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	<title>Planète Homéo &#187; Organon</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Séminaire de Novembre avec le Dr Farokh Master de Bombay</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 14:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravalard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Farokh Master]]></category>
		<category><![CDATA[hahnemann]]></category>
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		<category><![CDATA[traitement homéopathique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Association Planète-Homéo organise en Novembre 2011 (du Mercredi 9 au Dimanche 13 Novembre) le deuxième séminaire de Formation Approfondie en Homéopathie Classique avec le Dr Farokh Master.
Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=6428cf7616cf80e788ed428d5f9e9493&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh12.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1546" title="Farokh1" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Farokh12-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>L’Association Planète-Homéo organise en Novembre 2011 (du Mercredi 9 au Dimanche 13 Novembre) le deuxième séminaire de <strong>Formation Approfondie en Homéopathie Classique</strong> avec le Dr Farokh Master.</p>
<p>Le Dr Farokh Master n’est plus à présenter. C’est un médecin indien exerçant  à Bombay, il a une expérience clinique de 25 ans de pratique homéopathique et une notoriété en tant que conférencier international. Il nous a proposé de faire un <strong>enseignement approfondi d’Homéopathie</strong> en France, enseignement qu’il assure déjà dans plusieurs pays européens.</p>
<p>Le Dr Farokh Master est un excellent clinicien ; sa pratique s’est enrichie grâce à  ses connaissances en psychologie Jungienne.</p>
<p>Il pratique une Homéopathie restant fidèle à l’enseignement d’Hahnemann fondé sur l’Organon, la Matière Médicale et les Répertoires.</p>
<p>Nous pensons que c’est une belle opportunité d’apprendre et d’approfondir l’homéopathie de la bouche d’un médecin qui a une si grande connaissance et une telle pratique de cette science. Cet enseignement est destiné non seulement à des médecins voulant découvrir l’homéopathie (ou à des étudiants désireux de s’y investir) mais aussi à des homéopathes déjà expérimentés.  </p>
<p>Ce sera un enseignement complet de l’Homéopathie Classique : philosophie, mais aussi gestion des cas cliniques, prises de cas, si possible cas vidéo relié au remède en cours d’étude, et bien sûr matière médicale commentée.</p>
<p>Le Dr Farokh Master souhaite, pour que son enseignement soit efficace, une session de 5 jours. Nous savons que beaucoup parmi vous ont du mal à se libérer aussi longtemps mais nous pensons, nous qui le côtoyions depuis plusieurs années maintenant, que c’est un très bon investissement en vue d’une amélioration de votre pratique homéopathique.</p>
<p> Le <strong>programme</strong> de cette deuxième session comprendra :</p>
<p><strong>Lycopodium et ses relations avec Carbo-vegetabilis et Argentum nitricum</strong> (cas videos des principaux remèdes).</p>
<p><strong>Bryonia et ses remèdes satellites </strong>(cas clinique video de Bryonia).</p>
<p><strong>Poursuite de l’étude de l’Organon.</strong></p>
<ul>
<li>Symptôme étrange, rare et particulier</li>
<li>Signes évoquant une amélioration (Aph252-256)</li>
<li>Régime en Homéopathie (259-262)</li>
<li>Deuxième prescription</li>
<li>Observation d’une réaction médicamenteuse</li>
<li>Posologie</li>
<li>Individualisation</li>
<li>Evaluation des symptômes</li>
<li>Maladies mentales (210-230)</li>
</ul>
<p><strong>Répertoire : Enseignement du Répertoire ‘à l’indienne’. Exercices pour découvrir la bonne rubrique. </strong></p>
<p><strong>Un cas clinique live.</strong></p>
<p>L’enseignement se fera sur <strong><span style="text-decoration: underline;">Lyon du 9 au 13 Novembre</span></strong>, comportant ainsi deux jours fériés. Il aura lieu à l’hôtel Campanile de La Part-Dieu à Lyon.</p>
<p>FORUM PART-DIEU 31 RUE MAURICE-FLANDIN<br />
69003 LYON-03<br />
Téléphone : +33 4 72 36 31 00</p>
<p>FRAIS D'INSCRIPTION:<br />
Les frais comprennent la participation au congrès, et les repas de midi,  vins compris. Les reçus seront délivrés sur place.</p>
<p><strong>490€ par personne pour la totalité du séminaire</strong>.</p>
<h6>Repas : Les repas de midi sont compris dans les frais d’inscription. Si vous souhaitez un repas végétarien, veuillez nous le précisez sur la feuille d’inscription.</h6>
<p> Problème : En cas de difficulté diverse, (modalités de paiement, impossibilité de participer à l’ensemble du Congrès), me joindre au Tél : 02 51 91 02 52.</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>Découper le présent bulletin et le renvoyer ACCOMPAGNE DE VOTRE REGLEMENT à l'adresse suivante :Dr. Jean-Claude Ravalard<br />
32 Avenue de la Gare<br />
85500 LES HERBIERS</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> ______________________________________________________________</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="76%">NOM :</td>
<td width="23%">PRENOM :</td>
</tr>
<tr>
<td width="76%">ADRESSE :</td>
<td width="23%">TEL :</td>
</tr>
<tr>
<td width="76%">VILLE</td>
<td width="23%">CP :</td>
</tr>
<tr>
<td width="76%">Repas végétarien : (cocher selon vos souhaits)</td>
<td width="23%">Oui    /    Non</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> Ouverture du Secrétariat à 8h30 le 9 Novembre.</p>
<p>Début des Conférences à 9h 30.</p>
<p>Fin des cours le Dimanche 17h.</p>
<p>L’Association Planète-Homéo espère que vous pourrez participer à cette deuxième session.</p>
<p>Si vous souhaitez avoir quelque renseignement complémentaire ou connaître les modalités d’inscription, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante :</p>
<p><a href="mailto:jean-claude.ravalard@wanadoo.fr">jean-claude.ravalard@wanadoo.fr</a></p>
<p>Amicalement.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>LE PREMIER PARAGRAPHE DE « L’ORGANON DE L’ART DE GUERIR », commenté par Ad. Lippe</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2011/06/12/le-premier-paragraphe-de-%c2%ab-l%e2%80%99organon-de-l%e2%80%99art-de-guerir-%c2%bb-commente-par-ad-lippe/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 04:41:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Organon]]></category>
		<category><![CDATA[premier paragraphe]]></category>

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		<description><![CDATA[LE PREMIER PARAGRAPHE DE « L’ORGANON DE L’ART DE GUERIR », PAR SAMUEL HAHNEMANN, EN INTRODUCTION A CE JOURNAL MEDICAL ;
PAR le Dr. AD. LIPPE.
