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	<title>Planète Homéo &#187; Kent</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Conférence en préalable à l&#8217;étude de l&#8217;homéopathie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Feb 2011 06:46:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
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		<description><![CDATA[JAMES TYLER KENT, par Julia C. Loos [fidèle parmi les fidèles, elle a été la cheville ouvrière de la parution de THE HOMEOPATHICIAN. NDT]
Merci à Mme Zbaeren d'avoir réalisé le premier jet d'une traduction difficile, Kent comme de coutume utilise les tournures indirectes et un style très dense. C'est donc avec beaucoup d'émotion que nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><div id="attachment_48" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/kent-sepia-carre.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-48" title="kent-sepia-carre" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/kent-sepia-carre-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de James Tyler Kent</p></div>
<p><strong>JAMES TYLER KENT, par Julia C. Loos [fidèle parmi les fidèles, elle a été la cheville ouvrière de la parution de THE HOMEOPATHICIAN. NDT]</strong></p>
<p>Merci à Mme Zbaeren d'avoir réalisé le premier jet d'une traduction difficile, Kent comme de coutume utilise les tournures indirectes et un style très dense. C'est donc avec beaucoup d'émotion que nous publions ce texte de Kent paru dans le premier numéro de sa revue THE HOMOEOPATHICIAN, en 1912. Presque un siècle d'écoulé et pourtant comme vous allez le découvrir: rien n'a changé si ce n'est l'ampleur de l'industrie qui continue de causer tant de dégâts à l'espèce humaine tout en réalisant des profits monstrueux et une société un peu plus décadente...</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<div id="attachment_1157" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Kent-et-sa-femme-dans-leur-jardin-1912.jpg"><img class="size-medium wp-image-1157" title="Kent-et-sa-femme-dans-leur-jardin-1912" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Kent-et-sa-femme-dans-leur-jardin-1912-300x190.jpg" alt="" width="300" height="190" /></a><p class="wp-caption-text">Kent et sa femme dans leur jardin en 1912</p></div>
<p>Si l’un de nos lecteurs pouvait s’asseoir un moment à côté du Dr Kent, sur un banc dans son jardin, pour avoir un échange professionnel avec lui, il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour découvrir pourquoi ce dernier est considéré comme le seul homéopathe de premier plan actuellement sur le plan mondial. Il n’y a aucune question concernant les étapes de la maladie, l’étude de Matière Médicale ou l’application des principes homéopathiques que l’on voudrait voir mis en discussion, que ce scientifique ne serait prêt à entreprendre de manière pragmatique.</p>
<p>En 1868, alors qu’il avait 19 ans, James Tyler Kent suivait des cours à la Madison University et c’est en 1870 qu’il obtint son diplôme de Master of Arts (A.M). Après avoir été en formation médicale à la Bellevue Medical College, il suivit encore deux cours à l’Eclectic Medical Institute à Cincinnati et commença à pratiquer la médecine à St. Louis en 1874. Pendant ce temps il fut actif non seulement dans sa propre pratique mais il écrivait, était membre de la National Society et professeur d’Anatomie à l’Université de St. Louis. C’est à cette période qu’il a eu l’occasion d’observer la différence, en procédés et en résultats, de la méthode de Hahnemann ainsi que d’autres moyens d’étudier le traitement des malades. Le Dr. Phelan guérit son épouse et amena ainsi cet étudiant motivé à investiguer les points principaux du système qui produisit ce résultat.</p>
<p>L’exactitude et la persévérance sont les caractéristiques de ce cerveau exemplaire. Quoi qu’il entreprenne, il maîtrise les différents niveaux de la base au sommet, comme il le démontre avec l’homéopathie. Après avoir renoncé à son appartenance au système éclectique et à ses institutions, il devint professeur de chirurgie à la faculté d’homéopathie du Missouri, jusqu’au moment ou le Dr. Uhlemeyer, professeur de Matière Médicale, démissionna et insista pour que le Dr. Kent devienne responsable de ce département pour lequel ses compétences furent reconnues. Dés lors, enseignant à St. Louis, à Philadelphie (1890-1899) ainsi qu’à Chicago, ses conférences sur la Matière Médicale, qui présentent les particularités de chaque remède de manière très claire, ont été reçues avec enthousiasme.</p>
<p>Il reconnaît les doctrines de Hahnemann en tant que révélations de la Vérité et les aime avec dévotion. Dans une perception très claire, au travers de son rôle d’enseignant, il ne cesse d’insister sur le fait qu’il est fidèle à ce qui a été démontré comme étant la Vérité. C’est de cette manière que ce maître compétent et médecin avisé honore le fondateur de l’homéopathie et encourage l’adhésion à ses enseignements. Ses dernières études ont porté sur les maladies mentales. Bien des cas de maladie mentale parfaitement documentés ont été améliorés par ses soins et des cas débutants enrayés, bien avant que les amis des personnes concernées n’aient jusqu’où la pathologie allait évoluer.</p>
<p>Un maître dans tout ce qu’il entreprend, le Dr. Kent est toujours prêt à aider ceux qui recherchent son aide, soit en tant qu’enseignant, consultant ou médecin prescripteur. Ceux qui ont bénéficié de son aide se trouvent aux Etats Unis et dans tous les pays du monde. On considère les étudiants qu’il a formés comme ayant une compréhension supérieure de l’homéopathie et de la prescription, partout où ils se trouvent à suivre ses instructions. Ces étudiants apprécient infiniment son travail et considèrent que c’est un privilège d’adhérer à la Société d’Homéopathie en ayant le Dr. Kent comme précurseur.</p>
<h1>Conférence en préalable à l’Etude de l’Homéopathie</h1>
<p>Par le Dr. James Tyler Kent A.M., M.D</p>
<p>Il n’est pas aisé d’accéder à l’Homéopathie pure ou, comme il serait plus simple de le formuler, à l’Homéopathie. Je sais que cette affirmation reconnaît qu’il y a une qualité d’homéopathie qui n’est pas strictement pure et ceci est si réel qu’il serait inutile de contre-argumenter.</p>
<p>Il est difficile de parler ou d’écrire avec assez d’énergie sur l’évolution de la médecine en presque cent ans pour parvenir à convaincre les esprits de la <em>gravité de la situation</em>, ou pour se représenter les <em>préjudices</em> qu’elle a infligés à la race humaine. En ce temps là, la médecine était chaotique. On ne peut pas dire qu’elle ait eu une quelconque efficacité et en ce qui concerne son histoire, elle était totalement traditionnelle. La médecine était faite de mesures drastiques et puissantes et sa seule valeur reconnue était qu’elle tuait rapidement ou guérissait lentement. Ces pratiques étaient la saignée, les ventouses, les vomissements, les cathartiques, les sudorifiques, les soporifiques, etc.</p>
<p>A quel point la médecine a-t-elle évolué ? Les nombreux engouements, les nombreuses illusions ont-ils fourni au monde un meilleur système médical que l’ancien qui existait en ces temps là ?</p>
<p>Est-ce que l’administration mortelle de mélanges concentrés d’alcaloïdes et de résineux sont plus efficaces et plus sécures ? En ce temps là, on administrait les médicaments en doses massives, actuellement les drogues sont administrées plus subtilement, de manière à diffuser dans le corps entier où elles diminuent l’énergie vitale et refoulent le processus morbide vers l’intérieur de l’économie. En ce temps là les médecins utilisaient des drogues brutes et maintenant ils utilisent des concentrés de drogues mortelles et, toujours sans lois ni principes comme par le passé.</p>
<p>A cette époque le médecin fabriquait ses propres médicaments ; maintenant c’est le chimiste et le pharmacien qui préparent les potions et qui informent le médecin des particularités et des indications des médicaments afin de permettre à celui-ci de prescrire ces concentrés puissants aux malades mourants. Ces nouvelles drogues sortent si rapidement des laboratoires que le droguiste n’enregistre pas leurs noms – et encore moins le médecin – ni la composition des médicaments qu’il utilise. Dès qu’un médicament est retiré, un nouveau est inventé, si bien que chaque année une nouvelle Matière Médicale sort de presse [comme le Vidal. NDT], et ceci pour le bien de cette profession supérieurement formée !</p>
<p>Combien ceux-ci sont différents des médicaments utilisés par la Nouvelle Ecole. Les remèdes dont la valeur a été démontrée restent valables selon les mêmes indications, et ceci durera aussi longtemps que l’homme vivra et aura besoin d’aide dans sa maladie. <em>Les remèdes découverts par Hahnemann franchiront tous les tests de l’expérience et garderont toute leur valeur dans l’avenir puisqu’ils ne cessent de s’étoffer au gré de leur utilisation</em> <em>depuis leur découverte</em>.</p>
<p>Cinquante ans ont fait évoluer et confirmer la Matière Médicale homéopathique, tandis que l’Ancienne Ecole en a inventé bien des nouvelles, et, ainsi que les sables mouvants, personne ne peut prédire d’ou viendra la suivante, ni la fin de celle utilisée actuellement.</p>
<p>La médecine traditionnelle a beaucoup changé. Ses adhérents incapables d’atteindre les résultats escomptés et énervés par l’épine dans le pied que représente le succès de l’homéopathie, se sont tournés vers la recherche dont les porte-flambeaux ont été Koch, Pasteur, et d’autres. Ce fatras chaotique qui se fait maintenant appeler « médecine scientifique » n’est que puanteur pour les narines des hommes rationnels et devrait être breveté pour réaliser un kaléidoscope médical. <em>Telle est la vantardise de cette médecine de l’expérience</em> !</p>
<p>Un microcéphale de Philadelphie a offert un prix de cent dollars il y a quelques années à qui pourrait démontrer les illusions et erreurs de l’homéopathie. La tâche est tellement ardue qu’il en offrait un prix exorbitant. Cela reviendrait si peu cher de démontrer les erreurs et illusions de la médecine traditionnelle ! La médecine dite « traditionnelle » a introduit bien des changements, aussi ridicules que nombreux parce n’étant jamais centrés sur une loi. Ses adeptes parlent de progrès. Que veulent-ils dire ? Sans principes à observer, sans lois dont il faut tenir compte, ils n’ont que la spéculation à offrir pour faire avancer cet énorme « poids lourd ».</p>
<p><em>Il s’agit d’une médecine de l’expérience sans lois et de conjectures. Ce n’est pas le résultat de découvertes mais l’opposition de mécènes dégoûtés contre les statistiques de l’homéopathie qui a attiré l’industrie dans cette soi-disant science</em>.</p>
<p>En aucun cas cette démanche n’a été entreprise par amour des gens – ils se moquent de leur sort dans les chambres communes des hôpitaux –  qu’ils ont changé, mais bien à cause des échecs et des désillusions provoquées par les expérimentations inutiles « à la » Koch, Pasteur, etc. sur les malades [La mémoire sélective de la médecine officielle a beaucoup de peine à se rappeler que les injections de tuberculine brute de Koch ont tués des milliers de malades tuberculeux. NDT]</p>
<p>Les dosages restreints en homéopathie ont provoqué tellement d’imitations que même le pseudo-homéopathe se console en pensant qu’il peut berner un public confiant avec des dosages ressemblant aux doses homéopathiques dont elles sont inspirées. Seuls les simples d’esprit ont été bernés.</p>
<p>Il n’y a aucune excuse valable pour ceux dans nos rangs qui ont pratiqué ces manœuvres. Ils sont connus et les raisons de leurs erreurs sont :</p>
<p>1)      la demande croissante pour les médicaments véritables.</p>
<p>2)      la jeunesse de la nouvelle méthode</p>
<p>3)       la formation imparfaite</p>
<p>4)      les livres imparfaits</p>
<p>5)      de manière générale le manque d’occasions de pratiquer, le manque de motivation et le manque de compétence.</p>
<p>L’allopathie nous concerne très peu. Leurs voies se sont séparées depuis longtemps. L’homéopathie a fait des bonds en avant. Nous reconnaissons Hahnemann dans son rôle de maître supérieur, de père aimant et d’homme craignant Dieu.</p>
<p>Il termina son chef d’œuvre l’ORGANON en 1833 [en 1912 la 6<sup>ème</sup> édition de l’Organon était encore en train de dormir dans un grenier prussien. Il faudra attendre 1926 pour sa première publication en anglais, et 1962 pour sa version française. NDT]. Il en existe de nombreuses traductions, l’ouvrage a été réédité cinq fois, la première édition datant de 1810. Cette manière de soigner a profondément évolué et des milliers de médecins l’utilisent, sans parler des facultés, hôpitaux, dispensaires et journaux qui la font connaître dans tout le monde civilisé.</p>
<p>L’étude continuelle des principes de ce nouveau système en permet une meilleure utilisation et les questions du passé restées sans réponse diminuent sans arrêt. De nombreux médecins, venant d’un peu partout, sont prêts à témoigner de la valeur de ces lois et des réussites liées à l’observation des principes de l’homéopathie. Leur témoignage tend à démontrer que l’homéopathie pure représente tout ce qui est nécessaire pour guérir les malades, que ses lois sont universelles et que l’échec ou la réussite sont liés aux causes mentionnées ci-dessus.</p>
<p>L’obéissance démontre que l’homéopathie est fondée sur des principes – des lois – et pas simplement sur des habitudes de soins que l’on change quand quelque chose de mieux arrive ou que l’on est pris par une nouvelle lubie (Organon $ 2). Autant dire que la pomme pourrait faire autre chose que tomber de l’arbre quand sa tige est coupée.</p>
<p>Il n’y a qu’une seule méthode en homéopathie. Ceux qui ont accepté de s’y conformer se sont libérés des chaînes de préjugés, de l’intolérance, du sectarisme et de l’orgueil et ont suivi la lumière, ne chancelant jamais, bien qu’il leur arrive de trébucher. Ils ne se sont pas mis à railler alors qu’ils étaient souvent en proie au doute. Ils sont enfin parvenus au moment où atteignant le soleil du midi, ils ont été éblouis par la connaissance et l’amour de son usage. Tout ceci est à la portée de ceux qui possèdent l’amour de la connaissance pour se rendre utiles et qui ne sont pas à la poursuite de buts égoïstes.</p>
<p>L’homéopathie présente divers niveaux d’application, depuis ceux qui emploient des substances brutes en adjonction aux méthodes traditionnelles jusqu’aux plus magnifiques résultats obtenus par l’obéissance absolue aux lois connues. Chaque médecin reconnaît la valeur de la loi à travers les efforts qu’il déploie pour agir en fonction d’elle, il exerce au maximum de ses capacités et ne dévie sa pratique que lorsque sa connaissance de la loi est défectueuse. Par conséquent, ces degrés que nous avons évoqué ne sont rien d’autre que les infinités de nuances depuis l’ignorance jusqu’à la connaissance, depuis la mère de famille avec sa pharmacie familiale, au le maître compétent, chacun recherche le bien de l’humanité… ou se fait mercenaire en cherchant à vendre sa recette antidouleur pour quelques deniers [Kent parle « d’argent sale », j’ai placé ici une référence aux 40 deniers, prix de la trahison de Judas, ce qui me semble correspondre le mieux à l’esprit du texte].</p>
<p><em>Ceux qui manquent d’expérience doivent être enseignés et soutenus</em> de manière à pouvoir pratiquer l’homéopathie sans avoir à recourir à la médecine traditionnelle. <em>Mais le soutien n’est utile que s’il est désiré et apprécié</em>.</p>
<p>Acquérir la connaissance nécessaire à la pratique sans avoir à recourir à des méthodes douteuses, exige un travail ardu et une motivation constante, le cerveau étant maintenu dans une attitude réceptive tandis que le cœur désire ardemment la recherche de la vérité, <em>parce que cela amène à ce qui est bon</em> et non pas à une transaction pour se faire de l’argent.</p>
<p>Les doctrines de l’homéopathie élèvent l’esprit et sont simple pour celui qui possède un esprit droit. Lorsqu’on les connaît, elles sont aisées à suivre tant il est plus facile de suivre des sentiers bien marqués que de patauger dans la boue de la médecine traditionnelle. Il est inutile d’affirmer que celui qui sait comment suivre des principes établis n’a aucune envie de s’en détourner. On ne peut pas ignorer le fait que beaucoup cherchent, mais peu découvrent les doctrines de l’homéopathie. Je ne conteste pas non plus que beaucoup trouvent que cela nécessite un travail ardu. Je ne doute pas non plus que le Créateur sache à qui il doit confier ses vérités sacrées. Ne doutons pas que ceux qui recherchent le bien de l’homme et sont prêts à y travailler recevront leur récompense. Il est impossible pour celui qui ignore les principes de l’homéopathie de prendre conscience des immenses bénéfices pour l’humanité que peuvent être le fruit d’une bonne connaissance et la mise en œuvre de la <em>loi de similitude</em>.</p>
<p>Ceux qui ignorent l’utilité la plus grande et plus élevée de l’homéopathie pensent qu’ils sont sages, ou alors que la connaissance de principes reconnus n’existe pas et ils déclarent que l’utilisation d’analgésiques se justifie quand le médicament homéopathique n’est pas connu. Ils utilisent souvent de tels agents au détriment du patient et d’un système dont ils professent qu’il est basé sur une loi. Ils sont incapables de percevoir que l’obéissance à la loi rend libre et partent de l’hypothèse que le droit de contourner la loi leur appartient.</p>
<p>L’obéissance aux principes doit passer avant le porte-monnaie, la réputation ou toute autre motivation égoïste, sinon le praticien ne peut atteindre le niveau où il fait pleine et entière confiance à la loi, et éprouve alors le sentiment de satisfaction de celui qui sait que son action est juste et bonne. L’ignorance ou l’égoïsme poussent à chaque fois à violer les lois et on s’aperçoit qu’au bout du compte c’est le patient qui rend hommage au médecin au lieu de voir le médecin servir le patient.</p>
<p>A la question : pourquoi ne pas se fier à la loi ? il n’y a jamais eu de réponse autre que « Je ne sais pas » ou « Cela n’est pas profitable ».</p>
<p>Lorsque nous comprenons le travail merveilleux qu’a accompli Hahnemann et la portée de l’Organon (qui est si complet tel qu’il nous l’a laissé que personne n’a pu y ajouter ou y retrancher quoi que ce soit, malgré toutes les grimaces de mépris) nous ne pouvons pas nous empêcher de le respecter et d’être convaincu qu’il a été aidé par une Providence toute-puissante.</p>
<p>Lorsque nous considérons la façon courageuse avec laquelle il a su faire face aux théories pathologiques de son temps (les théories pathologiques d’il y a cent ans, qui depuis ont été abandonnées, étaient soutenues avec autant d’assurance et de ténacité que celles actuellement à la mode, puisque l’Ancienne Ecole reconnaît et abandonne ses théories avec autant de désinvolture qu’une sirène ses amants) ; lorsque nous prenons conscience de son énorme savoir dans toutes les branches de la science, de son endurance physique qui lui permettait de veiller et de méditer une nuit sur trois, ainsi que son amour pour la race humaine et envers Dieu, et lorsque nous affirmons que l’amour de l’homme est la source de l’inspiration… alors nous pouvons comprendre la profondeur de la vérité qui se trouve dans son chef-d’œuvre l’Organon de guérir, que nous vénérons.</p>
<p>Depuis sa publication, tous les maîtres affirment qu’après chaque lecture de nouvelles vérités en émergent, en fonction du degré d’avancement et des progrès de chaque observateur impartial, quel que soit son âge et sa sagesse. Les maîtres de ces doctrines vivantes et de la Matière Médicale ont constamment suivi ce chef-d’œuvre. Aucun des grands prescripteurs ne s’est attribué une découverte qui n’ait déjà paru dans cet ouvrage ; tous ont dit que leur réussite était basée sur l’Organon. C’est le premier livre que l’étudiant doit lire et le dernier qui doit être consulté par le vieux médecin aussi occupé soit-il.</p>
<p>Lippe, Wells et bien d’autres ont recommandé la lecture continue de ce livre au cours de leur carrière. Ne devrions-nous pas, nous aussi, le consulter avec un profond respect ? Ne devrions-nous pas rechercher les vérités cachées qui ont apporté tant de succès à ces fidèles serviteurs de la loi ? Vers qui se tournerait l’homme à la recherche de lumière dans son désir de suivre la loi, dans le but de soigner les malades et être utile aux humains ? Bien sûr vers Hahnemann et ses fidèles disciples et non pas vers ceux qui se moquent de ce qu’ils pensent être les élucubrations d’un vieil homme.</p>
