ; le calme et l’anxiété ; la confiance et la méfiance ; la sécurité et l’insécurité</li>
<li>Le plan mental (qui inclut la compréhension, la mémoire, les diverses perceptions que l’on a de soi, la confusion, et éventuellement le délire) et spirituel (qui suis-je, où vais-je, quel est le sens de la vie, le but de mon existence, Dieu existe-t-il, etc.)</li>
</ul>
<p>Quand un patient qui consulte par exemple pour une polyarthrite rhumatismale commence à recouvrer l’usage de ses membres et qu’en même temps réapparaissent des sinusites qu’il<br />
n’avait plus depuis 20 ans, on est devant une évolution favorable. Quand ce même patient se porte de mieux en mieux, retrouve de la joie de vivre, redevient créatif, et commence à<br />
regarder les autres avec compassion, il est clair que même le plan mental et spirituel s’est amélioré. Ce sont des signes sûrs d’une guérison.<br />
Si le même patient suivait un traitement allopathique qui lui soulage ses membres mais que par exemple des troubles digestifs surviennent et qu’il se sente de plus en plus déprimé et replié sur lui-même : pourrions nous oser dire que son état de santé s’est amélioré ?<br />
Une étude statistique récente (malgré toutes mes réserves concernant ce type d’études) montre que le niveau de santé de la jeunesse actuelle est beaucoup moins bon que celui de ses aînés il y a 20 ans : caries, troubles oculaires, dépressions… Pourtant, ces jeunes ont été suivis médicalement, nourris, vaccinés et traités comme aucune génération avant elle. Faut-il se poser des questions ?</p>
<h3>Note a)</h3>
<p>Pour clarifier ce premier Aphorisme déjà si dense et percutant, Hahnemann dissipe toute confusion et définit sans prendre de gants ce que doit être un médecin. Il liste tout ce qui n’est<br />
pas une démarche médicale et met à l’index ceux qui « trompent les pauvres humains par leur galimatias » en exigeant qu’ils « commencent enfin à agir, c'est-à-dire à secourir et guérir<br />
réellement ». Une fois de plus, nous voyons que tout l’édifice Hahnemannien est bâti à l’aune des résultats cliniques, seul compte cet objectif de guérison.</p>
<p>Hahnemann bannit :<br />
-Ceux qui font de « prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime du processus de la vie et de l'origine des maladies ».<br />
Plein de médecins jouent encore aujourd’hui dans cette catégorie. Incapables d’appréhender l’édifice hahnemannien dans sa totalité, souvent par manque d’humilité,<br />
ils mettent en exergue un point particulier, comme les fameux « barrages » vaccinaux et créent une « sous-théorie » qui n’est plus qu’une homéopathie au rabais. Citons ici<br />
brièvement tous ceux qui cherchent à amalgamer l’homéopathie avec les dernières découvertes en vogue de la recherche sur le tissu immunitaire par exemple.<br />
-Ceux qui cherchent à « expliquer les phénomènes morbides et la cause prochaine des maladies ». Ici nous avons affaire à tous ceux qui prospèrent dans la métaphysique,<br />
par exemple, ceux qui mettent Dieu à toutes les sauces y compris homéopathique, mais surtout ceux qui prétendent développer une homéopathie « avancée » d’après des<br />
théories sur l’existence d’une illusion primordiale.<br />
- Ceux qui font de l’épate en « paroles inintelligibles et en un fatras d'expressions vagues et pompeuses ». Lisez Freud et ses disciples pour en savoir plus !</p>
<p>-Ceux qui s’adonnent à de « savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique ». Encore une espèce toujours pas en voie de disparition : il s’agit des inventeurs de cases,qui pensent pouvoir ranger et classer tous les types de patients selon tel ou tel modèle.</p>
<p>Comme vous le voyez, le texte de Hahnemann reste d’actualité car il avait déjà bien observé les travers humains qui poussent à dévoyer, travestir, détourner, pérorer.<br />
Il sera intéressant d’objecter que Hahnemann pourtant formule lui-même des hypothèses, et que l’on a besoin d’un minimum de modèles, même en homéopathie ! Il ne s’agit que d’une contradiction apparente, car Hahnemann accepte les hypothèses qui peuvent avoir une sanction clinique ou les modèles qui rendent compte des phénomènes observés. Le Fondateur<br />
est un pur Popperien avant la lettre puisqu’il n’accepte que des hypothèses réfutables. C’est la réfutabilité d’une hypothèse écrira plus tard Popper qui fait qu’elle est scientifique ou non.<br />
Ainsi Hahnemann ancre définitivement son oeuvre sur le socle inébranlable de la clinique et de l’expérience. Il est le précurseur de la démarche expérimentale en médecine, et déjà ce seul titre de gloire devrait lui assurer l’immortalité ! Cependant, tout ceci a été en grande partie oublié et l’existence même de l’homéopathie se trouve aujourd’hui menacée par la<br />
prolifération de ceux que Hahnemann dénonce ici.</p>
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		<title>Les 50 raisons d&#8217;être homéopathe du Dr. Burnett (1)</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 07:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Première raison d'être homéopathe
Dr James Compton Burnett
On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Première raison d'être homéopathe</h1>
<h2>Dr James Compton Burnett</h2>
<div id="_mcePaste"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en se trompant qu'on apprend et que l'on progresse. Son approche clinique est parfois peu orthodoxe, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il avait de très beaux résultats.</div>
<div id="_mcePaste">Brunett reste pour nous un exemple aussi bien sur le plan professionnel que moral. Nous publierons ici les 9 premières raisons. EB</div>
<p><em>Il est en vérité plus rapide et plus aisé de  procéder de l'ignorance à la connaissance, qu'à partir de l'erreur. Ceux qui  sont dans l'erreur doivent d'abord désapprendre avant de pouvoir apprendre quoi  que ce soit dans un but utile: et la première partie de cette double tâche,  n'est pas, à plusieurs point de vue, la moins difficile; c'est la raison pour  laquelle elle est rarement entreprise.</em> <em>BOLINGBROKE</em></p>
<p>Il y a quelques années, lors d'un après-midi sombre et morne, j'étais plongé  à l'Hôpital B., dans l'établissement de certificats de décès que je devais  signer, quand brusquement je me sentis de nouveau envahi par quelque chose qui  semblait s'emparer de moi pour au moins la cinquantième fois cet après-midi là.  Je ne pouvais me rendre compte de ce que cela était exactement. Mais cela  provenait essentiellement du mécontentement, de la dissatisfaction, pour ne pas  dire du dégoût, éprouvé à la revue de ces cas qui me passaient sous les yeux et  dont les résultats cliniques n'aboutissaient tous qu'à la mort! J'avais toujours  été un étudiant en médecine très enthousiaste au début de mes études, mais un  Professeur, profondément sceptique, démolissait régulièrement toute ma foi dans  les remèdes; et les trop grandes responsabilités assumées pour mon âge et mon  expérience, ajoutées aux soucis de la pratique hospitalière écrasante, furent  autant de facteurs qui étouffèrent la plus grande partie de l'enthousiasme que  j'avais éprouvé au début pour la médecine. Après avoir repassé dans mon esprit  mes différents stages en médecine et en chirurgie, je m'enfonçai dans mon  fauteuil et comme en rêve me trouvai dans les prés verts, en train de dénicher  des oiseaux et de pêcher au fil de l'eau, comme aux premiers jours de ma  jeunesse. Juste à cet instant, regardant par la fenêtre, je vis un chariot  transportant un cadavre et j'ouvris la fenêtre en m'adressant au vieux garçon  d'anatomie que je connaissais bien et sur un ton vif lui demandais: « Tim,  voyons, qui donc est ce mort?» « Le petit Georges, Docteur ».</p>
<p>Ce petit Georges était un enfant abandonné, qui n'appartenait à personne.  Nous l'avions soigné depuis longtemps et nous l'aimions bien. C'était pour nous  comme un chien fidèle. Tout le monde aimait Georgie dans la salle et il n'en  était pas un, même parmi les plus égoïstes, qui n'était prêt à la première  occasion à lui rendre service. Aussi, aucun malade ne fut plus sincèrement  regretté que lui dans cette salle.</p>
<p>Je dois vous exposer comment cela est arrivé: un beau jour, ayant besoin d'un  lit pour un cas aigu, je donnai l'ordre de transférer le lit du petit Georges  qui se trouvait dans un coin bien abrité et chaud de la salle, pour le mettre en  face, vers une grande fenêtre au nord. Hélas! c'est là qu'il attrapa froid,  contracta une pleurésie et la réponse du garçon d'anatomie que vous venez  d'entendre était le résultat de cette malheureuse décision.</p>
<p>Évidemment, je me reprochais en moi-même: « Si seulement j'avais pu arrêter  tout au début cette fièvre, qui s'était déclarée à la suite de ce  refroidissement dû à la fenêtre trop proche, le petit Georgie alors serait  encore parmi nous. Pourtant trois bons médecins, à côté de mes soins, avaient  traité Georgie, tous en parfait accord et tous des cliniciens avertis. Malgré  leurs talents, la pleurésie s'installa avec la fièvre, l'épanchement se  produisit dans la plèvre et le pauvre Georgie mourut.</p>
<p>Le vieux Tim était un homme que la vie avait bien endurci et je ne l'avais  jamais vu manifester aucune émotion ni sentiment d'aucune manière, et jamais  regretter la mort de qui que ce fut. Mais, véritablement, ce jour, j'étais  bouleversé en le voyant, alors que son attention était pourtant occupée à laver  des bouteilles et que je lui parlais de Georgie, essuyer des larmes au coin des  yeux au souvenir de cet enfant: Mais, quoi qu'on dise, le pauvre Georgie n'était  plus et cependant, j'étais persuadé qu'il aurait pu éviter de mourir si l'on  avait trouvé la médication appropriée, et ce sentiment de conscience  insatisfaite me tourmentait; j'aurais voulu disparaître sous terre.</p>
<p>Or, un soir, un ami médecin de l'Hôpital Royal vint m'inviter à dîner, et au  cours de notre conversation, je lui parlais de mes désillusions et de mon  désenchantement vis-à-vis de la médecine, ainsi que de ma détermination encore  hésitante de partir pour l'Amérique, pour y faire de l'agriculture, car enfin  là, je serais incapable de vivre une vie normale, naturelle et complète, sans  désappointement. C'est alors qu'il me parla de l'homéopathie, en cherchant à me  persuader de l'étudier, d'abord pour en critiquer la valeur, ou, si je la  trouvais apparemment réussie, d'en faire un essai loyal à l'Hôpital.</p>
<p>Après avoir passé par bien des doutes et bien des craintes, je dois l'avouer  comme si je commettais une faute ou même un crime, je me procurai presque en  cachette les deux livres de «Pharmacodynamie» et de «Thérapeutique» de Richard  Hughes, recommandés par cet ami, comme une excellente introduction à  l'homéopathie.</p>
<p>Je dévorai ces deux ouvrages à peine en deux semaines et en toute sincérité  en vins à conclure, qu'ou bien l'homéopathie est vraiment une très grande chose,  ou bien que ce Docteur Hughes n'était qu'un grand fumiste - non, le mot est trop  grossier. Peut-être n'aimerez-vous pas ce terme... et pourtant moi, je trouve  qu'il est bien choisi et pourrait lui aller comme un gant. Sur la vie de mon  prochain, un sujet aussi important à mes yeux, il n'y a pas de moyen terme. Ces  ouvrages homéopathiques représentaient ou bien la vérité d'en haut, claire et  parfaite, ou bien le plus noir et scandaleux mensonge.</p>
<p>Je me sentis très perplexe et embarrassé... il me semblait impossible qu'un  homme ayant écrit de tels livres soit un imbécile, car un insensé ou un crétin  ne peut pas être capable d'écrire de telles choses. Sa façon de présenter le  sujet semble partir vraiment d'une âme noble et d'un esprit compétent et non  d'un imposteur et cela éleva ma pensée au-dessus du découragement dans lequel  j'étais embourbé; mais vient alors: N'ai-je pas souvent essayé de vanter des  remèdes spécifiques et de nombreux traitements qui tous n'avaient réussi qu'à me  désappointer profondément? Ainsi mon vieux scepticisme m'envahit à nouveau : «  Pourquoi, disais-je, de telles choses peuvent-elles exister? Cela me paraît  vraiment impossible ». J'ai été élevé dans les meilleures écoles et instruit par  des hommes de valeur tout au cours de mes études et j'ai toujours entendu dire  que l'homéopathie n'était qu'une thérapeutique de nihilisme. Comment pourrai-je  jamais pratiquer de cette façon, ce serait une honte, mon honnêteté s'y  refusait, je ne pourrai jamais être un homéopathe. Mais le doute ne cessait de  me poursuivre... et si pourtant c'était vrai! Que faire? Eh bien, je vais  cependant essayer d'appliquer cette méthode au lit du malade; je vais prouver  que ce n'est qu'une thérapeutique mensongère et honteuse et alors je l'exposerai  ouvertement à mes collègues, enchantés d'avoir réussi à démontrer par mes  résultats cliniques la négation flagrante de cette thérapeutique nihiliste.</p>
<p>Je me sentais troublé, agité et profondément insatisfait en pensant à la mort  de Georgie et par dégoût me mis à regarder ce que les homéopathes auraient  conseillé en pareil cas. J'appris qu'ils prétendaient couper une simple fièvre  ou un refroidissement avec de l'Aconit... quelle plaisanterie! Malgré mes  doutes, je ne pouvais me réfréner de penser que si cela pouvait être vrai,  Aconit aurait pu sauver le petit Georges, s'il avait été donné à temps et tout  au début de sa maladie.</p>
