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	<title>Planète Homéo &#187; homeopathie</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Séminaire de formation homéopathique avec le Dr Farokh Master (Inde)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 14:27:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Association Planète-Homéo a prévu d’organiser en Novembre 2010 un premier séminaire de Formation Complète en Homéopathie Classique avec le Dr Farokh Master.
Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété en tant que conférencier international. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/P1000750bis4.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-478" title="P1000750bis" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/P1000750bis4-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>L’Association Planète-Homéo a prévu d’organiser en Novembre 2010 un premier séminaire de <strong>Formation Complète en Homéopathie Classique</strong> avec le Dr Farokh Master.</p>
<p>Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété en tant que conférencier international. Il nous a proposé de faire un <strong>enseignement complet d’Homéopathie</strong> en France, enseignement qu’il assure déjà dans plusieurs pays européens.</p>
<p>Pourquoi organiser un enseignement en Homéopathie de plus en France ? Me direz-vous.</p>
<p>Parce que le Dr Farokh Master a beaucoup d’expérience clinique, doublée de beaucoup de connaissances en psychologie et en pathologie générale.</p>
<p>Parce que l’Homéopathie qu’il pratique reste fidèle à l’enseignement d’Hahnemann avec une grande connaissance de l’Organon, de la Matière Médicale et des Répertoires.</p>
<p>Parce qu’il a approfondi ses connaissances homéopathiques en suivant l’enseignement de George Vithoulkas, qui préconise une pratique de l’homéopathie fondée sur une grande rigueur vis-à-vis de la doctrine hahnemannienne.</p>
<p>Nous pensons que c’est une belle opportunité d’apprendre l’homéopathie de la bouche d’un médecin qui a une si grande connaissance et une telle pratique de cette science. Cet enseignement est destiné non seulement à des médecins voulant découvrir l’homéopathie (ou à des étudiants désireux de s’y investir) mais aussi à des homéopathes déjà expérimentés et désirant approfondir ou renouveler leur savoir.</p>
<p>Ce sera un enseignement complet de l’Homéopathie Classique : philosophie, mais aussi gestion des cas cliniques, prises de cas, si possible cas vidéo relié au remède en cours d’étude, et bien sûr matière médicale commentée. Nous amorçons ainsi un cycle d’enseignement qui se poursuivra chaque année.</p>
<p>Le Dr Farokh Master souhaite, pour que son enseignement soit efficace, une session de 5 jours une à deux fois par an. Nous savons que beaucoup parmi vous ont du mal à se libérer aussi longtemps mais nous pensons, nous qui le côtoyions depuis plusieurs années maintenant, que c’est un très bon investissement en vue d’une amélioration de votre pratique homéopathique.</p>
<p>Le programme de cette première session comprendra :</p>
<p>Evolution de la Matière Médicale, Histoire, Comment étudier la Matière Médicale. Différents types de Matière Médicale.</p>
<p>Materia Medica Pura et Maladies Chroniques.</p>
<p>Groupe des Carbones, Carbo Vegetabilis, Carbo Animalis et leurs remèdes proches.</p>
<p>Ensuite Nux vomica, Strychninum et leurs remèdes proches.</p>
<p>Puis Bryonia,Pulsatilla et leurs remèdes proches.</p>
<p>L’enseignement se fera sur <strong><span style="text-decoration: underline;">Lyon du 10 au 14 Novembre</span></strong>, comportant ainsi deux jours fériés. Il aura lieu à <strong>l’hôtel Campanile La Part-dieu à Lyon.</strong></p>
<p><a href="http://www.campanile-lyon-centre-gare-part-dieu.fr/fr/access.aspx">http://www.campanile-lyon-centre-gare-part-dieu.fr/fr/access.aspx</a></p>
<p>FORUM PART-DIEU 31 RUE MAURICE-FLANDIN<br />
69003 LYON-03<br />
Téléphone : +33 4 72 36 31 00</p>
<h6>FRAIS D'INSCRIPTION</h6>
<p>Les frais comprennent la participation au congrès, et les repas de midi,  vins compris. Les reçus seront délivrés sur place.</p>
<p>490€ par personne pour la totalité du séminaire.</p>
<p>Repas : Les repas de midi sont compris dans les frais d’inscription. Si vous souhaitez un repas végétarien, veuillez nous le précisez sur la feuille d’inscription.</p>
<p>Problème : En cas de difficulté diverse, (modalités de paiement, impossibilité de participer à l’ensemble du Congrès, me joindre au Tél : 02 51 91 02 52.</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">Découper le présent bulletin et le renvoyer ACCOMPAGNE DE VOTRE REGLEMENT à l'adresse suivante :Dr. Jean-Claude Ravalard</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">32 Avenue de la Gare</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">85500 LES HERBIERS</span></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>"______________________________________________________________</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">NOM :</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">PRENOM :</span></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">ADRESSE :</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">TEL :</span></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">VILLE</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">CP :</span></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="76%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">Repas végétarien : (cocher selon vos souhaits)</span></span></td>
<td width="23%"><span style="font-size: small;"><span style="line-height: 19px;">Oui    /    Non</span></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ouverture du Secrétariat à 8h30 le 9 Novembre. Début des Conférences à 9h 30</p>
<p>L’Association Planète-Homéo espère que vous pourrez participer à cette première session.</p>
<p>Si vous souhaitez avoir quelque renseignement complémentaire ou connaître les modalités d’inscription, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante :</p>
<p><a href="mailto:jean-claude.ravalard@wanadoo.fr">jean-claude.ravalard@wanadoo.fr</a></p>
<p>Amicalement.</p>
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		<title>HELLEBORUS NIGER</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/04/30/helleborus-niger/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/04/30/helleborus-niger/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 09:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Introduction
C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>Introduction</h2>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-441" title="Helleborus_niger" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de la forme de sa fleur et de l´époque de l´année ou elle fleurit.</p>
<p> L´ellébore noir se rapproche beaucoup de l´Ellébore oriental des Anciens dont l´action était si renommée dans les troubles mentaux.</p>
<p> La racine de la plante, noire en dehors (d’où son appellation), blanc à l´intérieur, à une saveur astringente, douceâtre, amère, nauséeuse, et une odeur désagréable. C’est dans la racine que l’on trouve deux principes actifs, l’helléborine qui paralyse le système nerveux (stupéfaction proche de celle d’Opium) et l’helléboréine qui a une action cardiaque (proche de celle de la digitale) et un acide qu’on suppose être l’acide aconitique.</p>
<p> On prépare par macération dans l´alcool à 90° de cette racine fraîche, une teinture mère à partir de laquelle nous obtenons par dilutions hahnemanniennes successives, les différentes dynamisations du remède.</p>
<h2>Les Renonculacées</h2>
<p>Le type de cette famille est représenté par les <a href="http://www.cosmovisions.com/renoncules.htm">Renoncules</a>, dont une espèce très commune, la Renoncule âcre (Ranunculus acris), est vulgairement appelée « bouton d'or » à cause de la couleur de ses <a href="http://www.cosmovisions.com/fleur.htm">fleurs</a>. C'est la structure de ces dernières qui fournit les caractères distinctifs de la famille.</p>
<p>Définition : Plante dicotylédone à pétales séparés, aux carpelles indépendants fixés sur un réceptacle bombé.</p>
<p>Dicotylédone : plante à fleurs (angiosperme) herbacée ou arborescente, à feuilles aux nervures généralement ramifiées, et dont la graine contient une plantule, le plus souvent à deux cotylédons.</p>
<p>Les remèdes couramment utilisés dans cette famille en Homéopathie :</p>
<p><em> Aconitum napellus</em><strong> </strong></p>
<p> <em>Cimicifuga racemosa</em></p>
<p> <em>Clematis erecta</em></p>
<p> <em>Helleborus niger</em></p>
<p> <em>Hydrastis canadensis</em></p>
<p> <em>Pulsatilla nigricans</em></p>
<p> <em>Ranunculus bulbosus</em></p>
<p> <em>Ranunculus sceleratus</em></p>
<p> <em>Staphysagria</em></p>
<h2>Helleborus selon Rajan Sankaran</h2>
<p>Le principal symptôme d’<em>Helleborus niger</em> est une sorte d’anesthésie ou d’engourdissement. Cet engourdissement est très marqué et exactement l’opposé de l’hypersensibilité ; comme les autres Renonculacées, elle est maladivement susceptible. Les patients <em>Helleborus nigrus</em> peuvent être blessés soudainement, de façon intense et, pour se défendre, se mettent en état de choc, devenant ainsi complètement engourdis.<strong> </strong></p>
<p>Knerr donne le symptôme suivant où <em>Helleborus niger </em>est le seul remède :</p>
<p>-           Colère, irascibilité, facilement en, consolation agg., ne veut pas être perturbé.</p>
<p>Il a aussi la rubrique :</p>
<p>-           Désir de rentrer chez lui.</p>
<p>Ces deux rubriques nous font penser à <em>Bryonia alba</em> (Violacées), un remède du miasme Typhoïde. Cet engourdissement et ce désir de ne pas être troublé ne résulte pas de la peur (Papavéracées), ni d’un traumatisme (Composées), mais de la colère. La sensibilité nerveuse de la famille se traduit par de la colère (contrariété) au niveau mental, et la réaction d’<em>Helleborus niger</em> est de ne pas vouloir être dérangé (miasme Typhoïde).</p>
<p>Lorsque la sensation de la famille des Renonculacées est associée au miasme Typhoïde, la sensation d’<em>Helleborus niger</em> pourrait être : <em>Doit renfermer ou </em>"<em>émousser</em>"<em> son irritabilité sinon il va mourir</em>.<em> </em></p>
<p>D’après Phatak : "les sensations s’émoussent et les réponses sont lentes."</p>
<h2>Principaux Tableaux Cliniques</h2>
<p> </p>
<h6>Ce que l’on retient en première lecture de la pathogénésie d’Helléborus, c’est la forme grave :</h6>
<p>Le malade git inerte dans son lit, couché sur le dos, les jambes repliés. Il est inconscient, il peut même délirer, c’est un délire plutôt passif, bien différent du délire maniaque de Belladonna et de Stramonium par exemple.</p>
<p>Il a tendance à glisser au fond de son lit :</p>
<p><strong>Lit, glisse</strong> dans le (faiblesse paralytique) (Voir Faiblesse-Paralysante-Glisse) : <em>apis.</em>, <em>ars.</em>, arum-t., <em>bapt.</em>, carb-v., <em>hell.</em>, <em>lach.</em>, mosch., <strong>mur-ac.</strong>, <em>nit-ac.</em>, nux-m., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, <em>rhus-t.</em>, zinc.<sup>16</sup></p>
<p>Sa tête roule d’un côté sur l’autre :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête : <strong><em>A</em></strong><em>gar.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>pis.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, ars., <strong>Bell.</strong>, <em>bry.</em>, caust., <em>cic.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, <strong>C</strong>lem., <strong>C</strong>olch., <strong>C</strong>or-r., <strong><em>C</em></strong><em>rot-t.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>upr.</em>, <strong>D</strong>ig., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>yos.</em>, <strong>K</strong>ali-br., <strong>K</strong>ali-i., <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ed.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>erc.</em>, <strong>N</strong>aja., <em>nux-m.</em>, <strong>O</strong>ena., <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong>P</strong>h-ac., <strong>P</strong>hos., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em>, <strong>P</strong>yrog., sec., <strong><em>S</em></strong><em>il.</em>, <strong>S</strong>pong., <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph., <em>tarent.</em>, <strong>TUB.</strong>, <strong>V</strong>erat., <strong>V</strong>erat-v., <strong>Z</strong>inc.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête, <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« C´est toute une image ! il dit "NON".</p>
<p> Il dit non à l´existence, il dit non à tout, il NIE la réalité, la vie en générale. Il S´ISOLE et REGRESSE. Il n´est plus capable de se réaliser, d´atteindre les buts de l´existence qu´atteint tout un chacun, mais il en SOUFFRE. » M. Brunson</p>
<p>Ou sa tête s’enfonce dans l’oreiller :</p>
<p><strong>ENFONCE</strong> la tête dans l'oreiller : <strong>apis.</strong>, <em>arn.</em>, arum-t.<sup>8</sup>, <strong>bell.</strong>, <em>bry.</em>, camph., crot-t., dig., <em>hell.</em>, helo.<sup>12</sup>, hyper., lach.<sup>3</sup>, <em>med.</em>, psor.<sup>11</sup>, sang.<sup>3</sup>, <em>stram.</em>, sulph., tarent., <strong>tub.</strong>, verat.<sup>3</sup>, verat-v.<sup>34</sup>, zinc.<sup>3</sup></p>
<p>Ou il se tape la tête avec la main.</p>
<p>Son regard est fixe, les yeux grand ouverts ou mi-clos :</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>FIXITÉ</strong> du regard / <strong>stupeur</strong>, pendant un accès de : ars., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut avoir des mouvements des yeux, à type de roulement, voire des mouvements convulsifs pendant le sommeil, les yeux peuvent être tournés vers le haut.</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>TOURNÉS</strong> / <strong>haut</strong>, vers le / <strong>fièvre</strong>, pendant : hell.</p>
<p>On peut avoir des anomalies pupillaires : <strong>Mydriase </strong>ou alternance de mydriase et de myosis.</p>
<p>Sur le bord des narines, on peut même voir des fuliginosités noirâtres :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>COLORATION</strong> / <strong>NOIRE</strong>, dépôts et fuliginosités noirâtres : <em>ant-t.</em>, <em>chlor.</em>, <em>colch.</em>, crot-h.<sup>3</sup>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>lyc.</em>, merc., <em>zinc.</em></p>
<p> La face est pâle et creusée, le front est plissé, couvert de sueurs froides.</p>
<p>Les lèvres sont craquelées, fissurées, il se les épluche sans cesse :</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>ÉPLUCHE</strong> / <strong>Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<p>Il a une fétidité horrible de la bouche. (2°).</p>
<p>La langue peut faire saillie :</p>
<p><strong>B : TIRÉE</strong>, Langue : absin., acet-ac., acon., <em>apis.</em>, bell., cina., cocc., <strong>crot-h.</strong>, ferr-m., <em>hell.</em>, hydr-ac., hyos., <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, <em>merc-c.</em>, nux-v., oena., op., <strong>phyt.</strong>, plb., sec., stram., stry., sumb., syph., tab., vip.</p>
<p><strong>B</strong> : <strong>MOUVEMENT</strong> / <strong>Langue</strong> / <strong>côté</strong> à l'autre, d'un : <em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em></p>
<p>La salive coule de la bouche, les commissures des lèvres s´ulcèrent.</p>
<p>Il peut avoir également des mouvements automatiques :</p>
<ul>
<li>Soit de la tête</li>
<li>Soit du maxillaire inférieur :</li>
</ul>
<p><strong>MASTICATION</strong>, mouvements de (Voir <strong>Dents-</strong>Grincer) : <em>acon.</em>, asaf., aster.<sup>7</sup>, <em>bell.</em>, <strong>bry.</strong>, <em>calc.</em>, caust.<sup>7</sup>, cham., cic., cina., fl-ac., gels., <em>hell.</em>, ign., lach., <em>merc.</em>, mosch., nat-m., <em>phos.</em>, plb., ruta.<sup>7</sup>, sec.<sup>7</sup>, sep., sol-n., <em>stram.</em>, verat.</p>
<p><strong>VISAGE - MASTICATION; mouvement de - cérébrales; dans les affections : </strong>bry.<sub>ptk1</sub> hell.<sub>mrr1</sub></p>
<p><strong>VISAGE - MOUVEMENTS des muscles faciaux - constant; mouvement - Lèvres; des - délire; pendant le</strong></p>
<p>hell.<sub>k2</sub> stram.<sub>sne</sub></p>
<p><strong>Chute de la mâchoire intérieure.</strong></p>
<ul>
<li>soit des mains: mouvements carphologiques:</li>
</ul>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>GESTES</strong>, fait des / <strong>draps</strong>, tripote les :  <strong>A</strong>con., <strong>A</strong>nt-c., <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, <em>ars.</em>, <strong>A</strong>tro., <em>bell.</em>, <strong>C</strong>ham., <strong>C</strong>hin., <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, cocc., <strong><em>C</em></strong><em>olch.</em>, <strong>C</strong>on., <strong>D</strong>ulc., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong>H</strong>ep., <strong>hyos.</strong>, <strong><em>I</em></strong><em>od.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-br.</em>, <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ur-ac.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>h-ac.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>sor.</em>, <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, <strong>S</strong>ol-n., <strong>stram.</strong>, <strong>S</strong>ulph., <strong>V</strong>erat-v., <strong><em>Z</em></strong><em>inc.</em>, <strong>Z</strong>inc-m.</p>
<p>ou il se met les doigts dans le nez :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>CURER</strong> / <strong>le</strong> nez / <strong>affections</strong> cérébrales, dans les : <strong>cina.</strong>, <em>con.</em>, <em>hell.</em>, <strong>SULPH.</strong></p>
<p>Ou il s’épluche les lèvres :</p>
<p><strong>Vig, épluche, Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<ul>
<li>Il peut y avoir des mouvements convulsifs voire de l’épilepsie. Dans certains cas, hémiconvulsions, avec paralysie du côté opposé.</li>
</ul>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>involontaires</strong> / <strong>un</strong> bras et d'une jambe, d' : <strong><em>A</em></strong><em>poc.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>occ.</em>, <em>hell.</em></p>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>Mbres</strong> sup / <strong>automatiques</strong> / <strong>d'un</strong> seul membre :  <strong><em>A</em></strong><em>lum.</em>, <strong>A</strong>pis., <strong>B</strong>ell., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut crier ou gémir :  </p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>CRIER</strong>, hurler / <strong>méningite</strong>, dans la (cri encéphalique) : <strong>apis.</strong>, arn., ars., bell., <em>carb-ac.</em>, cic., cupr., <strong>D</strong>ig., dulc., <em>glon.</em>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-i.</em>, <em>lyc.</em>, <strong>M</strong>erc-c., phos., <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, sol-n., stram., sulph., <em>zinc.</em></p>
<p>Donc, un tableau extrêmement effrayant, présageant une évolution défavorable très rapide. Il s’agit en fait d’un tableau très tardif du remède. Il va de soi qu’en pratique quotidienne, il y a peu d’occasions sinon pour des urgentistes homéopathes de prescrire ce remède selon cette description.</p>
<p><strong>Indications du remède à ce stade :</strong></p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans les affections du cerveau, de la moelle épinière, du système nerveux dans son ensemble et de l´esprit, mais spécialement dans les maladies inflammatoires aiguës du cerveau, de la moelle épinière et de leurs séreuses, ainsi que dans les troubles voisins de la démence. » Kent</p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans cette forme adynamique de la typhoïde qu´on appelait "typhoïde apathique". » Kent</p>
<p>« … Selon ma compréhension du remède, il serait très utile dans les cas cancéreux ou non de tumeurs du lobe frontal. » George Vithoulkas</p>
<p>Evolution :</p>
<p>Kent insiste fortement dans son exposé sur Helleborus dans sa Matière Médicale sur ce sujet. « Le remède agit lentement dans ces cas d´affections du cerveau et de la moelle épinière qui sont lentes, rebelles et donnent au malade un aspect stupide.</p>
<p> Quelquefois il n´y a aucun changement apparent jusqu´au lendemain du jour où le remède a été administré, ou même jusqu´à la nuit suivante : alors surviennent des sueurs, de la diarrhée ou des vomissements - une réaction enfin.</p>
<p> Il ne faut pas les entraver, il ne faut donner aucun remède : ce sont des signes de réaction. Si l´enfant a suffisamment de vitalité pour guérir, il guérira maintenant. Si on arrête les vomissements avec un remède quelconque, on antidotera HELLEBORUS. Laissez tranquilles les vomissements, la diarrhée ou les sueurs, et ils disparaîtront dans la journée. L´enfant se réchauffera et en quelques jours reprendra conscience...et puis, qu´est-ce qui se passera ensuite?</p>
<p>                Imaginez seulement ces doigts, ces mains et ces membres engourdis, cette peau engourdie partout.  Quel est, à votre avis, le symptôme le plus susceptible d´exprimer l´éveil de cet enfant stupide? Vous devez le connaître. .. C´est une observation clinique que vous pourrez contrôler si vous voyez des cas d´HELLEBORUS et des cas de ZINCUM… Eh bien! Les doigts de cet enfant commenceront à picoter. Tandis qu´il retrouvera son état nerveux normal, ses doigts commenceront à picoter, son nez et ses oreilles picoteront, et il commencera à crier, à se tourner sur le ventre et sur le dos et à se rouler dans son lit. Les voisins arriveront et diront : "A votre place je congédierais ce médecin, s´il ne donne quelque chose pour calmer cet enfant"; mais, si vous donnez effectivement quelque chose pour le calmer, vous pouvez être sûrs que le bébé sera mort dans les vingt-quatre heures. Cet enfant est en train de guérir, laissez-le tranquille. »</p>
<p><strong><em>Cas de fièvre typhoïde</em></strong></p>
<p>Un jeune garçon âgé de 12 ou 14 ans. Après deux semaines d’une très forte fièvre, la maladie semblait s’être focalisée au niveau cérébral. La diarrhée s’était arrêtée, il n’urinait plus, et il semblait complètement inconscient ; les yeux restaient grand ouverts et totalement immobiles ; la projection d’une forte lumière sur ses yeux en mydriase n’entraînait aucune réaction pupillaire. Il semblait complètement idiot, et les pulsations cardiaques étaient faibles et très lentes, 'seul le cerveau semble être la partie du corps encore active'.</p>
<p>Sous l’action d’Helleborus Niger 1000th (B. et T.) la diurèse a reprise puis est devenue très abondante, il a recommencé à bouger de temps à autre et très lentement il a recouvré sa conscience. Le premier signe qu’il a donné montrant qu’il commençait à bien comprendre ce qui se passait autour de lui fut celui-ci : c’était un garçon qui depuis toujours avait été collectionneur de monnaie et plus particulièrement de pièces de monnaie en argent. En l’examinant un soir à l’aide d’une lampe pour tester son attention, le père m’a dit, "Essayer avec une pièce de monnaie".</p>
<p>Je lui ai alors présenté un dollar en argent de façon telle que la lumière de la lampe en projette le reflet sur ses yeux, et pendant un seconde, il a fixé son regard sur la pièce et s’est mit à rire tout haut - "Ha! ha! Nous en avons aussi", mais ce n’est que plusieurs jours plus tard qu’il a pu voir parfaitement et demander ce qu’il souhaitait. L’amélioration s’est faite de façon progressive jusqu’au retour à la normalité avec Helleborus. Ce cas illustre bien la sphère d’action de ce remède, que ce soit lors d’une méningite aigue ou d’une fièvre typhoïde, lorsque l’action se focalise à la tête, et avec ces symptômes.</p>
<p><strong>Nash E. B</strong></p>
<p>(B et T= Boericke et Tafel : Encouragés par Hering à préparer des remèdes homéopathiques, en 1853, Francis E. Boericke et Adolph J. Tafel ont fondé la compagnie du même nom aux U.S.A. En moins de 10 ans, ils ont ouvert des pharmacies en Pennsylvanie, New York, New Orleans, San Francisco, Pittsburg, Washington, Minneapolis, Chicago et Cincinnati. Ils ont fourni en remèdes quelques uns des plus célèbres homéopathes de leur époque, Hering et Kent inclus.) </p>
<h6><strong>Mais il y a heureusement un tableau plus précoce</strong><strong> </strong></h6>
<p>où le sujet est conscient, mais avec un ralentissement intellectuel (sluggishness), il semble abruti. Hahnemann, le premier, a décrit cet état  en écrivant dans son Traité de Matière Médicale :</p>
<p>« Je conclus de différentes observations qu’il faut regarder comme le premier des principaux effets de l’Hellébore noire, la stupeur, l’émoussement du sensorium commune, l’état dans lequel, avec bonne vue, on ne voit qu’incomplètement et qu’on ne fait attention à rien ; où, avec une ouïe saine, on n’entend point clairement ; où, avec des organes gustatifs bien constitués, on ne trouve de goût à rien ; où l’on est toujours ou souvent sans penser ; où l’on se souvient peu ou pas du passé, même de ce qui vient d’arriver ; où rien ne réjouit ; où l’on ne fait que sommeiller légèrement ; où l’on ne peut goûter un sommeil véritable et rafraîchissant ; enfin où l’on veut travailler sans avoir l’attention ou les forces nécessaires pour le faire. » </p>
<p>« C´est une sorte d´état paralytique, que le terme de "stupéfaction" exprime bien.</p>
<p>Ne peut pas former des idées; ne peut pas fixer son attention; ne peut pas concentrer son esprit.</p>
<p>Le malade paraît à demi idiot. » Kent</p>
<p>Donc émoussement de tous les sens,</p>
<p>Il y a comme le dit Vithoulkas, une rupture de la communication, « Helleborus bloque la communication au sens le plus général du terme. Il semble abasourdir cette portion du cerveau qui reçoit, traite et interprète les données sensorielles du monde extérieur. Il y a une lenteur rampante dans ce processus. Le patient Helleborus se demande : "Qu’ai-je entendu? Que se passe-t-il?". C’est après un temps de réflexion qu’est intégrée une compréhension de ce qui s’est passé...</p>
<p>La description ci-dessus qu’Hahnemann nous donne, n’est pas tout ce qui constitue le portrait d’Helleborus,  mais il nous offre des indices de ce que nous devrons trouver en fait dans de tels cas. Il faut voir la difficulté de communication, la difficulté à percevoir et à répondre. La conscience de sa situation, la communication avec son entourage est extrêmement lente et très détériorée. »</p>
<p>Lors de la consultation d’un tel patient, ce qui va rapidement étonner, c’est le temps de réponse du patient à nos questions. Il réfléchit longtemps avant de donner une réponse. Les réponses peuvent être aussi confuses.</p>
<p><strong>RÉPONDRE</strong> (Voir Élocution) :</p>
<p><strong>lentement</strong> (Voir Lenteur-Parlant) : agar-ph., <em>anac.</em>, ars., carb-h., <em>carb-v.</em>, <em>cocc.</em>, <em>con.</em>, cupr., <em>gels.</em><sup>3b+7</sup>, <strong>hell.</strong><sup>7'</sup>, <em>kali-br.</em>, <strong>merc.</strong>, <em>nux-m.</em>, op., ox-ac., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, plb., rhod.<sup>3b+7</sup>, <em>rhus-t.</em>, sep., sul-ac., <em>sulph.</em>, <em>thuj.</em>, zinc.</p>
<p><strong>réfléchit</strong> longtemps avant de : alum.<sup>-15</sup>, <em>anac.</em>, <em>cocc.</em>, <em>cupr.</em>, grat., <strong>hell.</strong>, merc.<sup>1b</sup>, <em>nux-m.</em>, <em>ph-ac.</em>, <strong>phos.</strong><sup>7'</sup>, zinc.<sup>1b</sup></p>
<p><strong>confusément</strong>, comme s'il pensait à qq. ch. d'autre : bar-m., <em>hell.</em>, mosch.</p>
<p>On peut voir les efforts qu’il fait pour réunir ses idées et donner une réponse adaptée. Il a tendance à plisser son front sous l’effort.</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>RIDÉ</strong>, plissé / <strong>Front</strong> : Acet-ac., <strong>A</strong>gar.<sup>3</sup>, <strong>A</strong>lum., <strong>A</strong>m-c.<sup>3</sup>, <strong>B</strong>rom., <strong>B</strong>ry.<sup>3</sup>, <strong>C</strong>alc-p.<sup>3</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>aust.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ham.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ycl.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <strong>G</strong>rat., <em>hell.</em>, <strong>L</strong>achn.<sup>12</sup>, <strong>lyc.</strong><sup>5</sup>, <strong>M</strong>ang., <em>merc.</em><sup>88'</sup>, nat-m., <strong>N</strong>ux-v.<sup>88</sup>, <strong>O</strong>x-ac., <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em><sup>88'</sup>, <strong>R</strong>heum., <strong>R</strong>hus-t., <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em>, <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph.<sup>3</sup>, <strong>S</strong>yph.<sup>3b</sup>, <strong>V</strong>erat.<sup>-11</sup>, <strong>V</strong>iol-o.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Il y a aussi un problème dans la transmission de l’influx nerveux du cerveau vers les membres, les muscles ne réagissent pas bien, le patient doit faire un effort de concentration pour faire un mouvement, si on le distrait, il peut laisser tomber un objet qu’il tenait dans la main, par exemple.</p>
<p>Indifférence</p>
<p>Une caractéristique importante est une indifférence générale, indifférence à son environnement, à la douleur, il ne se plaint jamais ou peu, il ne s’intéresse à rien, ne prend aucun plaisir.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>INDIFFÉRENCE</strong>, aboulie, apathie, etc :</p>
<p><strong>aime</strong>, à ceux qu'il (voir Proches) : <em>acon.</em>, ars., <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, merc., nat-p., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>proches</strong>, à ses (voir Aime) : <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, hep., nat-c., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>souffrance</strong>, à la (Voir <strong>Généralités-</strong>Analgésie) : <em>hell.</em>, <strong>op.</strong>, <strong>Stram.</strong></p>
<p><strong>désir</strong> ni volonté, n'a ni : hell.</p>
<p>Idées fixes :</p>
<p>« La malade imagine que par ses péchés elle a laissé passer le jour de la grâce. Comme le malade AURUM elle croit qu´elle agit mal, qu´elle est en train de commettre un péché impardonnable. Ceci est d´autant plus prononcé qu´elle s´approche davantage de la démence. "Une vieille femme ayant été accusée de vol par les femmes du voisinage, le prit tellement à cœur qu´elle se pendit. Ce suicide produisit un tel effet sur les femmes du village que, l´une après l´autre, chacune s´accusa d´avoir causé la mort de la vieille femme." » Kent</p>
<p><strong>ILLUSIONS</strong>, imaginations, hallucinations (Voir Folie, Pensées-Persistantes; Voir <strong>Sommeil-</strong>Rêves) :</p>
<p><strong>mal</strong> agi, pense avoir (voir Crime, Néglige; Voir Anxiété-Conscience) : <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <strong>A</strong>ur-a.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>rot-c.<sup>-10</sup>, <strong>C</strong>ycl., <strong>D</strong>ig., <em>hell.</em>, hyos.<sup>7</sup>, <em>ign.</em>, lyc., merc., <strong>N</strong>at-a., puls., <strong>S</strong>arr.<sup>11</sup>, sulph.<sup>16</sup>, thuj.</p>
<p><strong>mourir</strong>, il va (Voir Mort-Pressentiment) : <strong>acon.</strong>, <strong>A</strong>gn.<sup>12</sup>, <em>arg-n.</em>, <strong>A</strong>rn.<sup>1b</sup>, ars.<sup>1b</sup>, bar-c., <strong>B</strong>ar-m.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>act.<sup>2</sup>, calc.<sup>5</sup>, cann-i., cench.<sup>1b</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>hel.</em>, <em>croc.</em>, <strong>C</strong>upr., hell.<sup>16</sup>, <strong>I</strong>ris-t.<sup>12</sup>, <strong>K</strong>ali-c., <strong>L</strong>ac-d., lach.<sup>2</sup>, <strong>L</strong>ac-lu.<sup>-2</sup>, <em>nit-ac.</em>, nux-v., petr., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em><sup>1</sup>, rhus-t., stram., <em>thuj.</em></p>
<p><strong>nouveau</strong>, tout est (voir Changé, Étrange) : <em>hell.</em><sup>88</sup>, stram.</p>
<p><strong>morts</strong>, avec des (voir Voix-Mortes), parle, elle : bell., <strong>calc-sil.</strong><sup>1</sup>, canth., hell., <em>hyos.</em>, nat-m., stram.</p>
<p>Le patient peut avoir des pressentiments de mort et prédire l’heure de sa mort.</p>
