<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Planète Homéo &#187; Nash</title>
	<atom:link href="http://planete-homeo.org/tag/nash/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://planete-homeo.org</link>
	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
	<lastBuildDate>Wed, 16 May 2012 15:20:37 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Bryonia par GB</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/10/23/bryonia-par-gb/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/10/23/bryonia-par-gb/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 08:35:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Bryonia]]></category>
		<category><![CDATA[études]]></category>
		<category><![CDATA[georges broussalian]]></category>
		<category><![CDATA[mélanie]]></category>
		<category><![CDATA[Nash]]></category>
		<category><![CDATA[répertoriale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=625</guid>
		<description><![CDATA[Ma préoccupation majeure, au cours de toute ma carrière a été de devenir un bon clinicien, modeste généraliste, pour tenter de soulager ou guérir, de mon mieux, les patients qui m’accordaient leur confiance.
Dans cette optique, j’ai retenu de mon passage à la Faculté et je n’ai jamais renié, la valeur du signe clinique, la sémiologie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=f2727f7733fce8a605cb2dbe0e71160e&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Ma préoccupation majeure, au cours de toute ma carrière a été de devenir un bon clinicien, modeste généraliste, pour tenter de soulager ou guérir, de mon mieux, les patients qui m’accordaient leur confiance.</p>
<div id="attachment_627" class="wp-caption alignleft" style="width: 757px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Bryonia-de-Nash1.jpg"><img class="size-large wp-image-627" title="Bryonia de Nash" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Bryonia-de-Nash1-747x1023.jpg" alt="Bryonia par Georges Broussalian" width="747" height="1023" /></a><p class="wp-caption-text">Bryonia par Georges Broussalian</p></div>
<p>Dans cette optique, j’ai retenu de mon passage à la Faculté et je n’ai jamais renié, la valeur du signe clinique, la sémiologie en général. J’ai trouvé, ensuite dans l’homéopathie, la valorisation des symptômes humains et surtout de leurs modalités.</p>
<p>Ainsi, relisant une étude de Bryonia dans Nash, je fus frappé par son affirmation de la valeur de 3 modalités cliniques douloureuses de ce remède.</p>
<p>Nash soutient que si ces 3 modalités des parties souffrantes sont réunies, le seul remède qui convient est Bryonia.</p>
<p>Ces 3 modalités douloureuses sont :</p>
<p>1/ <strong><span style="text-decoration: underline;">Amélioration par la pression</span></strong>.</p>
<p>2/<strong><span style="text-decoration: underline;">Amélioration couché, sur le côté douloureux</span></strong>.</p>
<p>3/<strong><span style="text-decoration: underline;">Aggravation par le moindre mouvement</span></strong>.</p>
<p>Je décidais d’étudier et soumettre ce cas au programme informatique Mélanie, ancêtre de P.C.Kent, tous deux réalisés avec le concours d’Edouard.</p>
<p>Le transparent qui vous est présenté ci-dessus montre sans conteste que Bryonia est bien le seul simillimum. Il ressort avec 9/9, soit 3 fois le troisième degré du Répertoire.</p>
<p>Nash avait raison.</p>
<p>Ainsi, cliniquement toute douleur qui réunit ces 3 signes bénéficiera de Bryonia.</p>
<p>Dans ma pratique quotidienne chaque fois que j’ai rencontré ce trio, mon malade fut toujours soulagé. Certes Bryonia n’était pas le remède de fond du malade, mais l’atténuation de la douleur était un succès partiel mais très bénéfique. Une patiente de 84 ans, soulagée de ses douleurs me demandait ce que contenaient ces petites granules de Bryonia 4 CH, alors que ses antalgiques allopathiques étaient inefficaces.</p>
<p>La prescription, redoutant des possibilités d’une pathogénésie réactionnelle, précisait toujours de prendre le remède à la demande et non pas en permanence.</p>
<p>Humblement, l’étude attentive du transparent montrait encore la possibilité de 3 autres remèdes, à côté de Bryonia. Respectivement,  Colocynthis 7/9, Pulsatilla 7/9 et enfin, un peu plus loin, Sepia 6/9.</p>
<p>Là, pareillement, les modalités cliniques, les localisations me permettaient d’affiner mes connaissances et mes possibilités thérapeutiques. Souvent, le contexte de Bryonia illustrait des désordres respiratoires ou rhumatismaux. Le malade Colocynthis relevait souvent d’une sémiologie axée digestive, plutôt soulagée par la chaleur et la tête penchée en avant. Pulsatilla avait ses prédominances circulatoires, frilosité, avec aggravation par la chaleur ! A l’inverse, Sepia désirait la chaleur et ses jambes croisées ou fléchies…</p>
<p>Du même coup, à travers ces 3 symptômes de Nash, pouvaient se profiler 3 grands remèdes, dont 2 polychrestes, qui pouvaient conduire au simillimun du cas.</p>
<p>En conclusion, Bryonia, se présente dans ces cas comme un simillimum partiel ou accessoire qui peut soulager certaines douleurs d’un patient.</p>
<p>Mais l’essentiel reste en homéopathie la valorisation des modalités qui sont des symptômes fondamentaux et éliminatoires.</p>
<p><em><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-866" title="cdr_bouton" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" width="99" height="33" /></a><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/10/23/bryonia-par-gb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>HELLEBORUS NIGER</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/04/30/helleborus-niger/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2010/04/30/helleborus-niger/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 09:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[cas clinique]]></category>
		<category><![CDATA[etude]]></category>
		<category><![CDATA[homeopathie]]></category>
		<category><![CDATA[Kent]]></category>
		<category><![CDATA[materia medica viva]]></category>
		<category><![CDATA[matière médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Nash]]></category>
		<category><![CDATA[Vithoulkas]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=437</guid>
		<description><![CDATA[Introduction
C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>Introduction</h2>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-441" title="Helleborus_niger" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Helleborus_niger-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de la forme de sa fleur et de l´époque de l´année ou elle fleurit.</p>
<p> L´ellébore noir se rapproche beaucoup de l´Ellébore oriental des Anciens dont l´action était si renommée dans les troubles mentaux.</p>
<p> La racine de la plante, noire en dehors (d’où son appellation), blanc à l´intérieur, à une saveur astringente, douceâtre, amère, nauséeuse, et une odeur désagréable. C’est dans la racine que l’on trouve deux principes actifs, l’helléborine qui paralyse le système nerveux (stupéfaction proche de celle d’Opium) et l’helléboréine qui a une action cardiaque (proche de celle de la digitale) et un acide qu’on suppose être l’acide aconitique.</p>
<p> On prépare par macération dans l´alcool à 90° de cette racine fraîche, une teinture mère à partir de laquelle nous obtenons par dilutions hahnemanniennes successives, les différentes dynamisations du remède.</p>
<h2>Les Renonculacées</h2>
<p>Le type de cette famille est représenté par les <a href="http://www.cosmovisions.com/renoncules.htm">Renoncules</a>, dont une espèce très commune, la Renoncule âcre (Ranunculus acris), est vulgairement appelée « bouton d'or » à cause de la couleur de ses <a href="http://www.cosmovisions.com/fleur.htm">fleurs</a>. C'est la structure de ces dernières qui fournit les caractères distinctifs de la famille.</p>
<p>Définition : Plante dicotylédone à pétales séparés, aux carpelles indépendants fixés sur un réceptacle bombé.</p>
<p>Dicotylédone : plante à fleurs (angiosperme) herbacée ou arborescente, à feuilles aux nervures généralement ramifiées, et dont la graine contient une plantule, le plus souvent à deux cotylédons.</p>
<p>Les remèdes couramment utilisés dans cette famille en Homéopathie :</p>
<p><em> Aconitum napellus</em><strong> </strong></p>
<p> <em>Cimicifuga racemosa</em></p>
<p> <em>Clematis erecta</em></p>
<p> <em>Helleborus niger</em></p>
<p> <em>Hydrastis canadensis</em></p>
<p> <em>Pulsatilla nigricans</em></p>
<p> <em>Ranunculus bulbosus</em></p>
<p> <em>Ranunculus sceleratus</em></p>
<p> <em>Staphysagria</em></p>
<h2>Helleborus selon Rajan Sankaran</h2>
<p>Le principal symptôme d’<em>Helleborus niger</em> est une sorte d’anesthésie ou d’engourdissement. Cet engourdissement est très marqué et exactement l’opposé de l’hypersensibilité ; comme les autres Renonculacées, elle est maladivement susceptible. Les patients <em>Helleborus nigrus</em> peuvent être blessés soudainement, de façon intense et, pour se défendre, se mettent en état de choc, devenant ainsi complètement engourdis.<strong> </strong></p>
<p>Knerr donne le symptôme suivant où <em>Helleborus niger </em>est le seul remède :</p>
<p>-           Colère, irascibilité, facilement en, consolation agg., ne veut pas être perturbé.</p>
<p>Il a aussi la rubrique :</p>
<p>-           Désir de rentrer chez lui.</p>
<p>Ces deux rubriques nous font penser à <em>Bryonia alba</em> (Violacées), un remède du miasme Typhoïde. Cet engourdissement et ce désir de ne pas être troublé ne résulte pas de la peur (Papavéracées), ni d’un traumatisme (Composées), mais de la colère. La sensibilité nerveuse de la famille se traduit par de la colère (contrariété) au niveau mental, et la réaction d’<em>Helleborus niger</em> est de ne pas vouloir être dérangé (miasme Typhoïde).</p>
<p>Lorsque la sensation de la famille des Renonculacées est associée au miasme Typhoïde, la sensation d’<em>Helleborus niger</em> pourrait être : <em>Doit renfermer ou </em>"<em>émousser</em>"<em> son irritabilité sinon il va mourir</em>.<em> </em></p>
<p>D’après Phatak : "les sensations s’émoussent et les réponses sont lentes."</p>
<h2>Principaux Tableaux Cliniques</h2>
<p> </p>
<h6>Ce que l’on retient en première lecture de la pathogénésie d’Helléborus, c’est la forme grave :</h6>
<p>Le malade git inerte dans son lit, couché sur le dos, les jambes repliés. Il est inconscient, il peut même délirer, c’est un délire plutôt passif, bien différent du délire maniaque de Belladonna et de Stramonium par exemple.</p>
<p>Il a tendance à glisser au fond de son lit :</p>
<p><strong>Lit, glisse</strong> dans le (faiblesse paralytique) (Voir Faiblesse-Paralysante-Glisse) : <em>apis.</em>, <em>ars.</em>, arum-t., <em>bapt.</em>, carb-v., <em>hell.</em>, <em>lach.</em>, mosch., <strong>mur-ac.</strong>, <em>nit-ac.</em>, nux-m., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, <em>rhus-t.</em>, zinc.<sup>16</sup></p>
<p>Sa tête roule d’un côté sur l’autre :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête : <strong><em>A</em></strong><em>gar.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>pis.</em>, <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, ars., <strong>Bell.</strong>, <em>bry.</em>, caust., <em>cic.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, <strong>C</strong>lem., <strong>C</strong>olch., <strong>C</strong>or-r., <strong><em>C</em></strong><em>rot-t.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>upr.</em>, <strong>D</strong>ig., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>yos.</em>, <strong>K</strong>ali-br., <strong>K</strong>ali-i., <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ed.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>erc.</em>, <strong>N</strong>aja., <em>nux-m.</em>, <strong>O</strong>ena., <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong>P</strong>h-ac., <strong>P</strong>hos., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em>, <strong>P</strong>yrog., sec., <strong><em>S</em></strong><em>il.</em>, <strong>S</strong>pong., <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph., <em>tarent.</em>, <strong>TUB.</strong>, <strong>V</strong>erat., <strong>V</strong>erat-v., <strong>Z</strong>inc.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête, <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« C´est toute une image ! il dit "NON".</p>
<p> Il dit non à l´existence, il dit non à tout, il NIE la réalité, la vie en générale. Il S´ISOLE et REGRESSE. Il n´est plus capable de se réaliser, d´atteindre les buts de l´existence qu´atteint tout un chacun, mais il en SOUFFRE. » M. Brunson</p>
<p>Ou sa tête s’enfonce dans l’oreiller :</p>
<p><strong>ENFONCE</strong> la tête dans l'oreiller : <strong>apis.</strong>, <em>arn.</em>, arum-t.<sup>8</sup>, <strong>bell.</strong>, <em>bry.</em>, camph., crot-t., dig., <em>hell.</em>, helo.<sup>12</sup>, hyper., lach.<sup>3</sup>, <em>med.</em>, psor.<sup>11</sup>, sang.<sup>3</sup>, <em>stram.</em>, sulph., tarent., <strong>tub.</strong>, verat.<sup>3</sup>, verat-v.<sup>34</sup>, zinc.<sup>3</sup></p>
<p>Ou il se tape la tête avec la main.</p>
<p>Son regard est fixe, les yeux grand ouverts ou mi-clos :</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>FIXITÉ</strong> du regard / <strong>stupeur</strong>, pendant un accès de : ars., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut avoir des mouvements des yeux, à type de roulement, voire des mouvements convulsifs pendant le sommeil, les yeux peuvent être tournés vers le haut.</p>