Traduction Dr. Béatrice Aubignat et Dr. Edouard Broussalian
J'ai apporté un soin tout particulier à la traduction de cet article princeps de Lippe. L'importance de ce premier paragraphe de l'Organon me semble comparable à l'introduction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>LE PREMIER PARAGRAPHE DE « L’ORGANON DE L’ART DE GUERIR », PAR SAMUEL HAHNEMANN, EN INTRODUCTION A CE JOURNAL MEDICAL ;</h1>
<p><strong>PAR le Dr. AD. LIPPE.</strong></p>
<p><strong>Traduction Dr. Béatrice Aubignat et Dr. Edouard Broussalian</strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/adam-and-eve.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1432" title="adam-and-eve" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/adam-and-eve-220x300.jpg" alt="" width="220" height="300" /></a>J'ai apporté un soin tout particulier à la traduction de cet article <em>princeps</em> de Lippe. L'importance de ce premier paragraphe de l'Organon me semble comparable à l'introduction de la bible au chapitre de la Genèse lorsqu'Adam et Eve succombent à la tentation de goûter les fruits défendus de l'arbre de la connaissance. Dans l'éclairage étonnant que donne de cet acte Simone Pacot dans ses ouvrages<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn1">[1]</a>, nous retiendrons qu'il ne s'agit de rien d'autre que la <em>tentation de la toute puissance</em>, omniprésente chez les hommes en général, les médecins en particulier.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Hahnemann lance ici un appel à l'humilité (humus : la terre) que bien peu sont encore aujourd'hui capables d'entendre. L'humilité ne consiste pas à se déprécier, mais bien de connaître nos limitations, et à accepter de suivre les lois de la nature. Il nous reste à espérer que demain, éclairés par les catastrophes chimiques médicales et agronomiques qui se profilent à l'horizon, plus d'hommes et de femmes se manifestent pour entrer dans cette recherche de l'Art de Guérir.</span></p>
<p>La parution de ce journal marque une ère nouvelle dans l’histoire de l’art de guérir homéopathique. Depuis que Hahnemann donna au monde médical son <em>Organon</em>, le véritable manuel de l’Ecole qu’il a fondée, celle-ci fut victime de dérives progressives et de plus en plus nombreuses.</p>
<p>Hahnemann, tout comme Hippocrate, observa, suivit les Lois de la Nature, et fut guidé par elles. S’affranchir des théories et des dogmes constitua le principal objectif d'Hippocrate. Mais le temps passa et les multiples dérives de son enseignement firent qu'au bout de deux cents ans l’enseignement de l’Art Médical se retrouva à nouveau asservi par des théories et des dogmes en aucune façon soumis aux lois de la nature, et même en disharmonie avec celles-ci.</p>
<p>L’Ecole de Salerne avait accepté et développé les enseignements d’Hippocrate, mais avec l’arrivée de la médecine sarrasine, les dérives se multiplièrent ; l’Ecole elle-même, fierté des scientifiques médicaux, devint la proie de sa propre dépravation.</p>
<p>Hahnemann ressuscita la simplicité de l’Art Médical, il basa ses actions sur les lois de la nature qu’il observa et put en tirer un nouvel Art de guérir. Aussi simples et compréhensibles que fussent ses enseignements, il y eut alors comme auparavant des "penseurs" pour faire des théories et se croire plus avisés que la nature. Ces gens, en embrassant de nouveau des théories qui avaient explosé depuis longtemps, ont prétendu pouvoir supplanter la nature et les insuffler dans l’homéopathie. Alors sont apparus des hommes qui se sont mis à rivaliser entre eux pour savoir lequel arriverait à <em>caricaturer</em> de la manière la plus plausible l’Art de guérir Homéopathique. Ils attirèrent les crédules et les ignorants, persistèrent à se prétendre « homéopathes » et à pratiquer ce qui ne ressemblait plus en rien au véritable Art de guérir. Au bout du compte, ils discréditèrent l’Ecole à laquelle ils disaient appartenir en n’obtenant pas les succès qui auraient résulté d’une stricte observance des principes gouvernants l’Homéopathie.</p>
<p>Nous n’entrerons pas dans les débats farfelus et indignes qu'entretiennent ces imposteurs, leurs noms seront revêtus du linceul de l’oubli, mais c’est en raison de ces dérives et de ce discrédit que les homéopathes véritables exigèrent une déclaration des principes puis un organe dédié à leur propagation et à leur défense. THE ORGANON ne fera rien d'autre que ce que fit Hahnemann avec son « Organon » pour restaurer l'Art de Guérir soumis aux Lois naturelles. Son enseignement est basé <strong>sur un clair discernement entre les Lois gouvernant la matière inorganique et celles gouvernant les organismes biologiques</strong> [souligné par E.B].</p>
<p>THE ORGANON a pour but de montrer clairement l’infaillibilité des principes fondamentaux gouvernant notre Art de guérir homéopathique, principes dérivés de l’observation des lois gouvernant la matière biologique ; THE ORGANON cherchera, comme le fit Hahnemann, à effacer les erreurs qu'on a voulu infuser dans notre Ecole, spécialement celle, si ancienne, qui semble avoir été à l’origine de toutes les dérives du passé : à savoir que les lois gouvernant les matières biologiques et inorganique puissent être amalgamées, ou encore de penser que la Loi de guérison puisse être subordonnée aux lois de la matière inorganique<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn2">[2]</a> ; THE ORGANON va ainsi promouvoir et développer les enseignements du Maitre.</p>
<p>L’Organon constitue notre « manuel » en tout ce qui concerne la pratique médicale, il doit être considéré comme faisant autorité pour le fidèle guérisseur ; il devrait être bien étudié et servir de guide s’il est bien compris. L’étudiant y trouvera ses premières connaissances dans l’art de guérir rationnel. A le lire et relire, après de nombreuses années d’expérience, le fervent praticien verra qu’Hahnemann, loin d'épuiser tout son savoir dans ce travail, ne fait souvent rien d'autre que de nous montrer le <em>chemin</em> pour nous conduire vers un art plus élevé, vers plus de perfection et vers une plus haute application des principes infaillibles en vue de soulager et guérir la maladie.</p>
<p>Le premier paragraphe de l’Organon dit : —</p>
<p><em>« La seule et unique vocation du médecin consiste à rétablir la santé des personnes malades, c’est ce que l’on appelle guérir ».</em></p>
<p>Comme s’il était conscient des erreurs d’interprétations possibles, Hahnemann s’explique dans ces notes :<em> </em>—</p>
<p><em>« Sa vocation n’est pas de forger de prétendus systèmes, en combinant des idées creuses et des hypothèses sur l’essence intime du processus de la vie et de l’origine des maladies dans l’intérieur invisible de l’organisme (ambition qui a fait gaspiller à tant de médecins leurs forces et leur temps), sa vocation n’est pas non plus dans d’innombrables essais d’explication des phénomènes morbides ou de leurs causes immédiates qui resteront à jamais cachés, etc. Son but n’est pas d’avantage d’envelopper tout cela dans des paroles inintelligibles et dans un fatras de phrases abstraites qui veulent paraître savantes pour étonner l’ignorant tandis que les malades réclament en vain le soulagement. Nous avons déjà trop de ces savantes rêveries, et il est grand temps que ceux qui se disent médecins cessent de tromper l’humanité souffrante par leur discours inutile et commencent à agir, c’est à dire, à être en mesure de réellement soulager et guérir le malade. »</em></p>