<p><strong>prédit</strong> l'heure de sa mort (Voir Peur-Mort-Prédit) : <strong><em>predicts</em></strong><em> the time</em> : <strong>acon.</strong><sup>1</sup>, agn.<sup>-15b</sup>, <em>aloe.</em><sup>2</sup>, alum.<sup>7</sup>, <em>arg-n.</em>, cench.<sup>1b</sup>, <strong>H</strong>ell.<sup>1b</sup>, lac-d.<sup>34</sup>, <strong>T</strong>hea.<sup>7</sup></p>
<p>Helleborus est bien différent ici d’Aconit qui a une peur intense de la mort ce qui n’est pas le cas d’Helleborus. </p>
<p>Tristesse</p>
<p>Ce tableau débouche sur un état de tristesse, pouvant à aller jusqu’à la dépression, voire la mélancolie.</p>
<p>« Quand elle est capable de se lever, la malade semble triste,  elle reste assise à ne rien dire et paraît plongée dans l´affliction. Mais elle ne fait pas de grandes lamentations, elle ne marche pas en long et en large ni ne se tord les mains comme la malade AURUM. Elle est dans un état d´apathie; elle a l´air triste et mélancolique, alors que, peut être, elle ne pense que bien peu. Toute tentative de consolation, tant que la malade est capable de penser, en fait qu´aggraver la situation. Comme chez NATRUM MUR., les maux sont aggravés par la consolation, mais les maux de NATRUM MUR. ne ressemblent pas du tout à ceux-ci. Quand le malade HELLEBORUS est capable de réfléchir à ses symptômes ils paraissent s´améliorer. » Kent</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>ASSIS</strong> / <strong>immobile</strong> : alum.<sup>16</sup>, arn., aur., brom., cham., chin-a., <em>cocc.</em>, elaps., <em>gels.</em>, haliae-lc.<sup>-4</sup>, hell., <em>hep.</em>, <strong>hipp.</strong>, <em>plat.</em>, <strong>puls.</strong>, <em>sep.</em>, stram., <strong>verat.</strong><sup>1</sup></p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>PENSER</strong> / <strong>troubles</strong>, à ses / <strong>amél</strong> : <strong>camph.</strong><sup>7'</sup>, cic., <em>hell.</em>, mag-c., pall., prun.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>TRISTESSE</strong>, dépression mentale (Voir Morose, Pleurer),</p>
<p><strong>heureux</strong>, en voyant des gens : <strong><em>happy</em></strong><em>, on seeing others (on seeing a happy person, he becomes melancholy and then only he feels very unhappy)</em> : hell.<sup>11+16 </sup></p>
<p><strong>puberté</strong>, avant la : <strong><em>before</em></strong><em> puberty, in</em> : <em>ars.</em>, calc-p., <em>hell.</em>, <em>lach.</em></p>
<p><strong>premières</strong> règles : <strong><em>the</em></strong><em> first menses</em> : <strong>H</strong>ell.</p>
<p>Troubles des la mémoire :</p>
<p><strong>Hahnemann écrit dans son proving : « Le passé est oublié ou il ne s’en souvient qu’à peine. » Les problèmes de mémoire peuvent prendre une forme plus grave. Vithoulkas écrit : « Ils peuvent dire : « J’oublie ce que je viens de dire ». Ils entendent quelque chose, et ils oublient immédiatement toute la phrase, toute l’idée contenue. Ils peuvent lire quelque chose, mais ils sont incapables de ne retenir une idée de ce qu’ils viennent de lire. » </strong></p>
<p>Irrésolution :</p>
<p><strong>Vithoulkas écrit : « Une conséquence de ce manque d’efficacité intellectuelle d’Helleborus, c’est l’irrésolution. Ces sujets ne peuvent prendre la moindre décision, par exemple, que prendre, qu’acheter, où aller, etc. Helleborus est un des principaux remèdes pour l’indécision. »</strong></p>
<p>Anxiété<strong> : </strong></p>
<p><strong>Tout ce tableau explique l’anxiété d’Helleborus, avec la peur qu’un malheur n’arrive, avec la peur de rester seul la nuit (</strong><strong><em>camph.</em></strong><strong>, <em>Caust.</em>, <em>Hell.</em><sup>7</sup>, stram.) </strong></p>
<p><strong>Cas clinique d’Edouard et Bénédicte :</strong></p>
<p>François Xavier, 20 ans en 2010<br />
Trisomique, suivi par moi depuis la naissance.<br />
En fin 2003 : PSOR LM1.<br />
Est passé aux neuroleptiques,<br />
qui ont un peu &gt; ; maintenant sous Solian.<br />
N'a plus ses hallucinations,<br />
  il parlait tt seul,<br />
  Bcp de gaz, œufs pourris.<br />
Triste,<br />
Regard fixe,<br />
  EEG normal.<br />
Peur de se tromper.<br />
Se frotte,<br />
  ou se passe les mains devant le visage.<br />
Toujours excellent appétit,<br />
  mange en restant assez mince.<br />
Léger résultat, puis je ne le revois plus durant 2 ans.</p>
<p>Nov 2005.<br />
Il va de mal en pis,<br />
Moments d'absence,<br />
  sursaute si on l'appelle.<br />
Ne sait plus ce qu'on lui demande.<br />
Boit bcp.<br />
Grince des dents +++</p>
<p>Hell LM1, 2 sec, 2 v, 2 fois par semaine.</p>
<p>Fin Nov.<br />
Semble réagir.<br />
A eu une forte poussée éruptive,<br />
  de partout.<br />
Semble bcp plus présent,</p>
<p>11 01 2006,<br />
Toujours forte poussée d'éruptions,<br />
Il parle un peu plus,<br />
  n'est plus dans le mutisme.<br />
Gros furoncles.<br />
Vents très nauséabonds par moments.</p>
<p>HELL LM2</p>
<p>Fevr 2006.</p>
<p>Très net mieux,<br />
Il communique,<br />
  sourit, etc.<br />
Des fois il reste au lit et ne veut pas bouger,<br />
N'a pas refait de furoncles.<br />
Juste éruptions visage suite du rasage.<br />
Ronfle la nuit.<br />
On ne le lui donne pas le soir,<br />
  il est survolté après sa dose.</p>
<p>(hell LM3)</p>
<p>Et depuis il répond toujours à HELL.</p>
<p><strong>Helleborus chez l’enfant :</strong><strong></strong></p>
<p>« Le type de malades HELLEBORUS le plus frappant, c´est l´enfant.</p>
<p> Ce remède est surtout indiqué chez les enfants entre deux et dix ans. La fixité du regard - décubitus dorsal et regard fixe avec les yeux mi-clos - est typique du remède. Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son. Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés.<br />
Dans l´hydrocéphalie il y a un cri aigu, le cri encéphalique. L´enfant criera en dormant. Il portera la main à la tête et criera, comme APIS. Mais l´hydrocéphalie d´APIS est bien plus active et aiguë. Le malade APIS rejette ses couvertures d´un coup de pied; le malade HELLEBORUS ne se soucie pas des couvertures, il ne se soucie de rien. Il n´est pas facilement troublé. Il est couché sur le dos avec les jambes remontées, faisant souvent des mouvements automatiques avec les bras et les jambes.</p>
<p> Il a parfois un côté paralysé, mais l´autre continue à faire des mouvements automatiques. » Kent</p>
<h6><em>Diagnostic comparatif :</em></h6>
<p>Farrington évoque 3 remèdes principaux qui ont une proche similitude avec Helleborus dans ce tableau de dépression sensorielle :</p>
<p>Phosphoric acid : mais on tire facilement le patient de sa somnolence qui répond alors normalement aux questions.</p>
<p>Nitric acid : apathie sensorielle, remède recommandé par Hahnemann dans le cas de fièvre typhoïde, l’apathie serait plus légère que celle d’Helleborus et de Phosphoric acid.</p>
<p>Opium : apathie encore plus marquée que les 3 autres. La congestion cérébrale est plus marquée, la respiration est bruyante et stertoreuse ce qui n’existe pas chez Helleborus. La face est sombre ou rouge brunâtre, alors qu’avec Hell., la face est pâle et souvent froide.</p>
<p><strong><em>Causalités </em></strong></p>
<p>Cet état peut être déclenché dans certaines situations.</p>
<ul>
<li>Suite de nostalgie (<em>hell</em>)</li>
<li>Suite de déception amoureuse (<em>hell</em>)</li>
<li>éruption supprimée (B. Long) (œdème externe, <strong>éruptions</strong>, suite de suppression d' : <strong>apis.</strong><sup>2</sup>, apoc.<sup>2</sup>, <em>ars.</em><sup>2</sup>, asc-c.<sup>2</sup>, dig.<sup>2</sup>, dulc.<sup>8</sup>, <em>hell.</em><sup>2</sup>, sulph.<sup>2</sup>, zinc.<sup>8</sup></li>
<li>Suite de commotion cérébrale</li>
</ul>
<p><strong>COMMOTION</strong> cérébrale : <strong><em>CONCUSSION</em></strong><em> of brain</em> : <strong>arn.</strong>, bell., carc.<sup>78</sup>, <strong>cic.</strong>, <em>hell.</em>, hep., <em>hyos.</em>, <strong>hyper.</strong>, kali-p., led., merc., nat-s., ph-ac., rhus-t., sep., sul-ac., zinc.</p>
<p>“Les cas de torpeur mentale, de perte de mémoire et d´obnubilation consécutifs à un traumatisme crânien peuvent être traités avec de bons résultats par Helleborus. Farrington (Clinical Materia Medica), Hayes (The homoeopathic Recorder) et Foubister (Tutorials),  décrivent divers cas très intéressants. Voyons le cas de Farrington :</p>
<p> " Pour bien démontrer la dépression d´Helleborus, je peux citer son emploi couronné de succès dans un cas de choc par un coup sur la tête. Arnica avait échoué, et le malade devint assoupi ; une pupille était plus grande que l´autre ; le patient répondait lentement aux questions, comme si sa compréhension était imparfaite ; en marchant, il traînait la jambe. Le pouls était à peine de 50 par minute. Le malade était plus mal entre 4 et 8 heures de l´après-midi. Helleborus guérit ce cas. "</p>
<p> Hayes expose six cas de traumatisme crânien traités avec Helleborus. La majorité des cas présentaient des troubles mentaux un à trois ans après le traumatisme, avec des radiographies normales, mais avec des lésions neurologiques que nous pourrions peut-être détecter aujourd´hui grâce à la Résonance Magnétique Nucléaire (IRM) ou bien par Tomographie Axiale Assistée par Ordinateur (Scanner), qui mettent en évidence des oedèmes ou des hémorragies localisées… </p>
<p>Le docteur Griggs expose le cas d´un médecin résidant (le docteur Gordon) au Children´s Homoeopathic Hospital, victime d´un accident de la circulation avec traumatisme crânien, suivi de perte de connaissance. L´administration d´Arnica, n´apporta aucun changement ; il présentait un tableau typique de traumatisme crânien persistant, avec perte de connaissance, dilatation de la pupille, émission involontaire d´urine, etc. Après qu´on lui ait fait une ponction lombaire et qu´on lui ait extrait du liquide rachidien, il s´améliora un peu, reprenant conscience de façon temporaire, avant de rechuter peu après. Le docteur Griggs lui administra Helleborus 200, après quoi le docteur Gordon reprit conscience et retrouva ses capacités mentales. » Mateu Ratera, Premiers  secours en Homéopathie</p>
<ul>
<li>Suite de désir sexuel supprimé<br />
<strong>refoulement</strong> du, affections suite de : <strong><em>suppressing</em></strong><em> the, complaints from</em> : <strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.</strong></li>
<li>Suite de prostration profonde</li>
<li>Suite de maladie infectieuse grave, après scarlatine, méningite</li>
<li>Suite d’intoxication</li>
<li>Symptômes cérébraux pendant la dentition (ALLEN)</li>
<li>George Vithoulkas écrit : « Ces états peuvent survenir à la suite d’une frayeur, un grand stress ou un chagrin important. »</li>
</ul>
<p>Le tableau précoce de Helleborus, tel qu’on l’a envisagé plus haut peut évoquer encore bien d’autres situations : un retard de développement cérébral de l’enfant, avec retard scolaire, un problème de développement cérébral après une maladie grave, une maladie d’Alzheimer dans ses formes débutantes, etc.</p>
<h6>Continuons avec les signes cliniques particuliers, appareil par appareil.</h6>
<p><strong>Vertige : </strong></p>
<p>Vertige avec nausées et vomissements, en se penchant ce qui est banal. Plus particulier à Helleborus :</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>LEVANT</strong> / <strong>penchée</strong>, de la position / <strong>après</strong> / <strong>amél</strong>: <strong>A</strong>ur., <em>hell.</em></p>
<p><strong>VE : PUPILLES</strong> dilatées, avec : <em>bell.</em>, hell., teucr.</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>REDRESSANT</strong> / <strong>lit</strong>, dans le / <strong>amél</strong> : <strong>H</strong>ell., <strong><em>L</em></strong><em>ac-d.</em>, phos., puls.<sup>16</sup></p>
<p><strong>Tête :</strong></p>
<p>Chaleur de la tête avec froideur du reste du corps, des mains et des doigts en particuliers :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>CHALEUR</strong> / <strong>froideur</strong> / <strong>mains</strong>, des, avec : asaf., asar., bar-c., bell., <strong>C</strong>alo., hell., iod., <em>ip.</em>, lact., lyc., nat-c., nat-m.<sup>3</sup>, ph-ac., sep., <strong>S</strong>umb.</p>
<p>Douleur, lourdeur avec sensation de pression au niveau du front vers l’extérieur :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>DOULEUR</strong>, céphalée en général / <strong>PRESSIVE</strong> / <strong>Front</strong> / <strong>Éminence</strong> frontale / <strong>droite </strong>: <em>caust.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em><sup>16</sup>, sabin., spong.</p>
<p>Douleur stupéfiante au niveau de l’occiput</p>
<p>Douleur, occiput, <strong>fermant</strong> les yeux, en, <strong>amél</strong> : <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em></p>
<p>Mouvements de la tête en particulier la nuit.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête / <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« Il ne sait où mettre sa tête, à cause de la violente douleur qu´il y éprouve; à chaque instant il se couche dans une autre position; il ne se trouve jamais mieux que quand il prend sur lui de rester tranquille, et que, fermant les yeux, il oublie sa douleur en sommeillant. » Hahnemann</p>
<p>Hydrocéphalie, inflammation du cerveau, des méninges.</p>
<p><strong>Yeux</strong></p>
<p>On a déjà signalé un certain nombre de symptômes, en particulier la fixité du regard, en particulier lors d’un accès de stupeur (ars., <em>hell.</em>). Les yeux sont enfoncés dans les orbites, ils sont tournés vers le haut, pendant la fièvre tout spécialement (<em>hell</em>, seul remède).</p>
<p>« Le texte dit : "Vision inaltérée." Néanmoins le malade voit imparfaitement; il ne regarde pas l´objet sur lequel est fixé son regard; l´étendue de son champ visuel paraît correcte, et pourtant quand on lui demande ce qu´il a vu il ne s´en souvient pas, les objets n´ont fait aucune impression sur sa mémoire ou son esprit. » Kent.</p>
<p><strong>Oreilles</strong></p>
<p>« L’audition est altérée, ou plutôt, il ne comprend ce qu’on lui dit, bien que le son lui parvienne. » Vithoulkas</p>
<p><strong>Nez :</strong></p>
<p>L’odorat est diminué. Fréquents éternuements, violents, le matin, immédiatement après le lever, « provoquant une fissure au milieu de la lèvre supérieure » Vithoulkas. Il a tendance à se mettre les doigts dans le nez (<strong>arum-t, cina, sil</strong>). Les narines sont dilatées et noirâtres comme si de la suie s’était déposée ( !).</p>
<p><strong>Visage :</strong></p>
<p>Expression stupide. Le front est plissé, en particulier dans les troubles cérébraux avec sueurs froides. Il peut y avoir une chute de la mâchoire inférieure, en même temps qu’un mouvement incessant de mâchonnement.</p>
<p>« Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son.  Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés….</p>
<p>Nous rencontrons ce froncement des sourcils et ce front ridé précisément dans cette sorte de troubles cérébraux. Nous trouvons une semblable sorte de rides chez LYCOPODIUM, mais la maladie est alors située dans les poumons. » Kent</p>
<p><strong>Bouche : </strong></p>
<p>Il peut exister des ulcérations de la bouche en général et des gencives. Haleine putride. Diminution du goût, les aliments n’ont aucun goût. Tremblement de la langue, en la sortant (<strong>lach</strong>.). Il peut exister des mouvements de langue d’un côté à l’autre (<em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em>). Grincement de dents.</p>
<p><strong>Estomac : </strong></p>
<p>Faim inhabituelle en période de fièvre.</p>
<p><strong>ES</strong> : <strong>APPÉTIT</strong> / <strong>AUGMENTÉ</strong> (faim en général) / <strong>fièvre</strong> / <strong>pendant </strong>: <em>chin.</em>, <em>cina.</em>, <strong>C</strong>ur., <strong>E</strong>up-pur., hell., <strong>phos.</strong></p>
<p>La soif peut être augmentée, voire extrême, ou absente en particulier durant la fièvre.</p>
<p><strong>Abdomen :</strong></p>
<p>« Dans la première partie de l´expérimentation il y a de la diarrhée et de la dysenterie, avec d´abondantes selles blanches gélatineuses ou des selles ne consistant qu´en mucus pâle adhérent.</p>
<p> Puis vient une constipation paralytique, et ces malades cérébraux, prostrés, émaciés, tels que je les ai décrits, resteront couchés pendant des jours sans aller à la selle, sans aucune manifestation intestinale.  Après un jour ou deux les lavements resteront même sans effet. » Kent</p>
<p><strong>Appareil urinaire :</strong></p>
<p>Rétention d’urines ou anurie. Les urines peuvent s’écouler goutte à goutte, parfois miction involontaire, en particulier dans la typhoïde. Tableau de néphrite aigue ou subaigüe avec rétention d’eau et œdèmes importants.</p>
<p>Les urines peuvent être sanguinolentes ou on peut noter la présence de sédiments comme du marc de café.</p>
<p><strong>UR</strong> : <strong>SÉDIMENT</strong> / <strong>café</strong>, comme du marc de : <em>ambr.</em>, <strong>Apis.</strong>, <strong>HELL.</strong>, <strong><em>L</em></strong><em>ach.</em>, <em>ter.</em></p>
<p>Terebenthina est le remède le plus proche mais la miction est brûlante et les urines ont une odeur aromatique et sont facilement sanglantes, accompagnées d’un météorisme abdominal plus important.</p>
<p><strong>Appareil génital masculin :</strong></p>
<p>Affections suite de refoulement du désir sexuel (<strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.)</strong></p>
<p><strong>Appareil génital féminin :</strong></p>
<p>« Aménorrhée après déception amoureuse, après s’être mouillé les pieds. » Vithoulkas</p>
<p><strong>GF</strong> : <strong>RÈGLES</strong> / <strong>suppression</strong> des / <strong>mouillée</strong>, après s'être / <strong>pieds</strong>, les : <em>acon.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <em>hell.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong>N</strong>ux-m., <strong>puls.</strong>, <strong>rhus-t.</strong></p>
<p><strong>Thorax :</strong></p>
<p>Pouls lent, petit, irrégulier. Epanchements pleuraux.</p>
<p><strong>Dos et Extrémités :</strong></p>
<p>Diminution du sens musculaire; il doit prêter une attention soutenue au fonctionnement de ses muscles. Relâchement subit des muscles ; il laisse tout à coup tomber les objets qu´il tenait.  </p>
<p>Les pouces sont recroquevillés à l’intérieur des paumes (Cupr).</p>
<p>Mouvements spasmodiques d´un bras ou d´une jambe.</p>
<p>Mouvements convulsifs ou plutôt automatiques.</p>
<p><strong>Peau</strong></p>
<p>Chute de cheveux et des ongles. Œdème important. Anasarque.</p>
<p><strong>Fièvre et frissons</strong></p>
<p>« Il y a dans ces fièvres, une soif ardente ou une faim de loup peu commune. » Kent.</p>
<p>Les frissons commencent dans les bras pour s’étendre ensuite : <strong>bras</strong> : <strong>bell.</strong>, dig., <strong>hell.</strong>, <em>ign.</em>, mez., plat.</p>
<p><strong>Modalités caractéristiques : </strong></p>
<p><em>AGGRAVATION : </em></p>
<p>De 16 h. à 20 h. ; du soir au matin; par l´air froid ; en se découvrant ; par le mouvement.</p>
<p><em>AMELIORATION </em></p>
<p>Par l´air chaud ; en fixant son attention sur ses maux.</p>
<p><em>DESIRS ET AVERSIONS</em></p>
<p>Faim avec dégoût des aliments ; aversion pour les légumes (<strong>légumes</strong> : bell., <em>hell.</em>, hydr., <em>mag-c.</em>, ruta).</p>
<h2>Quelques cas cliniques :</h2>
<p>  </p>
<h3>1° Cas Dr Cohen J. :</h3>
<p>Jeanne B. née le 17/09/88 accompagnée de ses parents me consulte pour autisme fin novembre 89 (elle a 15 mois). </p>
<p> A l´interrogatoire des parents, j´apprends que la mère a eu des difficultés à être de nouveau enceinte (première grossesse il y a 10 ans). Elle a subi divers examens, des stimulations d´ovulations, des inséminations artificielles. </p>
<p> Jeanne a été procréée sans l´intervention du corps médical. Elle est née par césarienne (la poche des eaux était colorée avec un cordon ombilical autour du cou). </p>
<p> Le lendemain de la naissance est apparu un ictère traité par U.V. Elle était somnolente, avait des difficultés à boire. </p>
<p> Vers le 10ème jour de vie, elle a présenté des <strong>convulsions toniques</strong>, convulsions qui ont persisté malgré le Gardénal. Les parents ont noté qu´elles vont surtout se manifester la nuit entre 19h et 6h du matin. </p>
<p> Les convulsions étaient nombreuses, fréquentes pendant les 6 premiers mois de la vie, puis elles vont persister mais plus rarement. </p>
<p> De plus, elle fait des colères par spasme lorsqu´on la dérange (quand on lui nettoie les mains ou les oreilles), quand elle entend un bruit brutal (une porte qui claque). </p>
<p> A l´observation : </p>
<p> - <strong>apparition par intermittence de la langue (protusion tongue)</strong> </p>
<p> - <strong>chewing léger.</strong> </p>
<p> - l´enfant joue avec ses mains, <strong>indifférente</strong> à ses parents, à ma présence     </p>
<p> - lorsque je lui mets un objet dans une main, elle le tient mais ne le regarde pas et joue avec l´autre main. </p>
<p> - elle sourit par intermittence dans le vague, parfois elle rit aux éclats, sans raison (semble-t-il !) </p>
<p> - je la prends dans les bras; elle ne dit rien mais me repousse si je la tiens serrée pour l´embrasser </p>
<p> - elle soupire beaucoup,<br />
- elle mange très peu, </p>
<p> - elle a des difficultés à avaler les liquides, les aliments semi-liquides, </p>
<p> Prescription : elle reçoit une dose X 30 K. </p>
<p> Un mois après deuxième consultation : </p>
<p> - elle regarde les objets, </p>
<p> - elle cherche le regard des autres et lorsqu´on la regarde elle éclate de rire, </p>
<p> - elle pousse des <strong>cris pendant son sommeil</strong> surtout durant la sieste,   </p>
<p> - elle gazouille dans son lit, pour la première fois de sa vie, </p>
<p> - elle tète la joue de ses parents, </p>
<p> - elle <strong>sort toujours sa langue comme un serpent</strong>; parfois sa langue sort sur le côté, </p>
<p> - toujours <strong>indifférente</strong> aux objets; lorsqu´on lui met un objet dans la main, elle ne le regarde pas, mais de temps en temps (et cela est nouveau) elle le laisse tomber, </p>
<p> - déglutit difficilement la soupe, il faut lui tenir la tête en arrière, les purées passent bien, </p>
<p> - elle se défend pendant l´examen clinique pour la première fois, elle tient assise seule. </p>
<p> Prescription : elle reçoit X XMK. </p>
<p> Troisième consultation en mars 90 : </p>
<p> - toujours indifférente aux autres sauf à son père, </p>
<p> - regarde plus les gens, tourne sa tête quand on l´appelle, </p>
<p> - elle joue toujours avec ses mains, prend seule les objets mais ne les regarde pas quand elle les tient, </p>
<p> - essaie de se mouvoir sur le dos ou sur le ventre, </p>
<p> - souvent elle frissonne, </p>
<p> - elle se réveille toujours en pleurant avec un regard apeuré,<br />
Mi-avril 90 : </p>
<p> - plus présente, sourit beaucoup, rit aux éclats de façon appropriée, mais toujours indifférente à sa famille, à son pédiatre, </p>
<p> Prescription : une dose d´X MMK (en raison de l´impatience du pédiatre). </p>
<p> Juin 90 : </p>
<p> - elle pleure souvent sans raison, </p>
<p> - elle refait des grimaces, </p>
<p> - elle ne veut pas manger, ni marcher, </p>
<p> - elle avale des morceaux et donc souvent avale de travers, </p>
<p> - elle grince des dents, </p>
<p> - toujours indifférente à sa famille, </p>
<p> Septembre 90 : </p>
<p> - elle attrape et prend son biberon seule, </p>
<p> - elle joue avec les objets, </p>
<p> - elle claque sa langue, </p>
<p> - elle sourit aux autres enfants (deux fois par semaine, va en garderie), </p>
<p> - s´endort souvent avec la langue dehors, </p>
<p> - inconsolable la nuit quand elle pleure durant le sommeil, </p>
<p> - elle aime les câlins, </p>
<p> - je me dirige vers elle : grande surprise : Jeanne me tend les bras, me sourit, m´embrasse et participe à la consultation pour la première fois; exécute des ordres simples comme : "donne ta main" "ouvre la bouche" ...... </p>
<p> J. Cohen (France). </p>
<h3>2° cas Publié dans Echos du Centre Liégeois d’Homéopathie :</h3>
<p>Je la vois la première fois au cabinet le 14.05.2003 avec sa mère. </p>
<p> C´est une blondinette aux yeux bleus qui serait ravissante si ce n´était un regard vide, hébété, qui m´évoque, malheureusement, fortement le look d´un poisson pas très frais... Elle dessine à ma demande, de temps en temps sursaute et nous regarde brièvement comme si elle nous découvrait pour la première fois. Par moments, elle mâchouille un chewing-gum imaginaire. Après beaucoup d´encouragement et de stimulation, elle déclare qu´elle est venue parce que "Je réfléchis pas assez bien, je suis toujours dans la lune". </p>
<p> A ma demande: "la lune" pour elle n´est pas du tout un monde de refuge fantasmagorique, mais vraiment ressemble à la surface lunaire "— Je ne pense à rien.", "— C´est vide.", "— Il n´y a rien.". </p>
<p> Sa mère décrit une grossesse, accouchement et petite enfance sans aucune particularité, si ce n´est une <strong>lenteur</strong> importante, insouciance, manque d´organisation et de concentration. Elle est à présent en <strong>retard</strong> à l´école qui souhaite lui faire redoubler l´année car elle n´arrive pas à lire de manière adéquate. </p>
<p> Amandine est timide, en retrait, mais joue bien avec d´autres enfants. Elle ne se met pas en colère et ne se défend pas quand on lui prend ses affaires ou on la malmène. Elle est maladroite et renverse les objets mais aime beaucoup le sport. Elle pleure facilement et ne supporte pas la douleur. Amandine a le plus grand <strong>mal à répondre à mes questions</strong> simples, elle semble perdre le fil de ses pensées, sursaute et retourne sur son dessin. </p>
<p> Un bilan complet audio et ophtalmologique a conclu qu´elle ne présentait aucun trouble sensoriel.<br />
Solution </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - ne dit rien </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - après longue réflexion </p>
<p> PSYCHISME - PAROLE, élocution - lente </p>
<p> PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de concentration - en étudiant </p>
<p> PSYCHISME - GRIMACES </p>
<p> PSYCHISME - HEBETUDE </p>
<p> PSYCHISME - MALADRESSE, gaucherie </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> Le 11.6.2003, je crois rencontrer une petite blonde pétillante pour la première fois! Amandine est transformée, vive, éveillée, elle intervient dans les conversations, corrige sa mère et fait preuve d´un bon sens de l´humour. Sa mère décrit la stupéfaction familiale quand 24 heures après de la prise du remède elle a pris la parole pour la première fois à table... </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> 15.10.2003. Tout va beaucoup mieux mais la mère vient avec une liste de points sur lequel il faudrait activer la baguette magique: lire mieux et plus vite, ramasser ses affaires qu´elle laisse traîner partout, etc. </p>
<h3>3° cas Marie-Luc Fayeton :</h3>
<p>Un cas de psychose </p>
<p> Confirmation de l´hypothèse du Dr. Masi : Il a perdu la capacité de reconnaître une valeur aux choses et lui-même est sans valeur parce qu´il a voulu être La valeur. </p>
<p> Il s´agit d´un homme à l´adolescence difficile, échec scolaire et drogue, jusqu´à la rencontre d´une jeune femme dynamique dont il tombe amoureux à 20 ans, et ils vivent ensemble depuis 8 ans quand il décompense complètement à la naissance d´un enfant 7 mois avant la consultation. Il a renvoyé mère et enfant en Bretagne sans travail, sans ressources, et est retourné habiter chez sa mère.  </p>
<p> Échec de Fluoric acid donné le 16/11/84. </p>
<p> Le 7/1/ 85, Il est en pleine régression. Il ne se lave plus, il ne se rase plus, c´est la mère qui le lave et l´habille. Il passe sa journée assis sur une chaise, ou à suivre sa mère comme un toutou. </p>
<p> Il se présente devant moi comme un automate (Hell), raide, thorax en avant, menton relevé, bouche ouverte, bras écarté, le regard vague (Hell), il ne dit pas un mot (Hell).  </p>
<p> Il a répété plusieurs fois à sa mère : " je suis perdu " (Hell). </p>
<p> Si je pose une question, il y réfléchit longtemps (Hell), front serré (Hell), en se tirant sur les lèvres (Hell), pour finalement répéter la question (Hell). S´il arrive à parler, il parle extrêmement lentement (Hell), il ne finit pas ses phrases (Hell). </p>
<p> Beaucoup de patience me fait réussir à lui faire dire :  </p>
<p> " je suis indifférence (Hell) ". " Je suis comme un automate ". </p>
<p> " Cet enfant, je n´en voulais pas, je ne saurais dire pourquoi ".  </p>
<p> " Ça nous a désunis, je n´éprouve  plus d´amour pour ma concubine." </p>
<p> - Pourquoi dîtes vous ma concubine ?<br />
" Je ne la considère pas comme une femme par le fait même que je ne suis pas un homme. </p>
<p> " Je croyais avoir un but, je n´ai plus rien ". </p>
<p> " J´ai l´impression d´avoir vécu une indifférence comme ça après arrêt de la drogue. " </p>
<p> " J´ai du mal à penser que cet enfant, je puisse y être indifférent comme ça ;  ce petit, il n´y est pour rien." </p>
<p> Tous les symptômes se répertorisent à Helleborus. Je sors de ma trousse Helleborus 5 CH, j´en met dans l´eau et lui en donne toutes les 10 mn, tandis que j´essaie de le faire parler sur ce qu´il veut dire par le mot " perdu " </p>
<p> " Perdu, oui, je suis perdu ". </p>
<p> - Cela veut dire que vous ne guérirez pas? </p>
<p> - C´est plus profond. </p>
<p> - Ça a un rapport avec la vie éternelle ? (La famille est athée) </p>
<p> - Oui, c´est ça, c´est ça, on est une famille perdue. </p>
<p> Tout d´un coup, il se met à rire :  </p>
<p> " Ah, mais, je le sens, cette dose me fait du bien, je sens que vous, vous allez me sauver! "  </p>
<p> Il a passé une bonne soirée en famille, il paraissait guéri, et puis il a fait après souper une crise de tétanie, affolement général, appel aux urgences, hospitalisation, et quelques jours après, je le retrouve dans le même état que précédemment. </p>
<p> Le 11/1/85, je lui donne Helleborus XM. </p>
<p> Le 21/1, on me dit qu´il se lave, se rase, répond au téléphone. </p>
<p> Le 29/1, il a une allure presque normale en entrant chez moi : </p>
<p> - Comment allez-vous ?  </p>
<p> -  Si je parle vous allez penser que je vais mieux.  </p>
<p> -  Il faudrait surtout pas ?  </p>
<p> -  (il rit) Non c´est pas ça. </p>
<p> - Avez-vous toujours ce sentiment profond d´être perdu ? </p>
<p> - Oui. Ils croient que je vais sortir de cet état mais moi je... "<br />
- Vous m´aviez dit que vous méritiez un châtiment ? </p>
<p> - Certainement. </p>
<p> - Qu´est ce que cela peut être ? </p>
<p> - Que je reste comme ça.  </p>
<p> - Qui vous l´a donné ce châtiment ? </p>
<p>- Peut-être que c´est le Bon Dieu (il rit). </p>
<p> - Vous riez parce que vous savez que ce n´est pas vrai. Dieu veut que vous redeveniez un homme - <br />
- Qui vous dit que j´ai été un homme avant ? Toute ma vie ça été comme ça. </p>
<p> - On ne vous a pas appris que Dieu veut vous aider à devenir un homme ? </p>
<p> - Je crois que je n´ai rien compris. Je sais que vous dites vrai mais ça n´entre pas en moi. </p>
<p> - Pourquoi ? </p>
<p> - J´ai l´impression que les mots que j´entends maintenant n´avaient jamais eu de signification. J´ai toujours employé des mots sans en connaître la valeur. </p>
<p> La prescription s´est faite sur une répertorisation, mais toute l´histoire parle d´une absence de valeur : il n´est pas un homme, sa femme n´est pas une femme, il n´a jamais donné de valeur aux mots, il est indifférent à l´enfant, " le pauvre petit ". </p>
<p> Le 22/02/I985. </p>
<p> Il reçoit Helleborus LM : Résultat spectaculaire. </p>
<p> Le 27/03/I985. </p>
<p> La mère dit qu´elle le trouve beaucoup mieux. Il rencontre les copains. Il fait du sport, du ski, de la natation. Il fait de la musculation parce qu´il trouve que sa peau est trop molle. </p>
<p> En consultation, il n´avoue pas qu´il va mieux, mais il est redevenu un beau jeune homme coquet et il  plaisante avec moi. Il tremble encore à l´extension des doigts. </p>
<p> Je sens que l´angoisse de sa situation est un obstacle à sa guérison : faillite commerciale, aucun diplôme, le chômage dans la région. Aussi je lui dis :  </p>
<p> - Ne pensez pas à l´avenir,  car c´est l´angoisse de l´affronter qui vous empêche de guérir. </p>
<p> - Alors, à quoi faut-il penser ? S´il ne faut penser ni au passé, ni à l´avenir ? (il rit). Je me demande toujours si cette naissance, il faut que je l´assume ? Il m´a remplacé d´une certaine façon, le " pauvre petit ". Il n´y est pour rien, je me montrais toujours fort, j´étais très faible, et j´en arrive toujours au même point ; c´est cette naissance. Il est bien là. On ne peut pas le supprimer. Il existe. </p>
