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	<title>Planète Homéo &#187; homeopathy</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Dulcamara</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 18:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[DULCAMARA
PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)
CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.
MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>DULCAMARA</h1>
<div id="attachment_484" class="wp-caption alignleft" style="width: 251px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara.jpg"><img class="size-medium wp-image-484" title="solanum_dulcamara" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/solanum_dulcamara-241x300.jpg" alt="Solanum Dulcamara" width="241" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Solanum Dulcamara</p></div>
<p>PAR LE Dr LEON VANNIER (article numérisé par le Dr. Alain Delaunay; Tremblay)</p>
<p>CARACTÉRISTIQUES. — Action sur la peau, les glandes , et les muqueuses dont il augmente considérablement la sécrétion. Mauvais effets résultant du froid humide ou du séjour dans des locaux humides.</p>
<p>MODALITÉS. — AGGRAVATION : par l'air froid et humide, le temps froid et humide, par le refroidissement brus- que du corps quand il est en sueur ; le soir et la nuit ; par le repos ; par la suppression des règles à la lune décroissante ; à l'automne.</p>
<p>AMÉLIORATION : par le temps sec, par la chaleur extrême, par le mouvement.</p>
<p>LATÉRALITÉ : gauche.</p>
<p>La Matière Médicale est, dit-on, un amas touffus, et souvent diffus, de symptômes bien difficiles à retenir. L'Homœopathie ? Affaire de mémoire, répéte-t-on sans cesse, sans vouloir chercher à comprendre la doctrine et la technique de la seule thérapeutique de valeur qui existe, thérapeutique dont l'unité doctrinale repose sur la Loi d'Analogie, thérapeutique dont l'utilisation pratique permet, grâce à la multipliplicité de ses agents, de s'adapter immédiatement au polymorphisme varié du tempérament humain.</p>
<p>La détermination du bon remède n'appartient pas à celui qui « sait » par coeur les pathogénésies ; elle est le résultat d'une suite logique de raisonnements, que seul celui qui « connaît » les rapports étroits qui unissent l'univers à l'homme, peut établir exactement.</p>
<p>Considérez les travaux de GRAUVOGL et ses études sur la constitution biochimique de l'homme — constitution est à mon sens un terme impropre car il désigne un ensemble immuable, qui ne peut varier, alors que les constitutions biochimiques, décrites par GRAUVOGL, sont susceptibles d'être non seulement modifiées, mais même transformées par un traitement homoeopathique bien conduit. — Quoi qu'il en soit, GRAUVOGL a décrit trois constitutions biochimiques que nous appellerons avec plus d'exactitude des Etats, pour qu'aucune confusion ne puisse s'établir dans votre esprit avec nos « Constitutions » : Etats oxygénoïde, hydrogénoïde, carbonitrogène.</p>
<p>L'état hydrogénoïde constitue une sensibilisation particulière de l'organisme qui se traduit par une accumulation d'eau dans les tissus, soit que l'organisme absorbe trop d'eau, soit qu'il retienne celle qu'il devrait normalement éliminer. L'état hydrogénoïde est très fréquent, aucun traitement ne peut lui être opposé si ce n'est le traitement homoeopathique dont le choix est déterminé par les signes présentés par le malade qui permettent de distinguer entre les remèdes dits hydrogénoïdes : Natrum sulfuricum, Thuya, Causticum, Nux moshata, Rhus tox, Arsenicum album, Calceara carbonica, Aranea diaderna et Dulcamara.</p>
<p>Considérez l'étude pathogénétique de Dulcamara, tous les symptômes sont « provoqués ou aggravés par le froid humide ». Le sujet justiciable de ce remède a des poussées de gonflements glandulaires quand le temps change ou quand il pleut, et il vous est facile d'établir qu'il a commencé à souffrir après un séjour prolongé dans une habitation froide et humide ou dans un climat marécageux et humide. Les individus employés dans les laiteries ou dans les fabriques de glace, les ouvriers que leur travail oblige à vivre dans des caves humides et froides, fromagers, champignonnistes, etc., présentent fréquemment les symptômes de Dulcamara : rhumatismes, irritation vésicale, troubles intestinaux, respiratoires ou cutanés.</p>
<h2>MENTALITE.</h2>
<p>Dulcamara ne présente pas de signes mentaux particuliers. Agité, irritable, le malade présente quelquefois un état de « confusion mentale » : il emploie souvent des termes impropres et ne peut trouver le mot juste pour déterminer ce qu'il veut exprimer. Souvent « anxieux » la nuit, il se réveille dans un cauchemar comme si on l'appelait et croit voir un fantôme près de lui s'échapper.</p>
<h2>DOULEURS.</h2>
<p>Les douleurs de Dulcamara sont toujours « provoquées ou aggravées par l'exposition au froid humide et par l'humidité ». Le temps pluvieux, les changements brusques de température dans l'été, l'apparition des premières fraîcheurs à l'automne sont autant de causes qui font apparaître chez le malade non seulement les douleurs, mais les troubles fonctionnels justiciables de Dulcamara.</p>
<p>Analogues dans leur production à celles de Bryonia (jours froids succédant aux jours chauds), les douleurs de Dulcamara sont semblables dans leur manifestation à celles de Rhus tox. Elles sont toujours améliorées par la chaleur mais surtout par le mouvement. Rhus tox, et Dulcamara ne peuvent être séparés dans votre esprit quand vous êtes en présence d'un état rhumatismal, mais si Dulcamara convient aux cas aigus, Rhus tox, est plutôt le remède qui s'adapte aux cas chroniques quand la formation réactionnelle du tissu fibreux produit la raideur ankylosante, et quand l'altération du système nerveux engendre un état demi-paralytique.</p>
<h2>TETE.</h2>
<p>Les douleurs de tête sont « rhumatismales » ; elles apparaissent dans un temps froid et humide, ou en passant brusquement d'un endroit ensoleillé et chaud dans un local humide et froid. « Raideur de la nuque avec sensation de brisure. » Torticolis. Quelquefois la céphalée accompagne un rhume survenu dans les mêmes conditions. « Céphalée pesante, congestive, avec éternuements el nez bouché. » Aussitôt que l'écoulement apparaît, la douleur diminue.</p>
<p>« Névralgies faciales provoquées par la moindre exposition au froid humide. » Douleurs déchirantes au niveau des os malaires avec irradiation douloureuse s'étendant aux oreilles, aux orbites et dans les mâchoires. Les névralgies peuvent survenir aussi « après la disparition brusque de dartres de la face ».</p>
<p>« Vertige le matin, en se levant, avec tremblements et faiblesse » (Bryonia, Lycopodium), s'accompagnant de troubles de la vision.</p>
<h2>YEUX.</h2>
<p>Pupilles alternativement dilatées et contractées, les yeux sont sensibles à la lumière, ils sont facilement enflammés. Le malade a l'habitude de dire : « Je prends froid aux yeux », .et en effet par les temps humides et froids, une sécrétion apparaît, épaisse, jaunâtre, irritante, des granulations s'observent à l'intérieur des paupières. Souvent, à l'automne, le malade présente un écoulement abondant aqueux, toujours pire en plein air. Véritable rhume des foins retardé qui est provoqué par l'apparition des premières fraîcheurs.</p>
<p>Toutes les inflammations de l'oreille qui surviennent à répétition et toujours après exposition au froid humide sont justiciables de Dulcamara. « Douleurs aiguës toute la nuit, empêchant le sommeil » et disparaissant brusquement le matin. Elancement dans le conduit auditif externe et dans la parotide qui est enflée et sensible. Bourdonnements d'oreille, le malade entend indistinctement et, quand il .ouvre la bouche, il perçoit des « craquements » dus à l'inflammation de l'articulation temporo-maxillaire.</p>
<p>Toutes les articulations sont touchées dans Dulcamara Elles sont chaudes, enflées, sensibles, comme dans tout rhumatisme, mais elles apparaissent brusquement, soit « au cours d'un changement de temps » au moment d'une baisse soudaine de la température s'accompagnant de pluie ; soit « après la suppression brutale d'une transpiration abondante ». Les douleurs sont aiguës et s'accompagnent d'une sensation de brisure, elles sont améliorées par le mouvement, quand le malade change de place dans son lit et l'obligent à se retourner et à s'asseoir souvent. Dulcamara et Rhus tox présentent ainsi les mêmes caractéristiques. Souvent ces douleurs alternent avec de la diarrhée : « Rhumatisme pire par le froid humide et alternant avec de la diarrhée » est une caractéristique de Dulcamara. Cependant vous trouvez dans Abrotanum : rhumatisme apparaissant dès que la diarrhée cesse » mais les souffrances du sujet d'Abrotanum ne sont pas aggravées ou provoquées par le temps froid et humide, elles s'accompagnent toujours d'un amaigrissement considérable, d'un état tuberculinique, intestinal et surtout péritonéal. L'apparition du rhumatisme s'explique aisément par la disparition de la diarrhée quotidienne, crise d'élimination toxinique presque salutaire. Raisonnez la Matière Médicale, vous la comprendrez mieux, et vous connaîtrez alors les ressources considérables de notre Thérapeutique.</p>
<p>Deux signes sont encore à retenir : « Lumbago après un refroidissement ». Raideur et sensation de courbature dans le cou, les épaules et le, dos, douleur comme si le malade était resté longtemps baissé. « Douleurs dans les tibias », douleurs périostées s'accompagnant souvent d'ulcérations profondes, avec nécrose et carie, ulcérations très sensibles, saignantes, bourgeonnantes et d'allure phagédénique.</p>
<h2>APPAREIL DIGESTIF.</h2>
<p>Dulcamara produit l'augmentation de sécrétion des glandes de toutes les muqueuses. L'hypersalivation et la diarrhée doivent être immédiatement notées.</p>
<p>Le sujet de Dulcamara a constamment besoin d'avaler ou de cracher, et il « racle » continuellement sa gorge, surtout quand il a pris froid. La salive est tenace, savonneuse, et d'odeur putride ; des petites ulcérations existent sur la partie interne de la lèvre inférieure et sur la partie antérieure du voile du palais. Dulcamara est un des meilleurs remèdes de la stomatite mercurielle quand l'aggravation par le temps humide peut être notée.</p>
<p>La bouche est sèche, la soif intense. « Soif inextinguible pour des boissons froides » ; l'appétit nul, « aversion com- plète pour les aliments » ; Aigreurs, éructations et nausées. L'état nauséeux se manifeste surtout au moment ou le malade a besoin d'aller à la selle. « Nausées et vomissements avec la selle. »</p>
<p>Mais la caractéristique principale de Dulcamara est la « diarrhée » qui est toujours précédée par des « douleurs périombilicales », par des « borborygmes » et des grondements intestinaux. Elle apparaît brusquement soit « après la suppression brusque d'une éruption », soif « après avoir pris froid » pendant un temps humide ou brumeux.</p>
<p>Diarrhée automnale provoquée par les premières fraîcheurs, diarrhée qui s'observe, soit à la fin de l'été, soit à la montagne où, les nuits froides et le brouillard succèdent brusquement aux jours chauds et ensoleillés. Diarrhée « jaune », « aqueuse » avec douleurs déchirantes et coupantes avant la selle, « après avoir pris froid ». « Le malade est soulagé aussitôt après- l'évacuation ; seule une « sensation de faiblesse générale » persiste. Les selles ne sont pas toujours jaunes ; elles sont « changeantes » comme celles de Pulsatilla ; fréquentes et d'odeur sûre, elles sont tantôt écumeuses, tantôt glaireuses, quelquefois sanguinolentes ; elles peuvent être verdâtres, et elles contiennent souvent des aliments indigérés. Dulcamara est le meilleur remède de la diarrhée récidivante a frigore.</p>
<h2>APPAREIL RESPIRATOIRE.</h2>
<p>Le sujet de Dulcamara « prend froid facilement » et il se plaint de souffrir d'un coryza dès que le temps est humide. L'obstruction nasale est complète, et le malade ne peut res- pirer par le nez surtout la nuit. « Nez bouché par temps pluvieux » est caractéristique de Dulcamara. Le malade n'a qu'une idée, tenir son nez au chaud car le moindre air froid le bouche aussitôt. L'obstruction nasale fait place ensuite à -un écoulement abondant, tantôt aqueux, tantôt muqueux et épais et s'accompagnant de croûtes sanguinolentes. Le « rhume des foins » dont certains malades souffrent surtout « à la fin du mois d'août » est souvent guéri par Dulcamara.</p>
<p>Toux « sèche et enrouée », spasmodique, avec violents paroxysmes provoqués par un chatouillement du larynx, et suivie d'une expectoration de mucus après de longs et labo- rieux efforts. La toux apparaît souvent brusquement après un passage rapide du chaud au froid humide, après être entré dans une cave par exemple ; elle est aggravée par la respiration profonde ou étant couché, elle est améliorée au grand air, et souvent elle s'accompagne de beaucoup de mucosités qui, ne pouvant être expectorées, produisent des râles muqueux abondants dans la poitrine. Pendant la toux, le malade souffre d'une « douleur constrictive à l’épigatre » et il ne peut tousser qu'à la condition d'appuyer fortement la main sur la région douloureuse. Enfin Dulcamara est employé dans les cas d'asthme avec dyspnée et toux grasse qui apparaissent brusquement par le temps froid el humide, quand Natrum sulfuricum, le remède principal de l'état hydrogénoïde, ne suffit pas pour guérir.</p>
<h2>APPAREIL URINAIRE.</h2>
<p>Le froid humide ne provoque pas seulement l'apparition chez le sujet de Dulcamara de troubles digestifs et respiratoires, il manifeste son action par des phénomènes urinaires. Dès que le malade de Dulcamara prend froid, il a la colique, ou des mictions fréquentes. « Fréquence des mictions » après avoir pris froid, particulièrement chez les personnes âgées dont la vessie est irritable ou chez les enfants en état de croissance, « quand ils ont barboté les pieds nus dans l'eau froide ». L'urine est laiteuse avec sédiment épais, les mictions sont fréquentes et douloureuses. La fréquence des mictions s'exagère quelquefois au point de devenir une véritable « incontinence d'urine ». D'autres fois le froid humide provoque une inflammation rénale. « Mal de Bright après avoir pris froid ».</p>
<h2>APPAREIL GÉNITAL.</h2>
<p>Les règles sont « retardées », courtes et peu abondantes. Avant les règles, la peau présente une « éruption d'urticaire » étendue à tout le corps sans fièvre. « Suppression des règles par froid et humidité » Eruption herpétique sur les lèvres et les organes génitaux avant les règles. Les seins sont gros, durs, sensibles et douloureux.</p>
<p>La peau de Dulcamara est « sèche », délicate, « sensible au froid » et sujette aux « éruptions par le froid humide ». Les éruptions sont de deux ordres : tantôt « urticaire véritable généralisée sans fièvre » pire avant les règles, ou au début de l'hiver avec démangeaisons aggravées par le froid et le grattage, améliorées par la chaleur ; tantôt « dartres eczémateuses », « humides », avec démangeaisons présentant les modalités précitées. Remarque importante : les éruptions de Dulcamara sont toujours « humides ». Croûtes épaisses de coloration brunâtre, jaunâtre, sur le cuir chevelu (« croûte de lait »), sur la face, le front, les tempes, avec bords rougeâtres, saignant quand on les gratte avec ou sans démangeaison. Eczéma et impetigo des enfants. Herpès circiné.</p>
<p>Enfin la peau présente des « verrues », larges, grosses, « lisses », siégeant sur le visage, sur la face dorsale des mains et des doigts.</p>
<p>Notez en terminant que les glandes sont toujours atteintes dans Dulcamara, les ganglions du cou, des aisselles, de l'aine sont souvent « augmentés de volume », mais rarement douloureux. C'est brusquement en l'espace d'une nuit que le malade présente une poussée ganglionnaire généralisée, et toujours provoquée par l'apparition soudaine d'un temps pluvieux et froid.</p>
<p>Dulcamara appartient au groupe important des remèdes hyrogénoïdes. Très voisin de Rhus tox dont les symptômes douloureux présentent les mêmes caractéristiques de Baryta carbonica dont les inflammations glandulaires sont analogues, il s'apparente avec Natrum sulfuricum ce « rempart, de l'humidité », comme le désigne MUNROE, par sa tendance asthmatique et diarrhéique et avec Thuya par ses manifestations cutanées.</p>
<p>D' Léon VANNIER.</p>
<p>QUELQUES CARACTERISTIQUES</p>
<p>Zingiber      Diarrhée après avoir bu de l'eau impure.</p>
<p>Alumina      Urines involontaires après la selle, ou bien encore urines passant seulement pendant une selle.</p>
<p>Aloe            Sensation de faiblesse et dinsécurité du sphincter anal. Sensation d'insécurité du rectum, comme si la selle allait âtre émise en même temps qu'un gaz.</p>
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		<title>Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 06:58:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?