<p>Il y a certains homéopathes autoproclamés qui, en actes et en paroles traitent Hahnemann de théoricien, de fanatique, de visionnaire ; mais ceux-ci n’ont jamais guéri les gens malades comme Hahnemann l’a fait. Que chacun apprenne de lui jusqu’à égaler ses résultats ; car il a été et est encore un enseignant supérieur à tous les autres. Il a été le premier avocat de l’homéopathie et nous avons à le suivre car toute dérive de ses enseignements devrait porter une autre appellation.</p>
<p>Il ne devrait pourtant y avoir aucune polémique entre les hommes quand il s’agit de principes. La vérité est souvent tranchante, elle pousse à la dispute et les plaies qu’elle ouvre ainsi se referment rarement en première intention ou sans perte de sang. La polémique enseigne rarement la vérité à celui qui ne cherche pas la vérité. L’être humain rationnel accepte la vérité car il y est préparé et parce que c’est la vérité. Les malades viennent en détresse quand tous les autres soins ont échoué et ils sont donc dans une attitude de réceptivité ; tandis que les médecins endurcis, habitués de longue date aux méthodes traditionnelles ont une attitude rebelle, leur égoïsme et leur sectarisme sont difficiles à vaincre. A leurs yeux la lumière du soleil est aussi obscure que la fumée.</p>
<p>Hahnemann a formulé les principes thérapeutiques de l’homéopathie. Des découvertes fragmentaires avaient déjà été effectuées avant son œuvre, ce qui démontre que la vérité avait déjà lui dans le passé, mais pas avec assez d’intensité pour créer une doctrine. Il a si bien établi les lois pratiques dans l’Organon et ses Maladies chroniques, que l’on peut considérer que l’éventail des thérapies homéopathiques est complet.</p>
<p>L’homéopathie ne repose ni sur des théories ni sur des opinions, mais sur des faits. Les hypothèses et les raisonnements n’ont aucune place dans un traité d’où peut dépendre la vie humaine. Il est évidemment impossible au théoricien médical de se baser sur des faits médicaux car il n’a aucune connaissance des faits à considérer : il raisonne donc et pense que les vomissements sont dus à un cerveau affecté, ou à un foie congestionné ou que c’est un réflexe de l’utérus, etc. et ce « raisonnement » tourne en boucle indéfiniment. Ce théoricien est plus enclin qu’un autre à penser qu’un diagnostic exact est très important et pourtant chaque hypothèse montre la mouvance de ses conclusions erronées.</p>
<p>Les esprits pervertis de cette manière ne sont surpassés en nombre que par ceux dont l’opinion fluctuante empêche de penser qu’il existe une voie sûre ou des procédés fiables : leur confusion et leur évanescence mentale les empêchent d’établir un projet suivi. Pour eux il n’y a pas de médicament évident et cela engendre tout un éventail de médicaments. La chambre du malade est pleine de bouteilles et l’estomac du patient distendu par des choses bien trop nombreuses pour qu’on les énumère… de décoctions faites à la maison… jusqu’au ragout irlandais.</p>
<p>Plus le diagnostic est juste et possède une base solide, plus la prescription est erronée. Les diagnosticiens sont de piètres prescripteurs, mais cela ne tue pas de nommer la maladie. <em>Nous devons simplement comprendre que le diagnostic ne révèle pas la nature de la maladie d’une façon qui pourrait nous évoquer l’image d’un remède</em>. Le diagnostic reflète ce qui se voit à l’extérieur, les conséquences périphériques de la pathologie, alors que c’est la nature interne de la maladie qui doit être perçue à travers les signes et symptômes caractéristiques afin de découvrir le remède curateur (Organon §6-8). La capacité à développer au plus haut point cette perception particulière conduit à la sélection des médicaments présentant l’homéopathicité la plus élevée, et par conséquent aux capacités de guérison les plus hautes.</p>
<p>Les opinions médicales concernant une maladie donnée sont aussi nombreuses qu’il y a de médecins. Même en ce temps de plus grande connaissance, prévalent les changements éclairs d’opinion. Le pauvre mortel qui erre d’un médecin à un autre ne reçoit que leurs diagnostics inutiles et couteux. Ce ne serait pas si grave si on ne pensait pas que le traitement repose sur le diagnostic. Bien heureusement pour le patient, ainsi que pour le médecin, une supposition n’est pas criminelle. Notre collègue Chapman, avec son cas test de prescription, a démontré que même le cas le plus simple ne donne pas lieu à deux prescriptions semblables, même quand les meilleurs allopathes sont consultés. Le résultat avec la Nouvelle Ecole était tout autre puisque tous les médecins sont arrivés au même remède pour le même cas. Le même test pourra être reconduit autant qu’on voudra, avec des résultats toujours similaires.</p>
<p>Les épidémies des vingt-cinq dernières années ont révélé de merveilleuses similarités dans les méthodes et les remèdes. La Commission sur la Fièvre Jaune a démontré la valeur de la méthode et de ses résultats dans les rapports médicaux formant les statistiques pour Memphis et la Nouvelle Orléans. Ces hommes ne se connaissaient pas. Ils ont travaillé et ont obtenu des résultats qui ont démontré qu’ils étaient inspirés par des principes puisque les mêmes remèdes ont été utilisés dans les différentes villes, ceci pour des symptômes identiques et avec les mêmes résultats.</p>
<p>L’exactitude des méthodes et des remèdes semblables pour des symptômes semblables partout dans le monde, avec la bonne vieille Matière Médicale qui s’améliore au fil des années, devrait suffire à interpeller les esprits et les convaincre de nous entendre. Les statistiques fournies par Boericke &amp; Tafel devraient être étudiées à fond avant que l’on tourne le dos à un système thérapeutique qui a fait ses preuves.</p>
<p>On a souvent dit que les hommes sont des couards nés ; on peut rarement s’en rendre compte avant de constater que les médecins de l’Ancienne école n’osent ni acquérir, ni lire, posséder, ni posséder dans leur bibliothèque le moindre livre écrit par Hahnemann. Ils ont peur d’être accusés de crime par leurs collègues et par les sociétés auxquels ils appartiennent.</p>
<p>Récemment un médecin qui dînait avec des amis s’aventura à dire du mal de l’homéopathie. On lui demanda s’il avait déjà lu un livre d’homéopathie, s’il lui était arrivé de feuilleter un livre écrit par Hahnemann, si par hasard il possédait une brochure sur le sujet. A toutes ces questions il répondit par la négative. On lui demanda ensuite s’il n’est pas habituel pour les médecins de l’école traditionnelle de se moquer de la Nouvelle Ecole, ce sur quoi il répondit par l’affirmative. Puis on lui demanda s’il connaissait un « médecin traditionnel » qui ait un livre d’homéopathie. A ceci il répondit que non. Suite à toutes ces questions, l’interrogateur releva que les réponses démontraient que cela semble être une habitude des tenants de la médecine traditionnelle de se moquer des sujets sur lesquels on a le moins de connaissances. C’est toujours le cas pour les sectaires et les ignorants. L’orgueil personnel se manifeste par le mépris à l’encontre des doctrines de l’homéopathie.</p>
<p>Si les cent dollars offerts par le Dr. Gould avaient été acceptés par des hommes instruits, nous aurions eu de nouvelles adhésions à la Nouvelle Ecole, car tout homme honnête, tout homme instruit qui a tenté d’exposer les erreurs ou les illusions de l’homéopathie a fini par en devenir le soutien. Le critique honnête doit lire les écrits de Hahnemann avec attention.</p>
<p>C’est le seul moyen pour que les livres de Hahnemann atteignent les bibliothèques de ces personnes dogmatiques et intolérantes. Plus l’essor de la Nouvelle Ecole a été rapide, plus rigide a été la mise en quarantaine des écrits de Hahnemann.</p>
<p>Dans la pratique de l’homéopathie, un maître, où qu’il soit, a quelque chose sur lequel il peut baser sa prescription. Hahnemann l’a brillamment démontré suite à son étude de l’épidémie de choléra, sans avoir vu un seul malade, en se basant uniquement sur les symptômes des cas qu’on lui décrivait pour les comparer avec la Matière Médicale. Il détermina que Veratrum, Cuprum et Camphora étaient les médicaments les mieux adaptés pour lutter contre cette épidémie. La nature de la maladie paraissait semblable à ce qu’il avait vu dans les provings de Camphora, Veratrum et de Cuprum. Il en conclut que ces remèdes devaient pouvoir guérir la maladie. Ils furent utilisés avec succès. Ce sont encore aujourd’hui nos références pour le choléra et ils le seront toujours. Hahnemann ne faisait pas qu’émettre un avis. Il avait simplement comparé les symptômes des provings avec ceux de la maladie. C’est de cette comparaison qu’il pu déduire que c’étaient ces remèdes qui étaient indiqués. Les homéopathes ont donc l’avantage de <em>prévoir</em>, ce qui ne se retrouve nulle part en médecine [en science, cette faculté est essentielle pour démontrer la validité d’un système au même titre que la découverte d’Uranus par Le Verrier et Adams ou le calcul de la récession du périhélie de Mercure par Einstein. NDT].</p>
<p><em>Des principes clairs doivent gouverner chaque médecin quand il se rend au chevet du malade</em> (Organon §1-2). Les malades y ont droit. Avant Hahnemann une telle chose n’existait pas. Les malades étaient outrageusement maltraités. Depuis l’avènement de ce système aussi magnifique que parfait, les gens ont le droit d’exiger l’exactitude dans les méthodes et la connaissance. Mieux vaut ne rien faire que de faire quelque chose d’inutile. Mieux vaut attendre et observer plutôt que d’agir n’importe comment. La moindre action du médecin homéopathe doit être basée sur un principe indiscutable. Il devrait dire : « Voilà ce que dit le principe, de la même façon que la grammaire est présente dans les moindres tournures de votre discours. » Certains disent « Je n’y crois pas » mais soyons clairs : la croyance n’a pas sa place en homéopathie. La méthode inductive de Hahnemann ne laisse aucune place au doute ; c’est pourquoi le premier paragraphe de l’Organon affirme :</p>
<p>La plus haute et même l'unique vocation du médecin est de rétablir la santé des personnes malades, c'est ce qu'on appelle guérir.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Discerner le simillimum. Entrevoir l&#8217;homéopathie. 2eme partie</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 06:31:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2. Un état d’esprit particulier : "the right stuff"
On l’a vu avec ce qui précède, oser sortir des sentiers battus n’est pas la moindre aptitude de l’homéopathe. Cependant il existe une difficulté, c’est même la plus grande, dans l’apprentissage de notre matière. Pour y parvenir, il est nécessaire de posséder un esprit curieux –parfois aussi un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>2. Un état d’esprit particulier : "the right stuff"</h2>
<p>On l’a vu avec ce qui précède, oser sortir des sentiers battus n’est pas la moindre aptitude de l’homéopathe. Cependant il existe une difficulté, c’est même la plus grande, dans l’apprentissage de notre matière. Pour y parvenir, il est nécessaire de posséder un esprit curieux –parfois aussi un curieux esprit ! – caractérisé de la façon suivante :</p>
<h3>Un mélange de rigueur scientifique et de perception artistique</h3>
<p>A la base de toute discipline scientifique (enfin je veux dire, partout sauf en médecine actuellement) figure <em>l’étude des phénomènes naturels afin d’énoncer les lois qui les régissent</em>. Puis sur ces fondements naissent deux types de constructions : la <em>méthode</em> ou le <em>système</em>. Il faut connaître cette subtile distinction –établie par Jahr il y a déjà 150 ans– pour comprendre les choses. Un système tout entier se déduit d’une proposition initiale ; la relativité générale est un système. Une méthode est un tout cohérent qui repose sur la juxtaposition de plusieurs énoncés éventuellement indépendants ; c’est le cas de l’homéopathie. Apprendre, comprendre et appliquer l’ensemble des propositions de la méthode est la clé du succès. On trouve quelques médecins audacieux qui osent prescrire des doses dynamisées –c’est l’une des facettes de l’homéopathie– moins nombreux sont ceux qui comprennent intimement que « <em>seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies »</em>. Plus rares encore ceux qui ont compris le principe de la dose unique, encore plus rares ceux qui maîtrisent les questions de posologie et d’interprétations des réactions cliniques du cas.</p>
<p>Comme dans toute autre discipline scientifique, il est nécessaire de connaître et de comprendre les principes énoncés par Hahnemann au terme d’une vie entière de recherches ; cela représente un effort de <em>compréhension</em> et de <em>conceptualisation</em> qui nous démarque peu à peu de la médecine classique. Assimiler de son mieux les signes et les tableaux caractéristiques du plus grand nombre de drogues représente un immense effort de <em>mémorisation </em>mais réduire l'étude des propriétés des médicaments à un effort de mémoire conduit à la catastrophe car on doit se familiariser avec les médicaments tout comme on s'habitude aux habitudes et aux manies d'un colocataire.</p>
<p>Il ne faut pas rester au milieu du gué : une fois que cette pâte scientifique sera acquise, encore faudra-il la modeler, la travailler, lui donner les formes qui conviennent pour décrire les cas morbides. L’aisance avec laquelle on manipule les concepts de base permet d’acquérir peu à peu un savoir faire indispensable à toute bonne prescription. Il en découle une dimension artistique d’une rare richesse puisque potentiellement il existe une infinité de cas possibles.</p>
<p>Utiliser ses connaissances pour affûter sa perception des patients, comprendre ce qui est souffrant en eux, reconnaître ce qui est « <em>indubitablement morbide</em> », voilà une tâche qui nous occupera toute une vie !</p>
<h3>Le jugement individuel et l’engagement personnel : la pensée cartésienne</h3>
<p>Pour réaliser cette dimension artistique, l’homéopathie implique un engagement personnel du praticien, qui se trouve souvent en proie aux railleries de ses confrères et qui doit aussi endurer régulièrement la lecture d’articles diffamatoires sur son art.</p>
<p>Bien que les deux formes de médecine soient complémentaires, comme peuvent l’être des traitements curatifs et palliatifs, la situation devient rapidement manichéenne. Dès le début de sa pratique, l’homéopathe se trouve tiraillé entre deux partis. Il semble que l’esprit humain ne puisse concevoir les idées nouvelles autrement qu’avec des conflits. Thomas Kuhn a clairement identifié ces mécanismes dans son ouvrage désormais classique « La structure des révolutions scientifiques ».</p>
<p>Au commencement de nos études, nous baignons dans un mode de pensée souvent caractérisée par l’intolérance mais soutenu par toutes sortes d’habitudes, de certitudes, et d’intérêts financiers ; l’édifice est conforté par le pire des faux amis qu’est le sens commun (soigner la partie malade) ; et pérennisé par l’enseignement thérapeutique classique (je dis bien <em>thérapeutique</em> car jamais l’homéopathie n’a prétendu renier les autres branches médicales).</p>
<p>Seul, <em>le développement du jugement individuel</em> basé sur l’expérience permet de se détacher peu à peu du vieux système de pensée. Cela enracine profondément la démarche homéopathique dans le cartésianisme qui souligne depuis 1637 le privilège du sujet pensant.</p>
<p>Grâce à Descartes en effet, le jugement individuel recouvre une autorité légitime qui ne doit rien à la croyance, au préjugé, ou à l’institution. Le fameux <em>cogito ergo sum</em> –je pense (donc) je suis– a la force d’une révélation : il enseigne que toute vie intellectuelle commence par la perception singulière de l’existence propre d’un sujet pensant, c’est à dire d’abord sentant, d’un sujet se sentant penser.</p>
<p>Cela nous situe hélas aux antipodes de la mode actuelle qui consiste à attendre dans un fauteuil la publication d‘articles et d’études censés éclairer les lecteurs. Dans ces conditions, l’acharnement borné des adversaires de l’homéopathie me fascine complètement. Quel peut être le psychisme de ces gens qui se sentent ainsi obligés de partir en « croisade » ? J’apprécierais énormément l’éclairage d’un psychiatre sur ce type de comportement.</p>
<p>Nous retiendrons avec humour de l’expérience de ces derniers siècles qu’il n’existe pas de détracteurs honnêtes <strong>et </strong>intelligents. Ceux qui sont les deux sont des homéopathes qui s’ignorent comme le montre l’histoire de Hering (chargé dans son jeune temps de démontrer que Hahnemann était un charlatan, celui-ci constate avec ébahissement les merveilleux résultats et se convertit à la nouvelle médecine). Les détracteurs honnêtes ne sont pas souvent intelligents ; ce sont en général des gens qui ont péniblement acquis certaines connaissances et qui sont persuadés de détenir dès lors un savoir qu’il s’agit défendre jalousement. Les détracteurs intelligents sont rarement honnêtes ; ceux là je l’avoue me répugnent le plus, ils défendent les intérêts de leurs employeurs par les moyens les plus bas et les pires manipulations ; hélas, comme Lénine l’a démontré, "plus c'est gros plus ça passe".</p>
<h3>Un cœur resté ouvert et un esprit d’enfant</h3>
<p>On peut déplorer que l’enseignement universitaire produise principalement des « scientifiques » froids et précis persuadés notamment trouver la solution à tous les problèmes grâce à des mesures linéaires de masse, volume, quantités, etc. La dimension humaine de notre art se trouve de plus en plus rognée, ce qui crée une brèche grandissante entre le médecin classique représentant un monde de papier comme disait Galilée, et la souffrance bien réelle du patient.</p>
<p>Cette distance entre la réalité souvent non étiquetée des patients et le cadre de plus en plus artificiel du système hospitalier induit une défiance de plus en plus grande du public envers la médecine. Il convient à tout médecin de cultiver le doute cartésien sur sa pratique et ses connaissances afin de ne pas tomber dans le panneau du narcissisme. Reconnaître devant son patient quand cela se produit que l’on s’est trompé me semble tout aussi essentiel afin d’entretenir la confiance indispensable à la relation médecin malade. Savoir prendre la responsabilité de ne rien prescrire si l’on ne voit pas de médication indiquée nous oblige aussi à apprendre à gérer notre propre stress (<em>cher lecteur, au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, bien des prescriptions visent surtout à rassurer… le prescripteur</em> !)</p>
<p>Il est indispensable de se dégager de l’univers de la médecine classique et de ses classifications arbitraires afin de devenir un vrai artiste dans l’art de guérir. Il est nécessaire d’aimer un minimum ses semblables et de désirer entrer en contact avec eux pour avoir une chance de percevoir leur souffrance propre.</p>
<p>Enfin, dans une société qui entend tout contrôler et tout comprendre, il est difficile d’avoir l’humilité de ne pas posséder l’explication intime des phénomènes auxquels nous sommes confrontés. C’est avec un esprit enfantin, à la fois pragmatique et émerveillé qu’il faut entreprendre chaque cas.</p>
<h3>Un sens acéré de l’observation</h3>
<p>Un homéopathe doit sans cesse être aux aguets, prêt à bondir sur un signe particulier. Le sens de l’observation implique d’utiliser toutes les perceptions sensorielles. La bonne tactique consiste à noter un signe particulier et à remonter à l’ensemble du patient pour s’assurer que le reste des symptômes « colle » avec le médicament appelé par le signe particulier. Souvent on associe d’un coup d’œil plusieurs petits signes tous partagés par un médicament et il reste à tester ensuite la cohérence avec le reste du cas, même si le reste du cas n’est encore même pas révélé. C’est la technique du « <em>bottom-up</em> » que l’on utilise dans les cas les plus courants et qui permet de prescrire très rapidement.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/bottom-up.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-916" title="bottom-up" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/bottom-up.jpg" alt="" width="622" height="356" /></a></p>
<p><strong>Les signes physiques</strong></p>
<p>Comme tout médecin, nous prenons note des signes physiques du patient : taille, poids, surcharge pondérale ou maigreur, teint, odeurs. La classification hippocratique nous est utile, j’y consacrerai un cours dans quelque temps. Cette classification est très importante car elle permettra de <em>distinguer les signes qui proviennent du tempérament et qui ne sont pas vraiment pathologiques, des signes morbides qui sont les guides vers le médicament à prescrire</em>. Ceci correspond à ce que Hahnemann décrit au §5 lorsqu'il explique qu'il faut tenir compte de la constitution physique du malade :</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">5</span>.</em></strong><em>— Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin doit utiliser tous les moyens possibles à sa disposition, afin de déterminer :</em></p>