<p> Là où je me suis leurré c´est en prenant du LSD, on brûle les étapes, on a l´impression de résoudre les problèmes avec le LSD, et face à des problèmes d´adulte on n´est pas prêt. </p>
<p> Cérébralement, ça m´a laissé quelque chose. Ca m´a lésé le cerveau ". </p>
<p> - Non, vous n´avez aucune lésion au cerveau. Mais vous n´avez pas fait votre maturité. Votre paternité est comme une jambe cassée. Laissez là dans le plâtre sans l´obliger à fonctionner tant qu´elle est incapable de fonctionner. Quand elle fonctionnera, vous sentirez en vous l´envie de cet enfant. </p>
<p> - Et si ça n´arrive jamais ?  </p>
<p> - Je vous promets que ça arrivera, mais en temps voulu. Pour l´instant n´y pensez pas. </p>
<p> Il est parti tout content.<br />
Le 18/041985 </p>
<p> J´apprends pas sa mère qu´il a envoyé un cadeau à son fils. </p>
<p> Le 06/02/1986 </p>
<p> Il lance une petite affaire, a pris un appartement, attend sa femme et son fils qui vont arriver de Bretagne de façon imminente. </p>
<p> Le 25/07/1987 </p>
<p> Il m´annonce une " bonne nouvelle ", sa femme attend un 2° enfant. </p>
<p> Une nouvelle dose de Helleborus réglera :<br />
- Une crise de foie en février 86. </p>
<p>- Une gonalgie post traumatique durant depuis 2 mois en Février 87. </p>
<p>- Un rhume suite de baignade en rivière en juillet 87. </p>
<p> Je le revois le 31/12/93. Il a deux enfants, sa femme est heureuse, il n´y a pas de père plus tendre, il a monté une petite entreprise de plomberie en Corse, ça va bien. Mais il se sent un peu déprimé : </p>
<p> "J´ai de l´argent et j´en profite. Quand je regarde ma petite famille, je me dis que je suis heureux. Je fais du tennis, du ski. Mais en fait, je me crée un personnage, je ne suis pas comblé. Il arrive un moment où je perds ma motivation. J´acquiers le savoir par l´expérience de la vie, je n´ai pas le nez fourré dans les bouquins. A l´école, j´étais attiré par ce qui se passait dehors, je cherchais les sensations, je jubile quand je me fais des sensations. C´est pas là que je vais m´enrichir. Finalement, je n´ai pas un rôle intéressant à jouer, ma valeur, dans le commerce, ça se mesure au chiffre d´affaires, c´est tout du vent; les confrères, dans la profession, ce n´est pas des lumières, ils sont mesquins, jaloux. Je voudrais être comme vous. " </p>
<p> Autrement dit : </p>
<p> Ses activités ne le comblent pas. </p>
<p> Ses sensations, ce n´est pas ça qui va l´enrichir (au sens de lui donner de la valeur). </p>
<p> Ses relations, ce ne sont pas des lumières. </p>
<p> Sa profession ne lui donne pas beaucoup de valeur.<br />
Bref, rien n´a de valeur, et lui non plus. La même problématique profonde, mais combien plus nuancée ! </p>
<p> " - Qu´est-ce que vous m´enviez ? </p>
<p> " - Vous, votre valeur, c´est de guérir les gens. Et puis, vous avez des certitudes, il n´y a pas de doutes dans votre tête. La question à laquelle je ne pourrai jamais répondre, c´est l´existence de Dieu. Là encore, il y a beaucoup d´efforts à faire pour en savoir davantage. Je suis attiré par certaines choses, mais il y a un blocage. " </p>
<p> Autrement dit, il n´a pas " découvert le bonheur humain comme un cadeau de Dieu pour l´aider à comprendre la divinité " (Masi). </p>
<p> HELLEBORUS 100K abMM </p>
<p> Le 11/12/96, je le revois dans mon cabinet. Il ne vient pas chercher une dose. Il en a pris une cet été. Il a été " déstabilisé " quand le frère de son amie a laissé sa femme.  </p>
<p> " La dose m´a fait beaucoup de bien tout de suite, dit-il, mais après une dose on rentre dans une phase où on se pose des questions. Avant, je redoutais ça, maintenant, j´y prends plaisir, je suis vraiment moi-même. J´ai réalisé que je n´étais pas un homme honnête. Il a fallu que je vienne vous en parler, mon cœur bat depuis hier soir à l´idée de vous rencontrer. Je ne suis pas croyant, et en même temps, je pense à vous. Je ne comprends pas. Vous êtes la seule parole du Bon Dieu pour moi. Je n´ai aucune instruction, je n´ai rien fait à l´école. Le travail que je fais ne nécessite pas d´autre qualification pour réussir que d´être roublard ; ça tient avec des combines. Les gens qui voient ma réussite trouvent ça formidable. S´ils savaient ! L´argent que je gagne n´est pas toujours gagné à la sueur de mon front. Je n´ai pas envie de la vie modeste d´un homme honnête. L´honnêteté, ça ne paye pas. Je n´ai pas la force de la choisir, et je ressens une insatisfaction profonde, ça sonne creux. Pour me sentir mieux, est-ce qu´il faut que je passe par là : appliquer les dix commandements ? " </p>
<p> Je ne sais pas la suite de cet échange, mais je peux le dire vraiment guéri : la guérison, c´est la lucidité, après, l´homme en fait ce qu´il veut. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 23/5/97<br />
Evolution </p>
<p> Le 20/8/99, il va bien; il a eu un accident de voiture en 98 qui s´est soldé par un lumbago et une manipulation vertébrale. </p>
<p> " Le type a grillé le feu, mais je n´ai pas eu de bons réflexes, j´étais mal dans ma peau, trop pris par mes soucis; j´ai repris une dose d´Helleborus, ça m´a rendu les idées plus claires. " </p>
<p> Il est  attaché à la Corse, mais il aimerait vivre dans plus de légalité, et il se pose la question de revenir sur le continent, il n´arrive pas à se décider.  </p>
<p> - Et vous, par rapport à la l´honnêteté personnelle, ça ne vous pose plus de problèmes ? </p>
<p> - j´ai réussi à me modifier par rapport à ça, je suis plus clair. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 20/8/99 </p>
<h3>4° cas Dr KERSTEIN :</h3>
<p>Grégory, 7 ans et demi, aîné de trois enfants, se présente en septembre 92. </p>
<p>Motif de la consultation : trois verrues, une sur les yeux, une autre au pied et une sur un orteil. </p>
<p>Mais la mère ajoute finement " Je sais que les homéopathes s´intéressent à tout, alors je complète. Grégory se plaint parfois du ventre, notamment, mais pas exclusivement en voiture ". </p>
<p>Accouchement au forceps. </p>
<p>A un an : selles trop nombreuses, guérison par homéopathie. </p>
<p>A l´école maternelle et même actuellement, l´enfant se sépare difficilement de sa mère. </p>
<p>Physique, goûts et aversions alimentaires : rien à signaler. </p>
<p>Plutôt ordonné, il se contrôle assez bien. Très réservé, ne se livre guère, manque de confiance en lui. </p>
<p>La mère ajoute : " Il se concentre difficilement quand il s´agit de faire ses devoirs ou d´étudier ; je dois l´aider ; son esprit est dispersé, il est lent et cette lenteur a été confirmée par son instituteur, il semble ne pas entendre, ni comprendre au point que je l´ai conduit chez l´ORL, qui n´a rien trouvé d´anormal ". </p>
<p>A ce moment, je crois tenir le remède mais je freine mon enthousiasme, et j´interroge moi-même Grégory qui tarde à répondre. </p>
<p>A l´examen, je constate une certaine hypotonie musculaire. L´enfant porte des lunettes, la mère me signale qu´il a été opéré de strabisme l´an dernier. </p>
<p>Solution </p>
<p>Par principe, j´effectue une petite répertorisation. </p>
<p> 1. Mind, slowness </p>
<p> 2. Mind, concentration, difficult, studying </p>
<p> 3. Eye, strabismus </p>
<p> 4. Mind, childish behaviour (à l´heure actuelle, l´enfant se sépare difficilement de sa mère).</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="670">
<tbody>
<tr>
<td width="40" valign="top"> 1 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - LENTEUR </td>
<td width="33" valign="top"> 149  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">2 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de - étudiant; en </td>
<td width="33" valign="top"> 108  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">3 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">OEIL - STRABISME </td>
<td width="33" valign="top"> 88  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">4 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - ENFANTIN, puéril; comportement </td>
<td width="33" valign="top"> 75  </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="41" valign="top">    </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>nux-v.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>calc.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>aeth.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>bell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>puls.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>sulph.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>alum.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hyos.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>lyc.</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top"><strong>4/10</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/8</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/7</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">1</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">2</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">4 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">3</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">4</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>  </p>
<p>La répertorisation ne fait que confirmer l´impression que Helleborus est le bon remède, la mère m´avait donné la clé du problème en consultant un ORL pour l´audition insuffisante, alors que l´examen est normal. </p>
<p> Hering nous dit : " L´appareil auditif est intact mais n´entend rien distinctement, ni ne comprend, répond après avoir réfléchi longtemps " (comme Grégory). </p>
<p>  Donc Hell 200 K à renouveler après un mois si nécessaire. </p>
<p> Décembre 1992 : après deux mois, je revois Grégory.  </p>
<p>Il ne s´est plus plaint de l´abdomen. Mais surtout, à la grande joie de la mère, les trois verrues ont disparu après un mois, bien qu´Helleborus ne soit pas évoqué dans la rubrique des verrues. </p>
<p> Mais je suis plus ambitieux que les parents, je suis convaincu que, dans ce cas, l´homéopathie peut être autre chose qu´un traitement anti verrues, qu´elle peut toucher le mental de ce garçon. Bien qu´il ait de bons résultats scolaires, la mère reconnaît que son fils doit être aidé, et qu´en fait, il travaille plus que ses compagnons. </p>
<p> D´ailleurs, ses parents ont conscience du problème et viennent de commencer une approche psychologique chez un spécialiste. </p>
<p> Pour ma part, je souhaite pouvoir continuer l´administration d´Helleborus, tout en sachant qu´un résultat favorable pourrait être attribué au traitement psychiatrique. </p>
<h3>5° cas Dr Ozanon :</h3>
<p>25 ans de mariage, 25 ans de confiance aveugle. C´est un homme effondré qui m´est "amené" par sa belle-sœur. </p>
<p> " Depuis deux mois il est prostré, il n´assume plus rien: il vient de découvrir que sa femme l´a dilapidé de tout son argent. Il est au bord du divorce, c´est elle qui fait les formalités. Depuis des années sa femme se mettait de l´argent de côté, elle a entièrement équipé le futur appartement qu´elle occupera avec son amant. Et mon beau-frère n´a jamais rien remarqué. De plus, elle était très dépensière depuis quelques mois: plus de 30 paires de chaussures, des robes, des manteaux... La dernière note de téléphone s´élève à 8000 Fr., c´est son banquier qui l´a mis en garde, le découvert devenant énorme. Faites quelque chose pour lui, aidez le à réagir, il a toujours été fragile, il avait fait une première dépression après le décès son père. Je l´ai forcé à venir vous voir, il restait muré". </p>
<p> Je demande à le rencontrer seul: c´est en effet un homme de 50 ans "abasourdi" qui s´installe devant moi: "un coup d´assommoir, elle va m´anéantir", murmure-t-il. L´interrogatoire n´est pas facile. Il me parle de ses 2 enfants qu´il a mis au courant depuis 3 semaines: "le plus jeune de 15 ans m´échappe, l´aîné de 17 ans est de marbre...". Il me parle de sa fragilité nerveuse: fatigable, il est peu résistant au travail, affrontant mal les difficultés, les conflits. Dans les ATCD, il me signale une tumeur cérébrale opérée à 13 ans. La récupération a été très longue: problèmes de mémoire, d´élocution, ce qui l´a obligé à arrêter ses études de pharmacie. Il est alors rentré dans l´entreprise familiale (encore dirigée par sa mère de 85 ans qui est une véritable maîtresse femme). Il ne va mieux que depuis 10 ans environ, mais reste passif, ayant peu d´intérêt aux choses de la vie quotidienne, n´ayant qu´un rôle subalterne dans son travail. Il ne ressent même pas d´ennui, fonctionnant presque comme un automate.<br />
Je feuillette mon répertoire: </p>
<p> PSYCHISME - STUPÉFACTION  (stupeur) - traumatisme à la tête; après un: 6 remèdes: </p>
<p> Arnica, cicuta, conium, helleborus, pulsatilla, rhus tox. </p>
<p> Je me rappelle un travail de Masi d´oct. 89 concernant Helleborus: "Toutes les choses lui semblent superficielles et sans valeur. "Vanité des vanités, tout est vanité". Perte de la joie de vivre: il voit la joie des gens et tous ses malaises s´aggravent. Sa faute: a voulu  avoir toutes les valeurs. Châtiment: perd la capacité de reconnaître une valeur aux choses. Egt: sera donneur de valeur. </p>
<p>  HELLEBORUS XM est donné en avril 94. Je le revois un mois plus tard: "j´ai l´impression d´émerger d´une longue léthargie". Il est en effet rapidement sorti de sa torpeur et a repris la situation en main: démarche chez l´avocat, discussion avec ses enfants, reprise du travail... Je le reverrai encore deux à trois fois. Helleborus ne sera redonné qu´une seule fois devant une reprise des angoisses avec insomnie et une difficulté à réfléchir... </p>
<p> Des nouvelles me sont données régulièrement par sa belle-sœur: ses affaires sont définitivement réglées, il vit avec ses enfants et s´est bien réinvesti dans son travail. </p>
<h3>6° cas G. Vithoulkas :</h3>
<p>Un jeune homme, 22 ans, est venu à notre consultation. Il se plaignait surtout d’une céphalée chronique, d’une lourdeur marquée de la tête et il observait que ses céphalées étaient fortement accentuées par l’effort intellectuel. Il lui était de ce fait impossible de se concentrer. Ses maux de tête avaient débuté il y a quelques années, à une période où il avait échoué trois fois de suite à ses examens scolaires. Il se disait paresseux et sans aucun gout pour l’étude, il résumait son comportement en disant, “J’aimerai mieux voir le diable qu’un bouquin.” Il était actuellement encore à l’école et craignait d’échouer une nouvelle fois à ses examens, ce qui lui procurait beaucoup d’anxiété et de désespoir et, parfois même, des idées suicidaires. </p>
<p>L’aspect le plus important du cas, c’était l’impression qu’il donnait lors de l’examen. Il apparaissait ralenti et lourd, et très lent à comprendre. Il donnait rarement d’information de son propre chef et se contentait de rester assis sans bouger, avec un regard presque stupide. Il fermait souvent ses yeux et semblait épuisé. Lorsqu’on le pressait de questions, en l’encourageant à être plus précis dans ses réponses, il plissait le front en un effort de réflexion manifestement pénible et inefficace. Il était très lent et répondait aux questions uniquement par quelques mots. Tout effort de concentration était rapidement abandonné, et il répondait assez souvent, "Je ne sais pas." En deux mois, Helleborus 50M l’a transformé. </p>
<p>Selon mes vues, ce cas est tout à fait caractéristique d’Helleborus, et correspond aux stades initiaux de la pathogénésie du remède.  La lenteur est caractéristique. Ici nous avons un patient qui éprouve une grande difficulté à percevoir des stimuli, des questions par exemple, et à tenter d’y répondre. Le patient Helleborus marque une pause assez longue et finit par répondre avec hésitation. "Je le crois," est souvent sa meilleure réponse. Dans le Répertoire, nous trouvons Helleborus dans la rubrique, <em>'Répondre, réfléchit longtemps avant de'</em>. </p>
<p>Il nous faut noter aussi ce type de céphalée; une céphalée stupéfiante. Stupéfaction et ralentissement caractérisent ce cas. Dans notre matière médicale, on ne peut trouver les descriptions de tous les cas que l’on peut rencontrer, mais les thèmes généraux de la description du remède nous nous donnent des indices qui peuvent être appliqués à ces cas. </p>
<p>Le principal thème d’Helleborus dont on doit se souvenir est la stupéfaction et la difficulté de communiquer. Il y a bien sûr une grande différence entre ce stade précoce dans la pathologie d’Helleborus, et les stades plus évolués et plus caractéristiques, avec stupeur, convulsions, roulement de la tête en agonie, et inflammation du cerveau et des méninges. </p>
<h3>7° cas Dr Kent J.T. :</h3>
<p>Il s’agit d’un enfant âgé de 8 à 10 mois, atteint d’hydrocéphalie, pour lequel plusieurs médecins parmi les meilleurs établis dans notre ville ont décidé d’abandonner tout soin, considérant son cas au-delà de toute solution thérapeutique. C’est ce qu’ils ont tous dit à son père, après confirmation du diagnostic. J’ai été appelé vingt-quatre heures après cette révélation. L’enfant était totalement inconscient alors et avait, depuis deux jours, les pupilles très dilatées, sans réaction cornéenne au toucher, et tout portait à prédire une mort proche. </p>
<p>La première question que j’ai posée était la suivante: "Les reins fonctionnent-ils depuis un ou deux jours?" et après que l’on m’ait certifié qu’il n’avait presque pas uriné, je lui ai prescrit immédiatement Helleborus 1000,  une dose. En quelques heures, il y a eu une bonne reprise de la diurèse, diurèse qui s’est accentuée et maintenue ensuite, avec modification de tous les symptômes cérébraux jour après jour, avec retour de la conscience en une semaine environ, et une récupération complète de la santé en deux ou trois semaines. </p>
<p>Pendant toute cette période, il n’a fallu qu’une à deux doses au plus d’Helleborus, accompagnées d’une seule dose de <em>Bell</em>., <em>Nux</em>., et d’un ou deux remèdes en haute dynamisation, pour des symptômes les nécessitant ; mais ces doses n’ont été administrées que pendant une durée de 24h, et en général à des intervalles de deux à quatre jours voire plus. Cet enfant est devenu l’enfant le plus brillant de cette grande famille, et a bien réussi dans sa scolarité. </p>
<p><strong>Kent, Homeopathic Physician - 1881, vol. I, No. 7</strong> </p>
<h2>Bibliographie :</h2>
<p>  </p>
<p>Duprat Henry, Traité de Matière Médicale Homéopathique, 2° édition, J.B. Baillère </p>
<p>Farrington E. A. Matière Médicale Clinique. Editions Similia </p>
<p>Hering C., Les Symptômes Guides de Notre Matière Médicale, tome 5. </p>
<p>Kent J.T. Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Kerstein J., Ma pratique Homéopathique au quotidien – 101 Cas commentés. </p>
<p>Lathoud J.A., Etudes de Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Mateu Ratera, Premiers Secours en Homéopathie </p>
<p>Vithoulkas George, Talks on Classical Homeopathy. B. Jain. </p>
<p>Vithoulkas George, Materia Medica Viva, tome XI</p>
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		<item>
		<title>Le “continuum” d’une théorie holistique des maladies</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 05:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[theorie de la santé]]></category>
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		<description><![CDATA[Préambule
Un grand merci au Dr. Jean-Claude Ravalard qui a traduit ce texte dont je viens de finir le "lissage" français.  Ce document capital a été accepté après revue critique du comité de lecture dans une grande revue médicale officielle. Nous recommandons à nos lecteurs de l'imprimer et de le diffuser à toutes les personnes intéressées. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Préambule</p>
<p>Un grand merci au Dr. Jean-Claude Ravalard qui a traduit ce texte dont je viens de finir le "lissage" français.  Ce document capital a été accepté après revue critique du comité de lecture dans une grande revue médicale officielle. Nous recommandons à nos lecteurs de l'imprimer et de le diffuser à toutes les personnes intéressées. N'hésitez pas non plus à le donner à votre médecin pour le placer face à ce qui sera peut être sa première réflexion critique sur son art depuis sa sortie de la Faculté.</p>
<h1>Le “continuum” d’une théorie holistique des maladies</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-99" title="george_vithoulkas" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas.jpg" alt="George Vithoulkas, l'un des plus grand cliniciens et théoriciens de l'homéopathie" width="200" height="233" /></a>George Vithoulkas, Stefano Carlino</p>
<p>International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos, Grèce</p>
<p>Résumé</p>
<p>Le sujet de ce travail a été inspiré par une question posée par un enfant : ‘Pourquoi suis-je malade?’ La question est très intéressante, mais la réponse n’est pas simple. Cet article évoque quelques réponses possibles à cette question délicate. Au cours de la vie d’un sujet, de la naissance jusqu’à sa mort, il y a un “continuum” dans les états pathologiques que cette personne peut éprouver. Le corps, dans son ensemble, souffre profondément à chaque fois qu’une pathologie aigue ou chronique est maltraitée ou négligée. Les maladies aigues et chroniques qui constituent le passé médical d’un patient, sont une suite de réponses immunitaires, étroitement liées les unes aux autres, et forment un véritable “continuum” dans le temps au cours duquel chaque évènement ne représente qu’un point localisé.</p>
<p>L’idée soutenue dans cet article est que la suppression des maladies, que ce soit à la suite de nombreux médicaments chimiques ou à d’autres moyens thérapeutiques, submerge très souvent les défenses naturelles de l’organisme et contraint le système immunitaire à accepter un compromis pour se replier sur une ligne de défense plus en retrait, repli qui constitue alors le commencement d’une nouvelle affection chronique. Ainsi, l’inflammation initiale d’une affection aigue peut se prolonger en un processus inflammatoire subaigu à un niveau plus profond.</p>
<p>Les affections inflammatoires aigues doivent en conséquence être traitées très soigneusement dés le début dans l’enfance afin de ne pas contraindre le système immunitaire à accepter de compromis. On peut aussi prétendre ici que toutes les affections dégénératives chroniques ont un caractère inflammatoire subaigu, et que cette “inflammation” constitue le paramètre commun le plus important de toutes ces maladies.</p>
<p>Mots clés : continuum d’une théorie holistique des maladies • homéopathie • fièvre • maladie aigue et chronique • inflammation subaigüe • théorie holistique</p>
<p>Full-text PDF: <a href="http://www.medscimonit.com/fulltxt.php?ICID=878341">http://www.medscimonit.com/fulltxt.php?ICID=878341</a></p>
<p>Références: 129</p>
<p>Adresse de l’auteur : George Vithoulkas, International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos, Northern Sporades 37005, Grèce</p>
<p>e-mail : george@vithoulkas.com</p>
<p>Reçu : 2009.02.23</p>
<p>Accepté : 2009.08.31</p>
<p>Publié : 2010.02.01</p>
<p>Special Report</p>
<p>© Med Sci Monit, 2010; 16(2): SR7-15 WWW.MEDSCIMONIT.COM</p>
<p>PMID: 20110932</p>
<h2>Introduction</h2>
<p>Tout au long de la vie d’un patient, de la naissance jusqu’à sa mort, il y a un “continuum” dans la succession des maladies naturelles, aigues et chroniques. Lorsque les maladies chroniques n’ont pas été traitées de façon correcte et que le système immunitaire du patient est affaibli, la santé de l’individu dans son ensemble se trouve réellement mise en péril.</p>
<p>Les maladies aigues de l’enfance (non pas les maladies épidémiques qui se manifestent avant tout dans les appareils les plus exposés à l’environnement, c’est-à-dire les systèmes respiratoires, digestifs et cutanés), doivent être traitées avec la plus grande attention et ne pas être supprimées par une surabondance de médicaments, sinon ces maladies aigues se prolongeront sous la forme d’une sorte de processus inflammatoire subaigu, facilitant l’expression des prédispositions génétiques de l’organisme, et ainsi la manifestation de maladies chroniques dégénératives.</p>
<p>Toutes les affections chroniques présentent également un caractère inflammatoire, et cette “inflammation” constitue le paramètre commun le plus important qui caractérise toutes les maladies.</p>
<p>Si l’organisme, alors qu’il réagit par une forte fièvre, est soumis de façon répétitive à une agression par des remèdes chimiques puissants ou en quantité excessive, le système immunitaire, déjà fragilisé, peut alors être mis en péril jusqu’à ne plus être capable de réagir par une forte fièvre, même s’il est exposé à des germes virulents [1]. Le syndrome de fatigue chronique ou encore le “syndrome post-viral” en sont les meilleurs exemples. On sait dans ce cas qu’une affection chronique peut se développer après une infection virale [2], affection chronique qui va se manifester parfois par une intense fatigue permanente, avec une faiblesse musculaire, une fièvre modérée, de ganglions lymphatiques douloureux, des céphalées et un état dépressif. Une hépatite virale aigue est un autre exemple à évoquer. Cette hépatite aigue peut se prolonger par un trouble hépatique évoluant jusqu’à la cirrhose [3] ; un autre exemple peut être une fièvre rhumatismale aigue qui se termine par une affection cardiaque chronique [4–12]. On sait également que les vieillards ont une capacité moindre à déclencher une forte fièvre après exposition à un agent infectieux [1,13]. Dans tous ces cas, lorsqu’une forte fièvre liée à une infection virale est stoppée énergiquement par des thérapeutiques suppressives, le niveau général de santé se trouve sérieusement altéré et c’est à ce moment que pourra débuter une nouvelle affection chronique dégénérative, à laquelle l’organisme est génétiquement prédisposé.</p>
<p>On peut alors se poser les questions suivantes : “Quelle est la relation entre des processus inflammatoires aigus et des maladies chroniques caractérisée par des exacerbations aigues ?”, et “Est-il possible qu’elles représentent toutes deux une seule et même ligne de perturbation de base ?”</p>
<p>Dans des affections aigues, après l’intervention agressive par de puissantes substances chimiques, l’état de santé global du patient va décliner, l’organisme abandonne en effet sa ligne de défense périphérique pour se replier sur une zone plus en retrait, plus profonde. Si cette nouvelle ligne de défense est attaquée elle aussi, une autre ligne encore plus profonde prendra le relai. La réduction des défenses de l’organisme se fera selon un plan hiérarchique qui semble être un archétype chez tous les êtres humains – les infections progressent de la périphérie vers le centre.</p>
<p>On peut donc en déduire l’hypothèse que le système immunitaire, dont le but principal est de maintenir la vie à tout prix, est structuré de telle sorte qu’il répond à différents niveaux et réagit de diverses manières. Le système immunitaire possède plusieurs niveaux de défense. La première ligne de défense consiste déclencher une forte fièvre. Si cela n’est plus possible, par déficience du système immunitaire, la deuxième ligne de défense sera un processus inflammatoire subaigüe, processus plus diffus et donc plus débilitant, car faisant intervenir des organes ou des systèmes vitaux [14,15].</p>
<h2>L’infinie complexité de l’être humain</h2>
<p>Si nous considérons l’être humain comme un tout, avec une intelligence, des sentiments, un langage, des capacités cognitives et créatrices, <strong>aucun autre organisme sur cette planète n’est aussi complexe et multidimensionnel</strong>. Il n’y a par conséquent aucune chance qu’un examen biochimique, quel qu’il soit, puisse nous apporter une réponse réellement certaine sur le niveau de santé d’un individu à un moment précis. Les examens de laboratoire ne peuvent nous donner qu’une idée très grossière de ce qui se passe au niveau biochimique à un moment donné, mais ils ne peuvent nous renseigner sur le véritable état de santé de cet individu dans sa globalité. Dans cet article, nous tenterons de donner quelques paramètres qui aideront le médecin à avoir une meilleure idée sur le niveau global de santé de son patient.</p>
<h2>Rôle de l’environnement dans l’apparition et le développement des maladies</h2>
<p>Généralement, les maladies comment à se manifester dès les tout premiers jours de la vie, lorsque l’environnement devient hostile pour le nouveau-né. Nous vivons dans un environnement où existent des substances ou des organismes porteurs de maladies qui forcent l’organisme à se défendre.</p>
<p>Si les capacités de l’individu à s’adapter et à se défendre sont moins puissantes que celles de l’organisme hostile qui cherche à mettre en défi la santé de l’individu, une maladie peut s’installer. Pour qu’une maladie apparaisse chez un individu, il est évident qu’il faut un agent agressif, mais le système immunitaire doit aussi être affaibli et avoir une prédisposition envers l’organisme hostile. Par exemple, dans un premier temps, on peut y avoir un microbe et un organisme qui est sensible à ce microbe qui peut alors induire une infection microbienne, ou une substance chimique à laquelle un organisme sensible est exposé, cette exposition pouvant alors être la cause de l’apparition d’une maladie [16,17].</p>
<h2>Rôle du style de vie dans l’apparition des maladies</h2>
<p>Notre style de vie est un autre élément important à l’origine des maladies. Nos maladies sont souvent la conséquence de notre style de vie, de nos habitudes, en particulier alimentaires, de nos pensées, de tout élément qui va à l’encontre des lois de la nature. Si nous allons au-delà des limites imposées par la nature, l’équilibre, l’homéostasie se trouve inévitablement perdue. Par exemple, si nous nous dépensons au-delà d’un certain niveau d’endurance, l’organisme va réagir en développant une maladie. Lorsque nous ruminons des pensées négatives, nous pouvons induire des prédispositions particulières à des affections chroniques.</p>
<h2>“Prédisposition aux maladies”</h2>
<p>L’environnement et le mode de vie ne sont pas des éléments suffisants pour provoquer des maladies ; il faut un agent vecteur d’une maladie et <strong>l’organisme humain peut être sensible à ce vecteur</strong> et de ce fait développer une maladie aigüe. C’est un fait bien connu que plusieurs hommes peuvent avoir une relation sexuelle avec une femme atteinte de gonorrhée et que seul l’un d’entre eux tombe malade. Un organisme développe une maladie lorsqu’il en a une prédisposition, une faiblesse vis-à-vis d’un agent vecteur de cette maladie (tout le monde ne développera pas une tuberculose après exposition au <em>Mycobacterium tuberculosis</em>). En d’autres termes, lorsque l’équilibre entre la force de l’agresseur et celle d’un des mécanismes de défense est en faveur de l’agresseur, l’organisme tombe malade, et, si la suprématie de l’agent agresseur est trop marquée, celui-ci peut même tuer le patient. Les prédispositions sont congénitales dans la majorité des cas [18–21], mais l’utilisation de certains médicaments, comme les antibiotiques [22–31], ou une exposition à des radicaux libres ou à d’autres substances chimiques présentes dans l’environnement [32,33], peut induire des mutations de l’ADN qui peuvent elles-mêmes entraîner le développement de prédispositions acquises, liées à l’affaiblissement de certains tissus ou organes. Normalement, environ 10<sup>4</sup> bases de l’ADN d’une cellule sont détériorées chaque jour, et chaque cellule répare ces anomalies en permanence afin de maintenir l’intégrité de son génome. Heureusement, ce mécanisme très complexe est efficient, mais sa défaillance peut jouer un rôle dans le développement de nouvelles prédispositions [34].</p>
<h2>La suppression de maladies aigues comme cause du déclenchement de maladies chroniques</h2>
<p>Allons un peu plus loin dans cette voie ; nous avons des maladies que nous appellerons aigües, et des maladies qui sont chroniques et dégénératives. Il est important de comprendre pourquoi tel individu fait une maladie aigüe et tel autre une affection chronique. Nous voulons découvrir ce qui se passe réellement chez une personne qui est née avec des problèmes de santé et comment ces problèmes évoluent tout au long de sa vie.</p>
<p>Nous présentons tous ou presque des problèmes de santé. Tout enfant possède en lui dès la naissance le potentiel d’être malade à un moment ou à un autre, que ce soit une maladie aigüe ou chronique.</p>