<p><strong>Y</strong> : <strong>TOURNÉS</strong> / <strong>haut</strong>, vers le / <strong>fièvre</strong>, pendant : hell.</p>
<p>On peut avoir des anomalies pupillaires : <strong>Mydriase </strong>ou alternance de mydriase et de myosis.</p>
<p>Sur le bord des narines, on peut même voir des fuliginosités noirâtres :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>COLORATION</strong> / <strong>NOIRE</strong>, dépôts et fuliginosités noirâtres : <em>ant-t.</em>, <em>chlor.</em>, <em>colch.</em>, crot-h.<sup>3</sup>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>lyc.</em>, merc., <em>zinc.</em></p>
<p> La face est pâle et creusée, le front est plissé, couvert de sueurs froides.</p>
<p>Les lèvres sont craquelées, fissurées, il se les épluche sans cesse :</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>ÉPLUCHE</strong> / <strong>Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<p>Il a une fétidité horrible de la bouche. (2°).</p>
<p>La langue peut faire saillie :</p>
<p><strong>B : TIRÉE</strong>, Langue : absin., acet-ac., acon., <em>apis.</em>, bell., cina., cocc., <strong>crot-h.</strong>, ferr-m., <em>hell.</em>, hydr-ac., hyos., <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, <em>merc-c.</em>, nux-v., oena., op., <strong>phyt.</strong>, plb., sec., stram., stry., sumb., syph., tab., vip.</p>
<p><strong>B</strong> : <strong>MOUVEMENT</strong> / <strong>Langue</strong> / <strong>côté</strong> à l'autre, d'un : <em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em></p>
<p>La salive coule de la bouche, les commissures des lèvres s´ulcèrent.</p>
<p>Il peut avoir également des mouvements automatiques :</p>
<ul>
<li>Soit de la tête</li>
<li>Soit du maxillaire inférieur :</li>
</ul>
<p><strong>MASTICATION</strong>, mouvements de (Voir <strong>Dents-</strong>Grincer) : <em>acon.</em>, asaf., aster.<sup>7</sup>, <em>bell.</em>, <strong>bry.</strong>, <em>calc.</em>, caust.<sup>7</sup>, cham., cic., cina., fl-ac., gels., <em>hell.</em>, ign., lach., <em>merc.</em>, mosch., nat-m., <em>phos.</em>, plb., ruta.<sup>7</sup>, sec.<sup>7</sup>, sep., sol-n., <em>stram.</em>, verat.</p>
<p><strong>VISAGE - MASTICATION; mouvement de - cérébrales; dans les affections : </strong>bry.<sub>ptk1</sub> hell.<sub>mrr1</sub></p>
<p><strong>VISAGE - MOUVEMENTS des muscles faciaux - constant; mouvement - Lèvres; des - délire; pendant le</strong></p>
<p>hell.<sub>k2</sub> stram.<sub>sne</sub></p>
<p><strong>Chute de la mâchoire intérieure.</strong></p>
<ul>
<li>soit des mains: mouvements carphologiques:</li>
</ul>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>GESTES</strong>, fait des / <strong>draps</strong>, tripote les :  <strong>A</strong>con., <strong>A</strong>nt-c., <strong><em>A</em></strong><em>rn.</em>, <em>ars.</em>, <strong>A</strong>tro., <em>bell.</em>, <strong>C</strong>ham., <strong>C</strong>hin., <strong><em>C</em></strong><em>ina.</em>, cocc., <strong><em>C</em></strong><em>olch.</em>, <strong>C</strong>on., <strong>D</strong>ulc., <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong>H</strong>ep., <strong>hyos.</strong>, <strong><em>I</em></strong><em>od.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-br.</em>, <strong><em>L</em></strong><em>yc.</em>, <strong><em>M</em></strong><em>ur-ac.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong><em>O</em></strong><em>p.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>h-ac.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em>, <strong><em>P</em></strong><em>sor.</em>, <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, <strong>S</strong>ol-n., <strong>stram.</strong>, <strong>S</strong>ulph., <strong>V</strong>erat-v., <strong><em>Z</em></strong><em>inc.</em>, <strong>Z</strong>inc-m.</p>
<p>ou il se met les doigts dans le nez :</p>
<p><strong>N</strong> : <strong>CURER</strong> / <strong>le</strong> nez / <strong>affections</strong> cérébrales, dans les : <strong>cina.</strong>, <em>con.</em>, <em>hell.</em>, <strong>SULPH.</strong></p>
<p>Ou il s’épluche les lèvres :</p>
<p><strong>Vig, épluche, Lèvres</strong>, les : apis., arn.<sup>3b</sup>, ars.<sup>3</sup>, <strong>arum-t.</strong>, <strong>bry.</strong>, cina., cob., con., hell., lach.<sup>3b</sup>, <em>nit-ac.</em>, <em>nux-v.</em>, ph-ac., plb.<sup>88</sup>, rheum., stram.<sup>3b</sup>, zinc.</p>
<ul>
<li>Il peut y avoir des mouvements convulsifs voire de l’épilepsie. Dans certains cas, hémiconvulsions, avec paralysie du côté opposé.</li>
</ul>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>involontaires</strong> / <strong>un</strong> bras et d'une jambe, d' : <strong><em>A</em></strong><em>poc.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>occ.</em>, <em>hell.</em></p>
<p><strong>MB</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> / <strong>Mbres</strong> sup / <strong>automatiques</strong> / <strong>d'un</strong> seul membre :  <strong><em>A</em></strong><em>lum.</em>, <strong>A</strong>pis., <strong>B</strong>ell., <em>hell.</em></p>
<p>Il peut crier ou gémir :  </p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>CRIER</strong>, hurler / <strong>méningite</strong>, dans la (cri encéphalique) : <strong>apis.</strong>, arn., ars., bell., <em>carb-ac.</em>, cic., cupr., <strong>D</strong>ig., dulc., <em>glon.</em>, <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <strong><em>K</em></strong><em>ali-i.</em>, <em>lyc.</em>, <strong>M</strong>erc-c., phos., <strong><em>R</em></strong><em>hus-t.</em>, sol-n., stram., sulph., <em>zinc.</em></p>
<p>Donc, un tableau extrêmement effrayant, présageant une évolution défavorable très rapide. Il s’agit en fait d’un tableau très tardif du remède. Il va de soi qu’en pratique quotidienne, il y a peu d’occasions sinon pour des urgentistes homéopathes de prescrire ce remède selon cette description.</p>
<p><strong>Indications du remède à ce stade :</strong></p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans les affections du cerveau, de la moelle épinière, du système nerveux dans son ensemble et de l´esprit, mais spécialement dans les maladies inflammatoires aiguës du cerveau, de la moelle épinière et de leurs séreuses, ainsi que dans les troubles voisins de la démence. » Kent</p>
<p>« HELLEBORUS est utile dans cette forme adynamique de la typhoïde qu´on appelait "typhoïde apathique". » Kent</p>
<p>« … Selon ma compréhension du remède, il serait très utile dans les cas cancéreux ou non de tumeurs du lobe frontal. » George Vithoulkas</p>
<p>Evolution :</p>
<p>Kent insiste fortement dans son exposé sur Helleborus dans sa Matière Médicale sur ce sujet. « Le remède agit lentement dans ces cas d´affections du cerveau et de la moelle épinière qui sont lentes, rebelles et donnent au malade un aspect stupide.</p>
<p> Quelquefois il n´y a aucun changement apparent jusqu´au lendemain du jour où le remède a été administré, ou même jusqu´à la nuit suivante : alors surviennent des sueurs, de la diarrhée ou des vomissements - une réaction enfin.</p>
<p> Il ne faut pas les entraver, il ne faut donner aucun remède : ce sont des signes de réaction. Si l´enfant a suffisamment de vitalité pour guérir, il guérira maintenant. Si on arrête les vomissements avec un remède quelconque, on antidotera HELLEBORUS. Laissez tranquilles les vomissements, la diarrhée ou les sueurs, et ils disparaîtront dans la journée. L´enfant se réchauffera et en quelques jours reprendra conscience...et puis, qu´est-ce qui se passera ensuite?</p>
<p>                Imaginez seulement ces doigts, ces mains et ces membres engourdis, cette peau engourdie partout.  Quel est, à votre avis, le symptôme le plus susceptible d´exprimer l´éveil de cet enfant stupide? Vous devez le connaître. .. C´est une observation clinique que vous pourrez contrôler si vous voyez des cas d´HELLEBORUS et des cas de ZINCUM… Eh bien! Les doigts de cet enfant commenceront à picoter. Tandis qu´il retrouvera son état nerveux normal, ses doigts commenceront à picoter, son nez et ses oreilles picoteront, et il commencera à crier, à se tourner sur le ventre et sur le dos et à se rouler dans son lit. Les voisins arriveront et diront : "A votre place je congédierais ce médecin, s´il ne donne quelque chose pour calmer cet enfant"; mais, si vous donnez effectivement quelque chose pour le calmer, vous pouvez être sûrs que le bébé sera mort dans les vingt-quatre heures. Cet enfant est en train de guérir, laissez-le tranquille. »</p>
<p><strong><em>Cas de fièvre typhoïde</em></strong></p>
<p>Un jeune garçon âgé de 12 ou 14 ans. Après deux semaines d’une très forte fièvre, la maladie semblait s’être focalisée au niveau cérébral. La diarrhée s’était arrêtée, il n’urinait plus, et il semblait complètement inconscient ; les yeux restaient grand ouverts et totalement immobiles ; la projection d’une forte lumière sur ses yeux en mydriase n’entraînait aucune réaction pupillaire. Il semblait complètement idiot, et les pulsations cardiaques étaient faibles et très lentes, 'seul le cerveau semble être la partie du corps encore active'.</p>
<p>Sous l’action d’Helleborus Niger 1000th (B. et T.) la diurèse a reprise puis est devenue très abondante, il a recommencé à bouger de temps à autre et très lentement il a recouvré sa conscience. Le premier signe qu’il a donné montrant qu’il commençait à bien comprendre ce qui se passait autour de lui fut celui-ci : c’était un garçon qui depuis toujours avait été collectionneur de monnaie et plus particulièrement de pièces de monnaie en argent. En l’examinant un soir à l’aide d’une lampe pour tester son attention, le père m’a dit, "Essayer avec une pièce de monnaie".</p>
<p>Je lui ai alors présenté un dollar en argent de façon telle que la lumière de la lampe en projette le reflet sur ses yeux, et pendant un seconde, il a fixé son regard sur la pièce et s’est mit à rire tout haut - "Ha! ha! Nous en avons aussi", mais ce n’est que plusieurs jours plus tard qu’il a pu voir parfaitement et demander ce qu’il souhaitait. L’amélioration s’est faite de façon progressive jusqu’au retour à la normalité avec Helleborus. Ce cas illustre bien la sphère d’action de ce remède, que ce soit lors d’une méningite aigue ou d’une fièvre typhoïde, lorsque l’action se focalise à la tête, et avec ces symptômes.</p>
<p><strong>Nash E. B</strong></p>
<p>(B et T= Boericke et Tafel : Encouragés par Hering à préparer des remèdes homéopathiques, en 1853, Francis E. Boericke et Adolph J. Tafel ont fondé la compagnie du même nom aux U.S.A. En moins de 10 ans, ils ont ouvert des pharmacies en Pennsylvanie, New York, New Orleans, San Francisco, Pittsburg, Washington, Minneapolis, Chicago et Cincinnati. Ils ont fourni en remèdes quelques uns des plus célèbres homéopathes de leur époque, Hering et Kent inclus.) </p>
<h6><strong>Mais il y a heureusement un tableau plus précoce</strong><strong> </strong></h6>
<p>où le sujet est conscient, mais avec un ralentissement intellectuel (sluggishness), il semble abruti. Hahnemann, le premier, a décrit cet état  en écrivant dans son Traité de Matière Médicale :</p>
<p>« Je conclus de différentes observations qu’il faut regarder comme le premier des principaux effets de l’Hellébore noire, la stupeur, l’émoussement du sensorium commune, l’état dans lequel, avec bonne vue, on ne voit qu’incomplètement et qu’on ne fait attention à rien ; où, avec une ouïe saine, on n’entend point clairement ; où, avec des organes gustatifs bien constitués, on ne trouve de goût à rien ; où l’on est toujours ou souvent sans penser ; où l’on se souvient peu ou pas du passé, même de ce qui vient d’arriver ; où rien ne réjouit ; où l’on ne fait que sommeiller légèrement ; où l’on ne peut goûter un sommeil véritable et rafraîchissant ; enfin où l’on veut travailler sans avoir l’attention ou les forces nécessaires pour le faire. » </p>
<p>« C´est une sorte d´état paralytique, que le terme de "stupéfaction" exprime bien.</p>
<p>Ne peut pas former des idées; ne peut pas fixer son attention; ne peut pas concentrer son esprit.</p>
<p>Le malade paraît à demi idiot. » Kent</p>
<p>Donc émoussement de tous les sens,</p>
<p>Il y a comme le dit Vithoulkas, une rupture de la communication, « Helleborus bloque la communication au sens le plus général du terme. Il semble abasourdir cette portion du cerveau qui reçoit, traite et interprète les données sensorielles du monde extérieur. Il y a une lenteur rampante dans ce processus. Le patient Helleborus se demande : "Qu’ai-je entendu? Que se passe-t-il?". C’est après un temps de réflexion qu’est intégrée une compréhension de ce qui s’est passé...</p>
<p>La description ci-dessus qu’Hahnemann nous donne, n’est pas tout ce qui constitue le portrait d’Helleborus,  mais il nous offre des indices de ce que nous devrons trouver en fait dans de tels cas. Il faut voir la difficulté de communication, la difficulté à percevoir et à répondre. La conscience de sa situation, la communication avec son entourage est extrêmement lente et très détériorée. »</p>
<p>Lors de la consultation d’un tel patient, ce qui va rapidement étonner, c’est le temps de réponse du patient à nos questions. Il réfléchit longtemps avant de donner une réponse. Les réponses peuvent être aussi confuses.</p>
<p><strong>RÉPONDRE</strong> (Voir Élocution) :</p>