<p>En fait, les refroidissements, les rhumes, les frissons fébriles sont monnaie  commune et de plus j'avais justement accepté la salle d'entrée des enfants, qui  presque tous arrivaient avec de la fièvre, des refroidissements, des rhumes et  diverses inflammations, où ils étaient observés jusqu'au moment de prendre la  décision de les placer dans une autre salle, si leur affection progressait et  présentait des pneumonies, des pleurésies, des rhumatismes, des gastrites ou des  affections éruptives de l'enfance, selon les cas.</p>
<p>Or, je possédais un petit flacon de teinture d'Aconit de Flemming dans mon  armoire d'urgence. Je pris une grande bouteille d'eau dans laquelle je versai  quelques gouttes seulement de cette teinture et la donnai à l'infirmière de la  salle d'enfants, en lui donnant l'instruction d'administrer ce remède à tous les  malades ayant des lits situés du côté droit de la salle, sitôt leur arrivée.  Tous les lits du côté opposé n'auraient pas droit à cette solution d'Aconit,  mais seraient traités par la méthode orthodoxe habituelle.</p>
<p>A ma prochaine visite, quel ne fut pas mon étonnement de trouver presque tous  les jeunes enfants du côté d'Aconit sans fièvre et qui jouaient dans leur lit.  L'un cependant, atteint de rougeole, dut être transporté dans la salle des  contagieux. Cela me permit de conclure que l'Aconit ne guérissait pas la  rougeole (<em>Hahnemann dans sa Matière Médicale pure en 1834, à l'article  Aconit, nous dit: «Dans la rougeole, la pourpre miliaire, dans les fièvres  inflammatoires, avec pleurésie... etc., l'efficacité de cette plante tient  presque du miracle ». Donc Monsieur Burnett n'en était évidemment à ce moment là  qu'à son petit biberon...</em>). Tous les autres enfants, par contre,  séjournèrent deux ou trois jours seulement, et purent ensuite rentrer chez eux  guéris.</p>
<p>Par contre, tous ceux qui étaient du côté de la paroi opposée, traités par la  médecine orthodoxe, étaient dans le même état où ils avaient été amenés, sinon  pire, et durent être envoyés dans d'autres salles, avec des bronchites, des  états inflammatoires divers, ou d'autres maladies infectieuses, etc. Ainsi, les  choses continuèrent à se passer de cette façon-là, jour après jour. Tous ceux  qui prenaient Aconit présentaient en général une convalescence de 24 ou 48  heures, sauf dans certains cas plus rares où des frissons qui apparaissaient  bénins, étaient cependant annonciateurs d'un état prodromal d'une maladie  spécifique telle que la rougeole, la scarlatine ou une fièvre rhumatismale. Ceux  de cette catégorie étaient à peine influencés par l'Aconit. Mais la quantité de  cas de petits refroidissements courants chez les enfants étaient guéris très  rapidement avec cette potion d'Aconit, quoique beaucoup de ceux qui nous étaient  amenés, étaient le plus souvent en pleine transpiration (<em>En effet,  contrairement à ce qu'on lit dans de nombreuses publications homéopathique, qui  sont toutes des copies de copies, et disent que l'Aconit n'est indiqué qu'avec  des peaux sèches et que son indication disparaît dès que la sueur apparaît,  Hahnemann indique nettement: «Sueurs avec frisson fébrile », « sueurs d'odeur  aigre par tout le corps », « sueurs accablantes », etc., pour Aconit.</em>).</p>
<p>Je n'avais rien dit à l'infirmière concernant le contenu de cette bouteille,  mais très vite, elle la baptisa «la bouteille à fièvre du Docteur Burnett». En  tout cas, pour le moment, j'étais abasourdi de ces résultats et cela me poussa à  occuper toutes mes nuits à l'étude intensive de l'homéopathie, car je n'avais  pas une minute de libre pendant la journée. Or, un jour, il me fut impossible de  faire ma tournée à travers les salles. En fait, j'avais dû même m'absenter deux  jours, depuis le samedi au mardi et à mon retour en entrant dans la salle des  enfants, ce mardi, tôt le matin, l'infirmière chef qui paraissait relativement  calme, m'informa avec une attitude contenue et une réserve non dissimulée,  qu'elle pensait que tous les petits malades devraient être, pensait-elle,  renvoyés chez eux.</p>
<p>« Vraiment, dis-je, que voulez-vous dire par là? » « Ma foi, Docteur, comme  vous n'êtes pas venu dimanche, ni lundi, j'ai pris sur moi de donner votre  fameuse « bouteille de fièvre » à tous les enfants, car je n'avais pas le coeur  de vous voir continuer votre expérimentation cruelle plus longtemps. Vous êtes  comme les jeunes docteurs qui sont ici, vous essayez de faire des expériences.  Je ne sais pas pourquoi l'autre côté de la salle n'aurait pas le droit aussi à  ce merveilleux remède ». Je répondis simplement: « Bien, bien, ma soeur, à  l'avenir je vous permets de donner la potion à tous les malades qui viendront! »  Ceci fut fait jusqu'à ce que je quittai l'Hôpital et le résultat de cette  médication par l'Aconit pour les frissons, les refroidissements, les fébricules,  les petits malaises fébriles des enfants fut extraordinaire, tous présentant une  défervescence rapide de la fièvre et des symptômes de refroidissements avec une  très prompte convalescence.</p>
<p>Mais quand il y avait des cas gastriques, j'observai qu'Aconit était alors  sans résultat, à moins qu'ils ne soient accompagnés de vomissements et c'est  pourquoi dans de pareils cas, j'administrais un émétique doux qui provoquait la  défervescence très rapide de la température. Quoique encore dans mes débuts dans  l'homéopathie, un émétique doux me paraissait être le traitement le plus  favorable lorsque l'estomac est chargé et ne peut se libérer par un vomissement  naturel. Mais je fais ces considérations entre parenthèses, car je ne prétends  nullement posséder déjà la Matière Médicale homéopathique et ses  applications.</p>
<p>J'apporte ces préliminaires et ces circonstances incidentes et concomitantes  seulement pour vous placer sur le même terrain où je me trouvais alors. Elles ne  sont pas essentielles, elles conduisent simplement à cette conclusion pertinente  : Aconit dans les refroidissements, les petits accès de fièvre, le début des  inflammations est véritablement ma première raison pour être un homéopathe.  Avez-vous une aussi bonne raison pour être un officiel?</p>
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		<title>Comment devenir homéopathe !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 07:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment devenir homéopathe
Interview d’André Saine, N.D., F.C.A.H.
Deuxième Partie
De nos jours, vous risquez plus d’être induit en erreur que guidé car il n’y a pas aujourd’hui de grand maître de la Matière Médicale. Il y a beaucoup d’enseignants qui se prétendent "maîtres", ils sont souvent suivis d’un grand nombre de disciples, mais la plupart du temps, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>Comment devenir homéopathe<br />
</strong>Interview d’André Saine, N.D., F.C.A.H.<br />
<strong>Deuxième Partie</strong><br />
<em>De nos jours, vous risquez plus d’être induit en erreur que guidé car il n’y a pas aujourd’hui de grand maître de la Matière Médicale. Il y a beaucoup d’enseignants qui se prétendent "maîtres", ils sont souvent suivis d’un grand nombre de disciples, mais la plupart du temps, il s’agit d’un aveugle qui conduit d’autres aveugles. </em><br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/andre_sain_naturopathic_doctor_montreal.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-103" title="andre_sain_naturopathic_doctor_montreal" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/andre_sain_naturopathic_doctor_montreal.jpg" alt="" width="150" height="147" /></a>André Saine est diplômé du National College of Naturopathic Medicine à Portland, Oregon et aussi de l’Homeopathic academy of Naturopathic Physicians. Il enseigne l’Homéopathie et fait des conférences depuis 1985. Un des points principaux de son travail clinique est le traitement de patients souffrant de maladies chroniques graves. A côté de sa pratique à Montréal, Canada, il est le Doyen et le principal enseignant de la formation postuniversitaire de la Canadian Academy of Homeopathy depuis 1986.</p>
<div>
<p><strong>Q: Quels sont les meilleurs ouvrages de matière médicale pour un débutant ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> C’est une question difficile à répondre car la matière médicale est très vaste. Il y a deux éléments dans votre question à envisager. Le premier point se rapporte à la qualité et le second à l’accessibilité de l’ouvrage. Pour les débutants, le critère le plus important témoignant de la qualité d’une matière médicale est la fiabilité de l’auteur. Les meilleurs ouvrages de Matière Médicale ne sont pas forcément facilement accessibles au débutant. Si je disais à un débutant de commencer avec Hahnemann sans autre information, je ne lui donnerais pas un très bon conseil. Bien sûr, pour ce qui est de la fiabilité, Hahnemann est de loin le meilleur mais il y a un grand risque pour le débutant d’être submergé par l’énorme quantité de livres écrits par Hahnemann sur la matière médicale. Prenons par exemple Sulphur, dans les Maladies Chroniques d’Hahnemann. Cela fait plus de 1900 symptômes. Sans plus ample information sur la façon d’utiliser ces livres, le débutant peut se sentir désespéré. Il ne faut pas seulement conseiller un livre à l’étudiant - il faut aussi lui apprendre comment s’en servir. Il doit apprendre comment étudier et se servir des Maladies Chroniques d’Hahnemann, des Guiding Symptoms de Hering or de l’Encyclopédie de la Matière Médicale Pure de Allen. Il faudrait qu’il sache comment ses livres ont été écrits et comment on doit s’en servir.</p>
<p>Pour revenir à votre question : pour quelqu’un qui n’a jamais étudié la matière médicale, qui n’y connaît rien et qui désire commencer, je conseillerais en premier lieu les Leaders de Nash, qui constituent une introduction agréable et amusante à la matière médicale. Un autre ouvrage dans la même optique serait les Portraits de Remèdes Homéopathiques de Margaret Tyler. C’est simple, fiable, rempli d’anecdotes intéressantes et contenant beaucoup de citations d’auteurs dignes de foi : Hahnemann, Lippe, Hering, Nash, Kent, etc. ; c’est une approche simplifiée de notre vaste matière médicale. De même, je pourrais aussi conseiller deux autres livres dans lesquels les auteurs se sont servis d’expressions de langage plus modernes, ce sont les Etudes de Remèdes Homéopathiques de Gibson et Homéopathie et Prescription Homéopathique d’Harvey Farrington. Ce sont ces quatre livres que je conseillerais au débutant car ils sont accessibles et fiables. Ensuite, pour progresser plus avant, on devra dire à l’étudiant sérieux en Homéopathie comment utiliser les livres fondamentaux.<br />
<strong>Q: De nombreux homéopathes ont essayé d’organiser et de résumer les symptômes de certains remèdes afin de les rendre plus faciles à comprendre. Quel est votre avis sur de telles "portraits de remèdes"? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> Hé bien, il y a là un certain danger et il faut être très prudent. Si vous avez un portrait d’un remède, il y a toujours le danger de ne prendre qu’un aspect du remède et de généraliser en disant "C’est le remède." Ou vous pouvez vous tromper complètement dans votre portrait et donc être éloigné de la réalité. Lorsque quelqu’un vous dit : "C’est la nature du remède, c’est le portrait de ce remède" - prenez-le avec un peu de prudence. Il se peut que cela soit totalement infondé et que cela détourne du droit chemin l’étudiant pendant des années. Il y a grand danger à généraliser. Sauf si celui qui fait cette généralisation la fonde sur une étude rigoureuse des provings complétée par une expérience clinique importante. Je n’ai rien contre Hahnemann lorsqu’il dit de ne pas prescrire Nux vomica si le patient est doux et flegmatique ou Aconitum si le patient est calme et tranquille, aussi longtemps que l’étudiant comprend de façon claire qu’il y a des exceptions à ces généralisations. Ces généralisations représentant la nature du remède ou l’état du patient nécessitant ce remède, sont en général, très utiles pour le débutant pour l’aider à percevoir le remède avec plus de facilité. Malheureusement, tous ceux qui enseignent la matière médicale et qui généralisent n’ont pas fait une étude attentive des provings, ne sont pas des observateurs fiables et n’ont pas une importante expérience clinique. Le danger de faire de fausses interprétations et de créer de fausses images est très grand. Ces généralisations ne sont pas un gros problème tant que l’étudiant comprend qu’une étude soigneuse du proving est toujours la meilleure façon de procéder et qu’elle aura toujours le dernier mot permettant de décider du degré de similitude - et non l’opinion de quiconque, quel que soit le nom ce cette personne.</p>
<p>Je n’ai rien contre P. P. Wells lorsqu’il dit que Belladonna est caractérisé par la violence dans le fonctionnement de l’esprit et du corps. Il s’agit d’un auteur très sûr avec une importante expérience clinique, et qui a étudié les provings de façon très rigoureuse. Ce type de généralisation est très séduisante pour l’étudiant de la matière médicale et nous pouvons nous rendre compte facilement du caractère trompeur que cela prend si l’auteur n’est pas digne de foi, ce qui est plus souvent la règle que l’exception aujourd’hui. De nos jours, vous avez plus de chances d’être induit en erreur que d’être bien guidé, puisque n’importe qui peut aisément s’afficher comme un maitre de la matière médicale. De soi-disant "maitres" sont très courants, ils ont souvent un grand nombre de disciples fidèles, mais la plupart du temps, c’est l’aveugle guidant d’autres aveugles. Je connais quelques médecins qui ont suivi de tels enseignants comme on suivrait un gourou - certains d’entre eux ont perdu dix ans à prescrire sur de fausses images avant de se réveiller, et même maintenant, ils trouvent que c’est difficile de se débarrasser de ces idées. Parfois, lorsqu’ils me soumettent des cas cliniques - cas pour lesquels ils ont bien sûr échoué - ce que je les entends le plus souvent dire, c’est : "Pourquoi n’ai-je pas vu ce remède ? Comment ai-je pu le manquer ?"</p>