<p>L’allure générale des maladies en pathologie humaine se répartit en deux groupes principaux, selon leur expression fébrile ; un premier groupe avec une forte fièvre, un deuxième groupe avec peu ou pas de fièvre. Au premier groupe appartiennent les maladies aigües, au deuxième les maladies chroniques. Le but principal de cet exposé est de montrer la relation entre de telles maladies chez le même individu ; en d’autres termes, montrer qu’il existe au sein d’un organisme un continuum qui détermine la réaction du système immunitaire de l’individu.</p>
<p><strong>Une très intéressante observation est que de nombreuses maladies chroniques présentent des exacerbations et des rémissions </strong>[35–44]. Prenons le cas par exemple d’un sujet souffrant d’épilepsie. Lors de la période critique, il fait un épisode convulsif, mais lorsqu’il n’a pas de crises, qu’est-ce qui change dans son organisme et quelles sont les modifications qui vont permettre la survenue d’une nouvelle attaque ? On peut se poser la même question en cas de sclérose multiple, d’asthme, de coryza spasmodique et d’autres affections chroniques dégénératives.</p>
<p>On peut alors légitimement se demander si “les crises d’exacerbation qui surviennent au cours d’une maladie chronique seraient comparables à des maladies aigües, comme si l’organisme faisait une rechute ?” <strong>Si nous pouvons comprendre comment l’organisme se comporte, nous pourrons peut-être arriver à une théorie sur les maladies qui sera complètement différente de ce qui est enseigné aux étudiants dans une école de médecine conventionnelle. </strong></p>
<p>Dans les facultés de médecine, les étudiants apprennent à différencier maladies aigües et chroniques, dans leurs divers syndromes, ils apprennent également les caractéristiques de toutes les affections aigües et la gestion de chaque affection, séparément, avec un traitement spécifique. Ce savoir est-il suffisant pour permettre à un médecin de guérir un patient qui vient le consulter pour une crise d’asthme ? Le médecin sait ce qu’il doit faire lors d’une crise d’asthme – il prescrit des bronchodilatateurs, ou si la crise est très forte, il ajoute des corticostéroïdes et le patient va sortir de cet état critique. Une crise se reproduira un peu plus tard et la situation se sera aggravée. Les crises vont se multiplier tout au long des années, la symptomatologie va devenir plus opiniâtre, et nous sommes finalement devant des patients tels que celui que j’ai soigné récemment qui ne pouvait plus respirer et me parlait plié en deux. Selon la revue ‘Scientific American’, Juin 2000, page 30, “Asthme dans le monde entier”: “<em>L’asthme était rare en 1900, mais aujourd’hui c’est devenu une véritable épidémie : plus de 15 millions d’américains en sont affectés, une fréquence près de 10 fois plus grande que dans le reste du monde. Chaque année, l’asthme entraine le décès de 5000 Américains, surtout des sujets âgés, et dans le monde entier, 180 000 personnes décèdent de cette affection chaque année, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Les causes de cette élévation de la fréquence de l’asthme ne sont pas totalement connues, mais quelques orientations nous sont apportées par des études qui montrent que cette prévalence est souvent la plus élevée dans les pays occidentaux, et en particulier dans les pays anglophones, alors que l’asthme est quasiment absent dans certaines parties de l’Afrique rurale.</em>”</p>
<p>L’Académie Américaine d’Allergologie, Asthme &amp; Immunologie a publié elle aussi des statistiques très inquiétantes quant à l’élévation de l’incidence de l’asthme [45]. Il est clair que la thérapeutique utilisée dans les ‘pays occidentaux’ ne parvient pas exactement à ‘guérir’. En supprimant les symptômes, vous pouvez avoir une impression initiale que la maladie dans son ensemble s’améliore, mais ensuite la maladie rechute en s’aggravant de plus en plus. C’est comme si vous aviez une cocotte-minute sur le feu (cause de la maladie) et vous voyez la vapeur sortir par la valve de sécurité (symptôme), et au lieu d’arrêter le brûleur (enlever le facteur causal), vous bloquez la valve de sécurité (suppression du symptôme), provoquant une augmentation très dangereuse de la pression à l’intérieur de la cocotte-minute. En pratique quotidienne systématique, on a démontré une corrélation entre l’amygdalectomie et le risque d’apparition d’une maladie inflammatoire intestinale [46,47], l’ablation chirurgicale des amygdales, qui semble être la cause des troubles chez le patient, peut provoquer des maladies plus profondes et plus graves. Depuis les 17th–18th siècles, la suppression des hémorroïdes, des règles et d’éruptions cutanées a entraîné les troubles plus profondément dans le corps, induisant la survenue de dyspnée et d’asthme [48]. Si nous étudions les statistiques officielles du gouvernement des USA depuis le début du siècle dernier en ce qui concerne le nombre des décès, nous constatons une diminution de la mortalité due aux maladies infectieuses, mais une augmentation de la mortalité liée au cancer [49]. En d’autres termes, nous assistons très clairement à un déplacement de la pathologie vers un niveau plus profond. La décroissance de la mortalité liée aux maladies infectieuses ne serait pas due à l’introduction des antibiotiques ou des vaccins, parce qu’elle est apparue à une période où cette tendance décroissante était bien établie [50]. De façon similaire, nous pouvons constater une augmentation inquiétante de l’incidence de l’autisme chez les enfants américains, d’environ 2,5% en moyenne des années 1992-93 à 1999-2000 [51]. Nous devons, en tant que thérapeutes, considérer ce phénomène avec attention.</p>
<h2>La totalité des symptômes considérée comme une tentative de rétablissement de l’équilibre par l’organisme</h2>
<p>Revenons à la crise d’asthme, ce qui intéresse les médecins aujourd’hui, c’est de savoir si nous avons la possibilité ou de réduire l’intensité des crises ou de guérir le patient. Quels sont les paramètres qui vont nous dire si un patient peut être guéri ? Ces paramètres sont d’un grand intérêt pour le médecin. L’enfant qui avait demandé : “Pourquoi suis-je malade?” faisait probablement des maladies qui se succédaient les unes après les autres et se disait encore “Mon camarade d’école ne tombe pas malade, ou pas si souvent”. La réponse se trouve probablement dans la complexité de l’être humain et de son hérédité. Dans les limites de ses prédispositions héréditaires, son mécanisme de défense essaye de s’adapter à l’environnement afin de survivre, de maintenir son homéostasie, sans avoir besoin d’exprimer une série de symptômes pathologiques. Avec la manifestation de symptômes pathologiques, l’organisme essaye en fait de restaurer son équilibre perdu. Par exemple, dans un milieu très chaud, la réaction de l’organisme consiste à transpirer afin de se rafraîchir. Mais si le refroidissement est brusque, le système va réagir par un “rhume” banal ; ce rhume, afin de ramener l’équilibre, déclenchera une fièvre, ce qui va amener la réaction à un niveau pathologique. Affirmer que les symptômes sont une manifestation négative qui doit être éliminée ou supprimée, n’est que pure invention intellectuelle. Nous ressentons une douleur dans une articulation lorsque la partie atteinte justifie d’être immobilisée afin de réduire le désordre local et permettre une récupération rapide et maximale. La suppression d’une douleur – qui d’un côté redonne la liberté de mouvement – peut parfois aussi induire un préjudice organique grave ; ainsi, <strong>le développement d’un symptôme est un mécanisme utile. </strong>La biologie le considère comme un mécanisme de développement et d’adaptation. Nous devrions, par conséquent, en déduire que les épidémies de maladies infantiles, par exemple, sont nécessaires afin “d’entrainer” le système immunitaire et le rendre plus résistant pour prolonger la vie.</p>
<h2>“La signification des symptômes”</h2>
<p>Nous pouvons émettre l’hypothèse que les maladies aigües constituent souvent pour l’organisme un moyen d’apprentissage et c’est en ce sens que le médecin devrait les comprendre afin d’éviter ou se prémunir d’une suppression et d’une transformation en une maladie chronique. Lorsqu’un organisme fait connaissance avec un nouvel environnement, il lui faut apprendre dans quelle direction il doit faire évoluer et renforcer son système immunitaire. L’organisme exprime son malaise par des symptômes, et il y a en eux une masse d’information très utile pour les médecins, information qui va les orienter dans le traitement de leurs patients et leur permettre également de répondre aux questions suivantes : “Ma maladie peut-elle être guérie ?”, ou “Puis-je être aidée, et jusqu’à quel point?”.</p>
<p>Dans les cas chroniques, le médecin conventionnel ne peut que rarement dire qu’il pourra guérir son patient. Il peut lui dire qu’il va lui apporter grâce aux médicaments un certain confort, et que la douleur et les autres symptômes qu’il éprouve seront moins gênants. Il ne peut, toutefois, pas affirmer que ce patient sera guéri. En homéopathe, les choses sont un peu différentes. Le médecin en exploitant la “totalité des symptômes”, peut affirmer dans de nombreux cas si son patient pourra ou non être guéri.</p>
<h2>Les mécanismes de défense et la hiérarchie dans le corps humain</h2>
<p>Tous les organismes vivants possèdent leur propre système de défense, que ce soit dans le règne végétal ou animal [52–58] et le médecin doit, si possible, trouver la clé qui va correspondre au mode réactionnel de chaque organisme face à une maladie. C’est une règle de base en homéopathie. Ce n’est pas par hasard que les affections du nourrisson apparaissent surtout dans les parties les plus externes du corps. Les pédiatres reconnaissent que ce sont les appareils respiratoire, digestif et la peau qui sont atteints de préférence dans la petite enfance. Ces trois systèmes sont en contact direct avec notre environnement et sont soumis aux assauts répétés de divers microbes et substances chimiques responsables des maladies que nous appelons “aigües.” La caractéristique de ces maladies aigües est une forte fièvre. L’appareil urinaire avec les reins, l’appareil cardiovasculaire avec le cœur et le système nerveux avec le cerveau sont moins vulnérables et bien plus protégés, et ils sont aussi beaucoup moins touchés dans la petite enfance par des affections aigües. Ceci ne survient que parce que le système immunitaire de l’enfant et son état de santé générale sont en bien meilleure condition que ceux d’un adulte. Il est manifeste qu’une inflammation cutanée ou intestinale ou bronchique est moins dangereuse pour la vie du patient qu’une inflammation des reins, du cœur ou du cerveau. “<em>La barrière hémato-encéphalique constitue une protection tant anatomique que physiologique du système nerveux central (SNC), elle régule de façon stricte l’entrée de nombreuses substances et de cellules transportées dans le flux sanguin à l’intérieur du tissu nerveux</em>” [59] ce qui montre que l’organisme est conçu pour protéger activement les appareils qui sont les plus importants pour sa survie.</p>
<p>Nous devons admettre que l’organisme maintient une hiérarchie de ses organes et appareils en ce qui concerne la protection de ces derniers. Il essayera en conséquence de maintenir la perturbation à un niveau périphérique tout en protégeant de ce dérangement les organes et systèmes les plus importants. Les premières infections que nous voyons chez les enfants se situent au niveau de l’appareil respiratoire supérieur ; ils font avant tout des amygdalites, des rhinopharyngites, des rhumes, etc. [60], et non des encéphalites, des méningo-encéphalites ou des infections du système nerveux central. Les amygdales représentent une des barrière qui maintiennent les poumons à l’abri de l’infection, les poumons étant les parties les plus profondes de l’appareil respiratoire, on évite ainsi une infection plus grave qui pourrait mettre en danger l’organisme. L’organisme a une règle, une intelligence, qui ne va pas s’exprimer de façon logique, mais il nous est possible d’en prendre conscience si nous prenons en considération les éléments mentionnés précédemment.</p>
<p>Par exemple un enfant présente une amygdalite, il prend un traitement antibiotique et peu après il fait une nouvelle infection. L’année suivante, l’enfant fait des infections répétées, traitées de nouveau par antibiothérapie. <strong>La deuxième année, il ne parvient plus à faire d’amygdalite, mais fait une infection trachéo-bronchite persistante</strong>, et de nouveau, on lui prescrit des antibiotiques. Après quelques années d’évolution, l’organisme, déjà affaibli, déclenchera des infections à point de départ pulmonaire, des pneumonies cette fois. Les poumons sont maintenant infectés, atteints par une pneumonie.</p>
<p>Très souvent, une rhinite allergique est une affection qui précède une pathologie asthmatique, surtout lorsque la rhinite est supprimée par un traitement pharmacologique [61–67]. En d’autres termes, la perturbation abandonne la périphérie du système respiratoire et se développe plus profondément dans des organes qui sont absolument indispensables à la survie de l’individu. Si cet ordre hiérarchique est un archétype pour tous les êtres humains, le choix fait par les défenses de l’organisme pour maintenir l’inflammation à la périphérie (amygdales) représente le meilleur choix possible et devrait être accepté par le médecin qui comprend et accepte ces principes. Dans une telle situation, la thérapeutique choisie ne doit pas supprimer le processus inflammatoire, le repoussant vers des niveaux plus profonds, mais seulement soutenir l’organisme, en l’aidant à surmonter le problème.</p>
<p>Considérons un autre système, l’appareil urinaire. Nous avons un patient avec des infections urinaires récidivantes et il finit par faire une cystite interstitielle, un syndrome vésical douloureux [68], ou une insuffisance rénale chronique [69]. Lorsque vous étudiez les antécédents médicaux de chacun de ces patients, vous verrez un processus similaire. L’organisme au début essaye de maintenir l’infection en périphérie et à un niveau plus superficiel et donc moins dangereux pour l’organisme. En intervenant avec des médicaments chimiques puissants, nous ne permettons à la perturbation de se maintenir en périphérie, ce qui met en péril le système immunitaire [70–74] et oblige l’infection à s’enfoncer plus profondément, jusqu’à atteindre et infecter l’organe le plus profond de cet appareil, qui dans cet exemple est le rein.</p>
<p>Envisageons un autre exemple – ce sont les patients qui font facilement des diarrhées liées à certaines infections ; ces diarrhées sont traitées par des médicaments chimiques et parfois des antibiotiques, et des colites pseudomembraneuses viennent à se développer [75–77], traitées elles-mêmes par d’autres remèdes. Au bout de quelques temps peuvent survenir une colite ulcéreuse et même un cancer colique [78–84]. Le traitement antibiotique entraine une modification de la flore intestinale et de ce fait favorise la prolifération de certaines souches anaérobies, dont quelques colonies sont présentes et restent inoffensives à l’état normal, alors que dans ce cas, elles se mettent à proliférer. Conséquence de cette prolifération, l’ensemble de l’organisme peut être gravement altéré. L’hypothèse que la qualité de la microflore pouvait jouer un rôle important dans la pathogénie de l’autisme est mieux admise depuis peu [85–87].</p>
<p>Tous ces exemples ont un point particulier en commun : au début, l’organisme essaye de maintenir la perturbation à un niveau assez superficiel, périphérique, où elle peut donc être facilement gérée. Devons-nous comprendre ce principe et essayer de garder en périphérie le désordre, ou ignorer ce principe vital et tenter de supprimer la manifestation de cette affection aigüe ? La majorité des maladies chroniques débutent lorsque les nourrissons, qui présentent des éruptions cutanées, sont traités par des corticoïdes – les éruptions cutanées sont alors supprimées, ce qui ne permet plus à l’organisme d’exprimer ce trouble devenu plus sévère sur la peau. Les antibiotiques sont fréquemment prescrits afin d’éviter des infections urinaires, non pas à la suite d’une manifestation symptomatique, mais uniquement parce que les cultures urinaires révèlent la présence de certaines bactéries. Le médecin ne cherche pas à savoir pourquoi l’organisme a “besoin” de ces colonies bactériennes, mais automatiquement un antibiotique à large spectre est prescrit. Ce n’est certainement pas une méthode thérapeutique optimale et bien des idées provocatrices exprimées dans cet article méritent d’être prises en considération.</p>
<p>Aux Etats Unis, par exemple, selon les statistiques les plus récentes, 328 000 patients sont traités par hémodialyse suite à une insuffisance rénale, ce qui représente un nombre effrayant. Pourquoi n’y avait-il pas un tel nombre de patients souffrant d’insuffisance rénale autrefois ? Lorsque nous étudions les antécédents médicaux de ces patients, on retrouve des infections répétées du bas appareil urinaire, qui ont été traitées par antibiothérapie. Ces infections ont fini par s’enfoncer vers la vessie, puis vers le pelvis (pyélonéphrite) jusqu’à atteindre les reins (glomérulonéphrite), ce qui perturbe sérieusement la fonction urinaire. Jusqu’à quel point les antibiotiques sont-ils responsables de cette évolution ?</p>
<h2>Les maladies envisagées comme conséquence d’une série d’évènements pathologiques</h2>
<p>L’intérêt de cette étude est de se rendre compte si les maladies qui apparaissent en fin de vie chez l’homme et chaque individu en particulier sont la suite d’une série d’accidents pathologiques qui s’expriment au départ sous la forme de maladies inflammatoires aigües pour évoluer par la suite vers une maladie dégénérative chronique. Par exemple, un sujet présente une arthrite rhumatoïde ou tout autre maladie chronique dégénérative ; la médecine conventionnelle va évoquer une pathologie accidentelle, mais en fait ”Est-ce une pathologie accidentelle ou l’évolution obligée, presque mathématique, d’une série d’évènements pathologiques qui va amener le patient à cet état ?” Il est fondamental de découvrir si cet état qui est apparu à l’âge de 35, 40, 50 ou 55 ans est en lien ou non avec le passé médical du patient. En reprenant les antécédents médicaux de milliers de patients de la naissance à leur mort, ou dans la période où ils sont venus me consulter pour des problèmes chroniques, mon expérience me montre que leur système immunitaire a essayé presque toujours de maintenir la perturbation en périphérie de l’organisme en déclenchant un processus inflammatoire dans un organe non-vital, les amygdales, par exemple, et en réagissant vis-à-vis des agresseurs par une forte fièvre, mais ce type de réaction était presque toujours supprimée rapidement par des médications chimiques puissantes. Du fait de l’action de ces thérapeutiques lourdes au moment de l’inflammation aigüe, l’organisme n’a pas la possibilité d’exécuter tous les processus biochimiques nécessaires qui auraient pu rétablir l’homéostasie perdue, l’organisme doit alors adopter une seconde ligne de défense, d’où le démarrage d’une affection chronique qui va se traduire par un processus inflammatoire subaigu. On peut supposer que l’interférence de produits chimiques lourds n’a pas laissé à l’organisme suffisamment de temps et d’espace pour se rétablir et se défendre contre la prochaine attaque microbienne.</p>
<p>On sait bien que le système immunitaire apprend à se défendre lors des affections épidémiques. Si nous ne permettons pas à ce processus d’avoir lieu, notre système immunitaire n’en sortira pas renforcé mais affaibli. Bien sûr, il faut admettre également que si nous laissons évoluer naturellement toutes les maladies aigües, un certain nombre de patients vont mourir. Parfois la “pneumonie” peut être plus forte que les défenses et le patient risque de succomber. C’est l’évolution de toutes les maladies aigües – elles ont une période de prodromes, une apogée et elles se terminent soit par la guérison (le lysis) ou la mort. C’est ici que l’homéopathie et les autres méthodes alternatives interviennent. Au lieu de supprimer une infection, on peut aider l’organisme à surmonter la phase aigüe de façon naturelle en renforçant les défenses par un remède qui provoque des symptômes similaires à ceux de la maladie.</p>
<p>Nous aidons ainsi l’organisme à retrouver son équilibre. J’ai évoqué au début de cet article une théorie que j’appelle “Le continuum d’une théorie générale des maladies, aigües et chroniques.” Selon cette théorie toutes les maladies chroniques et toutes les affections chroniques dégénératives d’évolution naturelle sont des “processus inflammatoires” [88]. La principale différence entre un phénomène inflammatoire au cours d’une maladie chronique et celui d’une inflammation aigüe consiste en la survenue d’une forte fièvre au cours de la phase aigüe [89–98]. L’organisme, lorsqu’il a la capacité de produire une forte fièvre, est en un relativement bon état de santé. Lorsqu’il n’en a plus la possibilité, cela signifie que nous n’avons pas permis à ce processus inflammatoire de rester sur le plan périphérique, et que maintenant le processus inflammatoire est passé sur un plan plus profond, jusqu’à atteindre un organe vital ou tout l’organisme (par exemple, lupus érythémateux disséminé). L’organisme est maintenant rongé par un processus inflammatoire subaigu, avec peu ou absence de fièvre, mais aussi sans la possibilité de résolution en fin de course (lysis). Au contraire, maintenant, on est face à un processus inflammatoire subaigu qui s’attaque en permanence à de nouvelles régions et il y a une aggravation continuelle de l’affection chronique [99–108].</p>
<p>Nous sommes en présence d’une inflammation comme dans l’affection aigüe périphérique, mais sur un plan plus profond, et malgré des efforts sporadiques, l’organisme ne peut plus la surmonter par la production d’une forte fièvre. Par exemple, les patients qui souffrent de migraines de survenue quasi régulières affirment qu’ils ont des crises périodiques [109–114], par exemple deux ou trois fois par semaine. Si nous faisons une enquête chez ces patients, nous allons découvrir qu’ils ont fait des maladies aigües graves avant le début de leurs migraines, avec forte fièvre, comme par exemple des amygdalites, des cystites ou des bronchites aigües, qui ont été maltraitées et sur lesquelles a été réalisée une suppression avant l’apparition des migraines. C’est cette même inflammation que l’on a empêché de s’extérioriser lorsqu’il y avait une amygdalite, et maintenant, l’organisme reprend régulièrement des forces et fait un effort pour reproduire l’affection aigüe originale. Le patient ressent cet effort comme dans ce syndrome que nous appelons migraine ou “céphalée histaminique de Horton”. Il y a quelques années, lorsque j’évoquais ce continuum de maladies, je ne connaissais pas les mécanismes biochimiques qui peuvent créer ces inflammations subaigües. Plus tard, j’ai lu des articles évoquant l’hypothèse de protéines inflammatoires [115–121]. Un de mes étudiants m’a amené les résultats d’une étude conduite aux Etats-Unis, montrant que la schizophrénie est très probablement un processus inflammatoire [122]. La réaction immédiate des chercheurs a été de trouver un médicament anti-inflammatoire pour guérir la schizophrénie. Ainsi, durant toutes ces années, nous n’avons pas appris que cette voie était erronée, et nous continuons même dans ces derniers stades des maladies dans la même direction – éliminer l’agresseur, au lieu de renforcer le système immunitaire. Le raisonnement en médecine conventionnelle est de penser : “Trouvons l’agent responsable de la maladie, trouvons un remède chimique qui puisse éliminer cet agent et guérir le patient.”</p>
<p>Les médecins classiques ne parviennent pas à se rendre compte que ce sont des protéines inflammatoires et qu’elles ne peuvent être exterminées par un produit chimique, mais <strong>qu’elles peuvent être uniquement traitées en renforçant le système immunitaire. </strong>Si la médecine ne se décide pas à changer de raisonnement, l’humanité continuera à souffrir de maladies toujours plus complexes, de plus en plus difficiles à guérir.</p>
<h2>L’Homéopathie a la capacité de ramener le système immunitaire à son niveau initial de compétence</h2>
<p>L’organisme possède un potentiel de réaction contre des éléments stressants de l’environnement, c’est ce potentiel de réactivité qui doit être augmenté et non supprimé, ceci afin de vaincre l’inflammation d’une manière naturelle, sans la repousser vers des plans plus profonds. L’ensemble de ces processus de réactivité de l’organisme qui déclenche une inflammation aigüe avec forte fièvre est “la conséquence de millions de réactions biochimiques,” dont le but est de rétablir l’équilibre perdu – l’homéostasie. Si une thérapeutique chimique brutale et puissante interrompt ce processus et l’oblige à disparaitre, ce processus ne peut pas atteindre sa mission de guérison et permettre le retour à une homéostasie, l’organisme est forcé de réorganiser ses défenses et le système immunitaire décide de replier sa ligne de défense, ce qui intériorise le processus inflammatoire. C’est le point de départ d’une maladie chronique. Que ce soit une collagénose, un lupus érythémateux, un psoriasis, une sclérose en plaques, une maladie neuromusculaire ou psychiatrique, un autisme, etc., toutes ces maladies sont sous-tendues par un processus similaire. La différence importante est qu’ici le système immunitaire ne peut plus réunir l’énergie nécessaire pour déclencher à nouveau une forte fièvre et évoluer vers la guérison. S’il y avait une meilleure thérapeutique des maladies aigües avec des moyens plus doux, le système immunitaire n’aurait pas besoin de se mettre en danger et d’accepter que la perturbation s’enfonce vers un plan plus profond. La suppression de la fièvre chez des femmes enceintes ou chez de jeunes enfants peut déclencher l’apparition d’un autisme [123]. Les enfants autistes font rarement de la fièvre – ils ont eu des épisodes fébriles avant de devenir autistes, par exemple, beaucoup d’entre eux ont fait des otites moyennes à répétition avec forte fièvre, épisodes infectieux supprimés par des antibiotiques ou des antipyrétiques puissants. On doit remarquer que s’ils font un épisode fébrile, leur autisme s’améliore [124]. Avec un traitement adapté, les fièvres réapparaitront, mais le comportement autiste s’améliorera de façon spectaculaire. Les maladies de nos sociétés modernes affectent de plus en plus les systèmes nerveux central et périphérique. Comme l’organe le plus important est le cerveau, si nous continuons à intérioriser la maladie dans la profondeur du corps, nous risquons de voir bientôt une très grande augmentation de maladies psychiatriques.</p>
<p>Des chercheurs au Japon ont découvert qu’ils pouvaient guérir le cancer en provoquant de la fièvre [125] grâce à diverses substances antigéniques, et ils ont obtenu quelques résultats véritablement remarquables. Ils ont introduit ces agents inducteurs de fièvre au sein de l’organisme, ce dernier a réagi et ils ont observé une amélioration du cancer [126]. Le même résultat a été observé chez des enfants autistes [127].</p>
<p>Nous espérons que nous avons donné une réponse à la question de cet enfant – “Pourquoi suis-je malade ?” – pourquoi il avait commencé par faire une amygdalite et qu’il était maintenant sur le point de faire de l’asthme.</p>
<h2>Discussion</h2>
<p>Chaque avancée que l’homme a faite dans ses découvertes scientifiques a toujours rencontré des résistances. L’histoire de l’homme est émaillée de telles révolutions sociales et scientifiques qui ont ébranlé les croyances et fondements existants de l’être humain. Ces découvertes ont presque toujours nécessité de nombreuses années avant d’être pleinement développées et admises de tous. Cependant, chacune de ces avancées importantes a toujours ouvert des horizons plus étendus qui ont permis à l’humanité d’évoluer. L’Homéopathie constitue une de ces grandes révolutions, et comme elle agit à des niveaux encore inconnus et peu explorés, il lui faudra plus de deux cents ans (depuis sa découverte par Samuel Hahnemann) avant que le monde scientifique s’ouvre et s’attelle à une sérieuse évaluation des dizaines de milliers de preuves, actuellement en notre possession, sur ses spectaculaires effets sur les hommes et les animaux [128–129].</p>
<p>Nous sommes tous conscients que tout être vivant ne peut échapper aux lois thermodynamiques. Selon la deuxième de ces lois, tout l’univers a tendance au désordre le plus grand possible. Seul l’apport d’énergie à un système peut contrebalancer cette augmentation du chaos. Personne ne peut nier la présence d’une dualité en chaque être vivant : la tendance universelle au désordre (ce qui se produit spontanément après la mort de l’être humain lui-même) continuellement contrebalancée par une tendance à maintenir l’ordre et l’harmonie grâce à un équilibre de forces, ce qui maintient l’être humain “en vie”.</p>
<p>La découverte des mécanismes biochimiques de la vie dans leur complexité et leur caractère exceptionnel a décidé les hommes à essayer de les modifier, par l’introduction d’autres molécules au sein des systèmes de l’organisme, et de changer les voies métaboliques et de contrôler ainsi les “causes” de leur dysfonctionnement. En fait, dans un système énergétique qui s’est autogéré depuis plus de quatre milliards d’années, les mécanismes biologiques que nous observons lorsque le système est en déséquilibre (par exemple, lors d’une forte fièvre), ne sont rien d’autre que les ultimes effets de la meilleure solution que les mécanismes de défense dans leur intelligence extrême ont trouvé pour restaurer l’ordre dans le système qui vient d’être perturbé par un agent stressant. On ne devrait donc pas entraver ces effets métaboliques par l’utilisation d’autres agents chimiques parce qu’ils ne font rien d’autre que gêner les mécanismes de défense dans son expression intelligente de récupération. Au contraire, il faut promouvoir les capacités des mécanismes de défense en supprimant les “causes énergétiques” de son affaiblissement.</p>
<h2>Conclusions</h2>
<p>Tout être humain est affecté par des maladies, aigües et chroniques qui sont étroitement reliées dans un “continuum de maladies” ; ce dernier évolue jusqu’à une maladie terminale qui marque la fin de la vie.</p>
<p>Est-ce que la médecine peut découvrir des moyens de traiter les maladies aigües – ce qui constitue le début du déséquilibre – par des méthodes plus douces, méthodes qui stimuleront et renforceront la réaction naturelle du système immunitaire plutôt que de la supprimer par des remèdes chimiques puissants et peut-être endommager le système immunitaire de façon irrémédiable. Les mécanismes de défense dans leur ensemble semblent avoir une “plus grande” intelligence et sont capables de maintenir l’équilibre optimum en présence d’un quelconque stress. Mais si, sous certaines conditions, l’organisme ne peut surmonter et neutraliser l’agent agressif alors que le problème se situe sur un plan périphérique, ceci compromet tout son bien-être et repousse les défenses à un plan plus profond, et donc à un organe ou un appareil plus interne, c’est ainsi que “débute” une maladie chronique dégénérative.</p>
<p>C’est de l’observation de dizaines de milliers de patients depuis presque cinquante ans qu’est apparu ce modèle que nous présentons ici.</p>
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<p>127. Curran LK, Newschaffer CJ, Lee LC et al: Behaviors associated with fever in children with autism spectrum disorders. Pediatrics, 2007; 120(6): e1386–92</p>
<p>128. Mastrangelo D, Lore C: The growth of a lie and the end of “conventional” medicine. Med Sci Monit, 2005; 11(12): SR27–31</p>
<p>129. Mastrangelo D: Hormesis, epitaxy, the structure of liquid water, and the science of homeopathy. Med Sci Monit, 2007; 13(1): SR1–8</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Homéopathie à Haïti</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 16:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[haiti]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous!