George Vithoulkas*
International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos 37005, Grèce
L’Homéopathie est actuellement attaquée par les médias britanniques. Ces attaques puisent leur origine de prétentions irresponsables et injustifiées de certains enseignants en homéopathie. On peut inclure dans ces prétentions l’utilisation de méthodes d’expérimentation des remèdes fondées sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?</h1>
<p>George Vithoulkas*<br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-99" title="george_vithoulkas" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos 37005, Grèce</p>
<p>L’Homéopathie est actuellement attaquée par les médias britanniques. Ces attaques puisent leur origine de prétentions irresponsables et injustifiées de certains enseignants en homéopathie. On peut inclure dans ces prétentions l’utilisation de méthodes d’expérimentation des remèdes fondées sur les ‘rêves’ et ‘l’imagination’. Pour prescrire un remède, de tels enseignants essayent de remplacer le rigoureux travail de comparaison du portrait symptomatique du patient avec celui du remède par des théories fallacieuses fondées sur la ‘théorie des signatures’, les sensations et d’autres méthodes.<br />
Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?D’autres affirmations irresponsables ont été également faites. Ces ‘‘nouvelles idées’’ risquent de détruire les principes, la théorie et la pratique de l’homéopathie. Homeopathy (2008) 97, 103–106.<br />
Mots-Clés : Médias ; Provings ; Rêve ; Signatures ; Sensations ; Illusions ; Immunisation ; Homéopathie ; Homéopathie attaquée ; Placebo ; Prophylaxie homéopathique.</p>
<h3>Introduction</h3>
<p>Au moment où l’homéopathie se trouve confrontée à la pire attaque venant de la presse anglaise, nous devons nous poser la question : Ces attaques sont-elles réellement justifiées? Ces attaques peuvent servir l’opportunisme, des intérêts particuliers ou même la haine de ceux qui sont opposés à l’homéopathie. Elles peuvent être mal intentionnées ou même calomnieuses, cependant si nous sommes honnêtes, nous devons accepter qu’elles puisent certains de leurs arguments et de leurs armes dans les rangs de l’homéopathie en raison de notre irresponsabilité. J’attribue cela à des déclarations extravagantes de certains homéopathes et de certains  ‘‘enseignants modernes’’ et à leurs ‘idées nouvelles’’ qui sont en train de détruire les principes, la théorie et la pratique de la véritable homéopathie Hahnemannienne.</p>
<h3>Méthodologie des expérimentations homéopathiques</h3>
<p>La crédibilité des provings (expérimentations pathogénétiques homéopathiques)  des remèdes homéopathiques, la première pierre de l’homéopathie, est aujourd’hui  mise à bas par de ‘‘nouvelles idées’’ concernant les moyens de conduire une expérimentation. Certains enseignants affirment qu’il n’est point besoin que les remèdes soient testés sur les êtres humains, mais que les symptômes peuvent être uniquement imaginés, par exemple :<br />
‘‘C’est au niveau mental que l’analyse par groupe chimique peut offrir les meilleurs résultats. Dès que les thèmes centraux des éléments entrant dans la composition du remède sont découverts, il sera possible d’en déduire le thème du remède lui-même’’1</p>
<p>et</p>
<p>‘‘La methode de l’analyse par groupe nous permet de considérer l’homéopathie sous un angle nouveau, plus abstrait, un niveau métaphysique. Elle nous permet aussi de prédire, avec plus ou moins d’exactitude, le portrait d’un remède totalement inconnu.’’2</p>
<p>On peut aisément prévoir où de telles absurdes ‘nouvelles idées’’ conduiront : des centaines de ‘‘provings’’ différents pour le même remède ! Les efforts de certains pour attirer l’attention sur la découverte de nouveaux remèdes n’est pas en cause. Cependant, il n’est pas correct, par égard à ceux qui font confiance aux provings, que ces auteurs ignorent les règles selon lesquelles un bon proving doit être mené, en accord avec les Principes et la Pratique mis au point par Hahnemann. Les méthodes que de nombreux expérimentateurs ont suivies afin de ‘‘présenter’’ des provings de nouveaux remèdes apportent les preuves qu’ils n’ont pas suivi les directives d’Hahnemann.</p>
<p>‘‘Une méthode nouvelle et révolutionnaire de réalisation des provings, selon laquelle on fait prendre une dose d’un remède à un groupe entier d’expérimentateurs, quelques jours avant ou même pendant une conférence, et ensuite on discute des effets de la dose durant cette même conférence. Ces provings étaient habituellement très productifs pour ce qui est de la symptomatologie, surtout dans la sphère émotionnelle, dans les rêves, donnant une idée des processus intimes de la substance. J’ai été impressionné par les effets que la dose produisait sur la conscience collective du groupe, et comment, lorsque le remède était pris par une collectivité, les effets de la dose semblaient se multiplier et devenir beaucoup plus saillants que lorsqu’elle était donnée à un individu isolément. ’’3</p>
<p>‘‘Un proving peut être conduit avec un groupe d’étude ou lors d’un séminaire en faisant prendre à chaque étudiant une dose unique quelques jours avant ou pendant une séance de cours, puis en comparant les expériences des uns et des autres. Ces provings se concentrent souvent sur les rêves et les symptômes mentaux afin de découvrir le sens le plus profond du remède. Cette méthode a été souvent mise en pratique par Jürgen Becker en Allemagne et adoptée par d’autres enseignants modernes. L’idée est de découvrir le principal thème inconscient du remède lors du proving réalisé au cours du séminaire, ce qui est encore mis en valeur par la discussion de l’expérience ressentie avec le groupe afin d’exprimer et de formuler les thèmes principaux. L’avantage de cette méthode est que cela peut être un raccourci vers l’essence du remède. ’’4</p>
<p>‘‘A l’Ecole d’Homéopathie, où nous nous rencontrons une fois par mois, nous avons obtenu des résultats dans les expérimentations par groupe depuis 1991 en utilisant des stimuli variés : en servant de substance en dose matérielle ; en la prenant sur soi ; en l’observant ; et en méditant sur elle. Nous avons obtenu des résultats avec des dynamisations allant de 30 à 200C. Nous avons évoqué des provings de groupe avec un membre gardant à l’esprit le concept/image d’une substance (l’expéditeur) tandis que le groupe restait assis dans une période de silence et d’observation de soi (les receveurs). C’est une expérience courante parmi les expérimentateurs que certains sujets (qui plus tard révèlent des symptômes cardinaux du remède en raison de leur affinité avec la substance testée) développent des symptômes qui par la suite sont validés comme appartenant à l’expérimentation avant que personne n’ait  ‘pris’ la substance. ’’5</p>
<p>‘‘Pour moi, l’expérimentation lors d’une méditation est souvent le plus commode et le plus utile. Elle donne des résultats rapides et sans beaucoup d’effort. Les inconvénients sont que l’image n’est pas complète et peut être en partie inexacte. Mais cela peut être le cas également dans d’autres expérimentations. A mon expérience, les provings par méditation sont souvent tout à fait fiables et donnent l’essence du remède, plus souvent que les provings utilisant les rêves.’’6</p>
<p>L’enthousiasme pour ‘‘faire sortir’’ des symptômes a conduit à des affirmations selon lesquelles une dose unique d’un remède en haute dynamisation peut produire des centaines de symptômes chez un petit groupe de sujets.</p>
<p>‘‘Le proving de Coca-Cola a été réalisé durant mon séminaire de San Francisco en Mai 1994. On a donné aux participants du séminaire une dose unique de la substance en 30CH. On leur a demandé de noter leurs symptômes pendant les deux jours suivants, qu’ils aient pris la dose ou non.’’7</p>
<p>‘‘Parmi les 305 symptômes mentaux d’hydrogène, 61 furent provoqués par la 6C (2 provers), 17 par la 9C (1 prover), 27 par la 12 (3 provers), 3 par la 15C (2 provers), 140 par la 30C (3 provers) et 56 par la 200C (4 provers).’8 ‘‘Le remède a été dynamisé jusqu’à la 30C. Tous les expérimentateurs ont commencé à peu près en même temps en prenant une seule dose.’’9<br />
La plupart de ces ‘‘expérimentateurs’’ n’ont vraisemblablement pas lu ni ne se sont rendu compte qu’Hahnemann ne se servait que de doses matérielles dans les provings sur lesquels se fonde sa Materia Medica Pura.</p>
<p>Au paragraphe 32 de l’Organon10 il affirme que toutes les ‘‘substances peuvent provoquer des symptômes dans la mesure où elles sont ingérées en quantités  suffisamment importantes.’’ Dans la sixième et dernière édition de l’Organon, paragraphe 130, il affirme que seuls ceux qui sont sensibles à une substance peuvent présenter des symptômes après la prise d’une haute dynamisation et seulement s’ils prennent le remède plusieurs jours de suite.11 Afin de déterminer que des symptômes sont dignes de foi et bien liés au remède, l’expérimentation doit être répétée à plusieurs reprises. En pratique quotidienne, on prescrit souvent un remède erroné, cependant, on ne voit que rarement des symptômes ‘‘proving’’. Ce fait montre à lui seul la rareté des sujets si ‘‘sensibles’’ qu’ils pourraient expérimenter des remèdes en haute dynamisation.</p>
<p>Certains ont même affirmé qu’il n’était nul besoin d’un remède réel. Vous pouvez écrire le nom du remède et la dynamisation sur un morceau de papier, le mettre dans un verre d’eau et le remède dynamisé est ainsi préparé !</p>
<p>‘Depuis des années, je fais écrire à mes patients le nom du remède et sa dynamisation sur un morceau de papier et cela fonctionne à la perfection. Etant donné que nous travaillons sur de l’énergie et du psychisme, l’INTENTION présente dans notre démarche thérapeutique est cruciale pour que le remède agisse dans le sens attendu : par exemple, quand on inscrit sur un papier Lachesis 30C, et que la personne souffrant de bouffées de chaleur cesse d’en présenter, l’homéopathe doit être alors très attentif et se concentrer sur la canalisation de cette énergie.’’12</p>
<p>Ou vous n’avez même plus besoin de prescrire le remède, vous devez seulement y penser et le patient est guéri !</p>
<p>‘‘On m’a enseigné que tout était dans l’intention. Et, bien sûr, nous voyons un patient qui, en plein milieu de la prise d’observation, commence soudain à se sentir mieux, une fois que nous pensons à son remède. Tout au moins, c’est ce que je pense.’’12</p>
<p>Avec de telles déclarations, comment est-il possible de se défendre contre l’idée que l’homéopathie n’ qu’un effet ‘‘placebo’’ ?</p>
<h3>Choisir le remède</h3>
<p>Le second problème soulevé par cette tempête de ‘‘modernisation’’ est l’altération par rapport à la méthodologie essentielle permettant le choix du remède. Quelques ‘‘enseignants modernes’’ prétendent avoir trouvé des solutions permettant de réduire le laborieux travail nécessaire à la recherche du remède qui correspond aux symptômes du patient. Ils suggèrent, par exemple de rechercher les illusions de chaque patient et de prescrire en fonction de ces illusions.</p>
<p>‘‘J’ai également pris conscience de l’importance de la section sur les illusions, une illusion est en effet une perception erronée de la réalité, tout comme la maladie est une perception fausse du présent. L’état psychologique global d’une personne est une expression de cette fausse perception (illusion).’ ‘La guérison est le rétablissement de la santé et s’obtient lorsque le patient devient conscient de sa fausse perception de la réalité. Il doit donc se confronter à son illusion. C’est le fondement de la loi de similitude sur laquelle repose l’homéopathie.’’13</p>
<p>En d’autres termes, ils conseillent à l’étudiant naïf et crédule de repérer chez chaque patient une illusion ! D’autres suggèrent de ne prescrire que selon les symptômes mentaux :</p>
<p>‘‘Pour me répéter, laissez-moi dire que nous prescrivons sur les symptômes mentaux (laissant de côté tous les autres symptômes concernant le niveau physique du corps bien connu de tous) et stimulons le système automatique, qui est responsable de l’efficience du système d’Assimilation et d’Elimination.’’14</p>
<p>Même si de nombreux patients ne souffrent que de symptômes physiques et n’ont pas obligatoirement de symptômes psychologiques, sans parler d’illusions.<br />
Au milieu de cette vague de théories sans fondement et de simplification excessive, d’autres proposent de regrouper les patients selon certaines caractéristiques ‘‘communes’’, ignorant le principe du caractère unique de chaque organisme. 15 Ils enseignent, par exemple, que chaque étudiant recherche si le patient a des ressemblances avec un animal, ou  une plante ou un minéral, et ensuite regarde dans le groupe correspondant de remèdes afin de trouver le similimum.16 Il s’agit essentiellement de la vieille théorie des ‘‘signatures’’ abandonnée parce qu’elle s’était révélée inutile il y a des centaines d’années, et maintenant présentée comme une solution avec un éclairage moderne pour trouver facilement le remède indiqué. En réalité ce qui est proposé, c’est l’abandon du processus de recherche du bon remède par la répertorisation et la lecture de la matière médicale.  L’opinion d’Hahnemann quant à ces idées était très claire :</p>
<p>‘‘Je laisserai à l’école de médicine ordinaire l’humiliation de se rappeler la folie de ces anciens médecins qui déterminaient la puissance médicinale des drogues brutes à partir de leur signature.’’17</p>
<p>L’échec de cette méthode est une des principales raisons qui a fait chercher à Hahnemann une solution plus logique de soigner les malades et qui l’a amené à développer l’homéopathie.</p>
<p>Par la suite, un autre point de vue s’est manifesté : chaque patient correspond à un seul et unique remède homéopathique, le remède ‘‘de fond’’ qui doit être découvert, sinon le patient ne serait jamais guéri, on ignore le fait dans ce cas que dans les maladies miasmatiques profondes, comme le sont la majorité des cas aujourd’hui, une série de remèdes homéopathiques prescrits à la suite, à de longs intervalles, est nécessaire à l’obtention de la guérison.</p>