<p><em>I. dans les maladies aiguës : <span style="text-decoration: underline;">la cause occasionnelle la plus vraisemblable;</span></em></p>
<p><em>II. dans les maladies chroniques : les phases évolutives les plus significatives. Il pourra ainsi en découvrir l'origine, <span style="text-decoration: underline;">la cause profonde, fondamentale,</span> le plus souvent une diathèse chronique (miasme).</em></p>
<p><em>En ceci il faudra tenir compte :</em></p>
<p><em>— de la constitution physique du malade (surtout dans les affections chroniques),</em></p>
<p><em>— de son caractère moral et intellectuel,</em></p>
<p><em>— de ses occupations,</em></p>
<p><em>— de son genre de vie,</em></p>
<p><em>— de ses habitudes,</em></p>
<p><em>— de sa situation sociale,</em></p>
<p><em>— de ses relations de famille,</em></p>
<p><em>— de son âge,</em></p>
<p><em>— de sa vie sexuelle, etc...</em></p>
<p>Bien souvent j’ai observé que de nombreux débutants mélangent gaiement tous les symptômes qu’ils observent chez un patient, introduisant tout cela dans un logiciel tout en pensant que la machine leur donnera le meilleur choix.</p>
<p>Cela n’a pas de sens, pour plusieurs raisons :</p>
<p>-vous mélangez des signes du tempérament et qui ne sont donc pas pathologiques, avec d’autres qui eux sont effectivement corrélés avec le patient et sa pathologie</p>
<p>-vous n’avez pas de profondeur de champ : les signes forment des groupes qui relèvent chacun d’une strate particulière. Ne mélangez pas les signes anciens avec les signes nouvellement apparus.</p>
<p>Un praticien qui a étudié la matière médicale et s’est familiarisé avec la pathologie peut en quelques instants déduire un médicament en assemblant des faits qui sembleraient insignifiants ou épars aux yeux du profane. C’est la notion de perception, absolument essentielle dans l’homéopathie, car le langage n’exprime que peu de choses.</p>
<p>Quelques exemples. Notez l’heure d’arrivée, la façon de se lever (volontaire, hésitante, etc.), de s’asseoir… Souvent un patient qui arrive avec 30 minutes d’avance vous sert sur un plateau son anxiété d’anticipation.</p>
<p>Les mouvements des mains, la façon dont elles sont posées ou pas sur le siège, etc. dénotent souvent la nervosité du patient. L’attitude générale, les gestes vifs, saccadés (Nux-v) ou lents et hésitants (Puls, Calc) sont à noter.</p>
<p>L’habillement apporte beaucoup d’indications, il est souvent à l’image de <em>l’intérieur du patient</em>, car finalement ce que nous traquons ce sont les signes qui relèvent du noyau reptilien, pas ceux qui surviennent du contrôle de l’encéphale.</p>
<p>Les sujets Arsenicum sont toujours tirés à quatre épingles, puisque leur mécanisme adaptatif de type cancérinique leur impose la perfection et le contrôle pour calmer leur angoisse de mort omniprésente.</p>
<p>Les Sulfur quant à eux sont indifférents à leur tenue vestimentaire et se trouvent très bien mis même s’ils portent des vêtements usés. La couleur vestimentaire est importante, en général les patientes Tarentula s’habillent dans des vêtements noirs, typiquement dans des tenues vaporeuses, et elles portent souvent des bas ou même des mitaines en résille. Souvent les sujets de Lachesis aiment les vêtements aux couleurs vives.</p>
<p>Ce sont autant de signes qui sont à utiliser parfois <em>en défaveur</em> d’un remède : il est difficile d’imaginer un cas de Nux-v vomica, chez une personne lente, en surpoids, aux gestes déliés ou lents.</p>
<p>Dès le premier coup d’œil, il est évident que le visage est très plus riche en signes de tous types. Les signes objectifs comme les taches en tous genres peuvent parfois mener directement au bon remède.</p>
<p>Le regard apporte aussi son flot d’informations, même chez les bébés. Il est anxieux, instable, timide, séducteur, irrité, cherchant le contact ou non, etc.</p>
<p>L’aspect des phanères est un signe général d’importance. Les cheveux, la coiffure donnent des indications. Les sujets de type Nux-v portent souvent les cheveux très courts, tandis que ceux de Sulfur sont en bataille et d’aspect malpropre.</p>
<p>La coiffure est aussi l’occasion de noter la personnalité du sujet : extravertie, féminine, garçonne, etc. Les femmes Sepia coupent leurs cheveux assez courts. Cela ressemble aussi à Medorrhinum, qui présente en plus souvent un aspect très masculinisé.</p>
<p>Les tics sont aussi un signe général, ils surviennent n’importe où dans l’organisme, et l’on peut parfois les caractériser par une localisation rare. Il est prudent d’utiliser la rubrique Tics dans la section Généralités.</p>
<p>L’œdème des paupières est un signe intéressant, il peut indiquer des médicaments comme Phosphorus, un Kalium, ou un Natrum par exemple. En partant des remèdes dans cette rubrique on peut tout de suite orienter les questions pour faire un premier tri parmi les candidats possibles.</p>
<p>La coloration des téguments nous sert beaucoup chez les enfants notamment : par exemple Silicea, Calcarea phosphorica, Carcinosin, Thuja sont des médicaments adaptés à des teints clairs.</p>
<p>Les mains sont elles aussi un reflet du patient. De longues mains fines n’expriment pas la même sensibilité que de grosses mains carrées et calleuses. En d’autres termes il n’est pas vraiment concevable de rencontrer des sujets Phosphorus en train de conduire des engins de terrassement, tout comme il n’est pas encore avéré de trouver Bryonia indiqué chez des violonistes !</p>
<p>Les ongles livrent quantités de signes intéressants. Les taches, leur forme, leurs stries et autres cannelures permettent d’évoquer un point de départ qui peut s’avérer fructueux.</p>
<p>Les ongles rongés expriment l’anxiété mais bien entendu il faudra explorer chaque type d’anxiété en fonction des médicaments capables de se ronger les ongles. Un sujet Medorrhinum par exemple est littéralement rongé par la peur que l’on découvre ses faiblesses qu’il cherche à cacher. C’est un médicament sycotique. Les sujets Aconit vivent dans une peur permanente de mort ou de danger imminent, c’est une manifestation d’un miasme aigu.</p>
<p>Descendons un instant sur le cou. Cela saute souvent aux yeux de voir que telle femme a besoin d’un large décolleté et rien que sa façon de respirer nous indique qu’elle ne supporte pas de vêtements serrés à ce niveau. C’est un signe objectif de grande valeur, parfois une telle observation associée à l’ampleur des mouvements respiratoires permet d’évoquer un venin. En un clin d’œil en effet on associe la notion de suffocation et d’intolérance pour la restriction.</p>
<p>Certains patients adoptent une attitude défensive, bras et jambes croisées. Cela va encore plus loin dans certains remèdes comme Sepia qui ont l’image mentale « d’empêcher d’entrer les importuns ».</p>
<p>L’aspect de la peau saute souvent aux yeux de l’observateur averti. La texture, les taches, la sécheresse, les éruptions, etc. sont autant de pistes potentielles.</p>
<p>Chaque fois que je vois un sujet mince, je m’enquiers de son appétit pour ne pas manquer d’exploiter de précieuses rubriques comme la maigreur malgré un bon appétit.</p>
<p>Voir arriver un patient en chemisette en plein hiver ne manque pas de surprendre, tout comme rencontrer un sujet chaudement vêtu en hiver. Ces modalités thermiques sont importantes mais ne peuvent servir de signes éliminatoires car il existe des dominantes dans les remèdes mais aussi des exceptions. Ainsi Arsenicum est très souvent extrêmement frileux mais certains ont toujours trop chaud.</p>
<h4>L’expression parlée et les messages non verbaux</h4>
<p>La façon dont parle le patient est très importante. Certains parlent vite ou lentement. D’autres utilisent un langage peu châtié ou au contraire excessivement raffiné. L’hésitation, le manque des mots, la façon de répondre nous donne bien des informations. Le maintien, le port de tête, ainsi que la présence d’une éventuelle affectation sont autant de sources d’information.</p>
<p>Le Répertoire est très riche en symptômes, voici quelques rubriques destinées à vous faire ouvrir les pages concernées :</p>
<p><strong>PSYCHISME</strong> : <em><span style="text-decoration: underline;">Batailles</span></em>, combats, parle de. <em><span style="text-decoration: underline;">Chez</span></em>-lui, parle de. <em><span style="text-decoration: underline;">Elocution</span></em>, change rapidement d'un sujet à un autre, fort, parle, hésitante, précipitée, raffinée. <em><span style="text-decoration: underline;">Erreurs</span></em>, parlant, en. <em><span style="text-decoration: underline;">Parler</span></em>, un seul sujet, que d'. <em><span style="text-decoration: underline;">Répondre</span></em>, "non" à toutes les questions, lentement, monosyllabes, par, réfléchit longtemps avant de, refuse de, répète d'abord la question. <em><span style="text-decoration: underline;">Travail</span></em>, parle de son.</p>
<p><em>Les tournures et les expressions employées sont souvent directement connectées avec le subconscient</em> et ne peuvent être répertoriées en tant que telles, c’est donc au praticien de faire preuve de finesse et de noter comment certaines personnes n’utilisent pas une expression courante pour exprimer quelque chose. C’est dire l’importance de noter les mots employés par le patient : ça m’étouffe (venin), je m’étrangle de rage (Lyssin), ça me dégoûte (Ipeca), etc. Notez les soupirs, et autres gestes inconscients en réponse aux questions posées</p>
<p>Il est tout aussi important de décoder les nombreux <em>messages non verbaux</em> qui émanent du patient. Par exemple une telle va dès le début de l’entretien parler de la façon terrible dont son accouchement s’est déroulé, puis de son mari qui ne s’occupe pas assez des enfants, puis de la façon dont tel médecin s’est mal occupé d’elle. Et en quelques instants vous pensez à regarder la liste des médicaments qui se plaignent : en somme <em>le sentiment qui est véhiculé est mille fois plus important</em> que les petits ou grands faits qui vous sont rapportés. C’est à cause de cela que mes amis m’ont affectueusement surnommé le croco du Nil car en apparence je somnole et laisse tranquillement parler le patient soit jusqu’au moment où un signe important m’est délivré soit lorsque j’ai pu déjà me faire une idée de son état d’esprit au travers de son discours.</p>
<h4>Petit cas clinique</h4>
<p>Prenons par exemple le cas récent d’une voisine qui m’appelle à son chevet pour ce qui est vraisemblablement une crise de goutte, avec une inflammation de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil gauche. Au moment où je la vois, une des seules choses que je connaisse d’elle c’est qu’il s’agit d’une femme réservée, qui n’exprime jamais rien, une « dure à cuire » chez qui il faut aller « à la pêche aux symptômes ». Il apparaît qu’elle a fait un régime avec une alimentation exclusivement protéique, à quoi elle a ajouté dans le week-end des copieux repas. Son mari a noté qu’elle est plus irritable que de coutume. Elle ajoute qu’elle est ballonnée et constipée. Impossible d’en savoir plus, je donne donc Nux-vomica pour tenter d’y voir plus clair.</p>
<p>Le soir : aucun changement, sauf peut-être que la rougeur semble moins importante. En l’examinant je suis surpris de pouvoir toucher la partie enflammée, sans qu’elle ait trop mal. Par contre ajoute-t-elle, c’est horrible la douleur dès que je mets le pied par terre. Je suis interpellé et ne sais comment interpréter cela.</p>
<p>Je redemande bien les conditions dans lesquelles le week-end s’est déroulé et elle finit par lâcher qu’elle ne comprend pas car elle ne s’irrite jamais, mais qu’elle s’est mise en colère sur un sujet politique. Et quand elle dit cela, le regard se mouille comme si des larmes allaient arriver, la variation de la tonalité indique que la gorge se serre. Et là, plus besoin d’en demander plus, en un instant les pièces du puzzle s’assemblent pour former l’image d’Ignatia.</p>
<p>Je lui souris et lui dis que cela ne m’étonnerait pas maintenant que son chagrin est sorti qu’elle puisse sourire de nouveau et elle éclate de rire.</p>
<p>Pour ceux que cela intéresse, voici le calcul détaillé de mon petit exercice mental :</p>
<p><strong>CONTRADICTOIRES</strong> et alternants, états (Voir Alternances-États, Changement-Continuel, Métastases) : <em>abrot.</em><sup>7</sup>, <em>aloe.</em><sup>7</sup>, ambr.<sup>3</sup>, apis.<sup>8</sup>, berb.<sup>8</sup>, <em>carc.</em><sup>7+10</sup>, cimic.<sup>7</sup>, croc., crot-t.<sup>1b</sup>, <strong>ign.</strong>, <em>kali-bi.</em><sup>7+8</sup>, kali-c.<sup>1b</sup>, <em>kali-s.</em><sup>8</sup>, <em>lac-c.</em><sup>8</sup>, lil-t.<sup>8</sup>, <em>mang.</em><sup>8</sup>, mosch.<sup>1b</sup>, <em>nat-m.</em>, phyt.<sup>8</sup>, <em>plat.</em><sup>1</sup>, plb.<sup>3</sup>, podo.<sup>1b</sup>, <strong>puls.</strong>, sabin.<sup>1b</sup>, sanic.<sup>7</sup>, <em>sep.</em><sup>7</sup>, <em>staph.</em><sup>7</sup>, thuj.<sup>1</sup>, <strong>tub.</strong><sup>7</sup>, valer.<sup>1</sup></p>
<p><strong>COLERE, affections</strong> après colère, contrariété, etc : <strong>acon.</strong>, agar., alum., am-c., <em>ant-t.</em>, <em>apis.</em>, arg-n., arn., <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <em>aur-m.</em>, <em>bell.</em>, <em>bry.</em>, cadm., calc., calc-ar.<sup>1</sup>, <em>calc-p.</em>, calc-s., caust., <strong>cham.</strong>, chin., cimic., cist., <strong>cocc.</strong>, coch.<sup>2</sup>, <em>coff.</em>, <strong>coloc.</strong>, croc., cupr., ferr., ferr-p., <em>gels.</em>, hyos., <strong>ign.</strong>, <strong>ip.</strong>, <em>kali-p.</em>, <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, mag-c., mag-m., manc., mez., nat-c., <em>nat-m.</em>, nat-p., nat-s., nux-m., <strong>nux-v.</strong>, <strong>op.</strong>, petr., <em>ph-ac.</em>, <em>phos.</em>, <strong>plat.</strong>, <em>puls.</em>, ran-b.<sup>1</sup>, rhus-t., samb., sec., sel., <em>sep.</em><sup>5'</sup>, sil., stann., <strong>staph.</strong>, stram., sulph., <em>tarent.</em>, verat., zinc.</p>
<p><strong>refoulement</strong> de, suite de : aur., cham., <em>ign.</em>, <em>ip.</em><sup>88</sup>, sep., <strong>staph.</strong></p>
<p><strong>RENFERMÉ</strong>, réservé (Voir Introversion, Secret, Taciturne) : aeth., alum., arg-n., ars., aur., bell., bism., <em>calc.</em>, caps., carb-an., carc.<sup>78</sup>, caust., cham., chin., clem., coloc., cycl., dros., euph., euphr., grat., <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>ign.</em>, indg., ip., lach., lyc., mag-c., <em>mang.</em>, <em>mur-ac.</em>, nat-m., nit-ac., nux-v., olnd., op., petr., ph-ac., phos., <em>plat.</em>, plb., <em>puls.</em>, rheum., sabad., sabin., spong., <em>stann.</em>, verat.</p>
<p><strong>BOULE</strong>, masse, coin ou bouchon planté, sensation de (Voir Corps) : aesc., agar., ail., <em>all-c.</em>, <em>alum.</em>, <em>ambr.</em>, am-c., anan., <em>ant-c.</em>, apis., <em>arg-n.</em>, arn., ars., <strong>asaf.</strong>, aur., aur-m., <em>bar-c.</em>, bell., benz-ac., berb., brom., bry., bufo., <em>calc.</em>, calc-s., <em>carb-s.</em>, carb-v., carc.<sup>78</sup>, <em>caust.</em>, cham., chel., chin-s., cic., <em>cina.</em>, cocc., <em>coc-c.</em>, <em>con.</em>, croc., <em>crot-c.</em>, <em>crot-h.</em>, crot-t., cur., <em>ferr.</em>, ferr-ar., ferr-p., <em>gels.</em>, <em>graph.</em>, <em>hep.</em>, hyos., <strong>ign.</strong>, kali-ar., <em>kali-bi.</em>, <em>kali-c.</em>, kali-n., kali-p., kali-s., kreos., lac-ac., <em>lac-c.</em>, <strong>lach.</strong>, laur., <em>led.</em>, lil-t.<sup>3b</sup>, <em>lob.</em>, mag-c., med., merc., <em>merc-i-f.</em>, merc-i-r., mez., myric., nat-a., nat-c., <strong>nat-m.</strong>, nat-p., nit-ac., <em>nux-m.</em>, <em>nux-v.</em>, ol-an., par., ph-ac., phos.<sup>3b</sup>, <em>phyt.</em>, plan., <em>plb.</em>, <strong>psor.</strong>, puls.<sup>3b</sup>, rumx., ruta., <em>sabad.</em>, sabin., <em>sep.</em>, <em>sil.</em>, sol-t-ae., still., stry., sul-ac., <em>sulph.</em>, tab., <em>thuj.</em>, tub.<sup>88</sup>, ust.<sup>3b</sup>, verat-v.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Si vous introduisez ces symptômes dans notre logiciel gratuit de <a href="http://www.homeopathie-online.com/Melanie_on_line">répertorisation Mélanie</a>, vous obtiendrez le résultat suivant, sans appel en faveur d’IGNATIA :</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/repert-ignatia1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-918" title="repert-ignatia" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/repert-ignatia1.jpg" alt="" width="628" height="232" /></a></p>
<p>Il est primordial de se familiariser avec les signes et les symptômes produits par les médicaments et la façon dont ils sont consignés. Il est important de visualiser les tableaux produits par les drogues et à mesure que l’on progresse cela permet de saisir l’essence d’une substance à travers ses diverses manifestations.</p>
<p>Le répertoire n’est rien d’autre qu’un super index intelligent de la matière médicale. A partir des données brutes qu’il recense, l’ouvrage introduit la précieuse notion de généralisation des symptômes, élargissant ainsi le champ purement expérimental ou clinique de la matière médicale. Nous devons au génie de Kent d’avoir su généraliser sans tomber dans les excès de son prédécesseur Boenninghausen.</p>
<p>L’apport de l’informatique apporte une dimension supplémentaire, spécialement grâce à l’exploitation des références croisées, des valorisations relatives et autres nombreux raffinements comme ceux que connaissent ceux qui utilisent PcKent 2.</p>
<p><em>Utiliser le répertoire sans connaître la matière médicale est une parfaite absurdité</em> et mène à une pratique mécanique et stérile qui est à l’opposée de la vraie démarche artistique.</p>
<p>A l’inverse, <em>une pratique basée exclusivement sur la matière médicale sans connaître le répertoire conduit à une vision morcelée</em> d’un cas puisqu’il est impossible de se souvenir de tous les signes produits par une substance donnée et de trouver ainsi un point commun aux signes observés chez le patient. Cette démarche conduit à la prescription basée sur des key-notes (signes rares caractéristiques d’une seule substance) ou justifie la poly-pharmacie, ce qui fait les choux gras des laboratoires.</p>
<p>Voilà, j’arrête ici, je pense que l’essentiel est dit. J’espère que notre site continuera de susciter de plus en plus de vocations d’homéopathes, merci et bravo à ceux qui ont franchi le pas vers la médecine du futur.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2010/11/24/discerner-le-simillimum-entrevoir-l%E2%80%99homeopathie-1ere-partie/">Retour à la première partie de l'article</a></p>
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		<title>HELLEBORUS NIGER</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/04/30/helleborus-niger/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 09:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Introduction
C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>Introduction</h2>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-441" title="Helleborus_niger" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de la forme de sa fleur et de l´époque de l´année ou elle fleurit.</p>
<p> L´ellébore noir se rapproche beaucoup de l´Ellébore oriental des Anciens dont l´action était si renommée dans les troubles mentaux.</p>
<p> La racine de la plante, noire en dehors (d’où son appellation), blanc à l´intérieur, à une saveur astringente, douceâtre, amère, nauséeuse, et une odeur désagréable. C’est dans la racine que l’on trouve deux principes actifs, l’helléborine qui paralyse le système nerveux (stupéfaction proche de celle d’Opium) et l’helléboréine qui a une action cardiaque (proche de celle de la digitale) et un acide qu’on suppose être l’acide aconitique.</p>
<p> On prépare par macération dans l´alcool à 90° de cette racine fraîche, une teinture mère à partir de laquelle nous obtenons par dilutions hahnemanniennes successives, les différentes dynamisations du remède.</p>
<h2>Les Renonculacées</h2>
<p>Le type de cette famille est représenté par les <a href="http://www.cosmovisions.com/renoncules.htm">Renoncules</a>, dont une espèce très commune, la Renoncule âcre (Ranunculus acris), est vulgairement appelée « bouton d'or » à cause de la couleur de ses <a href="http://www.cosmovisions.com/fleur.htm">fleurs</a>. C'est la structure de ces dernières qui fournit les caractères distinctifs de la famille.</p>
<p>Définition : Plante dicotylédone à pétales séparés, aux carpelles indépendants fixés sur un réceptacle bombé.</p>
<p>Dicotylédone : plante à fleurs (angiosperme) herbacée ou arborescente, à feuilles aux nervures généralement ramifiées, et dont la graine contient une plantule, le plus souvent à deux cotylédons.</p>
<p>Les remèdes couramment utilisés dans cette famille en Homéopathie :</p>
<p><em> Aconitum napellus</em><strong> </strong></p>