Me voici de retour d'une semaine sur le terrain en Haïti.
L'une de mes étudiantes Catherine Mayer m'a accompagné et nous avons rejoint là bas Kaviraj Vaikunthanath -un vieux routier de l'homéopathie, plus de 50 ans de pratique. Nous étions logés chez Ingrid Schutt, homéopathe canadienne d'origine haïtienne, qui envisage la transformation en orphelinat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour à tous!</p>
<div id="attachment_392" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0707.jpg"><img class="size-medium wp-image-392" title="IMG_0707" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0707-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Paysage de cataclysme à Port au Prince</p></div>
<p>Me voici de retour d'une semaine sur le terrain en Haïti.</p>
<p>L'une de mes étudiantes Catherine Mayer m'a accompagné et nous avons rejoint là bas Kaviraj Vaikunthanath -un vieux routier de l'homéopathie, plus de 50 ans de pratique. Nous étions logés chez Ingrid Schutt, homéopathe canadienne d'origine haïtienne, qui envisage la transformation en orphelinat de la grande maison de son père là-bas.</p>
<p>D'ores et déjà plusieurs constats s'imposent:</p>
<p>Le courage des Haïtiens est incroyable. Ils affrontent les épreuves sans jamais se plaindre, ils ont forcé mon admiration. Ce sont des gens extrêmement gentils et qui sont prêts à tout partager avec vous.</p>
<p>L'aide humanitaire a peut être permis d'opérer des cas chirurgicaux urgents et de sauver des vies, cependant il faut admettre que les casques bleus en treillis, gilet pare balles et arme automatique au poing ne font rien d'autre que de garder l'accès à la zone de l'aéroport où tous les internationaux sont retranchés.</p>
<p>Les américains sont présents en nombre et font plutôt penser à une force d'occupation avec des hélicos, des tanks, de nombreuses tentes blanches qui contrastent avec le reste du paysage. Ils ne bougent pas de leur zone et on ne croise pour ainsi dire aucun d'entre eux en ville. A l'entrée de leur "village" des gens viennent se fournir en médicaments.</p>
<p>La corruption atteint des niveaux difficilement imaginables. Nos amis sur place nous ont expliqué que l'aide humanitaire à peine arrivée au port, celle-ci est revendue aux marchands par le gouvernement lui-même. Tout au plus la Croix-Rouge dépose parfois  quelques colis près des tentes de réfugiés installés un peu partout et c'est aux premiers sur place d'être servis, au besoin au prix de quelques rixes. Les marchés sont cependant abondamment fournis en fruits et légumes.</p>

<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0465/' title='IMG_0465'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0465-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Notre &quot;clinique&quot; en pleine rue" title="IMG_0465" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0700/' title='IMG_0700'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0700-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Les &quot;bus d&#039;Obama&quot;. Hélas, leurs freins ne fonctionnent pas." title="IMG_0700" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0707/' title='IMG_0707'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0707-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Paysage de cataclysme à Port au Prince" title="IMG_0707" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0602/' title='IMG_0602'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0602-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Le Dr Broussalian aidé par un traducteur local" title="IMG_0602" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0677/' title='IMG_0677'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0677-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jocelyn, Cathy, Emmanuel, Kaviraj" title="IMG_0677" /></a>
<a href='http://planete-homeo.org/2010/03/03/homeopathie-a-haiti/img_0549/' title='IMG_0549'><img width="150" height="150" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/IMG_0549-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ingrid avait même fait imprimer des TShirts!" title="IMG_0549" /></a>

<p>Une petite vue de notre consultation orientée en pédiatrie:<br />
<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Cwn0LM881qg&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Cwn0LM881qg&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p>A suivre...</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cristallisations Sensibles et homéopathie</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/20/cristallisations-sensibles-et-homeopathie/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/02/20/cristallisations-sensibles-et-homeopathie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 06:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[cristallisations sensibles]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[memoire eau]]></category>
		<category><![CDATA[montagnier]]></category>

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		<description><![CDATA[Préambule par Edouard Broussalian
Joseph Ligné appartient à cette espèce rare, en voie de disparition oserai-je dire, du vrai scientifique. Physicien émerveillé par la nature, bricoleur de génie capable de réaliser n'importe quelle "manip", il n'hésite ni à se poser des questions, ni à se remettre en cause, ni à effectuer des recherches dans des domaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>Préambule par Edouard Broussalian</h2>
<p>Joseph Ligné appartient à cette espèce rare, en voie de disparition oserai-je dire, du vrai scientifique. Physicien émerveillé par la nature, bricoleur de génie capable de réaliser n'importe quelle "manip", il n'hésite ni à se poser des questions, ni à se remettre en cause, ni à effectuer des recherches dans des domaines inconnus tandis que tant d'autres se contentent (bien souvent sur des bases institutionnelles d'ailleurs) de chercher ce qui est déjà connu.</p>
<p>Je ne suis pas prêt d'oublier son intervention lors de notre avant dernier cours à Lyon. Là, avec sa simplicité désarmante, il a balayé méthodiquement mes objections. Je n'étais pas prêt à m'en laisser conter; il est vrai qu'en 20 ans, j'ai vu tellement d'illuminés s'occuper d'homéopathie! Moi qui pensais démontrer facilement la non reproductibilité de ce type d'expérimentations ainsi que leur sensibilité chaotique à la moindre interférence extérieure au système, j'en ai été pour mes frais...</p>
<p>Je dois donc admettre que des propriétés actuellement indécelables par les analyses classiques sont mises en évidence par cette technique de laboratoire.</p>
<p>Une phrase résume le pavé dans la mare que représente cet article: Joseph Ligné est parvenu à faire cristalliser une solution <a href="#ARNICA">d'Arnica 30 CH</a>. Clairement, les solutions se comportent différemment au voisinage du nombre d'Avogadro (seuil limite de présence théorique de molécules de soluté), puis les cristallisations reprennent de plus belle.</p>
<p>Bien entendu, ces résultats doivent être confirmés, repris par d'autres, etc. Mais je pense qu'une grande percée a été établie, qui stimulera probablement la recherche dans ce qu'il ets convenu d'appeler l'infinitésimal.</p>
<p>Un immense merci à Joseph.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#PART1">Première partie</a></span> – La technique traditionnelle des Cristallisations Sensibles.</p>
<p>Principe,  mise en œuvre, bref historique</p>
<p>Analyse  des images</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#PART2">Seconde  partie</a></span> – Les adaptations nécessaires pour  une application à des substances de moins en moins concentrées.</p>
<p>Modifications  du protocole traditionnel</p>
<p>Produits  testés : les Élixirs Floraux</p>
<p>Exemples  de tests</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#PART3">Troisième partie</a></span> – Application à des produits hautement dilués</p>
<p>Exemples  de tests, limites du procédé</p>
<p>Deux  réflexions importantes</p>
<p>Influence  de l’opérateur</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="#CONCLUSIONS">Conclusions</a></span></p>
<p>J. Ligné</p>
<h1><a id="PART1" name="PART1"></a>Première partie</h1>
<p>La technique traditionnelle des  Cristallisations Sensibles.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">1-1  Principe, mise en œuvre et bref historique</span>
<ul>
<li>
<ul>
<li>Principe du test</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Le docteur Rudolf STEINER eut l'intuition du phénomène en observant les cristaux de glace formés en hiver sur les vitres des chambres de ses malades. Les dessins se ressemblaient lorsque les patients avaient la même maladie, et différaient d’une maladie à l’autre.</p>
<p>Que se passe-t-il au moment crucial de la prise en glace ? Un bouleversement qui fait passer l'eau de l'état liquide où les molécules ont une grande mobilité les unes par rapport aux autres, à l'état solide où ces molécules semblent se figer pour que chacun de leurs atomes puisse rejoindre une place précise dans une structure rigoureuse, rigide, et répétitive à l'infini. Ce changement de phase est un événement chaotique au sens mathématique du terme, c’est à dire qu’une quasi infinité d’éléments en équilibre instable sont soudain bousculés, devenant disponibles à un nouvel arrangement. Cette évolution est extrêmement sensible aux conditions extérieures qui sont difficiles à répertorier. Cette sensibilité est par exemple utilisée pour la réalisation des semi-conducteurs, où l’addition d’un produit dopant ( bore, germanium, etc. ) dans un bain de silicium va en perturber la cristallisation et aboutir à un réseau cristallin dont une des propriétés sera dans ce cas de devenir semi-conducteur..</p>
<p>C'est également cette extrême sensibilité de la cristallisation aux conditions extérieures qui est utilisée en tant que réactif aux produits que l'on désire tester.</p>
<p>Mais la transformation d'eau en glace, en présence  d'une substance perturbatric<em>e,</em> celle qui doit être  testée, s'avère d'un usage peu pratique bien qu'utilisée par monsieur Emoto. Par contre l'évaporation progressive d'une solution saline, à une trentaine de degrés, avec pour conséquence une augmentation de la concentration jusqu'à saturation, puis la cristallisation du sel, est particulièrement simple à mettre en œuvre. Le phénomène de changement  de phase est identique pour ce qui nous concerne, les molécules d'un liquide laissant place à un réseau cristallin bien défini. Le sel utilisé est du chlorure de cuivre, car une solution pure de CuCl2 cristallise en microscopiques aiguilles qui germent de façon anarchique, soit en petites pelotes, soit en plaques disjointes sans signification. On évite ainsi les risques d'interférences géométriques avec la nouvelle disposition  provoquée par la substance testée, comme cela se passerait avec du sel de cuisine par exemple, dont on reconnaît aisément les petites pyramides à l’œil nu. Il reste alors à  examiner les dessins formés au cours de la cristallisation.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/1-1-protoc.jpg" alt="PROTOCOLE DE LA CRISTALLISATION SENSIBLE" width="500" height="375" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li> Mise en  œuvre du procédé</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>La méthodologie retenue pour les applications les plus fréquentes, qui concernent essentiellement la comparaison de produits agro-alimentaires d’une part, et les examens de sang d’autre part, préconise les valeurs suivantes, ajustées en fonction de la substance testée :</p>
<ul>
<li>le chlorure de cuivre est dissout dans de l'eau bi-distillée, à une concentration comprise entre 10 et 20%, et cette solution constitue entre 35 et 45% du mélange qui sera soumis à évaporation.</li>
<li>si la substance à tester est solide, elle est broyée dans de l'eau distillée qui sera ensuite agitée puis filtrée. La préparation liquide représente entre 25 et 35% du mélange.</li>
<li>enfin le complément à 100% est  effectué avec de l'eau distillée.</li>
</ul>
<p>Le mélange est alors versé sur des plaques de verre, sur lesquelles sont disposés un ou plusieurs anneaux destinés à limiter l'étalement du liquide. Ces anneaux sont en verre ou en PVC, et leur diamètre est choisi entre 6 et 9 cm. Suivant leur taille, il faut entre 3 et 5 ml de liquide par anneau.</p>
<p>Enfin les plaques sont disposées à l'intérieur d'une étuve spéciale qui maintient la température choisie entre 27 et 31°, ceci au demi degré près. L'étuve peut être ventilée naturellement ou mécaniquement, et avoir ou non une hygrométrie régulée à environ 60%. Les supports des plaques sont suspendus à l'intérieur de l'étuve afin de les soustraire aux vibrations éventuelles.</p>
<p>L'évaporation demande entre 10 et 18 heures, et  peut être considérée en trois temps :</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li>évaporation de la masse liquide avec pour conséquence un accroissement de sa concentration, et abaissement consécutif de la membrane inter-face jusqu'au contact avec la plaque de verre. On devine alors des petits points dans la préparation. Il faut compter environ 7 à 8 heures.</li>
<li>apparition d'un premier germe de CuCl2, le plus souvent au voisinage du centre de l'anneau, et cristallisation progressive de la membrane en direction de la périphérie.</li>
<li>assèchement  et cristallisation de l'anneau liquide resté au contact de l'anneau de verre ou  de PVC qui limite  l'étalement.</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Les plaques sont alors retirées de l'étuve, mais devant la sensibilité des structures cristallines obtenues à l'humidité, il est souhaitable de photographier les dessins avant de procéder à leur examen.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/1-2-trad.jpg" alt="PLAQUES" width="500" height="275" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Enfin il a été démontré que les substances testées n'interviennent pas chimiquement dans le processus de cristallisation. Les aiguilles cristallines obtenues après évaporation ne sont rigoureusement que du chlorure de cuivre. <strong>Parler d’une cristallisation sensible de tel ou tel produit est donc un abus de langage. Cependant, par facilité il est habituel de dire ou écrire « cristallisation de blé », par exemple.</strong></p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li>Bref historique</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Rudolf STEINER informa un de ses élèves de son intuition, le chimiste et agronome Ehrenfried PFEIFFER, qui travailla à partir de 1925 à la mise au point d'un protocole précis pour étudier systématiquement le phénomène observé. Il mit au point la pratique expérimentale, et réalisa de très nombreux tests dans divers domaines, essentiellement  sur des produits agro-alimentaires. C'est lui qui, après plusieurs centaines d'essais avec de nombreux sels, préconisa l'utilisation du chlorure de cuivre.</p>
<p>Puis Frida BESSENICH poursuivit les recherches également dans plusieurs domaines, et pratiqua entre autre plus de 25000 tests avec du sang humain. La méthode se révéla un puissant outil d'analyse du terrain des patients, avant même qu'aucun symptôme significatif ne permette de poser un diagnostic.</p>
<p>Mais ce furent Alla et Olleg SELAWRY qui définirent une méthodologie rigoureuse appliquée à plus de 600 000 tests sur le sang et les aliments.</p>
<p>Actuellement, dans le sillage averti de Marie-Françoise TESSON, plusieurs chercheurs ont monté leur propre laboratoire, et poursuivent cet étonnant travail.</p>
<p>Les applications concernent essentiellement comme il vient d’être dit, l'étude du sang humain et la comparaison de produits agro-alimentaires : comparaison de céréales ou de légumes provenant de cultures intensives ou traditionnelles ou obtenues en appliquant les méthodes de bio-dynamie, étude de laits, de vins ou de miels, comparaison de cuissons et mise en évidence des nuisances des micro-ondes, etc.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">1-2  Analyse des images obtenues en cristallisation sensible</span></li>
</ul>
<p>Pour bien comprendre l'analyse d'une image de cristallisation, faisons la comparaison avec l'approche que l'on peut avoir d'un visage humain. Il ne s'agit pas de rechercher une personnalité, mais simplement de relever une expression et quelques détails objectifs. Cette approche doit être très méthodique, et peut être considérée en trois temps :</p>
<ul>
<li>le  visage rencontré est-il souriant, renfermé, en souffrance, paisible ou agacé .  . .</li>
</ul>
<p>la cristallisation observée donne-t-elle une impression de relief,  ou est-elle plate, rigide, arborescente, bouclée, étiolée ou expansive jusqu'à la périphérie, . . .</p>
<ul>
<li>ensuite la personne est dévisagée, son front est-il haut, ses yeux étroits ou largement ouverts, son nez un peu long, ses lèvres pincées, . . .</li>
</ul>
<p>de la même manière est détaillée ce que l'on appelle la "structure" de la cristallisation, habituellement en trois zones dans le dessin :</p>
<p><strong>le  centre germinatif</strong> qui peut être ponctuel ou largement fourni en aiguilles, elles-mêmes plus ou moins fines ou arrondies. Presque toujours on constate la présence de deux yeux dont la taille et la forme peuvent être très variables, et l'intérieur plus ou moins garni de volutes spiralées, serrées ou lâches.</p>
<p>Puis <strong>les arborescences</strong> qui partent de ce centre et qui peuvent être longues, rigides et rayonnantes, ou très courtes et arrondies donnant rapidement naissance à de multiples autres ramifications. Les angles de ces subdivisions peuvent être très fermés ou au contraire assez ouverts, multiples ou peu nombreux.</p>
<p>Enfin <strong>la couronne périphérique</strong> qui était au contact de l'anneau solide. Elle est presque toujours rayonnante, compte tenu de l'attraction du dernier anneau liquide en cours d'évaporation. Mais sa largeur est très variable. C'est ainsi que parfois elle peut être inexistante, ou à l’opposé présenter plusieurs couronnes étroites et concentriques, la cristallisation s'étant effectuée par vagues successives jusqu'à la périphérie.</p>
<ul>
<li>pour terminer observons la peau du visage, est-elle lisse ou rugueuse, épaisse et blanche ou fine et rosée, a-t-elle de petites taches, des rides, des cicatrices, etc.</li>
</ul>
<p>On examine alors la "texture" de la cristallisation. Y a-t-il des zones sans aiguilles, des petits points isolés, qui sont des signes de vieillissement, des aiguilles cassées, des départs secondaires encombrés de cristaux, . . .</p>
<p>L'expérience montre que tout observateur d'images de cristallisations sensibles perçoit sans ambiguïté la différence entre un dessin aux longues aiguilles rectilignes rayonnantes et un dessin aux arborescences courtes et arrondies, de même qu'il perçoit l'effet de relief plus ou moins prononcé des images. Il s’agit là de critères universels.</p>
<p>De sorte que si l'analyse est conduite comme décrit ci-dessus, et si elle est complétée comme je l'ai imaginé, par une notation de 0 à 9 pour chacun des critères analysés, à l'aide d'une table qui encadre chaque critère dans un ordre rigoureux on aboutit très simplement à un <strong>codage</strong><strong> </strong>des images. Attention, l'image n'est pas quantifiée,  elle est seulement codée à l'aide d'une douzaine de chiffres.</p>
<p>Inversement, partant du code, on retrouve une image type de la même famille. La comparaison avec des visages peut être poursuivie : lorsqu'on reconstitue un portrait robot, chaque composante est bien numérotée, le portrait  a bien un code,  et ce code permet de retrouver les grands traits d’un visage.</p>
<p><strong>Malheureusement on ne peut pas calculer un dessin. Le résultat ne pourra donc pas être chiffré, on ne pourra pas affecter une valeur au produit testé. Alors on comprend mieux  pourquoi il ne peut s'agir que de tests comparatifs, puisqu'il est par contre toujours possible de comparer des dessins. </strong>Par exemple on pourra comparer des substances de même nature mais de provenances différentes, ou alors une même substance à des moments différents.<strong> </strong></p>
<p><strong>Soulignons ici que le monde scientifique ne peut pas actuellement reconnaître la méthode des cristallisations sensibles, malgré le nombre impressionnant de résultats et d'ouvrages ou thèses sur le sujet, et malgré la rigueur véritablement scientifique du protocole expérimental et de son caractère de parfaite reproductibilité. En effet il n'existe encore aucune théorie expliquant le phénomène à l'œuvre pendant la croissance des cristaux. Plusieurs hypothèses et simulations sont avancées, mais elles ne sont pas suivies de démonstration. Montrer n'est pas démontrer. On ne peut pas utiliser comme test de contrôle un procédé dont on ignore le fonctionnement.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h1><a id="PART2" name="PART2"></a>Seconde partie</h1>
<p>Les adaptations nécessaires pour  une applicationà des  substances de moins en moins concentrées.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> 2-1   Modifications du protocole traditionnel</span></p>
<p>Avant d’aborder les dilutions homéopathiques, il paraissait prudent de réaliser des essais de cristallisations avec des produits moins dilués, mais également faciles à trouver dans le commerce. Le choix fut porté sur les élixirs floraux, puisque leur  concentration correspond sensiblement à une partie pour mille. Voir en 2-2.</p>
<p>Mais cette concentration en principes actifs est tout à fait insuffisante, comparée à celle du sang ou d’un jus de légume, pour que le protocole traditionnel décrit précédemment fonctionne. Il n'y a plus du tout de dessin de cristallisation. On retrouve les petits paquets ou les petites plaques de CuCl2 sans aucune signification.</p>
<p>Convaincu que la croissance cristalline devait malgré tout être sensible à la spécificité d’un élixir floral, j’ai tenté de multiples modifications qui furent menées en deux grandes étapes :</p>
<ul>
<li>Dans un premier temps, tout ce qui me venait à l'idée fut essayé : influence de la température, de la ventilation ascendante ou descendante, de l’hygrométrie, de la grandeur et de l'étanchéité des anneaux, des quantités et concentrations des liquides utilisés. Puis utilisation de  plaques convexes, concaves ou toriques, plus ou moins rugueuses, réduction progressive de la pression sous une cloche à vide, vibration de la plaque à des fréquences variables, influence de champs électriques ou magnétiques, continus ou alternatifs, tentatives de déclenchement de la cristallisation par laser, etc.</li>
<li>Dans un second temps, toutes ces manipulations m'ayant apporté une certaine intimité avec le procédé, il me fut possible d'imaginer les conditions requises pour obtenir un début de cristallisation : des anneaux plus petits, des concentrations et des quantités de liquides différentes. Mais la membrane interface se déchirait en cours d'évaporation. Alors le poids et le profil des anneaux fut modifié, puis le volume et la ventilation de l'étuve afin que le taux d'humidité n'évolue pas trop rapidement entre la première et la seconde phase d'évaporation. Peu à peu, après 3 années d’essais réguliers, la membrane s'est stabilisée, jusqu'à la cristallisation complète.</li>
</ul>
<p>Les tests pouvaient alors sérieusement  commencer.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-1-EM.jpg" alt="MODIFICATIONS NECESSAIRES POUR LES DILUTIONS" width="500" height="375" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="text-decoration: underline;">2-2  Produits testés : les Élixirs Floraux</span></p>
<p>A la suite du docteur Edward Bach qui prépara les « 38 fleurs de Bach » dans les années 30, plusieurs laboratoires proposent maintenant de nombreux élixirs floraux.</p>
<p>Pour des raisons personnelles, et avec la certitude d’avoir des produits de qualité, j’ai travaillé essentiellement avec des élixirs du laboratoire Deva. Sans entrer dans les détails, indiquons rapidement comment ce laboratoire effectue une préparation : les fleurs sont cueillies avec grand soin, sans y toucher avec les doigts, et déposées au fur et à mesure à la surface d’une eau pure contenue dans un récipient assez large. La préparation est ensuite exposée au soleil pendant  3 à 4 heures, pour obtenir une infusion solaire. Cette infusion est ensuite filtrée puis additionnée à part égale d’un cognac biologique spécialement fabriqué. La préparation est alors dynamisée, sans succussions, pour obtenir un élixir mère qui peut maintenant être stocké.</p>
<p>Pour la vente, le laboratoire dilue cet élixir mère à environ 6 pour 1000 dans un mélange eau-cognac à 50%. On obtient alors un élixir floral qui titre donc moins de 20°, et contient environ 0,3% d’infusion solaire qui, rappelons-le, avait été filtrée.</p>
<p>Par conséquent un élixir mère floral contient très peu de principes actifs, comparé à du sang ou à un produit agro-alimentaire, et  donc un élixir floral obtenu par dilution d’un élixir mère en contient encore moins, parfois même pas du tout. On compte  au grand maximum 1 mg de substance dans 10 g d'élixir. Donc dans 5 ml de liquide par anneau, il y a moins de 0,5 mg de produit actif. Pour cette raison, le protocole traditionnel ne fonctionne plus.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">2-3 Exemples de tests</span></p>
<p>La première photo montre le type de dessin obtenu avec un mélange eau-cognac, n’ayant pas reçu de fleurs. Il constitue un témoin afin de comparer les dessins obtenus avec des élixirs mères floraux.</p>
<p>Une série de photos permet de constater de très nettes différences de dessins suivant les élixirs mères concernés. Le procédé des cristallisations sensibles, profondément modifié pour la circonstance,  est le seul procédé susceptible de reconnaître un élixir mère, parmi ceux qui ont fait l’objet de cristallisations.</p>
<p>Bien évidemment, pour chaque test de nombreux anneaux de cristallisation sont effectués, et les photos présentées correspondent à l’image type obtenue sur l’ensemble.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-2-IS-Tremble.jpg" alt="PREMIERS TESTS" width="500" height="373" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces quatre photos groupées permettent de voir l’influence de l’alcool. En effet, cette infusion solaire de fleurs de tremble n’a pas reçu du tout d’alcool, et on constate au moins trois choses :</p>
<p>-l’information contenue dans l’infusion du jour se manifeste par une grande potentialité, les aiguilles sont toutes rectilignes et larges, et éclatent en multiples départs secondaires.</p>
<p>-deux  jours après, le dessin s’organise, et il faut sept jours pour que la signature  soit atteinte.</p>
<p>-mais  deux jours plus tard, l’information est très perturbée, l’infusion est  vieillie, perdue.</p>
<p>En fait, des cristallisation ont été réalisées chaque jour, et on constate que l’apport d’alcool a deux effets : il accélère la mise en place de la signature à quatre jours environ, et la maintient en l’état une bonne dizaine d’années.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-3-Poirier.jpg" alt="POIRIER" width="500" height="720" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ci-dessus, ces deux photos de cristallisations d’élixirs mères de poirier préparés à sept ans d’intervalle, montrent la stabilité du produit.</p>
<p>Ces trois photos suivantes montrent l’influence néfaste de l’exposition d’un élixir au rayon laser d’un lecteur de code-barres, même à deux passages simplement. Bien sûr le rayon a été dirigé vers le produit et non pas sur l’étiquette, à la vitesse habituelle de lecture.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-4-Pissenlit.jpg" alt="PISSENLIT" width="500" height="221" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ce phénomène semble dû au fait que l’énergie des ondes cohérentes perturbe l’organisation spécifique du produit. Par contre, une exposition aux rayons X d’un portique de détection de métaux est sans influence visible en cristallisation, les ondes ne sont pas cohérentes.</p>
<p>Les deux photos suivantes montrent l’importance de la dynamisation spécifique aux élixirs floraux (sans succussion). Un an après, la signature est profondément affectée s’il n’y a pas eu dynamisation.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-5-Bourrache.jpg" alt="EFFET DES SUCUSSIONS" width="500" height="681" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces deux photos ci-dessous montrent la validité du procédé dans le cas d’élixirs floraux, qui sont réalisés à partir d’élixirs mères dilués. Dans ce cas le protocole est à nouveau adapté à une plus faible concentration.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/2-6-EF.jpg" alt="TESTS AVEC ELIXIRS FLORAUX" width="500" height="352" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>D’autres essais ont été réalisés, comme par exemple l’influence de la température sur un élixir. A partir de 40°, température facilement atteinte sur la plage arrière d’un véhicule, la cristallisation révèle une très grande altération du dessin. Par contre jusqu’à –20° on ne décèle pas de perturbation.</p>
<p><strong>Une remarque très importante : en règle  générale, avec le protocole traditionnel aussi bien qu’avec celui-ci </strong>(<strong> </strong>avec lequel ont été réalisés plus de 2000 anneaux)<strong>, on compte moins de 2% d’échecs : soit la cristallisation est profondément perturbée, soit plus rarement elle est plus structurée qu’attendu. Tout cristalliseur a pu faire cette constatation. Nous en reparlerons.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h1><a id="PART3" name="PART3"></a>Troisième partie</h1>
<p>Application à des produits  hautement dilués</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> 3-1   Exemples de tests, limites du procédé</span><strong> </strong></p>
<p>Le moment est donc venu d’essayer les dilutions  homéopathiques en cristallisation sensible.</p>
<p>Pour des raisons pratiques, et par soucis de rigueur expérimentale, toutes les dilutions ont été effectuées par mes soins à partir de teintures mères de qualité. Les dynamisations ont été exécutées sur une machine construite spécialement.</p>
<p>Également par soucis de rigueur, des tests de solvant ont été réalisés sur des produits ayant subit les mêmes manipulations : dilution d’une goutte d’eau distillée, puis dynamisation, et cela jusqu’au même taux de dilution que le produit testé. Ainsi les éventuelles différences de dessins ne seront pas imputables aux manipulations.</p>
<p>Enfin, chaque série de tests est accompagnée d’un test de ce solvant, par au moins deux anneaux disposés dans la même enceinte afin d’avoir rigoureusement les mêmes conditions d’évaporation.</p>