<p><strong>lentement</strong> (Voir Lenteur-Parlant) : agar-ph., <em>anac.</em>, ars., carb-h., <em>carb-v.</em>, <em>cocc.</em>, <em>con.</em>, cupr., <em>gels.</em><sup>3b+7</sup>, <strong>hell.</strong><sup>7'</sup>, <em>kali-br.</em>, <strong>merc.</strong>, <em>nux-m.</em>, op., ox-ac., <strong>ph-ac.</strong>, <strong>phos.</strong>, plb., rhod.<sup>3b+7</sup>, <em>rhus-t.</em>, sep., sul-ac., <em>sulph.</em>, <em>thuj.</em>, zinc.</p>
<p><strong>réfléchit</strong> longtemps avant de : alum.<sup>-15</sup>, <em>anac.</em>, <em>cocc.</em>, <em>cupr.</em>, grat., <strong>hell.</strong>, merc.<sup>1b</sup>, <em>nux-m.</em>, <em>ph-ac.</em>, <strong>phos.</strong><sup>7'</sup>, zinc.<sup>1b</sup></p>
<p><strong>confusément</strong>, comme s'il pensait à qq. ch. d'autre : bar-m., <em>hell.</em>, mosch.</p>
<p>On peut voir les efforts qu’il fait pour réunir ses idées et donner une réponse adaptée. Il a tendance à plisser son front sous l’effort.</p>
<p><strong>VIG</strong> : <strong>RIDÉ</strong>, plissé / <strong>Front</strong> : Acet-ac., <strong>A</strong>gar.<sup>3</sup>, <strong>A</strong>lum., <strong>A</strong>m-c.<sup>3</sup>, <strong>B</strong>rom., <strong>B</strong>ry.<sup>3</sup>, <strong>C</strong>alc-p.<sup>3</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>aust.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ham.</em>, <strong><em>C</em></strong><em>ycl.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <strong>G</strong>rat., <em>hell.</em>, <strong>L</strong>achn.<sup>12</sup>, <strong>lyc.</strong><sup>5</sup>, <strong>M</strong>ang., <em>merc.</em><sup>88'</sup>, nat-m., <strong>N</strong>ux-v.<sup>88</sup>, <strong>O</strong>x-ac., <strong><em>P</em></strong><em>hos.</em><sup>88'</sup>, <strong>R</strong>heum., <strong>R</strong>hus-t., <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em>, <em>stram.</em>, <strong>S</strong>ulph.<sup>3</sup>, <strong>S</strong>yph.<sup>3b</sup>, <strong>V</strong>erat.<sup>-11</sup>, <strong>V</strong>iol-o.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Il y a aussi un problème dans la transmission de l’influx nerveux du cerveau vers les membres, les muscles ne réagissent pas bien, le patient doit faire un effort de concentration pour faire un mouvement, si on le distrait, il peut laisser tomber un objet qu’il tenait dans la main, par exemple.</p>
<p>Indifférence</p>
<p>Une caractéristique importante est une indifférence générale, indifférence à son environnement, à la douleur, il ne se plaint jamais ou peu, il ne s’intéresse à rien, ne prend aucun plaisir.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>INDIFFÉRENCE</strong>, aboulie, apathie, etc :</p>
<p><strong>aime</strong>, à ceux qu'il (voir Proches) : <em>acon.</em>, ars., <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, merc., nat-p., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>proches</strong>, à ses (voir Aime) : <em>fl-ac.</em>, <strong>hell.</strong>, hep., nat-c., <strong>phos.</strong>, plat., <strong>sep.</strong>, <em>syph.</em><sup>7</sup></p>
<p><strong>souffrance</strong>, à la (Voir <strong>Généralités-</strong>Analgésie) : <em>hell.</em>, <strong>op.</strong>, <strong>Stram.</strong></p>
<p><strong>désir</strong> ni volonté, n'a ni : hell.</p>
<p>Idées fixes :</p>
<p>« La malade imagine que par ses péchés elle a laissé passer le jour de la grâce. Comme le malade AURUM elle croit qu´elle agit mal, qu´elle est en train de commettre un péché impardonnable. Ceci est d´autant plus prononcé qu´elle s´approche davantage de la démence. "Une vieille femme ayant été accusée de vol par les femmes du voisinage, le prit tellement à cœur qu´elle se pendit. Ce suicide produisit un tel effet sur les femmes du village que, l´une après l´autre, chacune s´accusa d´avoir causé la mort de la vieille femme." » Kent</p>
<p><strong>ILLUSIONS</strong>, imaginations, hallucinations (Voir Folie, Pensées-Persistantes; Voir <strong>Sommeil-</strong>Rêves) :</p>
<p><strong>mal</strong> agi, pense avoir (voir Crime, Néglige; Voir Anxiété-Conscience) : <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <strong>A</strong>ur-a.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>rot-c.<sup>-10</sup>, <strong>C</strong>ycl., <strong>D</strong>ig., <em>hell.</em>, hyos.<sup>7</sup>, <em>ign.</em>, lyc., merc., <strong>N</strong>at-a., puls., <strong>S</strong>arr.<sup>11</sup>, sulph.<sup>16</sup>, thuj.</p>
<p><strong>mourir</strong>, il va (Voir Mort-Pressentiment) : <strong>acon.</strong>, <strong>A</strong>gn.<sup>12</sup>, <em>arg-n.</em>, <strong>A</strong>rn.<sup>1b</sup>, ars.<sup>1b</sup>, bar-c., <strong>B</strong>ar-m.<sup>1b</sup>, <strong>C</strong>act.<sup>2</sup>, calc.<sup>5</sup>, cann-i., cench.<sup>1b</sup>, <strong><em>C</em></strong><em>hel.</em>, <em>croc.</em>, <strong>C</strong>upr., hell.<sup>16</sup>, <strong>I</strong>ris-t.<sup>12</sup>, <strong>K</strong>ali-c., <strong>L</strong>ac-d., lach.<sup>2</sup>, <strong>L</strong>ac-lu.<sup>-2</sup>, <em>nit-ac.</em>, nux-v., petr., <strong><em>P</em></strong><em>odo.</em><sup>1</sup>, rhus-t., stram., <em>thuj.</em></p>
<p><strong>nouveau</strong>, tout est (voir Changé, Étrange) : <em>hell.</em><sup>88</sup>, stram.</p>
<p><strong>morts</strong>, avec des (voir Voix-Mortes), parle, elle : bell., <strong>calc-sil.</strong><sup>1</sup>, canth., hell., <em>hyos.</em>, nat-m., stram.</p>
<p>Le patient peut avoir des pressentiments de mort et prédire l’heure de sa mort.</p>
<p><strong>prédit</strong> l'heure de sa mort (Voir Peur-Mort-Prédit) : <strong><em>predicts</em></strong><em> the time</em> : <strong>acon.</strong><sup>1</sup>, agn.<sup>-15b</sup>, <em>aloe.</em><sup>2</sup>, alum.<sup>7</sup>, <em>arg-n.</em>, cench.<sup>1b</sup>, <strong>H</strong>ell.<sup>1b</sup>, lac-d.<sup>34</sup>, <strong>T</strong>hea.<sup>7</sup></p>
<p>Helleborus est bien différent ici d’Aconit qui a une peur intense de la mort ce qui n’est pas le cas d’Helleborus. </p>
<p>Tristesse</p>
<p>Ce tableau débouche sur un état de tristesse, pouvant à aller jusqu’à la dépression, voire la mélancolie.</p>
<p>« Quand elle est capable de se lever, la malade semble triste,  elle reste assise à ne rien dire et paraît plongée dans l´affliction. Mais elle ne fait pas de grandes lamentations, elle ne marche pas en long et en large ni ne se tord les mains comme la malade AURUM. Elle est dans un état d´apathie; elle a l´air triste et mélancolique, alors que, peut être, elle ne pense que bien peu. Toute tentative de consolation, tant que la malade est capable de penser, en fait qu´aggraver la situation. Comme chez NATRUM MUR., les maux sont aggravés par la consolation, mais les maux de NATRUM MUR. ne ressemblent pas du tout à ceux-ci. Quand le malade HELLEBORUS est capable de réfléchir à ses symptômes ils paraissent s´améliorer. » Kent</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>ASSIS</strong> / <strong>immobile</strong> : alum.<sup>16</sup>, arn., aur., brom., cham., chin-a., <em>cocc.</em>, elaps., <em>gels.</em>, haliae-lc.<sup>-4</sup>, hell., <em>hep.</em>, <strong>hipp.</strong>, <em>plat.</em>, <strong>puls.</strong>, <em>sep.</em>, stram., <strong>verat.</strong><sup>1</sup></p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>PENSER</strong> / <strong>troubles</strong>, à ses / <strong>amél</strong> : <strong>camph.</strong><sup>7'</sup>, cic., <em>hell.</em>, mag-c., pall., prun.</p>
<p><strong>PSY</strong> : <strong>TRISTESSE</strong>, dépression mentale (Voir Morose, Pleurer),</p>
<p><strong>heureux</strong>, en voyant des gens : <strong><em>happy</em></strong><em>, on seeing others (on seeing a happy person, he becomes melancholy and then only he feels very unhappy)</em> : hell.<sup>11+16 </sup></p>
<p><strong>puberté</strong>, avant la : <strong><em>before</em></strong><em> puberty, in</em> : <em>ars.</em>, calc-p., <em>hell.</em>, <em>lach.</em></p>
<p><strong>premières</strong> règles : <strong><em>the</em></strong><em> first menses</em> : <strong>H</strong>ell.</p>
<p>Troubles des la mémoire :</p>
<p><strong>Hahnemann écrit dans son proving : « Le passé est oublié ou il ne s’en souvient qu’à peine. » Les problèmes de mémoire peuvent prendre une forme plus grave. Vithoulkas écrit : « Ils peuvent dire : « J’oublie ce que je viens de dire ». Ils entendent quelque chose, et ils oublient immédiatement toute la phrase, toute l’idée contenue. Ils peuvent lire quelque chose, mais ils sont incapables de ne retenir une idée de ce qu’ils viennent de lire. » </strong></p>
<p>Irrésolution :</p>
<p><strong>Vithoulkas écrit : « Une conséquence de ce manque d’efficacité intellectuelle d’Helleborus, c’est l’irrésolution. Ces sujets ne peuvent prendre la moindre décision, par exemple, que prendre, qu’acheter, où aller, etc. Helleborus est un des principaux remèdes pour l’indécision. »</strong></p>
<p>Anxiété<strong> : </strong></p>
<p><strong>Tout ce tableau explique l’anxiété d’Helleborus, avec la peur qu’un malheur n’arrive, avec la peur de rester seul la nuit (</strong><strong><em>camph.</em></strong><strong>, <em>Caust.</em>, <em>Hell.</em><sup>7</sup>, stram.) </strong></p>
<p><strong>Cas clinique d’Edouard et Bénédicte :</strong></p>
<p>François Xavier, 20 ans en 2010<br />
Trisomique, suivi par moi depuis la naissance.<br />
En fin 2003 : PSOR LM1.<br />
Est passé aux neuroleptiques,<br />
qui ont un peu &gt; ; maintenant sous Solian.<br />
N'a plus ses hallucinations,<br />
  il parlait tt seul,<br />
  Bcp de gaz, œufs pourris.<br />
Triste,<br />
Regard fixe,<br />
  EEG normal.<br />
Peur de se tromper.<br />
Se frotte,<br />
  ou se passe les mains devant le visage.<br />
Toujours excellent appétit,<br />
  mange en restant assez mince.<br />
Léger résultat, puis je ne le revois plus durant 2 ans.</p>
<p>Nov 2005.<br />
Il va de mal en pis,<br />
Moments d'absence,<br />
  sursaute si on l'appelle.<br />
Ne sait plus ce qu'on lui demande.<br />
Boit bcp.<br />
Grince des dents +++</p>
<p>Hell LM1, 2 sec, 2 v, 2 fois par semaine.</p>
<p>Fin Nov.<br />
Semble réagir.<br />
A eu une forte poussée éruptive,<br />
  de partout.<br />
Semble bcp plus présent,</p>
<p>11 01 2006,<br />
Toujours forte poussée d'éruptions,<br />
Il parle un peu plus,<br />
  n'est plus dans le mutisme.<br />
Gros furoncles.<br />
Vents très nauséabonds par moments.</p>
<p>HELL LM2</p>
<p>Fevr 2006.</p>
<p>Très net mieux,<br />
Il communique,<br />
  sourit, etc.<br />
Des fois il reste au lit et ne veut pas bouger,<br />
N'a pas refait de furoncles.<br />
Juste éruptions visage suite du rasage.<br />
Ronfle la nuit.<br />
On ne le lui donne pas le soir,<br />
  il est survolté après sa dose.</p>
<p>(hell LM3)</p>
<p>Et depuis il répond toujours à HELL.</p>
<p><strong>Helleborus chez l’enfant :</strong><strong></strong></p>
<p>« Le type de malades HELLEBORUS le plus frappant, c´est l´enfant.</p>
<p> Ce remède est surtout indiqué chez les enfants entre deux et dix ans. La fixité du regard - décubitus dorsal et regard fixe avec les yeux mi-clos - est typique du remède. Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son. Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés.<br />
Dans l´hydrocéphalie il y a un cri aigu, le cri encéphalique. L´enfant criera en dormant. Il portera la main à la tête et criera, comme APIS. Mais l´hydrocéphalie d´APIS est bien plus active et aiguë. Le malade APIS rejette ses couvertures d´un coup de pied; le malade HELLEBORUS ne se soucie pas des couvertures, il ne se soucie de rien. Il n´est pas facilement troublé. Il est couché sur le dos avec les jambes remontées, faisant souvent des mouvements automatiques avec les bras et les jambes.</p>
<p> Il a parfois un côté paralysé, mais l´autre continue à faire des mouvements automatiques. » Kent</p>
<h6><em>Diagnostic comparatif :</em></h6>
<p>Farrington évoque 3 remèdes principaux qui ont une proche similitude avec Helleborus dans ce tableau de dépression sensorielle :</p>
<p>Phosphoric acid : mais on tire facilement le patient de sa somnolence qui répond alors normalement aux questions.</p>
<p>Nitric acid : apathie sensorielle, remède recommandé par Hahnemann dans le cas de fièvre typhoïde, l’apathie serait plus légère que celle d’Helleborus et de Phosphoric acid.</p>
<p>Opium : apathie encore plus marquée que les 3 autres. La congestion cérébrale est plus marquée, la respiration est bruyante et stertoreuse ce qui n’existe pas chez Helleborus. La face est sombre ou rouge brunâtre, alors qu’avec Hell., la face est pâle et souvent froide.</p>
<p><strong><em>Causalités </em></strong></p>
<p>Cet état peut être déclenché dans certaines situations.</p>
<ul>
<li>Suite de nostalgie (<em>hell</em>)</li>
<li>Suite de déception amoureuse (<em>hell</em>)</li>
<li>éruption supprimée (B. Long) (œdème externe, <strong>éruptions</strong>, suite de suppression d' : <strong>apis.</strong><sup>2</sup>, apoc.<sup>2</sup>, <em>ars.</em><sup>2</sup>, asc-c.<sup>2</sup>, dig.<sup>2</sup>, dulc.<sup>8</sup>, <em>hell.</em><sup>2</sup>, sulph.<sup>2</sup>, zinc.<sup>8</sup></li>
<li>Suite de commotion cérébrale</li>
</ul>
<p><strong>COMMOTION</strong> cérébrale : <strong><em>CONCUSSION</em></strong><em> of brain</em> : <strong>arn.</strong>, bell., carc.<sup>78</sup>, <strong>cic.</strong>, <em>hell.</em>, hep., <em>hyos.</em>, <strong>hyper.</strong>, kali-p., led., merc., nat-s., ph-ac., rhus-t., sep., sul-ac., zinc.</p>