<p> <em>Cimicifuga racemosa</em></p>
<p> <em>Clematis erecta</em></p>
<p> <em>Helleborus niger</em></p>
<p> <em>Hydrastis canadensis</em></p>
<p> <em>Pulsatilla nigricans</em></p>
<p> <em>Ranunculus bulbosus</em></p>
<p> <em>Ranunculus sceleratus</em></p>
<p> <em>Staphysagria</em></p>
<h2>Helleborus selon Rajan Sankaran</h2>
<p>Le principal symptôme d’<em>Helleborus niger</em> est une sorte d’anesthésie ou d’engourdissement. Cet engourdissement est très marqué et exactement l’opposé de l’hypersensibilité ; comme les autres Renonculacées, elle est maladivement susceptible. Les patients <em>Helleborus nigrus</em> peuvent être blessés soudainement, de façon intense et, pour se défendre, se mettent en état de choc, devenant ainsi complètement engourdis.<strong> </strong></p>
<p>Knerr donne le symptôme suivant où <em>Helleborus niger </em>est le seul remède :</p>
<p>-           Colère, irascibilité, facilement en, consolation agg., ne veut pas être perturbé.</p>
<p>Il a aussi la rubrique :</p>
<p>-           Désir de rentrer chez lui.</p>
<p>Ces deux rubriques nous font penser à <em>Bryonia alba</em> (Violacées), un remède du miasme Typhoïde. Cet engourdissement et ce désir de ne pas être troublé ne résulte pas de la peur (Papavéracées), ni d’un traumatisme (Composées), mais de la colère. La sensibilité nerveuse de la famille se traduit par de la colère (contrariété) au niveau mental, et la réaction d’<em>Helleborus niger</em> est de ne pas vouloir être dérangé (miasme Typhoïde).</p>
<p>Lorsque la sensation de la famille des Renonculacées est associée au miasme Typhoïde, la sensation d’<em>Helleborus niger</em> pourrait être : <em>Doit renfermer ou </em>"<em>émousser</em>"<em> son irritabilité sinon il va mourir</em>.<em> </em></p>
<p>D’après Phatak : "les sensations s’émoussent et les réponses sont lentes."</p>
<h2>Principaux Tableaux Cliniques</h2>
<p> </p>
<h6>Ce que l’on retient en première lecture de la pathogénésie d’Helléborus, c’est la forme grave :</h6>
<p>Le malade git inerte dans son lit, couché sur le dos, les jambes repliés. Il est inconscient, il peut même délirer, c’est un délire plutôt passif, bien différent du délire maniaque de Belladonna et de Stramonium par exemple.</p>
<p>Il a tendance à glisser au fond de son lit :</p>
<p><strong>Lit, glisse</strong> dans le (faiblesse paralytique) (Voir Faiblesse-Paralysante-Glisse) : <em>apis.</em>, <em>ars.</em>, arum-t., <em>bapt.</em>, carb-v., <em>hell.</em>, <em>lach.</em>, mosch., <strong>mur-ac.</strong>, <em>nit-ac.</em>, nux-m., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, <em>rhus-t.</em>, zinc.<sup>16</sup></p>
<p>Sa tête roule d’un côté sur l’autre :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête : <strong><em>A</em></strong><em>gar.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>pis.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, ars., <strong>Bell.</strong>, <em>bry.</em>, caust., <em>cic.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, <strong>C</strong>lem., <strong>C</strong>olch., <strong>C</strong>or-r., <strong><em>C</em></strong><em>rot-t.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>upr.</em>, <strong>D</strong>ig., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>yos.</em>, <strong>K</strong>ali-br., <strong>K</strong>ali-i., <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ed.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>erc.</em>, <strong>N</strong>aja., <em>nux-m.</em>, <strong>O</strong>ena., <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong>P</strong>h-ac., <strong>P</strong>hos., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em>, <strong>P</strong>yrog., sec., <strong><em>S</em></strong><em>il.</em>, <strong>S</strong>pong., <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph., <em>tarent.</em>, <strong>TUB.</strong>, <strong>V</strong>erat., <strong>V</strong>erat-v., <strong>Z</strong>inc.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête, <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« C´est toute une image ! il dit "NON".</p>
<p> Il dit non à l´existence, il dit non à tout, il NIE la réalité, la vie en générale. Il S´ISOLE et REGRESSE. Il n´est plus capable de se réaliser, d´atteindre les buts de l´existence qu´atteint tout un chacun, mais il en SOUFFRE. » M. Brunson</p>
<p>Ou sa tête s’enfonce dans l’oreiller :</p>
<p><strong>ENFONCE</strong> la tête dans l'oreiller : <strong>apis.</strong>, <em>arn.</em>, arum-t.<sup>8</sup>, <strong>bell.</strong>, <em>bry.</em>, camph., crot-t., dig., <em>hell.</em>, helo.<sup>12</sup>, hyper., lach.<sup>3</sup>, <em>med.</em>, psor.<sup>11</sup>, sang.<sup>3</sup>, <em>stram.</em>, sulph., tarent., <strong>tub.</strong>, verat.<sup>3</sup>, verat-v.<sup>34</sup>, zinc.<sup>3</sup></p>
<p>Ou il se tape la tête avec la main.</p>
<p>Son regard est fixe, les yeux grand ouverts ou mi-clos :</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>FIXITÉ</strong> du regard / <strong>stupeur</strong>, pendant un accès de : ars., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut avoir des mouvements des yeux, à type de roulement, voire des mouvements convulsifs pendant le sommeil, les yeux peuvent être tournés vers le haut.</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>TOURNÉS</strong> / <strong>haut</strong>, vers le / <strong>fièvre</strong>, pendant : hell.</p>
<p>On peut avoir des anomalies pupillaires : <strong>Mydriase </strong>ou alternance de mydriase et de myosis.</p>
<p>Sur le bord des narines, on peut même voir des fuliginosités noirâtres :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>COLORATION</strong> / <strong>NOIRE</strong>, dépôts et fuliginosités noirâtres : <em>ant-t.</em>, <em>chlor.</em>, <em>colch.</em>, crot-h.<sup>3</sup>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>lyc.</em>, merc., <em>zinc.</em></p>
<p> La face est pâle et creusée, le front est plissé, couvert de sueurs froides.</p>
<p>Les lèvres sont craquelées, fissurées, il se les épluche sans cesse :</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>ÉPLUCHE</strong> / <strong>Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<p>Il a une fétidité horrible de la bouche. (2°).</p>
<p>La langue peut faire saillie :</p>
<p><strong>B : TIRÉE</strong>, Langue : absin., acet-ac., acon., <em>apis.</em>, bell., cina., cocc., <strong>crot-h.</strong>, ferr-m., <em>hell.</em>, hydr-ac., hyos., <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, <em>merc-c.</em>, nux-v., oena., op., <strong>phyt.</strong>, plb., sec., stram., stry., sumb., syph., tab., vip.</p>
<p><strong>B</strong> : <strong>MOUVEMENT</strong> / <strong>Langue</strong> / <strong>côté</strong> à l'autre, d'un : <em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em></p>
<p>La salive coule de la bouche, les commissures des lèvres s´ulcèrent.</p>
<p>Il peut avoir également des mouvements automatiques :</p>
<ul>
<li>Soit de la tête</li>
<li>Soit du maxillaire inférieur :</li>
</ul>
<p><strong>MASTICATION</strong>, mouvements de (Voir <strong>Dents-</strong>Grincer) : <em>acon.</em>, asaf., aster.<sup>7</sup>, <em>bell.</em>, <strong>bry.</strong>, <em>calc.</em>, caust.<sup>7</sup>, cham., cic., cina., fl-ac., gels., <em>hell.</em>, ign., lach., <em>merc.</em>, mosch., nat-m., <em>phos.</em>, plb., ruta.<sup>7</sup>, sec.<sup>7</sup>, sep., sol-n., <em>stram.</em>, verat.</p>
<p><strong>VISAGE - MASTICATION; mouvement de - cérébrales; dans les affections : </strong>bry.<sub>ptk1</sub> hell.<sub>mrr1</sub></p>
<p><strong>VISAGE - MOUVEMENTS des muscles faciaux - constant; mouvement - Lèvres; des - délire; pendant le</strong></p>
<p>hell.<sub>k2</sub> stram.<sub>sne</sub></p>
<p><strong>Chute de la mâchoire intérieure.</strong></p>
<ul>
<li>soit des mains: mouvements carphologiques:</li>
</ul>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>GESTES</strong>, fait des / <strong>draps</strong>, tripote les :  <strong>A</strong>con., <strong>A</strong>nt-c., <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, <em>ars.</em>, <strong>A</strong>tro., <em>bell.</em>, <strong>C</strong>ham., <strong>C</strong>hin., <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, cocc., <strong><em>C</em></strong><em>olch.</em>, <strong>C</strong>on., <strong>D</strong>ulc., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong>H</strong>ep., <strong>hyos.</strong>, <strong><em>I</em></strong><em>od.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-br.</em>, <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ur-ac.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>h-ac.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>sor.</em>, <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, <strong>S</strong>ol-n., <strong>stram.</strong>, <strong>S</strong>ulph., <strong>V</strong>erat-v., <strong><em>Z</em></strong><em>inc.</em>, <strong>Z</strong>inc-m.</p>
<p>ou il se met les doigts dans le nez :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>CURER</strong> / <strong>le</strong> nez / <strong>affections</strong> cérébrales, dans les : <strong>cina.</strong>, <em>con.</em>, <em>hell.</em>, <strong>SULPH.</strong></p>
<p>Ou il s’épluche les lèvres :</p>
<p><strong>Vig, épluche, Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<ul>
<li>Il peut y avoir des mouvements convulsifs voire de l’épilepsie. Dans certains cas, hémiconvulsions, avec paralysie du côté opposé.</li>
</ul>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>involontaires</strong> / <strong>un</strong> bras et d'une jambe, d' : <strong><em>A</em></strong><em>poc.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>occ.</em>, <em>hell.</em></p>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>Mbres</strong> sup / <strong>automatiques</strong> / <strong>d'un</strong> seul membre :  <strong><em>A</em></strong><em>lum.</em>, <strong>A</strong>pis., <strong>B</strong>ell., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut crier ou gémir :  </p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>CRIER</strong>, hurler / <strong>méningite</strong>, dans la (cri encéphalique) : <strong>apis.</strong>, arn., ars., bell., <em>carb-ac.</em>, cic., cupr., <strong>D</strong>ig., dulc., <em>glon.</em>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-i.</em>, <em>lyc.</em>, <strong>M</strong>erc-c., phos., <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, sol-n., stram., sulph., <em>zinc.</em></p>
<p>Donc, un tableau extrêmement effrayant, présageant une évolution défavorable très rapide. Il s’agit en fait d’un tableau très tardif du remède. Il va de soi qu’en pratique quotidienne, il y a peu d’occasions sinon pour des urgentistes homéopathes de prescrire ce remède selon cette description.</p>
<p><strong>Indications du remède à ce stade :</strong></p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans les affections du cerveau, de la moelle épinière, du système nerveux dans son ensemble et de l´esprit, mais spécialement dans les maladies inflammatoires aiguës du cerveau, de la moelle épinière et de leurs séreuses, ainsi que dans les troubles voisins de la démence. » Kent</p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans cette forme adynamique de la typhoïde qu´on appelait "typhoïde apathique". » Kent</p>
<p>« … Selon ma compréhension du remède, il serait très utile dans les cas cancéreux ou non de tumeurs du lobe frontal. » George Vithoulkas</p>
<p>Evolution :</p>
<p>Kent insiste fortement dans son exposé sur Helleborus dans sa Matière Médicale sur ce sujet. « Le remède agit lentement dans ces cas d´affections du cerveau et de la moelle épinière qui sont lentes, rebelles et donnent au malade un aspect stupide.</p>
<p> Quelquefois il n´y a aucun changement apparent jusqu´au lendemain du jour où le remède a été administré, ou même jusqu´à la nuit suivante : alors surviennent des sueurs, de la diarrhée ou des vomissements - une réaction enfin.</p>
<p> Il ne faut pas les entraver, il ne faut donner aucun remède : ce sont des signes de réaction. Si l´enfant a suffisamment de vitalité pour guérir, il guérira maintenant. Si on arrête les vomissements avec un remède quelconque, on antidotera HELLEBORUS. Laissez tranquilles les vomissements, la diarrhée ou les sueurs, et ils disparaîtront dans la journée. L´enfant se réchauffera et en quelques jours reprendra conscience...et puis, qu´est-ce qui se passera ensuite?</p>
<p>                Imaginez seulement ces doigts, ces mains et ces membres engourdis, cette peau engourdie partout.  Quel est, à votre avis, le symptôme le plus susceptible d´exprimer l´éveil de cet enfant stupide? Vous devez le connaître. .. C´est une observation clinique que vous pourrez contrôler si vous voyez des cas d´HELLEBORUS et des cas de ZINCUM… Eh bien! Les doigts de cet enfant commenceront à picoter. Tandis qu´il retrouvera son état nerveux normal, ses doigts commenceront à picoter, son nez et ses oreilles picoteront, et il commencera à crier, à se tourner sur le ventre et sur le dos et à se rouler dans son lit. Les voisins arriveront et diront : "A votre place je congédierais ce médecin, s´il ne donne quelque chose pour calmer cet enfant"; mais, si vous donnez effectivement quelque chose pour le calmer, vous pouvez être sûrs que le bébé sera mort dans les vingt-quatre heures. Cet enfant est en train de guérir, laissez-le tranquille. »</p>
<p><strong><em>Cas de fièvre typhoïde</em></strong></p>
<p>Un jeune garçon âgé de 12 ou 14 ans. Après deux semaines d’une très forte fièvre, la maladie semblait s’être focalisée au niveau cérébral. La diarrhée s’était arrêtée, il n’urinait plus, et il semblait complètement inconscient ; les yeux restaient grand ouverts et totalement immobiles ; la projection d’une forte lumière sur ses yeux en mydriase n’entraînait aucune réaction pupillaire. Il semblait complètement idiot, et les pulsations cardiaques étaient faibles et très lentes, 'seul le cerveau semble être la partie du corps encore active'.</p>
<p>Sous l’action d’Helleborus Niger 1000th (B. et T.) la diurèse a reprise puis est devenue très abondante, il a recommencé à bouger de temps à autre et très lentement il a recouvré sa conscience. Le premier signe qu’il a donné montrant qu’il commençait à bien comprendre ce qui se passait autour de lui fut celui-ci : c’était un garçon qui depuis toujours avait été collectionneur de monnaie et plus particulièrement de pièces de monnaie en argent. En l’examinant un soir à l’aide d’une lampe pour tester son attention, le père m’a dit, "Essayer avec une pièce de monnaie".</p>
<p>Je lui ai alors présenté un dollar en argent de façon telle que la lumière de la lampe en projette le reflet sur ses yeux, et pendant un seconde, il a fixé son regard sur la pièce et s’est mit à rire tout haut - "Ha! ha! Nous en avons aussi", mais ce n’est que plusieurs jours plus tard qu’il a pu voir parfaitement et demander ce qu’il souhaitait. L’amélioration s’est faite de façon progressive jusqu’au retour à la normalité avec Helleborus. Ce cas illustre bien la sphère d’action de ce remède, que ce soit lors d’une méningite aigue ou d’une fièvre typhoïde, lorsque l’action se focalise à la tête, et avec ces symptômes.</p>
<p><strong>Nash E. B</strong></p>
<p>(B et T= Boericke et Tafel : Encouragés par Hering à préparer des remèdes homéopathiques, en 1853, Francis E. Boericke et Adolph J. Tafel ont fondé la compagnie du même nom aux U.S.A. En moins de 10 ans, ils ont ouvert des pharmacies en Pennsylvanie, New York, New Orleans, San Francisco, Pittsburg, Washington, Minneapolis, Chicago et Cincinnati. Ils ont fourni en remèdes quelques uns des plus célèbres homéopathes de leur époque, Hering et Kent inclus.) </p>
<h6><strong>Mais il y a heureusement un tableau plus précoce</strong><strong> </strong></h6>
<p>où le sujet est conscient, mais avec un ralentissement intellectuel (sluggishness), il semble abruti. Hahnemann, le premier, a décrit cet état  en écrivant dans son Traité de Matière Médicale :</p>
<p>« Je conclus de différentes observations qu’il faut regarder comme le premier des principaux effets de l’Hellébore noire, la stupeur, l’émoussement du sensorium commune, l’état dans lequel, avec bonne vue, on ne voit qu’incomplètement et qu’on ne fait attention à rien ; où, avec une ouïe saine, on n’entend point clairement ; où, avec des organes gustatifs bien constitués, on ne trouve de goût à rien ; où l’on est toujours ou souvent sans penser ; où l’on se souvient peu ou pas du passé, même de ce qui vient d’arriver ; où rien ne réjouit ; où l’on ne fait que sommeiller légèrement ; où l’on ne peut goûter un sommeil véritable et rafraîchissant ; enfin où l’on veut travailler sans avoir l’attention ou les forces nécessaires pour le faire. » </p>
<p>« C´est une sorte d´état paralytique, que le terme de "stupéfaction" exprime bien.</p>
<p>Ne peut pas former des idées; ne peut pas fixer son attention; ne peut pas concentrer son esprit.</p>
<p>Le malade paraît à demi idiot. » Kent</p>
<p>Donc émoussement de tous les sens,</p>
<p>Il y a comme le dit Vithoulkas, une rupture de la communication, « Helleborus bloque la communication au sens le plus général du terme. Il semble abasourdir cette portion du cerveau qui reçoit, traite et interprète les données sensorielles du monde extérieur. Il y a une lenteur rampante dans ce processus. Le patient Helleborus se demande : "Qu’ai-je entendu? Que se passe-t-il?". C’est après un temps de réflexion qu’est intégrée une compréhension de ce qui s’est passé...</p>
<p>La description ci-dessus qu’Hahnemann nous donne, n’est pas tout ce qui constitue le portrait d’Helleborus,  mais il nous offre des indices de ce que nous devrons trouver en fait dans de tels cas. Il faut voir la difficulté de communication, la difficulté à percevoir et à répondre. La conscience de sa situation, la communication avec son entourage est extrêmement lente et très détériorée. »</p>
<p>Lors de la consultation d’un tel patient, ce qui va rapidement étonner, c’est le temps de réponse du patient à nos questions. Il réfléchit longtemps avant de donner une réponse. Les réponses peuvent être aussi confuses.</p>
<p><strong>RÉPONDRE</strong> (Voir Élocution) :</p>
<p><strong>lentement</strong> (Voir Lenteur-Parlant) : agar-ph., <em>anac.</em>, ars., carb-h., <em>carb-v.</em>, <em>cocc.</em>, <em>con.</em>, cupr., <em>gels.</em><sup>3b+7</sup>, <strong>hell.</strong><sup>7'</sup>, <em>kali-br.</em>, <strong>merc.</strong>, <em>nux-m.</em>, op., ox-ac., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, plb., rhod.<sup>3b+7</sup>, <em>rhus-t.</em>, sep., sul-ac., <em>sulph.</em>, <em>thuj.</em>, zinc.</p>
<p><strong>réfléchit</strong> longtemps avant de : alum.<sup>-15</sup>, <em>anac.</em>, <em>cocc.</em>, <em>cupr.</em>, grat., <strong>hell.</strong>, merc.<sup>1b</sup>, <em>nux-m.</em>, <em>ph-ac.</em>, <strong>phos.</strong><sup>7'</sup>, zinc.<sup>1b</sup></p>
<p><strong>confusément</strong>, comme s'il pensait à qq. ch. d'autre : bar-m., <em>hell.</em>, mosch.</p>
<p>On peut voir les efforts qu’il fait pour réunir ses idées et donner une réponse adaptée. Il a tendance à plisser son front sous l’effort.</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>RIDÉ</strong>, plissé / <strong>Front</strong> : Acet-ac., <strong>A</strong>gar.<sup>3</sup>, <strong>A</strong>lum., <strong>A</strong>m-c.<sup>3</sup>, <strong>B</strong>rom., <strong>B</strong>ry.<sup>3</sup>, <strong>C</strong>alc-p.<sup>3</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>aust.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ham.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ycl.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <strong>G</strong>rat., <em>hell.</em>, <strong>L</strong>achn.<sup>12</sup>, <strong>lyc.</strong><sup>5</sup>, <strong>M</strong>ang., <em>merc.</em><sup>88'</sup>, nat-m., <strong>N</strong>ux-v.<sup>88</sup>, <strong>O</strong>x-ac., <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em><sup>88'</sup>, <strong>R</strong>heum., <strong>R</strong>hus-t., <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em>, <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph.<sup>3</sup>, <strong>S</strong>yph.<sup>3b</sup>, <strong>V</strong>erat.<sup>-11</sup>, <strong>V</strong>iol-o.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Il y a aussi un problème dans la transmission de l’influx nerveux du cerveau vers les membres, les muscles ne réagissent pas bien, le patient doit faire un effort de concentration pour faire un mouvement, si on le distrait, il peut laisser tomber un objet qu’il tenait dans la main, par exemple.</p>
<p>Indifférence</p>
<p>Une caractéristique importante est une indifférence générale, indifférence à son environnement, à la douleur, il ne se plaint jamais ou peu, il ne s’intéresse à rien, ne prend aucun plaisir.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>INDIFFÉRENCE</strong>, aboulie, apathie, etc :</p>