<p>Ainsi parla Hahnemann en 1843.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn3">[3]</a> Ce premier paragraphe et ses notes explicatives introduisent clairement la suite des enseignements du Maitre. Ses raisonnements logiques dénotent la façon dont il traite les découvertes qui suivent dans son ouvrage magistral. Ces notes nous apprennent ce qui a été fait historiquement en guise de soulagement ou de guérison du malade, à quel point ce fut une ignominie, et pourquoi nous devons agir différemment et correctement.</p>
<p>Si ses prédécesseurs en leur temps avaient soulagé et guéri les malades, un Art de guérir meilleur, plus sur et fiable n’aurait pas été nécessaire<em>. </em>Il est patent pour tout médecin observateur que l’humanité a été et demeure toujours terriblement souffrante : non seulement des maladies mais aussi des effets des moyens employés pour éradiquer et faire sortir de l'organisme une maladie fictive, censée causer ou entretenir un jour l’acidité, le suivant l’alcalinité, ou une quelconque impureté imaginaire<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Le premier paragraphe souligne que la faute en revient à tous ces médecins faiseurs de systèmes qui se sont imaginés pouvoir créer des hypothèses<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn5">[5]</a> quant à<em> l’essence intime du processus de la vie et </em>sur<em> l’origine des maladies dans l’intérieur invisible de l’organisme, </em>avec leurs <em>innombrables essais d’explication des phénomènes morbides ou de leurs causes immédiates qui resteront à jamais cachés</em>.</p>
<p>Nous trouvons ici trois propositions distinctes :</p>
<ol>
<li>Le processus de la vie ne nous est pas connu ; il était et restera toujours une hypothèse.</li>
<li>L’origine des maladies dans l’intérieur invisible de l’organisme humain ne nous est pas connue ; elle était et restera toujours une hypothèse.</li>
<li>Le phénomène des maladies, ou leur cause directe (<em>prima causa morbi</em>), ne nous sont pas connus ; c’était et cela restera toujours des hypothèses.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn6">[6]</a></li>
</ol>
<p>La meilleure preuve du manque de fiabilité de ces hypothèses, sur lesquelles étaient basés les efforts fallacieux et néfastes pour tenter de guérir les malades, réside dans la constatation historique que chaque nouvelle génération a offert une hypothèse nouvelle sur la vie, l’origine et le phénomène des maladies<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p>Le processus interne de la vie dans la santé et dans la maladie, chose que nous ne pouvons pas découvrir, devint une hypothèse toujours variante. Les malades, non seulement ne retirèrent aucun avantage du discours illusoire et inutile d’hommes imbus de leur savoir mais devinrent les victimes de ces diverses hypothèses guidant les médecins dans leur thérapeutiques et tentatives de soins.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn8">[8]</a></p>
<p>Une fois énoncées ces folies, la vocation et le devoir du vrai médecin deviennent évidents.</p>
<p>Sa vocation, nous dit-on, est de rétablir la santé du malade. Le médecin est-il en mesure de restaurer la santé du malade en suivant les préceptes proposés par Hahnemann dans l’Organon ? Nous répondons avec force à cette question par l’affirmative. Et s’il en est ainsi, pourquoi le monde médical dans son ensemble n’a-t-il pas accepté les enseignements d’Hahnemann ? Pourquoi tous les médecins n’ont-ils pas sérieusement commencé à être en mesure de soulager et guérir réellement le malade ? C’est parce qu’ils se sont entêtés à croire qu’ils connaissaient le processus interne de la vie, l’origine directe des maladies et la « <em>prima causa morbi </em>».</p>
<p>Ils n'ont jamais supporté la demande expresse de Hahnemann de reconnaitre leurs erreurs et de rester humbles ; ils n'ont jamais voulu redevenir élèves et étudiants. Ils ont refusé de suivre les enseignements et les lois de la nature. Où sont ces aveugles maintenant ? Qu’ont-ils fait pour le soulagement du malade en suivant les vieux principes aussi mauvais que pernicieux du système qui consiste à prendre une hypothèse comme guide ? Rien, moins que rien !</p>
<p>A quelques exceptions près, les nouveaux sont réellement pires que la génération précédente ; toutes les avancées dont ils se flattent en physiologie et en pathologie n’ont absolument pas amélioré leur thérapeutique ; au contraire leurs traitements deviennent jour après jour de plus en plus pernicieux<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p>L’usage pernicieux de la morphine pour calmer la douleur, du sulfate de quinine et du fer dans leurs diverses formes chimiques comme toniques, leurs fébrifuges, leurs narcotiques, leurs stimulants et autres sédatifs sont toujours en vogue comme avant. Les progrès dont ils se flattent dans les sciences médicales parallèles n’ont apporté aucune amélioration pratique dans l’Art de guérir. Ils émettent d’autres hypothèses, mais n’apportent aucun soulagement au malade.</p>
<p>La coupable négligence du grand nombre de médecins à ne même pas jeter un coup d'œil sur les découvertes de l’Organon peut seulement être mise sur le compte de l’indolence d’une corporation se reposant sur la crédulité du malade et de l’humanité souffrante. Ces hommes ont vu dans le dernier demi-siècle des gens voyager grâce à la vapeur, parler grâce à l’électricité, peindre grâce au soleil ; les Arts et les Sciences ont connu des progrès inimaginables ; les générations futures ne comprendront pas pourquoi ils ont refusé la lumière qui leur était offerte, préférant rester des aveugles à tâtonner dans le noir tout en infligeant une misère indicible aux malades.</p>
<p>Il y a des hommes qui réfléchissent parmi la multitude des médecins et qui, progressivement acceptent la vérité universelle de notre Ecole, enseignent l’individualisation, enseignent qu'il faut traiter le malade et non pas les maladies. Ils réclament des proving physiologiques des remèdes, (en doses pondérales pour être sûrs de ce qu’on administre), mais on n’écoute pas ces quelques honorables exceptions ! Matérialisme et création d’hypothèses sont à l’ordre du jour. Nous laisserons ces infortunés à une éventuelle intervention future de la Providence.</p>
<p>Qu’en est-il de notre Ecole ?</p>
<p>Le recul historique nous montre qu’il y eut des médecins pour accepter, non seulement ce premier paragraphe de <em>l’Organon</em>, mais aussi tous les principes et les progrès logiques et nécessaires qui en découlent. Ils les appliquèrent à leur pratique comme le fondateur de l’Ecole le leur enjoignit. <em>Unanimement</em>, ils attestèrent de l’infaillibilité du système de l’Art de guérir ainsi appliqué, et, à ce jour, un bon nombre de solides adeptes du Maitre témoignent du fait que la fidélité aux principes est vraiment nécessaire si l’on veut obtenir les résultats favorables escomptés. Et l’expérience leur a appris que tout écart par rapport à ces principes sera suivi d’une absence de guérison.</p>
<p>Il y eut d’autres médecins qui furent convaincus de la vérité de l’homéopathie, qui en virent les superbes résultats de ce Nouvel Art de Guérir. Mais ne pouvant se débarrasser de leurs vieilles idées erronées sur l'origine matérielle des maladies ou sur leurs causes matériellement visibles, ils ne purent même pas accepter le premier paragraphe de l’Organon et encore moins les développements logiques et les principes en découlant.</p>
<p>Les conséquences de ce refus d'accepter le premier paragraphe de <em>l'Organon</em> furent des échecs répétés, mis bien entendu sur le compte d’une "non-fiabilité" de la Loi de guérison, et on en vint à multiplier ainsi progressivement les dérives.</p>