<p>Jusqu’à 5CH les conditions expérimentales appliquées aux élixirs floraux ont permis d’obtenir des images significatives. Mais avec l’augmentation du taux de dilution il deviendra nécessaire d’adapter au fur et à mesure plusieurs paramètres.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-1-1  Les tests</span></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/3-1.jpg" alt="SOLVANT ET SANS SOLVANT" width="500" height="369" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces deux photos montrent les dessins extrêmes obtenus avec le solvant, en fonction des divers paramètres spécifiques aux produits testés : soit une cristallisation tendue dans l’anneau, soit une membrane déchirée du fait d’un manque d’information.</p>
<p><em>Planche 3-2</em></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/3-2-Calendula.jpg" alt="CALENDULA" width="500" height="393" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ces quatre photos permettent de comparer les cristallisations obtenues avec du solvant et des dilutions à 5, 9 et 15 CH de Calendula. Rappelons qu’il s’agit d’images types, puisque plus de cinq cents anneaux concernant les dilutions homéopathiques ont été réalisés à partir de moins de dix teintures mères différentes.</p>
<p>On constate un affaiblissement de structure du dessin vers 9 CH, pour retrouver une signature plus marquée au-delà. Ceci est peut-être dû au fait qu’à 11 CH on approche de la limite calculée à partir du nombre d’ Avogadro qui concerne une mole de liquide, soit environ 18 grammes. Or nous sommes partis d’une goutte, soit environ 30 mg donc 600 fois moins, on arrive à 1021.</p>
<p>Si le dessin se structure davantage ensuite, on  peut supposer que l’<em> <strong>information</strong></em> contenue dans le produit n’étant plus transmise par des molécules actives, se manifeste d’une autre manière. Nous en reparlerons également..</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>
<div><a id="ARNICA" name="ARNICA"></a><img src="http://www.planete-homeo.org/pourtous/images/ligne/3-3-Arnica.jpg" alt="ARNICA 30" width="500" height="667" /></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em> </em></p>
<p>Ces six photos permettent de suivre l’évolution des cristallisations de dilutions à 5, 7, 9, 12, 15 et 30CH d’ Arnica. Là également on remarque l’affaiblissement structurel du dessin autour de 11CH. On remarque la similitude d’une vue à l’autre des critères d’analyse d’un dessin : départ, arborescences et types d’aiguilles. Ces critères sont différents de ceux obtenus avec le Calendula précédent. La structure se consolide également vers 15 CH et plus.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-1-2  Les limites</span></p>
<p>Soulignons que ce type de cristallisations se déroule avec un taux d’échecs encore raisonnable de l’ordre de 10 à 15%, mais presque 10 fois plus que ceux  mentionnés dans les deux premières parties.</p>
<p>On pourra regretter une nette insuffisance de tests sur des teintures mères différentes, mais les résultats présentés ici ont été réalisés récemment pour cet exposé, et nécessitent un long travail.</p>
<p>Déjà en 1998-99 les résultats étaient satisfaisants jusqu’à 15 CH, limite que je m’étais alors donnée. Les essais avaient été effectués à partir d’autres teintures mères, dont Apis notamment. J’avais alors projeté de faire une publication destinée à une revue philosophique. Mais juste avant de poster le document s’est imposé le besoin de tout recommencer une ultime fois. Et là, environ 40% d’échecs, beaucoup trop pour publier un document.</p>
<p>Que s’était-il passé ?</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-2  Deux réflexions importantes</span></p>
<ul>
<li>Une expérience menée à Genève en 2000 démontrait que l’intrication entre deux particules persistait lorsqu’elles étaient séparées de plus de dix kilomètres. Cette année la séparation a dépassé 140 km, et une action aléatoire sur l’une est accompagnée <strong>dans  l’instant</strong> par une action opposée de l’autre. Il  ne faut pas penser qu’une information pourrait se propager plus vite que la  lumière, <strong>la  notion de temps n’existe pas dans cette expérience</strong>. Donc notre espace-temps, où le temps est lié à la matière, serait contenu dans un système plus global où la notion de temps ne serait plus la même.</li>
<li>Les progrès de la médecine en matière de réanimation font qu’actuellement le nombre de personnes réanimées dépasse largement plusieurs millions. A Martigues en juin 2006 s’est tenu un colloque international dont le but était de faire le point sur les Expériences de Mort Imminente. Or approximativement 16% des personnes réanimées rapportent au minimum une expérience de perception extra sensorielle, sans perte de conscience de Soi malgré un coma profond voire un état de mort clinique. Ces personnes expliquent qu’il suffit d’avoir l’<strong>intention</strong> de voir ici ou là, pour que <strong>dans  l’instant</strong> elles perçoivent ce qu’elles  souhaitent. Les spécialistes présents à Martigues pensent que <strong>le siège de la conscience de  Soi et le centre de la mémoire ne sont pas localisés dans le cerveau.</strong> Il jouerait alors le rôle d’interface entre notre moi conscient matérialisé et ce moi profond d’un autre niveau où l’espace-temps est différent, comme à la remarque précédente.</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;">3-3  Influence de l’opérateur</span><strong> </strong></p>
<p>Que s’était-il passé pour avoir 40% d’échecs en 99 ? Il ne pouvait pas s’agir d’erreurs de manipulations étant donnée l’attention rigoureuse soutenue pour ces ultimes tests. Mon état de stress nuisait-il au bon déroulement des cristallisations ? Puisque l’évolution d’un système chaotique s’était montrée sensible à des informations non portées par des molécules actives, pourquoi ne serait-elle pas également sensible au stress de l’opérateur !</p>
<p>Afin de lever le doute, j’ai réalisé une machine qui produit des évènements aléatoires. Des petites billes tombent doucement à l’intérieur d’un tube de verre vertical de 50 mm de diamètre, parcouru par un fort courant d’air turbulent ascendant. A la base du tube les billes sont triées à droite ou à gauche, et la machine est réglée pour y obtenir les mêmes quantités, comptées par pesée à la bille près. Chaque essai libère 4000 billes en une heure environ.</p>
<p>Le but du jeu consiste à tenter d’influencer cette  répartition sans toucher à la machine.</p>
<p>Après de très nombreux essais, il s’est avéré que  ni la volonté ni un désir prononcé ne pouvaient influencer le résultat.</p>
<p>Alors j’ai adopté une attitude très proche de la méditation qui consiste à réduire peu à peu la domination du mental, et tenté de m’identifier à la machine, à l’intérieur, jusqu’à visualiser l’air dans la turbine, puis dans les chicanes qui créent les turbulences, puis les volets de réglage, enfin l’ascension dans le tube à la rencontre d’une bille puis d’une autre. Seulement alors j’ai eu l’intention d’en dévier un peu plus à droite ou à gauche. Et parfois le surprenant résultat est là, 1600 d’un coté et 2400 de l’autre à plusieurs reprises. Bien évidemment un essai neutre pratiqué juste après confirme l’état d’équilibre des réglages.</p>
<p>Alors l’état psychologique d’un opérateur peut-il réellement perturber un phénomène de nature chaotique ? Il ne s’agit pas d’influencer son évolution dans un sens ou l’autre, le déroulement de tels phénomènes est beaucoup trop complexe, mais au moins peut-il vraiment le perturber ?</p>
<h1><a id="CONCLUSIONS" name="CONCLUSIONS"></a>Conclusions</h1>
<p>Plusieurs conclusions peuvent être notées, qui  sont autant de pistes de recherche.</p>
<ul>
<li>La  qualité d’un produit, notion non quantifiable, est objectivable par la  technique des cristallisations sensibles.</li>
<li>Une information spécifique à des principes actifs bien précis peut être communiquée peu à peu à un support aqueux jusqu’à ce qu’il ne reste plus de molécules actives, puis au-delà en poursuivant les dilutions. Les hautes dilutions homéopathiques contiennent bien une information spécifique également objectivable.</li>
<li>Rappelons que la liaison H légèrement surabondante dans une molécule d’eau conduit à des assemblages de molécules qui sont appelés des clusters. Ceux-ci peuvent être brisés par des succussions, libérant ainsi les molécules qui deviennent disponibles à un nouvel assemblage initié par la goutte que l’on incorpore. De dilution en dilution, il se peut que la forme et/ou le nombre des clusters ainsi codés les rendent plus sélectifs et plus efficaces dans leur action thérapeutique par exemple. Comment étudier cette hypothèse ?</li>
<li>Un état de stress perturbe une cristallisation sensible. De manière similaire, une certaine harmonie peut-elle conduire à une structure harmonieuse inattendue comme cela arrive parfois ? La <strong>conscience</strong>,  disons étendue, de l’opérateur peut-elle dans l’ <strong>instant</strong><strong> </strong>intervenir  sur les conditions initiales du système chaotique que constitue la  cristallisation ?</li>
<li>L’état psychologique d’une personne peut perturber un système chaotique. Piste de recherche pour étudier l’effet placebo et les guérisons inexpliquées ?</li>
<li>Faut-il  s’étonner que le beau aille avec la qualité ?</li>
<li>Comment  poursuivre ces travaux, et d’autres recherches sur les clusters par exemple,  ailleurs que chez moi ?</li>
</ul>
<p>Quelques  sites intéressants par leur contenu et leurs liens</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>Sur  le colloque de Martigues</td>
<td><a href="http://www.s17production.com/">http://www.s17production.com/</a></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td><a href="http://perso.orange.fr/iands-france.org/">http://perso.orange.fr/iands-france.org/</a></td>
</tr>
<tr>
<td>Sur  les évènements aléatoires</td>
<td><a href="http://noosphere.princeton.edu/"> http://noosphere.princeton.edu/</a></td>
</tr>
<tr>
<td>Me  joindre</td>
<td>jolig.cris@ orange.fr</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Rédaction  achevée le 17 novembre 2007</p>
<p>Joseph  Ligné</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Cas clinique 02. Pneumonies à répétition. Obésité et éruptions. Calcarea carbonica, Thuja, Tuberculinum</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/18/cas-clinique-02-pneumonies-a-repetition-obesite-et-eruptions-calcarea-carbonica-thuja-tuberculinum/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/02/18/cas-clinique-02-pneumonies-a-repetition-obesite-et-eruptions-calcarea-carbonica-thuja-tuberculinum/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 16:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[calcarea carbonica]]></category>
		<category><![CDATA[cas clinique]]></category>
		<category><![CDATA[eruptions]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[obesite]]></category>
		<category><![CDATA[pneumonie]]></category>
		<category><![CDATA[repetition]]></category>
		<category><![CDATA[thuja]]></category>
		<category><![CDATA[tuberculinum]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Christophe et Sabine sont deux enfants d'une même fratrie.
Chaque cas m'a semblé intéressant et je n'ai pu me résoudre à ne parler que d'un seul. L'un, celui du garçon, parce que courant de situations pour lesquelles on sollicite un homéopathe; l'autre, celui de la fille, parce que nous permettant d'évoquer un remède trop peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong> </strong><a name="CAS 2 ENFANTS Christophe et Sabine L."></a></h1>
<p><strong>Christophe et Sabine sont deux enfants d'une même fratrie.</strong></p>
<p>Chaque cas m'a semblé intéressant et je n'ai pu me résoudre à ne parler que d'un seul. L'un, celui du garçon, parce que courant de situations pour lesquelles on sollicite un homéopathe; l'autre, celui de la fille, parce que nous permettant d'évoquer un remède trop peu prescrit.</p>
<p><strong><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/sthetoscope.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-146" title="sthetoscope" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/sthetoscope-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Christophe</strong>, né le 23 11 85. Amené pour des pneumonies à répétition, surtout à g. Vu le 10 02 93, à l'âge de 8 ans, déjà 4 pneumopathies lobaires. L'une au pneumocoque (hémocs +, etc). Pour les autres je n'ai pas d'informations. On lui a bien sûr fait maints bilans qui ne montrent pas grand chose à part du fer sérique assez bas (j'ai eu à l'époque la flemme de noter les chiffres).</p>
<p>Il est très maigre, par périodes il dévore sans parvenir à prendre un peu de poids, à d'autres il mange très peu. Il boit énormément de lait, adore les oeufs (sa mère précise qu'il s'en fait des ventrées).</p>
<p>Très sensible et timide, volontiers apeuré.</p>
<p>Enurésie.</p>
<p>BCG trois fois négatif (no comment).</p>
<p>Transpire énormément de la tête, surtout en dormant.</p>
<p>Le premier remède améliore considérablement l'enfant et sera monté jusqu'en LM en octobre 93. A cette date, il se porte fort bien, n'a plus été malade, etc. Mais subiste l'énurésie et la LM a produit peu d'effet. Il a une petite toux sèche qu'il traîne depuis des semaines, sans autre signe auscultatoire. Ses goûts alimentaires se sont déplacés, il aime tout ce qui est salé bien plus qu'avant, mais maintenant aussi le saucisson et le jambon.</p>
<p>Le premier remède donné en 200 Kent provoque une réaction abominable dès le soir de la prise. Toux accrue, vomissements, sueurs, insomnie, agitation, colères. L'état mental persistera pendant environ une semaine. Depuis la première prise en le 12 01 94, Christophe a encore de temps en temps besoin du même remède quand il refait un épisode de toux sèche. Ces toux sont de plus en plus faibles et cet hiver (96-97) il n'a encore eu besoin de rien.</p>
<p><strong>Questions</strong> :</p>
<p>Quel est le premier remède ?</p>
<p>Comment interpréter le fait que la LM ait échoué ? (évoquer 2 cas de figure).</p>
<p>Quel est le second remède ?</p>
<hr /><strong>Sabine</strong>, née le 17 12 76. Artiste, se lance dans la chanson.  Vient pour des questions de poids, d'éruptions du front avant les règles.</p>
<p>Elle met une quantité énorme de sel dans ce qu'elle mange. Très sensible à la  musique.</p>
<p>Elle a eu plein de vaccins et de réactions fébriles importantes  après beaucoup d'entre eux.</p>
<p>Eu de nombreuses verrues aux mains et aux doigts,  traitées localement.</p>
<p>La transpiration du visage est plutôt grasse. Celle des  pieds sent mauvais.</p>
<p>Elle est très facilement irritable, fort caractère.</p>
<p>Le premier remède donné le 7 12 94 va rater lamentablement. Devant cet échec, puisqu'elle  ne digère rien et puisqu'elle semble aimer aussi ce qui est sucré, je la revois  le 12 1 96 et lui donne un second remède. Ce second médicament fonctionne tant  bien que mal jusqu'en juillet 96.</p>
<p>A cette date le tableau se ré-aggrave. Elle fait de grosses colères, ne  supporte rien ni personne, "<em>j'en pleurerais tellement les gens  m'énervent</em>".</p>
<p>Elle est désespérée de son état nerveux. Elle en bégaie.  Elle se trouve elle même insupportable tellement elle est jalouse de tout le  monde.</p>
<p>Fait plein de cauchemards, qui semblent beaucoup la frapper, notamment  de voir un homme qui viole des petites filles, ou des visages très détaillés qui  la regardent.</p>
<p>Cerise sur le gateau, elle a une douleur de plus en plus  fréquente dans la région iliaque d.</p>
<p>Le troisième remède entraine une amélioration considérable. Le retour d'un peu de nervosité  fait répéter en novembre 96. Sa mère que je revois en janvier 97 est ravie, sa  fille pour l'instant se porte bien.</p>
<p><strong>Questions</strong> :</p>
<p>Quel est le premier remède que vous  auriez donné ?</p>
<p>Quel est le second remède de dépannage qui soulage un peu  ?</p>
<p>Quel est le troisième remède ?</p>
<p>A vous de jouer:</p>
<p><!-- InstanceEndEditable --></p>
<hr />
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><!-- InstanceBeginEditable name="Réponses" --></p>
<p>"Jean-Claude.Ravalard" &lt;Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr&gt;</p>
<p>1° cas Christophe :<br />
Je retiens qu'il adore les oeufs, appétit dévorant mais reste maigre transpire énormément de la tête en dormant<br />
Inflammation pulmonaire<br />
Premier remède:Calcarea Carbonica<br />
La LM aurait échouée du fait d'une similitude partielle ou d'une barrière ?<br />
Deuxième remède : Tuberculinum<br />
désir de salées et de gras,<br />
toux sèche chronique avec les rubriques croisées fait apparaitre Tub<br />
Cela me convient bien avec ses antécédents de pneumonies, de BCG négatifs .</p>
<p class="cas_ed"><a name="JCR"></a> La prescription de Calc ne fait pas un pli. Le désir d'oeuf marqué à ce point est incontournable. Ce symptôme général dicte la suite du cas. Le second point intéressant: transpiration de la tête en dormant.<br />
Parvenus à ce point seuls trois remèdes couvrent le cas: Calc, Calc-p et Carc (nous avons vu lors de l'un de nos derniers séminaire qu'il faut ajouter Tub et Carc à la rubrique transpiration de la tête en dormant). Bien des signes manquent pour envisager Carc (pas méticuleux, pas de côté trop responsable, etc). Restent Calc et Calc-p en lice. Le côté peureux et timide penche énormément pour Calc, Calc-p ayant chez l'enfant plus volontiers le côté irritable, mécontent, et lent sur le plan intellectuel. De plus c'est très rare de voir un enfant Calc-p qui n'a pas de douleurs de croissance.<br />
Pour finir, il faut jeter un coup d'oeil à la rubrique inflammation des poumons: belle rubrique avec plus d'une centaine de remèdes. Or, Calc-p n'y figure pas. Voilà à quoi servent ces rubriques générales: elles ne permettent pas de désigner un remède mais au contraire, une fois que l'on évoque quelques candidats possible, elles permettent de faire un tri.</p>
<p class="cas_ed">L'échec de la LM. C'est peut être le point le plus intéressant qui m'a incité à vous entretenir de ce cas. Nous venons de parler pendant deux jours de la conduite à tenir pour la seconde prescription, aussi, je vais essayer d'être bref. Se pose avant tout la question de la similitude. Si celle-ci semble correcte, il s'agit alors d'un problème de hauteur de dynamisation. Dans ce cas, chez l'enfant, il serait plausible qu'on soit déjà trop haut et je donnerais volontiers une 200 pour recommencer à monter ensuite. Mais ici, il apparaît nettement que les symptômes se sont déplacés: saucisson, jambon, sel. Dans ces conditions je rapelle qu'il faut toujours avoir le réflexe de vérifier que Sanicula n'est pas indiqué (chaque fois que vous donnez Calc ou Sil, gardez une pensée pour Sanic). Or, il n'a pas de signes mentaux évocateurs (irritabilité, instabilité), et la transpiration de la tête a disparu. A ce propos, il faut se souvenir que la transpiration de la tête chez Sanic survient sur les parties sur lesquelles on est allongé, alors que Calc et les autres tanspirent par le seul fait du sommeil. Ce petit détail peut parfois être décisif. Reste maintenant à se poser la question: quels sont les remèdes de toux sèche chronique chez l'enfant ? Il faut en citer deux, (bien que le répertoire n'en donne qu'un): Lyc et Tub. Ceci étant posé, tout cadre fort bien avec Tub. D'autre part, les remèdes s'enchainent souvent avec une certaine logique: Calc est très souvent suivi de Lyc, et est un proche parent de Sulph. Tuberculinum lui-même est un parent très proche de Sulph. CQFD.</p>
<p>2 ° cas Sabine :<br />
1 ° Remède sans même l'aide de l'ordinateur : Thuya . Tout semble l'évoquer<br />
Après Thuya, j'aurai tenté Natrum Mur. puis du fait de ces colères rageuses, je tenterai un plus petit remède mais tu nous as orienté peut-être vers l'erreur, un Stramonium d'autant que je note dans la MM de Stram. "inflammation du caecum 3°"<br />
Ca chauffe dur ...Ho, ho, ho <img src='http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> )</p>
<p class="cas_ed">Ca me remonte le moral de voir que tu aurais prescrit Thuj  comme moi. Je crois que tout y est pour l'évoquer. Ensuite, j'ai négligé à tort  le goût intense pour le sel et donné Lyc en fonction du caractère très fort.  Cela a donné quelques maigres résultats... jusqu'à prescrire le troisième  remède. Ton idée de Stram me semble très intéressante. Je ne l'avais pas vu du  tout celui là. Beaucoup de choses collent avec, mais... pas l'envie démesurée de  sel, entre autres...</p>
<hr />BEAU Remy.Beau de wanadoo.fr</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour christophe</span> : Ce désir d'oeuf à ce point, chez un enfant de  surcroît, nous permet de 'verrouiller' cette rubrique ce qui met en évidence  Calc. Le caractère peureux, la transpiration de la  tête en dormant et à un moindre degré la tendance à l'anémie confirment le  remède.</p>
<p>Après la prescription du médicament en sur toute la gamme jusqu'en LM, on  note une amélioration conséquente mais la modification du tableau clinique  initial avec déplacement des gouts alimentaires entres autres, indiquerait que  le remède choisi n'était pas le plus complet pour le cas. Il est possible  également qu'une LM dépasse les capacités réactionnelles de cet enfant.</p>
<p>Le deuxième remède soulage une toux sèche à tendance chronique chez cette  enfant maigrichon, qui aime le salé et qui présente un BCG trois fois négatif.  Moi je lui donnerais volontiers Tuberculinum.</p>
<p class="cas_ed">Pas de commentaires ! Très belle étude du cas, c'est net  et sans bavures. Tu peux toujours regarder mes commentaire à <a href="#JCR">Jean-Claude</a> histoire de passer le temps.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour sabine</span> : Les mauvaises (très) réactions aux vaccinations, la  sensibilité à la musique, la transpiration grasse du visage,les verrues,  évoquent Thuya . J'avais pensé à Natrum mur initialement à cause du fort désir  de sel, de la sensibilité, du caractère irritable et de l'éruption au niveau du  front mais les réactions aux vaccinations n'étaient pas intégrées.</p>
<p>Je passe lachement au troisième remède car je vois plusieurs seconds remèdes  possibles et je suis pris par le temps.</p>
<p>La clé du troisième remède nous est révélée par un rève, particulier s'il en  fut, original, 'voir un homme qui viole des petites filles' ! Voilà qui n'est  pas banal et nous simplifie la tache puisqu'il n'existe qu'un seul remède dans  cette rubrique, au second degré, le fameux Lachesis de droite ou Lachesis décalé  de Voisin : Cenchris Contortris. Il ne reste plus  qu'à vérifier que ce remède est bien compris dans les rubriques jalousie,  bégaiement....</p>
<p>Bien amicalement à tous. Rem</p>
<p class="cas_ed"><a name="REM"></a> joli coup ici encore, mon cher Rém.  En effet, il faut autant que possible dégager ce qui est caratéristique dans  chaque cas. Ici, indiscutablement, voir un viol, ce n'est pas courant. Cenchris  est le seul remède connu à présenter ce rêve. Cela ne signifie pas qu'il faille  le prescrire automatiquement, je rappelle que par principe les rubriques du  répertoire doivent être considérées comme incomplètes. Il faut aussi que le  remède couvre les autres signes du cas. Et là: pas de problème ! Envie de sel  effrénée, jalousie. Le signe caractéristique de Cench est la douleur de l'ovaire  droit.<br />
Bon, j'admets que j'ai été un peu dur de ne pas vous dire le mot  ovaire, mais après tout les patients montrent la région iliaque ou inguinale,  c'est à nous de comprendre. Cenchris est un énorme remède que Kent n'a pas eu le  temps de mettre à jour dans son répertoire; d'autant que c'est lui qui a conduit  une magnifique pathogénésie du copperhead snake, publiée dans The homéopathician  en 1913. Il résulte de cela un bon millier d'ajouts que vous aurez dans le futur  répertoire. S'il est un remède qui a des rêves frappants, horribles, vivaces,  etc il faut retenir Cenchris.</p>
<hr />XXX &lt;Ggmed58 de aol.com&gt;</p>
<p><strong>Christophe</strong>:<br />
Le premier remede est sans doute CALCAREA CARB<br />
Comment  interpreter le fait que la LM ait echoue ?<br />
Je ne vois pas trop pourquoi cela  echoue, peut etre manque-t-il des details et des modalites quant aux symptomes  psychiques, est il frileux, y a t il une origine a ses pneumopathies ? une  causalite ?<br />
Quel est le second remede ? je lui donnerais surement PHOSPHORUS  (tropisme pulm, toux seche et tous les autres symptomes). Je poserai volontiers  des questions sur les modalites de la toux pour me conforter.</p>
<p class="cas_ed">Bienvenue, Cher Ggmed58 (ça fait un peu guerre des étoiles  comme appellation). Voyez <a href="#JCR">plus haut</a> mon  commentaire sur l'échec de LM. Pas de modalités connues pour les pneumopathies,  sinon l'exposition au froid, qui ne nous suffit pas hélas pour mener directement  au bon remède.<br />
Autrement, la suggestion de Phos est excellente et  parfaitement bien justifiée, d'autant que ce sont là deux remèdes cousins.  Quelques nuances cependant font pencher la balance vers Tub. Le goût pour le  saucisson et le jambon appartient bien plus à Tub qu'à Phos. La notion de  chronicité, petite toux qui traîne, sans modalité marquée, est très  caractéristique de Tub à cet âge</p>
<p><strong>Sabine</strong>:<br />
Le premier remede auquel je pense et que j'aurais donne au debut  est Thuya: ses reactions aux vaccinations, les verrues (suppression), les  modalites de la transpiration, le caractere, sensibilite etc, le desir de sel  , le remede de depannage pourrait etre Natrum mur mais je ne serais pas passe  par la,<br />
On pense devant ce tableau psychique tres marque a Nux Vomica ou  Lycopodium, mais la &lt;&lt; cerise &gt;&gt; (douleur de la FID dte), en est  absente et nous fait sortir : Kali carb et Cocculus indicus :<br />
En faveur de  Kali carb : reves tres frappants (trouves a la rubrique :vivaces),  l'irritabilite, la colere, la jalousie, et en plus il y a ces douleurs  iliaques droites que ne presente pas Cocculus meme si c'est un remede de  douleurs abdominales et il n'a pas non plus la jalousie, je tenterais, je  pense, Kali Carb.</p>
<p class="cas_ed">OK pour le premier remède et l'évocation de Nat-m. Je  partage aussi votre point de vue entre Nux et Lyc, d'autant que j'avais fini par  donner ce dernier. En tirant par les cheveux on aurait pu assimiler l'envie de  sel à l'envie de choses assaisonnées dans Nux.<br />
Enfin, très bien vu le Kali-c  ! Je ne l'avais pas du tout envisagé non plus, ou plutôt je l'avais tout de  suite écarté car il manque l'envie de sel qui est tellement marquée qu'il ne  faut pas la négliger. De plus, elle n'a pas tendance à sursauter facilement, et  c'est rare de trouver un Kali-c sans sursaut ni hyperesthésie cutanée  (chatouilleux, etc). De fait la douleur en question doit faire évoquer l'ovaire,  et dès lors Cenchris couvre élégamment les symptômes. Pour le reste, je vous  invite à regarder mes commentaires <a href="#REM">plus haut</a> sur Cench.</p>
<p class="cas_ed">Merci de votre excellente contribution, et à bientôt (je  m'en vais vous préparer de quoi faire chauffer les méninges!).</p>
<hr />Popowski pierre &lt;popowski de club-internet.fr&gt;</p>
<p>Chers amis,<br />
Ce forum est très intéressant. En tant que  pédiatre, je trouve surprenant que vous attribuiez autant de valeur aux désirs  et aversions alimentaires, chocolat, oeufs, lait ou autres..., alors qu'en  pratique et en théorie, il y a bien d'autres choses de valeur hiérarchiquement.  Prenons le cas de Sabine : les rêves d'hommes qui violent et de visages sont les  plus valorisés, car "curieux, inusités, originaux..." : ils orientent d'emblée  vers SEPIA. Et comme l'ensemble du cas semble correspondre, j'aurais donné en  premier SEPIA. D'autant que le comportement de cette enfant est en accord avec  le génie du remède : elle ne se supporte pas, et ne supporte pas les autres -cf  ce qu'en disait J. Barbançay.<br />
Signalons au passage que ce remède est sous -  evalué en pediatrie, ce qui le fait ressembler à THUYA, NATRUM MUR.,  ARSENICUM...<br />
Pour Christophe, d'accord pour un CALCAREA, mais PHOS., suivi de  TK.</p>
<p class="cas_ed">Aha ! Tu démarres très fort sur la valeur des  symptômes. Plutôt que de développer partiellement cette très importante  question, je me fais un plaisir de te renvoyer à la lecture de mon petit article sur  le sujet (au départ c'est un texte qui s'adresse aux étudiants de l'un de mes  séminaires précédents, mais je crois que cela pourra intéresser tous nos  lecteurs).</p>
<p class="cas_ed">Pour le cas de Sabine, tout le monde est  d'accord: rêver de voir un viol, c'est le signe le plus frappant, on peut et  même on doit commencer par là. Un remède seulement: Cenchris. Bien sûr, la  seconde question à se poser: le remède couvre-t-il le reste du cas, étant  entendu que Cench est très mal représenté dans le répertoire. L'autre signe  mental concerne le rêve de visages très nets. Dans le répertoire, il n'y a pas  de tels rêves. Mais nous disposons de bien d'autres ressources. Très souvent, il  faudra recouper les rubriques des rêves avec celles de Illusions. En creusant un  peu l'interrogatoire, ce n'est pas rare qu'en fait de rêves, le malade ait ces  visions au moment du passage de l'état de veille au sommeil. Voir des visages,  des mains, des animaux, etc, la rubrique la plus générale est Illusion Visions.  Si tu prends la rubrique Illusion Visage, tu ne retombes sur tes pattes que  grâce au système des références croisées qui lient cette rubrique à Illusion  Images, Spectres et Vision.</p>
<table border="1" cellspacing="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td rowspan="4" width="22%"></td>
<td rowspan="4" width="4%" align="middle"><strong>V</strong></p>
<p><strong>a</strong></p>
<p><strong>l</p>
<p>R</p>
<p>u</p>
<p>b</p>
<p>r</p>
<p>i</p>
<p>q</p>
<p>u</p>
<p></strong><strong> e</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Cench</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Cupr</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Calc-sil</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Laur</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Stry</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Bell</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Op</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Ambr</strong></td>
<th width="15%"></th>
</tr>
<tr>
<td width="9%" align="middle">12</td>
<td width="9%" align="middle">12</td>
<td width="9%" align="middle">10</td>
<td width="9%" align="middle">10</td>
<td width="9%" align="middle">10</td>
<td width="9%" align="middle">8</td>