<p>‘‘A mon expérience, si vous trouvez le remède qui est réellement au niveau le plus profond, il agira très bien sur ce niveau pendant de nombreuses années. Habituellement, à la fin de cette période, ils sont dans un état de santé tel qu’ils n’ont besoin d’aucun autre remède. Sinon, vous n’obtiendrez qu’un effet partiel, mais vous n’avez pas véritablement trouvé le remède. Comme le disait Hahnemann, vous zigzaggez vers la guérison et je ne peux le faire très souvent, cela me donne le tournis ! Si vous allez jusqu’au plus profond de la personne, vous voyez l’interrupteur principal, qui d’une chiquenaude fait s’allumer toutes les ampoules individuelles.’’18</p>
<p>‘‘Lorsque nous prescrivons le remède à un patient sur la base de l’Hypothèse de la Psore Primaire, avec les Thèmes et les Principes directeurs, nous devons nous attendre à ce que la guérison se manifeste comme un saut quantique.’’19</p>
<h3>Sensations et Illusions</h3>
<p>Une autre idée récente qui, j’en ai peur, prolongera la confusion des étudiants est celle d’une extrapolation par le praticien d’un soi-disant ‘‘contexte’’ sous-jacent des ‘‘sensations’’ du patient vers quelque chose qui serait au delà de leur signification et de leur réalité.</p>
<p>‘‘Un élément clef de ce système oblige à se focaliser sur les sensations du patient. Il y a une certaine énergie dans les sensations en rapport avec la plainte principale d’une part et d’autre part avec l’état général du patient, qui a une très grande importance. Le Dr Sankaran les appelées sensations vitales. Les sensations vitales ne sont pas seulement des émotions ou des symptômes physiques, mais plutôt des sensations communes qui relient le corps et l’esprit. En effet, le niveau vital est plus profond que le corps et l’esprit ; il est au cœur de la maladie. Ce sont des phénomènes non spécifiquement humains, c'est-à-dire qui ne sont pas exclusivement le propre des êtres humains, et qui nous conduisent directement à la source du remède lui-même.’’20</p>
<p>L’extrapolation des ‘‘sensations’’ du patient est un chemin glissant à prendre pour un homéopathe car ces ‘‘projections’’ ne sont pas notées dans la matière médicale, et chaque praticien sera tenté de découvrir un autre ‘‘contexte’’ sous-jacent dans les sentiments du patient.  Le fait est que devons comparer les symptômes du patient aux symptômes du remède et pour un tel travail, nous avons à la fois des outils et des règles. Le reste n’est que conjecture permettant de ridiculiser l’homéopathie comme on l’a vu récemment dans la presse anglaise. Ces idées extrêmes créent de la confusion dans les esprits des étudiants non avertis et en même temps donnent des munitions aux adversaires de l’homéopathie.</p>
<h3>Dangereuses idées</h3>
<p>D’autres ‘‘nouvelles idées ’’ encore plus dangereuses sont également apparues ; par exemple, la version homéopathique des vaccinations. A l’origine, une idée incomprise d’Hahnemann selon laquelle Belladonna, par exemple, pouvait avoir une action thérapeutique durant une épidémie de scarlatine, non pas en tant que préventif, mais parce qu’il était le ‘‘génie’’ de cette épidémie et agissait de façon curative au début de l’infection. Cette observation a été comprise comme signifiant : nous pouvons donner un remède aujourd’hui et il protégera le patient d’une épidémie éventuelle qui pourrait éclater un ou deux ans plus tard.21</p>
<p>D’autres idées ont émergé que ne pourraient adopter que des fanatiques d’une secte religieuse : comme ‘‘l’homéopathie peut tout guérir même tous les formes de cancers ou le SIDA’’22 ou pire encore ‘‘dynamiser des mélodies,23 ou même la lumière de Vénus ou la lune24 et donner le comme remède!’’ Puis, certains homéopathes, induits en erreur par de telles idées, affirment avoir découvert un traitement pour le SIDA dans une mélodie jouée sur un CD</p>
<p>‘Les téléchargements curatifs sont une forme d’autotraitements holistiques fondés sur une résonnance avec une large gamme de maladies. Ils sont fondés sur une découverte qui est survenue en mettant en pratique une partie négligée de l’homéopathie pour le traitement du SIDA et du paludisme en Afrique. Nous avons découvert une nouvelle méthode de guérison fondée sur des principes et des pratiques homéopathiques éprouvées mais selon une nouvelle forme de délivrance.’’25</p>
<p>Et ils affublent à de telles absurdités le nom d’homéopathie classique ! Avec toutes ces ‘‘nouvelles idées’’ irrationnelles et arbitraires, les ‘‘enseignants modernes’’ diffament l’homéopathie et démolissent les fondements qui constituent son édifice scientifique. Ce n’est donc pas sans raison que les scientifiques aient réagi négativement, que les médias déclenchent une bataille contre l’homéopathie et que les adversaires de l’homéopathie festoient en ce moment.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Les attaques des médias britanniques ont influencé la perception globale de l’homéopathie dans le monde entier. Je prévois que cela va continuer et ceci sans tenir compte des intérêts évidents qu’ils servent. Mais la triste réalité, c’est qu’ils ne sont pas sans justification. Le grand édifice de la croyance scientifique en l’homéopathie qui s’est construit grâce à tant d’heures de travail depuis de si nombreuses années par un si grand nombre de gens convaincus et dévoués est maintenant en train de se désagréger puisque, nous, en tant que communauté homéopathique, nous avons fourni les arguments permettant de dire que l’homéopathie n’est pas une science. Le savoir véritable est parsemé de confusion et de fausses informations, le travail concret est remplacé par la projection ; et l’intérêt personnel est présenté comme un enseignement altruiste. Cependant c’est la vie : où il y a la lumière, il y a aussi l’ombre.<br />
Il y a aujourd’hui suffisamment d’homéopathes raisonnables qui peuvent transformer la folie, le désordre et la confusion en ordre et bon sens, mais il faut qu’ils s’expriment. Ce journal fait partie d’un tel mouvement de défense de l’essence et de la substance des théories et principes que nous a léguées Samuel Hahnemann.</p>
<h3>Références</h3>
<p>1 Scholten J. Homoeopathy and minerals. Utrecht: Stichting Alonissos,<br />
1993, p 23.<br />
2 Scholten J. Homoeopathy and minerals. Utrecht: Stichting Alonissos,<br />
1993, p 289.<br />
3 Sankaran R. Provings: similia similibus curentur. Bombay: Homeopathic<br />
Medical Publishers, 1998 [Introduction].<br />
4 Sherr J. The dynamics and methodology of homoeopathic provings,<br />
Types of provings. West Malvern; 1994, pp 16–17.<br />
5 Norland M. Homoeopath Links 2000; 13: 138–142.<br />
6 Scholten J. Interhomeopathy, Theory of provings, October 2007.<br />
7 Sankaran R. Provings: similia similibus curentur. Bombay: Homeopathic<br />
Medical Publishers, 1998 [Coca cola].<br />
8 Sherr J. Proving of hydrogen. West Malvern: 1992.<br />
9 Herrick N. Animal mind, human voices: provings of eight new animal<br />
remedies. Hahnemann Clinic Publishing, 1998.<br />
10 Hahnemann S. Organon of medicine, 6th edn, B. Jain Publishers,<br />
1982, p 114.<br />
11 Hahnemann S. Organon of medicine, 6th edn, New Delhi: B. Jain<br />
Publishers, 1982, pp 198–203.<br />
12 Nauman E. Homoeopath Links 2000; 13: 193–194.<br />
13 Sankaran R. The spirit of homoeopathy. Bombay: R. Sankaran,<br />
1991, p 6.<br />
14 Sehgal ML. Rediscovery of homeopathy. Delhi: Sehgal Brothers,<br />
1992, p 33.<br />
15 Scholten J. Homoeopathy and the elements. Introduction – the group<br />
analysis method. Utrecht: Stichting Alonissos, 1996.<br />
16 Sankaran R. The substance of homoeopathy. The natural classification<br />
of drugs. Bombay: Homepathic Medical Publishers, 1994, p<br />
101.<br />
17 Dudgeon RE. The lesser writings of Hahnemann. Essay on a new<br />
principle for ascertaining the curative powers of drugs, with a few<br />
glances at those hitherto employed. New Delhi: B. Jain Publishers,<br />
1987, p 255.<br />
18 Sankaran R. There is no two, an interview by Tessler N. Similimum<br />
the Journal of the Homepathic Academy of Naturopathic Physicians<br />
winter 2003.<br />
19 Neesgaard P. Hypothesis collection – primary psora and miasmatic<br />
dynamic, Encyclopedia homoeopathica, v. 2.2.2., 2007.<br />
20 Sankaran R. The sensation in homeopathy. Bombay: Homeopathic<br />
Medical Publishers, 2004.<br />
21 Golden I. An energetic model of homeopathy. Homoeopath Links<br />
Summer 2007; 20: 86.<br />
22 Chappell P. The second similimum. Haren: Homeolinks Publishers,<br />
2005.<br />
23 Sankaran R. The substance of homeopathy. Imponderabilia – a proving<br />
of music. Bombay: Homeopathic Medical Publishers, 1994, p<br />
238.<br />
24 Clarke John H. Practical materia medica, vol. 2. New Delhi: B. Jain<br />
Publishers, 1986, p 320.<br />
25 Chappell P, van der Zee H, Hiwat C. &lt;www.healingdownloads.com&gt;.</p>
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		<title>Comment devenir homéopathe !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 07:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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Interview d’André Saine, N.D., F.C.A.H.
Deuxième Partie
De nos jours, vous risquez plus d’être induit en erreur que guidé car il n’y a pas aujourd’hui de grand maître de la Matière Médicale. Il y a beaucoup d’enseignants qui se prétendent "maîtres", ils sont souvent suivis d’un grand nombre de disciples, mais la plupart du temps, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><strong>Comment devenir homéopathe<br />
</strong>Interview d’André Saine, N.D., F.C.A.H.<br />
<strong>Deuxième Partie</strong><br />
<em>De nos jours, vous risquez plus d’être induit en erreur que guidé car il n’y a pas aujourd’hui de grand maître de la Matière Médicale. Il y a beaucoup d’enseignants qui se prétendent "maîtres", ils sont souvent suivis d’un grand nombre de disciples, mais la plupart du temps, il s’agit d’un aveugle qui conduit d’autres aveugles. </em><br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/andre_sain_naturopathic_doctor_montreal.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-103" title="andre_sain_naturopathic_doctor_montreal" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/andre_sain_naturopathic_doctor_montreal.jpg" alt="" width="150" height="147" /></a>André Saine est diplômé du National College of Naturopathic Medicine à Portland, Oregon et aussi de l’Homeopathic academy of Naturopathic Physicians. Il enseigne l’Homéopathie et fait des conférences depuis 1985. Un des points principaux de son travail clinique est le traitement de patients souffrant de maladies chroniques graves. A côté de sa pratique à Montréal, Canada, il est le Doyen et le principal enseignant de la formation postuniversitaire de la Canadian Academy of Homeopathy depuis 1986.</p>
<div>
<p><strong>Q: Quels sont les meilleurs ouvrages de matière médicale pour un débutant ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> C’est une question difficile à répondre car la matière médicale est très vaste. Il y a deux éléments dans votre question à envisager. Le premier point se rapporte à la qualité et le second à l’accessibilité de l’ouvrage. Pour les débutants, le critère le plus important témoignant de la qualité d’une matière médicale est la fiabilité de l’auteur. Les meilleurs ouvrages de Matière Médicale ne sont pas forcément facilement accessibles au débutant. Si je disais à un débutant de commencer avec Hahnemann sans autre information, je ne lui donnerais pas un très bon conseil. Bien sûr, pour ce qui est de la fiabilité, Hahnemann est de loin le meilleur mais il y a un grand risque pour le débutant d’être submergé par l’énorme quantité de livres écrits par Hahnemann sur la matière médicale. Prenons par exemple Sulphur, dans les Maladies Chroniques d’Hahnemann. Cela fait plus de 1900 symptômes. Sans plus ample information sur la façon d’utiliser ces livres, le débutant peut se sentir désespéré. Il ne faut pas seulement conseiller un livre à l’étudiant - il faut aussi lui apprendre comment s’en servir. Il doit apprendre comment étudier et se servir des Maladies Chroniques d’Hahnemann, des Guiding Symptoms de Hering or de l’Encyclopédie de la Matière Médicale Pure de Allen. Il faudrait qu’il sache comment ses livres ont été écrits et comment on doit s’en servir.</p>
<p>Pour revenir à votre question : pour quelqu’un qui n’a jamais étudié la matière médicale, qui n’y connaît rien et qui désire commencer, je conseillerais en premier lieu les Leaders de Nash, qui constituent une introduction agréable et amusante à la matière médicale. Un autre ouvrage dans la même optique serait les Portraits de Remèdes Homéopathiques de Margaret Tyler. C’est simple, fiable, rempli d’anecdotes intéressantes et contenant beaucoup de citations d’auteurs dignes de foi : Hahnemann, Lippe, Hering, Nash, Kent, etc. ; c’est une approche simplifiée de notre vaste matière médicale. De même, je pourrais aussi conseiller deux autres livres dans lesquels les auteurs se sont servis d’expressions de langage plus modernes, ce sont les Etudes de Remèdes Homéopathiques de Gibson et Homéopathie et Prescription Homéopathique d’Harvey Farrington. Ce sont ces quatre livres que je conseillerais au débutant car ils sont accessibles et fiables. Ensuite, pour progresser plus avant, on devra dire à l’étudiant sérieux en Homéopathie comment utiliser les livres fondamentaux.<br />
<strong>Q: De nombreux homéopathes ont essayé d’organiser et de résumer les symptômes de certains remèdes afin de les rendre plus faciles à comprendre. Quel est votre avis sur de telles "portraits de remèdes"? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> Hé bien, il y a là un certain danger et il faut être très prudent. Si vous avez un portrait d’un remède, il y a toujours le danger de ne prendre qu’un aspect du remède et de généraliser en disant "C’est le remède." Ou vous pouvez vous tromper complètement dans votre portrait et donc être éloigné de la réalité. Lorsque quelqu’un vous dit : "C’est la nature du remède, c’est le portrait de ce remède" - prenez-le avec un peu de prudence. Il se peut que cela soit totalement infondé et que cela détourne du droit chemin l’étudiant pendant des années. Il y a grand danger à généraliser. Sauf si celui qui fait cette généralisation la fonde sur une étude rigoureuse des provings complétée par une expérience clinique importante. Je n’ai rien contre Hahnemann lorsqu’il dit de ne pas prescrire Nux vomica si le patient est doux et flegmatique ou Aconitum si le patient est calme et tranquille, aussi longtemps que l’étudiant comprend de façon claire qu’il y a des exceptions à ces généralisations. Ces généralisations représentant la nature du remède ou l’état du patient nécessitant ce remède, sont en général, très utiles pour le débutant pour l’aider à percevoir le remède avec plus de facilité. Malheureusement, tous ceux qui enseignent la matière médicale et qui généralisent n’ont pas fait une étude attentive des provings, ne sont pas des observateurs fiables et n’ont pas une importante expérience clinique. Le danger de faire de fausses interprétations et de créer de fausses images est très grand. Ces généralisations ne sont pas un gros problème tant que l’étudiant comprend qu’une étude soigneuse du proving est toujours la meilleure façon de procéder et qu’elle aura toujours le dernier mot permettant de décider du degré de similitude - et non l’opinion de quiconque, quel que soit le nom ce cette personne.</p>