<p>Nous constatons aujourd’hui une incompréhension de la loi de guérison et des opinions variées à propos de notre Ecole dont il faut chercher la cause dans une mauvaise assimilation de ce premier paragraphe de <em>l’Organon</em>.</p>
<p>Nous allons maintenant tenter de montrer la nécessité d’accepter ce premier paragraphe avec toutes ses conséquences logiques si nous voulons devenir de vrais guérisseurs. Quand on nous dit que notre devoir consiste à « <em>rétablir la santé des malades</em> », Hahnemann nous enjoint de considérer le malade comme un individu, il ne nous dit pas que « <em>nous devons guérir les maladies</em> ».</p>
<p>Si nous essayons de restaurer la santé du malade, nous sommes obligés d’individualiser ; si nous essayons de traiter des maladies, nous devons généraliser.</p>
<p>Ainsi, dès le commencement, nous nous écartons radicalement de la vieille habitude de traiter les maladies ; et dès ce premier pas, nous nous détachons de la Vieille Ecole pour prendre un nouveau départ. Ce tout premier pas nous émancipe de l’esclavage envers la pathologie, et sert de base à notre thérapeutique. La première déclaration du fondateur de notre Ecole, telle qu’il l'exprime dans le premier paragraphe de <em>l’Organon</em>, devient la pierre angulaire sur laquelle toute la structure repose. Et c’est bien pour cette raison que nous devons <em>arriver à voir que cette pierre angulaire est solide</em> afin que nous puissions l’accepter comme <em>notre </em>pierre angulaire<em>, </em>avant que d’aller plus loin.</p>
<p>Avant même de commencer à approfondir ce premier paragraphe, nous devons être parfaitement convaincus du fait que toutes les tentatives pour soigner les <em>maladies</em> et non pas le <em>malade</em> se sont révélées des échecs.</p>
<p>C'est ainsi que Hahnemann commence son argumentation dans la note de bas de page de ce premier paragraphe de <em>l’Organon</em>. Les médecins ayant précédé Hahnemann, aussi bien que leurs successeurs —à l’exception des vrais Guérisseurs qui ont accepté la mission de rétablir la santé des malades (les Homéopathes)— ont inventé et continuent d’inventer des systèmes ; ils colligent ce qui, selon eux, semble être des changements physiologiques, les résultats des maladies, les phénomènes morbides, et ce qui, pour eux, apparaît comme la cause vraisemblable de la maladie.</p>
<p>La physiologie, telle qu’ils l’entendent et l’appliquent, explique les fonctions gouvernées par mécanismes les plus distaux de la vie ; de même, la pathologie explique le résultat de ces fonctions perturbées, gouvernées par ces mécanismes périphériques. Ce n’est qu’à travers cela qu’ils ont une connaissance des phénomènes les plus distaux de la vie — c'est-à-dire leur connaissance des phénomènes morbides, provenant de l’intérieur de l’organisme, et qui constituent la maladie. Ils traitent alors, ce qui, pour eux, est une maladie spécifique. Et complètement fascinés par la découverte de formes spécifiques de maladies, ils leur appliquent les seules formes de lois connues par eux : celles gouvernant la matière inorganique. Leur connaissance de l’essence de la vie n’est rien d’autre qu’une hypothèse creuse ; leurs explications des modifications et des perturbations des fonctions durant la maladie ne sont que des hypothèses creuses ; et leurs tentatives de traitement sont basées sur d’autres hypothèses : les effets supposés des drogues.</p>
<p>Pour le médecin observateur et réfléchi, il suffit de considérer un instant ce qu’est la maladie ou des formes spécifiques de maladies ; peuvent-elles être traitées de la sorte ? Pouvons-nous généraliser ainsi? Pour l’intérêt de la discussion, supposons que nos confrères parviennent à une pleine connaissance des mécanismes distaux de la vie et des changements physiologiques causés par les fonctions perturbées —la maladie— ils ne pourraient toujours pas traiter une hypothèse, une forme spécifique de maladie, en tant que telle. Pour ce faire, cela impliquerait</p>
<p>1)     que la profession commence d’abord par classifier chaque cas d’affection selon son appartenance à une forme spécifique de maladie ; et</p>
<p>2)     qu’absolument chaque individu attaqué par, ou souffrant d’une forme spécifique de maladie, souffre pareillement et produise des symptômes identiques.</p>
<p>L’expérience montre au médecin intelligent que ces deux propositions sont contraires aux faits bien observés<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn10">[10]</a>. Il n’y a pas deux choses identiques dans le monde organique, ni deux personnes identiques ; elles sont similaires mais pas semblables ; elles ne sont pas identiques dans leur développement physique, ni dans leur condition mentale. Dès lors, les patients étant si dissemblables, pouvons-nous supposer que la maladie, même si nous connaissions son pouvoir de perturbation des fonctions, attaquerait toutes les personnes (qui sont dissemblables) exactement de la même manière ? Il y a des différences de sexe, d’âge, d’influence climatique, de saisons (<em>Hippocratis Aphorismi</em>, section iii), qui changent fréquemment la forme de la maladie.</p>
<p>Le fait, bien connu, que même les maladies épidémiques changent continuellement de caractère et affectent de façon différente chaque individu, ne serait-ce qu’au sein de la même localité et de façon encore plus contrastée dans des localités différentes, montre de façon concluante que le traitement d’une maladie spécifique, telle que la Pathologie en vigueur les considère, est impossible.</p>
<p>La pratique persistante de l’Ecole de Médecine Allopathique à baser ses thérapeutiques sur l’hypothèse indéfendable d’une maladie, restera toujours un échec.</p>
<p>C’est une proposition facile à illustrer. La scarlatine compte parmi les maladies les plus facilement diagnostiquées. Quand Sydenham publia sa description de l’épidémie du moment, caractérisée par son éruption lisse (comme un érysipèle), Hahnemann détermina que Belladonna était le remède semblable qui, à sa connaissance, avait produit la même éruption lisse ainsi que les autres symptômes concomitants souvent présents au cours de cette épidémie. Il put ainsi guérir de nombreux cas. Cependant, les épidémies de scarlatine de ces dernières années, apparues dans divers pays, à différents moments, ne furent jamais, ou si rarement similaires à celle qui fut si bien décrite par Sydenham. Ainsi, alors que Belladonna était indiqué initialement dans une large majorité des cas, il finit par voir son applicabilité dans cette forme récente devenir une rare exception car non seulement l’éruption avait une apparence un peu différente, que Belladonna n'avait jamais produite, mais tous les symptômes concomitants avaient changé.</p>
<p>Les Allopathes, toujours en recherche de généralisations, ont été forcés d'admettre que la scarlatine cédait infiniment plus facilement à l’homéopathie qu’à leur propre traitement. Ils s'assurèrent que Hahnemann avait bien administré Belladonna avec succès durant l’épidémie de scarlatine. Et comme ils restaient convaincus que ce sont les <em>maladies</em> qu'il faut traiter, et que Belladonna devrait être encore et toujours le remède spécifique de cette maladie, ils se mirent à le prescrire, et jusqu'à ce jour ils continuent de le donner aveuglément dans tous les cas de scarlatine, sans obtenir les succès qui suivent un traitement homéopathique individualisé. Certains se basent sur leurs échecs dans tous les cas ou la majorité des cas de scarlatine avec Belladone pour prouver la non-fiabilité des déclarations de Hahnemann.</p>