<td width="9%" align="middle">8</td>
<td width="9%" align="middle">8</td>
<td width="10%" align="middle"></td>
</tr>
<tr>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="10%" align="middle"></td>
</tr>
<tr>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="10%" align="middle"></td>
</tr>
<tr>
<td width="22%"><strong> </strong>Som: REVES / viol /  voir un</td>
<td width="4%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle"><strong>2</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong> </strong></td>
<th width="15%"><strong>Degré</strong></th>
</tr>
<tr>
<td width="22%"><strong> + </strong>Psy: ILLUSIONS... / visages...</td>
<td width="4%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle"><em>1</em></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>2</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>1</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>1</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>1</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>3</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>3</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>2</strong></td>
<th width="15%"><strong>Degré</strong></th>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>+</strong>: La rubrique possède des références croisées.</p>
<p><strong>+</strong>: Les  remèdes sont recherchés dans la rubrique, mais aussi, éventuellement, à travers  les références croisées.</p>
<p><strong>1, 2, 3</strong>: Degré du  remède.</p>
<p><em>1, 2, 3</em>: Le remède est absent de la rubrique, mais présent dans  l'une de ses références croisées (sous PcKent, il est possible de connaitre la  référence en question).</p>
<p><strong>1, 2,  3</strong>: Le remède présente une rareté  relative (il est absent de la rubrique de sens plus générale).</p>
<p><em>1, 2, 3</em>: Le  remède présente une rareté relative, et provient d'une référence  croisée.</p>
<p class="cas_ed">Ces deux signes importants doivent faire<br />
vérifier Cench dans la matière médicale. Ma bible dans ce cas particulier est<br />
l'article de Kent dans The homéopathician, fév 1913 (ça ne nous rajeunit pas),<br />
page 47. Le tableau mental est frappant: egoïste, envieux, nerveux et irritable,<br />
pleurs et soupirs très fréquents (p 47), très vite émue aux larmes (p 51), etc.<br />
Envie irrésistible de bacon salé (p 50). Ce symptôme s'est toujours trouvé<br />
confirmé en pratique, et on peut ajouter sans crainte Cench à la rubrique désir<br />
de choses salées (ou de sel). Enfin, les cas cliniques rapportés par Kent, p 65,<br />
sont assez édifiants pour se faire une idée de sa pratique géniale et du remède.<br />
Il en ressort très nettement la douleur de l'ovaire droit, qui est absolument<br />
caractéristique de Cench.</p>
<p class="cas_ed">Tu m'as envoyé la répertorisation sur les  symptômes suivants, qui te donne Sepia :</p>
<p class="cas_ed"><strong>1 x2 &lt;0 1 3&gt; SOMMEIL REVES,viol</strong></p>
<p class="cas_ed"><strong>2 x2 &lt;0 0 2&gt; SOMMEIL REVES d' un visage</strong></p>
<p class="cas_ed"><em>3 [0 7 10] PSYCHISME PLEURS,les symptômes sont amél. par les</em></p>
<p class="cas_ed">4 [1 11 11] MEMBRES VERRUES des doigts</p>
<p class="cas_ed">5 [7 11 10] MEMBRES VERRUES de la main</p>
<p class="cas_ed">6 [5 19 31] BOUCHE DISCOURS, élocution,bégaiement</p>
<p class="cas_ed">7 [9 14 15] MEMBRES TRANSPIRATION du pied,malodorante</p>
<p class="cas_ed">Pour le premier symptôme, il n'existe pas de  rubrique générale rêve de viol dans Kent et je crois que c'est fort bien ainsi  car cela revient à généraliser de façon abusive des signes qui n'ont pas le même  sens. On trouve cela par exemple dans le "Complete Repertory". Du coup dans la  même rubrique cohabitent Petr, qui rêve d'avoir commis un viol, Cench qui en  voit commettre, Kreos qui est poursuivi par quelqu'un qui veut le violer. Comme  Kent le dit ailleurs à propos du Boenninghausen: c'est dénaturer le sens du  symptôme. Cela nous pose l'angoissante question des "ajouts" et "compléments"  que l'on apporte au répertoire sans avoir d'idée bien nette de comment il faut  procéder. Je t'avoue qu'à mon sens le meilleur côtoie le pire dans bien trop  d'ouvrages récents...<br />
Bref pour revenir à mon propos, Cench est le seul  remède connu qui <em>voit</em> des viols.<br />
Tu vas râler que j'écorne ta  répertorisation, mais le symptôme suivant, rêves de visages, et un ajout dont  j'ignore la provenance (des auteurs ont cru bon d'ajouter les rêves depuis  Allen, et c'est trahir Kent qui les avait à sa disposition et ne les a pas mis  dans son répertoire). La seule rubrique utilisable à mon avis est celle des  Illusions.</p>
<p class="cas_ed">Ensuite dans la hiérarchie des symptômes  viendrait l'envie effrénée de sel, puis le bégaiement. Ce dernier symptôme,  Cench le possède comme con copain Lachesis.</p>
<p class="cas_ed">Et puis, qu'est-ce que je vois ? Tu  interprètes ce que dit la patiente à propos des pleurs: elle est tellement  énervée que ça lui donne envie de pleurer un bon coup... mais ce n'est pas que  les pleurs &gt;.</p>
<p class="cas_ed">Pour finir, les signes locaux sont plus que  plantoirs pour un remède que l'on sait peu expérimenté.</p>
<p class="cas_ed">Voilà, je suis trop bavard, alors j'arrête  ici.</p>
<p class="cas_ed">Merci de ta participation, à très  bientôt.</p>
<p>Popowski pierre &lt;popowski de club-internet.fr&gt;</p>
<p>Pour compléter ma contribution à ton cas clinique, je me permets de signaler  ces quelques faits :</p>
<p>-pour le symptôme " rêve de viol ", il y a bien SEPIA dans la rubrique. La  référence émane de G.H.G. JAHR, dans son " Systematisch Alphabetischen  Repertorium der Homoöpathishen Arzneimittelehre. " Les autres remèdes de la  rubrique sont PETROLEUM (Kent), KREOSOTUM (Jahr), CENCHRIS (Kent, Schmidt) ;</p>
<p>-pour le symptôme " rêve d'un visage ", il existe bien une référence à SEPIA  dans Hahnemann et Künzli, où l'on trouve un " rêve d'un visage défiguré " pour  ce remède;</p>
<p>-pour ce qui est de l'introduction de symptômes locaux dans une  répertorisation : la pratique m'a montré qu'on ne peut pas valablement  répertoriser (chez l'enfant en tout cas) et aboutir au bon remède (celui qui  marche quasi " miraculeusement ") sans intégrer ce que j'appellerais des "  concomitants locaux " aux symptômes mentaux et aux étiologies.</p>
<p>-enfin, pour ce qui est de " l'interprétation " d'un symptôme important ou du  cas dans son ensemble : là encore, la " bonne pratique " me semble être de  tenter de comprendre le cas dans sa globalité et " en mouvement ", c'est à dire  de ne pas se figer (je dirais " bêtement " ) sur la répertorisation pure et  dure, mais de tenter (par un effort interprétatif justement) d'entrer dans la  dynamique du cas.</p>
<p>A bientôt pour la suite. Je trouve tout cela très intéressant.</p>
<p>Je pense à un article plus général.<br />
Salut.<br />
Pierre.</p>
<p class="cas_ed">Hello Pierre ! Je suis très content que notre site te  plaise, et c'est aussi le tien et j'ai intérêt à ne pas raconter de bêtises  maintenant que tu es là. On va passer pour des obsédés à force de parler du même  symptôme. Merci de ta contribution intéressante et des précisions que tu nous  apportes sur les sources des ajouts.</p>
<p class="cas_ed">Symptômes locaux: absolument d'accord, une fois qu'est  établi un groupe de remèdes couvrant les signes généraux, le choix définitif se  fait souvent d'après les signes locaux <em>mais</em> il ne faut pas perdre de  vue le fait que la matière médicale est bien incomplète et fragmentaire et que  nombre de remèdes manquent de signes locaux (c'est d'ailleurs cela qui rend  "plantoir" la méthode de Boenninghausen comme le dit Kent). Si nous avions  expérimenté tous les remèdes sur 1000 personnes pendant 25 ans, tous les  symptômes auraient la même valeur et l'homéopathie se réduirait en grande part à  additionner "bêtement" des symptômes. Hélas on en est loin... et il nous faut  avoir de la souplesse intellectuelle pour prendre des symptômes et en laisser  d'autres, un peu comme Tarzan, il ne faut pas hésiter à sauter sur une autre  liane si celle sur laquelle on est mène à une impasse.</p>
<p class="cas_ed">Percevoir le cas, littéralement voir à travers, tout  l'art est là, tu as cent fois raison. C'est pour cela que Kent disait en parlant  de l'usage du répertoire: <em>use it with your brain, not mechanically</em>. Le  danger du répertoire vient de la façon dont on l'utilise.</p>
<p class="cas_ed">Impatient de te relire, je vais sélectionner un prochain  cas pour vous faire bien gamberger.</p>
<p class="cas_ed">Amitiés.</p>
<hr />DuBois Jacques-Henry &lt;jhdubois de bluewin.ch&gt;</p>
<p>Cher Edouard,</p>
<p>Voici un très beau cas qui mériterait un plus long développement que celui  que je ferai. Le temps me manque un peu.</p>
<p>THUJ. est le premier remède auquel je pense.Une répertorisation avec  l'irritabilité, sensibilité à la musique, désir de salé, transpiration et visage  huileux,verrues aux mains et doigts puis les suites de vaccinations le  "confirme".</p>
<p>Suite à l'échec possible de ce remède et en ajoutant le désir de sucré,  SULPH. pourrait être le deuxième remède. Les rêves de viol peuvent nous  aiguiller sur SEPIA.</p>
<p>Sous REVES/Viol/voir un, ne figure qu'un remède, CENCH. Une rapide lecture de  la Concordant MM de Vermeulen me porte à croire que cette piste est intéréssante  d'autant plus qu'on y trouve de la jalousie et surtout qu'elle serait  querelleuse par jalousie. Je n'ai pas approfondi plus.</p>
<p>Si je reviens au motif de sa consultation, soit les éruptions au front avant  les règles, son irritabilité, ses colères et désir de sucré me portent vers  MAG-M. Je doute toutefois que ce soit le bon remède.</p>
<p>J'en termine ici pour aujourd'hui mais au moins je t'ai fait part de mon  grain de sel!</p>
<p>Je me réjouis de te lire.</p>
<p>Amitiés, Jacques-Henry</p>
<p class="cas_ed">Cher Jacques Henry, je suis content que tu te sois jeté à  l'eau: tu vois ce n'est pas compliqué de nous envoyer une contribution. Et en  plus elle est intéressante ! Excuse le retard que j'ai pris pour intégrer ta  lettre: je l'avais laissée se noyer parmi un tas d'e-mail.... honte à  moi.</p>
<p class="cas_ed">J'avoue ne pas avoir pensé à Sulph, tant elle était  énervée, j'ai foncé vers Lyc. C'est un moindre mal, car tu sais que Sulph suit  bien Lyc. Autrement tu envisageais aussi comme Pierre Popowski l'indication de  Sepia, qui est loin d'être absurde et qui colle bien avec le caractère. Mais,  j'ai développé (sûrement un peu trop) les arguments contre.</p>
<p class="cas_ed">Il va falloir que je me creuse pour vous trouver un cas  digne de vos cerveaux....</p>
<p class="cas_ed">Amitiés.</p>
<hr />"<a name="Jean.Lafeuillade"></a>" &lt;Jean.Lafeuillade de wanadoo.fr&gt;</p>
<p>A propos de cette jeune Sabine... difficile d'en parler, puisque je la vois à  travers tes propres yeux, mon cher Ed.<br />
Il ne s'agit donc que de simples  réflexions pour animer le forum.<br />
« Les désirs de sel, la sensibilité à la  musique, l'irritabilité (guerrière), les transpirations de mauvaise odeur, la  sensibilité vaccinale..» forment un syndrome unique et cohérent ( que l'on  pourrait appeler «syndrome bouclier » ou "A"). J'aurais très certainement donné  THUYA sans trop me poser de questions, ne serait-ce que pour voir.<br />
Le premier  remède aurait déplacé la symptomatologie vers la sphère mentale ? piste  peut-être intéressante, très certainement à suivre. Comme le dit le Ling Shu (  traité de Médecine chinoise ) :<br />
« Quand l'énergie Yang est à sa fin,  l'énergie Yin est à son apogée, on dort. Les rêves sont la correspondance  externe de la partie «mentale » des organes. » l'apparition des rêves revêt une  importance primordiale qui l'emporte sur l'irritabilité réactionnelle.<br />
« La  peur des jeunes filles d'être poursuivies» ( quand on pousse un peu  l'interrogatoire)... me paraît un symptôme relativement courant d'adolescente,  ou du moins qui manque d'individualité.<br />
Par contre, je me serais accroché à «  voit des visages », car cela sent d'avantage la sycose ( si l'on peut dire ! ),  et semblerait confirmer l'ensemble du tableau clinique. J'ai toujours été étonné  d'entendre les précisions apportées sur l'orientation spatiale des visages et  des spectres, par rapport au patient. En tout cas, je n'aurai pas prescrit Medh.  sans ré-interroger la patiente à ce sujet !...<br />
Sans parler de LM, mon  impression est que le deuxième tableau est incomplet. Ma deuxième hypothèse  aurait été de vérifier un glissement possible vers un deuxième syndrome ( «  syndrome doublure » par exemple, ou "B" ) qui associerait : « rêves abondants,  pertes de mémoire, asthénie matinale, diarrhées d'aliments non digérés ou  diarrhées de l'aurore, petit bassin froid et douloureux, face interne des genoux  douloureux, oligurie ou rétention d'urine, langue tendre, pâle avec enduit blanc  glissant. ». Je sais bien que ce n'est pas très satisfaisant, mais cela peut  être une grille de recherche clinique.<br />
Si je dois me jeter à l'eau, je  retiendrais et valoriserais:<br />
1/- voit des visages;<br />
2/- désirs de sel et  de sucre ( confirment cliniquement un déséquilibre de Rein et de Rate ).<br />
3/  les transpirations d'odeur offensive, odeur des pieds ( intéressant surtout si  elles sont pires en hiver ? ).<br />
Il y a deux remèdes: Arg. et Medh. Je crois  que sous la torture, j'aurai prescrit Medh. XM.<br />
Tout cela, mon cher Ed,  reste bien entendu dans l'ordre conjoncturel, spéculatif, supputatif et  imaginatif...</p>
<p class="cas_ed">Pffoui ! Comme d'habitude, le Jean se déchaîne  !</p>
<p class="cas_ed">Tu as bien raison de dire que tu vois Sabine à travers  mes yeux. J'essaie à la fois de ne pas induire vos réactions sur tel ou tel  symptôme, et d'autre part d'indiquer aussi ce qu'il y a à se mettre sous la  dent. <strong>Apprendre à voir</strong>, c'est justement la grande pierre  d'achoppement de l'enseignement de l'homéopathie. C'est d'ailleurs dans cette  optique que j'ai créé les Séminaires Aude Sapere où  défilent de "vrais" patients afin que les étudiants puissent s'entraîner  efficacement.</p>
<p class="cas_ed">Ceci dit, je te trouve dur avec les ados: déjà qu'il  paraît que je suis macho, tu n'hésites pas à sous entendre que les ados  (femelles) rêvent toutes de se faire violer ou quoi ? Justement, en l'occurence,  elle voit quelqu'un se faire violer, ce qui me semble très original, et posséder  bien plus de valeur que des rêves (ou illusions) de visages qui sont eux  relativement courants.</p>
<p class="cas_ed">Je réfléchis aux diverse tortures auquelles je pourrais  te soumettre (peut être te jeter entre les griffes d'une ado maniaque ?? vieux  grigou !). C'est toujours un plaisir de te lire. Et surtout garde ton super sens  de l'humour.</p>
<p class="cas_ed">Amitiés.</p>
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		<title>Organon §1. Vocation Médicale</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 14:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
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		<description><![CDATA[Chers amis
Nous voici lancés dans cette étude de l’Organon de la 6ème édition, parue post-mortem en allemand dans les années 1910, traduite en français par Schmidt et Künzli dans les années
1960. J’espère que nous aurons la volonté d’aller jusqu’au bout.
C’est pour moi une belle occasion de mettre par écrit ce qui a macéré des années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Chers amis<br />
Nous voici lancés dans cette étude de l’Organon de la 6ème édition, parue post-mortem en allemand dans les années 1910, traduite en français par Schmidt et Künzli dans les années<br />
1960. J’espère que nous aurons la volonté d’aller jusqu’au bout.</p>
<div id="attachment_242" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann.jpg"><img class="size-medium wp-image-242" title="hahnemann" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel Hahnemann</p></div>
<p>C’est pour moi une belle occasion de mettre par écrit ce qui a macéré des années durant dans ma tête, et au seuil du premier paragraphe, je mesure le brin de folie de l’entreprise, surtout en venant derrière des auteurs comme Kent (« Lectures on Homoeopathic Philosophy », traduiten français par le Dr. Pierre Schmidt sous le titre « La Science et l’Art de l’homéopathie »). Une lecture indispensable.<br />
Je m’appuierai donc sur les commentaires de J. T. Kent qui a été l’un de mes maîtres à penser dès l’âge de 16 ans. J’espère apporter une dynamique de discussion en ajoutant des vues<br />
personnelles qui reflètent l’actualité de ce XXIème siècle afin que nous puissions tous être stimulés dans la recherche et la compréhension de ce texte fondateur.<br />
Nous verrons que l’Organon est un livre vivant dans lequel Hahnemann ne procède pas d’une approche dogmatique mais qu’il cherche toujours à interpeller. Ce texte est le fruit d’une<br />
expérience clinique basée sur une remise en question incessante de la part d’un génie comme il en nait un par siècle. Il est aujourd’hui clair pour moi que nous ne pourrons probablement jamais comprendre l’étendue de la pensée de Hahnemann, mais nous allons nous atteler à la tâche malgré tout car nous sommes censés être des professionnels de la santé.</p>
<h1>VOCATION MÉDICALE</h1>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>1 — La plus haute et même l'unique vocation du médecin est de rétablir la santé des personnes malades (a), c'est ce qu'on appelle guérir.</strong><br />
(a) Sa vocation n'est pas de forger de prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime du processus de la vie et de l'origine des maladies dans l'intérieur invisible de l'organisme (ambition qui fait gaspiller à tant de médecins leurs forces et leur temps).<br />
Sa vocation ne consiste pas non plus à chercher par d'innombrables tentatives d'expliquer les phénomènes morbides et la cause prochaine des maladies, etc., qui leur est toujours restée cachée.<br />
Son but ne vise pas davantage à se prodiguer en paroles inintelligibles et en un fatras d'expressions vagues et pompeuses, qui veulent paraître savantes afin d'étonner l'ignorant, tandis que les malades réclament en vain des secours !<br />
Nous en avons assez de ces savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique et pour lesquelles on a même institué des chaires spéciales et il est grand temps que ceux qui se disent<br />
médecins cessent de tromper les pauvres humains par leur galimatias et commencent enfin à agir, c'està-dire à secourir et guérir réellement.</span></p>
<h2>PROPOSITION DE QUESTIONS</h2>
<p>Quel est l’objectif de votre pratique ? Quel est l’objectif d’un médecin ?<br />
Qu’est-ce que guérir pour vous ?<br />
Quelle est la place, le rôle et la tâche du médecin ?<br />
Qu’est-ce qu’un malade ? Quand commence la maladie ? Où se situe la maladie?<br />
En quoi l’homéopathie pose des questions métaphysiques ? Quels en sont les pièges ?</p>
<h2>COMMENTAIRES</h2>
<p>Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier paragraphe a dû être longtemps médité par Hahnemann. On peut tellement le développer qu’il est difficile de rester sobre. Les Aphorismes suivants nous demanderont moins de longueurs, enfin je l’espère. Je visualise souvent le fameux §1 comme une immense porte un peu façon Tolkien, qui ouvrirait sur un domaine encore peu exploré. Soit on possède le psychisme, l’état d’esprit requis et la porte s’ouvre en grand, soit on peut rester indéfiniment coincé à l’entrée.<br />
Le Fondateur exprime ici les pré-requis pour exploiter pleinement l’homéopathie dans toutes ses dimensions. Imaginez un univers à 3, 4 ou plutôt n dimensions que vous n’exploreriez que partiellement, par exemple sur la longueur. Il y aurait de quoi être frustré, et si l’on compare l’état actuel de l’homéopathie avec les réalisations des anciens, il est clair que nous avons perdu beaucoup de ces proportions.<br />
Une fois n’est pas coutume, nous pouvons l’aborder par l’approche réductionniste que je réprouve tant en médecine : découpons les mots !</p>
<h3>Vocation</h3>
<p>La définition première du terme dans son étymologie latine (vocare) relève du domaine religieux : être appelé par Dieu. Par extension, « Inclination, penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie ». C’est donc un terme très fort qui désigne la démarche médicale selon Hahnemann. Dans mon expérience, seuls réussissent en homéopathie ceux qui sont « habités » par elle, qui ont perçu au moins pour une part les prolongements immenses de cette science. Ce que je vais dire est choquant pour les athées, mais après tout, j’en ai moi-même assez d’être choqué par les matérialistes recrutés par milliers en médecine : l’homéopathie implique de se sentir au service d’une cause qui nous dépasse. Il y a une notion divine qui transcende l’individu ; cela rappelle les premiers temps de l’humanité où le prêtre était aussi celui qui prodiguait les soins.<br />
Comme pour se prémunir de tout dérapage mystique, pseudo-religieux ou philosophique fumeux « sulfurien », Hahnemann coupe court à tout délire et nous recadre : l’unique vocation du médecin c’est de rétablir la santé. Cela laisse toute la place pour les philosophes, les chercheurs ou les religieux, mais le médecin doit être appelé en somme « corps et âme » (nous réfuterons plus tard cette dualité artificielle) à développer ses connaissances et affûter sa perception des phénomènes morbides pour les traiter, et au-delà servir l’humanité.<br />
Hahnemann utilise le superlatif qui donne une idée de l’altitude de la démarche et donc de l’exigence requise et dans le même temps ce superlatif « la plus haute » se trouve suivi par<br />
« l’unique » ce qui donne une idée de verticalité et renforce l’idée de transcendance. C’est pour cela que l’homéopathie est si dangereuse pour les intérêts en place qui régissent le<br />
globe : malgré certaines dérives de type sectaire qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’homéopathie, l’homéopathe n’est plus un mouton comme les autres, il a une capacité critique<br />
énorme, il a changé de paradigme, et surtout il est animé (au sens greco latin « pneuma » qui signifie insufflation de vie) d’une foi intérieure.</p>
<h3>Médecin</h3>
<p>Le médecin est donc celui ou celle animé par cet état d’esprit, qui possède cette hauteur de vues qui fait taire son égo car il poursuit un objectif qui le dépasse.<br />
La parabole des tailleurs de pierre s’impose ici. Un maître d’oeuvre d’un chantier de cathédrale inspecte les tailleurs de pierre, il demande à un premier ouvrier : « Que fais-tu ? ».<br />
Celui-ci lui répond, un peu étonné par la question : « je taille une pierre ». Le maître d’oeuvre s’adresse à un autre tailleur et lui posant la même question, s’entend expliquer « je gagne ma vie, j’ai trouvé ce travail pour nourrir ma famille ». Enfin, un troisième ouvrier qui exécute pourtant les mêmes gestes que les précédents lui répond : « Comment qu’est-ce que je fais ? Je construis une cathédrale ».<br />
Je suis choqué du nombre de médecins qui appartiennent à la première catégorie : c’est bien simple, on a l’impression que les études formatrices (au sens formatage de disque dur) ne<br />
recrutent qu’eux. C’est la catégorie des aveugles inconscients, celle du geste technique, réalisé par une main routinière. Pour ces pseudo-scientifiques, science rime avec accumulation de « connaissances ». Je place des guillemets car ces « informations » sont toujours éminemment variables, jamais indépendantes et reflètent l’idéologie du moment. Ces médecins appliquent consciencieusement ce qui leur est indiqué de faire, tout en ayant l’immense satisfaction de se trouver « à la pointe du progrès ». Ils passent leur temps à traiter des organes, des morceaux, des maladies de plus en plus spécifiques qu’ils recherchent avec délectation. Le recul sur leur pratique est proche de zéro. Combien de médecins développent leur propre sens de l'observation devant leurs propres patients ? Au lieu d’appliquer le raisonnement cartésien du sujet pensant et qui se forge sa propre opinion, ils préfèrent se tenir « informés » uniquement de façon indirecte grâce aux publications médicales (financées la plupart du temps par des laboratoires pharmaceutiques), se cantonnant à un rôle passif qui ne les empêche pourtant pas de critiquer vigoureusement tout ce qui sort du champ de leurs connaissances.<br />
Le passage par la Faculté ne développe hélas pas souvent l'esprit critique, et favorise principalement l'exercice de mémoire car les étudiants sont soumis à un rythme oppressant où<br />
le meilleur sera celui qui parviendra à assimiler le maximum de choses en un minimum de temps. Beaucoup ont pris l’habitude d'une acquisition passive de connaissances sans chercher le moins du moins à remettre en cause ce qui leur est inculqué. S'agit-il d'une manière de conjurerune angoisse sous-jacente, permettant de se simplifier la vie à bon compte : ça n'existe pas puisque je ne l'ai pas appris ?<br />
La seconde catégorie est aussi bien pourvue en médecine, celle des aveugles volontaires : je discutais récemment avec l’époux d’une dermatologue qui m’expliquait que sa femme vivait grâce aux verrues qu’elle arrachait par centaines ! En interrogeant l’intéressée sur sa pratique, celle-ci déclarait ne pas voir où était le problème d’arracher, congeler ou brûler ces petites choses. Je lui ai soulevé la question de considérer au minimum que l’organisme puisse présenter un dérèglement immunitaire permettant de tolérer, voire de faire proliférer, les édifices viraux. Elle s’est contentée de hausser les épaules mais, ayant parfaitement compris où je voulais en venir, a détourné le regard d’un air gêné sans plus m’adresser la parole de la soirée…<br />
Pour sortir de ces catégories un peu artificielles, citons aussi tous ceux qui ont peur. La peur est souvent la seule raison d’établir une ordonnance. Peur de sanctions pénales, peur de sortir du lot, peur de faire courir un risque (imaginaire) à leurs patients, peur de l’échec, etc. Dans la dernière catégorie, nous nous rappelons tous ces professeurs rares, voire<br />
exceptionnels, qui nous ont marqués dans nos études. Il rayonnait quelque chose d’eux, leur humanité était évidente : ils étaient au service d’une cause. Combien en connaissez-vous ?<br />
Dès le début de l’Organon, nous pouvons ainsi définir plusieurs niveaux de conscience qui se développent successivement :</p>
<ul>
<li> 1. L’ignorance inconsciente. L’exécuteur des basses-oeuvres.</li>
<li> 2. L’ignorance consciente. Le niveau du gagne pain.</li>
<li> 3. La connaissance consciente. On réalise qu’il existe d’autres dimensions, on s’attelle à la recherche d’autre chose.</li>
<li> 4. La connaissance inconsciente. Les nouvelles connaissances sont intégrées, on a changé de paradigme, cela ne nécessite pas plus de réflexion que de distinguer la droite de la gauche.</li>
</ul>
<p>Pour résumer, le médecin se caractérise par l’humilité qui le rend toujours proche des autres, en accomplissant un travail de patience. Ce n’est qu’en étant dans « les tranchées » au milieu du sang, de la boue humaine, qu’on peut soigner les patients. Le médecin est ainsi conscient d’être une petite main qui met en oeuvre des lois qui le dépassent. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ailleurs : sans amour cette démarche médicale est vouée à l’échec. Si vous n’aimez pas les patients, je comprends que le contact d’une éprouvette ou l’analyse d’un écran vous rassure, et ne vous condamne en rien, mais cela ne s’appelle pas de la médecine (Hahnemann développe plus loin dans la note -a- tout ce que la médecine ne doit pas être).</p>
<h3>Rétablir la santé (lois médicales)</h3>
<p>Cette formule « rétablir la santé » est absolument essentielle car elle est l’image même de la vie. Elle donne l’idée d’une dynamique : il ne s’agit pas d’ôter des symptômes, mais de revenir en arrière vers un état de santé. L’univers entier est en mouvement, la vie est mouvement et adaptation permanente, seul le cadavre ne bouge plus et ne s’adapte plus à son<br />
environnement. Hahnemann s’est fait l’hériter d’Hippocrate qui enseignait le principe du vis natura medicatrix : la nature est capable de se guérir elle-même grâce à une force de<br />
guérison.<br />
Les échecs de la médecine classique trouvent leurs origines conceptuelles dans le fait que le traitement habituel est ancré dans une vision réductionniste, linéaire et statique du<br />
fonctionnement de l’organisme. La réalité nous apprend exactement l’opposé : le vivant est un tout unique, probablement régi par une « force » ou un élan « vital », et ne fonctionne surtout pas linéairement. Le tout complexe et indissociable que forme l'organisme se maintient entre les bornes d'un équilibre autour desquelles il oscille sans cesse de façon chaotique, un peu à la façon d'un manche à balai que l'on tient en équilibre posé sur un doigt (attention j’utilise ici le terme chaos dans le sens mathématique du terme, régi par des lois bien précises).</p>
<p>Cette adaptation permanente qui nous maintient en état de vie est à la base de la notion essentielle de susceptibilité individuelle. Celle-ci représente la marque même du fonctionnement de nature chaotique qui régit la vie. Sans chaos, il n'y aurait pas de susceptibilité individuelle, ni vie, ni maladie. Le vivant échappe à toute compression algorithmique, et plus encore, les phénomènes que l'on croyait définis par leur invariance et leur nature linéaire comme les mécanismes de l'homéostasie se révèlent être des mécanismes régis par le chaos.<br />
Seul le paradigme homéopathique autorise la richesse conceptuelle nécessaire pour observer le vivant déréglé et permet de faire entrer la médecine de plain pied dans le cadre de toute<br />
démarche scientifique consistant à observer des phénomènes afin d'en déduire les lois qui les régissent. Cette attitude caractérise toutes les branches de la recherche sauf hélas la médecine classique engluée dans le réductionnisme matérialiste et les tâtonnements au hasard plus ou moins validés statistiquement. Dans les laboratoires de recherche, on tente d'isoler la partie active d'une molécule pour la modifier en espérant élaborer des variantes plus actives.<br />
L'adoption d'un traitement se fait après des réunions de consensus entre les sommités concernées qui décident pour l'occasion d'adopter pendant un an un protocole dont les<br />