<p>“Les cas de torpeur mentale, de perte de mémoire et d´obnubilation consécutifs à un traumatisme crânien peuvent être traités avec de bons résultats par Helleborus. Farrington (Clinical Materia Medica), Hayes (The homoeopathic Recorder) et Foubister (Tutorials),  décrivent divers cas très intéressants. Voyons le cas de Farrington :</p>
<p> " Pour bien démontrer la dépression d´Helleborus, je peux citer son emploi couronné de succès dans un cas de choc par un coup sur la tête. Arnica avait échoué, et le malade devint assoupi ; une pupille était plus grande que l´autre ; le patient répondait lentement aux questions, comme si sa compréhension était imparfaite ; en marchant, il traînait la jambe. Le pouls était à peine de 50 par minute. Le malade était plus mal entre 4 et 8 heures de l´après-midi. Helleborus guérit ce cas. "</p>
<p> Hayes expose six cas de traumatisme crânien traités avec Helleborus. La majorité des cas présentaient des troubles mentaux un à trois ans après le traumatisme, avec des radiographies normales, mais avec des lésions neurologiques que nous pourrions peut-être détecter aujourd´hui grâce à la Résonance Magnétique Nucléaire (IRM) ou bien par Tomographie Axiale Assistée par Ordinateur (Scanner), qui mettent en évidence des oedèmes ou des hémorragies localisées… </p>
<p>Le docteur Griggs expose le cas d´un médecin résidant (le docteur Gordon) au Children´s Homoeopathic Hospital, victime d´un accident de la circulation avec traumatisme crânien, suivi de perte de connaissance. L´administration d´Arnica, n´apporta aucun changement ; il présentait un tableau typique de traumatisme crânien persistant, avec perte de connaissance, dilatation de la pupille, émission involontaire d´urine, etc. Après qu´on lui ait fait une ponction lombaire et qu´on lui ait extrait du liquide rachidien, il s´améliora un peu, reprenant conscience de façon temporaire, avant de rechuter peu après. Le docteur Griggs lui administra Helleborus 200, après quoi le docteur Gordon reprit conscience et retrouva ses capacités mentales. » Mateu Ratera, Premiers  secours en Homéopathie</p>
<ul>
<li>Suite de désir sexuel supprimé<br />
<strong>refoulement</strong> du, affections suite de : <strong><em>suppressing</em></strong><em> the, complaints from</em> : <strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.</strong></li>
<li>Suite de prostration profonde</li>
<li>Suite de maladie infectieuse grave, après scarlatine, méningite</li>
<li>Suite d’intoxication</li>
<li>Symptômes cérébraux pendant la dentition (ALLEN)</li>
<li>George Vithoulkas écrit : « Ces états peuvent survenir à la suite d’une frayeur, un grand stress ou un chagrin important. »</li>
</ul>
<p>Le tableau précoce de Helleborus, tel qu’on l’a envisagé plus haut peut évoquer encore bien d’autres situations : un retard de développement cérébral de l’enfant, avec retard scolaire, un problème de développement cérébral après une maladie grave, une maladie d’Alzheimer dans ses formes débutantes, etc.</p>
<h6>Continuons avec les signes cliniques particuliers, appareil par appareil.</h6>
<p><strong>Vertige : </strong></p>
<p>Vertige avec nausées et vomissements, en se penchant ce qui est banal. Plus particulier à Helleborus :</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>LEVANT</strong> / <strong>penchée</strong>, de la position / <strong>après</strong> / <strong>amél</strong>: <strong>A</strong>ur., <em>hell.</em></p>
<p><strong>VE : PUPILLES</strong> dilatées, avec : <em>bell.</em>, hell., teucr.</p>
<p><strong>VE</strong> : <strong>REDRESSANT</strong> / <strong>lit</strong>, dans le / <strong>amél</strong> : <strong>H</strong>ell., <strong><em>L</em></strong><em>ac-d.</em>, phos., puls.<sup>16</sup></p>
<p><strong>Tête :</strong></p>
<p>Chaleur de la tête avec froideur du reste du corps, des mains et des doigts en particuliers :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>CHALEUR</strong> / <strong>froideur</strong> / <strong>mains</strong>, des, avec : asaf., asar., bar-c., bell., <strong>C</strong>alo., hell., iod., <em>ip.</em>, lact., lyc., nat-c., nat-m.<sup>3</sup>, ph-ac., sep., <strong>S</strong>umb.</p>
<p>Douleur, lourdeur avec sensation de pression au niveau du front vers l’extérieur :</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>DOULEUR</strong>, céphalée en général / <strong>PRESSIVE</strong> / <strong>Front</strong> / <strong>Éminence</strong> frontale / <strong>droite </strong>: <em>caust.</em>, <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em><sup>16</sup>, sabin., spong.</p>
<p>Douleur stupéfiante au niveau de l’occiput</p>
<p>Douleur, occiput, <strong>fermant</strong> les yeux, en, <strong>amél</strong> : <strong><em>H</em></strong><em>ell.</em>, <strong><em>S</em></strong><em>ep.</em></p>
<p>Mouvements de la tête en particulier la nuit.</p>
<p><strong>TE</strong> : <strong>MOUVEMENTS</strong> de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / <strong>roule</strong> la tête / <strong>jour</strong> et nuit, avec gémissements : <em>hell.</em>, <em>lyc.</em></p>
<p>« Il ne sait où mettre sa tête, à cause de la violente douleur qu´il y éprouve; à chaque instant il se couche dans une autre position; il ne se trouve jamais mieux que quand il prend sur lui de rester tranquille, et que, fermant les yeux, il oublie sa douleur en sommeillant. » Hahnemann</p>
<p>Hydrocéphalie, inflammation du cerveau, des méninges.</p>
<p><strong>Yeux</strong></p>
<p>On a déjà signalé un certain nombre de symptômes, en particulier la fixité du regard, en particulier lors d’un accès de stupeur (ars., <em>hell.</em>). Les yeux sont enfoncés dans les orbites, ils sont tournés vers le haut, pendant la fièvre tout spécialement (<em>hell</em>, seul remède).</p>
<p>« Le texte dit : "Vision inaltérée." Néanmoins le malade voit imparfaitement; il ne regarde pas l´objet sur lequel est fixé son regard; l´étendue de son champ visuel paraît correcte, et pourtant quand on lui demande ce qu´il a vu il ne s´en souvient pas, les objets n´ont fait aucune impression sur sa mémoire ou son esprit. » Kent.</p>
<p><strong>Oreilles</strong></p>
<p>« L’audition est altérée, ou plutôt, il ne comprend ce qu’on lui dit, bien que le son lui parvienne. » Vithoulkas</p>
<p><strong>Nez :</strong></p>
<p>L’odorat est diminué. Fréquents éternuements, violents, le matin, immédiatement après le lever, « provoquant une fissure au milieu de la lèvre supérieure » Vithoulkas. Il a tendance à se mettre les doigts dans le nez (<strong>arum-t, cina, sil</strong>). Les narines sont dilatées et noirâtres comme si de la suie s’était déposée ( !).</p>
<p><strong>Visage :</strong></p>
<p>Expression stupide. Le front est plissé, en particulier dans les troubles cérébraux avec sueurs froides. Il peut y avoir une chute de la mâchoire inférieure, en même temps qu’un mouvement incessant de mâchonnement.</p>
<p>« Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son.  Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés….</p>
<p>Nous rencontrons ce froncement des sourcils et ce front ridé précisément dans cette sorte de troubles cérébraux. Nous trouvons une semblable sorte de rides chez LYCOPODIUM, mais la maladie est alors située dans les poumons. » Kent</p>
<p><strong>Bouche : </strong></p>
<p>Il peut exister des ulcérations de la bouche en général et des gencives. Haleine putride. Diminution du goût, les aliments n’ont aucun goût. Tremblement de la langue, en la sortant (<strong>lach</strong>.). Il peut exister des mouvements de langue d’un côté à l’autre (<em>hell.</em>, lach., <em>lyc.</em>). Grincement de dents.</p>
<p><strong>Estomac : </strong></p>
<p>Faim inhabituelle en période de fièvre.</p>
<p><strong>ES</strong> : <strong>APPÉTIT</strong> / <strong>AUGMENTÉ</strong> (faim en général) / <strong>fièvre</strong> / <strong>pendant </strong>: <em>chin.</em>, <em>cina.</em>, <strong>C</strong>ur., <strong>E</strong>up-pur., hell., <strong>phos.</strong></p>
<p>La soif peut être augmentée, voire extrême, ou absente en particulier durant la fièvre.</p>
<p><strong>Abdomen :</strong></p>
<p>« Dans la première partie de l´expérimentation il y a de la diarrhée et de la dysenterie, avec d´abondantes selles blanches gélatineuses ou des selles ne consistant qu´en mucus pâle adhérent.</p>
<p> Puis vient une constipation paralytique, et ces malades cérébraux, prostrés, émaciés, tels que je les ai décrits, resteront couchés pendant des jours sans aller à la selle, sans aucune manifestation intestinale.  Après un jour ou deux les lavements resteront même sans effet. » Kent</p>
<p><strong>Appareil urinaire :</strong></p>
<p>Rétention d’urines ou anurie. Les urines peuvent s’écouler goutte à goutte, parfois miction involontaire, en particulier dans la typhoïde. Tableau de néphrite aigue ou subaigüe avec rétention d’eau et œdèmes importants.</p>
<p>Les urines peuvent être sanguinolentes ou on peut noter la présence de sédiments comme du marc de café.</p>
<p><strong>UR</strong> : <strong>SÉDIMENT</strong> / <strong>café</strong>, comme du marc de : <em>ambr.</em>, <strong>Apis.</strong>, <strong>HELL.</strong>, <strong><em>L</em></strong><em>ach.</em>, <em>ter.</em></p>
<p>Terebenthina est le remède le plus proche mais la miction est brûlante et les urines ont une odeur aromatique et sont facilement sanglantes, accompagnées d’un météorisme abdominal plus important.</p>
<p><strong>Appareil génital masculin :</strong></p>
<p>Affections suite de refoulement du désir sexuel (<strong>apis.</strong><sup>1</sup>, berb., calc., <strong>camph.</strong>, <em>carb-o.</em>, <strong>con.</strong>, <em>hell.</em>, kali-n.<sup>16</sup>, <em>lil-t.</em>, <strong>lyss.</strong>, <em>ph-ac.</em>, pic-ac., plat., <strong>puls.)</strong></p>
<p><strong>Appareil génital féminin :</strong></p>
<p>« Aménorrhée après déception amoureuse, après s’être mouillé les pieds. » Vithoulkas</p>
<p><strong>GF</strong> : <strong>RÈGLES</strong> / <strong>suppression</strong> des / <strong>mouillée</strong>, après s'être / <strong>pieds</strong>, les : <em>acon.</em>, <strong><em>G</em></strong><em>raph.</em>, <em>hell.</em>, <strong><em>N</em></strong><em>at-m.</em>, <strong>N</strong>ux-m., <strong>puls.</strong>, <strong>rhus-t.</strong></p>
<p><strong>Thorax :</strong></p>
<p>Pouls lent, petit, irrégulier. Epanchements pleuraux.</p>
<p><strong>Dos et Extrémités :</strong></p>
<p>Diminution du sens musculaire; il doit prêter une attention soutenue au fonctionnement de ses muscles. Relâchement subit des muscles ; il laisse tout à coup tomber les objets qu´il tenait.  </p>
<p>Les pouces sont recroquevillés à l’intérieur des paumes (Cupr).</p>
<p>Mouvements spasmodiques d´un bras ou d´une jambe.</p>
<p>Mouvements convulsifs ou plutôt automatiques.</p>
<p><strong>Peau</strong></p>
<p>Chute de cheveux et des ongles. Œdème important. Anasarque.</p>
<p><strong>Fièvre et frissons</strong></p>
<p>« Il y a dans ces fièvres, une soif ardente ou une faim de loup peu commune. » Kent.</p>
<p>Les frissons commencent dans les bras pour s’étendre ensuite : <strong>bras</strong> : <strong>bell.</strong>, dig., <strong>hell.</strong>, <em>ign.</em>, mez., plat.</p>
<p><strong>Modalités caractéristiques : </strong></p>
<p><em>AGGRAVATION : </em></p>
<p>De 16 h. à 20 h. ; du soir au matin; par l´air froid ; en se découvrant ; par le mouvement.</p>
<p><em>AMELIORATION </em></p>
<p>Par l´air chaud ; en fixant son attention sur ses maux.</p>
<p><em>DESIRS ET AVERSIONS</em></p>
<p>Faim avec dégoût des aliments ; aversion pour les légumes (<strong>légumes</strong> : bell., <em>hell.</em>, hydr., <em>mag-c.</em>, ruta).</p>
<h2>Quelques cas cliniques :</h2>
<p>  </p>
<h3>1° Cas Dr Cohen J. :</h3>
<p>Jeanne B. née le 17/09/88 accompagnée de ses parents me consulte pour autisme fin novembre 89 (elle a 15 mois). </p>
<p> A l´interrogatoire des parents, j´apprends que la mère a eu des difficultés à être de nouveau enceinte (première grossesse il y a 10 ans). Elle a subi divers examens, des stimulations d´ovulations, des inséminations artificielles. </p>
<p> Jeanne a été procréée sans l´intervention du corps médical. Elle est née par césarienne (la poche des eaux était colorée avec un cordon ombilical autour du cou). </p>
<p> Le lendemain de la naissance est apparu un ictère traité par U.V. Elle était somnolente, avait des difficultés à boire. </p>
<p> Vers le 10ème jour de vie, elle a présenté des <strong>convulsions toniques</strong>, convulsions qui ont persisté malgré le Gardénal. Les parents ont noté qu´elles vont surtout se manifester la nuit entre 19h et 6h du matin. </p>
<p> Les convulsions étaient nombreuses, fréquentes pendant les 6 premiers mois de la vie, puis elles vont persister mais plus rarement. </p>
<p> De plus, elle fait des colères par spasme lorsqu´on la dérange (quand on lui nettoie les mains ou les oreilles), quand elle entend un bruit brutal (une porte qui claque). </p>
<p> A l´observation : </p>
<p> - <strong>apparition par intermittence de la langue (protusion tongue)</strong> </p>
<p> - <strong>chewing léger.</strong> </p>
<p> - l´enfant joue avec ses mains, <strong>indifférente</strong> à ses parents, à ma présence     </p>
<p> - lorsque je lui mets un objet dans une main, elle le tient mais ne le regarde pas et joue avec l´autre main. </p>
<p> - elle sourit par intermittence dans le vague, parfois elle rit aux éclats, sans raison (semble-t-il !) </p>