<p>Le Médecin observateur comprendra qu’à chaque nouvelle épidémie, dans chaque nouvelle localité, différents remèdes seront nécessaires, et que chaque cas devra être traité individuellement s’il veut rendre la santé au malade. Ce qui vaut pour les épidémies toujours variantes, reste applicable pour tous les cas de maladies qui n’ont jamais été observées et ne sont pas connues des Pathologistes du jour. Dans de tels cas, la vieille Ecole se trouve complètement dépourvue ; il devient évident que le traitement de maladies en tant que telles sera toujours un échec.</p>
<p>Il devient tout aussi évident qu'aucune découverte en Physiologie ou en Pathologie ne saurait changer les échecs présents et passés tant que les thérapeutiques resteront basées sur l’hypothèse d’une maladie.</p>
<p>On rencontre des hommes de distinction dans notre propre Ecole qui prétendent sans cesse que les progrès en Physiologie et en Pathologie, érigées au rang de sciences exactes, devront modifier les thérapeutiques de l’Ecole Homéopathique. Si ces hommes voulaient suivre attentivement les arguments qui précèdent, ils percevraient clairement qu’il est impossible de porter le moindre changement à notre thérapeutique, basée sur le traitement du malade, ce qui est notre pierre angulaire. Même si nous admettions, pour l'intérêt de la discussion, que la Physiologie et la Pathologie n'étaient plus des hypothèses mais des sciences exactes, il n'en demeure pas moins que nous devons absolument restaurer la santé du malade et pour cela nous devons individualiser.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn11">[11]</a></p>
<p>D’autres célébrités dans notre Ecole revendiquent non seulement leur droit à adapter la Pathologie à l’Homéopathie, et tout en admettant que nous ne savons rien à propos de l’essence première de la vie, ni de l’origine des maladies dans l’intérieur de l'organisme, disent aussi que notre ignorance présente ne sera pas perpétuelle, et que de futures découvertes seront faites qui expliqueront tout<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn12">[12]</a>. Ils défendent l'idée que tous les points pour l’instant incompréhensibles seront un jour placés dans une lumière claire et intelligible. Ils disent qu'il rester mesuré quand on proclame l’infaillibilité des principes de l’Homéopathie, à cause de l’ignorance qui prévaut encore de notre part en ce qui concerne la véritable essence de la vie et l’origine des maladies dans l’économie humaine. Si ces savants, tellement emplis d’espoirs de voir notre théorie de l’Art de guérir supplantée par de futures découvertes, voulaient réfléchir, ils apprendraient par nos arguments que nous parlons du « Présent » et non du « Futur », et que même si nous finissions par connaître la cause directe de la maladies, et que si tout ce qu’ils voulaient savoir leur était connu un jour, nous serions tout de même obligés d’individualiser pour rendre la santé au malade.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn13">[13]</a></p>
<p>Si tout ce qu’ils voulaient savoir leur était révélé, est-ce que cela changerait le moins du monde les différences physiques et mentales existantes dans l'humanité entière ?</p>
<p>Leur raisonnement se trouve devant une difficulté insurmontable quand la stricte logique nous montre que des personnes si différemment constituées ne peuvent pas être affectées de la même façon par des influences identiques, et que l'on ne peut pas réduire cette infinie variété au même traitement devant des effets si largement différents en fonction de l'individualité des cas, même si l'agent déclencheur nous était connu.<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn14">[14]</a></p>
<p>Qui plus est, nous sommes pleinement convaincus de la justesse de Goethe quand il dit : « <em>Inns Innere der Natur dringt Kein erschaffener Geist » —Dans l’intérieur de la Nature, aucun Esprit créé ne pénètrera jamais—<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftn15"><strong>[15]</strong></a></em></p>
<p>De ce que nous venons d'essayer de montrer <em>—</em>à savoir l'erreur stupide de baser les tentatives de traitement d'après le nom d’une maladie qui affecte tous les individus différents de façon différente<em>—</em> il ressort que Hahnemann avait parfaitement raison en écartant toute hypothèse dans un but pratique, et en nous rappelant dès le début ce qu’est notre devoir.</p>
<p>Il s’agit de notre premier pas pour nous affranchir de l’esclavage du système de la Vieille Ecole et par conséquent, le plus important pour nous. Alors franchissons le délibérément, mais pour toujours ; de sorte qu'une fois sur ce nouveau chemin nous puissions rejeter toute déviation, aussi ingénieusement présentée qu'elle puisse être, qui ne serait pas en pleine harmonie avec notre première acceptation de notre nouveau devoir <em>—« Rétablir la santé du malade »</em></p>
<p><em>Et maintenant guérissons réellement le malade.</em></p>
<p><em>PHILADELPHIE,</em></p>
<p><em>3 octobre 1877.</em></p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref1">[1]</a> Voir "Evangélisation des profondeurs" et autres ouvrages de cet auteur.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref2">[2]</a> A plus d'un siècle d'écart, la pertinence du propos de Lippe ne peut que frapper. La <em>science médicale</em> en tant que telle, c'est-à-dire l'étude des phénomènes morbides pour en déduire les lois qui les régissent reste lettre morte dans une médecine classique qui s'est donné un air sérieux en s'appropriant les découvertes des autres branches de la science comme la physique et la chimie. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref3">[3]</a> J'entends souvent le reproche : "mais vous ne pouvez rien apprendre sur la médecine dans un bouquin qui est vieux de 170 ans!!" La dernière personne en date à m'avoir "expliqué" cela était un pédiatre, enseignant l'homéopathie (?!), et qui me déclarait qu'il n'avait jamais guéri la moindre otite avec l'homéopathie en 30 ans de pratique.</p>
<p>Alors, non Messieurs, l'Organon n'est toujours pas dépassé, et ne pourra qu'être complété, car il décrit un ensemble de lois et de principes éternellement vrais déduits d'une observation rigoureuse. Parce que le propre de toute vérité est d'être 1) éternelle, 2) universelle 3) simple, l'Organon n'est rien de moins qu'un traité complet de l'Art Médical. L'on ne cessera d'y découvrir des trésors, tout simplement parce que Hahnemann a découvert des lois qui régissent la médecine entière, qu'il s'agisse de traiter des humains, des animaux ou des plantes. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref4">[4]</a> Rien n'a changé en ce XXIème siècle. Nous rencontrons tous les jours des patients traités par des naturopathes qui attribuent l'état morbide à une modification du pH. Actuellement la faillite du système pousse en avant toutes sortes de doctrines basées sur l'alimentation, tel produit "faisant du bien", tel autre étant réputé néfaste.</p>
<p>La médecine classique s'évertue à détruire les germes, la mode récente consiste à maintenir les enfants qui font des otites répétées sous un ou 3 mois d'antibiothérapie.</p>