<p>La réponse est simple. Ils n’ont pas suivi le conseil de base donné par Hahnemann, qui est tout d’abord de prendre une observation complète. Une fois ceci bien fait, même un débutant serait capable de trouver le remède parce que nous avons une description parfaite du phénomène morbide. Sinon, avec un cas incomplet ou un cas rempli d’interprétations erronées, même un expert ne serait pas capable de trouver le bon remède. La seconde étape est d’analyser le cas pour trouver parmi la totalité des symptômes, ceux qui sont les plus frappants, les plus caractéristiques, les plus particuliers. La totalité de ces symptômes caractéristiques constitue ce que Guernsey appelait le génie de la maladie.</p>
<p>De façon similaire, lorsque nous étudions la matière médicale, nous essayerons d’identifier dans un remède son génie, ce qui constitue son identité ou son individualité, ce qui le distingue de tous les autres. En étudiant un cas, nous devons comparer le génie de la maladie au génie du remède. C’est l’essentiel de la méthode. Si nous prenons une observation clinique et que nous nous laissons emporter par nos préjugés en interprétant avec négligence ce qui dit le patient, nous ne prêtons pas attention dans ce cas au pur langage de la nature, et comme Hahnemann le dit, et nous ne pratiquons pas un interrogatoire "soigneux et honnête". Lorsque nous en venons à l’analyse du cas et que nous superposons l’ensemble de nos interprétations des remèdes, nous ne suivons plus les traces d’Hahnemann mais pratiquons quelque chose qui ne peut plus être appelé la science de l’Homéopathie, et qui est plus proche de l’ésotérisme. Plus nous réduisons le portrait d’un remède, moins nous sommes capables de le reconnaître dans toutes ses nombreux aspects cliniques. Plus nous limitons l’image d’un remède, plus la réalité aura été déformée au point de ne plus être capables de reconnaitre son indication, même si elle semble très claire pour un prescripteur impartial.</p>
<p>De tous les très nombreux ajouts au répertoire, je considère que 90% de ceux que je confirme quotidiennement en pratique viennent d’Hahnemann. Dix pour cent viennent d’autres auteurs, et la plus grande partie de ces derniers viennent de l’Encyclopédie de Allen et des Guiding Symptoms de Hering. On ne peut en dire autant de tous ces auteurs modernes, en dehors d’une absence presque totale de fiabilité. Si vous recherchez des informations dignes de confiance, il vous faut commencer avec Hahnemann - et ensuite poursuivre avec Lippe. Lippe a pris tous les écrits d’Hahnemann, comme il les a trouvés, il les a appliqués à la lettre et en a publié ensuite leur confirmation. Il a eu cinquante années d’expérience pour approfondir ce qu’il affirme. Après avoir lu Lippe, nous pouvons revenir à Hahnemann pour mieux l’assimiler. Lippe était - et est encore - le meilleur professeur pour faire comprendre l’œuvre d’Hahnemann, en particulier en ce qui concerne les aspects cliniques de l’homéopathie. Les écrits de Lippe sont pleins d’énergie, attractifs, intelligents, logiques, clairs, profonds, critiques et pertinents. Hering est également très fiable. Il nous donne une vision large et comme Hahnemann c’était un chercheur.</p>
<p>Puis, il y a Dunham. Tout médecin homéopathe doit lire l’Homéopathie, la Science des Thérapeutiques de Carroll Dunham. C’est un bijou, il contient quelques-unes des pages les plus belles et les plus claires jamais écrites dans l’histoire de l’homéopathie. Il aborde des sujets difficiles comme la place de la thérapeutique par rapport à l’hygiène, ou les symptômes primaires et secondaires des médicaments, l’alternance de remèdes, l’utilisation des hautes dynamisations, le problème de la dose, le lien entre pathologie et thérapeutique, etc. Il a écrit sur ces sujets car il y avait un besoin de clarifier ces aspects de l’homéopathie qui sont embrouillés dans les écrits d’Hahnemann. Le style de Dunham est très clair et précis. Prenons par exemple le difficile sujet des symptômes primaires et secondaires des médicaments. Hahnemann a écrit à ce sujet très souvent dans l’Organon et ses autres travaux. Plus vous lisez Hahnemann, moins cela vous parait clair. Dunham reprend le problème et finit par le rendre clair. Plus tard, Kent reprend à son tour le sujet et nous sommes à nouveau dans la confusion.</p>
<p>Et puis, tout ce que vous pouvez trouver écrit par Nash est toujours de grande valeur, tout comme H. N. Guernsey, P. P. Wells, Joslin (senior), Yingling, Skinner, H. C. Allen, Harvey Farrington, Pierre Schmidt, Herbert Roberts, Elizabeth Wright-Hubbard, Julia Green. Pour ce qui est des auteurs contemporains, il y a Jacques Baur, qui est l’éditeur d’un excellent journal français, les Cahiers du Groupement Hahnemannien du Dr. Pierre Schmidt. Dr. Baur travaille actuellement sur la publication d’une compilation des écrits de Pierre Schmidt regroupant une série d’articles écrits durant les trente dernières années de sa vie. Ce sera un recueil sûrement intéressant à lire venant d’un auteur aussi raffiné que lui. Il y a toujours beaucoup à apprendre de bonnes revues. Je recommande à mes étudiants de chercher de bonnes revues, anciennes ou nouvelles, et de les lire de façon régulière. C’est une excellente manière de parfaire son éducation. Il y a un certain nombre d’anciennes revues qui peuvent être lues de bout en bout. C’est le cas de la revue The Homœopathic Physician, de l’Organon ou de la revue The Hahnemannian Advocate. Prenons cette dernière qui est vraiment exceptionnelle. Il y a eu neuf volumes publiés comprenant de merveilleux articles par d’excellents auteurs tells Nash ou Yingling. Ce sont des articles tout à fait fiables, habituellement très bien illustrés par des cas cliniques intéressants. Il y beaucoup à apprendre de journaux d’une telle qualité, un grand nombre de ces articles n’ont pas été en effet publiés dans des livres. Cela pourrait concerner l’enseignement de bien des maitres du passé tels Lippe ou Wells. Ce sont des personnalités que nous devrions considérer comme des leaders et sur lesquels nous devrions nous appuyer pour notre formation.</p>
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<p><strong>Q: Pouvez-vous nous donner un résumé de ce qui vous parait être les points essentiels dans la prise d’observation ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> J’ai un exposé sur la manière de prendre une observation; c’est une longue conférence d’environ dix jours. Je commence l’exposé avec une douzaine de points clés qui sont importants pour comprendre lorsqu’on prend une observation.</p>
<p>Si je devais essayer de désigner le point le plus important dans une prise d’observation, ce serait pour le médecin de faire tout son possible pour garder son objectivité. C’est fondamental pour avoir une très bonne observation. Nous devons écouter le patient avec tous nos sens d’observation en alerte. Dès que nous introduisons nos préjugés ou que nous nous servons de questions directes, l’information obtenue perd de sa qualité. Pendant la prise d’observation, dès que nous nous focalisons sur un remède particulier, nous avons perdu notre objectivité. Il faut absolument que nous gardions notre neutralité jusqu’à la fin de l’observation. Ceci ne veut pas dire que nous n’évoquions pas certains remèdes en prenant l’observation. En découvrant des symptômes caractéristiques, il est inévitable de penser à certains remèdes. Intellectuellement, il vaudrait mieux dans ce cas écarter un remède plutôt que d’essayer de le confirmer. Bien sûr, on est facilement tenté de conclure rapidement. Nous devons rester en permanence attentifs afin de garder toute notre objectivité. L’emploi de questions directes est un bon moyen de se fourvoyer. Car pour réussir en médicine, comme en science, il ne nous faut pas perdre notre objectivité. Nous devons observer comme si nous n’étions pas présents, comme des observateurs de la nature dépourvus autant que possible de tout préjugé.</p>
<p>Le deuxième point important est que nous devons adopter une méthode qui décidera les patients à s’ouvrir et à "répondre à notre attente," pour ainsi dire. Les patients se dévoileront au médecin en qui ils ont confiance. Ils feront plus confiance à celui qui est sincère et compétent. Le temps de la prise d’observation en homéopathie est le moment où les patients peuvent le mieux prendre confiance dans le praticien. Si nous passons trente minutes à examiner la plainte principale du patient, par exemple un cas de sclérose en plaques, et si en l’interrogeant sur les modalités qui affectent ses symptômes, le patient précise que tous ses symptômes sont aggravés juste avant une tempête. Il y a un moment magique qui s’établit entre le patient et son médecin. Tout d’abord, nous avons passé plus de temps déjà en interrogeant le patient sur son problème que la plupart des neurologues ne l’aurait fait. Ensuite, le patient remarque notre réaction d’intérêt lorsqu’il a mentionné le fait que les symptômes sont aggravés avant une tempête. Non seulement le patient a senti que son médecin l’écoute mais aussi que son histoire est vraiment différente des autres cas (contrairement au neurologue pour qui c’était un signe sans importance). Ensuite nous lui posons des questions sur sa position dans le sommeil, si son corps ou certaines parties sont froides ou chaudes pendant le sommeil, sur ses rêves, ses désirs alimentaires, etc. Inévitablement il y a une complicité qui s’instaure entre le médecin et le patient. Nos patients ne peuvent pas aider mais sentent notre intérêt pour eux.</p>
<p>Nous poursuivons en leur demandant de nous parler de leurs personnalités, de leurs anxiétés, de leur intimité profonde ; c’est alors qu’ils pourront révéler ce que nous devons savoir. Ils sont alors comme un livre ouvert. C’est le meilleur moyen de découvrir la vérité qui est la seule route vers le succès. La voie qu’Hahnemann nous a enseignée sur la technique de prise d’observation est très classique. Il m’a été rapporté que l’on encourage les étudiants en médecine de l’Université d’Harvard de se faire guider par des médecins homéopathes afin de développer leur technique de prise d’observation. Il est difficile d’imaginer une meilleure méthode de voir des patients s’ouvrir à leur médecin. Bien sûr pour inspirer une telle confiance chez nos patients, il nous faut être sincère. Cette qualité est nécessaire lorsque nous prenons la décision d’entreprendre des études de médicine.</p>
<p>Les principes de base de la prise d’observation ont été établis par Hahnemann dans l’Organon. Cependant, dans le second volume de l’édition Américaine de la Materia Medica Pura, Hahnemann évoquait l’importance de devenir de bons observateurs. C’est un merveilleux article de médicine classique. Dans ce livre, il dit que : "Cette capacité d’observation fine n’est jamais tout à fait innée ; elle doit être surtout acquise par la pratique, en peaufinant et régulant la perception sensorielle, en exerçant une sévère critique vis à vis des impressions rapides que nous avons des objets externes [nous devons donc être critiques de notre sens d’observation], et en même temps, le sang froid, le calme et la fermeté de jugement nécessaire doit être préservé, tout en conservant une méfiance constante de nos capacités de compréhension." Vous voyez lorsque nous prenons un cas, nous ne devons pas arriver à une conclusion trop vite. Nous devons apprendre à conserver notre "sang-froid." Nous devons toujours contrôler et contrôler une fois encore avec le patient en le questionnant habilement jusqu’à ce que nous ayons un tableau clair de ce qui est vraiment arrivé au patient. Nous devons nous aussi être patients.</p>
<p>Pour pratiquer l’Homœopathie, un médecin qui n’est pas patient au départ, devrait apprendre à l’être ou changer de profession. Sans patience, nous ne pouvons pas être de bons observateurs. Comme n’importe quel vrai scientifique, nous devons pour bien observer, laisser les choses s’éclaircir à leur propre rythme. Il est essentiel d’être très patient et compréhensif, d’avoir de l’empathie pour le patient. Si nous n’avons pas de compassion, le patient ne s’ouvrira pas à vous. Nous pouvons aussi bien nous tourner vers le monde des affaires. Je dirais que l’objectivité, la sincérité, la patience et la compassion sont quelques une des ingrédients essentiels pour obtenir un bon cas.</p>