<p><strong>aime</strong>, à ceux qu'il (voir Proches) : <em>acon.</em>, ars., <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, merc., nat-p., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>proches</strong>, à ses (voir Aime) : <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, hep., nat-c., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>souffrance</strong>, à la (Voir <strong>Généralités-</strong>Analgésie) : <em>hell.</em>, <strong>op.</strong>, <strong>Stram.</strong></p>
<p><strong>désir</strong> ni volonté, n'a ni : hell.</p>
<p>Idées fixes :</p>
<p>« La malade imagine que par ses péchés elle a laissé passer le jour de la grâce. Comme le malade AURUM elle croit qu´elle agit mal, qu´elle est en train de commettre un péché impardonnable. Ceci est d´autant plus prononcé qu´elle s´approche davantage de la démence. "Une vieille femme ayant été accusée de vol par les femmes du voisinage, le prit tellement à cœur qu´elle se pendit. Ce suicide produisit un tel effet sur les femmes du village que, l´une après l´autre, chacune s´accusa d´avoir causé la mort de la vieille femme." » Kent</p>
<p><strong>ILLUSIONS</strong>, imaginations, hallucinations (Voir Folie, Pensées-Persistantes; Voir <strong>Sommeil-</strong>Rêves) :</p>
<p><strong>mal</strong> agi, pense avoir (voir Crime, Néglige; Voir Anxiété-Conscience) : <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <strong>A</strong>ur-a.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>rot-c.<sup>-10</sup>, <strong>C</strong>ycl., <strong>D</strong>ig., <em>hell.</em>, hyos.<sup>7</sup>, <em>ign.</em>, lyc., merc., <strong>N</strong>at-a., puls., <strong>S</strong>arr.<sup>11</sup>, sulph.<sup>16</sup>, thuj.</p>
<p><strong>mourir</strong>, il va (Voir Mort-Pressentiment) : <strong>acon.</strong>, <strong>A</strong>gn.<sup>12</sup>, <em>arg-n.</em>, <strong>A</strong>rn.<sup>1b</sup>, ars.<sup>1b</sup>, bar-c., <strong>B</strong>ar-m.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>act.<sup>2</sup>, calc.<sup>5</sup>, cann-i., cench.<sup>1b</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>hel.</em>, <em>croc.</em>, <strong>C</strong>upr., hell.<sup>16</sup>, <strong>I</strong>ris-t.<sup>12</sup>, <strong>K</strong>ali-c., <strong>L</strong>ac-d., lach.<sup>2</sup>, <strong>L</strong>ac-lu.<sup>-2</sup>, <em>nit-ac.</em>, nux-v., petr., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em><sup>1</sup>, rhus-t., stram., <em>thuj.</em></p>
<p><strong>nouveau</strong>, tout est (voir Changé, Étrange) : <em>hell.</em><sup>88</sup>, stram.</p>
<p><strong>morts</strong>, avec des (voir Voix-Mortes), parle, elle : bell., <strong>calc-sil.</strong><sup>1</sup>, canth., hell., <em>hyos.</em>, nat-m., stram.</p>
<p>Le patient peut avoir des pressentiments de mort et prédire l’heure de sa mort.</p>
<p><strong>prédit</strong> l'heure de sa mort (Voir Peur-Mort-Prédit) : <strong><em>predicts</em></strong><em> the time</em> : <strong>acon.</strong><sup>1</sup>, agn.<sup>-15b</sup>, <em>aloe.</em><sup>2</sup>, alum.<sup>7</sup>, <em>arg-n.</em>, cench.<sup>1b</sup>, <strong>H</strong>ell.<sup>1b</sup>, lac-d.<sup>34</sup>, <strong>T</strong>hea.<sup>7</sup></p>
<p>Helleborus est bien différent ici d’Aconit qui a une peur intense de la mort ce qui n’est pas le cas d’Helleborus. </p>
<p>Tristesse</p>
<p>Ce tableau débouche sur un état de tristesse, pouvant à aller jusqu’à la dépression, voire la mélancolie.</p>
<p>« Quand elle est capable de se lever, la malade semble triste,  elle reste assise à ne rien dire et paraît plongée dans l´affliction. Mais elle ne fait pas de grandes lamentations, elle ne marche pas en long et en large ni ne se tord les mains comme la malade AURUM. Elle est dans un état d´apathie; elle a l´air triste et mélancolique, alors que, peut être, elle ne pense que bien peu. Toute tentative de consolation, tant que la malade est capable de penser, en fait qu´aggraver la situation. Comme chez NATRUM MUR., les maux sont aggravés par la consolation, mais les maux de NATRUM MUR. ne ressemblent pas du tout à ceux-ci. Quand le malade HELLEBORUS est capable de réfléchir à ses symptômes ils paraissent s´améliorer. » Kent</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>ASSIS</strong> / <strong>immobile</strong> : alum.<sup>16</sup>, arn., aur., brom., cham., chin-a., <em>cocc.</em>, elaps., <em>gels.</em>, haliae-lc.<sup>-4</sup>, hell., <em>hep.</em>, <strong>hipp.</strong>, <em>plat.</em>, <strong>puls.</strong>, <em>sep.</em>, stram., <strong>verat.</strong><sup>1</sup></p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>PENSER</strong> / <strong>troubles</strong>, à ses / <strong>amél</strong> : <strong>camph.</strong><sup>7'</sup>, cic., <em>hell.</em>, mag-c., pall., prun.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>TRISTESSE</strong>, dépression mentale (Voir Morose, Pleurer),</p>
<p><strong>heureux</strong>, en voyant des gens : <strong><em>happy</em></strong><em>, on seeing others (on seeing a happy person, he becomes melancholy and then only he feels very unhappy)</em> : hell.<sup>11+16 </sup></p>
<p><strong>puberté</strong>, avant la : <strong><em>before</em></strong><em> puberty, in</em> : <em>ars.</em>, calc-p., <em>hell.</em>, <em>lach.</em></p>
<p><strong>premières</strong> règles : <strong><em>the</em></strong><em> first menses</em> : <strong>H</strong>ell.</p>
<p>Troubles des la mémoire :</p>
<p><strong>Hahnemann écrit dans son proving : « Le passé est oublié ou il ne s’en souvient qu’à peine. » Les problèmes de mémoire peuvent prendre une forme plus grave. Vithoulkas écrit : « Ils peuvent dire : « J’oublie ce que je viens de dire ». Ils entendent quelque chose, et ils oublient immédiatement toute la phrase, toute l’idée contenue. Ils peuvent lire quelque chose, mais ils sont incapables de ne retenir une idée de ce qu’ils viennent de lire. » </strong></p>
<p>Irrésolution :</p>
<p><strong>Vithoulkas écrit : « Une conséquence de ce manque d’efficacité intellectuelle d’Helleborus, c’est l’irrésolution. Ces sujets ne peuvent prendre la moindre décision, par exemple, que prendre, qu’acheter, où aller, etc. Helleborus est un des principaux remèdes pour l’indécision. »</strong></p>
<p>Anxiété<strong> : </strong></p>
<p><strong>Tout ce tableau explique l’anxiété d’Helleborus, avec la peur qu’un malheur n’arrive, avec la peur de rester seul la nuit (</strong><strong><em>camph.</em></strong><strong>, <em>Caust.</em>, <em>Hell.</em><sup>7</sup>, stram.) </strong></p>
<p><strong>Cas clinique d’Edouard et Bénédicte :</strong></p>
<p>François Xavier, 20 ans en 2010<br />
Trisomique, suivi par moi depuis la naissance.<br />
En fin 2003 : PSOR LM1.<br />
Est passé aux neuroleptiques,<br />
qui ont un peu &gt; ; maintenant sous Solian.<br />
N'a plus ses hallucinations,<br />
  il parlait tt seul,<br />
  Bcp de gaz, œufs pourris.<br />
Triste,<br />
Regard fixe,<br />
  EEG normal.<br />
Peur de se tromper.<br />
Se frotte,<br />
  ou se passe les mains devant le visage.<br />
Toujours excellent appétit,<br />
  mange en restant assez mince.<br />
Léger résultat, puis je ne le revois plus durant 2 ans.</p>
<p>Nov 2005.<br />
Il va de mal en pis,<br />
Moments d'absence,<br />
  sursaute si on l'appelle.<br />
Ne sait plus ce qu'on lui demande.<br />
Boit bcp.<br />
Grince des dents +++</p>
<p>Hell LM1, 2 sec, 2 v, 2 fois par semaine.</p>
<p>Fin Nov.<br />
Semble réagir.<br />
A eu une forte poussée éruptive,<br />
  de partout.<br />
Semble bcp plus présent,</p>
<p>11 01 2006,<br />
Toujours forte poussée d'éruptions,<br />
Il parle un peu plus,<br />
  n'est plus dans le mutisme.<br />
Gros furoncles.<br />
Vents très nauséabonds par moments.</p>
<p>HELL LM2</p>
<p>Fevr 2006.</p>
<p>Très net mieux,<br />
Il communique,<br />
  sourit, etc.<br />
Des fois il reste au lit et ne veut pas bouger,<br />
N'a pas refait de furoncles.<br />
Juste éruptions visage suite du rasage.<br />
Ronfle la nuit.<br />
On ne le lui donne pas le soir,<br />
  il est survolté après sa dose.</p>
<p>(hell LM3)</p>
<p>Et depuis il répond toujours à HELL.</p>
<p><strong>Helleborus chez l’enfant :</strong><strong></strong></p>
<p>« Le type de malades HELLEBORUS le plus frappant, c´est l´enfant.</p>
<p> Ce remède est surtout indiqué chez les enfants entre deux et dix ans. La fixité du regard - décubitus dorsal et regard fixe avec les yeux mi-clos - est typique du remède. Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son. Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés.<br />
Dans l´hydrocéphalie il y a un cri aigu, le cri encéphalique. L´enfant criera en dormant. Il portera la main à la tête et criera, comme APIS. Mais l´hydrocéphalie d´APIS est bien plus active et aiguë. Le malade APIS rejette ses couvertures d´un coup de pied; le malade HELLEBORUS ne se soucie pas des couvertures, il ne se soucie de rien. Il n´est pas facilement troublé. Il est couché sur le dos avec les jambes remontées, faisant souvent des mouvements automatiques avec les bras et les jambes.</p>
<p> Il a parfois un côté paralysé, mais l´autre continue à faire des mouvements automatiques. » Kent</p>
<h6><em>Diagnostic comparatif :</em></h6>
<p>Farrington évoque 3 remèdes principaux qui ont une proche similitude avec Helleborus dans ce tableau de dépression sensorielle :</p>
<p>Phosphoric acid : mais on tire facilement le patient de sa somnolence qui répond alors normalement aux questions.</p>
<p>Nitric acid : apathie sensorielle, remède recommandé par Hahnemann dans le cas de fièvre typhoïde, l’apathie serait plus légère que celle d’Helleborus et de Phosphoric acid.</p>
<p>Opium : apathie encore plus marquée que les 3 autres. La congestion cérébrale est plus marquée, la respiration est bruyante et stertoreuse ce qui n’existe pas chez Helleborus. La face est sombre ou rouge brunâtre, alors qu’avec Hell., la face est pâle et souvent froide.</p>
<p><strong><em>Causalités </em></strong></p>
<p>Cet état peut être déclenché dans certaines situations.</p>
<ul>
<li>Suite de nostalgie (<em>hell</em>)</li>
<li>Suite de déception amoureuse (<em>hell</em>)</li>
<li>éruption supprimée (B. Long) (œdème externe, <strong>éruptions</strong>, suite de suppression d' : <strong>apis.</strong><sup>2</sup>, apoc.<sup>2</sup>, <em>ars.</em><sup>2</sup>, asc-c.<sup>2</sup>, dig.<sup>2</sup>, dulc.<sup>8</sup>, <em>hell.</em><sup>2</sup>, sulph.<sup>2</sup>, zinc.<sup>8</sup></li>
<li>Suite de commotion cérébrale</li>
</ul>
<p><strong>COMMOTION</strong> cérébrale : <strong><em>CONCUSSION</em></strong><em> of brain</em> : <strong>arn.</strong>, bell., carc.<sup>78</sup>, <strong>cic.</strong>, <em>hell.</em>, hep., <em>hyos.</em>, <strong>hyper.</strong>, kali-p., led., merc., nat-s., ph-ac., rhus-t., sep., sul-ac., zinc.</p>
<p>“Les cas de torpeur mentale, de perte de mémoire et d´obnubilation consécutifs à un traumatisme crânien peuvent être traités avec de bons résultats par Helleborus. Farrington (Clinical Materia Medica), Hayes (The homoeopathic Recorder) et Foubister (Tutorials),  décrivent divers cas très intéressants. Voyons le cas de Farrington :</p>
<p> " Pour bien démontrer la dépression d´Helleborus, je peux citer son emploi couronné de succès dans un cas de choc par un coup sur la tête. Arnica avait échoué, et le malade devint assoupi ; une pupille était plus grande que l´autre ; le patient répondait lentement aux questions, comme si sa compréhension était imparfaite ; en marchant, il traînait la jambe. Le pouls était à peine de 50 par minute. Le malade était plus mal entre 4 et 8 heures de l´après-midi. Helleborus guérit ce cas. "</p>
<p> Hayes expose six cas de traumatisme crânien traités avec Helleborus. La majorité des cas présentaient des troubles mentaux un à trois ans après le traumatisme, avec des radiographies normales, mais avec des lésions neurologiques que nous pourrions peut-être détecter aujourd´hui grâce à la Résonance Magnétique Nucléaire (IRM) ou bien par Tomographie Axiale Assistée par Ordinateur (Scanner), qui mettent en évidence des oedèmes ou des hémorragies localisées… </p>
<p>Le docteur Griggs expose le cas d´un médecin résidant (le docteur Gordon) au Children´s Homoeopathic Hospital, victime d´un accident de la circulation avec traumatisme crânien, suivi de perte de connaissance. L´administration d´Arnica, n´apporta aucun changement ; il présentait un tableau typique de traumatisme crânien persistant, avec perte de connaissance, dilatation de la pupille, émission involontaire d´urine, etc. Après qu´on lui ait fait une ponction lombaire et qu´on lui ait extrait du liquide rachidien, il s´améliora un peu, reprenant conscience de façon temporaire, avant de rechuter peu après. Le docteur Griggs lui administra Helleborus 200, après quoi le docteur Gordon reprit conscience et retrouva ses capacités mentales. » Mateu Ratera, Premiers  secours en Homéopathie</p>
<ul>
<li>Suite de désir sexuel supprimé<br />
<strong>refoulement</strong> du, affections suite de : <strong><em>suppressing</em></strong><em> the, complaints from</em> : <strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.</strong></li>
<li>Suite de prostration profonde</li>
<li>Suite de maladie infectieuse grave, après scarlatine, méningite</li>
<li>Suite d’intoxication</li>
<li>Symptômes cérébraux pendant la dentition (ALLEN)</li>
<li>George Vithoulkas écrit : « Ces états peuvent survenir à la suite d’une frayeur, un grand stress ou un chagrin important. »</li>
</ul>
<p>Le tableau précoce de Helleborus, tel qu’on l’a envisagé plus haut peut évoquer encore bien d’autres situations : un retard de développement cérébral de l’enfant, avec retard scolaire, un problème de développement cérébral après une maladie grave, une maladie d’Alzheimer dans ses formes débutantes, etc.</p>
<h6>Continuons avec les signes cliniques particuliers, appareil par appareil.</h6>
<p><strong>Vertige : </strong></p>
<p>Vertige avec nausées et vomissements, en se penchant ce qui est banal. Plus particulier à Helleborus :</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>LEVANT</strong> / <strong>penchée</strong>, de la position / <strong>après</strong> / <strong>amél</strong>: <strong>A</strong>ur., <em>hell.</em></p>
<p><strong>VE : PUPILLES</strong> dilatées, avec : <em>bell.</em>, hell., teucr.</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>REDRESSANT</strong> / <strong>lit</strong>, dans le / <strong>amél</strong> : <strong>H</strong>ell., <strong><em>L</em></strong><em>ac-d.</em>, phos., puls.<sup>16</sup></p>
<p><strong>Tête :</strong></p>
<p>Chaleur de la tête avec froideur du reste du corps, des mains et des doigts en particuliers :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>CHALEUR</strong> / <strong>froideur</strong> / <strong>mains</strong>, des, avec : asaf., asar., bar-c., bell., <strong>C</strong>alo., hell., iod., <em>ip.</em>, lact., lyc., nat-c., nat-m.<sup>3</sup>, ph-ac., sep., <strong>S</strong>umb.</p>
<p>Douleur, lourdeur avec sensation de pression au niveau du front vers l’extérieur :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>DOULEUR</strong>, céphalée en général / <strong>PRESSIVE</strong> / <strong>Front</strong> / <strong>Éminence</strong> frontale / <strong>droite </strong>: <em>caust.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em><sup>16</sup>, sabin., spong.</p>
<p>Douleur stupéfiante au niveau de l’occiput</p>
<p>Douleur, occiput, <strong>fermant</strong> les yeux, en, <strong>amél</strong> : <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em></p>
<p>Mouvements de la tête en particulier la nuit.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête / <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« Il ne sait où mettre sa tête, à cause de la violente douleur qu´il y éprouve; à chaque instant il se couche dans une autre position; il ne se trouve jamais mieux que quand il prend sur lui de rester tranquille, et que, fermant les yeux, il oublie sa douleur en sommeillant. » Hahnemann</p>
<p>Hydrocéphalie, inflammation du cerveau, des méninges.</p>
<p><strong>Yeux</strong></p>
<p>On a déjà signalé un certain nombre de symptômes, en particulier la fixité du regard, en particulier lors d’un accès de stupeur (ars., <em>hell.</em>). Les yeux sont enfoncés dans les orbites, ils sont tournés vers le haut, pendant la fièvre tout spécialement (<em>hell</em>, seul remède).</p>
<p>« Le texte dit : "Vision inaltérée." Néanmoins le malade voit imparfaitement; il ne regarde pas l´objet sur lequel est fixé son regard; l´étendue de son champ visuel paraît correcte, et pourtant quand on lui demande ce qu´il a vu il ne s´en souvient pas, les objets n´ont fait aucune impression sur sa mémoire ou son esprit. » Kent.</p>
<p><strong>Oreilles</strong></p>
<p>« L’audition est altérée, ou plutôt, il ne comprend ce qu’on lui dit, bien que le son lui parvienne. » Vithoulkas</p>
<p><strong>Nez :</strong></p>
<p>L’odorat est diminué. Fréquents éternuements, violents, le matin, immédiatement après le lever, « provoquant une fissure au milieu de la lèvre supérieure » Vithoulkas. Il a tendance à se mettre les doigts dans le nez (<strong>arum-t, cina, sil</strong>). Les narines sont dilatées et noirâtres comme si de la suie s’était déposée ( !).</p>
<p><strong>Visage :</strong></p>
<p>Expression stupide. Le front est plissé, en particulier dans les troubles cérébraux avec sueurs froides. Il peut y avoir une chute de la mâchoire inférieure, en même temps qu’un mouvement incessant de mâchonnement.</p>
<p>« Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son.  Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés….</p>
<p>Nous rencontrons ce froncement des sourcils et ce front ridé précisément dans cette sorte de troubles cérébraux. Nous trouvons une semblable sorte de rides chez LYCOPODIUM, mais la maladie est alors située dans les poumons. » Kent</p>
<p><strong>Bouche : </strong></p>
<p>Il peut exister des ulcérations de la bouche en général et des gencives. Haleine putride. Diminution du goût, les aliments n’ont aucun goût. Tremblement de la langue, en la sortant (<strong>lach</strong>.). Il peut exister des mouvements de langue d’un côté à l’autre (<em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em>). Grincement de dents.</p>
<p><strong>Estomac : </strong></p>
<p>Faim inhabituelle en période de fièvre.</p>
<p><strong>ES</strong> : <strong>APPÉTIT</strong> / <strong>AUGMENTÉ</strong> (faim en général) / <strong>fièvre</strong> / <strong>pendant </strong>: <em>chin.</em>, <em>cina.</em>, <strong>C</strong>ur., <strong>E</strong>up-pur., hell., <strong>phos.</strong></p>
<p>La soif peut être augmentée, voire extrême, ou absente en particulier durant la fièvre.</p>
<p><strong>Abdomen :</strong></p>
<p>« Dans la première partie de l´expérimentation il y a de la diarrhée et de la dysenterie, avec d´abondantes selles blanches gélatineuses ou des selles ne consistant qu´en mucus pâle adhérent.</p>
<p> Puis vient une constipation paralytique, et ces malades cérébraux, prostrés, émaciés, tels que je les ai décrits, resteront couchés pendant des jours sans aller à la selle, sans aucune manifestation intestinale.  Après un jour ou deux les lavements resteront même sans effet. » Kent</p>
<p><strong>Appareil urinaire :</strong></p>
<p>Rétention d’urines ou anurie. Les urines peuvent s’écouler goutte à goutte, parfois miction involontaire, en particulier dans la typhoïde. Tableau de néphrite aigue ou subaigüe avec rétention d’eau et œdèmes importants.</p>
<p>Les urines peuvent être sanguinolentes ou on peut noter la présence de sédiments comme du marc de café.</p>
<p><strong>UR</strong> : <strong>SÉDIMENT</strong> / <strong>café</strong>, comme du marc de : <em>ambr.</em>, <strong>Apis.</strong>, <strong>HELL.</strong>, <strong><em>L</em></strong><em>ach.</em>, <em>ter.</em></p>
<p>Terebenthina est le remède le plus proche mais la miction est brûlante et les urines ont une odeur aromatique et sont facilement sanglantes, accompagnées d’un météorisme abdominal plus important.</p>
<p><strong>Appareil génital masculin :</strong></p>
<p>Affections suite de refoulement du désir sexuel (<strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.)</strong></p>
<p><strong>Appareil génital féminin :</strong></p>
<p>« Aménorrhée après déception amoureuse, après s’être mouillé les pieds. » Vithoulkas</p>
<p><strong>GF</strong> : <strong>RÈGLES</strong> / <strong>suppression</strong> des / <strong>mouillée</strong>, après s'être / <strong>pieds</strong>, les : <em>acon.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <em>hell.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong>N</strong>ux-m., <strong>puls.</strong>, <strong>rhus-t.</strong></p>
<p><strong>Thorax :</strong></p>
<p>Pouls lent, petit, irrégulier. Epanchements pleuraux.</p>
<p><strong>Dos et Extrémités :</strong></p>