<p>La médecine chimique continue de détruire l'humanité à bas bruit. George Vithoulkas a montré avec son système de classification clinique des niveaux de santé que l'usage immodéré des drogues allopathiques et des vaccinations ne fait que dégrader la réponse immunitaire. Au bout du compte les malades ne présentent plus d'épisodes infectieux, on les déclare guéris. Il ne s'agit pas hélas d'une <em>progression</em> du niveau de santé mais bien d'une <em>dégradation</em> vers des niveaux plus bas où il n'est plus possible pour l'organisme de développer d'épisode fébrile aigu et c'est le début de la maladie chronique. E. B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref5">[5]</a> Les sciences fondamentales ont enregistré des progrès immenses. On a appliqué à la physiologie la démarche réductionniste qui n'a toujours pas répondu aux questions essentielles. La thérapeutique classique toute entière reste basée sur des processus physiopathologiques supposés, sans cesse remis en cause. Les médicaments continuent d'être testés sur les malades dont l'état de santé rend la réponse à la drogue éminemment variable en fonction de leur idiosyncrasie. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref6">[6]</a> Si dans une crise passagère de modestie et de lucidité, nos immunologues voulaient bien admettre que nous ne connaissons pas grand-chose de l'immunité, que nous n'avons toujours pas expliqué ne serait-ce que la physiopathologie du "coup de froid", et que nous allons probablement payer un tribut exorbitant dans les années à venir du fait que nous tripatouillons allègrement un mécanisme inimaginablement complexe, alors la médecine classique se dirigerait tout entière vers les découvertes de Hahnemann. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref7">[7]</a> Ici encore, rien de nouveau si ce n'est une accélération terrible du phénomène : ce n'est plus à chaque génération que les hypothèses changent mais presque toutes les années! E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref8">[8]</a> Il est facile aujourd'hui de nous moquer des médecins pratiquant leurs saignées, prescrivant des pilules à l'arsenic, frappant les fous, débitant toutes sortes de théories fumeuses. Pourtant Hahnemann s'est opposé le premier à toutes ces pratiques, en affrontant courageusement la haine de tous ces Messieurs. Aujourd'hui nous subissons une forme plus larvée de dictature d'une pensée unique médicale qui ne réalise souvent même pas qu'elle n'est que l'instrument aveugle d'une industrie toute-puissante. Avons-nous cessé de voir ces grands médecins imbus de leurs personnes nous clamer l'intérêt primordial de tel ou tel traitement, ou l'urgence vitale à vacciner ces malheureux bébés contre ceci ou cela ? A quel moment se sont ils excusés ou admis avoir tort quant les effets néfastes de leurs traitements n'ont plus pu être cachés? E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref9">[9]</a> Cette spirale n'a fait que s'accélérer jusqu'à maintenant. A l'aide de drogues toujours plus puissantes on dégrade de plus en plus l'état de santé de l'humanité. Prenez l'exemple de cette enfant gavée d'antibiotiques, au bout du compte il est possible que ses otites capitulent. Mais ce n'est pas que son état de santé se soit amélioré. Le résultat pernicieux du drogage qu'elle a subi a au contraire détérioré son état de santé, vers un niveau inférieur où elle n'est plus capable de développer le germe qui provoquait ses otites.</p>
<p>Ainsi, selon la classification clinique de Vithoulkas, alors qu'il y a un siècle l'humanité se répartissait entre les groupes I et II, nous sommes maintenant descendus majoritairement en groupes II et III avec beaucoup de patients en groupe IV incurable. E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref10">[10]</a> "<em>Tandis que les homéopathes distinguaient un nombre indéfini de maladies basées sur les symptômes observables, les médecins orthodoxes subordonnaient le nombre indéfini des différents symptômes possibles au petit nombre de causes pathologiques que leur esprit était capable de concevoir." </em>Dr. Jacques Baur.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref11">[11]</a> De plus, ce mode de pensée amène nos confrères à nier la réalité de faits qui ne peuvent recevoir d’explication physiopathologique. Comment expliquer la disparition d’un eczéma qui se trouve suivie par l’apparition de troubles respiratoire, la suppression de verrues suivie par des règles douloureuses, ou encore des règles interrompues si la patiente a eu les pieds mouillés ?</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref12">[12]</a> Les splendides découvertes dues au microscope on suscité un élan enthousiaste à cette époque et tous ont vraiment cru, à la suite de Pasteur par exemple, qu'on allait découvrir l'essence des choses. La vague du positivisme a caractérisé la fin de ce XIXème siècle, dont les savants devaient nous laisser les "décimales à calculer". Ce sont souvent des héritiers de ce courant de pensée, rendu caduc notamment par les découvertes de la mécanique quantique, qui sont les ennemis les plus acharnés de l'homéopathie au point que leurs attitudes ne relèvent plus du débat scientifique mais bien de la défense de vues sectaires.</p>
<p>Aujourd'hui, même au sein de l'école homéopathique, l'argument du "progrès" justifie l'usage de théories censées éclairer la pratique, alors que leurs auteurs ne comprennent toujours pas que le syncrétisme appauvrit l'homéopathie qui n'a nul besoin de Freud, de Saint Thomas d'Aquin, de la sensation vitale, ni encore du tableau périodique pour exister… E.B.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref13">[13]</a> Ami lecteur, ne vous semble-t-il pas que 130 années de progrès scientifique continu pour en arriver aujourd'hui au même constat que Lippe ne donne pas raison à son propos ? Devrons-nous attendre 500 ans de plus ? Je songe au cas récent d'une jeune femme qui m'a consultée récemment pour des lésions à type de crevasses des bouts des doigts de la main droite. D'emblée, celle-ci déclare que son trouble est apparu après une grande déception amoureuse. Quelles sont les connexions que la physiologie peut nous expliquer entre une zone particulière de son cerveau et le bout des doigts ? Ne doutons pas que ce mécanisme existe. Devant cela, nos confrères qui se réclament seuls scientifiques et qui ont tous très bien compris la relation entre l'état émotionnel et la lésion de la main se sont contentés d'identifier du staphylocoque doré dans les lésions. Les uns ont donné des antibiotiques pour les détruire, les autres de la cortisone pour traiter la peau. S'agit-il d'une attitude rationnelle? Scientifique ? Comme aucune physiologie ne peut expliquer la survenue de cette lésion, sa nature, son caractère <em>unilatéral</em>, etc.  on en vient à bricoler les <em>conséquences</em>. Traiter des conséquences a-t-il jamais guéri les causes ?</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref14">[14]</a> La biologie nous montre tous les jours que les mêmes causes ne provoquent pas les mêmes effets .Souvent, il nous importe peu de connaître précisément l’agent causal, il nous suffit pour guérir de déterminer le médicament qui mime le mieux la réaction personnelle du patient caractérisée par la totalité des symptômes et au premier chef les signes les plus rares et inusités.</p>
<p>De plus le vieil adage <em>sublata causa tollitur effectus</em> (la cause venant à cesser, l’effet doit disparaître) est démenti de façon flagrante par les organismes vivants et ne s’applique qu’aux sciences fondamentales. Par exemple une peur qui a vivement impressionné un sujet devant une situation stressante n’a duré qu’une fraction de seconde. Pourtant à partir de ce choc, des troubles chroniques peuvent s’installer, et des années après ce même patient continue de présenter des symptômes, et à vivre dans l’anxiété, etc.</p>