<p>Je n’ai rien contre P. P. Wells lorsqu’il dit que Belladonna est caractérisé par la violence dans le fonctionnement de l’esprit et du corps. Il s’agit d’un auteur très sûr avec une importante expérience clinique, et qui a étudié les provings de façon très rigoureuse. Ce type de généralisation est très séduisante pour l’étudiant de la matière médicale et nous pouvons nous rendre compte facilement du caractère trompeur que cela prend si l’auteur n’est pas digne de foi, ce qui est plus souvent la règle que l’exception aujourd’hui. De nos jours, vous avez plus de chances d’être induit en erreur que d’être bien guidé, puisque n’importe qui peut aisément s’afficher comme un maitre de la matière médicale. De soi-disant "maitres" sont très courants, ils ont souvent un grand nombre de disciples fidèles, mais la plupart du temps, c’est l’aveugle guidant d’autres aveugles. Je connais quelques médecins qui ont suivi de tels enseignants comme on suivrait un gourou - certains d’entre eux ont perdu dix ans à prescrire sur de fausses images avant de se réveiller, et même maintenant, ils trouvent que c’est difficile de se débarrasser de ces idées. Parfois, lorsqu’ils me soumettent des cas cliniques - cas pour lesquels ils ont bien sûr échoué - ce que je les entends le plus souvent dire, c’est : "Pourquoi n’ai-je pas vu ce remède ? Comment ai-je pu le manquer ?"</p>
<p>La réponse est simple. Ils n’ont pas suivi le conseil de base donné par Hahnemann, qui est tout d’abord de prendre une observation complète. Une fois ceci bien fait, même un débutant serait capable de trouver le remède parce que nous avons une description parfaite du phénomène morbide. Sinon, avec un cas incomplet ou un cas rempli d’interprétations erronées, même un expert ne serait pas capable de trouver le bon remède. La seconde étape est d’analyser le cas pour trouver parmi la totalité des symptômes, ceux qui sont les plus frappants, les plus caractéristiques, les plus particuliers. La totalité de ces symptômes caractéristiques constitue ce que Guernsey appelait le génie de la maladie.</p>
<p>De façon similaire, lorsque nous étudions la matière médicale, nous essayerons d’identifier dans un remède son génie, ce qui constitue son identité ou son individualité, ce qui le distingue de tous les autres. En étudiant un cas, nous devons comparer le génie de la maladie au génie du remède. C’est l’essentiel de la méthode. Si nous prenons une observation clinique et que nous nous laissons emporter par nos préjugés en interprétant avec négligence ce qui dit le patient, nous ne prêtons pas attention dans ce cas au pur langage de la nature, et comme Hahnemann le dit, et nous ne pratiquons pas un interrogatoire "soigneux et honnête". Lorsque nous en venons à l’analyse du cas et que nous superposons l’ensemble de nos interprétations des remèdes, nous ne suivons plus les traces d’Hahnemann mais pratiquons quelque chose qui ne peut plus être appelé la science de l’Homéopathie, et qui est plus proche de l’ésotérisme. Plus nous réduisons le portrait d’un remède, moins nous sommes capables de le reconnaître dans toutes ses nombreux aspects cliniques. Plus nous limitons l’image d’un remède, plus la réalité aura été déformée au point de ne plus être capables de reconnaitre son indication, même si elle semble très claire pour un prescripteur impartial.</p>
<p>De tous les très nombreux ajouts au répertoire, je considère que 90% de ceux que je confirme quotidiennement en pratique viennent d’Hahnemann. Dix pour cent viennent d’autres auteurs, et la plus grande partie de ces derniers viennent de l’Encyclopédie de Allen et des Guiding Symptoms de Hering. On ne peut en dire autant de tous ces auteurs modernes, en dehors d’une absence presque totale de fiabilité. Si vous recherchez des informations dignes de confiance, il vous faut commencer avec Hahnemann - et ensuite poursuivre avec Lippe. Lippe a pris tous les écrits d’Hahnemann, comme il les a trouvés, il les a appliqués à la lettre et en a publié ensuite leur confirmation. Il a eu cinquante années d’expérience pour approfondir ce qu’il affirme. Après avoir lu Lippe, nous pouvons revenir à Hahnemann pour mieux l’assimiler. Lippe était - et est encore - le meilleur professeur pour faire comprendre l’œuvre d’Hahnemann, en particulier en ce qui concerne les aspects cliniques de l’homéopathie. Les écrits de Lippe sont pleins d’énergie, attractifs, intelligents, logiques, clairs, profonds, critiques et pertinents. Hering est également très fiable. Il nous donne une vision large et comme Hahnemann c’était un chercheur.</p>
<p>Puis, il y a Dunham. Tout médecin homéopathe doit lire l’Homéopathie, la Science des Thérapeutiques de Carroll Dunham. C’est un bijou, il contient quelques-unes des pages les plus belles et les plus claires jamais écrites dans l’histoire de l’homéopathie. Il aborde des sujets difficiles comme la place de la thérapeutique par rapport à l’hygiène, ou les symptômes primaires et secondaires des médicaments, l’alternance de remèdes, l’utilisation des hautes dynamisations, le problème de la dose, le lien entre pathologie et thérapeutique, etc. Il a écrit sur ces sujets car il y avait un besoin de clarifier ces aspects de l’homéopathie qui sont embrouillés dans les écrits d’Hahnemann. Le style de Dunham est très clair et précis. Prenons par exemple le difficile sujet des symptômes primaires et secondaires des médicaments. Hahnemann a écrit à ce sujet très souvent dans l’Organon et ses autres travaux. Plus vous lisez Hahnemann, moins cela vous parait clair. Dunham reprend le problème et finit par le rendre clair. Plus tard, Kent reprend à son tour le sujet et nous sommes à nouveau dans la confusion.</p>
<p>Et puis, tout ce que vous pouvez trouver écrit par Nash est toujours de grande valeur, tout comme H. N. Guernsey, P. P. Wells, Joslin (senior), Yingling, Skinner, H. C. Allen, Harvey Farrington, Pierre Schmidt, Herbert Roberts, Elizabeth Wright-Hubbard, Julia Green. Pour ce qui est des auteurs contemporains, il y a Jacques Baur, qui est l’éditeur d’un excellent journal français, les Cahiers du Groupement Hahnemannien du Dr. Pierre Schmidt. Dr. Baur travaille actuellement sur la publication d’une compilation des écrits de Pierre Schmidt regroupant une série d’articles écrits durant les trente dernières années de sa vie. Ce sera un recueil sûrement intéressant à lire venant d’un auteur aussi raffiné que lui. Il y a toujours beaucoup à apprendre de bonnes revues. Je recommande à mes étudiants de chercher de bonnes revues, anciennes ou nouvelles, et de les lire de façon régulière. C’est une excellente manière de parfaire son éducation. Il y a un certain nombre d’anciennes revues qui peuvent être lues de bout en bout. C’est le cas de la revue The Homœopathic Physician, de l’Organon ou de la revue The Hahnemannian Advocate. Prenons cette dernière qui est vraiment exceptionnelle. Il y a eu neuf volumes publiés comprenant de merveilleux articles par d’excellents auteurs tells Nash ou Yingling. Ce sont des articles tout à fait fiables, habituellement très bien illustrés par des cas cliniques intéressants. Il y beaucoup à apprendre de journaux d’une telle qualité, un grand nombre de ces articles n’ont pas été en effet publiés dans des livres. Cela pourrait concerner l’enseignement de bien des maitres du passé tels Lippe ou Wells. Ce sont des personnalités que nous devrions considérer comme des leaders et sur lesquels nous devrions nous appuyer pour notre formation.</p>
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<p><strong>Q: Pouvez-vous nous donner un résumé de ce qui vous parait être les points essentiels dans la prise d’observation ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> J’ai un exposé sur la manière de prendre une observation; c’est une longue conférence d’environ dix jours. Je commence l’exposé avec une douzaine de points clés qui sont importants pour comprendre lorsqu’on prend une observation.</p>
<p>Si je devais essayer de désigner le point le plus important dans une prise d’observation, ce serait pour le médecin de faire tout son possible pour garder son objectivité. C’est fondamental pour avoir une très bonne observation. Nous devons écouter le patient avec tous nos sens d’observation en alerte. Dès que nous introduisons nos préjugés ou que nous nous servons de questions directes, l’information obtenue perd de sa qualité. Pendant la prise d’observation, dès que nous nous focalisons sur un remède particulier, nous avons perdu notre objectivité. Il faut absolument que nous gardions notre neutralité jusqu’à la fin de l’observation. Ceci ne veut pas dire que nous n’évoquions pas certains remèdes en prenant l’observation. En découvrant des symptômes caractéristiques, il est inévitable de penser à certains remèdes. Intellectuellement, il vaudrait mieux dans ce cas écarter un remède plutôt que d’essayer de le confirmer. Bien sûr, on est facilement tenté de conclure rapidement. Nous devons rester en permanence attentifs afin de garder toute notre objectivité. L’emploi de questions directes est un bon moyen de se fourvoyer. Car pour réussir en médicine, comme en science, il ne nous faut pas perdre notre objectivité. Nous devons observer comme si nous n’étions pas présents, comme des observateurs de la nature dépourvus autant que possible de tout préjugé.</p>
<p>Le deuxième point important est que nous devons adopter une méthode qui décidera les patients à s’ouvrir et à "répondre à notre attente," pour ainsi dire. Les patients se dévoileront au médecin en qui ils ont confiance. Ils feront plus confiance à celui qui est sincère et compétent. Le temps de la prise d’observation en homéopathie est le moment où les patients peuvent le mieux prendre confiance dans le praticien. Si nous passons trente minutes à examiner la plainte principale du patient, par exemple un cas de sclérose en plaques, et si en l’interrogeant sur les modalités qui affectent ses symptômes, le patient précise que tous ses symptômes sont aggravés juste avant une tempête. Il y a un moment magique qui s’établit entre le patient et son médecin. Tout d’abord, nous avons passé plus de temps déjà en interrogeant le patient sur son problème que la plupart des neurologues ne l’aurait fait. Ensuite, le patient remarque notre réaction d’intérêt lorsqu’il a mentionné le fait que les symptômes sont aggravés avant une tempête. Non seulement le patient a senti que son médecin l’écoute mais aussi que son histoire est vraiment différente des autres cas (contrairement au neurologue pour qui c’était un signe sans importance). Ensuite nous lui posons des questions sur sa position dans le sommeil, si son corps ou certaines parties sont froides ou chaudes pendant le sommeil, sur ses rêves, ses désirs alimentaires, etc. Inévitablement il y a une complicité qui s’instaure entre le médecin et le patient. Nos patients ne peuvent pas aider mais sentent notre intérêt pour eux.</p>
<p>Nous poursuivons en leur demandant de nous parler de leurs personnalités, de leurs anxiétés, de leur intimité profonde ; c’est alors qu’ils pourront révéler ce que nous devons savoir. Ils sont alors comme un livre ouvert. C’est le meilleur moyen de découvrir la vérité qui est la seule route vers le succès. La voie qu’Hahnemann nous a enseignée sur la technique de prise d’observation est très classique. Il m’a été rapporté que l’on encourage les étudiants en médecine de l’Université d’Harvard de se faire guider par des médecins homéopathes afin de développer leur technique de prise d’observation. Il est difficile d’imaginer une meilleure méthode de voir des patients s’ouvrir à leur médecin. Bien sûr pour inspirer une telle confiance chez nos patients, il nous faut être sincère. Cette qualité est nécessaire lorsque nous prenons la décision d’entreprendre des études de médicine.</p>
<p>Les principes de base de la prise d’observation ont été établis par Hahnemann dans l’Organon. Cependant, dans le second volume de l’édition Américaine de la Materia Medica Pura, Hahnemann évoquait l’importance de devenir de bons observateurs. C’est un merveilleux article de médicine classique. Dans ce livre, il dit que : "Cette capacité d’observation fine n’est jamais tout à fait innée ; elle doit être surtout acquise par la pratique, en peaufinant et régulant la perception sensorielle, en exerçant une sévère critique vis à vis des impressions rapides que nous avons des objets externes [nous devons donc être critiques de notre sens d’observation], et en même temps, le sang froid, le calme et la fermeté de jugement nécessaire doit être préservé, tout en conservant une méfiance constante de nos capacités de compréhension." Vous voyez lorsque nous prenons un cas, nous ne devons pas arriver à une conclusion trop vite. Nous devons apprendre à conserver notre "sang-froid." Nous devons toujours contrôler et contrôler une fois encore avec le patient en le questionnant habilement jusqu’à ce que nous ayons un tableau clair de ce qui est vraiment arrivé au patient. Nous devons nous aussi être patients.</p>
<p>Pour pratiquer l’Homœopathie, un médecin qui n’est pas patient au départ, devrait apprendre à l’être ou changer de profession. Sans patience, nous ne pouvons pas être de bons observateurs. Comme n’importe quel vrai scientifique, nous devons pour bien observer, laisser les choses s’éclaircir à leur propre rythme. Il est essentiel d’être très patient et compréhensif, d’avoir de l’empathie pour le patient. Si nous n’avons pas de compassion, le patient ne s’ouvrira pas à vous. Nous pouvons aussi bien nous tourner vers le monde des affaires. Je dirais que l’objectivité, la sincérité, la patience et la compassion sont quelques une des ingrédients essentiels pour obtenir un bon cas.</p>