<p>Diminution du sens musculaire; il doit prêter une attention soutenue au fonctionnement de ses muscles. Relâchement subit des muscles ; il laisse tout à coup tomber les objets qu´il tenait.  </p>
<p>Les pouces sont recroquevillés à l’intérieur des paumes (Cupr).</p>
<p>Mouvements spasmodiques d´un bras ou d´une jambe.</p>
<p>Mouvements convulsifs ou plutôt automatiques.</p>
<p><strong>Peau</strong></p>
<p>Chute de cheveux et des ongles. Œdème important. Anasarque.</p>
<p><strong>Fièvre et frissons</strong></p>
<p>« Il y a dans ces fièvres, une soif ardente ou une faim de loup peu commune. » Kent.</p>
<p>Les frissons commencent dans les bras pour s’étendre ensuite : <strong>bras</strong> : <strong>bell.</strong>, dig., <strong>hell.</strong>, <em>ign.</em>, mez., plat.</p>
<p><strong>Modalités caractéristiques : </strong></p>
<p><em>AGGRAVATION : </em></p>
<p>De 16 h. à 20 h. ; du soir au matin; par l´air froid ; en se découvrant ; par le mouvement.</p>
<p><em>AMELIORATION </em></p>
<p>Par l´air chaud ; en fixant son attention sur ses maux.</p>
<p><em>DESIRS ET AVERSIONS</em></p>
<p>Faim avec dégoût des aliments ; aversion pour les légumes (<strong>légumes</strong> : bell., <em>hell.</em>, hydr., <em>mag-c.</em>, ruta).</p>
<h2>Quelques cas cliniques :</h2>
<p>  </p>
<h3>1° Cas Dr Cohen J. :</h3>
<p>Jeanne B. née le 17/09/88 accompagnée de ses parents me consulte pour autisme fin novembre 89 (elle a 15 mois). </p>
<p> A l´interrogatoire des parents, j´apprends que la mère a eu des difficultés à être de nouveau enceinte (première grossesse il y a 10 ans). Elle a subi divers examens, des stimulations d´ovulations, des inséminations artificielles. </p>
<p> Jeanne a été procréée sans l´intervention du corps médical. Elle est née par césarienne (la poche des eaux était colorée avec un cordon ombilical autour du cou). </p>
<p> Le lendemain de la naissance est apparu un ictère traité par U.V. Elle était somnolente, avait des difficultés à boire. </p>
<p> Vers le 10ème jour de vie, elle a présenté des <strong>convulsions toniques</strong>, convulsions qui ont persisté malgré le Gardénal. Les parents ont noté qu´elles vont surtout se manifester la nuit entre 19h et 6h du matin. </p>
<p> Les convulsions étaient nombreuses, fréquentes pendant les 6 premiers mois de la vie, puis elles vont persister mais plus rarement. </p>
<p> De plus, elle fait des colères par spasme lorsqu´on la dérange (quand on lui nettoie les mains ou les oreilles), quand elle entend un bruit brutal (une porte qui claque). </p>
<p> A l´observation : </p>
<p> - <strong>apparition par intermittence de la langue (protusion tongue)</strong> </p>
<p> - <strong>chewing léger.</strong> </p>
<p> - l´enfant joue avec ses mains, <strong>indifférente</strong> à ses parents, à ma présence     </p>
<p> - lorsque je lui mets un objet dans une main, elle le tient mais ne le regarde pas et joue avec l´autre main. </p>
<p> - elle sourit par intermittence dans le vague, parfois elle rit aux éclats, sans raison (semble-t-il !) </p>
<p> - je la prends dans les bras; elle ne dit rien mais me repousse si je la tiens serrée pour l´embrasser </p>
<p> - elle soupire beaucoup,<br />
- elle mange très peu, </p>
<p> - elle a des difficultés à avaler les liquides, les aliments semi-liquides, </p>
<p> Prescription : elle reçoit une dose X 30 K. </p>
<p> Un mois après deuxième consultation : </p>
<p> - elle regarde les objets, </p>
<p> - elle cherche le regard des autres et lorsqu´on la regarde elle éclate de rire, </p>
<p> - elle pousse des <strong>cris pendant son sommeil</strong> surtout durant la sieste,   </p>
<p> - elle gazouille dans son lit, pour la première fois de sa vie, </p>
<p> - elle tète la joue de ses parents, </p>
<p> - elle <strong>sort toujours sa langue comme un serpent</strong>; parfois sa langue sort sur le côté, </p>
<p> - toujours <strong>indifférente</strong> aux objets; lorsqu´on lui met un objet dans la main, elle ne le regarde pas, mais de temps en temps (et cela est nouveau) elle le laisse tomber, </p>
<p> - déglutit difficilement la soupe, il faut lui tenir la tête en arrière, les purées passent bien, </p>
<p> - elle se défend pendant l´examen clinique pour la première fois, elle tient assise seule. </p>
<p> Prescription : elle reçoit X XMK. </p>
<p> Troisième consultation en mars 90 : </p>
<p> - toujours indifférente aux autres sauf à son père, </p>
<p> - regarde plus les gens, tourne sa tête quand on l´appelle, </p>
<p> - elle joue toujours avec ses mains, prend seule les objets mais ne les regarde pas quand elle les tient, </p>
<p> - essaie de se mouvoir sur le dos ou sur le ventre, </p>
<p> - souvent elle frissonne, </p>
<p> - elle se réveille toujours en pleurant avec un regard apeuré,<br />
Mi-avril 90 : </p>
<p> - plus présente, sourit beaucoup, rit aux éclats de façon appropriée, mais toujours indifférente à sa famille, à son pédiatre, </p>
<p> Prescription : une dose d´X MMK (en raison de l´impatience du pédiatre). </p>
<p> Juin 90 : </p>
<p> - elle pleure souvent sans raison, </p>
<p> - elle refait des grimaces, </p>
<p> - elle ne veut pas manger, ni marcher, </p>
<p> - elle avale des morceaux et donc souvent avale de travers, </p>
<p> - elle grince des dents, </p>
<p> - toujours indifférente à sa famille, </p>
<p> Septembre 90 : </p>
<p> - elle attrape et prend son biberon seule, </p>
<p> - elle joue avec les objets, </p>
<p> - elle claque sa langue, </p>
<p> - elle sourit aux autres enfants (deux fois par semaine, va en garderie), </p>
<p> - s´endort souvent avec la langue dehors, </p>
<p> - inconsolable la nuit quand elle pleure durant le sommeil, </p>
<p> - elle aime les câlins, </p>
<p> - je me dirige vers elle : grande surprise : Jeanne me tend les bras, me sourit, m´embrasse et participe à la consultation pour la première fois; exécute des ordres simples comme : "donne ta main" "ouvre la bouche" ...... </p>
<p> J. Cohen (France). </p>
<h3>2° cas Publié dans Echos du Centre Liégeois d’Homéopathie :</h3>
<p>Je la vois la première fois au cabinet le 14.05.2003 avec sa mère. </p>
<p> C´est une blondinette aux yeux bleus qui serait ravissante si ce n´était un regard vide, hébété, qui m´évoque, malheureusement, fortement le look d´un poisson pas très frais... Elle dessine à ma demande, de temps en temps sursaute et nous regarde brièvement comme si elle nous découvrait pour la première fois. Par moments, elle mâchouille un chewing-gum imaginaire. Après beaucoup d´encouragement et de stimulation, elle déclare qu´elle est venue parce que "Je réfléchis pas assez bien, je suis toujours dans la lune". </p>
<p> A ma demande: "la lune" pour elle n´est pas du tout un monde de refuge fantasmagorique, mais vraiment ressemble à la surface lunaire "— Je ne pense à rien.", "— C´est vide.", "— Il n´y a rien.". </p>
<p> Sa mère décrit une grossesse, accouchement et petite enfance sans aucune particularité, si ce n´est une <strong>lenteur</strong> importante, insouciance, manque d´organisation et de concentration. Elle est à présent en <strong>retard</strong> à l´école qui souhaite lui faire redoubler l´année car elle n´arrive pas à lire de manière adéquate. </p>
<p> Amandine est timide, en retrait, mais joue bien avec d´autres enfants. Elle ne se met pas en colère et ne se défend pas quand on lui prend ses affaires ou on la malmène. Elle est maladroite et renverse les objets mais aime beaucoup le sport. Elle pleure facilement et ne supporte pas la douleur. Amandine a le plus grand <strong>mal à répondre à mes questions</strong> simples, elle semble perdre le fil de ses pensées, sursaute et retourne sur son dessin. </p>
<p> Un bilan complet audio et ophtalmologique a conclu qu´elle ne présentait aucun trouble sensoriel.<br />
Solution </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - ne dit rien </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - après longue réflexion </p>
<p> PSYCHISME - PAROLE, élocution - lente </p>
<p> PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de concentration - en étudiant </p>
<p> PSYCHISME - GRIMACES </p>
<p> PSYCHISME - HEBETUDE </p>
<p> PSYCHISME - MALADRESSE, gaucherie </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> Le 11.6.2003, je crois rencontrer une petite blonde pétillante pour la première fois! Amandine est transformée, vive, éveillée, elle intervient dans les conversations, corrige sa mère et fait preuve d´un bon sens de l´humour. Sa mère décrit la stupéfaction familiale quand 24 heures après de la prise du remède elle a pris la parole pour la première fois à table... </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> 15.10.2003. Tout va beaucoup mieux mais la mère vient avec une liste de points sur lequel il faudrait activer la baguette magique: lire mieux et plus vite, ramasser ses affaires qu´elle laisse traîner partout, etc. </p>
<h3>3° cas Marie-Luc Fayeton :</h3>
<p>Un cas de psychose </p>
<p> Confirmation de l´hypothèse du Dr. Masi : Il a perdu la capacité de reconnaître une valeur aux choses et lui-même est sans valeur parce qu´il a voulu être La valeur. </p>
<p> Il s´agit d´un homme à l´adolescence difficile, échec scolaire et drogue, jusqu´à la rencontre d´une jeune femme dynamique dont il tombe amoureux à 20 ans, et ils vivent ensemble depuis 8 ans quand il décompense complètement à la naissance d´un enfant 7 mois avant la consultation. Il a renvoyé mère et enfant en Bretagne sans travail, sans ressources, et est retourné habiter chez sa mère.  </p>
<p> Échec de Fluoric acid donné le 16/11/84. </p>
<p> Le 7/1/ 85, Il est en pleine régression. Il ne se lave plus, il ne se rase plus, c´est la mère qui le lave et l´habille. Il passe sa journée assis sur une chaise, ou à suivre sa mère comme un toutou. </p>
<p> Il se présente devant moi comme un automate (Hell), raide, thorax en avant, menton relevé, bouche ouverte, bras écarté, le regard vague (Hell), il ne dit pas un mot (Hell).  </p>
<p> Il a répété plusieurs fois à sa mère : " je suis perdu " (Hell). </p>
<p> Si je pose une question, il y réfléchit longtemps (Hell), front serré (Hell), en se tirant sur les lèvres (Hell), pour finalement répéter la question (Hell). S´il arrive à parler, il parle extrêmement lentement (Hell), il ne finit pas ses phrases (Hell). </p>
<p> Beaucoup de patience me fait réussir à lui faire dire :  </p>
<p> " je suis indifférence (Hell) ". " Je suis comme un automate ". </p>
<p> " Cet enfant, je n´en voulais pas, je ne saurais dire pourquoi ".  </p>
<p> " Ça nous a désunis, je n´éprouve  plus d´amour pour ma concubine." </p>
<p> - Pourquoi dîtes vous ma concubine ?<br />
" Je ne la considère pas comme une femme par le fait même que je ne suis pas un homme. </p>
<p> " Je croyais avoir un but, je n´ai plus rien ". </p>
<p> " J´ai l´impression d´avoir vécu une indifférence comme ça après arrêt de la drogue. " </p>
<p> " J´ai du mal à penser que cet enfant, je puisse y être indifférent comme ça ;  ce petit, il n´y est pour rien." </p>
<p> Tous les symptômes se répertorisent à Helleborus. Je sors de ma trousse Helleborus 5 CH, j´en met dans l´eau et lui en donne toutes les 10 mn, tandis que j´essaie de le faire parler sur ce qu´il veut dire par le mot " perdu " </p>
<p> " Perdu, oui, je suis perdu ". </p>
<p> - Cela veut dire que vous ne guérirez pas? </p>
<p> - C´est plus profond. </p>
<p> - Ça a un rapport avec la vie éternelle ? (La famille est athée) </p>
<p> - Oui, c´est ça, c´est ça, on est une famille perdue. </p>
<p> Tout d´un coup, il se met à rire :  </p>
<p> " Ah, mais, je le sens, cette dose me fait du bien, je sens que vous, vous allez me sauver! "  </p>
<p> Il a passé une bonne soirée en famille, il paraissait guéri, et puis il a fait après souper une crise de tétanie, affolement général, appel aux urgences, hospitalisation, et quelques jours après, je le retrouve dans le même état que précédemment. </p>
<p> Le 11/1/85, je lui donne Helleborus XM. </p>
<p> Le 21/1, on me dit qu´il se lave, se rase, répond au téléphone. </p>
<p> Le 29/1, il a une allure presque normale en entrant chez moi : </p>
<p> - Comment allez-vous ?  </p>
<p> -  Si je parle vous allez penser que je vais mieux.  </p>
<p> -  Il faudrait surtout pas ?  </p>
<p> -  (il rit) Non c´est pas ça. </p>
<p> - Avez-vous toujours ce sentiment profond d´être perdu ? </p>
<p> - Oui. Ils croient que je vais sortir de cet état mais moi je... "<br />
- Vous m´aviez dit que vous méritiez un châtiment ? </p>
<p> - Certainement. </p>
<p> - Qu´est ce que cela peut être ? </p>
<p> - Que je reste comme ça.  </p>
<p> - Qui vous l´a donné ce châtiment ? </p>
<p>- Peut-être que c´est le Bon Dieu (il rit). </p>
<p> - Vous riez parce que vous savez que ce n´est pas vrai. Dieu veut que vous redeveniez un homme - <br />
- Qui vous dit que j´ai été un homme avant ? Toute ma vie ça été comme ça. </p>
<p> - On ne vous a pas appris que Dieu veut vous aider à devenir un homme ? </p>
<p> - Je crois que je n´ai rien compris. Je sais que vous dites vrai mais ça n´entre pas en moi. </p>
<p> - Pourquoi ? </p>
<p> - J´ai l´impression que les mots que j´entends maintenant n´avaient jamais eu de signification. J´ai toujours employé des mots sans en connaître la valeur. </p>
<p> La prescription s´est faite sur une répertorisation, mais toute l´histoire parle d´une absence de valeur : il n´est pas un homme, sa femme n´est pas une femme, il n´a jamais donné de valeur aux mots, il est indifférent à l´enfant, " le pauvre petit ". </p>
<p> Le 22/02/I985. </p>
<p> Il reçoit Helleborus LM : Résultat spectaculaire. </p>
<p> Le 27/03/I985. </p>
<p> La mère dit qu´elle le trouve beaucoup mieux. Il rencontre les copains. Il fait du sport, du ski, de la natation. Il fait de la musculation parce qu´il trouve que sa peau est trop molle. </p>
<p> En consultation, il n´avoue pas qu´il va mieux, mais il est redevenu un beau jeune homme coquet et il  plaisante avec moi. Il tremble encore à l´extension des doigts. </p>
<p> Je sens que l´angoisse de sa situation est un obstacle à sa guérison : faillite commerciale, aucun diplôme, le chômage dans la région. Aussi je lui dis :  </p>
<p> - Ne pensez pas à l´avenir,  car c´est l´angoisse de l´affronter qui vous empêche de guérir. </p>
<p> - Alors, à quoi faut-il penser ? S´il ne faut penser ni au passé, ni à l´avenir ? (il rit). Je me demande toujours si cette naissance, il faut que je l´assume ? Il m´a remplacé d´une certaine façon, le " pauvre petit ". Il n´y est pour rien, je me montrais toujours fort, j´étais très faible, et j´en arrive toujours au même point ; c´est cette naissance. Il est bien là. On ne peut pas le supprimer. Il existe. </p>
<p> Là où je me suis leurré c´est en prenant du LSD, on brûle les étapes, on a l´impression de résoudre les problèmes avec le LSD, et face à des problèmes d´adulte on n´est pas prêt. </p>
<p> Cérébralement, ça m´a laissé quelque chose. Ca m´a lésé le cerveau ". </p>
<p> - Non, vous n´avez aucune lésion au cerveau. Mais vous n´avez pas fait votre maturité. Votre paternité est comme une jambe cassée. Laissez là dans le plâtre sans l´obliger à fonctionner tant qu´elle est incapable de fonctionner. Quand elle fonctionnera, vous sentirez en vous l´envie de cet enfant. </p>
<p> - Et si ça n´arrive jamais ?  </p>
<p> - Je vous promets que ça arrivera, mais en temps voulu. Pour l´instant n´y pensez pas. </p>
<p> Il est parti tout content.<br />
Le 18/041985 </p>
<p> J´apprends pas sa mère qu´il a envoyé un cadeau à son fils. </p>
<p> Le 06/02/1986 </p>
<p> Il lance une petite affaire, a pris un appartement, attend sa femme et son fils qui vont arriver de Bretagne de façon imminente. </p>
<p> Le 25/07/1987 </p>
<p> Il m´annonce une " bonne nouvelle ", sa femme attend un 2° enfant. </p>
<p> Une nouvelle dose de Helleborus réglera :<br />
- Une crise de foie en février 86. </p>
<p>- Une gonalgie post traumatique durant depuis 2 mois en Février 87. </p>
<p>- Un rhume suite de baignade en rivière en juillet 87. </p>
<p> Je le revois le 31/12/93. Il a deux enfants, sa femme est heureuse, il n´y a pas de père plus tendre, il a monté une petite entreprise de plomberie en Corse, ça va bien. Mais il se sent un peu déprimé : </p>
<p> "J´ai de l´argent et j´en profite. Quand je regarde ma petite famille, je me dis que je suis heureux. Je fais du tennis, du ski. Mais en fait, je me crée un personnage, je ne suis pas comblé. Il arrive un moment où je perds ma motivation. J´acquiers le savoir par l´expérience de la vie, je n´ai pas le nez fourré dans les bouquins. A l´école, j´étais attiré par ce qui se passait dehors, je cherchais les sensations, je jubile quand je me fais des sensations. C´est pas là que je vais m´enrichir. Finalement, je n´ai pas un rôle intéressant à jouer, ma valeur, dans le commerce, ça se mesure au chiffre d´affaires, c´est tout du vent; les confrères, dans la profession, ce n´est pas des lumières, ils sont mesquins, jaloux. Je voudrais être comme vous. " </p>
<p> Autrement dit : </p>
<p> Ses activités ne le comblent pas. </p>
<p> Ses sensations, ce n´est pas ça qui va l´enrichir (au sens de lui donner de la valeur). </p>
<p> Ses relations, ce ne sont pas des lumières. </p>
<p> Sa profession ne lui donne pas beaucoup de valeur.<br />
Bref, rien n´a de valeur, et lui non plus. La même problématique profonde, mais combien plus nuancée ! </p>
<p> " - Qu´est-ce que vous m´enviez ? </p>
<p> " - Vous, votre valeur, c´est de guérir les gens. Et puis, vous avez des certitudes, il n´y a pas de doutes dans votre tête. La question à laquelle je ne pourrai jamais répondre, c´est l´existence de Dieu. Là encore, il y a beaucoup d´efforts à faire pour en savoir davantage. Je suis attiré par certaines choses, mais il y a un blocage. " </p>
<p> Autrement dit, il n´a pas " découvert le bonheur humain comme un cadeau de Dieu pour l´aider à comprendre la divinité " (Masi). </p>
<p> HELLEBORUS 100K abMM </p>
<p> Le 11/12/96, je le revois dans mon cabinet. Il ne vient pas chercher une dose. Il en a pris une cet été. Il a été " déstabilisé " quand le frère de son amie a laissé sa femme.  </p>
<p> " La dose m´a fait beaucoup de bien tout de suite, dit-il, mais après une dose on rentre dans une phase où on se pose des questions. Avant, je redoutais ça, maintenant, j´y prends plaisir, je suis vraiment moi-même. J´ai réalisé que je n´étais pas un homme honnête. Il a fallu que je vienne vous en parler, mon cœur bat depuis hier soir à l´idée de vous rencontrer. Je ne suis pas croyant, et en même temps, je pense à vous. Je ne comprends pas. Vous êtes la seule parole du Bon Dieu pour moi. Je n´ai aucune instruction, je n´ai rien fait à l´école. Le travail que je fais ne nécessite pas d´autre qualification pour réussir que d´être roublard ; ça tient avec des combines. Les gens qui voient ma réussite trouvent ça formidable. S´ils savaient ! L´argent que je gagne n´est pas toujours gagné à la sueur de mon front. Je n´ai pas envie de la vie modeste d´un homme honnête. L´honnêteté, ça ne paye pas. Je n´ai pas la force de la choisir, et je ressens une insatisfaction profonde, ça sonne creux. Pour me sentir mieux, est-ce qu´il faut que je passe par là : appliquer les dix commandements ? " </p>
<p> Je ne sais pas la suite de cet échange, mais je peux le dire vraiment guéri : la guérison, c´est la lucidité, après, l´homme en fait ce qu´il veut. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 23/5/97<br />
Evolution </p>
<p> Le 20/8/99, il va bien; il a eu un accident de voiture en 98 qui s´est soldé par un lumbago et une manipulation vertébrale. </p>
<p> " Le type a grillé le feu, mais je n´ai pas eu de bons réflexes, j´étais mal dans ma peau, trop pris par mes soucis; j´ai repris une dose d´Helleborus, ça m´a rendu les idées plus claires. " </p>
<p> Il est  attaché à la Corse, mais il aimerait vivre dans plus de légalité, et il se pose la question de revenir sur le continent, il n´arrive pas à se décider.  </p>
<p> - Et vous, par rapport à la l´honnêteté personnelle, ça ne vous pose plus de problèmes ? </p>
<p> - j´ai réussi à me modifier par rapport à ça, je suis plus clair. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 20/8/99 </p>
<h3>4° cas Dr KERSTEIN :</h3>
<p>Grégory, 7 ans et demi, aîné de trois enfants, se présente en septembre 92. </p>
<p>Motif de la consultation : trois verrues, une sur les yeux, une autre au pied et une sur un orteil. </p>
<p>Mais la mère ajoute finement " Je sais que les homéopathes s´intéressent à tout, alors je complète. Grégory se plaint parfois du ventre, notamment, mais pas exclusivement en voiture ". </p>
<p>Accouchement au forceps. </p>
<p>A un an : selles trop nombreuses, guérison par homéopathie. </p>
<p>A l´école maternelle et même actuellement, l´enfant se sépare difficilement de sa mère. </p>
<p>Physique, goûts et aversions alimentaires : rien à signaler. </p>
<p>Plutôt ordonné, il se contrôle assez bien. Très réservé, ne se livre guère, manque de confiance en lui. </p>