<p> - je la prends dans les bras; elle ne dit rien mais me repousse si je la tiens serrée pour l´embrasser </p>
<p> - elle soupire beaucoup,<br />
- elle mange très peu, </p>
<p> - elle a des difficultés à avaler les liquides, les aliments semi-liquides, </p>
<p> Prescription : elle reçoit une dose X 30 K. </p>
<p> Un mois après deuxième consultation : </p>
<p> - elle regarde les objets, </p>
<p> - elle cherche le regard des autres et lorsqu´on la regarde elle éclate de rire, </p>
<p> - elle pousse des <strong>cris pendant son sommeil</strong> surtout durant la sieste,   </p>
<p> - elle gazouille dans son lit, pour la première fois de sa vie, </p>
<p> - elle tète la joue de ses parents, </p>
<p> - elle <strong>sort toujours sa langue comme un serpent</strong>; parfois sa langue sort sur le côté, </p>
<p> - toujours <strong>indifférente</strong> aux objets; lorsqu´on lui met un objet dans la main, elle ne le regarde pas, mais de temps en temps (et cela est nouveau) elle le laisse tomber, </p>
<p> - déglutit difficilement la soupe, il faut lui tenir la tête en arrière, les purées passent bien, </p>
<p> - elle se défend pendant l´examen clinique pour la première fois, elle tient assise seule. </p>
<p> Prescription : elle reçoit X XMK. </p>
<p> Troisième consultation en mars 90 : </p>
<p> - toujours indifférente aux autres sauf à son père, </p>
<p> - regarde plus les gens, tourne sa tête quand on l´appelle, </p>
<p> - elle joue toujours avec ses mains, prend seule les objets mais ne les regarde pas quand elle les tient, </p>
<p> - essaie de se mouvoir sur le dos ou sur le ventre, </p>
<p> - souvent elle frissonne, </p>
<p> - elle se réveille toujours en pleurant avec un regard apeuré,<br />
Mi-avril 90 : </p>
<p> - plus présente, sourit beaucoup, rit aux éclats de façon appropriée, mais toujours indifférente à sa famille, à son pédiatre, </p>
<p> Prescription : une dose d´X MMK (en raison de l´impatience du pédiatre). </p>
<p> Juin 90 : </p>
<p> - elle pleure souvent sans raison, </p>
<p> - elle refait des grimaces, </p>
<p> - elle ne veut pas manger, ni marcher, </p>
<p> - elle avale des morceaux et donc souvent avale de travers, </p>
<p> - elle grince des dents, </p>
<p> - toujours indifférente à sa famille, </p>
<p> Septembre 90 : </p>
<p> - elle attrape et prend son biberon seule, </p>
<p> - elle joue avec les objets, </p>
<p> - elle claque sa langue, </p>
<p> - elle sourit aux autres enfants (deux fois par semaine, va en garderie), </p>
<p> - s´endort souvent avec la langue dehors, </p>
<p> - inconsolable la nuit quand elle pleure durant le sommeil, </p>
<p> - elle aime les câlins, </p>
<p> - je me dirige vers elle : grande surprise : Jeanne me tend les bras, me sourit, m´embrasse et participe à la consultation pour la première fois; exécute des ordres simples comme : "donne ta main" "ouvre la bouche" ...... </p>
<p> J. Cohen (France). </p>
<h3>2° cas Publié dans Echos du Centre Liégeois d’Homéopathie :</h3>
<p>Je la vois la première fois au cabinet le 14.05.2003 avec sa mère. </p>
<p> C´est une blondinette aux yeux bleus qui serait ravissante si ce n´était un regard vide, hébété, qui m´évoque, malheureusement, fortement le look d´un poisson pas très frais... Elle dessine à ma demande, de temps en temps sursaute et nous regarde brièvement comme si elle nous découvrait pour la première fois. Par moments, elle mâchouille un chewing-gum imaginaire. Après beaucoup d´encouragement et de stimulation, elle déclare qu´elle est venue parce que "Je réfléchis pas assez bien, je suis toujours dans la lune". </p>
<p> A ma demande: "la lune" pour elle n´est pas du tout un monde de refuge fantasmagorique, mais vraiment ressemble à la surface lunaire "— Je ne pense à rien.", "— C´est vide.", "— Il n´y a rien.". </p>
<p> Sa mère décrit une grossesse, accouchement et petite enfance sans aucune particularité, si ce n´est une <strong>lenteur</strong> importante, insouciance, manque d´organisation et de concentration. Elle est à présent en <strong>retard</strong> à l´école qui souhaite lui faire redoubler l´année car elle n´arrive pas à lire de manière adéquate. </p>
<p> Amandine est timide, en retrait, mais joue bien avec d´autres enfants. Elle ne se met pas en colère et ne se défend pas quand on lui prend ses affaires ou on la malmène. Elle est maladroite et renverse les objets mais aime beaucoup le sport. Elle pleure facilement et ne supporte pas la douleur. Amandine a le plus grand <strong>mal à répondre à mes questions</strong> simples, elle semble perdre le fil de ses pensées, sursaute et retourne sur son dessin. </p>
<p> Un bilan complet audio et ophtalmologique a conclu qu´elle ne présentait aucun trouble sensoriel.<br />
Solution </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - ne dit rien </p>
<p> PSYCHISME - LENTEUR - après longue réflexion </p>
<p> PSYCHISME - PAROLE, élocution - lente </p>
<p> PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de concentration - en étudiant </p>
<p> PSYCHISME - GRIMACES </p>
<p> PSYCHISME - HEBETUDE </p>
<p> PSYCHISME - MALADRESSE, gaucherie </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> Le 11.6.2003, je crois rencontrer une petite blonde pétillante pour la première fois! Amandine est transformée, vive, éveillée, elle intervient dans les conversations, corrige sa mère et fait preuve d´un bon sens de l´humour. Sa mère décrit la stupéfaction familiale quand 24 heures après de la prise du remède elle a pris la parole pour la première fois à table... </p>
<p> Helleborus niger 200K </p>
<p> 15.10.2003. Tout va beaucoup mieux mais la mère vient avec une liste de points sur lequel il faudrait activer la baguette magique: lire mieux et plus vite, ramasser ses affaires qu´elle laisse traîner partout, etc. </p>
<h3>3° cas Marie-Luc Fayeton :</h3>
<p>Un cas de psychose </p>
<p> Confirmation de l´hypothèse du Dr. Masi : Il a perdu la capacité de reconnaître une valeur aux choses et lui-même est sans valeur parce qu´il a voulu être La valeur. </p>
<p> Il s´agit d´un homme à l´adolescence difficile, échec scolaire et drogue, jusqu´à la rencontre d´une jeune femme dynamique dont il tombe amoureux à 20 ans, et ils vivent ensemble depuis 8 ans quand il décompense complètement à la naissance d´un enfant 7 mois avant la consultation. Il a renvoyé mère et enfant en Bretagne sans travail, sans ressources, et est retourné habiter chez sa mère.  </p>
<p> Échec de Fluoric acid donné le 16/11/84. </p>
<p> Le 7/1/ 85, Il est en pleine régression. Il ne se lave plus, il ne se rase plus, c´est la mère qui le lave et l´habille. Il passe sa journée assis sur une chaise, ou à suivre sa mère comme un toutou. </p>
<p> Il se présente devant moi comme un automate (Hell), raide, thorax en avant, menton relevé, bouche ouverte, bras écarté, le regard vague (Hell), il ne dit pas un mot (Hell).  </p>
<p> Il a répété plusieurs fois à sa mère : " je suis perdu " (Hell). </p>
<p> Si je pose une question, il y réfléchit longtemps (Hell), front serré (Hell), en se tirant sur les lèvres (Hell), pour finalement répéter la question (Hell). S´il arrive à parler, il parle extrêmement lentement (Hell), il ne finit pas ses phrases (Hell). </p>
<p> Beaucoup de patience me fait réussir à lui faire dire :  </p>
<p> " je suis indifférence (Hell) ". " Je suis comme un automate ". </p>
<p> " Cet enfant, je n´en voulais pas, je ne saurais dire pourquoi ".  </p>
<p> " Ça nous a désunis, je n´éprouve  plus d´amour pour ma concubine." </p>
<p> - Pourquoi dîtes vous ma concubine ?<br />
" Je ne la considère pas comme une femme par le fait même que je ne suis pas un homme. </p>
<p> " Je croyais avoir un but, je n´ai plus rien ". </p>
<p> " J´ai l´impression d´avoir vécu une indifférence comme ça après arrêt de la drogue. " </p>
<p> " J´ai du mal à penser que cet enfant, je puisse y être indifférent comme ça ;  ce petit, il n´y est pour rien." </p>
<p> Tous les symptômes se répertorisent à Helleborus. Je sors de ma trousse Helleborus 5 CH, j´en met dans l´eau et lui en donne toutes les 10 mn, tandis que j´essaie de le faire parler sur ce qu´il veut dire par le mot " perdu " </p>
<p> " Perdu, oui, je suis perdu ". </p>
<p> - Cela veut dire que vous ne guérirez pas? </p>
<p> - C´est plus profond. </p>
<p> - Ça a un rapport avec la vie éternelle ? (La famille est athée) </p>
<p> - Oui, c´est ça, c´est ça, on est une famille perdue. </p>
<p> Tout d´un coup, il se met à rire :  </p>
<p> " Ah, mais, je le sens, cette dose me fait du bien, je sens que vous, vous allez me sauver! "  </p>
<p> Il a passé une bonne soirée en famille, il paraissait guéri, et puis il a fait après souper une crise de tétanie, affolement général, appel aux urgences, hospitalisation, et quelques jours après, je le retrouve dans le même état que précédemment. </p>
<p> Le 11/1/85, je lui donne Helleborus XM. </p>
<p> Le 21/1, on me dit qu´il se lave, se rase, répond au téléphone. </p>
<p> Le 29/1, il a une allure presque normale en entrant chez moi : </p>
<p> - Comment allez-vous ?  </p>
<p> -  Si je parle vous allez penser que je vais mieux.  </p>
<p> -  Il faudrait surtout pas ?  </p>
<p> -  (il rit) Non c´est pas ça. </p>
<p> - Avez-vous toujours ce sentiment profond d´être perdu ? </p>
<p> - Oui. Ils croient que je vais sortir de cet état mais moi je... "<br />
- Vous m´aviez dit que vous méritiez un châtiment ? </p>
<p> - Certainement. </p>
<p> - Qu´est ce que cela peut être ? </p>
<p> - Que je reste comme ça.  </p>
<p> - Qui vous l´a donné ce châtiment ? </p>
<p>- Peut-être que c´est le Bon Dieu (il rit). </p>
<p> - Vous riez parce que vous savez que ce n´est pas vrai. Dieu veut que vous redeveniez un homme - <br />
- Qui vous dit que j´ai été un homme avant ? Toute ma vie ça été comme ça. </p>
<p> - On ne vous a pas appris que Dieu veut vous aider à devenir un homme ? </p>
<p> - Je crois que je n´ai rien compris. Je sais que vous dites vrai mais ça n´entre pas en moi. </p>
<p> - Pourquoi ? </p>
<p> - J´ai l´impression que les mots que j´entends maintenant n´avaient jamais eu de signification. J´ai toujours employé des mots sans en connaître la valeur. </p>
<p> La prescription s´est faite sur une répertorisation, mais toute l´histoire parle d´une absence de valeur : il n´est pas un homme, sa femme n´est pas une femme, il n´a jamais donné de valeur aux mots, il est indifférent à l´enfant, " le pauvre petit ". </p>
<p> Le 22/02/I985. </p>
<p> Il reçoit Helleborus LM : Résultat spectaculaire. </p>
<p> Le 27/03/I985. </p>
<p> La mère dit qu´elle le trouve beaucoup mieux. Il rencontre les copains. Il fait du sport, du ski, de la natation. Il fait de la musculation parce qu´il trouve que sa peau est trop molle. </p>
<p> En consultation, il n´avoue pas qu´il va mieux, mais il est redevenu un beau jeune homme coquet et il  plaisante avec moi. Il tremble encore à l´extension des doigts. </p>
<p> Je sens que l´angoisse de sa situation est un obstacle à sa guérison : faillite commerciale, aucun diplôme, le chômage dans la région. Aussi je lui dis :  </p>
<p> - Ne pensez pas à l´avenir,  car c´est l´angoisse de l´affronter qui vous empêche de guérir. </p>
<p> - Alors, à quoi faut-il penser ? S´il ne faut penser ni au passé, ni à l´avenir ? (il rit). Je me demande toujours si cette naissance, il faut que je l´assume ? Il m´a remplacé d´une certaine façon, le " pauvre petit ". Il n´y est pour rien, je me montrais toujours fort, j´étais très faible, et j´en arrive toujours au même point ; c´est cette naissance. Il est bien là. On ne peut pas le supprimer. Il existe. </p>
<p> Là où je me suis leurré c´est en prenant du LSD, on brûle les étapes, on a l´impression de résoudre les problèmes avec le LSD, et face à des problèmes d´adulte on n´est pas prêt. </p>
<p> Cérébralement, ça m´a laissé quelque chose. Ca m´a lésé le cerveau ". </p>
<p> - Non, vous n´avez aucune lésion au cerveau. Mais vous n´avez pas fait votre maturité. Votre paternité est comme une jambe cassée. Laissez là dans le plâtre sans l´obliger à fonctionner tant qu´elle est incapable de fonctionner. Quand elle fonctionnera, vous sentirez en vous l´envie de cet enfant. </p>
<p> - Et si ça n´arrive jamais ?  </p>
<p> - Je vous promets que ça arrivera, mais en temps voulu. Pour l´instant n´y pensez pas. </p>
<p> Il est parti tout content.<br />
Le 18/041985 </p>
<p> J´apprends pas sa mère qu´il a envoyé un cadeau à son fils. </p>
<p> Le 06/02/1986 </p>
<p> Il lance une petite affaire, a pris un appartement, attend sa femme et son fils qui vont arriver de Bretagne de façon imminente. </p>
<p> Le 25/07/1987 </p>
<p> Il m´annonce une " bonne nouvelle ", sa femme attend un 2° enfant. </p>
<p> Une nouvelle dose de Helleborus réglera :<br />
- Une crise de foie en février 86. </p>
<p>- Une gonalgie post traumatique durant depuis 2 mois en Février 87. </p>
<p>- Un rhume suite de baignade en rivière en juillet 87. </p>
<p> Je le revois le 31/12/93. Il a deux enfants, sa femme est heureuse, il n´y a pas de père plus tendre, il a monté une petite entreprise de plomberie en Corse, ça va bien. Mais il se sent un peu déprimé : </p>