<p>Un autre aspect est la minutie. Posez-vous la question si Sherlock Holmes en examinant la scène d’un crime accepterait d’en omettre une moitié, ou plutôt s’il voudrait y inclure tout témoignage détaillé ; rien ne doit être à priori écarté. Il n’impose aucune limite à son investigation. En d’autres termes, on peut découvrir la solution d’un crime en étudiant la chronologie des évènements précédant le crime, la position du cadavre, la boue sur les chaussures de la victime, un numéro de téléphone dans une de ses poches, la profession de la victime, un héritage familial, etc. La prise d’observation est très proche du processus d’enquête dans un crime. Les deux recherchent des indices. Alors que l’une recherche des indices orientant vers un suspect, l’autre cherche des indices conduisant à un remède. Les indices dans le cas clinique peuvent se trouver dans toute idiosyncrasie, telle que le moment d’aggravation, une position dans le sommeil, un désir alimentaire, un état psychologique particulier, un symptôme objectif, un ancien symptôme qui n’est plus présent, dans les antécédents médicaux du patient, de sa famille, etc. Nous ne pouvons pas faire des à-priori et nous ne pouvons laisser aucune pierre sans l’avoir retournée. Nous ne devons pas considérer un élément comme étant à priori de peu d’importance. Nous devons chercher des indices partout dans le cas. Comme beaucoup de mes cas en situation critique, toute laxité dans ma rigueur risque de diminuer les chances de guérison de mon patient. Il ne m’est pas permis de ne pas être minutieux.</p>
<p>Un autre aspect de la prise d’observation est dans la recherche d’une compréhension globale du patient et de son problème. En d’autres termes, à la fin du cas, tout devrait paraitre clair pour le médecin. Les circonstances, les causes, l’apparition des symptômes et l’évolution de la maladie devrait constituer un tout compréhensible. Le cas n’est pas terminé tant que nous n’avons pas atteint un niveau de compréhension suffisant.</p>
<p>En prenant un cas, nous devons aussi prendre des notes claires afin que ‘l’histoire’ écrite soit non seulement compréhensible pour nous mais aussi à quiconque pourrait utiliser le cas. Tout ce qui est nécessaire au diagnostic, au pronostic, au suivi du cas, à la prescription devrait être noté par écrit. Les symptômes devraient être notés avec les mots précis utilisés par le patient avec le minimum d’interprétation possible. Bien sûr, seuls les symptômes particuliers qui ont orienté vers la prescription du simillimum nécessiteraient d’être soulignés, de sorte qu’à la fin en passant le cas en revue vous soyez capable de rapidement visualiser les quelques symptômes soulignés.</p>
<p>En dernier lieu, après l’examen clinique, nous devons écrire nos impressions, aussi bien une description de la morphologie du patient, de sa physionomie, de son teint que des aspects objectifs du tempérament et de la personnalité du patient. Il y a d’autres aspects de la prise d’observation mais je pense que je vous ai ici souligné les principes fondamentaux.</p>
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<p><strong>Q: Quels sont les points essentiels de l’analyse du cas?</strong><br />
<strong>A.S.:</strong> Lorsque vous avez pris une observation de façon complète et satisfaisante, ce peut alors être assez facile. Dans le paragraphe 104, Hahnemann affirme que lorsqu’un cas a été étudié de façon complète et soigneuse et noté par écrit avec précision, le plus dur pour le médecin a été alors effectué. Maintenant, que tous les éléments sont en face de nous, il nous faut nous poser la question suivante :</p>
<p>Quel est l’élément le plus frappant dans ce cas ?</p>
<p>Ce n’est pas évident pour le médecin non formé. Pour savoir ce qui est frappant, tout d’abord, nous devons savoir ce qui est commun à la nature humaine, comment les gens fonctionnent et ce qui est habituel ou inhabituel dans un symptôme particulier lors d’une pathologie particulière ou dans un comportement particulier apparu dans une situation donnée. Cela inclut la connaissance des comportements, ou l’éthologie, dans des cultures variées. Je vous donne un exemple : Quel est le pourcentage de la population du monde occidental qui ressent un certain degré de timidité en usant des toilettes publiques avec présence d’autres personnes dans le voisinage immédiat ? En fait, nos toilettes sont construites de façon telle que nous sommes un peu dissimulés (protégés ?) les uns des autres, outre le fait que nous essayons de garder une certaine distance les uns des autres. Après enquête parmi mes patients, je dirais que le chiffre peut aller jusqu’à 90%. Cependant, dans d’autres cultures où les gens ont l’habitude de se soulager avec d’autres personnes dans le voisinage immédiat, cela se produit tous les jours. Dans notre culture, ce serait plus étonnant si une personne n’avait aucune inhibition, ou si un autre présentait un degré inhabituel d’inhibition allant jusqu’à éviter totalement les toilettes publiques.</p>
<p>La valeur caractéristique du symptôme dépend de son niveau d’intensité qui est en rapport avec la norme du groupe auquel la personne appartient. Un autre exemple : lorsque je demande aux étudiants dans une classe, combien ont une forte envie de sucreries, le chiffre est habituellement entre soixante et soixante-cinq pour cent ; un désir de sucreries n’est donc pas très caractéristique en lui-même comparé à la même intensité du désir de glace. Ce que j’essaye de dire, c’est que mieux nous connaissons la nature humaine, mieux nous serons capables de distinguer ce qui est caractéristique chez un individu de ce qui est commun pour le groupe. Connaitre la nature humaine demande du médecin homéopathe un large savoir dans de nombreux domaines incluant l’éthologie, la sociologie et la psychologie. Le médecin homéopathe doit être capable de reconnaitre ce qui est caractéristique chez un être humain, mais il doit aussi connaitre la pathologie.</p>
<p>L’étude de la pathologie ne devrait pas être limitée à l’étude de l’évolution terminale de la maladie comme nous le voyons dans les livres actuels de pathologie, mais devrait s’élargir à l’ensemble de l’évolution de la maladie du début jusqu’à la phase finale avec un accent particulier sur l’étude des étiologies.</p>
<p>Nous devons également, bien sûr, connaitre très bien la matière médicale, car mieux nous la connaissons, plus nous serons capables de distinguer ce qui est frappant de ce qui est habituel. Enfin, l’expérience clinique approfondira ce savoir. C’est le test suprême. C’est là que nous obtenons nos confirmations. C’est là que nous apprenons par exemple que, d’un côté un symptôme caractéristique d’un remède, par exemple la paresthésie ascendante de Conium, n’est pas caractéristique et en fait de peu de signification dans la recherche d’un remède dans un cas de sclérose en plaques, car c’est un symptôme commun de cette maladie. D’un autre côté, c’est l’expérience clinique qui nous apprend que nous pouvons avoir des symptômes banaux d’un état pathologique, tels une dilatation ou un mouvement des narines observé dans un cas évolué d’insuffisance respiratoire comme dans un cas sévère de pneumonie, qui vont se révéler être un symptôme guide très fiable.</p>
<p>Pour revenir à votre question sur la manière d’analyser un cas, après avoir en premier lieu pris l’observation soigneuse, nous faisons une liste des symptômes les plus caractéristiques et par conséquents des plus précieux. Si le patient ne présente qu’une seule maladie (stade ou syndrome), nous réunissons tous les symptômes caractéristiques en un seul ensemble. Nous regroupons ces symptômes caractéristiques avec ceux de très haute valeur en début de liste et les moins importants en fin de liste. Ceux qui sont en tête de liste sont les symptômes guides tandis que ceux qui sont en bas sont les symptômes servant de différentiation ou de confirmation. Avec l’aide du Répertoire, les premiers guident le prescripteur vers un groupe de remèdes tandis que les derniers aident à différentier ou confirmer un ou plusieurs remèdes qui sont très proches. Cette totalité des symptômes caractéristiques constituent alors le génie du cas. La dernière étape est de lire la matière médicale pour découvrir quel remède est le mieux assorti avec le génie du cas.</p>
<p>Cependant, si le patient se présente avec deux ou plus de deux maladies dissemblables, les symptômes caractéristiques seront alors regroupés derrière chaque maladie dissemblable. Par exemple, nous verrons généralement un patient présentant un stade aigu, une pneumonie par exemple, et un état chronique qui comprend par exemple une arthrite chronique, des troubles digestifs, une insomnie, de la fatigue et de la nervosité. Souvent, dans un tel cas, les symptômes de l’état aigu seront dissemblables de l’état chronique. Puis, les symptômes caractéristiques seront divisés en deux ensembles, d’une part tous les symptômes qui sont apparus depuis l’apparition de la situation aigue, et d’autre part, tous les symptômes de l’état chronique. Il y a aussi des cas plus compliqués dans lesquels deux ou plus de deux maladies dissemblables sont combinées ensemble formant ce qu’Hahnemann a appelé une maladie complexe. Dans la mesure du possible, chaque maladie dissemblable doit être identifiée et leurs symptômes caractéristiques doivent être bien séparés. Il y a un grand nombre de possibilités pour la coexistence de deux ou plus de deux maladies dissemblables chez le même malade. Les maladies se développant selon des stades, qu’il s’agisse d’un stade aigue comme une pneumonie, ou chronique, comme une insuffisance rénale, chaque stade de la maladie peut être une maladie dissemblable, requérant donc un remède différent pour chaque stade.</p>
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<p><strong>Q: Parlons un peu de la dynamisation des remèdes et de la posologie. Quelles dynamisations utilisez-vous dans votre pratique quotidienne ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> On ne devrait pas donner trop d’importance à la réponse à cette question. Un médecin peut apprendre à maitriser n’importe quelle dynamisation, à s’y tenir et faire face à tout problème quel qu’il soit avec cette gamme de dynamisation. Cependant, je suis en accord avec Nash sur cette question. Dans son Testimony of the Clinic, il dit qu’il a l’habitude de dire dans ses cours à l’académie "que celui qui se limite à ne prescrire que des remèdes en hautes ou en basses dynamisations, se prive d’agir au mieux pour ses patients.</p>
<p>Nous ne devons pas pour ce qui est de la posologie nous limiter à la ‘divisibilité admise scientifiquement de la matière,’ mais nous pouvons et devrions profiter de toute l’échelle de dynamisations, du remède à l’état brut jusqu’à la plus haute dynamisation de Fincke, et respecter le résultat donné par le test le plus fin, le test physiologique." Sans se préoccuper de la gamme de dynamisations utilisées, ce que j’ai trouvé être le plus efficace, c’est d’adapter la posologie au patient. C’est ce que j’ai appelé la posologie optimale. Ce qui signifie de choisir une dynamisation qui serait la meilleure pour le patient à ce moment. Comme pour la répétition, elle devrait être, elle aussi, optimale, ni trop prématurée, ni trop tardive.</p>
<p>En règle générale, je commence un cas chronique avec une 200 Dunham ou une XM Korsakoff. Si le patient est trop sensible pour une 200, je lui dirai de prendre une cuiller à café ou moins du remède dilué dans un ou plusieurs verres d’eau. Certains patients sont encore plus sensibles que cela et dans ce cas je descendrai jusqu’à une 30 ou encore plus bas jusqu’à une 6CH. Dans quelques cas, si la dilution du remède dans de l’eau n’est pas suffisante, je peux demander au patient de renifler brièvement le remède. Hahnemann le faisait très souvent. Le but est ici d’obtenir le bénéfice maximum avec la gêne minimale pour le patient.</p>
<p>D’habitude, j’utilise le même remède à la même dilution aussi longtemps que le patient en tire un bénéfice croissant. Par exemple, si j’utilise une 200 et que le patient s’améliore pendant cinq semaines après la première dose, et pendant six ou sept semaines après la deuxième dose, je continuerai à donner le même remède à la même dynamisation de la même manière aussi longtemps que le patient en tire un bénéfice croissant et que le tableau reste inchangé.<br />
Mais lorsque le patient n’est plus sensible à une dynamisation du remède, lorsqu’il ne réagit plus aussi bien à une nouvelle dose, que cela n’a rien à voir avec des circonstances extérieures et que rien ne s’est produit pouvant interférer avec la réaction au remède, alors c’est le moment de changer pour une dynamisation plus haute, aussi longtemps que le tableau actuel reste inchangé.</p>
<p>A ce moment, nous pourrions également choisir une dynamisation plus basse comme Hahnemann l’a fait pendant de nombreuses années. Cela n’a pas grande importance. En règle générale, je préfère monter la dynamisation. Je monterai de cette manière jusqu’à la dynamisation MM et ensuite si nécessaire, je repartirai avec des dynamisations moyennes. A ce moment-là, j’utiliserai si possible des dynamisations intermédiaires, telles une 500, une 5M, une 20M, etc. Plus on attend avant de réintroduire la dynamisation d’un remède à laquelle un patient a dans le passé perdu sa sensibilité, plus il y aura de chances que la sensibilité à cette dynamisation sera de retour. Donner deux fois le même remède à la même dynamisation sans aucun plussing est contraire à ce qu’Hahnemann a enseigné.</p>