<p>Un autre aspect est la minutie. Posez-vous la question si Sherlock Holmes en examinant la scène d’un crime accepterait d’en omettre une moitié, ou plutôt s’il voudrait y inclure tout témoignage détaillé ; rien ne doit être à priori écarté. Il n’impose aucune limite à son investigation. En d’autres termes, on peut découvrir la solution d’un crime en étudiant la chronologie des évènements précédant le crime, la position du cadavre, la boue sur les chaussures de la victime, un numéro de téléphone dans une de ses poches, la profession de la victime, un héritage familial, etc. La prise d’observation est très proche du processus d’enquête dans un crime. Les deux recherchent des indices. Alors que l’une recherche des indices orientant vers un suspect, l’autre cherche des indices conduisant à un remède. Les indices dans le cas clinique peuvent se trouver dans toute idiosyncrasie, telle que le moment d’aggravation, une position dans le sommeil, un désir alimentaire, un état psychologique particulier, un symptôme objectif, un ancien symptôme qui n’est plus présent, dans les antécédents médicaux du patient, de sa famille, etc. Nous ne pouvons pas faire des à-priori et nous ne pouvons laisser aucune pierre sans l’avoir retournée. Nous ne devons pas considérer un élément comme étant à priori de peu d’importance. Nous devons chercher des indices partout dans le cas. Comme beaucoup de mes cas en situation critique, toute laxité dans ma rigueur risque de diminuer les chances de guérison de mon patient. Il ne m’est pas permis de ne pas être minutieux.</p>
<p>Un autre aspect de la prise d’observation est dans la recherche d’une compréhension globale du patient et de son problème. En d’autres termes, à la fin du cas, tout devrait paraitre clair pour le médecin. Les circonstances, les causes, l’apparition des symptômes et l’évolution de la maladie devrait constituer un tout compréhensible. Le cas n’est pas terminé tant que nous n’avons pas atteint un niveau de compréhension suffisant.</p>
<p>En prenant un cas, nous devons aussi prendre des notes claires afin que ‘l’histoire’ écrite soit non seulement compréhensible pour nous mais aussi à quiconque pourrait utiliser le cas. Tout ce qui est nécessaire au diagnostic, au pronostic, au suivi du cas, à la prescription devrait être noté par écrit. Les symptômes devraient être notés avec les mots précis utilisés par le patient avec le minimum d’interprétation possible. Bien sûr, seuls les symptômes particuliers qui ont orienté vers la prescription du simillimum nécessiteraient d’être soulignés, de sorte qu’à la fin en passant le cas en revue vous soyez capable de rapidement visualiser les quelques symptômes soulignés.</p>
<p>En dernier lieu, après l’examen clinique, nous devons écrire nos impressions, aussi bien une description de la morphologie du patient, de sa physionomie, de son teint que des aspects objectifs du tempérament et de la personnalité du patient. Il y a d’autres aspects de la prise d’observation mais je pense que je vous ai ici souligné les principes fondamentaux.</p>
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<p><strong>Q: Quels sont les points essentiels de l’analyse du cas?</strong><br />
<strong>A.S.:</strong> Lorsque vous avez pris une observation de façon complète et satisfaisante, ce peut alors être assez facile. Dans le paragraphe 104, Hahnemann affirme que lorsqu’un cas a été étudié de façon complète et soigneuse et noté par écrit avec précision, le plus dur pour le médecin a été alors effectué. Maintenant, que tous les éléments sont en face de nous, il nous faut nous poser la question suivante :</p>
<p>Quel est l’élément le plus frappant dans ce cas ?</p>
<p>Ce n’est pas évident pour le médecin non formé. Pour savoir ce qui est frappant, tout d’abord, nous devons savoir ce qui est commun à la nature humaine, comment les gens fonctionnent et ce qui est habituel ou inhabituel dans un symptôme particulier lors d’une pathologie particulière ou dans un comportement particulier apparu dans une situation donnée. Cela inclut la connaissance des comportements, ou l’éthologie, dans des cultures variées. Je vous donne un exemple : Quel est le pourcentage de la population du monde occidental qui ressent un certain degré de timidité en usant des toilettes publiques avec présence d’autres personnes dans le voisinage immédiat ? En fait, nos toilettes sont construites de façon telle que nous sommes un peu dissimulés (protégés ?) les uns des autres, outre le fait que nous essayons de garder une certaine distance les uns des autres. Après enquête parmi mes patients, je dirais que le chiffre peut aller jusqu’à 90%. Cependant, dans d’autres cultures où les gens ont l’habitude de se soulager avec d’autres personnes dans le voisinage immédiat, cela se produit tous les jours. Dans notre culture, ce serait plus étonnant si une personne n’avait aucune inhibition, ou si un autre présentait un degré inhabituel d’inhibition allant jusqu’à éviter totalement les toilettes publiques.</p>
<p>La valeur caractéristique du symptôme dépend de son niveau d’intensité qui est en rapport avec la norme du groupe auquel la personne appartient. Un autre exemple : lorsque je demande aux étudiants dans une classe, combien ont une forte envie de sucreries, le chiffre est habituellement entre soixante et soixante-cinq pour cent ; un désir de sucreries n’est donc pas très caractéristique en lui-même comparé à la même intensité du désir de glace. Ce que j’essaye de dire, c’est que mieux nous connaissons la nature humaine, mieux nous serons capables de distinguer ce qui est caractéristique chez un individu de ce qui est commun pour le groupe. Connaitre la nature humaine demande du médecin homéopathe un large savoir dans de nombreux domaines incluant l’éthologie, la sociologie et la psychologie. Le médecin homéopathe doit être capable de reconnaitre ce qui est caractéristique chez un être humain, mais il doit aussi connaitre la pathologie.</p>
<p>L’étude de la pathologie ne devrait pas être limitée à l’étude de l’évolution terminale de la maladie comme nous le voyons dans les livres actuels de pathologie, mais devrait s’élargir à l’ensemble de l’évolution de la maladie du début jusqu’à la phase finale avec un accent particulier sur l’étude des étiologies.</p>
<p>Nous devons également, bien sûr, connaitre très bien la matière médicale, car mieux nous la connaissons, plus nous serons capables de distinguer ce qui est frappant de ce qui est habituel. Enfin, l’expérience clinique approfondira ce savoir. C’est le test suprême. C’est là que nous obtenons nos confirmations. C’est là que nous apprenons par exemple que, d’un côté un symptôme caractéristique d’un remède, par exemple la paresthésie ascendante de Conium, n’est pas caractéristique et en fait de peu de signification dans la recherche d’un remède dans un cas de sclérose en plaques, car c’est un symptôme commun de cette maladie. D’un autre côté, c’est l’expérience clinique qui nous apprend que nous pouvons avoir des symptômes banaux d’un état pathologique, tels une dilatation ou un mouvement des narines observé dans un cas évolué d’insuffisance respiratoire comme dans un cas sévère de pneumonie, qui vont se révéler être un symptôme guide très fiable.</p>
<p>Pour revenir à votre question sur la manière d’analyser un cas, après avoir en premier lieu pris l’observation soigneuse, nous faisons une liste des symptômes les plus caractéristiques et par conséquents des plus précieux. Si le patient ne présente qu’une seule maladie (stade ou syndrome), nous réunissons tous les symptômes caractéristiques en un seul ensemble. Nous regroupons ces symptômes caractéristiques avec ceux de très haute valeur en début de liste et les moins importants en fin de liste. Ceux qui sont en tête de liste sont les symptômes guides tandis que ceux qui sont en bas sont les symptômes servant de différentiation ou de confirmation. Avec l’aide du Répertoire, les premiers guident le prescripteur vers un groupe de remèdes tandis que les derniers aident à différentier ou confirmer un ou plusieurs remèdes qui sont très proches. Cette totalité des symptômes caractéristiques constituent alors le génie du cas. La dernière étape est de lire la matière médicale pour découvrir quel remède est le mieux assorti avec le génie du cas.</p>
<p>Cependant, si le patient se présente avec deux ou plus de deux maladies dissemblables, les symptômes caractéristiques seront alors regroupés derrière chaque maladie dissemblable. Par exemple, nous verrons généralement un patient présentant un stade aigu, une pneumonie par exemple, et un état chronique qui comprend par exemple une arthrite chronique, des troubles digestifs, une insomnie, de la fatigue et de la nervosité. Souvent, dans un tel cas, les symptômes de l’état aigu seront dissemblables de l’état chronique. Puis, les symptômes caractéristiques seront divisés en deux ensembles, d’une part tous les symptômes qui sont apparus depuis l’apparition de la situation aigue, et d’autre part, tous les symptômes de l’état chronique. Il y a aussi des cas plus compliqués dans lesquels deux ou plus de deux maladies dissemblables sont combinées ensemble formant ce qu’Hahnemann a appelé une maladie complexe. Dans la mesure du possible, chaque maladie dissemblable doit être identifiée et leurs symptômes caractéristiques doivent être bien séparés. Il y a un grand nombre de possibilités pour la coexistence de deux ou plus de deux maladies dissemblables chez le même malade. Les maladies se développant selon des stades, qu’il s’agisse d’un stade aigue comme une pneumonie, ou chronique, comme une insuffisance rénale, chaque stade de la maladie peut être une maladie dissemblable, requérant donc un remède différent pour chaque stade.</p>
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<p><strong>Q: Parlons un peu de la dynamisation des remèdes et de la posologie. Quelles dynamisations utilisez-vous dans votre pratique quotidienne ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> On ne devrait pas donner trop d’importance à la réponse à cette question. Un médecin peut apprendre à maitriser n’importe quelle dynamisation, à s’y tenir et faire face à tout problème quel qu’il soit avec cette gamme de dynamisation. Cependant, je suis en accord avec Nash sur cette question. Dans son Testimony of the Clinic, il dit qu’il a l’habitude de dire dans ses cours à l’académie "que celui qui se limite à ne prescrire que des remèdes en hautes ou en basses dynamisations, se prive d’agir au mieux pour ses patients.</p>
<p>Nous ne devons pas pour ce qui est de la posologie nous limiter à la ‘divisibilité admise scientifiquement de la matière,’ mais nous pouvons et devrions profiter de toute l’échelle de dynamisations, du remède à l’état brut jusqu’à la plus haute dynamisation de Fincke, et respecter le résultat donné par le test le plus fin, le test physiologique." Sans se préoccuper de la gamme de dynamisations utilisées, ce que j’ai trouvé être le plus efficace, c’est d’adapter la posologie au patient. C’est ce que j’ai appelé la posologie optimale. Ce qui signifie de choisir une dynamisation qui serait la meilleure pour le patient à ce moment. Comme pour la répétition, elle devrait être, elle aussi, optimale, ni trop prématurée, ni trop tardive.</p>
<p>En règle générale, je commence un cas chronique avec une 200 Dunham ou une XM Korsakoff. Si le patient est trop sensible pour une 200, je lui dirai de prendre une cuiller à café ou moins du remède dilué dans un ou plusieurs verres d’eau. Certains patients sont encore plus sensibles que cela et dans ce cas je descendrai jusqu’à une 30 ou encore plus bas jusqu’à une 6CH. Dans quelques cas, si la dilution du remède dans de l’eau n’est pas suffisante, je peux demander au patient de renifler brièvement le remède. Hahnemann le faisait très souvent. Le but est ici d’obtenir le bénéfice maximum avec la gêne minimale pour le patient.</p>
<p>D’habitude, j’utilise le même remède à la même dilution aussi longtemps que le patient en tire un bénéfice croissant. Par exemple, si j’utilise une 200 et que le patient s’améliore pendant cinq semaines après la première dose, et pendant six ou sept semaines après la deuxième dose, je continuerai à donner le même remède à la même dynamisation de la même manière aussi longtemps que le patient en tire un bénéfice croissant et que le tableau reste inchangé.<br />
Mais lorsque le patient n’est plus sensible à une dynamisation du remède, lorsqu’il ne réagit plus aussi bien à une nouvelle dose, que cela n’a rien à voir avec des circonstances extérieures et que rien ne s’est produit pouvant interférer avec la réaction au remède, alors c’est le moment de changer pour une dynamisation plus haute, aussi longtemps que le tableau actuel reste inchangé.</p>
<p>A ce moment, nous pourrions également choisir une dynamisation plus basse comme Hahnemann l’a fait pendant de nombreuses années. Cela n’a pas grande importance. En règle générale, je préfère monter la dynamisation. Je monterai de cette manière jusqu’à la dynamisation MM et ensuite si nécessaire, je repartirai avec des dynamisations moyennes. A ce moment-là, j’utiliserai si possible des dynamisations intermédiaires, telles une 500, une 5M, une 20M, etc. Plus on attend avant de réintroduire la dynamisation d’un remède à laquelle un patient a dans le passé perdu sa sensibilité, plus il y aura de chances que la sensibilité à cette dynamisation sera de retour. Donner deux fois le même remède à la même dynamisation sans aucun plussing est contraire à ce qu’Hahnemann a enseigné.</p>