<p> "J´ai de l´argent et j´en profite. Quand je regarde ma petite famille, je me dis que je suis heureux. Je fais du tennis, du ski. Mais en fait, je me crée un personnage, je ne suis pas comblé. Il arrive un moment où je perds ma motivation. J´acquiers le savoir par l´expérience de la vie, je n´ai pas le nez fourré dans les bouquins. A l´école, j´étais attiré par ce qui se passait dehors, je cherchais les sensations, je jubile quand je me fais des sensations. C´est pas là que je vais m´enrichir. Finalement, je n´ai pas un rôle intéressant à jouer, ma valeur, dans le commerce, ça se mesure au chiffre d´affaires, c´est tout du vent; les confrères, dans la profession, ce n´est pas des lumières, ils sont mesquins, jaloux. Je voudrais être comme vous. " </p>
<p> Autrement dit : </p>
<p> Ses activités ne le comblent pas. </p>
<p> Ses sensations, ce n´est pas ça qui va l´enrichir (au sens de lui donner de la valeur). </p>
<p> Ses relations, ce ne sont pas des lumières. </p>
<p> Sa profession ne lui donne pas beaucoup de valeur.<br />
Bref, rien n´a de valeur, et lui non plus. La même problématique profonde, mais combien plus nuancée ! </p>
<p> " - Qu´est-ce que vous m´enviez ? </p>
<p> " - Vous, votre valeur, c´est de guérir les gens. Et puis, vous avez des certitudes, il n´y a pas de doutes dans votre tête. La question à laquelle je ne pourrai jamais répondre, c´est l´existence de Dieu. Là encore, il y a beaucoup d´efforts à faire pour en savoir davantage. Je suis attiré par certaines choses, mais il y a un blocage. " </p>
<p> Autrement dit, il n´a pas " découvert le bonheur humain comme un cadeau de Dieu pour l´aider à comprendre la divinité " (Masi). </p>
<p> HELLEBORUS 100K abMM </p>
<p> Le 11/12/96, je le revois dans mon cabinet. Il ne vient pas chercher une dose. Il en a pris une cet été. Il a été " déstabilisé " quand le frère de son amie a laissé sa femme.  </p>
<p> " La dose m´a fait beaucoup de bien tout de suite, dit-il, mais après une dose on rentre dans une phase où on se pose des questions. Avant, je redoutais ça, maintenant, j´y prends plaisir, je suis vraiment moi-même. J´ai réalisé que je n´étais pas un homme honnête. Il a fallu que je vienne vous en parler, mon cœur bat depuis hier soir à l´idée de vous rencontrer. Je ne suis pas croyant, et en même temps, je pense à vous. Je ne comprends pas. Vous êtes la seule parole du Bon Dieu pour moi. Je n´ai aucune instruction, je n´ai rien fait à l´école. Le travail que je fais ne nécessite pas d´autre qualification pour réussir que d´être roublard ; ça tient avec des combines. Les gens qui voient ma réussite trouvent ça formidable. S´ils savaient ! L´argent que je gagne n´est pas toujours gagné à la sueur de mon front. Je n´ai pas envie de la vie modeste d´un homme honnête. L´honnêteté, ça ne paye pas. Je n´ai pas la force de la choisir, et je ressens une insatisfaction profonde, ça sonne creux. Pour me sentir mieux, est-ce qu´il faut que je passe par là : appliquer les dix commandements ? " </p>
<p> Je ne sais pas la suite de cet échange, mais je peux le dire vraiment guéri : la guérison, c´est la lucidité, après, l´homme en fait ce qu´il veut. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 23/5/97<br />
Evolution </p>
<p> Le 20/8/99, il va bien; il a eu un accident de voiture en 98 qui s´est soldé par un lumbago et une manipulation vertébrale. </p>
<p> " Le type a grillé le feu, mais je n´ai pas eu de bons réflexes, j´étais mal dans ma peau, trop pris par mes soucis; j´ai repris une dose d´Helleborus, ça m´a rendu les idées plus claires. " </p>
<p> Il est  attaché à la Corse, mais il aimerait vivre dans plus de légalité, et il se pose la question de revenir sur le continent, il n´arrive pas à se décider.  </p>
<p> - Et vous, par rapport à la l´honnêteté personnelle, ça ne vous pose plus de problèmes ? </p>
<p> - j´ai réussi à me modifier par rapport à ça, je suis plus clair. </p>
<p> Dr. Fayeton, le 20/8/99 </p>
<h3>4° cas Dr KERSTEIN :</h3>
<p>Grégory, 7 ans et demi, aîné de trois enfants, se présente en septembre 92. </p>
<p>Motif de la consultation : trois verrues, une sur les yeux, une autre au pied et une sur un orteil. </p>
<p>Mais la mère ajoute finement " Je sais que les homéopathes s´intéressent à tout, alors je complète. Grégory se plaint parfois du ventre, notamment, mais pas exclusivement en voiture ". </p>
<p>Accouchement au forceps. </p>
<p>A un an : selles trop nombreuses, guérison par homéopathie. </p>
<p>A l´école maternelle et même actuellement, l´enfant se sépare difficilement de sa mère. </p>
<p>Physique, goûts et aversions alimentaires : rien à signaler. </p>
<p>Plutôt ordonné, il se contrôle assez bien. Très réservé, ne se livre guère, manque de confiance en lui. </p>
<p>La mère ajoute : " Il se concentre difficilement quand il s´agit de faire ses devoirs ou d´étudier ; je dois l´aider ; son esprit est dispersé, il est lent et cette lenteur a été confirmée par son instituteur, il semble ne pas entendre, ni comprendre au point que je l´ai conduit chez l´ORL, qui n´a rien trouvé d´anormal ". </p>
<p>A ce moment, je crois tenir le remède mais je freine mon enthousiasme, et j´interroge moi-même Grégory qui tarde à répondre. </p>
<p>A l´examen, je constate une certaine hypotonie musculaire. L´enfant porte des lunettes, la mère me signale qu´il a été opéré de strabisme l´an dernier. </p>
<p>Solution </p>
<p>Par principe, j´effectue une petite répertorisation. </p>
<p> 1. Mind, slowness </p>
<p> 2. Mind, concentration, difficult, studying </p>
<p> 3. Eye, strabismus </p>
<p> 4. Mind, childish behaviour (à l´heure actuelle, l´enfant se sépare difficilement de sa mère).</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="670">
<tbody>
<tr>
<td width="40" valign="top"> 1 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - LENTEUR </td>
<td width="33" valign="top"> 149  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">2 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - CONCENTRATION - difficulté de - étudiant; en </td>
<td width="33" valign="top"> 108  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">3 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">OEIL - STRABISME </td>
<td width="33" valign="top"> 88  </td>
</tr>
<tr>
<td width="40" valign="top">4 </td>
<td width="50" valign="top">1234 </td>
<td width="40" valign="top">1  </td>
<td width="507" valign="top">PSYCHISME - ENFANTIN, puéril; comportement </td>
<td width="33" valign="top"> 75  </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="41" valign="top">    </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>nux-v.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>calc.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>aeth.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>bell.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>puls.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>sulph.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>alum.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>hyos.</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>lyc.</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top"> </td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top"><strong>4/10</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/8</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/7</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/6</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<td width="63" valign="top"><strong>4/5</strong> </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">1</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">2</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">4 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">3</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">3 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<p>  </tr>
<tr>
<td width="41" valign="top">4</td>
</tr>
<tr>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">2 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
<td width="63" valign="top">1 </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>  </p>
<p>La répertorisation ne fait que confirmer l´impression que Helleborus est le bon remède, la mère m´avait donné la clé du problème en consultant un ORL pour l´audition insuffisante, alors que l´examen est normal. </p>
<p> Hering nous dit : " L´appareil auditif est intact mais n´entend rien distinctement, ni ne comprend, répond après avoir réfléchi longtemps " (comme Grégory). </p>
<p>  Donc Hell 200 K à renouveler après un mois si nécessaire. </p>
<p> Décembre 1992 : après deux mois, je revois Grégory.  </p>
<p>Il ne s´est plus plaint de l´abdomen. Mais surtout, à la grande joie de la mère, les trois verrues ont disparu après un mois, bien qu´Helleborus ne soit pas évoqué dans la rubrique des verrues. </p>
<p> Mais je suis plus ambitieux que les parents, je suis convaincu que, dans ce cas, l´homéopathie peut être autre chose qu´un traitement anti verrues, qu´elle peut toucher le mental de ce garçon. Bien qu´il ait de bons résultats scolaires, la mère reconnaît que son fils doit être aidé, et qu´en fait, il travaille plus que ses compagnons. </p>
<p> D´ailleurs, ses parents ont conscience du problème et viennent de commencer une approche psychologique chez un spécialiste. </p>
<p> Pour ma part, je souhaite pouvoir continuer l´administration d´Helleborus, tout en sachant qu´un résultat favorable pourrait être attribué au traitement psychiatrique. </p>
<h3>5° cas Dr Ozanon :</h3>
<p>25 ans de mariage, 25 ans de confiance aveugle. C´est un homme effondré qui m´est "amené" par sa belle-sœur. </p>
<p> " Depuis deux mois il est prostré, il n´assume plus rien: il vient de découvrir que sa femme l´a dilapidé de tout son argent. Il est au bord du divorce, c´est elle qui fait les formalités. Depuis des années sa femme se mettait de l´argent de côté, elle a entièrement équipé le futur appartement qu´elle occupera avec son amant. Et mon beau-frère n´a jamais rien remarqué. De plus, elle était très dépensière depuis quelques mois: plus de 30 paires de chaussures, des robes, des manteaux... La dernière note de téléphone s´élève à 8000 Fr., c´est son banquier qui l´a mis en garde, le découvert devenant énorme. Faites quelque chose pour lui, aidez le à réagir, il a toujours été fragile, il avait fait une première dépression après le décès son père. Je l´ai forcé à venir vous voir, il restait muré". </p>
<p> Je demande à le rencontrer seul: c´est en effet un homme de 50 ans "abasourdi" qui s´installe devant moi: "un coup d´assommoir, elle va m´anéantir", murmure-t-il. L´interrogatoire n´est pas facile. Il me parle de ses 2 enfants qu´il a mis au courant depuis 3 semaines: "le plus jeune de 15 ans m´échappe, l´aîné de 17 ans est de marbre...". Il me parle de sa fragilité nerveuse: fatigable, il est peu résistant au travail, affrontant mal les difficultés, les conflits. Dans les ATCD, il me signale une tumeur cérébrale opérée à 13 ans. La récupération a été très longue: problèmes de mémoire, d´élocution, ce qui l´a obligé à arrêter ses études de pharmacie. Il est alors rentré dans l´entreprise familiale (encore dirigée par sa mère de 85 ans qui est une véritable maîtresse femme). Il ne va mieux que depuis 10 ans environ, mais reste passif, ayant peu d´intérêt aux choses de la vie quotidienne, n´ayant qu´un rôle subalterne dans son travail. Il ne ressent même pas d´ennui, fonctionnant presque comme un automate.<br />
Je feuillette mon répertoire: </p>
<p> PSYCHISME - STUPÉFACTION  (stupeur) - traumatisme à la tête; après un: 6 remèdes: </p>
<p> Arnica, cicuta, conium, helleborus, pulsatilla, rhus tox. </p>
<p> Je me rappelle un travail de Masi d´oct. 89 concernant Helleborus: "Toutes les choses lui semblent superficielles et sans valeur. "Vanité des vanités, tout est vanité". Perte de la joie de vivre: il voit la joie des gens et tous ses malaises s´aggravent. Sa faute: a voulu  avoir toutes les valeurs. Châtiment: perd la capacité de reconnaître une valeur aux choses. Egt: sera donneur de valeur. </p>
<p>  HELLEBORUS XM est donné en avril 94. Je le revois un mois plus tard: "j´ai l´impression d´émerger d´une longue léthargie". Il est en effet rapidement sorti de sa torpeur et a repris la situation en main: démarche chez l´avocat, discussion avec ses enfants, reprise du travail... Je le reverrai encore deux à trois fois. Helleborus ne sera redonné qu´une seule fois devant une reprise des angoisses avec insomnie et une difficulté à réfléchir... </p>
<p> Des nouvelles me sont données régulièrement par sa belle-sœur: ses affaires sont définitivement réglées, il vit avec ses enfants et s´est bien réinvesti dans son travail. </p>
<h3>6° cas G. Vithoulkas :</h3>
<p>Un jeune homme, 22 ans, est venu à notre consultation. Il se plaignait surtout d’une céphalée chronique, d’une lourdeur marquée de la tête et il observait que ses céphalées étaient fortement accentuées par l’effort intellectuel. Il lui était de ce fait impossible de se concentrer. Ses maux de tête avaient débuté il y a quelques années, à une période où il avait échoué trois fois de suite à ses examens scolaires. Il se disait paresseux et sans aucun gout pour l’étude, il résumait son comportement en disant, “J’aimerai mieux voir le diable qu’un bouquin.” Il était actuellement encore à l’école et craignait d’échouer une nouvelle fois à ses examens, ce qui lui procurait beaucoup d’anxiété et de désespoir et, parfois même, des idées suicidaires. </p>