<p>Cependant, je trouve plus efficace d’évaluer la sensibilité du patient à un remède si, au moment d’une rechute, la même dynamisation est à nouveau donnée de la même manière. C’est le mieux que l’on puisse faire en répétant la même expérimentation en médecine. Les résultats d’une telle expérimentation fournissent au médecin toutes sortes d’information très utiles quant à la curabilité du patient, le degré de similitude du remède et plus encore, toutes informations qui peuvent être très importantes. Ce serait trop long d’approfondir tout cela maintenant. Pour revenir à la répétition du remède, il devrait être répété au moment optimal. Sinon, le patient récupérera plus lentement avec plus de rechutes significatives et, si le remède est répété trop souvent, le patient perdra sa sensibilité au remède. Il faut toujours garder à l’esprit que le patient doit recouvrer sa santé de la manière la plus rapide. Le meilleur moment pour répéter le remède, c’est lorsque le patient a fini de répondre à la dose précédente et s’est stabilisé ou démarre une rechute.</p>
<p>Dans un cas aigu, l’approche est un peu différente sur deux points. D’abord, la dynamisation de départ sera généralement en accord avec la sévérité ou l’importance de l’état aigu. Dans ce cas, il n’est pas inhabituel de commencer un cas avec une XL ou LM. Ensuite, la répétition du remède devrait être faite de façon à prévenir une rechute. Il est clair qu’il serait malencontreux de voir une rechute se produire dans des cas de pyélonéphrites, de méningites ou de pneumonies.</p>
<p><strong>Q: Selon votre expérience, y-a-t’il des différences dans les effets des dynamisations  C-, D-, LM- et Korsakoff ? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> C’est une question très difficile. Il y a toutes sortes de façons de préparer nos remèdes en modifiant la concentration, le nombre de flacons utilisés, le nombre ou la puissance des succussions (Jenichen, Dunham), ce qui nous fournit toutes sortes de dynamisations comme les centésimales et quinquagentésimales d’Hahnemann, les centésimales de Korsakoff, les dynamisations de Jenichen avec peu de dilutions mais des succussions puissantes et répétées, les succussions puissantes faites pour l’obtention des Dunham, la fluxion continue de Fincke et la fluxion interrompue de Skinner.</p>
<p>Les dynamisations centésimales d’Hahnemann sont parfaites hormis le fait que l’échelle en soit limitée à la 200 ou à la 1M. Les dynamisations de Korsakoff et Skinner sont excellentes et nous donnent une échelle plus haute. Les dynamisations de Fincke sont parfaites. C’étaient les dilutions favorites de Lippe. Malheureusement, elles ne sont pas disponibles en pharmacies. Il est intéressant de noter que celles de Fincke et Skinner ne sont pas l’objet de succussions en dehors de celle de la force exercée par le jet d’eau.</p>
<p>Les quinquagentésimales de Hahnemann et les dynamisations de Jenichen sont en fait des basses dynamisations et peuvent être trop contraignantes. Il y a également beaucoup de patients qui répondront mieux aux basses dynamisations qu’aux plus hautes, leur degré de similitude ne nécessitant pas d’être aussi grand pour obtenir une réponse. De ce fait, notre recherche du simillimum peut être plus difficile avec les basses dynamisations, car nous obtenons de trop nombreuses fausses réponses positives.</p>
<p>Je trouve que les 200° de Dunham sont les meilleures dans la catégorie des 200°. La réponse du patient avec ces dernières semble dans l’ensemble plus profonde et de plus longue durée. Je me sers des 200° de Dunham, des centésimales d’Hahnemann, des anciennes dynamisations de Bornemann montées à la main, des Skinner fabriquées par Boericke et Tafel, des anciennes dynamisations de Fincke et aussi des Korsakoviennes. Elles donnent toutes d’excellents résultats. A mon avis, le problème le plus souvent ne dépend pas du remède et de sa méthode de fabrication, mais plutôt du prescripteur. La vraie clé, c’est de trouver un remède avec le plus fort degré de similitude que nous puissions trouver. Plus fort est le degré de similitude, meilleure sera la réaction vitale, et par conséquent meilleur sera le rétablissement du patient.</p>
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<p><strong>Q: Que pensez-vous des LM ?</strong><br />
<strong>A.S.:</strong> C’est une question très délicate. Je ne voudrais pas offenser quiconque parmi vos lecteurs mais la question doit être exposée et discutée librement. Voyons d’abord brièvement l’évolution personnelle d’Hahnemann quant à la posologie. Il essayait constamment de faire des progrès sur la posologie. Il a commence d’abord à diluer les remèdes, afin de les rendre moins toxiques. Il a commence avec des dilutions au 500°; puis il en fait une à la 10 000° et ainsi de suite. Ensuite il s’est mis à faire des dilutions successives en changeant de flacons. Finalement, il a adopté de façon systématique des centésimales sans succussions au début puis plus tard avec des succussions. Il a fait des expérimentations avec une centaine de succussions puis il a diminué à deux, pour remonter à nouveau leur nombre. Enfin, dans les huit dernières années de sa vie, il a commence à utiliser des dynamisations de plus en plus hautes. En 1840, il se servait couramment des 200°. Au début de 1841, il a commencé à expérimenter les quinquagentésimales. Au total, il a eu seulement environ douze remèdes préparés de cette façon et la plus haute était une dynamisation de Sulfur en LM20. Il a pratiqué avec ces dernières pendant deux ans environ. Dans la fin de l’année 1842, il a fait moins de prescriptions. En 1843, il a très peu pratiqué. Son dernier patient à être inscrit dans ses cahiers cliniques remonte au début du mois de mai 1843. A cette époque, il se préparait à publier la sixième édition de l’Organon. Apparemment, il sentait qu’il avait assez d’expérience pour recommander avec autorité les LM à ses collègues. J’ai lu dans les cahiers d’Hahnemann presque tous les cas pour lesquels il s’est servi de dilutions LM. C’est véritablement très difficile de se satisfaire de ses succès.</p>
<p>Lorsque nous étudions Hahnemann aussi bien en tant que personne que de scientifique, nous découvrons vite qu’il avait tendance à être très dogmatique dans ses écrits en présentant sa dernière expérimentation comme la solution idéale. Cette approche de sa personnalité est contraire au grand esprit scientifique qu’il avait. Lorsque nous lisons son œuvre dans un ordre chronologique, à chaque étape de son évolution, il fait comprendre au lecteur que la méthode a été maintenant portée jusqu’à sa perfection absolue. Puis vient l’œuvre suivante, et il nous dit maintenant que des expérimentations complémentaires lui ont permis d’abroger ce qu’il avait dit antérieurement avec une très grande certitude et que la méthode a atteint maintenant un nouvel état de perfection, et ainsi de suite. Si nous lisons un ouvrage d’Hahnemann, quel qu’il soit, même la sixième édition de l’Organon, nous pouvons être frappés par son dogmatisme et ne pas être tenté de lire un autre livre. Je pense que nous honorerions Hahnemann davantage en comprenant et en adoptant la méthode inductive qui est à la base de ses succès, qu’en adoptant son dogmatisme et en répétant ses erreurs. Ne serions-nous pas insensés de ne pas apprendre de ses erreurs ? A mon sens, le véritable Hahnemannien n’est pas celui qui fait ce qu’Hahnemann a dit de faire mais celui qui procède avec l’aspect positif de son approche, la méthode inductive. C’est lui le véritable Hahnemannien, non un disciple strict, mais celui qui comprend.</p>
<p>Il est probable que si la sixième édition de l’Organon avait été publiée plus tôt, la question des dynamisations aurait évolué différemment. Dès qu’Hahnemann est mort, Boenninghausen, peut-être cela est-il heureux, a commencé à prescrire systématiquement des deux centièmes de Lehman. Plus tard, les Hahnemanniens, en particulier en Amérique, commencèrent à expérimenter avec des dynamisations de plus en plus élevées. Comme nos prescripteurs les plus dignes de confiance les ont testées régulièrement pendant plus cent cinquante ans, en commençant par Hahnemann lui-même, suivi par Bœnninghausen, Lippe, Hering, Dunham, Skinner, Nash, etc., les dynamisations plus élevés ont été éprouvées et ne sont pas près de disparaitre. Je ne suis pas certain que vous puissiez obtenir de tels résultats si nous nous limitions aux plus basses dynamisations, et en fait, les LM sont des dynamisations très basses. Je ne les ai pas utilisées, en premier lieu parce que j’en ai pas eu besoin, deuxièmement parce que leur emploi est trop compliqué (en gardant à l’esprit le second paragraphe de l’Organon: "... d’après des principes clairs et intelligibles") et ensuite parce que quelques auteurs dignes de confiance, comme Pierre Schmidt et P. Sankaran (le père), ne les ont essayées que pour les abandonner ensuite. Cela ne signifie pas qu’elles n’aient pas un rôle à jouer mais je ne pense pas qu’elles soient ce qu’Hahnemann espérait, les préparations homéopathiques idéales.</p>
<p>Nous ne pouvons renier les succès incroyables que nous avons eus avec les plus hautes dynamisations sur lesquelles, malheureusement, nous n’avons pas l’expérience d’Hahnemann. Je ne veux pas enlever aucun crédit aux LM mais on doit considérer les choses de façon très large. On doit espérer que nos dynamisations continueront à évoluer vers la perfection. Comme Hahnemann, notre but devrait être de toujours essayer de parfaire notre méthode, y compris le problème de la dynamisation. Comme lui, nous soutiendrons les changements, les changements positifs.</p>
<p><strong>Q: Vous avez parlé de quatre écoles ou méthodes distinctes en Homéopathie, l’école d’Hahnemann, de Kent, l’école Classique et Néo-classique. Comment les différentier et les évaluer? </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> J’ai écrit un article sur cette question. Au fond, Hahnemann a développé une méthode thérapeutique avec des principes clairement définis qu’il a appelé l’Homéopathie. Il est essentiel qu’à chaque fois que quelqu’un emploie le terme d’Homéopathie, ce soit en référence à la méthode thérapeutique clairement défini par Hahnemann. Malheureusement, pour différentes raisons, nombreux sont ceux qui, sans comprendre l’homéopathie, se sont arrogés le droit d’utiliser le mot homéopathie pour des techniques thérapeutiques tout à fait différentes. Depuis le temps d’Hahnemann, beaucoup se sont ainsi improvisés homéopathes et ont donné une fausse image de la profession. Ce n’est pas correct. Si quelqu’un se renseignant sur l’homéopathie cherche à être soigné avec cette approche thérapeutique et fait appel à quelqu’un se présentant lui-même comme homéopathe, ne devrait-il pas s’attendre à recevoir le meilleur de ce que l’homéopathie peut offrir? Malheureusement pour cette personne, aucun imposteur ne pourra lui apporter ce que peut promettre l’homéopathie. Si les praticiens désirent pratiquer quelque chose d’autre, ils doivent l’appeler autrement. Il n’y a aucune justification à leur usurpation du mot homéopathie. Le terme homéopathie devrait suffire à identifier de façon claire une pratique en accord avec la méthode mise au point par Hahnemann.</p>
<p>De la même manière, je ne suis pas partisan de l’adjectif classique non pas à cause de son utilisation récente mais de l’aspect faussement élitiste qui lui est associé. Cet adjective sous-entend habituellement homéopathie Kentienne ou supra-Kentienne. Au dix-neuvième siècle (avant l’époque de Kent), les disciples d’Hahnemann ont constitué, à la demande de Lippe, l’Association Internationale Hahnemannienne (IHA) pour séparer l’homéopathie véritable de ses déformations. En règle générale, les dirigeants de cette association ont très bien compris l’homéopathie. Puis est venu Kent, qui a soutenu l’IHA pendant quelques temps, puis l’a abandonnée et en fin de compte a constitué avec ses étudiants la Société des Homœopathiciens. Kent a introduit ces propres préjugés, avec les enseignements de Swendenborg dans la pratique de l’homéopathie. Il n’y a aucun doute que Kent était un bon clinicien et un professeur très recherché, mais ce ne fut pas un des grands maitres. Il n’a pas atteint les critères d’un bon nombre de ses prédécesseurs. Comme il était très charismatique, les gens du vingtième siècle ont suivi presque aveuglément son enseignement sans chercher plus loin auprès des maitres du passé ou même d’Hahnemann. C’est devenu un des mythes, les étudiants les uns après les autres ont suivi l’enseignement de Kent présumant qu’il avait maitrisé l’homéopathie. Comme ses écrits font autorité comme ceux d’Hahnemann, une sorte d’idolâtrie s’est développé autour de la personnalité de Kent. Cette idolâtrie a empêché les étudiants d’étudier avec sens critique les écrits de Kent et en même temps de lire des œuvres des maitres qui ont précédé Kent.</p>
<p>Plus tard, au vingtième siècle, ceux qui avaient été influencés par l’enseignement de Kent sont devenus encore plus dogmatiques que lui, ce que nous pourrions appeler les supra-Kentiens, plus Kentien que Kent lui-même. Kent s’était déjà écarté des enseignements d’Hahnemann, aussi ces supra-Kentiens flottent dans quelques lointaines galaxies. De plus en plus, la profession homéopathique au vingtième siècle s’est écartée et s’est déconnectée de ses racines. J’espère que l’avertissement de Hering mentionné précédemment dans cet interview où il parle de ne pas du tout s’écarter de la méthode inductive d’Hahnemann fera sonner plus de cloches.</p>
<p>Aujourd’hui, nous avons des professionnels qui pratiquent cette homéopathie supra-Kentienne et en général l’appellent Classique alors qu’elle est en effet Néo-Classique. Peu parmi eux ont lu les œuvres d’Hahnemann et des maitres du passé. L’Homéopathie Classique devrait être l’Homéopathie d’Hahnemann et des Hahnemanniens, ou en d’autres termes, la véritable Homéopathie. Malheureusement, peu étudient l’histoire ; à mon avis, c’est une grosse erreur. Heureusement, parmi nous, il y en a de plus en plus pour remédier à cette situation non seulement pour notre bien et aussi celui des malades et de la profession toute entière.</p>
</div>
<p><strong>Q: Merci de nous avoir accordé cet entretien. </strong><br />
<strong>A.S.:</strong> Vous êtes les bienvenus et je vous remercie de m’avoir donné une opportunité de partager mes points de vue.<br />
<em>(La 3° Partie de cet entretien a été enregistré en Mars 1997 à Vienne) </em></p>
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		<title>Interview de George Vithoulkas par le Dr Dr. Manish Bhatia, avril 2007</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 14:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Interview de George Vithoulkas par le Dr Dr. Manish Bhatia, avril 2007
Lien vers l'article d'origine. 