<p>Cependant, je trouve plus efficace d’évaluer la sensibilité du patient à un remède si, au moment d’une rechute, la même dynamisation est à nouveau donnée de la même manière. C’est le mieux que l’on puisse faire en répétant la même expérimentation en médecine. Les résultats d’une telle expérimentation fournissent au médecin toutes sortes d’information très utiles quant à la curabilité du patient, le degré de similitude du remède et plus encore, toutes informations qui peuvent être très importantes. Ce serait trop long d’approfondir tout cela maintenant. Pour revenir à la répétition du remède, il devrait être répété au moment optimal. Sinon, le patient récupérera plus lentement avec plus de rechutes significatives et, si le remède est répété trop souvent, le patient perdra sa sensibilité au remède. Il faut toujours garder à l’esprit que le patient doit recouvrer sa santé de la manière la plus rapide. Le meilleur moment pour répéter le remède, c’est lorsque le patient a fini de répondre à la dose précédente et s’est stabilisé ou démarre une rechute.</p>
<p>Dans un cas aigu, l’approche est un peu différente sur deux points. D’abord, la dynamisation de départ sera généralement en accord avec la sévérité ou l’importance de l’état aigu. Dans ce cas, il n’est pas inhabituel de commencer un cas avec une XL ou LM. Ensuite, la répétition du remède devrait être faite de façon à prévenir une rechute. Il est clair qu’il serait malencontreux de voir une rechute se produire dans des cas de pyélonéphrites, de méningites ou de pneumonies.</p>
<p><strong>Q: Selon votre expérience, y-a-t’il des différences dans les effets des dynamisations  C-, D-, LM- et Korsakoff ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> C’est une question très difficile. Il y a toutes sortes de façons de préparer nos remèdes en modifiant la concentration, le nombre de flacons utilisés, le nombre ou la puissance des succussions (Jenichen, Dunham), ce qui nous fournit toutes sortes de dynamisations comme les centésimales et quinquagentésimales d’Hahnemann, les centésimales de Korsakoff, les dynamisations de Jenichen avec peu de dilutions mais des succussions puissantes et répétées, les succussions puissantes faites pour l’obtention des Dunham, la fluxion continue de Fincke et la fluxion interrompue de Skinner.</p>
<p>Les dynamisations centésimales d’Hahnemann sont parfaites hormis le fait que l’échelle en soit limitée à la 200 ou à la 1M. Les dynamisations de Korsakoff et Skinner sont excellentes et nous donnent une échelle plus haute. Les dynamisations de Fincke sont parfaites. C’étaient les dilutions favorites de Lippe. Malheureusement, elles ne sont pas disponibles en pharmacies. Il est intéressant de noter que celles de Fincke et Skinner ne sont pas l’objet de succussions en dehors de celle de la force exercée par le jet d’eau.</p>
<p>Les quinquagentésimales de Hahnemann et les dynamisations de Jenichen sont en fait des basses dynamisations et peuvent être trop contraignantes. Il y a également beaucoup de patients qui répondront mieux aux basses dynamisations qu’aux plus hautes, leur degré de similitude ne nécessitant pas d’être aussi grand pour obtenir une réponse. De ce fait, notre recherche du simillimum peut être plus difficile avec les basses dynamisations, car nous obtenons de trop nombreuses fausses réponses positives.</p>
<p>Je trouve que les 200° de Dunham sont les meilleures dans la catégorie des 200°. La réponse du patient avec ces dernières semble dans l’ensemble plus profonde et de plus longue durée. Je me sers des 200° de Dunham, des centésimales d’Hahnemann, des anciennes dynamisations de Bornemann montées à la main, des Skinner fabriquées par Boericke et Tafel, des anciennes dynamisations de Fincke et aussi des Korsakoviennes. Elles donnent toutes d’excellents résultats. A mon avis, le problème le plus souvent ne dépend pas du remède et de sa méthode de fabrication, mais plutôt du prescripteur. La vraie clé, c’est de trouver un remède avec le plus fort degré de similitude que nous puissions trouver. Plus fort est le degré de similitude, meilleure sera la réaction vitale, et par conséquent meilleur sera le rétablissement du patient.</p>
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<p><strong>Q: Que pensez-vous des LM ?</strong><br />
<strong>A.S.:</strong> C’est une question très délicate. Je ne voudrais pas offenser quiconque parmi vos lecteurs mais la question doit être exposée et discutée librement. Voyons d’abord brièvement l’évolution personnelle d’Hahnemann quant à la posologie. Il essayait constamment de faire des progrès sur la posologie. Il a commence d’abord à diluer les remèdes, afin de les rendre moins toxiques. Il a commence avec des dilutions au 500°; puis il en fait une à la 10 000° et ainsi de suite. Ensuite il s’est mis à faire des dilutions successives en changeant de flacons. Finalement, il a adopté de façon systématique des centésimales sans succussions au début puis plus tard avec des succussions. Il a fait des expérimentations avec une centaine de succussions puis il a diminué à deux, pour remonter à nouveau leur nombre. Enfin, dans les huit dernières années de sa vie, il a commence à utiliser des dynamisations de plus en plus hautes. En 1840, il se servait couramment des 200°. Au début de 1841, il a commencé à expérimenter les quinquagentésimales. Au total, il a eu seulement environ douze remèdes préparés de cette façon et la plus haute était une dynamisation de Sulfur en LM20. Il a pratiqué avec ces dernières pendant deux ans environ. Dans la fin de l’année 1842, il a fait moins de prescriptions. En 1843, il a très peu pratiqué. Son dernier patient à être inscrit dans ses cahiers cliniques remonte au début du mois de mai 1843. A cette époque, il se préparait à publier la sixième édition de l’Organon. Apparemment, il sentait qu’il avait assez d’expérience pour recommander avec autorité les LM à ses collègues. J’ai lu dans les cahiers d’Hahnemann presque tous les cas pour lesquels il s’est servi de dilutions LM. C’est véritablement très difficile de se satisfaire de ses succès.</p>
<p>Lorsque nous étudions Hahnemann aussi bien en tant que personne que de scientifique, nous découvrons vite qu’il avait tendance à être très dogmatique dans ses écrits en présentant sa dernière expérimentation comme la solution idéale. Cette approche de sa personnalité est contraire au grand esprit scientifique qu’il avait. Lorsque nous lisons son œuvre dans un ordre chronologique, à chaque étape de son évolution, il fait comprendre au lecteur que la méthode a été maintenant portée jusqu’à sa perfection absolue. Puis vient l’œuvre suivante, et il nous dit maintenant que des expérimentations complémentaires lui ont permis d’abroger ce qu’il avait dit antérieurement avec une très grande certitude et que la méthode a atteint maintenant un nouvel état de perfection, et ainsi de suite. Si nous lisons un ouvrage d’Hahnemann, quel qu’il soit, même la sixième édition de l’Organon, nous pouvons être frappés par son dogmatisme et ne pas être tenté de lire un autre livre. Je pense que nous honorerions Hahnemann davantage en comprenant et en adoptant la méthode inductive qui est à la base de ses succès, qu’en adoptant son dogmatisme et en répétant ses erreurs. Ne serions-nous pas insensés de ne pas apprendre de ses erreurs ? A mon sens, le véritable Hahnemannien n’est pas celui qui fait ce qu’Hahnemann a dit de faire mais celui qui procède avec l’aspect positif de son approche, la méthode inductive. C’est lui le véritable Hahnemannien, non un disciple strict, mais celui qui comprend.</p>
<p>Il est probable que si la sixième édition de l’Organon avait été publiée plus tôt, la question des dynamisations aurait évolué différemment. Dès qu’Hahnemann est mort, Boenninghausen, peut-être cela est-il heureux, a commencé à prescrire systématiquement des deux centièmes de Lehman. Plus tard, les Hahnemanniens, en particulier en Amérique, commencèrent à expérimenter avec des dynamisations de plus en plus élevées. Comme nos prescripteurs les plus dignes de confiance les ont testées régulièrement pendant plus cent cinquante ans, en commençant par Hahnemann lui-même, suivi par Bœnninghausen, Lippe, Hering, Dunham, Skinner, Nash, etc., les dynamisations plus élevés ont été éprouvées et ne sont pas près de disparaitre. Je ne suis pas certain que vous puissiez obtenir de tels résultats si nous nous limitions aux plus basses dynamisations, et en fait, les LM sont des dynamisations très basses. Je ne les ai pas utilisées, en premier lieu parce que j’en ai pas eu besoin, deuxièmement parce que leur emploi est trop compliqué (en gardant à l’esprit le second paragraphe de l’Organon: "... d’après des principes clairs et intelligibles") et ensuite parce que quelques auteurs dignes de confiance, comme Pierre Schmidt et P. Sankaran (le père), ne les ont essayées que pour les abandonner ensuite. Cela ne signifie pas qu’elles n’aient pas un rôle à jouer mais je ne pense pas qu’elles soient ce qu’Hahnemann espérait, les préparations homéopathiques idéales.</p>
<p>Nous ne pouvons renier les succès incroyables que nous avons eus avec les plus hautes dynamisations sur lesquelles, malheureusement, nous n’avons pas l’expérience d’Hahnemann. Je ne veux pas enlever aucun crédit aux LM mais on doit considérer les choses de façon très large. On doit espérer que nos dynamisations continueront à évoluer vers la perfection. Comme Hahnemann, notre but devrait être de toujours essayer de parfaire notre méthode, y compris le problème de la dynamisation. Comme lui, nous soutiendrons les changements, les changements positifs.</p>
<p><strong>Q: Vous avez parlé de quatre écoles ou méthodes distinctes en Homéopathie, l’école d’Hahnemann, de Kent, l’école Classique et Néo-classique. Comment les différentier et les évaluer? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> J’ai écrit un article sur cette question. Au fond, Hahnemann a développé une méthode thérapeutique avec des principes clairement définis qu’il a appelé l’Homéopathie. Il est essentiel qu’à chaque fois que quelqu’un emploie le terme d’Homéopathie, ce soit en référence à la méthode thérapeutique clairement défini par Hahnemann. Malheureusement, pour différentes raisons, nombreux sont ceux qui, sans comprendre l’homéopathie, se sont arrogés le droit d’utiliser le mot homéopathie pour des techniques thérapeutiques tout à fait différentes. Depuis le temps d’Hahnemann, beaucoup se sont ainsi improvisés homéopathes et ont donné une fausse image de la profession. Ce n’est pas correct. Si quelqu’un se renseignant sur l’homéopathie cherche à être soigné avec cette approche thérapeutique et fait appel à quelqu’un se présentant lui-même comme homéopathe, ne devrait-il pas s’attendre à recevoir le meilleur de ce que l’homéopathie peut offrir? Malheureusement pour cette personne, aucun imposteur ne pourra lui apporter ce que peut promettre l’homéopathie. Si les praticiens désirent pratiquer quelque chose d’autre, ils doivent l’appeler autrement. Il n’y a aucune justification à leur usurpation du mot homéopathie. Le terme homéopathie devrait suffire à identifier de façon claire une pratique en accord avec la méthode mise au point par Hahnemann.</p>
<p>De la même manière, je ne suis pas partisan de l’adjectif classique non pas à cause de son utilisation récente mais de l’aspect faussement élitiste qui lui est associé. Cet adjective sous-entend habituellement homéopathie Kentienne ou supra-Kentienne. Au dix-neuvième siècle (avant l’époque de Kent), les disciples d’Hahnemann ont constitué, à la demande de Lippe, l’Association Internationale Hahnemannienne (IHA) pour séparer l’homéopathie véritable de ses déformations. En règle générale, les dirigeants de cette association ont très bien compris l’homéopathie. Puis est venu Kent, qui a soutenu l’IHA pendant quelques temps, puis l’a abandonnée et en fin de compte a constitué avec ses étudiants la Société des Homœopathiciens. Kent a introduit ces propres préjugés, avec les enseignements de Swendenborg dans la pratique de l’homéopathie. Il n’y a aucun doute que Kent était un bon clinicien et un professeur très recherché, mais ce ne fut pas un des grands maitres. Il n’a pas atteint les critères d’un bon nombre de ses prédécesseurs. Comme il était très charismatique, les gens du vingtième siècle ont suivi presque aveuglément son enseignement sans chercher plus loin auprès des maitres du passé ou même d’Hahnemann. C’est devenu un des mythes, les étudiants les uns après les autres ont suivi l’enseignement de Kent présumant qu’il avait maitrisé l’homéopathie. Comme ses écrits font autorité comme ceux d’Hahnemann, une sorte d’idolâtrie s’est développé autour de la personnalité de Kent. Cette idolâtrie a empêché les étudiants d’étudier avec sens critique les écrits de Kent et en même temps de lire des œuvres des maitres qui ont précédé Kent.</p>
<p>Plus tard, au vingtième siècle, ceux qui avaient été influencés par l’enseignement de Kent sont devenus encore plus dogmatiques que lui, ce que nous pourrions appeler les supra-Kentiens, plus Kentien que Kent lui-même. Kent s’était déjà écarté des enseignements d’Hahnemann, aussi ces supra-Kentiens flottent dans quelques lointaines galaxies. De plus en plus, la profession homéopathique au vingtième siècle s’est écartée et s’est déconnectée de ses racines. J’espère que l’avertissement de Hering mentionné précédemment dans cet interview où il parle de ne pas du tout s’écarter de la méthode inductive d’Hahnemann fera sonner plus de cloches.</p>