<p>L’aspect le plus important du cas, c’était l’impression qu’il donnait lors de l’examen. Il apparaissait ralenti et lourd, et très lent à comprendre. Il donnait rarement d’information de son propre chef et se contentait de rester assis sans bouger, avec un regard presque stupide. Il fermait souvent ses yeux et semblait épuisé. Lorsqu’on le pressait de questions, en l’encourageant à être plus précis dans ses réponses, il plissait le front en un effort de réflexion manifestement pénible et inefficace. Il était très lent et répondait aux questions uniquement par quelques mots. Tout effort de concentration était rapidement abandonné, et il répondait assez souvent, "Je ne sais pas." En deux mois, Helleborus 50M l’a transformé. </p>
<p>Selon mes vues, ce cas est tout à fait caractéristique d’Helleborus, et correspond aux stades initiaux de la pathogénésie du remède.  La lenteur est caractéristique. Ici nous avons un patient qui éprouve une grande difficulté à percevoir des stimuli, des questions par exemple, et à tenter d’y répondre. Le patient Helleborus marque une pause assez longue et finit par répondre avec hésitation. "Je le crois," est souvent sa meilleure réponse. Dans le Répertoire, nous trouvons Helleborus dans la rubrique, <em>'Répondre, réfléchit longtemps avant de'</em>. </p>
<p>Il nous faut noter aussi ce type de céphalée; une céphalée stupéfiante. Stupéfaction et ralentissement caractérisent ce cas. Dans notre matière médicale, on ne peut trouver les descriptions de tous les cas que l’on peut rencontrer, mais les thèmes généraux de la description du remède nous nous donnent des indices qui peuvent être appliqués à ces cas. </p>
<p>Le principal thème d’Helleborus dont on doit se souvenir est la stupéfaction et la difficulté de communiquer. Il y a bien sûr une grande différence entre ce stade précoce dans la pathologie d’Helleborus, et les stades plus évolués et plus caractéristiques, avec stupeur, convulsions, roulement de la tête en agonie, et inflammation du cerveau et des méninges. </p>
<h3>7° cas Dr Kent J.T. :</h3>
<p>Il s’agit d’un enfant âgé de 8 à 10 mois, atteint d’hydrocéphalie, pour lequel plusieurs médecins parmi les meilleurs établis dans notre ville ont décidé d’abandonner tout soin, considérant son cas au-delà de toute solution thérapeutique. C’est ce qu’ils ont tous dit à son père, après confirmation du diagnostic. J’ai été appelé vingt-quatre heures après cette révélation. L’enfant était totalement inconscient alors et avait, depuis deux jours, les pupilles très dilatées, sans réaction cornéenne au toucher, et tout portait à prédire une mort proche. </p>
<p>La première question que j’ai posée était la suivante: "Les reins fonctionnent-ils depuis un ou deux jours?" et après que l’on m’ait certifié qu’il n’avait presque pas uriné, je lui ai prescrit immédiatement Helleborus 1000,  une dose. En quelques heures, il y a eu une bonne reprise de la diurèse, diurèse qui s’est accentuée et maintenue ensuite, avec modification de tous les symptômes cérébraux jour après jour, avec retour de la conscience en une semaine environ, et une récupération complète de la santé en deux ou trois semaines. </p>
<p>Pendant toute cette période, il n’a fallu qu’une à deux doses au plus d’Helleborus, accompagnées d’une seule dose de <em>Bell</em>., <em>Nux</em>., et d’un ou deux remèdes en haute dynamisation, pour des symptômes les nécessitant ; mais ces doses n’ont été administrées que pendant une durée de 24h, et en général à des intervalles de deux à quatre jours voire plus. Cet enfant est devenu l’enfant le plus brillant de cette grande famille, et a bien réussi dans sa scolarité. </p>
<p><strong>Kent, Homeopathic Physician - 1881, vol. I, No. 7</strong> </p>
<h2>Bibliographie :</h2>
<p>  </p>
<p>Duprat Henry, Traité de Matière Médicale Homéopathique, 2° édition, J.B. Baillère </p>
<p>Farrington E. A. Matière Médicale Clinique. Editions Similia </p>
<p>Hering C., Les Symptômes Guides de Notre Matière Médicale, tome 5. </p>
<p>Kent J.T. Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Kerstein J., Ma pratique Homéopathique au quotidien – 101 Cas commentés. </p>
<p>Lathoud J.A., Etudes de Matière Médicale Homéopathique </p>
<p>Mateu Ratera, Premiers Secours en Homéopathie </p>
<p>Vithoulkas George, Talks on Classical Homeopathy. B. Jain. </p>
<p>Vithoulkas George, Materia Medica Viva, tome XI</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2010/04/30/helleborus-niger/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres&#8230;</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2007/08/02/questions-en-homeopathie-par-e-b-nash-reponses-par-kent-et-autres/</link>
		<comments>http://planete-homeo.org/2007/08/02/questions-en-homeopathie-par-e-b-nash-reponses-par-kent-et-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 15:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Dunham]]></category>
		<category><![CDATA[dynamisations]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
		<category><![CDATA[Lippe]]></category>
		<category><![CDATA[maladie chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Nash]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[Répertoire]]></category>
		<category><![CDATA[simillimum]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://planete-homeo.org/?p=115</guid>
		<description><![CDATA[
Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...

Eugene Beauharis Nash
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.
Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:
"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong><br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-132" title="nash02bis" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Questions en Homéopathie </strong>par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...</h1>
<p><strong><br />
Eugene Beauharis Nash<br />
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.</strong></p>
<p>Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:</p>
<p>"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent pourquoi il y a des cas où les hautes dynamisations n'agissent pas, alors que les basses sont efficaces. Je fais remarquer que nous pouvons avoir un remède, selon Hahnemann, très semblable au cas - mais non le simillimum - où une dose unique ou répétée d'une haute dynamisation n'aura pas d'action pour vous, mais dans une dynamisation plus basse, nous aurons un effet, quoique transitoire et n'amenant pas à une guérison.</p>
<p>Le cas suivant illustrera mon propos. C'est un cas de diarrhée chronique, pour lequel le choix se portait sur Sulphur. Je le prescrivais en MM, CM, 200 en doses uniques et répétées, sans quelque effet que ce soit, puis je donnai une 30°, une dose deux ou trois matins successifs, ce qui arrêta la diarrhée, mais n'amena pas la guérison. Je savais que je n'avais qu'un simille et non le simillimum, quelques temps plus tard, le patient se mit à tousser à 4 h du matin, avec haut-le-cour, cyanose du visage, transpiration froide et tremblement. Ant. Tart. CM une dose, guérit la toux et la diarrhée. Sulphur était le simille mais Ant. Tart. était le simillimum."</p>
<p>Question. Était-ce un cas de maladie chronique? Hahnemann en page 23, vol. 1 de la traduction par Hempel des Maladies Chroniques, dit que les affections les plus chroniques ont leur origine dans les trois miasmes chroniques connus, la Syphilis, la Sycose et la Psore. Duquel de ces trois miasmes dépend ce cas?</p>
<p>Dans les Maladies Chroniques d'Hahnemann, Ant. Tart. n'est pas classé parmi les antipsoriques, bien qu'il semble ne pas faire de doute qu'il a guéri le cas. Maintenant, si le simillimum a été trouvé dans ce cas, peut-il ne pas guérir, si une guérison est malgré tout possible, la maladie étant chronique, et le remède n'ayant jamais été reconnu comme devant être classé parmi l'un des remèdes considérés comme anti-syphilitiques, antisycotiques ou antipsoriques? Voilà pour cette maladie chronique guérie par Ant. Tart.</p>
<p>Dans le volume 22, page 317, "Medical Advance", on cite la réponse du Dr. Hawley à la question suivante du Dr. Stow: "Le Dr. Hawley pourrait-il expliquer ce que nous devons faire des analogues?"</p>
<p>"Vous ne pouvez, selon les enseignements de l'Organon, utiliser autre chose que le remède le plus semblable. Le terme analogue s'applique aux remèdes d'une classe ayant les mêmes caractéristiques."</p>
<p>C'est ce que je lis dans l'Organon. Alors est-ce vrai que seul le simillimum guérit tandis que le simille ne fait que réaliser une palliation et ne guérit jamais? Que penser des intercurrents, des remèdes compatibles et des complémentaires? Voyez dans l'Organon, l'aphorisme 171, où Hahnemann parle de l'emploi de plusieurs remèdes antipsoriques successivement.</p>
<p>Depuis le temps d'Hahnemann, nous avons ajouté de nombreux remèdes à notre Matière Médicale, parmi lesquels on peut citer Baptisia, Cactus, Cimicifuga, Gelsemium, Lilium tig., etc. Si, au temps d'Hahnemann, s'était manifesté chez un patient une situation clinique dont le simillimum se trouvait être uniquement un des remèdes cités ci-dessus, qu'aurait t'il pu faire pour les guérir?</p>
<p>De nombreux remèdes nous sont encore inconnus. Si nous avons un patient dont le simillimum n'a été encore développé dans notre Matière Médicale, que faire? Si nous ne connaissions aujourd'hui qu'une moitié des remèdes potentiels encore existants, et si seul le simillimum guérit, alors malgré toute notre sagacité, nous ne guéririons qu'une moitié de nos patients, à moins que plus d'une moitié de ceux-ci n'ait besoin des remèdes que nous connaissons. Je me souviens d'une histoire d'accident qui survint à l'époque de ces anciennes auberges. Dans certaines d'entre elles il était de coutume, alors que les voyageurs et les consommateurs se réunissaient au bar pour passer la soirée, que chacun pose une question à l'assemblée, et celui qui posait une question à laquelle il ne pouvait pas répondre lui-même devait avoir un gage.</p>
<p>Je ne souhaite pas qu'une telle règle soit appliquée ici, car je pourrai me retrouver dans la situation difficile du propriétaire, qui, lors d'une de ces réunions, avait poussé un voyageur hollandais à poser une question.</p>
<p>"Bien" dit le hollandais, "Puisqu'il le faut, voici. Comment un Suisse peut-il creuser un trou et ne laisser aucune trace de terre sur le bord?"</p>
<p>"Je donne ma langue au chat," répondit le propriétaire, répondez-vous même."</p>
<p>Le Hollandais: "Il commence par le fond."</p>
<p>Le propriétaire: "Comment cela se peut?"</p>
<p>Le Hollandais: "Oh, ça, c'est votre problème."</p>
<p>Il va sans dire que le propriétaire a eu le gage cette fois.</p>
<p>Maintenant, au risque de ne même pas parvenir à suggérer la réponse correcte à certaines de mes propres questions, je propose les suivantes:</p>
<p>1. La majorité des maladies aiguës, avec des soins appropriés et un régime va évoluer favorablement sans traitement.</p>
<p>2. Le simillimum va réduire leur durée en les guérissant rapidement.</p>
<p>3. Le simile le plus proche aidera et assurera une récupération plus rapide et réduira les souffrances, mieux que l'abstention thérapeutique.</p>
<p>4. Même ces maladies qui ne se seront pas améliorées du tout sans traitement guériront ou seront améliorées par le simillimum ou le simile.</p>
<p>Pour ce qui est des complémentaires. Nous voyons souvent dans l'étude des cas évoqués dans nos journaux, lorsque des résultats spectaculaires ont été obtenus avec un remède particulier, que ce remède a été suivi par un autre remède pour achever la guérison.</p>
<p>Un cas me vient à l'esprit, rapporté par le prince des prescripteurs, le Dr. A. Lippe, dans l'Organon (le journal), dans lequel un très mauvais cas de pneumonie avait remarquablement bénéficié de Kali carb., mais pour obtenir une guérison définitive, il avait fallu donner ensuite Lycopodium. Il avait du utiliser deux remèdes dans ce cas, deux antipsoriques. S'agissaient-ils de deux simile, ou lequel d'entre eux était le simillimum ?</p>
<p>Avant la découverte de Baptisia, il est indubitable que les cas pour lesquels ce remède était le simillimum, ont été traités par quelques-uns de ces analogues, tels qu'Arnica, Rhus, Arsenic, etc. Toutes ces maladies ont-elles seulement palliées, ou de tels cas devaient-ils mourir du fait du manque du simillimum?</p>
<p>Maintenant, nous devons soulever encore une question. Dans le traitement des maladies chroniques, celles sous la domination de la psore ou compliquées par cette dernière, nous avons appris à administrer le remède antipsorique, puis attendre sous l'action du remède que la guérison s'accomplisse ou que l'action de la dose administrée se soit épuisée. Si pendant l'action de ce remède, le patient est affecté d'une maladie aiguë telle une pneumonie, une dysenterie ou une fièvre typhoïde, le traitement approprié de l'affection aiguë va t'il interférer avec l'action du remède antipsorique administré pour la maladie chronique?</p>
<p>Il est vrai que certaines maladies chroniques ont leur origine dans une affection aiguë traitée de façon inadéquate, ainsi ce cas rapporté par Caroll Dunham, dans lequel il pouvait (ou tout au moins le croyait-il) retrouver la cause déclenchante dans la suppression d'un eczéma du cuir chevelu. Il donna le remède que l'enfant aurait du avoir lors de la maladie aiguë, avec comme conséquence la réapparition de l'eczéma et la disparition de toutes ces suites. On a rapporté de nombreux cas de ce type.</p>