Traduction par le Dr Edouard Broussalian (2007)
Chers amis, nous avons avec nous aujourd’hui l’un des homéopathes les plus illustres de tous les temps. Il est Professeur Honoraire de l’Académie de Médecine de Moscou (Académie de Sciences Médicales), Professeur à l’Académie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george-vithoulkas3.jpg"></a>Interview de George Vithoulkas par le Dr Dr. Manish Bhatia, avril 2007</h1>
<p><a href="http://www.hpathy.com/interviews/georgevithoulkas.asp">Lien vers l'article d'origine. </a></p>
<p><em>Traduction par le Dr Edouard Broussalian (2007)</em></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george-vithoulkas.jpg"></a><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/images.jpg"></a><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/vithoulkas031.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-165" title="vithoulkas03" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/vithoulkas031-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Chers amis, nous avons avec nous aujourd’hui l’un des homéopathes les plus illustres de tous les temps. Il est Professeur Honoraire de l’Académie de Médecine de Moscou (Académie de Sciences Médicales), Professeur à l’Académie de Médecine de Kiev, et Professeur Collaborateur à Université Médicale Basque. (2001-2004). En 1996, il a reçu le Right Livelihood Award (connu aussi sous le nom de Prix Nobel Alternatif, <a href="http://www.rightlivelihood.org/">www.rightlivelihood.org</a>) « .. pour sa contribution remarquable à la renaissance de la connaissance homéopathique et la formation d’homéopathes au plus haut niveau ». Je vous prie d’accueillir, le seul et unique George VITHOULKAS !</p>
<p>MB : Georges, bienvenue sur notre Fauteuil de vérité ! C’est un plaisir de vous avoir parmi nous.</p>
<p>Dans notre correspondance récente par courriel, vous avez discuté d’un article publié dans TIMES qui discrédite l’homéopathie (<a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_c%20ontributors/article687891.ece" target="_blank">http://www.timesonline.co.uk/</a>). Je sais tout le souci que vous vous faites pour l’homéopathie classique et  votre argument selon lequel l’homéopathie décline à cause d’articles comme celui du TIMES sous la plume de Jamie WHYTE qui présente l’homéopathie comme une médecine vaudou.</p>
<p>Vous aviez réagi de façon semblable après l’article du LANCET, pensant que de tels articles ont une répercussion négative dans le monde entier. Je pense pour ma part que l’article du TIMES présente des arguments très peu défendables. Quant à l’article du LANCET, on a démontré que toute l’étude était mal conduite et biaisée sur de nombreux points. Pourquoi de telles parutions vous inquiètent-elles ?</p>
<p>George Vithoulkas : Je suis d’accord avec vous : le LANCET a commis une énorme erreur en publiant un tel article, mais nous ne devons pas oublier que le LANCET représente le noyau dur de la médecine conventionnelle et qu’il s’agit ici de protéger leur fond de commerce, il nous faut donc les excuser. C’est tout autre chose en ce qui concerne l’article du TIMES.</p>
<p>Je conviens que l’argumentation de l’article du TIMES est pitoyable et qu’il a été écrit par quelqu’un qui ignore  tout de la véritable homéopathie hahnemannienne. Ce qui m’inquiète c’est le fait qu’un journal si respectable ait pu permettre la publication d’un tel papier. Je pense que si la population anglaise dans sa majorité avait du respect pour cette méthode de soin, un article de ce genre n’aurait jamais pu voir le jour dans un journal aussi important. Ceci signifie que l’homéopathie a perdu beaucoup de sa respectabilité et de sa fiabilité dans ce pays.</p>
<p>En 1984, lors de mon arrivée à Londres, le même journal publiait en première page : « le roi de l’homéopathie vient à Londres ». Au bout de deux ans d’enseignement à un groupe de 30 à 40 homéopathes anglais, la BBC2 décidait de réaliser un documentaire sur ma vie et mon enseignement, qui donnait une image très positive de l’homéopathie. A cette époque on pouvait aussi lire plusieurs autres articles soutenant l’homéopathie et le GUARDIAN publiait une longue et favorable interview qui m’était consacrée. Comment se fait-il que 20 ans plus tard, le même journal –TIMES- puisse publier un article aussi nauséabond sur l’homéopathie ? Il se pourrait que ce soit à cause d’un journaliste plus ou moins vicieux et plein de préjugés contre l’homéopathie ou encore il se pourrait que depuis les dix dernières années on ait trop entendu d’homéopathes modernes dire et écrire toutes sortes de sottises sur l’homéopathie.</p>
<p>Nous devons prendre nos responsabilités et faire notre autocritique sous peine de ne pouvoir jamais être pris au sérieux.</p>
<p>Le nœud de l’affaire est le suivant : ces « homéopathes modernes » , sans ficher le cas en l’air ni se débiner, sont-ils oui ou non capables de prendre en charge avec l’homéopathie des états graves où la vie du patient est menacée ? Je crois que ceci devrait être le sujet d’un prochain débat sur votre site, afin de déterminer qui a le droit d’enseigner.</p>
<p>MB : Pourquoi selon vous la situation en Angleterre a-t-elle pris une si vilaine tournure ?</p>
<p>George Vithoulkas : Après mes deux ans d’enseignement de l’homéopathie classique à Londres dans les années 1983-85 à ce petit groupe d’homéopathes anglais, il y a eu une véritable explosion de l’homéopathie classique. Je me suis demandé ce qui avait bien pu arriver à un groupe aussi visionnaire. Je suppose qu’ils se sont trouvés pris au piège de motivations égotiques et qu’ils ont laissé tout le mouvement dégénérer. Ce n’est pas une certitude, je ne puis qu’émettre des suppositions</p>
<p>Ce que je vois et entends sont ceux qui se proclament aujourd’hui comme des « enseignants modernes » -dans leur soif d’avoir à tout prix quelque chose de nouveau à dire- et qui répandent d’incroyables absurdités.</p>
<p>Pourquoi dès lors nous plaindre des articles comme ceux du TIMES ? Ils ne reflètent que l’impression générale du public envers l’homéopathie. Je suis certain qu’en ce moment il existe de bons homéopathes classiques en Angleterre mais qui sont peu connus.</p>
<p>MB : L’argument de Jamie dans le TIMES est invalidé puisque certaines personnes prétendent que nous avons la preuve que l’homéo-prophylaxie fonctionne.</p>
<p>George Vithoulkas : Bien que je sois d’accord avec vous sur le fait que l’argumentation de Jamie WHYTE soit dépassée, je suis en revanche complètement en désaccord quant au fait que l’homéo-prophylaxie soit bien documentée. Absolument rien n’est réellement documenté. Il n’existe que quelques essais et de nombreuses erreurs.</p>
<p>MB : Que voulez-vous dire ?</p>
<p>George Vithoulkas : Je m’explique. Quand Hahnemann écrit que Belladona protège de la scarlatine, c’est dans un contexte épidémique. Dans toute épidémie, nous savons tous qu’il existe un remède qui recouvre une proportion significative de la symptomatologie de l’épidémie. Nous appelons un tel remède le « génie épidémique ».</p>
<p>Si l’on devait donner ce remède à toute la population durant l’épidémie, il empêcherait certainement quelque cas  de se développer complètement. Nous ne ferons que des fausses suppositions tant que nous ne comprendrons pas le mécanisme d’action d’une telle idée.</p>
<p>MB : Quelle est votre opinion concernant l’action de Belladona en tant que prophylactique dans la scarlatine ?</p>
<p>George Vithoulkas : L‘explication est que le remède n’agit qu’en tant que curatif chez les gens  dont les symptômes de la scarlatine correspondent à la symptomatologie de Belladona, et pas comme préventif. Ainsi, une réponse curative a été mal comprise et interprétée en tant que prophylaxie. En aucun cas nous autres homéopathes ne devrions parler d’homéo-prophylaxie de la façon dont on parle aujourd’hui de la vaccination.</p>
<p>MB : Il n’y a donc aucun sens à développer l’idée de prévention grâce à un remède homéopathique ?</p>
<p>George Vithoulkas : Si nous voulons faire des recherches que l’idée de prévention lancée par Hahnemann, il faudrait donner des remèdes pendant une épidémie, seulement après avoir traité plusieurs cas pour trouver le « génie épidémique » qui couvre les signes de l’épidémie. Après un tel essai, nous pourrions comparer ces résultats avec ceux d’un groupe non vacciné. Après avoir renouvelé cette expérience plusieurs fois, nous pourrions en publier les résultats.</p>
<p>Dans un tel cas, nous pourrions trouver des différences importantes en faveur de l’homéopathie mais jusqu’à quel point, il est difficile de le dire honnêtement. Mais la pratique qui consiste à donner avant la moindre manifestation clinique des remèdes dynamisés, sans même savoir si l’épidémie se manifestera ou non, et prétendre que ce remède agit comme protection, est –pour dire le moins- complètement irresponsable.</p>
<p>Un remède agit contre et prévient l’affection seulement lorsque ses symptômes commencent à se manifester, et dans ces conditions le remède ne peut d’ailleurs rien faire d’autre qu’agir en tant qu’agent curatif dans les tout premiers stades de l’épidémie sans rien avoir de prophylactique.</p>
<p>La différence est énorme si l’on explique au public ce que nous faisons exactement au lieu de donner l’impression que nous avons découvert une autre façon de prévenir les maladies.</p>
<p>MB : Est-ce que vous préférez la vaccination telle qu’on l’utilise aujourd’hui ?</p>
<p>George Vithoulkas : Je ne voudrais pas donner l’impression à travers ce que je viens de dire, que j’accepte sans critiquer les vaccinations telles qu’on les pratique aujourd’hui en médecine conventionnelle. Dans mon livre « La Science de l’Homéopathie », j’ai donné une idée générale de la façon dont je pense que ces vaccinations fonctionnent, et il ne s’agit pas d’une façon bien saine. Mais ce dont nos parlons aujourd’hui est tout différent : est-ce que nous autres homéopathes avons notre mot à dire en ce qui concerne la prophylaxie ou non ? Si la réponse est oui, alors il faut fournir des preuves et effectuer des recherches, si la réponse est non alors il ne faut pas abuser des gens en leur faisant croire le contraire. Des évènements tragiques peuvent parfois survenir à la suite de comportements aussi irresponsables et la répercussion contre l’homéopathie s’en ressent dans le monde entier. En ce sens, Jamie WHYTE a raison. Mais je pense qu’elle s’est servie de cet exemple extrême pour attaquer un système qui a perdu de son crédit en Angleterre et pas uniquement à cause de la question des vaccinations.</p>
<p>MB : Jetez un coup d’œil sur l’interview du Dr. Isaac Golden.<br />
<a href="http://www.hpathy.com/interviews/isaacgolden.asp" target="_blank">http://www.hpathy.com/interviews/isaacgolden.asp</a></p>
<p>George Vithoulkas : Vous donnez l’exemple des travaux de Golden.</p>
<p>Les arguments présentés par Golden dans son interview ne sont pas entièrement fondés ni complètement scientifiques, aussi je me retiendrai de faire des commentaires surtout que je le perçois comme quelqu’un de bien animé de bonnes intentions. Ici nous parlons d’un sujet très sérieux : la santé des gens et personne ne nous excusera parce que nous avons de bonnes intentions. Personne ne pourra nous prendre au sérieux tant que nous ne le serons pas nous-mêmes dans nos comportements et dans nos recherches.</p>
<p>MB : Donnez nous un exemple de ce que vous voulez dire quand nous ne sommes pas sérieux.</p>
<p>George Vithoulkas : Je ne donnerai qu’un exemple très simple. Golden dans son interview vous a déclaré qu’après avoir donné des doses répétées de plusieurs remèdes à une population dans un but de prévention n’a observé chez aucun des sujets l’apparition de signes pathogénétiques.</p>
<p>D’un autre côté, ceux qui font des « nouveaux » provings prétendent que des centaines de symptômes se développent chez la plupart des expérimentateurs après une seule dose d’un remède hautement dynamisé (au-delà de la limite d’Avogadro). Généralement, très peu de temps après une telle étude, on trouve sur le marché un nouveau livre qui contient la nouvelle pathogénésie pour 20 euros ! Et ce n’est pas tout/ Aussitôt après ces publications, certains homéopathes ont déjà trouvé des cas qui nécessitent ce remède en particulier et le patient a été guéri !</p>
<p>Pourquoi sommes nous offensés quand les médecins classiques disent : c’est une science ou un terreau de charlatans ?</p>
<p>MB : Quelle est la bonne version selon vous ? Est-ce que des symptômes peuvent être produits par une haute dynamisation ou non ? Dans le §128, Hahnemann a écrit que les provings devaient être effectués avec une 30c.</p>
<p>George Vithoulkas : La réalité se situe quelque part entre les deux. Comme je suis en train d’écrire un article sur la question des provings, je ne développerai pas plus le sujet. Il suffira de dire pour qu’une haute dynamisation produise des symptômes il faut que l’expérimentateur soit sensible à la substance. Ce seront ces quelques sujets sensibles qui développeront spontanément des symptômes si on leur donne des remèdes à visée prophylactique, il s’agit d’un très petit nombre de personnes parmi les deux groupes. Ce qui est tout à fait incroyable c’est qu’on attribue au remède la majeure partie des symptômes d’un proving moderne alors qu’il ne s’agit que des manifestations d’hystérie collective. Avez-vous une idée de la confusion créée dans nos rangs quand de telles pathogénésies fumeuses sont incorporées dans nos outils comme les répertoires et les ordinateurs ?</p>
<p>Si les « homéopathes modernes » ne semblent pas préoccupés par l’importance du sujet, je ne me sens pas non plus concerné s’ils se sentent blessés s’ils ne tolèrent pas la critique de leurs actions publiques.</p>
<p>MB : Pourquoi êtes vous aussi sévère ?</p>
<p>George Vithoulkas : Je voudrais dire ici quelque chose de très important qui clarifiera un grand nombre d’incompréhensions qui circulent sous couvert d’homéopathie classique.</p>
<p>Le mécanisme d’action de l’effet placebo et du simillimum homéopathique sont les mêmes.</p>
<p>L’effet placebo peut être déclenché par l’autosuggestion du patient qui force la mobilisation des mécanismes de défense au travers d’un fort sentiment de foi. C’est ainsi que fonctionnent toutes les guérisons spirituelles, la radionique, le yoga, et toutes les autres thérapies en marge.</p>
<p>En homéopathie, la guérison s’effectue grâce à une mobilisation similaire au travers du [signal – trad.] du remède correct, le simillimum. Je vais m’exprimer encore plus simplement pour plus de clarté. Si la réaction initiale d’un mécanisme de défense est la décharge de sérotonine, alors cette réaction est similaire dans les deux cas.  Ce phénomène placebo, dont je parle depuis des années dans mon enseignement, est responsable des guérisons « miraculeuses » dont quelques homéopathes sont témoins assez fréquemment en prescrivant ces « nouveaux » remèdes. Quoi qu’ils aient prescrit à des tels patients suggestionnables aurait produit le même effet. Nous ne savons pas encore si ces guérisons placebo ne surviennent que chez des patients qui appartiennent aux strates les plus superficielles de la santé selon la théorie que je développe depuis les dernières années. Bien entendu, pour comprendre complètement ce que je suis en train d’expliquer ici, il faut avoir assimilé au préalable l’information que je donne dans mes enseignements. En d’autres termes ces cas placebo surviennent lorsque les patients sont considérablement en santé bien que leur souffrance et leur pathologie puisse sembler grave.</p>
<p>Dans les cas de pathologie profonde, l’effet placebo n’est que superficiel et l’amélioration ne dure qu’un temps très bref, de la même façon qu’un remède qu’un remède partiellement similaire réagirait.</p>
<p>J’ai aussi répété que 40% des cas traités par des homéopathes dans le monde entier appartiennent au groupe placebo. Je sais que je prononce des mots qui fâchent mais c’est la vérité. Les cas réellement guéris par le bon remède homéopathique ont besoin de plusieurs paramètres pour en confirmer l’action ; et ces paramètres les différentient du groupe placebo, comme le retour d’anciens symptômes, etc.</p>
<p>Le groupe placebo ne sera non plus jamais efficace dans les cas dégénératifs sévères comme les maladies neuromusculaires, la sclérose en plaques, les affections auto-immunes, les troubles psychiatriques, l’emphysème, les états allergiques graves, etc. Dans ces cas, vous devez non seulement trouver le remède indiqué mais aussi la séquence de remèdes qui se suivront et posséder la connaissance de la gestion des cas avant de prétendre au moindre résultat curatif.</p>
<p>MB : Georges, ceci est très controversé. Ici, en Inde, les homéopathes sont amenés à traiter de nombreuses pathologies toute la journée. La plupart des médecins ne trouvent pas nécessaire de passer 2 heures pour une première consultation, comme on le considère comme nécessaire en Occident. Donc les guérisons par suggestion ou psychothérapie ne semblent pas possibles. Et pourtant nous obtenons tellement de guérisons qu’il m’est difficile d’être d’accord avec vous. Les symptômes fonctionnels peuvent disparaître avec un effet placebo mais pas les pathologies –ou du moins pas sur des bases régulières.</p>