<p>Aujourd’hui, nous avons des professionnels qui pratiquent cette homéopathie supra-Kentienne et en général l’appellent Classique alors qu’elle est en effet Néo-Classique. Peu parmi eux ont lu les œuvres d’Hahnemann et des maitres du passé. L’Homéopathie Classique devrait être l’Homéopathie d’Hahnemann et des Hahnemanniens, ou en d’autres termes, la véritable Homéopathie. Malheureusement, peu étudient l’histoire ; à mon avis, c’est une grosse erreur. Heureusement, parmi nous, il y en a de plus en plus pour remédier à cette situation non seulement pour notre bien et aussi celui des malades et de la profession toute entière.</p>
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<p><strong>Q: Merci de nous avoir accordé cet entretien. </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> Vous êtes les bienvenus et je vous remercie de m’avoir donné une opportunité de partager mes points de vue.<br />
<em>(La 3° Partie de cet entretien a été enregistré en Mars 1997 à Vienne) </em></p>
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		<title>Dernières nouvelles sur les doses LM</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2007 14:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernières nouvelles sur les doses LM
Il s’agit d’une lettre de David Little qui commentait en 2006 la publication d’un livre:
Hahnemann's experiments with 50 millesimal potencies: a further review of his casebooks. (Expérimentations d’Hahnemann avec les dynamisations quinquagentésimalles (LM) : une étude détaillée de ses dossiers de consultation.
par Adler UC, Adler MS.
Homeopathy Postgraduation Program, Jundiai School [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Dernières nouvelles sur les doses LM</h1>
<p>Il s’agit d’une lettre de David Little qui commentait en 2006 la publication d’un livre:<br />
Hahnemann's experiments with 50 millesimal potencies: a further review of his casebooks. (Expérimentations d’Hahnemann avec les dynamisations quinquagentésimalles (LM) : une étude détaillée de ses dossiers de consultation.<br />
par Adler UC, Adler MS.<br />
Homeopathy Postgraduation Program, Jundiai School of Medicine, Av. Moema, 170. Cj 52., 04077-020 Sao Paulo, SP, Brazil. <a href="mailto:ubiadler@uol.com.br">ubiadler@uol.com.br</a></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/David-Little.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-111" title="David-Little" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/David-Little-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>SOMMAIRE :<br />
Une étude des Carnets d’Observation Clinique à  l’Institut de l’Histoire de la Médecine de la Fondation Robert Bosch à Stuttgart révèle que jusqu’à la fin de sa vie, Hahnemann a continué à peaufiner sa méthode, à partir de ses cas cliniques. Sa "méthode la plus aboutie" l’a encouragé à écrire la Sixième édition de l’Organon de l’Art de Guérir, afin de proposer des solutions permettant de contrôler les effets indésirables qu’il avait observés avec l’emploi de doses répétées des remèdes homœopathiques. Malheureusement, ce texte n’a été publié que de nombreuses années après sa mort. La sixième édition de l’Organon a  introduit l’échelle de dilutions LM.</p>
<p>OBJECTIFS :<br />
Identifier les cas traités avec les dynamisations LM et analyser l’emploi qu’Hahnemann en a fait.</p>
<p>RESULTATS :<br />
1836 prescriptions of dynamisations LM ont été trouvées, de 1837 à 1843 en trois phases : d’abord de façon isolée ; puis associée comparativement aux dilutions centésimales ; et à la fin de façon systématique. On a pu identifier 35 remèdes en dilutions LM, 7 en dilutions supérieures à LM10 et 3 seulement (Sulphur, Mercurius solubilis et Rhus toxicodendron) employés à la LM30. Ce qui correspond à l’information donnée par Haehl concernant les remèdes qu’Hahnemann avait donné en dilution LM.</p>
<p>CONCLUSIONS :<br />
Hahnemann a vraisemblablement décidé d’écrire la sixième édition, en 1840, pour y introduire ses toutes dernières expériences avec la répétition des doses dynamisées et de modifications périodiques de dynamisations. Il a dû la corriger après février 1842 pour y inclure ses dernières découvertes avec les dynamisations LM prescrites en dilutions ascendantes. L’opinion d’Hahnemann sur la supériorité des quinquagentésimales comparées avec les centésimales était fondée sur un nombre significatif d’expérimentations avec les 2 échelles de dilution.<br />
------------------------------</p>
<p>Chers étudiants et collègues,</p>
<p>     J’ai été en contact avec U. Adler et il m’a envoyé son article dans son intégralité avec quelques images numériques et certaines informations complémentaires, etc. Je dois les féliciter, sa femme et lui, de leur toute dernière recherche statistique sur les Cahiers cliniques d’Hahnemann à Paris. On remarque avec intérêt que les nouvelles recherches des auteurs confirment totalement ce que je dis depuis plusieurs années. Il y a beaucoup plus de cas avec prescription de LM dans les Cahiers Cliniques Parisiens qu’ils ne l’avaient notés dans leur premier article en 1995. Mon premier critère permettant de confirmer une notation de prescription LM était que les symboles retrouvés dans les Cahiers Parisiens d’Hahnemann correspondent bien aux symboles retrouvés sur les flacons de sa sacoche de médicaments retrouvée par R. Haehl. Haehl a noté que les remèdes LM dans sa sacoche de remèdes étaient "désignés comme des médicaments aux globules (en Français dans le texte, ndt) avec 0/1, 0/2, 0/3, etc." Haehl a constaté que certains remèdes étaient dynamisés jusqu’à la 30° dilution. En conséquence, si le symbole est un simple 0 surmontant une barre horizontale sous laquelle est noté un chiffre arabe allant de 1 à 30, c’est que sans aucun doute l’indication est celle d’une dynamisation LM.<br />
     Le témoignage oculaire de Haehl concorde parfaitement avec celui du Révérend Everest. En parlant des nouvelles dynamisations, Everest a dit qu’Hahnemann "les mettait dans un tube de sa sacoche médicale, bien bouché ; il a étiqueté ces dernières 0/1".  Everest a aussi écrit : "La préparation ainsi faite était appelée médicaments au globule (ce qui correspond au 0), pour les distinguer des dynamisations anciennes, qui sont marquées avec une petite croix (x), et appelées médicaments à la goutte (en français dans le texte, ndt)". Mon second critère pour confirmer une prescription de LM est le contexte dans lequel le symbole apparaît. Si les annotations sont en harmonie avec les autres cas prouvés de prescription LM dans les cahiers parisiens, la posologie et la gestion du cas conforme à ce qui est indiqué dans la sixième édition de l’Organon, et avec les témoignages oculaires de grande valeur tels ceux d’Everest, Croserio et Boenninghausen, cela donne une confirmation complémentaire.</p>
<p>     En s’appuyant sur ces critères, j’ai affirmé qu’Hahnemann avait fait plus de 681 prescriptions de LM. Alder les a maintenant estimées à 1886 prescriptions dans les cahiers cliniques parisiens correspondant à 35 remèdes. Mes recherches me permettent de dire que dans les années 1840 et 1841, Hahnemann commence souvent ses cas avec des dynamisations LM assez hautes telles que des LM 5, 7, 10, etc. Après Avril1842, Hahnemann a commence à utiliser de façon systématique des dilutions plus basses telles que LM1, 2, 3 comme il l’a suggéré dans le 6° Organon. U. Adler a confirmé le fait qu’en 1840 et 1841 Hahnemann aurait souvent commence avec des dynamisations LM assez hautes (5, 6, 7, etc.) mais après 2/1842 il a commencé à utiliser de façon méthodique des dynamisations plus basses telles les LM1, 2, 3. Adler a présenté des tableaux récapitulatifs confirmant cette notion. Adler cite un de mes articles dans son travail dans lequel je disais qu’une des raisons expliquant qu’Hahnemann avait baissé ses dilutions, était les aggravations liées à de plus hautes dynamisations prescrites en début de traitement au cours des années précédentes.</p>
<p>      Depuis quelques temps, j’ai affirmé que la version de l’Organon retrouvée par Haehl en 1920 peut ne pas être la même que la copie qu’Hahnemann a envoyée aux éditeurs en 2/1842. Adler en est arrivé lui aussi à la même conclusion. Pourquoi disons-nous cela ? Une raison, c’est parce qu’Hahnemann a modifié sa technique d’utilisation des LM après Avril 1842. C’est pendant la période entre le mois d’avril 1842 et le premier trimestre 1843 qu’Hahnemann a systématiquement utilise les "plus basses" dilutions LM comme il l’a écrit dans une note de pied de page à l’aphorisme 246 de la 6° édition. A mon avis, Hahnemann a dû continuer à ajouter à son manuscrit ses toutes dernières expériences, il devait donc être tout à fait à jour à l’époque de son décès en Juin 1843. Les époux Adler sont d’accord avec moi. Leurs tableaux et leurs commentaires expliquent avec clarté que les notes de pied de page qui ont introduit l’utilisation des premières dilutions LM ont dû être ajoutées après avril 1842, car à cette époque, Hahnemann n’avait pas encore mis au point cette méthode !</p>
<p>     J’ai dit depuis longtemps qu’Hahnemann avait beaucoup fait plus que 27 prescriptions avant Avril 1842 lorsqu’il a essayé de faire publier la première ébauche de la 6° édition de l’Organon. J’ai rendu publique 33 prescriptions à titre d’exemples. Les époux Adler expliquent maintenant qu’Hahnemann a utilisé les dynamisations LM 884 fois avant cete date! Y compris les prescriptions que j’ai publiées sur le net. Dans son premier article, U. Adler prétendait que les 27 prescriptions LM faites avant 2/1842 étaient des dilutions de Sulphur. J’ai dit depuis des années que j’ai vu qu’il y avait d’autres remèdes en dehors de Sulphur prescrits avant cette date et j’avais publié quelques exemples sur le net. Les époux Adleer ont maintenant confirmé ce point. Parmi les autres remèdes, on peut citer Hep-s., Lyc., Bell., Sil., Rhus-t., Nux-v., Merc., Graph., Bry., Alum., Caust., and Calc.</p>
<p>     Le nouvel article d’Adler confirme plusieurs choses que j’ai dites depuis de nombreuses années. Il y a ceux qui ont utilisé l’information incomplète du premier article d’U. Adler comme une référence pour affirmer qu’Hahnemann n’avait pas "beaucoup d’expérience" avec les LM, etc. Certains se comportent comme s’il n’avait même pas essayé de publier la 6° édition. Il y a ceux qui ont répété ce même refrain bien que je leur avais donné des exemples de plusieurs prescriptions LM et avec des remèdes autres que Sulphur, faites avant Avril 1842. Ils ont dû fermer les yeux sur cette donnée.<br />
     Pour certains, Avril 1842 est une date "butoir" pour la 6° édition de l’Organon mais ce n’est pas le cas. Les tableaux de la nouvelle étude des époux Adler montrent de façon claire qu’Hahnemann n’a pas utilisé systématiquement les dynamisations LM les plus basses comme les LM1, 2, 3 AVANT cette date. Sur cette notion, les époux Adler font remarquer qu’Hahnemann a changé la 6° édition de l’Organon après Avril 1842 pour y inclure cette nouvelle donnée. C’est tout à fait normal qu’Hahnemann ait continué de mettre à jour son manuscrit en y incorporant ses toutes dernières expérimentations faites au cours des 3 derniers trimestres de 1842 et les 2 premiers de 1843.</p>
<p>      Je suis heureux de constater que les recherches des Adler et  les miennes "se recoupent" plutôt que d’être tout à fait opposées. Lorsque deux parties indépendantes font les mêmes propositions, cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie. J’espère que ceux qui continuent d’ignorer une information exacte reviendront à la raison puisqu’il est évident que 886 prescriptions de 14 remèdes différents avant avril 1842, et 1886 prescriptions de 35 remèdes au total, constituaient une expérience suffisante pour pouvoir parler des dynamisations LM.</p>
<p>     On doit aussi comprendre que Hahnemann avait 86 ans en Avril 1842, il devait savoir évidemment qu’il ne lui restait que peu de temps à vivre sur cette terre. C’est la raison principale qu’il lui a fait essayer de publier la 6° édition de l’Organon. C’était très important pour lui de donner ses toutes dernières idées à ses disciples et collègues avant de mourir. Il a écrit à Boenninghausen et Hering pour leur demander leur avis quant à cette nouvelle édition de l’Organon en 1842 et adressé à Boenninghausen l’historique de deux cas cliniques traités par des LM pour qu’il en prenne connaissance en 1843. Considérons la situation avec compassion et connaissance (sic). La notion qu’Hahnemann avait peu d’expérience des LM se révèle faux. Les époux Adler et mes recherches mettent fin à de telles idées une fois pour toutes !</p>
<p>     Quant à mes affirmations sur la méthodologie utilisée par Hahnemann pour les dilutions LM en clinique. Ces affirmations seront parfaitement documentées par des lettres, des témoignages oculaires et des traductions des Cahiers cliniques d’Hahnemann à Paris faites par mon équipe et seront mises à disposition du public au moment choisi. J’ai soumis des exemples de nos traductions, des images numériques et des données à la Fondation Robert Bosch à Stuttgart, Allemagne (qui est détentrice des cahiers originaux) et j’ai obtenu leur autorisation de publier ces informations dans les livres, des articles et sur mon site internet. Je les remercie profondément de l’honneur qu’ils me font.</p>
<p>     Similar Minimus<br />
     Sincerely, David Little</p>
<p>- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - "C’est la force vitale qui guérit les maladies parce qu’un homme mort n’a pas besoin de remèdes." - Samuel Hahnemann</p>
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		<title>Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 15:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...