<p>Entraver l'action du remède dans un tel cas serait certainement hasardeux. Les cas que nous venons de voir ne sont pas concernés, mais plutôt ceux pour lesquels l'affection aiguë dépend d'une affection psorique.Bonninghausen conseillait (voir Hom. Phys., vol IX, page 203), d'utiliser des remèdes intercurrents pour les maladies chroniques; et il nous donne dans la page suivante une liste de remèdes lors des perturbations d'un traitement antipsorique (c'est ainsi qu'il les appelle) et il donne un certain nombre d'exemples, tels des suites de refroidissement, de frayeur, d'indigestions, fatigue, etc. Maintenant revenons à ma question.</p>
<p>Ces remèdes administrés pour l'affection aiguë gênent-ils de façon significative l'action du traitement antipsorique? Si ce n'est pas le cas, alors bien sûr, tout ce qu'on doit faire après avoir employé le remède pour l'affection aiguë jusqu'à sa résolution, est d'attendre encore sous l'action du remède antipsorique.S'ils perturbent le traitement chronique, alors l'antipsorique doit être répété. Ces questions peuvent avoir toutes été réglées dans l'esprit de quelques uns, mais pas de tous, et je ne connais personne de plus capable de les trancher que Boenninghausen.</p>
<p>Finalement: Que penser de notre liste de remèdes antipsoriques ? Combien et lesquels de tous les remèdes développés depuis le temps du travail d'Hahnemann sur les Maladies Chroniques, ont été ajoutés à sa liste?</p>
<p>L'année dernière, le Dr. Wesselhoeft dans un article sur Aloe disait sa conviction que ce remède justifiait d'être dans cette liste. Cette prétention selon ce que j'ai compris était fondée principalement sur le fait que les troubles chroniques dissipés par ce remède, étaient souvent suivis par la réapparition d'un trouble cutané auparavant supprimé, les symptômes à partir desquels ce remède avait été prescrit semblant dépendre de cette réapparition, et certainement, ce serait considéré comme une évidence si l'éruption était survenue sous l'action de Sulphur, Causticum ou Arsenic.</p>
<p>Maintenant, remarquez, le Dr. W. écrit: "Aloe n'était choisi qu'à cause des symptômes de la diarrhée, qui étaient très caractéristiques."Si le Dr. W. avait reconnu quelque élément de la psore dans ce cas clinique, ne devait-il pas prescrire de la même façon exactement Aloe, bien qu'il ne soit pas encore reconnu comme remède antipsorique?</p>
<p>A la lumière de ce fait, permettez-moi de soumettre à votre sagacité ce qui suit:</p>
<p>Si les principes formulés dans la phrase "Similia Similibus Curantur" sont vrais, alors:</p>
<ul>
<li>1. Le remède indiqué par les symptômes doit être curatif sans se soucier de ses caractéristiques antipsoriques ou non.</li>
<li>2. Lorsqu'un remède qui semble indiqué échoue, nous ne devons pas attribuer cet échec à la psore, mais simplement au fait que nous n'avons pas bien pris toute l'observation; et une recherche complémentaire dans ses antécédents fera apparaître un autre tableau, et de ce fait, indiquer un autre remède, qui sera peut-être un remède antipsorique.</li>
<li>3. Si Sulphur, administré pour neutraliser une psore que nous suspectons, agit si souvent de façon bénéfique, c'est parce que Sulphur a une très large portée d'action, couvre beaucoup plus de symptômes dans le domaine de la psore que n'importe quel autre remède jusqu'à présent connu. En d'autres termes, c'est plus souvent le Simillimum.</li>
<li>4. Si Hahnemann vivait encore aujourd'hui, en plus du premier volume, une nouvelle édition des Maladies Chroniques aurait été publiée.</li>
</ul>
<p>Voici un extrait de la discussion qui suivit l'exposé du Dr. Nash, exposé qui eut lieu au Congrès de L'IHA en 1889, à Toronto au Canada.</p>
<p>Dr. Ballard: Qu'est-ce que la psore?</p>
<p>Dr. Nash: Demandez-moi quelque chose de plus facile, demandez-moi ce qu'est la scrofule.</p>
<p>Dr. . C. Allen: J'aimerai savoir où il situe la différence entre simile et simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Le Dr. Schmitt peut répondre, c'est une des questions pour lesquelles j'ai écrit cet exposé. J'aimerais savoir si nous devons comprendre que nous ne guérissons que si nous avons le simillimum, ou si n'ayant pas le simillimum, le simile le plus proche permet d'obtenir une réaction curative et donc utile. Il est certain que si Cactus est le simillimum pour un groupe symptomatique, il n'y a pas d'autre remède qui puisse être le simillimum. Il est vraisemblable que de nombreux cas pour qui Cactus est donné aujourd'hui, étaient auparavant couvert par d'autres remèdes, puisque nous ne connaissions pas encore Cactus.</p>
<p>Dr. Stow: Le meilleur simile n'est-il pas vraiment l'exact simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Pas nécessairement.</p>
<p>Dr. Stow: Je voudrais savoir pourquoi c'est le cas?</p>
<p>Dr. Nash: Je ne peux l'expliquer; parce que, comme je l'ai dit auparavant, il ne peut y avoir aucun autre remède hormis Cactus si Cactus est le simillimum. C'est le remède le plus semblable, mais si vous ne savez rien de Cactus, et que Cactus est le simillimum, alors les autres remèdes qui prennent sa place ne sont que des simile et non le simillimum.</p>
<p>Dr. Stow: Cela permet d'expliquer un petit point que je mentionnais hier, le Dr. Lippe me disait que nous savons que les remèdes se suivent les uns les autres, un remède agit jusqu'à un certain point, et un autre devient nécessaire. C'est exactement ce que le Dr. Lippe faisait lorsque nous avions d'autres remèdes; c'est la cure en zig-zag.</p>
<p>Dr. Campbell: Si le simillimum n'avait pas encore été découvert, ces patients devraient mourir si nous n'avions pas de remède suffisamment semblable à leur apporter pour atteindre un certain niveau d'amélioration. Donc, nous devons continuer à développer de nouveaux remèdes, car le simillimum reste encore inconnu pour certaines maladies.</p>
<p>Dr. Nash: le Dr. Hering a dit qu'il devrait y avoir un simillimum pour tous les cas. J'aimerai avoir l'avis du Dr. Kent.</p>
<p>Dr. Kent: Cet exposé est si déconcertant que je ne vois pas bien où vous voulez en venir; il a soulevé un grand nombre de questions et n'a répondu à aucune. Cela me prendrait deux ans pour répondre à cet exposé, et l'Organon a déjà tout dit à ce sujet. Il y a un point important à considérer, nous essayons de faire une distinction entre simile et simillimum, avec laquelle je ne suis pas d'accord. Je ne doute pas, par expérience, que deux remèdes puissent être assez semblables à la totalité des symptômes, et si l'un peut être le simillimum, les deux peuvent être suffisamment semblables pour guérir; mais comment pouvez vous dire lequel des deux est le simillimum, ou s'ils le sont l'un et l'autre.</p>
<p>Si vous procédez par paliers, vous pouvez l'envisager ainsi: le remède peut être si dissemblable, qu'en dynamisation, il n'aura pas ou peu d'effet sur la maladie; plus il deviendra similaire, plus il gagnera en capacité à changer les symptômes. Il peut être suffisamment semblable pour troubler, pour changer les symptômes sans guérir, et donc vous n'avez pas amélioré le patient, mais seulement changé les symptômes. J'ai pu constater cela dans le traitement de fièvres intermittentes plus qu'avec toute autre affection, en administrant un remède ayant quelques caractéristiques de ces fièvres sans correspondre réellement au génie de la maladie ou du patient, puis en donnant à la suite son complémentaire; et vous pouvez ainsi changer de remède de temps en temps pendant 5 à 6 semaines; je l'ai constaté tant de fois.</p>
<p>Les remèdes doivent avoir suffisamment de similitude pour obtenir des résultats curatifs, et améliorer la santé du patient, améliorer son état général que la maladie soit aiguë ou chronique. Lorsque le remède a effectué tout le bien qu'il était capable de donner, alors son complémentaire doit prendre le relais et continuer le travail. Il s'agit d'une question d'expérience bien reconnue dans l'Organon et par l'expérience de chacun, et il me semble que l'exposé n'apporte rien de nouveau, car c'est conforme à l'expérience de tous. Qu'il s'agisse de la psore ou d'un miasme aigu, vous pouvez avoir un médicament assez semblable pour perturber le cas, ou suffisamment semblable pour avoir une action curative, ou le simillimum, qui est la médecine qui guérit les symptômes actuels, les supprime totalement.</p>
<p>Dr. Nash: Le simillimum guérit la globalité du cas.</p>
<p>Dr. Kent: Le Dr. Nash fait une erreur dans sa référence du Dr. Lippe à Kali carbonicum et Lycopodium dans une pneumonie (j'en ai oublié la référence exacte), évidemment Kali carb. était le simillimum et fit disparaître tous les symptômes présents à ce moment là; nous ne devons pas considérer le simillimum comme un remède qui va complètement guérir la maladie, mais qui va contrôler pour le moment le cas et amener en surface une deuxième série de symptômes, alors que les remèdes ayant une action curative partielle pour une partie des symptômes ne feront disparaître que quelques symptômes, justifiant un autre remède.</p>
<p>Le simillimum ne doit pas fait disparaître d'un coup la maladie, mais seulement une partie des symptômes correspondant à sa totalité. Le remède qui change la globalité symptomatique à tel point qu'il peut guérir, par conséquent qui va amener une disparition de quelques symptômes dans le tableau présent, et en faire surgir d'autres à leur place, ne va produire aucune action curative s'il n'y a pas de symptômes physiques apparaissant à la place de symptômes psychologiques; mais en règle générale, les symptômes mentaux disparaissent sous l'effet du remède semblable, même si les symptômes physiques peuvent être plus inquiétants, et cependant le patient dira: "Je me sens mieux."</p>
<p>Dr. Nash: Le Docteur (Hahnemann, je suppose, ndt.) n'a pas fait mention de ce que nous devons faire si nous n'avons pas le remède le plus similaire; il y a des remèdes qui ont été découverts depuis l'époque d'Hahnemann; ce sont les remèdes les plus semblables pour l'état actuel du patient, bien meilleurs que les remèdes qu'Hahnemann avait à sa disposition; et il y a probablement encore beaucoup de remèdes inexpérimentés qui se révèleront encore plus semblables ou même le simillimum pour la guérison d'affections pouvant survenir chez les patients. Bien sûr, que vous l'appeliez simillimum ou remède semblable, nous devons agir, et en fait la seule question à se poser est de savoir si notre action va être bénéfique pour notre patient. Je crois avec le Dr. Kent que le remède le plus semblable est le mieux que nous puissions faire, et bénéficiera à notre patient en fonction de sa similitude. Il m'arrive parfois dans des cas difficiles - et je me doute que cela doit vous arriver à tous - de me dire que maintenant l'homéopathie devrait guérir ce cas.</p>
<p>Je pense avoir choisi le remède le plus proche, et pourtant mon patient ne vas pas mieux; je n'obtiens pas l'amélioration comme je le devrais. On ne peut affirmer que nous avons à présent dans notre Matière Médicale tous les semblables ou les 'simillimums' couvrant tous les maux de l'humanité. Je crois qu'il n'y a pas de remède qui peut guérir aussi complètement que Cactus lors d'un tableau symptomatique très semblable à Cactus, mais en zig-zagant, les symptômes peuvent après un moment être extériorisés. Si je devais donner une définition, je dirais que le semblable fait disparaître la totalité des symptômes pour lesquels il a été choisi, et le simillimum couvre parfaitement la totalité et la guérit complètement.</p>
<p>Dr. Campbell: et pourtant, on peut avoir le problème sous un autre angle. Nous avons à notre disposition un plus grand nombre de remède que nos "Doyens", mais qui peut se vanter de résultats plus brillants que les leurs? J'en veux pour exemple, 400 cas d'épilepsie guéris, par le Dr. Boenninghausen.</p>
<p>Dr. Nash: Il aurait un encore meilleur résultat aujourd'hui, avec les moyens que nous avons à notre disposition.</p>
<p>Dr. Beigler: C'est un exposé auquel il est difficile de répondre, parce qu'il y a tant de questions soulevées, mais nous devons faire confiance à l'Organon pour répondre à toutes. Je voudrais dire que la question de trouver le simillimum dans tous les cas me paraît bien improbable; ou aurons nous toujours un simillimum pour toutes les catégories et les formes cliniques de maladie?</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%" align="center">
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham.jpg"><img title="dunham" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham-150x150.jpg" alt="Carroll Dunham" width="150" height="150" /></a></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption " style="width: 160px;">
<dd class="wp-caption-dd">Carroll Dunham</dd>
</dl>
</div>
<p>Carroll Dunham<br />
29 Octobre 1828 - 18 Février</td>
<td width="50%" align="center">
<div id="attachment_191" class="wp-caption alignnone" style="width: 160px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-191" title="lippe" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Adolf Lippe</p></div>
<p>Adolph Lippe (en fait Adolph Graf zur Lippe-Weissenfield)<br />
11 Mai 1812 - 23 Janvier 1888.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><em>Les photos de Dunham et Lippe sont prêtées gracieusement par Julian Winston.</em></strong></p>
<p>photos copyright (C) Homéopathe International 2001</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://planete-homeo.org/2007/08/02/questions-en-homeopathie-par-e-b-nash-reponses-par-kent-et-autres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