<p>George Vithoulkas : Vous avez raison quand vous parlez de médecins Indiens qui traitent des cas de pathologies graves. Je parlais des homéopathes Occidentaux qui traitent principalement des pathologies profondes et beaucoup de cas mentaux. Le malentendu a surgi du fait que la plupart des homéopathes ne sont pas au courant de mes vues sur les niveaux de santé. Les cas Indiens, bien que la pathologie soit grave, sont des cas non compliqués qui appartiennent aux strates les plus superficielles. Les remèdes de ces niveaux sont habituellement clairement indiqués et les résultats semblent miraculeux avec le remède correct.</p>
<p>Les patients occidentaux qui subissent de nombreuses suppressions à coup de drogues chimiques, de nombreuses vaccinations et un stress important développent de profondes pathologies psychosomatiques et représentent des cas extrêmement compliqués à traiter pour un homéopathe. De nombreux patients parmi ces cas sont mentalement instables qui recherchent un réconfort en tout : une prière, la méditation du yoga, un nouveau remède, une session de thérapie, n’importe quoi de nouveau et d’excitant qui puisse donner une impression d’amélioration.</p>
<p>J’écoutais une fois une homéopathe Allemande qui prétendait guérir de nombreux cas. Quand je lui demandais auprès de quelle firme pharmaceutique elle se fournissait pour ses remèdes, elle me répondit qu’elle les produisait elle-même en écrivant le nom et la dynamisation sur un bout de papier pour passer le tout à une machine qui produisait le remède instantanément. Je vous prie de m’expliquer que ceci n’est pas un effet 100% placebo !</p>
<p>Cette femme avait gagné tellement d’argent qu’elle a fait une importante donation à la Fondation « George Vithoulkas Stiffung » en Allemagne.</p>
<p>Ceci mis à part, dans mon expérience, tous les patients présentant une pathologie profonde et grave appartiennent à des niveaux inférieurs de santé, et quand on observe leurs cas on peut trouver référence à tous les remèdes précédents qu’ils ont déjà reçus et qui leur ont apporté une certaine amélioration pendant un temps variable, mais cette amélioration n’a jamais réellement entamé leur pathologie réelle.</p>
<p> Il m’est arrivé de donner par erreur un remède incorrect qui était celui d’un autre patient et d’observer que le patient qui a reçu celui-ci rapporte qu’il avait été amélioré.</p>
<p>Toutes ces histoires et les cas de ce type sont tous des effets placebos à moins qu’ils ne soient suivis de certains paramètres connus de tous les homéopathes comme par exemple :</p>
<p>Une aggravation initiale, un retour d’anciens symptômes, des affections se manifestant du centre vers la périphérie, de haut en bas, etc. L’information peu connue que j’ai donné aux étudiants est qu’une fois que la maladie se trouve dans des régions profondes de l’organisme et que la santé s’est trouvée diminuée significativement ; il se trouve un moment où l’organisme ne produit plus le moindre état aigu. Une véritable guérison redonne à l’organisme la possibilité de se manifester avec des fièvres élevées inflammatoires.</p>
<p>Je rassemble ces données dans le second volume de la Science de l’Homéopathie dans lequel je donnerai tous les détails que j’enseigne dans les cours vidéo présentés devant l’Indian Branch de l’Académie. Contactez Hiralal Agarwal (<a href="mailto:spr_drhira@sancharnet.in">spr_drhira@sancharnet.in</a>) ou le Dr. Santosh Kothari (<a href="mailto:neulife@sancharnet.in">neulife@sancharnet.in</a>) pour plus de détails.</p>
<p>MB : Alors il n’y a pas de place pour des idées nouvelles ?</p>
<p>George Vithoulkas : Au contraire, les idées nouvelles sont nécessaires mais personne ne devrait les présenter avant de les tester encore et encore. <strong>C’est évident que les nouvelles expérimentations ainsi que les nouvelles idées sont permises puisque notre science est en expansion et que personne n’en connaît la vérité absolue</strong>. Il nous reste beaucoup à apprendre. J’ai moi aussi présenté de nouvelles idées mais je les ai présentées publiquement au bout de 30 ans de test et d’observations. Et quand je les ai fait connaître à mes étudiants cela a été pour leur demander de les tester à leur tour pour voir si elles étaient fausses ou pas. Il me fallait aussi confirmer ces idées quand je présentais des cas « live » dans mon enseignement post gradué.</p>
<p>MB : Ceux qui travaillent sur de nouvelles idées ou de nouvelles méthodes disent aussi qu’ils se basent sur des années d’observation, qu’ils ont des vérifications cliniques et que le tout a été testé par des centaines d’autres homéopathes. Dans son ensemble, comment la communauté homéopathique peut-elle choisir où aller ? Comment savoir quel nouveau travail devrait aller de l’avant et lequel reste à critiquer ? De telles décisions devraient-elles être basées sur des opinions personnelles ou devons nous permettre à notre système d’évoluer naturellement en fonction de l’expérience clinique de toute la communauté ?</p>
<p>George Vithoulkas : Le système finira par évoluer ou dégénérer de la même façon qu’après la mort de Kent. Il est alors tout simplement tombé dans l’oubli. Tout repose sur des décisions individuelles et la connaissance de l’intégrité de telles personnes.</p>
<p>Comme je l’ai déjà dit, nous devons rejeter tout ce qui est dément de façon évidente, peut importe à quel point leur inventeur pouvant prétendre l’avoir vérifié.</p>
<p>Je crois que tous les homéopathes sont au courant de la recherche de 2004 qui avait été conduite en vue de savoir si une haute dynamisation pouvait produire ou pas des symptômes « keynotes » de quelques remèdes bien connus :</p>
<p><em>Homeopathic proving symptoms: result of a local, non-local, or placebo process? A blinded, placebo-controlled pilot study. </em></p>
<p><em>Homeopathy</em>, Volume 93, Issue 4, October 2004, Pages 179-185<br />
H Walach, J Sherr, R Schneider, R Shabi, A Bond and G Rieberer</p>
<p>Le résultat était un désastre complet. Ceux qui avaient pris le remède ont eu des symptômes similaires de ceux du groupe placebo ! Et pire encore, AUCUN des expérimentateurs n’ont manifesté l’un ou l’autre des symptômes bien connus des remèdes. Dans cette étude sérieuse, l’un des responsables était exactement celui qui plus que tout autre fait la promotion de provings de nouveaux remèdes et qui a écrit plusieurs livres contenant des milliers de symptômes après une seule dose du remède ! Est-ce que cela s’appelle un test conduit sur de nombreuses années ? Ou une honte ?</p>
<p>Dans tous les cas vous pourrez observer que ces nouvelles idées -comme par exemple si vous ressemblez à un végétal alors prenez un remède végétal, etc…- sont tombées dans le discrédit au bout de quelques années. Vous pourrez me dire que ce n’est pas grave et qu’il suffit de laisser le système s’équilibrer tout seul. Je répondrai [qu’il ne fait pas rester passifs et attendre que cela passe tout seul -trad] car quelques centaines d’étudiants naïfs ou innocents auront été amenés à croire en ces sottises et se seront détournés de l’homéopathie du fait de leur déception. Tout cela parce qu’un enseignant sort un mythe puis un autre dès que le précédent a épuisé son influence.</p>
<p>L’histoire a montré que le système ne s’est pas rééquilibré après la mort de Kent qui a eu à faire face à une situation semblable. Il a fallu attendre 50 ans qu’une poignée de personnes se décident à beaucoup de sacrifices afin de restaurer l’homéopathie à son niveau d’excellence.</p>
<p>MB : Qu’est-il arrivé en Grèce où vous enseignez depuis 10 ans ?</p>
<p>George Vithoulkas : Contrairement à ce qui s’est passé en Angleterre et aux USA, nous n’avons eu en Grèce qu’une courbe ascendante jusqu’au point culminant du niveau Maîtrise dans l’Académie Egée qui est l’une des universités grecques les plus réputées. En Grèce, les Universités Publiques possèdent beaucoup de prestige et leurs décisions sont soutenues par l’état et le ministre de l’éducation. Le pas en avant qu’a représenté l’acceptation d’un degré de maîtrise a représenté une décision sensationnelle de la part du sénat de l’Université et a été prise uniquement sur la démonstration auprès des autorités de l’efficacité et de l’utilité de cette thérapie.</p>
<p>Les autorités universitaires ont été abasourdies de lire les idées développées dans le TIMES et sont au courant que de telles sottises ont cours parmi les homéopathes. En Occident, les choses n’ont pas cours en douceur comme c’est le cas dans cette bénie terre Indienne.</p>
<p>MB : L’homéopathie est une science qui se développe, et de nouvelles hypothèses vont forcément surgir que beaucoup voudront expérimenter sous bien des aspects qui ne sont pas encore bien compris à ce jour. Nous pouvons faire des débats, des discussions, et gérer des désaccords au sein de la communauté mais quand il s’agit de défendre l’homéopathie tout le monde devrait s’unir.</p>
<p>George Vithoulkas : Avant de développer la discussion, il faut nous entendre sur certains points. Par exemple, les idées comme</p>
<p>-Dynamiser une chanson, ou le mur de Berlin ou la plume d’un aigle si le patient ressemble à un aigle,</p>
<p>-Écrire le nom du remède sur un bout de papier qu’on colle sur un flacon d’eau,</p>
<p>-Donner un végétal parce que le patient ressemble à un végétal,</p>
<p>-Il n’est pas nécessaire d’expérimenter les remèdes parce que nous pouvons laisser notre imagination trouver les symptômes, etc.</p>
<p> Sont à tout le moins des idées qui ont dégradé l’homéopathie et provoqué la rédaction d’articles comme celui du TIMES. Dès lors, si nous sommes d’accord pour dire que toutes ces idées ne sont que des sottises ou de la folie, la question devrait s’énoncer ainsi : devons nous être unis autour d’une idée qui est solide et exploitable –les enseignements de Hahnemann- ou autour d’une idée folle ?</p>
<p>Qui doit-on soutenir et avec qui s’unir ? L’expérimentateur de nouvelles idées même si elles sont dingues ? Ou bien faut-il s’unir autour de ceux qui font un travail sérieux en montrant au monde les excellents résultats thérapeutiques de cette science ?</p>
<p>Qu’est-ce qui vous semble le plus étrange ? Demander à des gens sérieux d’adhérer à des sottises ? Ou de demander aux dingues de cesser de diffamer les médecins sérieux dont l’intégrité et le savoir peuvent montrer au monde ce que l’homéopathie peut faire ? Je connais de nombreux homéopathes qui ne peuvent pas supporter toutes ces bêtises mais qui ont peur de sortir du rang et critiquer ces idées « modernes ».</p>
<p>MB : « Quelques » personnes utilisent certaines méthodes qui ne sont pas de l’homéopathie au sens strict – que ce soit dormir sur le nom du remède ou mettre un verre d’eau sur une étiquette portant le nom du remède ou encore utiliser le pendule pour trouver le remède. Il faut remarquer que seule une petite poignée d’individus utilisent de telles méthodes. Sur un demi-million d’homéopathes, on ne compte que 20 ou 50 personnes qui utilisent ces méthodes à la limite du shamanisme ou du vaudou, cela ne peut pas affecter l’homéopathie dans son ensemble.</p>
<p>George Vithoulkas : Je ne suis pas d’accord pour dire qu’il n’y a que 20 ou 50 personnes qui croient en ce type de médecine et l’appellent de l’homéopathie. Aux USA et en Angleterre, ce gens représentent la majorité et c’est pourquoi la publicité négative est si forte et qu’on ne cesse de me demander où trouver un bon homéopathes aux USA et au Canada. Comme je l’ai dit, ces homéopathes existent mais ils sont rejetés à l’arrière plan par ceux qui crient le plus fort en prétendant sortir de « nouvelles choses » en homéopathie.</p>
<p>MB : Chaque fois qu’un article paraît qui dénonce l’homéopathie, on entend qu’il n’existe pas de recherche montrant que l’homéopathie fonctionne. Il me semble que les homéopathes doivent vraiment y réfléchir. Je ne parle pas des gens qui utilisent les histoires de médecine énergétique et qui ne se situent pas dans le champ de l’homéopathie ni de la science en général. De telles choses ne peuvent pas s’appeler de l’homéopathie. Il devrait exister un cadre général approuvé par les seniors de la communauté.</p>
<p>Ceci plaide pour un forum international des membres seniors qui filtrerait tout ce qui est écrit sur l’homéopathie hahnemannienne. Les groupements professionnels ont du poids et peuvent peser dur les gouvernements à divers niveaux. Nous devons y travailler.</p>
<p>George Vithoulkas : J’apprécie énormément quand vous parlez ainsi. C’est ce type de preuve solide qui a forcé l’entrée de l’homéopathie dans l’université en Grèce, jusqu’au niveau de la maîtrise.</p>
<p>La Grèce est pourtant l’un des pays les plus conservateurs d’Europe et l’Université Egée est classée parmi les meilleures des 22 Universités Grecques. Si la communauté homéopathique internationale ne comprend pas que nous devons nous séparer des dingues pour nous battre contre les préjugés et les intérêts en place, j’ai le sentiment qu’il faudra encore un bien long chemin avant que l’humanité profite des véritables bienfaits des découvertes de Hahnemann.</p>
<p>MB : Georges, vous avez largement contribué à la résurrection de l’homéopathie en Occident. Depuis les 30 à 40 dernières années, l’homéopathie est de nouveau devenue très populaire et les choses semblent continuer à se développer dans ce sens. Vous avez travaillé sans relâche pour l’homéopathie toute votre vie. Quelle est votre vision du futur de l’homéopathie ? Comment la voyez-vous dans 20 ou 25 ans ?</p>
<p>George Vithoulkas : Si des gens forts et intègres se levaient pour combattre l’inertie, les intérêts dominants et l’égoïsme, alors nous aurions une chance de vivre dans un monde meilleur, plus sain, plus équitable et libre.</p>
<p>Je ne pense pas que cela arrive, l’inertie ainsi que l’égoïsme finiront par prévaloir.  Nous aurons à franchir de nombreux cycles avant que le monde n’accepte que ce système de médecine est réellement en accord avec les révélations de la théorie quantique, que les gens ont peur encore actuellement d’appeler par son nom véritable qui est le substrat universel de l’amour et de la sagesse sublimes.</p>
<p>MB : Je suis d’accord mais j’espère vraiment que nous verrons de notre vivant la vérification de notre système ! Georges, j’aimerais beaucoup continuer cette discussion plus avant mais nous sommes limités par le temps et le manque de place. Nous continuerons peut être cet échange dans un autre numéro de Homeopathy 4 Everyone. Merci pour les pensées et les inquiétudes que vous avez partagées avec nous aujourd’hui et j’espère que votre travail continuera d’inspirer de nombreuses générations futures d’homéopathes !</p>
<p><strong>Georges VITHOULKAS</strong> est aujourd’hui Professeur Honoraire de l’Académie de Médecine de Moscou (Académie des Sciences Médicales), Professeur de l’Académie de Médecine de Kiev, et Professeur Collaborateur de l’Université Basque de Médecine (2001-2004).</p>
<p>Il a reçu en 1996 le Right Livelihood Award (connu aussi sous le nom de Prix Nobel Alternatif, <a href="http://www.rightlivelihood.org/">www.rightlivelihood.org</a>) « .. pour sa contribution remarquable à la renaissance de la connaissance homéopathique et la formation d’homéopathes au plus haut niveau ». Les Nations Unies (Forum du Développement), considèrent cette récompense comme « l’une des plus prestigieuses au monde », tandis que le magasine TIME désignait Jacob Uexkull, l’un des inspirateurs de cette distinction, comme l’un des 37 « héros » de 2005.</p>
<p>En 2000, Georges VITHOULKAS a reçu la Médaille d’Or de la république Hongroise des mains du président de la nation, pour son travail dans la médecine homéopathique.</p>
<p> En 1995, il a créé l’Académie d’Homéopathie Classique à Alonissos, dont il est le directeur. C’est dans cette académie que Georges VITHOULKAS présente l’essentiel de ses 40 ans d’expérience ainsi que ses récentes idées sur les niveaux de santé. Dans son enseignement, il donne des détails qui aident le médecin ou le praticien à déterminer l’état de santé des individus en permettant ainsi d’estimer la curabilité du cas avec l’homéopathie, du temps que la cure prendra et du nombre de remèdes qui seront employés.</p>
<p>Chaque année, pendant les mois d’été, des groupes de médecins et de praticiens viennent de différents pays : Allemagne, Italie, Suède, Norvège, Royaume Uni, Russie, USA, Canada, Autriche, Japon, Mexique, Brésil et bien sûr des médecins Grecs.</p>
<p>[Et depuis 2006 ajoutons : de France aussi !! –trad]</p>
<p>Pour lire plus de détails sur Georges VITHOULKAS <a href="http://www.hpathy.com/biography/CV-George-Vithoulkas.doc" target="_blank">clique</a>z ici.</p>
<p>Visitez aussi les pages:</p>
<p><a href="http://www.vithoulkas.com/EN/homeopathy_courses.html" target="_blank">http://www.vithoulkas.com/EN/homeopathy_courses.html</a><br />
<a href="http://www.vithoulkas.com/EN/international_homeopathy_courses.html" target="_blank">http://www.vithoulkas.com/EN/international_homeopathy_courses.html</a><br />
<a href="http://www.vithoulkas.com/EN/homeopathy_video_courses.html" target="_blank">http://www.vithoulkas.com/EN/homeopathy_video_courses.html</a><br />
<a href="http://www.vithoulkas.com/EN/vithoulkas_homeopathy_books.html" target="_blank">http://www.vithoulkas.com/EN/vithoulkas_homeopathy_books.html</a></p>
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