résultats seront évalués grâce à l'outil statistique. Comment ne pas déplorer le manque d’élévation de vue et d’esprit de synthèse dans cette « recherche » classique ? Personne ne semble se soucier de prendre un recul minimum afin par exemple d’étudier l'évolution globale du patient dans les affections qu’il aura présenté au cours du temps. L’étude des localisations successives des phénomènes morbides chez un même patient ne semble pas non plus intéresser grand monde. Bien au contraire, chaque spécialiste s'occupe de l'organe ou du système qui le concerne, perdant de vue le fait essentiel que les parties qu'il étudie appartiennent à un patient censé les maintenir en état de marche si l’on veut<br />
bien m’excuser cette lapalissade.<br />
La théorie de la complexité enseigne aujourd'hui que des phénomènes complexes finissent toujours par obéir dans leur globalité à des lois simples [Stewart, Dieu joue-il aux dés ?,<br />
Champs, Flammarion]. Ainsi, bien avant que les mathématiques ne commencent à lui donner raison, Hahnemann avait distingué ces règles simples exposées dans l’Organon et qui<br />
permettent d'appréhender le fonctionnement de l'être humain comme un tout en interaction avec son environnement et même avec son histoire. J’aime cette très belle remarque de Trinh Xuan Thuan [Le chaos et l’harmonie, Folio] qui écrit :</p>
<blockquote><address>« La science du chaos séduit aussi parce que c’est une science du global qui abat les cloisons entre diverses disciplines. Elle rassemble des chercheurs d’horizons différents et va contre la tendance à la spécialisation outrée qui caractérise certains domaines de la science contemporaine. Elle est attrayante parce qu’elle fait s’écrouler le bastion du déterminisme et rend à la libre volonté sa première place. C’est au surplus une science holistique qui considère le tout et fait battre en retraite le réductionnisme. Le monde ne peut plus être expliqué seulement par ses éléments constitutifs (quarks, chromosomes,ou neurones) mais doit être appréhendé dans sa globalité »</address>
</blockquote>
<p>Si même les astronomes se mettent à découvrir l’homéopathie, où allons-nous ?<br />
Personnes malades (fin du réductionnisme et de l’idée des organes malades) L’emploi de « personnes malades » au lieu de malades ou maladies est lourd de sens et comme<br />
à l’accoutumée, le Fondateur pose clairement les problèmes. Le sens commun est le meilleur allié conceptuel de la médecine classique : il semble naturel<br />
depuis que la nuit des temps de traiter l'organe malade puisque c'est lui qui est –en apparence- le siège de l'affection, il semble tout aussi naturel de traiter un excès par des<br />
restrictions, un manque par un apport supplémentaire, ou d'ôter un produit pathologique formé au détriment d'un organe.<br />
Cette perception erronée génère la notion de maladie. Les statistiques nous permettent en effet de définir les traits communs à tous les patients souffrant d'une affection donnée et de définir ainsi le syndrome minimal permettant de porter un diagnostic.<br />
L'angine se définit ainsi par un ensemble de signes généraux (fièvre, courbatures) et locaux (inflammation des amygdales, dysphagie, langue chargée, aspect érythémato-pultacé ou au<br />
contraire nécrotique dans l'angine de Vincent, etc.). En nommant « angine » la maladie, nous pouvons porter un pronostic et connaître les éventuelles complications possibles. Cependant, en y regardant de plus près, on se rend compte que tel patient est tombé malade après une exposition au froid, tel autre après avoir transpiré, tel autre toujours avant ses règles ; celui-ci est complètement abattu, alors que tel autre est très agité, chez l'un la maladie se déclare au réveil, chez l'autre en fin d'après midi, la douleur est calmée pour les uns par les boissons chaudes, alors que c'est une boisson bien froide que réclameront d'autres sujets, etc., etc. Il devient dès lors apparent que chaque cas est particulier. Hahnemann recommande ainsi de dire : « tel malade fait une sorte d'angine ». La notion de maladie s'efface devant la réaction générale d'un organisme malade.<br />
Seuls quelques médecins classiques commencent à s’élever contre ce véritable drame conceptuel qui repose sur le paradigme réductionniste. C’est l'idée qu'il suffit de décortiquer<br />
de plus en plus chaque rouage pour finir par répondre à toutes les questions. Cette vision a généré l’idée fallacieuse du traitement basé sur la correction de chaque organe cible. C'est<br />
ainsi que l'on a distingué depuis la nuit des temps les organes, les parties des organes, les cellules, les organites intracellulaires, les substances chimiques synthétisées par les cellules, etc.<br />
A chaque question à laquelle on répond, se posent cent nouvelles. A chaque fois que l'on progresse, l'horizon diminue de plus en plus puisque l'on étudie un fragment toujours plus petit<br />
(c'est ce que l'on nomme l'entonnoir réductionniste [voir Barrow, John. D., La grande théorie, Champs, Flammarion]). La situation est résumée en quelques mots par Trinh Xuan Thuan, que je trouve complètement prémonitoire quant on les applique à la médecine :</p>
<blockquote><address>« Ces succès de la physique réductionniste et linéaire ont été si impressionnants qu’ils ont donné l’impression erronée que le monde</address>
<address>était principalement composé de systèmes linéaires. En fait les systèmes physiques deviennent presque invariablement non linéaires au-delà</address>
<address>d’un certain seuil de tolérance […] ces systèmes ne peuvent alors plus être analysés, car le tout devient plus grand que la somme des</address>
<address>composantes. L’effet n’est plus en proportion avec la cause. Les systèmes chaotiques sont des systèmes non linéaires par excellence.</address>
<address>Comme nous l’avons vu, ces derniers sont d’une sensibilité extrême à la plus faible perturbation. »</address>
</blockquote>
<p>C’est ainsi qu’en médecine, le chercheur (du laboratoire) tentera d’identifier le mécanisme physiopathologique d'une affection (afin de sortir dans les plus brefs délais la drogue capable<br />
d’interférer avec). Dans le cas d’une migraineuse, par exemple, on explique que c’est la dilatation des vaisseaux sanguins qui provoque la douleur. Il suffira de contrecarrer cette<br />
dilatation à l'aide d'une substance qui force le vaisseau à se contracter. D'autres approches physiopathologiques sont aussi possibles comme par exemple la prescription de bêta<br />
bloquants et souvent le traitement adopté dépend du choix arbitraire du praticien ; lequel à son tour peut être influencé par la longueur de la jupe de la visiteuse médicale qui lui a fait<br />
connaître la spécialité en question, ou le nombre de repas ou de séjours touristiques que le laboratoire lui offrira, etc. Ce sont souvent ces mêmes médecins qui s’autoproclament<br />
scientifiques et nous jettent l’anathème...<br />
Pour un oeil critique, il apparaît clairement que cette attitude n'apporte rien de durable ni de satisfaisant. En premier lieu, personne ne pourra répondre à la question « pourquoi les<br />
vaisseaux de cette patiente se dilatent-ils » ; ensuite, du moment que d'autres êtres humains ne présentent jamais ces symptômes c'est qu'il doit exister un mécanisme de régulation qui est ici mis en défaut.<br />
Substituer à un mécanisme naturel défaillant une drogue et son cortège d'effets généraux dans tout l'organisme ne semblera pour personne être une solution à terme. L'étude du<br />
fonctionnement physiologique de l'organisme est passionnante en tant qu'étude scientifique car toute connaissance est bonne à prendre, mais elle aboutit à une impasse dès lors qu'il s'agit de  soigner les malades. Ici encore vous voyez que Hahnemann pose clairement les limites qui séparent le chercheur du médecin.<br />
L’homéopathie prend le contrepied absolu de la vielle démarche réductionniste, statique, dangereuse, et inadaptée. Elle démontre qu’il existe des lois dynamiques naturelles de<br />
guérison et que le médecin doit les appliquer au patient qui réagit comme un tout vivant.</p>
<h3>Guérir</h3>
<p>Actuellement à la faculté de médecine on prévient les étudiants qu’il n’est pas possible de guérir, mais seulement d’accompagner des malades. Le terme « guérir » semble une utopie<br />
réservée aux charlatans. Au lieu de remettre son modèle en cause, la médecine classique s’acharne à frapper de plus en plus fort… des mirages. Son échec à traiter les organes est<br />
l’une des preuves les plus éclatantes de la véracité physique du modèle global Hahnemannien.<br />
En effet, l’homéopathie impose un changement de paradigme -défini dans l’Aphorisme 1- en hissant le patient du niveau de l’objet (ou organe malade) à celui de sujet en<br />
dysfonctionnement, en désaccordement. C’est ce changement conceptuel qui autorise d’entrevoir une guérison qui ne se définit pas comme une absence de symptômes.<br />
L’homéopathie apporte de nombreux critères et repères pour estimer l’évolution favorable ou défavorable d’un patient.<br />
Un exemple basique de cette situation concerne la régression de signes cutanés chroniques suivis par l’apparition de signes respiratoires. Ceci a été décrit par Hahnemann, longtemps<br />
raillé par la médecine classique, et finalement depuis peu de temps j’entends des confrères allopathes déclarer que le petit untel « ne s’améliore pas maintenant que son eczéma est parti<br />
il fait de l’asthme ! »</p>
<p>Comme le sous entend l’expression « rétablir la santé », il existe un processus curatif qui tend à expulser à la périphérie les symptômes tandis que la progression de la maladie est toujours centripète, depuis les organes les moins vitaux jusqu’aux plus essentiels pour la survie de l’organisme. Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les enfants font de fortes fièvres, mais pratiquement jamais de maladies dégénératives, tandis que plus on progresse en âge, moins on présente de maladies fébriles ?<br />
La maladie -ou la guérison- étant mouvement, celles-ci dépendent uniquement du niveau de désordre (ou d’énergie) de l’organisme entier. On tombe malade selon des règles précises de susceptibilité, et on ne peut guérir (c'est-à-dire revenir en arrière et rétablir la santé) qu’en suivant les règles qui régissent le vivant. Hahnemann a écrit il y a un peu moins de deux siècles une phrase révolutionnaire :</p>
<blockquote><address>« Les phénomènes désagréables que nous nommons maladies n’ont pour origine que le désaccordement de l’énergie vitale ».</address>
</blockquote>
<p>Tout se passe comme si l’organisme défaillant trouvait dans l’expression des symptômes une issue pour stabiliser sa perte d’énergie ; « limiter la casse » en quelque sorte. Ainsi, le<br />
symptôme présente clairement une signification : c’est « un moindre mal » qui permet de limiter la progression centripète de l’affection de l’organisme.<br />
Depuis Hahnemann de grands praticiens comme Kent ont classé d’après leurs observations cliniques les organes par niveau de profondeur, ce qui revient à des niveaux d’énergie<br />
différents. Nous distinguons ainsi cliniquement la hiérarchie suivante :</p>
<ul>
<li>Le plan physique, avec les organes</li>
<li>Le plan émotionnel, avec de nombreux états opposés comme l’amour et la haine ; la joie et la tristesse ; le courage et la peur ; le calme et l’anxiété ; la confiance et la méfiance ; la sécurité et l’insécurité</li>
<li>Le plan mental (qui inclut la compréhension, la mémoire, les diverses perceptions que l’on a de soi, la confusion, et éventuellement le délire) et spirituel (qui suis-je, où vais-je, quel est le sens de la vie, le but de mon existence, Dieu existe-t-il, etc.)</li>
</ul>
<p>Quand un patient qui consulte par exemple pour une polyarthrite rhumatismale commence à recouvrer l’usage de ses membres et qu’en même temps réapparaissent des sinusites qu’il<br />
n’avait plus depuis 20 ans, on est devant une évolution favorable. Quand ce même patient se porte de mieux en mieux, retrouve de la joie de vivre, redevient créatif, et commence à<br />
regarder les autres avec compassion, il est clair que même le plan mental et spirituel s’est amélioré. Ce sont des signes sûrs d’une guérison.<br />
Si le même patient suivait un traitement allopathique qui lui soulage ses membres mais que par exemple des troubles digestifs surviennent et qu’il se sente de plus en plus déprimé et replié sur lui-même : pourrions nous oser dire que son état de santé s’est amélioré ?<br />
Une étude statistique récente (malgré toutes mes réserves concernant ce type d’études) montre que le niveau de santé de la jeunesse actuelle est beaucoup moins bon que celui de ses aînés il y a 20 ans : caries, troubles oculaires, dépressions… Pourtant, ces jeunes ont été suivis médicalement, nourris, vaccinés et traités comme aucune génération avant elle. Faut-il se poser des questions ?</p>
<h3>Note a)</h3>
<p>Pour clarifier ce premier Aphorisme déjà si dense et percutant, Hahnemann dissipe toute confusion et définit sans prendre de gants ce que doit être un médecin. Il liste tout ce qui n’est<br />
pas une démarche médicale et met à l’index ceux qui « trompent les pauvres humains par leur galimatias » en exigeant qu’ils « commencent enfin à agir, c'est-à-dire à secourir et guérir<br />
réellement ». Une fois de plus, nous voyons que tout l’édifice Hahnemannien est bâti à l’aune des résultats cliniques, seul compte cet objectif de guérison.</p>
<p>Hahnemann bannit :<br />
-Ceux qui font de « prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime du processus de la vie et de l'origine des maladies ».<br />
Plein de médecins jouent encore aujourd’hui dans cette catégorie. Incapables d’appréhender l’édifice hahnemannien dans sa totalité, souvent par manque d’humilité,<br />
ils mettent en exergue un point particulier, comme les fameux « barrages » vaccinaux et créent une « sous-théorie » qui n’est plus qu’une homéopathie au rabais. Citons ici<br />
brièvement tous ceux qui cherchent à amalgamer l’homéopathie avec les dernières découvertes en vogue de la recherche sur le tissu immunitaire par exemple.<br />
-Ceux qui cherchent à « expliquer les phénomènes morbides et la cause prochaine des maladies ». Ici nous avons affaire à tous ceux qui prospèrent dans la métaphysique,<br />
par exemple, ceux qui mettent Dieu à toutes les sauces y compris homéopathique, mais surtout ceux qui prétendent développer une homéopathie « avancée » d’après des<br />
théories sur l’existence d’une illusion primordiale.<br />
- Ceux qui font de l’épate en « paroles inintelligibles et en un fatras d'expressions vagues et pompeuses ». Lisez Freud et ses disciples pour en savoir plus !</p>
<p>-Ceux qui s’adonnent à de « savantes rêveries que l'on appelle médecine théorique ». Encore une espèce toujours pas en voie de disparition : il s’agit des inventeurs de cases,qui pensent pouvoir ranger et classer tous les types de patients selon tel ou tel modèle.</p>
<p>Comme vous le voyez, le texte de Hahnemann reste d’actualité car il avait déjà bien observé les travers humains qui poussent à dévoyer, travestir, détourner, pérorer.<br />
Il sera intéressant d’objecter que Hahnemann pourtant formule lui-même des hypothèses, et que l’on a besoin d’un minimum de modèles, même en homéopathie ! Il ne s’agit que d’une contradiction apparente, car Hahnemann accepte les hypothèses qui peuvent avoir une sanction clinique ou les modèles qui rendent compte des phénomènes observés. Le Fondateur<br />
est un pur Popperien avant la lettre puisqu’il n’accepte que des hypothèses réfutables. C’est la réfutabilité d’une hypothèse écrira plus tard Popper qui fait qu’elle est scientifique ou non.<br />
Ainsi Hahnemann ancre définitivement son oeuvre sur le socle inébranlable de la clinique et de l’expérience. Il est le précurseur de la démarche expérimentale en médecine, et déjà ce seul titre de gloire devrait lui assurer l’immortalité ! Cependant, tout ceci a été en grande partie oublié et l’existence même de l’homéopathie se trouve aujourd’hui menacée par la<br />
prolifération de ceux que Hahnemann dénonce ici.</p>
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		<title>Les 50 raisons d’être homéopathe du Dr. Burnett (2)</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 04:47:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bryonia]]></category>
		<category><![CDATA[Burnett]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[raisons]]></category>

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		<description><![CDATA[DEUXIÈME raison d'être
homéopathe
Dr  James Compton
Burnett
(Commentaires de Pierre Schmidt)
Ah, mon cher ami,
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque
médecin qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DEUXIÈME raison d'être<br />
homéopathe</h1>
<h2>Dr  James Compton<br />
Burnett</h2>
<p>(Commentaires de Pierre Schmidt)</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a>Ah, mon cher ami,<br />
je pensais que vous alliez dire que vous aussi vous employez l'Aconit<br />
pour la fièvre et que, par conséquent, ce n'est pas nécessairement de<br />
l'homéopathie. Mais ne connaissez-vous pas un certain gentilhomme de<br />
France qui faisait de la prose toute sa vie sans le savoir? Chaque<br />
médecin qui donne Aconit pour des refroidissements et des petites<br />
poussées fébriles, c'est un homéopathe malgré lui! Passons maintenant à<br />
la deuxième raison.</p>
<p>Quand j'étais<br />
jeune homme, je souffris de pleurésie du côté gauche et par les soins de<br />
l'apothicaire du village et la moitié d'une barrique de mélanges les<br />
plus hétéroclites de drogues variées, je fus quasi conduit à<br />
l'extrémité, si ce n'est pas tout à fait. Depuis cette époque, j'ai<br />
toujours conservé une sensation désagréable, sourde, dans mon côté<br />
gauche, au sujet de laquelle j'ai consulté de nombreux médecins éminents<br />
et dans différentes parties de l'Europe, sans jamais trouver aucun<br />
soulagement.</p>
<p>Sur un point, par<br />
contre, tous étaient parfaitement d'accord, qu'il s'agissait de quelque<br />
vieille adhérence entre la plèvre viscérale et la plèvre pariétale. Mais<br />
à part ce diagnostic reconnu, aucun de ces nombreux conseillers éminents<br />
n'était capable de me guérir. Et pourtant, ma foi en eux était si grande<br />
qu'elle aurait renversé les montagnes. Cela me démontra que la foi,<br />
comme remède, ne fonctionnait malheureusement pas chez moi.</p>
<p>Après avoir prouvé<br />
l'impuissance de la médecine orthodoxe, je me tournai du côté des<br />
hydropathes, ces médecins de cures, qu'on appelait alors, à l'époque,<br />
des charlatans, et je fus baigné, chaud, froid, par portion ou en<br />
totalité, par bains courts ou bains prolongés. Mais rien de cela ne me<br />
fit du bien. Puis ce furent les enveloppements froids ou le contraire,<br />
les compresses froides faites pendant des mois, dormir dans des<br />
enveloppements humides, sans parler de l'abondance des transpirations<br />
qu'on me fit subir soit à la turque, soit à la russe. Tous ces moyens me<br />
laissant ma vieille lésion pleurétique dans le statu quo ante.</p>
<p>Ce furent ensuite<br />
les cures de raisins, de pain, de vin, qui ne firent pas mieux. Puis les<br />
régimes sévères, les changements de climats, tout sans le moindre effet<br />
sur ma plèvre réticente.</p>
<p>Cependant, comme<br />
j'étais en train d'étudier ce que ces gens originaux appelés homéopathes<br />
avaient écrit sur Bryonia alba et l'affinité de ce médicament pour les<br />
membranes séreuses, je... quoi... faut-il les injurier et les appeler<br />
aussi des charlatans? Non,... essayons d'abord.</p>
<p>Je me procurai un<br />
peu de Bryonia alba, l'administrai comme ils ont l'habitude de le donner<br />
et voulez-vous croire que quinze jours ne s'étaient pas écoulés que ce<br />
malaise sourd et profond dans le côté, traîné depuis de longues années,<br />
avait disparu et que, depuis cette époque, je n'en ai plus rien<br />
ressenti. Voilà, cher Ami, ma seconde raison pour être un homéopathe et<br />
si jamais je cesse d'être reconnaissant à ce vieux cher Hahnemann pour<br />
son Bryonia, que ses foudres et surtout mon vieux mal me revienne pour<br />
me rappeler à la vérité de ses enseignements. Ce que vous pouvez, et le<br />
monde entier en général, penser à ce sujet, je ne m'en préoccupe pas<br />
d'une paille. Je parle carrément sur le pont, comme on dit en anglais,<br />
qui permet de passer à l'autre rive, car pour moi, je n'ai qu'une<br />
exigence en médecine et n'en demande qu'une seule: qu'elle guérisse! La<br />
«pathie » qui guérira est «la pathie » qu'il me faut.</p>
<p>Car si belle que<br />
soit votre pathie</p>
<p>Tout ce que je<br />
puis en dire, c'est que je me soucie peu de sa beauté,</p>
<p>Si elle ne me<br />
convient pas à <em>moi</em> en particulier!</p>
<p><em>What care I, how fair she be</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>If she be not fair to me?</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Formation en Homéopathie 2010</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/10/221/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[cas clinique]]></category>
		<category><![CDATA[cours]]></category>
		<category><![CDATA[DIU]]></category>
		<category><![CDATA[genève]]></category>
		<category><![CDATA[grippe]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[uniciste]]></category>

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		<description><![CDATA[Formation en Homéopathie
La simplification de l'enseignement et la méconnaissance des principes fondamentaux de l'homéopathie ont hélas contribué à sa dégradation et à l'éclosion de diverses tendances thérapeutiques souvent discutables.
L'un des objectifs de ces formations est de fédérer les praticiens autour de lois aussi incontournables que la gravitation universelle et de démontrer qu'il n'existe guère d'autre voie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Formation en Homéopathie</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/DSCN2116.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-271" title="Séminaire Planète Homéopathie par Edouard Broussalian" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/DSCN2116-300x225.jpg" alt="Séminaire Planète Homéopathie animé par Edouard Broussalian" width="300" height="225" /></a>La simplification de l'enseignement et la méconnaissance des principes fondamentaux de l'homéopathie ont hélas contribué à sa dégradation et à l'éclosion de diverses tendances thérapeutiques souvent discutables.</p>
<p>L'un des objectifs de ces formations est de <em>fédérer</em> les praticiens autour de lois aussi incontournables que la gravitation universelle et de démontrer qu'il n'existe guère d'autre voie à suivre que celle défrichée par Hahnemann.</p>
<p>La passion de leur art et l'amitié qui lie l'équipe enseignante autour d'Edouard Broussalian placent <strong>l'école</strong> sous le signe de la <em>convivialité</em>.</p>
<p>L'enseignement est basé sur la <em>clinique</em> et sur la <em>pratique</em> avec la participation des patients qui ont la gentillesse et le courage de venir exposer leur cas lors des séminaires.</p>
<p>La pratique étant une perpétuelle évolution, aucun dogme n'est prôné. En particulier l'étude des observations d'Hahnemann à la fin de sa vie nous a permis de mettre en place et de structurer l'utilisation de la posologie liquide.</p>
<p>Les étudiants sont encouragés à prescrire au bout de quelques semaines et à présenter des travaux personnels.</p>
<p>L'enseignement, conforme au programme européen, est fortement axé sur <em>l'informatique</em>. Les travaux pratiques permettent l'apprentissage rapide de la répertorisation informatique à l'aide du logiciel PcKent et d<em>'Internet</em> auquel tous sont conviés à se connecter pour rester en contact avec toute <a href="../../../accueil/equipe.htm"><strong>l'équipe </strong></a>au sein de notre site <a href="http://planete-homeo.org" target="_top"><strong>Planète Homéo</strong></a>. Là, ils peuvent participer aux cas cliniques interactifs, découvrir de nombreux articles, poser des questions sur le forum, découvrir une dimension internationale en dialoguant avec les meilleurs praticiens du Brésil, d'Italie, des USA et de Grande Bretagne.</p>
<p>Férus de voyages pour ouvrir leur horizon homéopathique, bien des membres de l'équipe se rendent à l'étranger pour rencontrer d'autres confrères. Vous pouvez visiter quelques uns de ces <a href="../seminaires/index.htm"><strong>séminaires</strong></a>. C'est aussi sur ces pages <a href="../seminaires/index.htm"><strong>séminaires</strong></a> que vous trouverez les informations sur des réunions qui ne sont pas à proprement parler des cours de l'école, par exemple les formations à PcKent.</p>
<h1>Inscriptions</h1>
<p>Les cours sont réservés aux:</p>
<ul>
<li>étudiants en médecine <strong>dès la seconde année</strong>,</li>
<li>médecins,</li>
<li>sages-femmes,</li>
<li>vétérinaires,</li>
<li>pharmaciens.</li>
</ul>
<h2>Organisation des formations pour la fin de l'année scolaire 2009-2010 :</h2>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="top">Date</td>
<td width="205" valign="top">Lieu</td>
<td width="205" valign="top">Sujet</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top"><strong>Samedi 13 et Dimanche 14 Mars 2010</strong></td>
<td width="205" valign="top"><strong>Centre de Convention</strong><strong><br />
</strong>Domaine de Chosal<br />
Site d'Archamps- 74160<br />
Tél. 04 50 31 50 00</td>
<td width="205" valign="top">Les <strong>Loganiacées </strong>(Nux vomica, Ignatia, Gelsemium, Spigellia)</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top"><strong>Samedi 24 et Dimanche 25 Avril 2010</strong></td>
<td width="205" valign="top"><strong>Hôtel Campanile Lyon Part-Dieu</strong><br />
31, rue Maurice Flandin<br />
69003 Lyon<br />
Tél. 04 72 36 31 00</td>
<td width="205" valign="top"><strong>Aconit </strong>et les remèdes de choc</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top"><strong>Samedi 12 Juin</strong></td>
<td width="205" valign="top"><strong>Centre de Convention<br />
</strong>Domaine de Chosal<br />
Site d'Archamps- 74160<br />
Tél. 04 50 31 50 00</td>
<td width="205" valign="top">Médicaments des bronchites et des formes respiratoires graves. Assemblée Générale de l'Association - Election du bureau.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Dates et heures</strong></p>
<p>Nous démarrons à 9 H 30.</p>
<p><strong>Frais :</strong></p>
<ul>
<li>94 euros la formation d'une journée ou 188 euros le séminaire clinique</li>
<li>Les séminaires théoriques du samedi seront proposés à la modique somme de 94 euros qui <strong>comprennent</strong> le repas de midi.</li>
<li>Le prix des séminaires cliniques à Lyon et à Archamps (samedi et dimanche) comprend le déjeuner mais <strong>ne comprend pas</strong> le dîner du samedi soir et l'hébergement.</li>
</ul>
<p>Le planning de l'année est déterminé en fin d'année scolaire, soit vers le mois de juin, en fonction des possibilités des orateurs.</p>
<p>Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer une demande d'inscription accompagnée d'un chèque du montant soit de  la journée de travail, soit du cycle annuel, au secrétariat :</p>
<p><strong>Docteur Nicolas Woesteland</strong></p>
<p>Service Planète-Homéo</p>
<p>Av de la gare, 22</p>
<p>CP 11</p>
<p>CH-1618 Châtel-St-Denis</p>
<p>Tél +41 22 320 66 11</p>
<p>Pour tout renseignement, <strong><a href="mailto:woestelandt.nicolas@gmail.com?subject=Demande d'information PH">écrivez nous</a></strong> !</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Help Homeopathy!</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/09/help-homeopathy/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 21:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[danger]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[pétition]]></category>
		<category><![CDATA[signature]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous !
L'homéopathie anglaise a besoin de notre aide. Tous les homéopathes sont menacés de fermeture à cause de quelques militants fanatiques qui prétendent que l'homéopathie n'est pas scientifique.
Les avancées scientifiques apportent chaque mois davantage de preuves en faveur de l'homéopathie dans le domaine des connaissances fondamentales. En même temps, la médecine classique se trouve de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour à tous !</p>
<div id="attachment_226" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/delacroix-la_liberte_guidant_le_peuple.jpg"><img class="size-medium wp-image-226" title="delacroix-la_liberte_guidant_le_peuple" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/delacroix-la_liberte_guidant_le_peuple-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Liberté guidant le peuple</p></div>
<p>L'homéopathie anglaise a besoin de notre aide. Tous les homéopathes sont menacés de fermeture à cause de quelques militants fanatiques qui prétendent que l'homéopathie n'est pas scientifique.</p>
<p>Les avancées scientifiques apportent chaque mois davantage de preuves en faveur de l'homéopathie dans le domaine des connaissances fondamentales. En même temps, la médecine classique se trouve de plus en plus discréditée par les révélation des trucages des études des laboratoires pharmaceutiques.</p>
<p>Les années qui viennent s'avèreront cruciales dans le maintien et de développement de la liberté en médecine.  Depuis 2 siècles, tout est fait pour discréditer l'homéopathie. Pourtant les patients ne sont pas dupes car eux constatent les résultats et peu à peu les mentalités changent.</p>
<p>C'est donc à vous patients d'aider à défendre l'homéopathie attaquée injustement aujourd'hui en Angleterre, demain sans doute en France. Vous avez fait le choix d'une médecine qui développe la liberté et la santé, c'est de votre mobilisation que dépend l'avenir de la médecine homéopathique contre le fanatisme et l'obscurantisme.</p>
<p><strong><a href="http://www.surveymethods.com/EndUser.aspx?8AAEC2D889CBDCDE">Signez nombreux la pétition</a> AVANT LE 24 FÉVRIER et faites circuler</strong>!!!</p>
<p>Sites à visiter: <a href="http://www.hmc21.org/">HMC21 </a>et <a href="http://www.homeopathyheals.me.uk/site/">HomeopathyHealsMe</a></p>
<p>PS: pour ceux qui comprennent l'anglais, voyez la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xYuLjl9bgIw">vidéo affligeante </a>où nous pouvons assister à une manifestation anti-homéopathique récente. Une bande d'illuminés  se donne en spectacle en avalant des granules pour montrer que celle-ci sont inoffensives et donc ne contiennent rien. Ces pourfendeurs de l'homéopathie, au travers de ce spectacle de cirque, invoquent la "science" pour discréditer un édifice qui a traversé les siècle grâce à sa rigueur.</p>
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	</channel>
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