<p><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/LIPPE%20COMMENTAIRE%20PARAGRAPHE%201%20(1).docx#_ftnref15">[15]</a> Schiller dans une lettre à Goethe lui écrit: " <em>Votre regard observateur, qui se repose sur les choses, si tranquille et si clair, vous met à l'abri des écarts auxquels se laissent aller si facilement et la spéculation et l'imagination, cette faculté supérieure, et qui n'obéit qu'à elle-même</em>. " Il ne nous reste maintenant plus qu'à replonger dans Hegel pour aller au bout de la proposition de Lippe.</p>
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		<title>The First Paragraph Of &#171;&#160;The Organon Of The Healing Art&#160;&#187; By Ad. Lippe</title>
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		<pubDate>Sat, 07 May 2011 06:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[The First Paragraph Of "The Organon Of The Healing Art" By Samuel Hahnemann, As An Introduction To This Medical Journal.
BY AD. LIPPE, M.D.
THE appearance of this Journal denotes a new era in the history of the Homoeopathic Healing Art. Since Hahnemann gave the medical world his Organon, the true Text-Book of the School he founded [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>The First Paragraph Of "The Organon Of The Healing Art" By Samuel Hahnemann, As An Introduction To This Medical Journal.</h1>
<p>BY AD. LIPPE, M.D.</p>
<p>THE appearance of this Journal denotes a new era in the history of the Homoeopathic Healing Art. Since Hahnemann gave the medical world his <em>Organon, </em>the true Text-Book of the School he founded and named, that School has been the victim of various progressive and multiplying departures. Hahnemann, like Hippocrates, observed, listened to the Laws of Nature, and was guided by these Laws in his actions. The emancipation from theories and dogmatic teachings was the master-work of Hippocrates; time rolled on, and the multiplying departures from his teachings found the Medical Art, after two thousand years, again enthralled by theories and dogmatic teachings, not in harmony with the Laws of Nature, and not governed by them. The School of Salernum had accepted and had developed the teachings of Hippocrates, but when an infusion of Saracenic medicine took place, the departures multiplied; the School itself, the pride of Medical Scientists, fell a prey to its own corruptness. Hahnemann resuscitated the simplicity of the Medical Art, he based his actions on the Laws of Nature by him observed, and, guided by them, he was enabled to reveal a new Healing Art. As simple and as comprehensible as were his teachings, there were now, as of old, men who wanted to theorize, who wanted to be wiser than nature, who claimed the ability to supersede nature, and, returning to long-exploded theories, tried to infuse them into Homoeopathy; there arose men who vied one with another who could <em>caricature </em>the Homœopathic Healing Art in the most plausible manner; their appeal was to the ignorant and credulous, and persisting in calling themselves Homœopathists, they practiced</p>
<p>something else having no resemblance to the true art of healing, and, by their failures to obtain such results as followed a strict application of the principles governing the Homoeopathic practice, they brought great discredit on the School to which they professed to belong. It is not here the place to discuss the latest discreditable wild proceedings of "pretenders"; their names should be consigned to oblivion; but it is for reason of these departures, bringing discredit to the School, that the Homœopathists demanded, first a declaration of principles, and then an organ to disseminate and defend them. What Hahnemann did in his <em>Organon </em>for the restoration of the Healing Art to a subserviency to natural Laws, by basing his teachings on a clear discernment between the Laws governing inorganic matter and the Laws governing organic bodies, "THE ORGANON" is now destined to do; it will clearly show the infallibility of the fundamental principles governing our Homoeopathic Healing Art, principles derived from observations of the Laws governing organic bodies; it will, as Hahnemann did, expunge the errors attempted to be infused into our School, especially the old error which seems to have been the foundation of all departures of the past, that the Laws governing inorganic matter can be amalgamated with the Laws governing organic bodies, or that the Law of cure must be made subservient to the Laws governing inorganic matter; it will promulgate and develop the teachings of the Master.</p>
<p>The <em>Organon </em>is our Text-Book; in practical matters it must be looked upon as an authority by the faithful healer; it should be well studied, and will serve us as a guide if it is well understood. The student will find his first knowledge of the rational Healing Art in it; the earnest practitioner will find., reading it again and again, after long years of experience, that Hahnemann did not exhaust all his knowledge in this work, and frequently only showed the <em>way </em>to arrive at a higher art, a higher perfection, a higher development of the application of the infallible principles for the alleviation and cure of disease. The first paragraph of the <em>Organon </em>reads :—</p>
<p>"<em>The physician's highest and only calling is to restore health to the sick, which is called Healing."</em></p>
<p>And, as if, conscious of a possible misinterpretation of this paragraph, Hahnemann explains it in a foot-note, which reads : —</p>
<p>"His mission is not, as many physicians (who waste their time and energies in the pursuit of fame) have imagined it to be, that of inventing systems, by stringing together empty ideas d hypotheses upon the inner obscure process of life and the origin of diseases in the invisible interior of the human economy, or the innumerable attempts at explaining the phenomena of diseases or their proximate cause ever hidden from their scrutiny, etc., find confounding the whole in unintelligible words and a mass of abstract phrases, intended to sound learned—intended for the astonishment of the ignorant—while the sick vainly sigh for relief. We have already too many of these learned reveries (they bear the name Theory of Medicine, and for the inculcation of which even especial professorships have been established), and it is high time that all who call themselves physicians finally cease to delude suffering humanity by idle words, and now begin to act—that is to say, to afford relief, and cure the sick in reality."</p>
<p>So spoke Hahnemann in 1833. This first paragraph, with its explanatory foot-note, plainly indicates the further teachings of the Master; we see in it his logical arguments, the mode by which he treats his revelations as they follow, in this Master Work. We are told what has been done for the relief and cure of the sick, how and why it was badly done, and that we must do it differently and well. Had the physicians before him, and at, his time, relieved and cured the sick, there would have been no necessity for a better, safer, and reliable Healing Art. The fact that suffering sick humanity had been, and still was, terribly suffering, not only from diseases, but additionally from the effects of the means used to drive out of the Organism an imaginary disease, causing and sustaining something—to-day an acidity, to-morrow an alkalinity, an imaginary impurity—this fact became patent to every observing physician. We learn that the fault was with the system-concocting physician, who imagined he was able to create a hypothesis upon the inner obscure process of life and the invisible origin of diseases in the invisible interior</p>