Eugene Beauharis Nash
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.
Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:
"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong><br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-132" title="nash02bis" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Questions en Homéopathie </strong>par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...</h1>
<p><strong><br />
Eugene Beauharis Nash<br />
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.</strong></p>
<p>Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:</p>
<p>"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent pourquoi il y a des cas où les hautes dynamisations n'agissent pas, alors que les basses sont efficaces. Je fais remarquer que nous pouvons avoir un remède, selon Hahnemann, très semblable au cas - mais non le simillimum - où une dose unique ou répétée d'une haute dynamisation n'aura pas d'action pour vous, mais dans une dynamisation plus basse, nous aurons un effet, quoique transitoire et n'amenant pas à une guérison.</p>
<p>Le cas suivant illustrera mon propos. C'est un cas de diarrhée chronique, pour lequel le choix se portait sur Sulphur. Je le prescrivais en MM, CM, 200 en doses uniques et répétées, sans quelque effet que ce soit, puis je donnai une 30°, une dose deux ou trois matins successifs, ce qui arrêta la diarrhée, mais n'amena pas la guérison. Je savais que je n'avais qu'un simille et non le simillimum, quelques temps plus tard, le patient se mit à tousser à 4 h du matin, avec haut-le-cour, cyanose du visage, transpiration froide et tremblement. Ant. Tart. CM une dose, guérit la toux et la diarrhée. Sulphur était le simille mais Ant. Tart. était le simillimum."</p>
<p>Question. Était-ce un cas de maladie chronique? Hahnemann en page 23, vol. 1 de la traduction par Hempel des Maladies Chroniques, dit que les affections les plus chroniques ont leur origine dans les trois miasmes chroniques connus, la Syphilis, la Sycose et la Psore. Duquel de ces trois miasmes dépend ce cas?</p>
<p>Dans les Maladies Chroniques d'Hahnemann, Ant. Tart. n'est pas classé parmi les antipsoriques, bien qu'il semble ne pas faire de doute qu'il a guéri le cas. Maintenant, si le simillimum a été trouvé dans ce cas, peut-il ne pas guérir, si une guérison est malgré tout possible, la maladie étant chronique, et le remède n'ayant jamais été reconnu comme devant être classé parmi l'un des remèdes considérés comme anti-syphilitiques, antisycotiques ou antipsoriques? Voilà pour cette maladie chronique guérie par Ant. Tart.</p>
<p>Dans le volume 22, page 317, "Medical Advance", on cite la réponse du Dr. Hawley à la question suivante du Dr. Stow: "Le Dr. Hawley pourrait-il expliquer ce que nous devons faire des analogues?"</p>
<p>"Vous ne pouvez, selon les enseignements de l'Organon, utiliser autre chose que le remède le plus semblable. Le terme analogue s'applique aux remèdes d'une classe ayant les mêmes caractéristiques."</p>
<p>C'est ce que je lis dans l'Organon. Alors est-ce vrai que seul le simillimum guérit tandis que le simille ne fait que réaliser une palliation et ne guérit jamais? Que penser des intercurrents, des remèdes compatibles et des complémentaires? Voyez dans l'Organon, l'aphorisme 171, où Hahnemann parle de l'emploi de plusieurs remèdes antipsoriques successivement.</p>
<p>Depuis le temps d'Hahnemann, nous avons ajouté de nombreux remèdes à notre Matière Médicale, parmi lesquels on peut citer Baptisia, Cactus, Cimicifuga, Gelsemium, Lilium tig., etc. Si, au temps d'Hahnemann, s'était manifesté chez un patient une situation clinique dont le simillimum se trouvait être uniquement un des remèdes cités ci-dessus, qu'aurait t'il pu faire pour les guérir?</p>
<p>De nombreux remèdes nous sont encore inconnus. Si nous avons un patient dont le simillimum n'a été encore développé dans notre Matière Médicale, que faire? Si nous ne connaissions aujourd'hui qu'une moitié des remèdes potentiels encore existants, et si seul le simillimum guérit, alors malgré toute notre sagacité, nous ne guéririons qu'une moitié de nos patients, à moins que plus d'une moitié de ceux-ci n'ait besoin des remèdes que nous connaissons. Je me souviens d'une histoire d'accident qui survint à l'époque de ces anciennes auberges. Dans certaines d'entre elles il était de coutume, alors que les voyageurs et les consommateurs se réunissaient au bar pour passer la soirée, que chacun pose une question à l'assemblée, et celui qui posait une question à laquelle il ne pouvait pas répondre lui-même devait avoir un gage.</p>
<p>Je ne souhaite pas qu'une telle règle soit appliquée ici, car je pourrai me retrouver dans la situation difficile du propriétaire, qui, lors d'une de ces réunions, avait poussé un voyageur hollandais à poser une question.</p>
<p>"Bien" dit le hollandais, "Puisqu'il le faut, voici. Comment un Suisse peut-il creuser un trou et ne laisser aucune trace de terre sur le bord?"</p>
<p>"Je donne ma langue au chat," répondit le propriétaire, répondez-vous même."</p>
<p>Le Hollandais: "Il commence par le fond."</p>
<p>Le propriétaire: "Comment cela se peut?"</p>
<p>Le Hollandais: "Oh, ça, c'est votre problème."</p>
<p>Il va sans dire que le propriétaire a eu le gage cette fois.</p>
<p>Maintenant, au risque de ne même pas parvenir à suggérer la réponse correcte à certaines de mes propres questions, je propose les suivantes:</p>
<p>1. La majorité des maladies aiguës, avec des soins appropriés et un régime va évoluer favorablement sans traitement.</p>
<p>2. Le simillimum va réduire leur durée en les guérissant rapidement.</p>
<p>3. Le simile le plus proche aidera et assurera une récupération plus rapide et réduira les souffrances, mieux que l'abstention thérapeutique.</p>
<p>4. Même ces maladies qui ne se seront pas améliorées du tout sans traitement guériront ou seront améliorées par le simillimum ou le simile.</p>
<p>Pour ce qui est des complémentaires. Nous voyons souvent dans l'étude des cas évoqués dans nos journaux, lorsque des résultats spectaculaires ont été obtenus avec un remède particulier, que ce remède a été suivi par un autre remède pour achever la guérison.</p>
<p>Un cas me vient à l'esprit, rapporté par le prince des prescripteurs, le Dr. A. Lippe, dans l'Organon (le journal), dans lequel un très mauvais cas de pneumonie avait remarquablement bénéficié de Kali carb., mais pour obtenir une guérison définitive, il avait fallu donner ensuite Lycopodium. Il avait du utiliser deux remèdes dans ce cas, deux antipsoriques. S'agissaient-ils de deux simile, ou lequel d'entre eux était le simillimum ?</p>
<p>Avant la découverte de Baptisia, il est indubitable que les cas pour lesquels ce remède était le simillimum, ont été traités par quelques-uns de ces analogues, tels qu'Arnica, Rhus, Arsenic, etc. Toutes ces maladies ont-elles seulement palliées, ou de tels cas devaient-ils mourir du fait du manque du simillimum?</p>
<p>Maintenant, nous devons soulever encore une question. Dans le traitement des maladies chroniques, celles sous la domination de la psore ou compliquées par cette dernière, nous avons appris à administrer le remède antipsorique, puis attendre sous l'action du remède que la guérison s'accomplisse ou que l'action de la dose administrée se soit épuisée. Si pendant l'action de ce remède, le patient est affecté d'une maladie aiguë telle une pneumonie, une dysenterie ou une fièvre typhoïde, le traitement approprié de l'affection aiguë va t'il interférer avec l'action du remède antipsorique administré pour la maladie chronique?</p>
<p>Il est vrai que certaines maladies chroniques ont leur origine dans une affection aiguë traitée de façon inadéquate, ainsi ce cas rapporté par Caroll Dunham, dans lequel il pouvait (ou tout au moins le croyait-il) retrouver la cause déclenchante dans la suppression d'un eczéma du cuir chevelu. Il donna le remède que l'enfant aurait du avoir lors de la maladie aiguë, avec comme conséquence la réapparition de l'eczéma et la disparition de toutes ces suites. On a rapporté de nombreux cas de ce type.</p>
<p>Entraver l'action du remède dans un tel cas serait certainement hasardeux. Les cas que nous venons de voir ne sont pas concernés, mais plutôt ceux pour lesquels l'affection aiguë dépend d'une affection psorique.Bonninghausen conseillait (voir Hom. Phys., vol IX, page 203), d'utiliser des remèdes intercurrents pour les maladies chroniques; et il nous donne dans la page suivante une liste de remèdes lors des perturbations d'un traitement antipsorique (c'est ainsi qu'il les appelle) et il donne un certain nombre d'exemples, tels des suites de refroidissement, de frayeur, d'indigestions, fatigue, etc. Maintenant revenons à ma question.</p>
<p>Ces remèdes administrés pour l'affection aiguë gênent-ils de façon significative l'action du traitement antipsorique? Si ce n'est pas le cas, alors bien sûr, tout ce qu'on doit faire après avoir employé le remède pour l'affection aiguë jusqu'à sa résolution, est d'attendre encore sous l'action du remède antipsorique.S'ils perturbent le traitement chronique, alors l'antipsorique doit être répété. Ces questions peuvent avoir toutes été réglées dans l'esprit de quelques uns, mais pas de tous, et je ne connais personne de plus capable de les trancher que Boenninghausen.</p>
<p>Finalement: Que penser de notre liste de remèdes antipsoriques ? Combien et lesquels de tous les remèdes développés depuis le temps du travail d'Hahnemann sur les Maladies Chroniques, ont été ajoutés à sa liste?</p>
<p>L'année dernière, le Dr. Wesselhoeft dans un article sur Aloe disait sa conviction que ce remède justifiait d'être dans cette liste. Cette prétention selon ce que j'ai compris était fondée principalement sur le fait que les troubles chroniques dissipés par ce remède, étaient souvent suivis par la réapparition d'un trouble cutané auparavant supprimé, les symptômes à partir desquels ce remède avait été prescrit semblant dépendre de cette réapparition, et certainement, ce serait considéré comme une évidence si l'éruption était survenue sous l'action de Sulphur, Causticum ou Arsenic.</p>
<p>Maintenant, remarquez, le Dr. W. écrit: "Aloe n'était choisi qu'à cause des symptômes de la diarrhée, qui étaient très caractéristiques."Si le Dr. W. avait reconnu quelque élément de la psore dans ce cas clinique, ne devait-il pas prescrire de la même façon exactement Aloe, bien qu'il ne soit pas encore reconnu comme remède antipsorique?</p>
<p>A la lumière de ce fait, permettez-moi de soumettre à votre sagacité ce qui suit:</p>
<p>Si les principes formulés dans la phrase "Similia Similibus Curantur" sont vrais, alors:</p>
<ul>
<li>1. Le remède indiqué par les symptômes doit être curatif sans se soucier de ses caractéristiques antipsoriques ou non.</li>