<p>La mère ajoute : " Il se concentre difficilement quand il s´agit de faire ses devoirs ou d´étudier ; je dois l´aider ; son esprit est dispersé, il est lent et cette lenteur a été confirmée par son instituteur, il semble ne pas entendre, ni comprendre au point que je l´ai conduit chez l´ORL, qui n´a rien trouvé d´anormal ". </p>
<p>A ce moment, je crois tenir le remède mais je freine mon enthousiasme, et j´interroge moi-même Grégory qui tarde à répondre. </p>
<p>A l´examen, je constate une certaine hypotonie musculaire. L´enfant porte des lunettes, la mère me signale qu´il a été opéré de strabisme l´an dernier. </p>
<p>Solution </p>
<p>Par principe, j´effectue une petite répertorisation. </p>
<p> 1. Mind, slowness </p>
<p> 2. Mind, concentration, difficult, studying </p>
<p> 3. Eye, strabismus </p>
<p> 4. Mind, childish behaviour (à l´heure actuelle, l´enfant se sépare difficilement de sa mère).</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="670">
<tbody>
<tr>
<td width="40" valign="top"> 1 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - LENTEUR </td>
<td width="33" valign="top"> 149  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">2 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de - étudiant; en </td>
<td width="33" valign="top"> 108  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">3 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">OEIL - STRABISME </td>
<td width="33" valign="top"> 88  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">4 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - ENFANTIN, puéril; comportement </td>
<td width="33" valign="top"> 75  </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="41" valign="top">    </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>nux-v.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>calc.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>aeth.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>bell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>puls.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>sulph.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>alum.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hyos.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>lyc.</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top"><strong>4/10</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/8</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/7</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">1</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">2</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">4 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">3</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">4</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>  </p>
<p>La répertorisation ne fait que confirmer l´impression que Helleborus est le bon remède, la mère m´avait donné la clé du problème en consultant un ORL pour l´audition insuffisante, alors que l´examen est normal. </p>
<p> Hering nous dit : " L´appareil auditif est intact mais n´entend rien distinctement, ni ne comprend, répond après avoir réfléchi longtemps " (comme Grégory). </p>
<p>  Donc Hell 200 K à renouveler après un mois si nécessaire. </p>
<p> Décembre 1992 : après deux mois, je revois Grégory.  </p>
<p>Il ne s´est plus plaint de l´abdomen. Mais surtout, à la grande joie de la mère, les trois verrues ont disparu après un mois, bien qu´Helleborus ne soit pas évoqué dans la rubrique des verrues. </p>
<p> Mais je suis plus ambitieux que les parents, je suis convaincu que, dans ce cas, l´homéopathie peut être autre chose qu´un traitement anti verrues, qu´elle peut toucher le mental de ce garçon. Bien qu´il ait de bons résultats scolaires, la mère reconnaît que son fils doit être aidé, et qu´en fait, il travaille plus que ses compagnons. </p>
<p> D´ailleurs, ses parents ont conscience du problème et viennent de commencer une approche psychologique chez un spécialiste. </p>
<p> Pour ma part, je souhaite pouvoir continuer l´administration d´Helleborus, tout en sachant qu´un résultat favorable pourrait être attribué au traitement psychiatrique. </p>
<h3>5° cas Dr Ozanon :</h3>
<p>25 ans de mariage, 25 ans de confiance aveugle. C´est un homme effondré qui m´est "amené" par sa belle-sœur. </p>
<p> " Depuis deux mois il est prostré, il n´assume plus rien: il vient de découvrir que sa femme l´a dilapidé de tout son argent. Il est au bord du divorce, c´est elle qui fait les formalités. Depuis des années sa femme se mettait de l´argent de côté, elle a entièrement équipé le futur appartement qu´elle occupera avec son amant. Et mon beau-frère n´a jamais rien remarqué. De plus, elle était très dépensière depuis quelques mois: plus de 30 paires de chaussures, des robes, des manteaux... La dernière note de téléphone s´élève à 8000 Fr., c´est son banquier qui l´a mis en garde, le découvert devenant énorme. Faites quelque chose pour lui, aidez le à réagir, il a toujours été fragile, il avait fait une première dépression après le décès son père. Je l´ai forcé à venir vous voir, il restait muré". </p>
<p> Je demande à le rencontrer seul: c´est en effet un homme de 50 ans "abasourdi" qui s´installe devant moi: "un coup d´assommoir, elle va m´anéantir", murmure-t-il. L´interrogatoire n´est pas facile. Il me parle de ses 2 enfants qu´il a mis au courant depuis 3 semaines: "le plus jeune de 15 ans m´échappe, l´aîné de 17 ans est de marbre...". Il me parle de sa fragilité nerveuse: fatigable, il est peu résistant au travail, affrontant mal les difficultés, les conflits. Dans les ATCD, il me signale une tumeur cérébrale opérée à 13 ans. La récupération a été très longue: problèmes de mémoire, d´élocution, ce qui l´a obligé à arrêter ses études de pharmacie. Il est alors rentré dans l´entreprise familiale (encore dirigée par sa mère de 85 ans qui est une véritable maîtresse femme). Il ne va mieux que depuis 10 ans environ, mais reste passif, ayant peu d´intérêt aux choses de la vie quotidienne, n´ayant qu´un rôle subalterne dans son travail. Il ne ressent même pas d´ennui, fonctionnant presque comme un automate.<br />
Je feuillette mon répertoire: </p>
<p> PSYCHISME - STUPÉFACTION  (stupeur) - traumatisme à la tête; après un: 6 remèdes: </p>
<p> Arnica, cicuta, conium, helleborus, pulsatilla, rhus tox. </p>
<p> Je me rappelle un travail de Masi d´oct. 89 concernant Helleborus: "Toutes les choses lui semblent superficielles et sans valeur. "Vanité des vanités, tout est vanité". Perte de la joie de vivre: il voit la joie des gens et tous ses malaises s´aggravent. Sa faute: a voulu  avoir toutes les valeurs. Châtiment: perd la capacité de reconnaître une valeur aux choses. Egt: sera donneur de valeur. </p>
<p>  HELLEBORUS XM est donné en avril 94. Je le revois un mois plus tard: "j´ai l´impression d´émerger d´une longue léthargie". Il est en effet rapidement sorti de sa torpeur et a repris la situation en main: démarche chez l´avocat, discussion avec ses enfants, reprise du travail... Je le reverrai encore deux à trois fois. Helleborus ne sera redonné qu´une seule fois devant une reprise des angoisses avec insomnie et une difficulté à réfléchir... </p>
<p> Des nouvelles me sont données régulièrement par sa belle-sœur: ses affaires sont définitivement réglées, il vit avec ses enfants et s´est bien réinvesti dans son travail. </p>
<h3>6° cas G. Vithoulkas :</h3>
<p>Un jeune homme, 22 ans, est venu à notre consultation. Il se plaignait surtout d’une céphalée chronique, d’une lourdeur marquée de la tête et il observait que ses céphalées étaient fortement accentuées par l’effort intellectuel. Il lui était de ce fait impossible de se concentrer. Ses maux de tête avaient débuté il y a quelques années, à une période où il avait échoué trois fois de suite à ses examens scolaires. Il se disait paresseux et sans aucun gout pour l’étude, il résumait son comportement en disant, “J’aimerai mieux voir le diable qu’un bouquin.” Il était actuellement encore à l’école et craignait d’échouer une nouvelle fois à ses examens, ce qui lui procurait beaucoup d’anxiété et de désespoir et, parfois même, des idées suicidaires. </p>
<p>L’aspect le plus important du cas, c’était l’impression qu’il donnait lors de l’examen. Il apparaissait ralenti et lourd, et très lent à comprendre. Il donnait rarement d’information de son propre chef et se contentait de rester assis sans bouger, avec un regard presque stupide. Il fermait souvent ses yeux et semblait épuisé. Lorsqu’on le pressait de questions, en l’encourageant à être plus précis dans ses réponses, il plissait le front en un effort de réflexion manifestement pénible et inefficace. Il était très lent et répondait aux questions uniquement par quelques mots. Tout effort de concentration était rapidement abandonné, et il répondait assez souvent, "Je ne sais pas." En deux mois, Helleborus 50M l’a transformé. </p>
<p>Selon mes vues, ce cas est tout à fait caractéristique d’Helleborus, et correspond aux stades initiaux de la pathogénésie du remède.  La lenteur est caractéristique. Ici nous avons un patient qui éprouve une grande difficulté à percevoir des stimuli, des questions par exemple, et à tenter d’y répondre. Le patient Helleborus marque une pause assez longue et finit par répondre avec hésitation. "Je le crois," est souvent sa meilleure réponse. Dans le Répertoire, nous trouvons Helleborus dans la rubrique, <em>'Répondre, réfléchit longtemps avant de'</em>. </p>
<p>Il nous faut noter aussi ce type de céphalée; une céphalée stupéfiante. Stupéfaction et ralentissement caractérisent ce cas. Dans notre matière médicale, on ne peut trouver les descriptions de tous les cas que l’on peut rencontrer, mais les thèmes généraux de la description du remède nous nous donnent des indices qui peuvent être appliqués à ces cas. </p>
<p>Le principal thème d’Helleborus dont on doit se souvenir est la stupéfaction et la difficulté de communiquer. Il y a bien sûr une grande différence entre ce stade précoce dans la pathologie d’Helleborus, et les stades plus évolués et plus caractéristiques, avec stupeur, convulsions, roulement de la tête en agonie, et inflammation du cerveau et des méninges. </p>
<h3>7° cas Dr Kent J.T. :</h3>
<p>Il s’agit d’un enfant âgé de 8 à 10 mois, atteint d’hydrocéphalie, pour lequel plusieurs médecins parmi les meilleurs établis dans notre ville ont décidé d’abandonner tout soin, considérant son cas au-delà de toute solution thérapeutique. C’est ce qu’ils ont tous dit à son père, après confirmation du diagnostic. J’ai été appelé vingt-quatre heures après cette révélation. L’enfant était totalement inconscient alors et avait, depuis deux jours, les pupilles très dilatées, sans réaction cornéenne au toucher, et tout portait à prédire une mort proche. </p>
<p>La première question que j’ai posée était la suivante: "Les reins fonctionnent-ils depuis un ou deux jours?" et après que l’on m’ait certifié qu’il n’avait presque pas uriné, je lui ai prescrit immédiatement Helleborus 1000,  une dose. En quelques heures, il y a eu une bonne reprise de la diurèse, diurèse qui s’est accentuée et maintenue ensuite, avec modification de tous les symptômes cérébraux jour après jour, avec retour de la conscience en une semaine environ, et une récupération complète de la santé en deux ou trois semaines. </p>
<p>Pendant toute cette période, il n’a fallu qu’une à deux doses au plus d’Helleborus, accompagnées d’une seule dose de <em>Bell</em>., <em>Nux</em>., et d’un ou deux remèdes en haute dynamisation, pour des symptômes les nécessitant ; mais ces doses n’ont été administrées que pendant une durée de 24h, et en général à des intervalles de deux à quatre jours voire plus. Cet enfant est devenu l’enfant le plus brillant de cette grande famille, et a bien réussi dans sa scolarité. </p>
<p><strong>Kent, Homeopathic Physician - 1881, vol. I, No. 7</strong> </p>
<h2>Bibliographie :</h2>
<p>  </p>
<p>Duprat Henry, Traité de Matière Médicale Homéopathique, 2° édition, J.B. Baillère </p>
<p>Farrington E. A. Matière Médicale Clinique. Editions Similia </p>
<p>Hering C., Les Symptômes Guides de Notre Matière Médicale, tome 5. </p>
<p>Kent J.T. Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Kerstein J., Ma pratique Homéopathique au quotidien – 101 Cas commentés. </p>
<p>Lathoud J.A., Etudes de Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Mateu Ratera, Premiers Secours en Homéopathie </p>
<p>Vithoulkas George, Talks on Classical Homeopathy. B. Jain. </p>
<p>Vithoulkas George, Materia Medica Viva, tome XI</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cas clinique 01. Phobies. Traitement par Argentum nitricum puis Lyssinum</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/02/05/cas-clinique-01-phobies-traitement-par-argentum-nitricum-puis-lyssinum/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 18:42:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Cas cliniques]]></category>
		<category><![CDATA[argentum nitricum]]></category>
		<category><![CDATA[cas clinique]]></category>
		<category><![CDATA[Kent]]></category>
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		<category><![CDATA[phobies]]></category>
		<category><![CDATA[Répertoire]]></category>
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		<category><![CDATA[vertige]]></category>

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		<description><![CDATA[CAS 1 Monsieur J. Daniel, angoisses 
Consulte le 13.10.95 pour une  			      anxiété majeure.
« Je manque terriblement de confiance en moi. J'ai toujours une peur qui est là. J'en ai l'estomac noué en permanence ». Il a stoppé le tabac en 93, et depuis 88 il a également stoppé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong><strong><a id="CAS 1 MR J. DANIEL" name="CAS 1 MR J. DANIEL">CAS 1 Monsieur J. Daniel</a>, angoisses</strong> </strong></h1>
<p><strong>Consulte le 13</strong>.<strong>10</strong>.<strong>95 pour une  			      anxiété majeure.</strong></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/sthetoscope.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-146" title="sthetoscope" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/sthetoscope-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>« Je manque terriblement de confiance en moi. J'ai toujours une peur qui est là. J'en ai l'estomac noué en permanence ». Il a stoppé le tabac en 93, et depuis 88 il a également stoppé toute boisson alcoolisée et se considère guéri de son alcoolisme. Toujours pressé. Peur de passer par certains endroits, incapable de passer sur un pont : vertige+++. Très ballonné, &lt;&lt;la taille serrée dans des vêtements. Peu de désirs alimentaires hormis une très forte envie de choses sucrées.</p>
<p>Examen physique : RAS sauf odeur des pieds très gênante.</p>
<p>Le remède ??? prescrit en XM l'améliorera dès le 15eme jour suivant. Revu le 20 Janvier 96, il va très bien, son angoisse est « presque partie ». Il n'a plus l'estomac noué ni de ballonnements. &lt; de la transpiration des pieds. Trous de mémoire. Devient plus frileux alors qu'il n'avait jamais ressenti le froid auparavant. Aversion nette pour le lait. Continue de manger très sucré. Très émotif, il a vite la larme à l'oeil. Répétition de ??? en XM.</p>
<p>Revu en Mars 96. Va de mieux en mieux. « Au fait, mon ophtalmo dit que je n'ai plus besoin de me faire opérer mon truc à l'oeil ». Son ptérygion, que je n'avais pas vraiment remarqué aurait donc diminué. ??? en LM. En Septembre 96. Le ptérygion va et vient mais est très estompé. Beaucoup moins la larme à l'oeil. Changé ses goûts. Reste sucré, mais maintenant: très fort penchant pour le chocolat.</p>
<p>Questions : Quel est le remède ???, sur quels arguments le donnez-vous ? Quel est le remède complémentaire qui devient indiqué ensuite, sur quel nouvel argument ? Dans l'optique du remède complémentaire que l'on pense indiqué, quelles sont les questions fondamentales à poser pour s'assurer de son indication ?</p>
<p>JH Dubois. jhdubois de bluewin.ch<br />
Cher ami,<br />
bonjour<br />
Calc. me semble bien couvrir le cas. Toutefois Kali-c ne semble pas<br />
dénué d'intérêt.<br />
L'aversion pour le lait et le désir de chocolat<br />
appartiennent aussi à Calc.<br />
Voici donc pour ma première approche, j'entends<br />
les grondements du Maître et attends ses remarques.<br />
Bien amicalement, JH<br />
DuBois</p>
<p class="cas_ed">Bonjour l'ami<br />
DuBois !<br />
Non, non, je ne gronde pas. Au contraire, je me frotte les mains de<br />
te titiller les neurones. Alors, Calc. ou Kali-c, tu tournes autour des<br />
carbones. Avant tout une remarque : l'aversion pour le lait s'est nettement<br />
aggravée après la prise du remède. Pour qu'on puisse dire qu'il s'agit d'un<br />
symptôme pathogénétique, il faudrait qu'il soit apparu avec un faisceau d'autres<br />
signes connus pour appartenir au remède prescrit, ce qui ne semble pas<br />
franchement être le cas.<br />
D'autre part, j'ai ignoblement fait exprès de<br />
laisser traîner ce symptôme en espérant qu'on le relèverait, de sorte que je<br />
puisse faire ma petite leçon ! Pour qu'un désir ou aversion alimentaire soit à<br />
retenir, il faut qu'il soit très marqué et/ou dissonant par rapport aux normes<br />
de l'âge ou de l'espèce. En pratique chez les adultes, l'aversion pour le lait<br />
se rencontre fréquemment, si cette aversion est forte et/ou très ancienne, elle<br />
mérite considération autrement, c'est un coup à rater le remède. A l'opposé, un<br />
enfant qui aime boire du lait, c'est banal et donc sans signification. Un enfant<br />
qui a horreur d'en boire, voilà qui nous intéresse.<br />
Pour en revenir aux<br />
remèdes, le tableau qui domine est celui d'une grande anxiété, avec des phobies<br />
et une forte envie de sucré, certes Calc ou Kali-c en possèdent mais avant tout<br />
on est en droit d'évoquer d'abord un autre champion, qui de plus se trouve fort<br />
bien complété par ces deux autres que tu proposes. Donc pour résumer tu est déjà<br />
parti un peu trop loin.<br />
J'attends la suite de tes commentaires ! Et merci<br />
d'être le premier à animer notre petite rubrique. Ed.</p>
<p>JC Ravalard. Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr<br />
Ce<br />
qui apparaît le plus proche au premier look, c'est Argentum<br />
Nitricum<br />
Anxiété, caractère pressé, vertigineux, manque de confiance,<br />
ballonné, très forte envie de choses sucrées.<br />
En rajoutant à la<br />
répertorisation :<br />
la transpiration des pieds gênante<br />
&lt;&lt; les<br />
vétements serrés à la taille<br />
l'aversion pour le lait<br />
le ptérygion<br />
le<br />
désir de chocolat<br />
il ne reste qu'un Remède qui convient parfaitement c'est<br />
Calcarea Carb.</p>
<p>Un autre est très proche, c'est Lycop.</p>
<p>Questions à<br />
poser pour les différencier :<br />
Comportement vis à vis du caractère chaud ou<br />
froid des aliments ?<br />
Vis à vis du salé ?<br />
Agité ou somnolent le soir<br />
?</p>
<p>Amitiés..J.C des H.</p>
<p><span class="cas_ed">Ou là là ! Le Jean-Claude est déchainé ! Il va falloir que je me<br />
creuse un peu plus pour vous trouver des cas intéressants. En tout cas, je vois<br />
que tu as bien retenu comment développer le raisonnement homéopathique et que<br />
je ne sème pas dans le désert.<br />
Il faut que tu te fasses plus confiance à toi<br />
même : le bon remède t'est apparu du premier coup. Arg-n convient parfaitement à<br />
la situation que tu analyses au début. Ensuite tu ajoutes des symptômes un peu<br />
trop en vrac, sans les relativiser assez. &lt; par les vêtements serrés, l'envie<br />
très forte de sucré sont de très forts signes pour Arg-n et ont à peine moins de<br />
valeur que le tableau mental. Celui-ci est gouverné par les phobies, le manque<br />
de confiance en soi, le comportement pressé. Le vertige &lt; dans les endroits<br />
élevés est aussi caractéristique, de même que le symptôme le plus intéressant<br />
parce que rare : « peur de passer par certains endroit ».<br />
Où le trouver dans<br />
le répertoire ? Peur, angles de certaines maison, de passer devant.<br />
Pour moi,<br />
je répertoriserai donc ainsi:</span></p>
<table border="1" cellspacing="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td rowspan="4" width="22%"><strong>Libellé de<br />
la<br />
Rubrique</strong></td>
<td rowspan="4" width="4%" align="middle"><strong>V<br />
a<br />
l</strong></p>
<p><strong> R<br />
u<br />
b<br />
r<br />
i<br />
q<br />
u<br />
e</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Arg-n</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Calc</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Sulph</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Lyc</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Puls</strong></td>
<td width="9%" align="middle"><strong>Nat-m</strong></td>
<th width="15%"><strong>Remède</strong></th>
</tr>
<tr>
<td width="9%" align="middle">46</td>