<li>2. Lorsqu'un remède qui semble indiqué échoue, nous ne devons pas attribuer cet échec à la psore, mais simplement au fait que nous n'avons pas bien pris toute l'observation; et une recherche complémentaire dans ses antécédents fera apparaître un autre tableau, et de ce fait, indiquer un autre remède, qui sera peut-être un remède antipsorique.</li>
<li>3. Si Sulphur, administré pour neutraliser une psore que nous suspectons, agit si souvent de façon bénéfique, c'est parce que Sulphur a une très large portée d'action, couvre beaucoup plus de symptômes dans le domaine de la psore que n'importe quel autre remède jusqu'à présent connu. En d'autres termes, c'est plus souvent le Simillimum.</li>
<li>4. Si Hahnemann vivait encore aujourd'hui, en plus du premier volume, une nouvelle édition des Maladies Chroniques aurait été publiée.</li>
</ul>
<p>Voici un extrait de la discussion qui suivit l'exposé du Dr. Nash, exposé qui eut lieu au Congrès de L'IHA en 1889, à Toronto au Canada.</p>
<p>Dr. Ballard: Qu'est-ce que la psore?</p>
<p>Dr. Nash: Demandez-moi quelque chose de plus facile, demandez-moi ce qu'est la scrofule.</p>
<p>Dr. . C. Allen: J'aimerai savoir où il situe la différence entre simile et simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Le Dr. Schmitt peut répondre, c'est une des questions pour lesquelles j'ai écrit cet exposé. J'aimerais savoir si nous devons comprendre que nous ne guérissons que si nous avons le simillimum, ou si n'ayant pas le simillimum, le simile le plus proche permet d'obtenir une réaction curative et donc utile. Il est certain que si Cactus est le simillimum pour un groupe symptomatique, il n'y a pas d'autre remède qui puisse être le simillimum. Il est vraisemblable que de nombreux cas pour qui Cactus est donné aujourd'hui, étaient auparavant couvert par d'autres remèdes, puisque nous ne connaissions pas encore Cactus.</p>
<p>Dr. Stow: Le meilleur simile n'est-il pas vraiment l'exact simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Pas nécessairement.</p>
<p>Dr. Stow: Je voudrais savoir pourquoi c'est le cas?</p>
<p>Dr. Nash: Je ne peux l'expliquer; parce que, comme je l'ai dit auparavant, il ne peut y avoir aucun autre remède hormis Cactus si Cactus est le simillimum. C'est le remède le plus semblable, mais si vous ne savez rien de Cactus, et que Cactus est le simillimum, alors les autres remèdes qui prennent sa place ne sont que des simile et non le simillimum.</p>
<p>Dr. Stow: Cela permet d'expliquer un petit point que je mentionnais hier, le Dr. Lippe me disait que nous savons que les remèdes se suivent les uns les autres, un remède agit jusqu'à un certain point, et un autre devient nécessaire. C'est exactement ce que le Dr. Lippe faisait lorsque nous avions d'autres remèdes; c'est la cure en zig-zag.</p>
<p>Dr. Campbell: Si le simillimum n'avait pas encore été découvert, ces patients devraient mourir si nous n'avions pas de remède suffisamment semblable à leur apporter pour atteindre un certain niveau d'amélioration. Donc, nous devons continuer à développer de nouveaux remèdes, car le simillimum reste encore inconnu pour certaines maladies.</p>
<p>Dr. Nash: le Dr. Hering a dit qu'il devrait y avoir un simillimum pour tous les cas. J'aimerai avoir l'avis du Dr. Kent.</p>
<p>Dr. Kent: Cet exposé est si déconcertant que je ne vois pas bien où vous voulez en venir; il a soulevé un grand nombre de questions et n'a répondu à aucune. Cela me prendrait deux ans pour répondre à cet exposé, et l'Organon a déjà tout dit à ce sujet. Il y a un point important à considérer, nous essayons de faire une distinction entre simile et simillimum, avec laquelle je ne suis pas d'accord. Je ne doute pas, par expérience, que deux remèdes puissent être assez semblables à la totalité des symptômes, et si l'un peut être le simillimum, les deux peuvent être suffisamment semblables pour guérir; mais comment pouvez vous dire lequel des deux est le simillimum, ou s'ils le sont l'un et l'autre.</p>
<p>Si vous procédez par paliers, vous pouvez l'envisager ainsi: le remède peut être si dissemblable, qu'en dynamisation, il n'aura pas ou peu d'effet sur la maladie; plus il deviendra similaire, plus il gagnera en capacité à changer les symptômes. Il peut être suffisamment semblable pour troubler, pour changer les symptômes sans guérir, et donc vous n'avez pas amélioré le patient, mais seulement changé les symptômes. J'ai pu constater cela dans le traitement de fièvres intermittentes plus qu'avec toute autre affection, en administrant un remède ayant quelques caractéristiques de ces fièvres sans correspondre réellement au génie de la maladie ou du patient, puis en donnant à la suite son complémentaire; et vous pouvez ainsi changer de remède de temps en temps pendant 5 à 6 semaines; je l'ai constaté tant de fois.</p>
<p>Les remèdes doivent avoir suffisamment de similitude pour obtenir des résultats curatifs, et améliorer la santé du patient, améliorer son état général que la maladie soit aiguë ou chronique. Lorsque le remède a effectué tout le bien qu'il était capable de donner, alors son complémentaire doit prendre le relais et continuer le travail. Il s'agit d'une question d'expérience bien reconnue dans l'Organon et par l'expérience de chacun, et il me semble que l'exposé n'apporte rien de nouveau, car c'est conforme à l'expérience de tous. Qu'il s'agisse de la psore ou d'un miasme aigu, vous pouvez avoir un médicament assez semblable pour perturber le cas, ou suffisamment semblable pour avoir une action curative, ou le simillimum, qui est la médecine qui guérit les symptômes actuels, les supprime totalement.</p>
<p>Dr. Nash: Le simillimum guérit la globalité du cas.</p>
<p>Dr. Kent: Le Dr. Nash fait une erreur dans sa référence du Dr. Lippe à Kali carbonicum et Lycopodium dans une pneumonie (j'en ai oublié la référence exacte), évidemment Kali carb. était le simillimum et fit disparaître tous les symptômes présents à ce moment là; nous ne devons pas considérer le simillimum comme un remède qui va complètement guérir la maladie, mais qui va contrôler pour le moment le cas et amener en surface une deuxième série de symptômes, alors que les remèdes ayant une action curative partielle pour une partie des symptômes ne feront disparaître que quelques symptômes, justifiant un autre remède.</p>
<p>Le simillimum ne doit pas fait disparaître d'un coup la maladie, mais seulement une partie des symptômes correspondant à sa totalité. Le remède qui change la globalité symptomatique à tel point qu'il peut guérir, par conséquent qui va amener une disparition de quelques symptômes dans le tableau présent, et en faire surgir d'autres à leur place, ne va produire aucune action curative s'il n'y a pas de symptômes physiques apparaissant à la place de symptômes psychologiques; mais en règle générale, les symptômes mentaux disparaissent sous l'effet du remède semblable, même si les symptômes physiques peuvent être plus inquiétants, et cependant le patient dira: "Je me sens mieux."</p>
<p>Dr. Nash: Le Docteur (Hahnemann, je suppose, ndt.) n'a pas fait mention de ce que nous devons faire si nous n'avons pas le remède le plus similaire; il y a des remèdes qui ont été découverts depuis l'époque d'Hahnemann; ce sont les remèdes les plus semblables pour l'état actuel du patient, bien meilleurs que les remèdes qu'Hahnemann avait à sa disposition; et il y a probablement encore beaucoup de remèdes inexpérimentés qui se révèleront encore plus semblables ou même le simillimum pour la guérison d'affections pouvant survenir chez les patients. Bien sûr, que vous l'appeliez simillimum ou remède semblable, nous devons agir, et en fait la seule question à se poser est de savoir si notre action va être bénéfique pour notre patient. Je crois avec le Dr. Kent que le remède le plus semblable est le mieux que nous puissions faire, et bénéficiera à notre patient en fonction de sa similitude. Il m'arrive parfois dans des cas difficiles - et je me doute que cela doit vous arriver à tous - de me dire que maintenant l'homéopathie devrait guérir ce cas.</p>
<p>Je pense avoir choisi le remède le plus proche, et pourtant mon patient ne vas pas mieux; je n'obtiens pas l'amélioration comme je le devrais. On ne peut affirmer que nous avons à présent dans notre Matière Médicale tous les semblables ou les 'simillimums' couvrant tous les maux de l'humanité. Je crois qu'il n'y a pas de remède qui peut guérir aussi complètement que Cactus lors d'un tableau symptomatique très semblable à Cactus, mais en zig-zagant, les symptômes peuvent après un moment être extériorisés. Si je devais donner une définition, je dirais que le semblable fait disparaître la totalité des symptômes pour lesquels il a été choisi, et le simillimum couvre parfaitement la totalité et la guérit complètement.</p>
<p>Dr. Campbell: et pourtant, on peut avoir le problème sous un autre angle. Nous avons à notre disposition un plus grand nombre de remède que nos "Doyens", mais qui peut se vanter de résultats plus brillants que les leurs? J'en veux pour exemple, 400 cas d'épilepsie guéris, par le Dr. Boenninghausen.</p>
<p>Dr. Nash: Il aurait un encore meilleur résultat aujourd'hui, avec les moyens que nous avons à notre disposition.</p>
<p>Dr. Beigler: C'est un exposé auquel il est difficile de répondre, parce qu'il y a tant de questions soulevées, mais nous devons faire confiance à l'Organon pour répondre à toutes. Je voudrais dire que la question de trouver le simillimum dans tous les cas me paraît bien improbable; ou aurons nous toujours un simillimum pour toutes les catégories et les formes cliniques de maladie?</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%" align="center">
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham.jpg"><img title="dunham" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham-150x150.jpg" alt="Carroll Dunham" width="150" height="150" /></a></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption " style="width: 160px;">
<dd class="wp-caption-dd">Carroll Dunham</dd>
</dl>
</div>
<p>Carroll Dunham<br />
29 Octobre 1828 - 18 Février</td>
<td width="50%" align="center">
<div id="attachment_191" class="wp-caption alignnone" style="width: 160px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-191" title="lippe" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Adolf Lippe</p></div>
<p>Adolph Lippe (en fait Adolph Graf zur Lippe-Weissenfield)<br />
11 Mai 1812 - 23 Janvier 1888.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><em>Les photos de Dunham et Lippe sont prêtées gracieusement par Julian Winston.</em></strong></p>
<p>photos copyright (C) Homéopathe International 2001</p>
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