<td width="9%" align="middle">36</td>
<td width="9%" align="middle">36</td>
<td width="9%" align="middle">28</td>
<td width="9%" align="middle">28</td>
<td width="9%" align="middle">28</td>
<td width="10%" align="middle"><strong>Valeur<br />
Globale<br />
du remède</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="9%" align="middle">6</td>
<td width="9%" align="middle">5</td>
<td width="9%" align="middle">5</td>
<td width="9%" align="middle">4</td>
<td width="9%" align="middle">4</td>
<td width="9%" align="middle">4</td>
<td width="10%" align="middle"><strong>Occurence<br />
(fréquence)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="9%" align="middle">12</td>
<td width="9%" align="middle">11</td>
<td width="9%" align="middle">10</td>
<td width="9%" align="middle">11</td>
<td width="9%" align="middle">7</td>
<td width="9%" align="middle">5</td>
<td width="10%" align="middle"><strong>Total<br />
des<br />
Degré</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="22%"><strong> +</strong> Psy:<br />
Peur / angles / de certaines maison...</td>
<td width="4%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<th width="15%"><strong>Degré</strong></th>
</tr>
<tr>
<td width="22%"><strong> +</strong> Psy: Confiance en soi...</td>
<td width="4%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<th width="15%"><strong>Degré</strong></th>
</tr>
<tr>
<td width="22%"><strong> </strong> Ve: Elevés...</td>
<td align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td align="middle"><strong>Degré</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="22%"><strong> </strong> Es:<br />
Désir / sucreries</td>
<td align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">2</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle">3</td>
<td width="9%" align="middle"></td>
<td width="9%" align="middle">1</td>
<td align="middle"><strong>Degré</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>+</strong> Ab:<br />
Vetements..</td>
<td align="middle">4</td>
<td align="middle">3</td>
<td align="middle">3</td>
<td align="middle">1</td>
<td align="middle">3</td>
<td align="middle">1</td>
<td align="middle"></td>
<td align="middle"><strong>Degré</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>Mb: Transpiration / Mbres inf / Pied /<br />
nauséabonde</td>
<td align="middle">1</td>
<td align="middle">1</td>
<td align="middle">2</td>
<td align="middle">2</td>
<td align="middle">3</td>
<td align="middle">3</td>
<td align="middle">1</td>
<td align="middle"><strong>Degré</strong></td>
</tr>
<tr>
<td><em> Es: Aversion / lait</em></td>
<td align="middle">3</td>
<td align="middle"></td>
<td align="middle">2</td>
<td align="middle">2</td>
<td align="middle"></td>
<td align="middle">2</td>
<td align="middle">1</td>
<td align="middle"><strong>Degré</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="cas_ed">
<p class="cas_ed">Aversion / lait est désactivé et mis seulement à<br />
titre d'exemple car je ne l'ai pas considéré pour ma prescription.</p>
<p>En<br />
plus, tu sais que la nature ou l'aspect des écoulements est aussi un signe<br />
important, or Arg-n possède pour ce symptôme une valorisation relative de un<br />
point.<br />
L'aversion pour le lait n'est pas à retenir franchement comme je l'ai<br />
développé ci-dessus en réponse à Dubois.<br />
Nous pourrons traiter en séminaire<br />
le diagnostic différentiel Lyc / Calc, et je ne voudrais pas trop développer<br />
ici, pour ne retenir que la prescription d'Arg-n qui s'impose.</p>
<hr />
<p class="cas_ed">Maintenant que nous sommes parvenus à ce point, voyons la<br />
suite. Sous Arg-n, le tableau mental s'est considérablement amélioré, ainsi que<br />
les autres signes physiques. Reste de façon proéminente le désir de chocolat,<br />
que possède certes Arg-n, mais il devient évident que cette prescription<br />
s'essouffle, il est donc certainement temps d'évoquer un remède<br />
complémentaire.<br />
A vous de jouer.<br />
Ed.</p>
<hr />
<p>JH Dubois. jhdubois de bluewin.ch<br />
Les réponses et<br />
commentaires sont fort intéressants. En première lecture j'ai aussitôt pensé à<br />
Arg-n, d'une façon générale et en particulier à cause de sa peur de passer par<br />
certains endroits. Voila pour le cerveau droit!<br />
J'ai toutefois voulu procéder<br />
épertorisation et en utilisant directement l'index général.<br />
Un des<br />
symptômes introduit était faux et je n'avais pas trouvé de suite la peur de<br />
à Arg-n.<br />
Pour la<br />
suite du cas, les éléments sont maigres. Toutefois, le très fort penchant pour<br />
le chocolat et le fait que Calc. est un des remèdes qui suit bien Arg-n,<br />
à proposer Calc. pour la suite.<br />
Ceci à condition que JD soit encore<br />
à l'oeil et du genre frileux.<br />
Voici donc pour les neurones du<br />
cerveau gauche, celles du cerveau droit ne sont pas activées.<br />
Bien<br />
amicalement, Jacques-Henry.</p>
<p class="cas_ed">Ca chauffe drôlement, Calc. n'est sûrement pas une mauvaise idée<br />
au point où nous sommes, mais... il y a un mais. J'ai questionné le patient dans<br />
cette direction mais rien ne collait avec Calc, ou seulement de très<br />
loin.</p>
<p class="cas_ed">Pour mémoire voici la liste des remèdes qui suivent bien<br />
Arg-n: <em>Calc., kali-c, lyss., lyc., merc., puls., sep., sil</em>. Bien sûr,<br />
il n'est pas certain que la bonne prescription figure dans cette liste, qui au<br />
demeurant est forcément incomplète, cependant il est logique d'essayer de nous<br />
simplifier le travail au moins dans un premier temps. L'indication d'un remède<br />
complémentaire se pose quand à l'issue d'un traitement bien conduit subsiste<br />
très nettement un symptôme ou un groupe de symptôme qui ne répond pas au<br />
médicament. Souvent aussi peut apparaître un symptôme complètement nouveau (qui<br />
n'est donc pas un retour de symptôme suivant la loi de Hering) et qui est<br />
souvent caractéristique du remède complémentaire.</p>
<p class="cas_ed">La question que je me suis alors posée était: quel est le<br />
remède de cette liste qui possède une très forte envie de chocolat et qui en<br />
même temps soit très phobique ?</p>
<p>JC Ravalard. Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr<br />
Si<br />
je comprends bien, il ne reste plus beaucoup de symptômes, son anxiété s'est<br />
éliorée, ses signes physiques ont quasi disparu.<br />
Faut-il vraiment lui<br />
donner autre chose ? Peut-être est-on arrivé à un point d'équilibre. Si on prend<br />
les complémentaires d'arg-n. devrait venir ensuite pour les mieux placés dans le<br />
tableau de répertorisation Calc. ou Lycop. Tu dis qu'il est un peu plus frileux,<br />
j'aurai tendance à choisir Calc. qui a ce désir de chocolat. Par<br />
défaut.</p>
<p class="cas_ed">Bien<br />
pensé. Cependant, à force de voir des malades on finit par estimer si la dose a<br />
agi "jusqu'à la racine" ou si le résultat est encore incomplet. En l'occurrence,<br />
les gros symptômes ont été nettoyés par Arg-n, mais le patient demeure avec son<br />
fond phobique que l'on sent prêt à rechuter.</p>
<p class="cas_ed">Tu évoques comme Jacques Henri, Calcarea. Cette idée est<br />
tout à fait normale: on a tendance à aller vers le connu, envisager des remèdes<br />
que l'on connaît déjà bien. Trop souvent cette tendance est un handicap et nous<br />
prive d'un remède que nous connaissons mal et qui couvre mieux le cas qu'un<br />
polychreste plus connu. Hahnemann rappelle cette difficulté au §82 (6ème<br />
édition): "<em>le médecin homéopathe devra toujours scruter avec soin les<br />
symptômes perceptibles et toutes leurs modalités avec autant d'exactitude et de<br />
conscience qu'avant cette découverte et se garder surtout de prescriptions<br />
routinières</em>".</p>
<p class="cas_ed">Je me souviens ainsi d'un cas d'angine dans lequel<br />
j'avais donné Lach. sans succès: douleur à gauche, irradiation à l'oreille, &lt;<br />
au réveil, etc. J'avais prescrit par pure routine sans tenir plus compte d'un<br />
signe qui aurait dû attirer mon attention: le début de torticolis. Une fois que<br />
Lachesis eût montré son échec et que le torticolis n'ait qu'empiré, l'image<br />
symptômatique ne pouvait qu'évoquer Lachnantes (va jeter un oeil dans le<br />
Hering)<br />
qui a parfaitement fonctionné.</p>
<p class="cas_ed">Bref, il faut évoquer encore un autre remède.</p>
<p>Marc Bouchoucha. marc.bouchoucha de wanadoo.fr<br />
Salut<br />
Ed .. Me voici parmi vous - Ton cas clinique évoque d'emblée Argentum Nitricum<br />
mais c'est la recherche du second remède qui est plus épineuse pour, selon moi,<br />
départager Sulfur de Calc. Ma préférence irait vers Sulfur, remède psorique de<br />
l'inconscient collectif qui nous ramène à nos peurs existentielles. Pour les<br />
départager il conviendrait de demander des modalités thermiques, des antécédents<br />
médicaux, de mieux comprendre les réactions au stress et aux situations<br />
quotidiennes - Je penche tout de même pour Sulfur compte tenu des anciens désirs<br />
d'alcool, de la précipitation, etc.<br />
En tout cas, bravo car c'est une<br />
superbe idée d'avoir mis planète homéo<br />
sur orbite - Je t'embrasse pour les<br />
fêtes et à bientôt - Marc -</p>
<p class="cas_ed">Bonjour Marco !! Super content de te voir rejoindre l'équipe ! Ca<br />
va chauffer de plus en plus.</p>
<p class="cas_ed">Tant qu'à envisager un polychreste, je pencherais comme<br />
toi vers Sulfur, avec les arguments non négligeables que tu développes.<br />
Cependant, le patient ne présente rien de caractéristique pouvant justifier une<br />
telle prescription.</p>
<p class="cas_ed">Le plus phobique de la fameuse liste est sans doute <em><strong>Hydrophobinum</strong></em> (appelé ainsi fort imparfaitement comme<br />
le remarque Hering car l'hydrophobie n'est qu'un des symptômes de la rage et de<br />
recommander le nom Lyssin, directement dérivé du grec).</p>
<p class="cas_ed">Remède méconnu, je t'assure qu'on doit le rencontrer au<br />
moins 2 ou 3 fois par mois... si on le recherche. Les points d'appel: bien sûr<br />
les phobies. Mais aussi le désir de chocolat qui est souvent très marqué (au<br />
moins autant que dans Sepia ou Argentum).</p>
<p class="cas_ed">Très fréquemment on retrouve la peur de l'eau, ce sont<br />
des gens qui diront ne pas prendre de bains, seulement des douches et encore en<br />
faisant bien attention de ne pas faire ruisseler de l'eau sur le visage. En<br />
outre on a aussi souvent les idées "étranges", impulsions. Par exemple, en<br />
coupant du pain un tel dira "je me demande ce que cela ferait de me planter le<br />
couteau dans le ventre".</p>
<p class="cas_ed">Notre patient avait donc cette typique peur de l'eau qui<br />
ne s'était pas estompée malgré Arg-n, et même s'était amplifiée. Depuis<br />
plusieurs mois qu'il est sous Lyss., il se porte comme jamais. L'avenir nous<br />
dira si la prescription tient longtemps.</p>
<p class="cas_ed">En attendant, je te propose de jeter un coup d'oeil à mon<br />
petit article sur <a href="../matiere-medicale/lyssinum.htm">Lyssinum</a></p>
<p class="cas_ed">Ed.</p>
<p>DuBois Jacques-Henry jhdubois de bluewin.ch</p>
<p>Cher Edouard,<br />
Ce cas a pris une tournure passionnante et très instructive<br />
et je suis heureux que ton patient se porte comme jamais.<br />
Pour la "chocolat<br />
connexion", Carc. vient en tête de liste et si il n'est pas spécifiquement<br />
phobique et bizarre il est certainement du genre anxieux à un degré assez élevé.<br />
As-tu envisagé ce remède?<br />
Avant de prescrire Arg.n, étais-tu au courant de la<br />
phobie de l'eau de JD?<br />
Si oui, cela aurait-il permis de donner Lyss. comme<br />
premier remède afin de bien nettoyer le mental de JD et ainsi voir disparaître<br />
bien des maux psychosomatiques?</p>
<p>Je sais que l'approche psy est à la mode mais<br />
l'approche somatopsychique donne aussi de bons résultats à condition que les<br />
symptômes soient bien caractéristiques.<br />
Au stade ou en est JD, as-tu<br />
l'impression d'avoir trouvé le remède qui couvre l'universalité du cas ou au<br />
contraire penses-tu ne tenir qu'un Simillimum voir un Simile.<br />
Je serais<br />
heureux de connaître ton avis.<br />
Voici donc pour ces quelques questions et<br />
remarques qui me viennent à l'esprit en relisant l'ensemble du cas.<br />
Avec mes<br />
meilleures salutations, Jacques-Henry</p>
<p class="cas_ed">Cher Jacques Henri, tes<br />
commentaires sont très intéressants, et je vais essayer de les relever<br />
brièvement... si tant est que je sache être bref dans ce domaine...</p>
<p class="cas_ed">Chocolat connexion: je place en effet en tête Carc, Lyss,<br />
et Sep. Sur un tel terrain phobique il est indiscutable que Carc est à<br />
envisager, d'autant que je pense que ce remède possède aussi la peur de l'eau.<br />
Cependant pour faire une indication de Carc il manque le côté méticuleux,<br />
l'anticipation. Autant Carc peut être phobique, autant il sera prévoyant, alors<br />
que Lyss possède un côté impulsif (notions étranges, idées folles comme jeter un<br />
verre d'eau au visage de son interlocuteur, etc). Mon interrogatoire était<br />
incomplet et je n'avais pas pensé à chercher la peur de l'eau. Mais je pense que<br />
même si j'avais eu cette donnée, j'aurais d'abord donné Arg-n pour calmer les<br />
gros symptômes et finir ensuite avec Lyss. Dans la même veine, il ne faut pas<br />
hésiter à donner Nux avant Sulph, ou Sep; Puls avant Sulph ou Lyc, etc. On en<br />
reparlera.</p>
<p class="cas_ed">L'approche "psy" est en effet à la mode et tu sais comme<br />
le mot "mode" en médecine me fait grincer les dents. L'homéopathie est peu<br />
appréciée dans certains milieux car elle s'appuie sur des lois intangibles,<br />
faisant fi des modes et de leurs retombées commerciales. Indiscutablement<br />
l'approche psy permet d'apporter certains éclairages intéressants, mais il<br />
faudrait selon moi la réserver à ceux qui ont suffisamment de bouteille pour ne<br />
pas s'égarer et qui conçoivent qu'il ne s'agit là que d'une voie de recherche.<br />
Rappelons que le malade se comporte comme un tout et qu'on ne peut le réduire à<br />
son psychisme ou à ses seuls organes...</p>
<p class="cas_ed">Pour savoir si on a donné le simillimum, en tout cas<br />
celui du moment, je partage complètement l'approche pragmatique de Kent (voir<br />
Lesser Writings): si à la suite de la prescription on a eu une amélioration<br />
nette et que les symptômes commencent à revenir <strong>inchangés</strong>,<br />
alors on a le simillimum. Autrement, l'image symptômatique revient changée, ce<br />
qui était notre cas avec Arg-n. Pour l'instant JD va super, il est évident qu'il<br />
aura tôt ou tard besoin soit d'une répétition soit encore d'un autre remède qui<br />
reste à déterminer.</p>
<p>Michel Eytan LILoL eytan de dpt-info.u-strasbg.fr</p>
<p>Cher Dr. Broussalian,<br />
Je suggère Ammonium carbonicum.<br />
Voici<br />
quelques indications sur les symptômes donnés a votre page Web. Entre crochets<br />
je mets le degre suivi du nom d'auteur avec<br />
A = Allen, The Encyclopedia of<br />
Pure Materia Medica vol. 1, Jain, New Delhi<br />
K = Kent, Repertory of the<br />
homoeopathic Materia Medica, Jain, New Delhi</p>
<p>* Manque de<br />
confiance:<br />
Considerable ill-humour and dissatisfied feeling [1, A]<br />
She has<br />
rest nowhere and succeds in nothing [1, A]</p>
<p>* Peur<br />
Very easily<br />
frightened [1, A]<br />
Fear [1, K]<br />
* Peur de passer par certains endroits,<br />
incapable de passer sur un pont, vertige+++:<br />
Vertigo [2, K] [1,<br />
A]<br />
Vertigo, fall tendency to [1, K]</p>
<p>* Tres ballonne, &lt;&lt; la<br />
taille serree dans des vetements:<br />
Abdomen painfully distended [1, A]; et<br />
nombreux symptomes analogues<br />
The clothes press on the stomach [2,<br />
A]<br />
Flatulence [1, K]</p>
<p>* Envie de choses sucrees:<br />
Desires, sweets [2,<br />
K]</p>
<p>Remarque: bien que l'un des anti-psoriques de Hahnemann, Am-c me<br />
semble sous-evalue, sous-repertorie, sous-prescrit, sous-experimente<br />
cliniquement (peu de chose dans la MM de Hering). Et tout comme certains autres<br />
remedes, difficile a "sortir" par repertorisation -- cf ce que dit Kent dans sa<br />
MM sur Ruta(? je ne l'ai pas au bureau).</p>
<p>Je vous souhaite une Bonne et<br />
Heureuse Annee 1997.</p>
<p class="cas_ed">Cher ami, tout d'abord merci d'avoir pris le temps de nous écrire.<br />
C'est vraiment une surprise d'évoquer Am-c dans le cas de JD, voyons un peu de<br />
quoi il retourne.</p>
<p class="cas_ed">Tout d'abord il est certain que ce remède est<br />
sous prescrit tout simplement parce que peu expérimenté, et pas étudié (trop de<br />
prescripteurs se contentent d'une demi homéopathie + allopathie) et aussi parce<br />
que peu présent dans le Répertoire.<br />
Depuis bientôt cinq ans je dissèque<br />
patiemment, aidé de quelques amis dévoués, tout le Hering en comparant avec le<br />
contenu du Répertoire. Ce travail de bénédictin se révèle passionnant à bien des<br />
égards. D'abord on dépiste encore des erreurs d'abréviation (genre Graph pour<br />
Raph). Ensuite cela permet de comprendre selon quels mécanismes Kent a réalisé<br />
le Répertoire en généralisant ou non les symptômes (ceci aurait dû à mon avis<br />
être mieux étudié par les auteurs du "Complete Repertory" qui auraient ainsi<br />
économisé une place considérable). Enfin, il nous est devenu clair que Kent a eu<br />
pour stratégie d'incorporer d'abord les polychrestes (qui restent tout de même<br />
la base de notre prescription), quitte à n'incorporer des "petits" remèdes que<br />
les signes qui lui ont semblé importants. Dès lors, il est clair que bien des<br />
additions d'Am-c vont suivre... dans le futur Répertoire.</p>
<p class="cas_ed">Pour compléter, j'ajoute que Kent s'est<br />
indubitablement servi de l'index du Allen comme base à son Répertoire. Or, on<br />
constate de nombreux manques qui ne peuvent s'expliquer que par un choix<br />
volontaire de sa part. Ailleurs, celui-ci déplore que Allen ait pris le parti<br />
d'incorporer dans son encyclopédie des symptômes de toutes provenances, tout en<br />
les référençant (exemple aussi à méditer selon moi par beaucoup d'auteurs<br />
modernes). Selon Kent bien des signes sont sujet à caution car provenant<br />
d'auteurs peu fiables. Cela explique certainement son attitude, et je pense que<br />
c'est peu prudent de vouloir ajouter à partir du Allen ce que Kent avait déjà<br />
sous la main et a rejeté. Pour Hering, le cas est différent, car Kent ne<br />
disposait pas d'un ouvrage semblable à l'index de Allen et n'a pu exploiter<br />
exhaustivement la mine que représente cet ouvrage. D'ailleurs, à partir du 4ème<br />
volume il faut aussi être prudent car Hering étant mort entre temps, le travail<br />
ne s'est pas poursuivi avec la même rigueur.</p>
<p class="cas_ed">Venons en à Am-c. Je pense qu'en pratique les<br />
grands points d'appel sont les palpitations (violentes, &lt; mouvement, etc)<br />
avec la tendance à la défaillance (et à saigner facilement). Les malades sont<br />
souvent très fatigués (Ars), frileux et veulent de l'air (pour &gt; la dyspnée).<br />
Sur un tel tableau de défaillance cardiaque, les vertiges sont nombreux. Avec<br />
ces symptômes, on trouve donc des malades anxieux, pleins d'appréhensions<br />
(Hering: <em>feeling of impending trouble, listless, anguish as if a crime had<br />
been committed</em>).<br />
Le remède se rapproche beaucoup de Phos, de Lach<br />
(suffocation, &lt; au réveil, rêve effrayants et très vivaces, etc) avec lequel<br />
il est souvent confondu.</p>
<p class="cas_ed">En aucun cas Am-c n'est dominé par les phobies<br />
comme c'était le cas de JD (et d'Arg-n). Les autres symptômes de peur et de<br />
tendance à s'effrayer ne s'adaptent pas assez au tableau, et sont aussi communs<br />
à bien d'autres remèdes. Le signe caractéristique: peur de passer en certains<br />
endroits n'est pas connu de Am-c. L'aggravation par les vêtements serrés n'est<br />
pas connue dans Am-c: on a du ballonnement, mais plein d'autres remèdes aussi<br />
possèdent ce signe, que les vêtements appuient sur l'estomac n'a pas la même<br />
signification que l'intolérance à être serré.</p>
<p class="cas_ed">Du coup il serait peut être intéressant<br />
d'évoquer des cas d'Am-c. Je vais en sortir de mes cartons, mais je prie tous<br />
ceux qui le désirent de nous contacter.</p>
<p class="cas_ed">Ed.</p>
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		<title>Répertoire de Kent interactif online: on a osé!</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 09:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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