<p>of the human economy, with his various attempts at explaining the phenomena of diseases, or their proximate cause ever hidden from human scrutiny. We find here three distinct propositions : —</p>
<p>1-    The inner process of life is not known to us; it was, and will forever remain, a hypothesis.</p>
<p>2-    The origin of diseases in the invisible interior of the human economy is not known to us; it was, and will forever remain, a hypothesis.</p>
<p>3-    The phenomena of diseases, or their proximate cause (<em>prima causa morbi</em>)<em>, </em>is not known to us; it was, and will forever remain, a hypothesis.</p>
<p>The best proof of the unreliability of any one of these hypotheses, on which the fallacious and detrimental efforts to cure the sick were based, is the historical fact that every new generation offered a new hypothesis of life, and of the origin and the phenomena of diseases. That which to us never can be revealed, the interior processes of life in health and in sickness, became an ever-varying hypothesis; but the sick, treated to the delusive idle talk of men who desired to appear full of learning, were not only not benefited, but became victims to these varying hypotheses, guiding the physicians in their therapeutics and attempts to cure. Having stated, in explanation, these prevailing follies, the duty and the calling of the true physician became apparent. His calling, we are told, is to restore health to the sick. Is the physician enabled to restore health to the sick, following the plans proposed by Hahnemann in the <em>Organon? </em>We most emphatically answer this question in the affirmative. And if this is so, why has not the medical world at large accepted the teaching of Hahnemann? Why have not all medical men begun in earnest to afford relief and cure the sick in reality? It is, because they persist in knowing the inner processes of life; they persist that they know the origin of diseases, and the <em>prima causa morbi. </em>The very demand made by Hahnemann, that they should humiliate themselves and acknowledge their errors, was offensive to them; they would not become pupils and students again; they would not listen to the teachings of nature and accept the Laws of nature. Where do these blind</p>
<p>men stand now? What have they done for the relief of the sick by following the old bad and pernicious plan of System-making, of following but a hypothesis as a guide to physicians who <em>professed </em>to cure the sick? Nothing, less than nothing. With a few exceptions, they really do worse than the last generation; all their boasted advances in Physiology and Pathology have not improved their therapeutics at all; as a general rule, they become more pernicious day by day. The pernicious use of Morphia, to lull pain; Chininum-sulf., and Iron, in its various chemical combinations, as tonics; their febrifuges and narcotics, their, stimulants and sedatives, remain in vogue just as before; their boasted advances in the collateral medical sciences have brought no practical improvement to the Healing Art; they brought other hypotheses, but no relief to the sick. The culpable neglect of the vast number of physicians to even look at the revelations in the <em>Organon, </em>can only be accounted for by the indolence of a Trades' Union relying on the credulity of the sick and suffering humanity. These men have seen, in the last half century, people travelling by steam, talking by electricity, and painting by the sun; there has been unparalleled progress in all Arts and Sciences; and why they prefer blindness and walking in the dark, inflicting untold misery on the sick, to the light offered them, will be a marvel to future generations. There are thinking men among the multitude of medical men who gradually accept the universal truth of our School, who teach individualizing, teach that the sick, not diseases, must be treated; they demand a physiological (to be sure, crude) proving of drugs, but these few honorable exceptions are not listened to; materialism and hypothesis-making is the order of the day. We will leave these unfortunate men to the future kind interference of Providence.</p>
<p>How is it with us as a School? A historical retrospect reveals the fact that there were medical men who accepted, not only this first paragraph of the <em>Organon, </em>but all other necessarily logical developments, and the principles derived from them; they applied them practically as the founder of the School enjoined them to do; they <em>unanimously </em>testified to the infallibility of the system of the</p>
<p>Healing Art so applied, and, to this day, a goodly number of consistent followers of the Master testify to the fact that fidelity to principles is positively necessary, if the favorable promised practical results are to be obtained; and experience has taught these men that a deviation from these principles is followed by failures to cure. But there were also other medical men who were convinced of the truth of Homoeopathy, who had seen the great results obtained by this new Healing Art, but who could not shake off old erroneous impressions of material diseases and material explainable causes of them; who, therefore, could not accept even the first paragraph of the <em>Organon, </em>much less the logical developments and the principles derived from them. The consequences of this refusal to accept this first paragraph of the <em>Organon </em>were repeated failures to cure, and with these failures, which were charged to an unreliability of the Law of cure, came other progressive and multiplying departures. We find today a misconception of the Law of cure, and diversified opinions about our School, the cause of which is to be found in a misunderstanding of this first paragraph of the <em>Organon. </em>We will now endeavor to show the necessity of accepting this first paragraph, with all its logical followings, if we wish to become "true Healers." When we are told that our duty is "<em>To restore health to the sick", </em>we are enjoined to look upon the sick as an individual; we are not told that "<em>we must cure diseases."</em></p>
<p>If we attempt to restore health to the sick, we are bound to individualize; if we attempt to cure diseases, we must generalize. From the very outset we depart from the old custom to treat diseases; and taking this first step, we cut loose from the Old School, and take a new departure. This very first step emancipates us from Slavery to Pathology, serving as a basis for our therapeutics. The first declaration of the founder of our School, given in the first paragraph of the <em>Organon, </em>becomes the very corner-stone upon which the whole structure rests; and it is for this reason that we must well <em>see </em>to it that this corner-stone is sound, that we can accept it <em>as our corner-stone, </em>before we go one step further. Before we even make an investigation of this proffered corner-stone, we must be perfectly satisfied that all</p>
<p>former attempts to cure diseases, and not the sick, proved to be fallacious. Hahnemann so began his argument in the foot-note to this first paragraph of the <em>Organon. </em>The physicians before Hahnemann's days, as well as their successors—with the exception of the true Healers, who have accepted the duty to restore health to the sick (the Homœopathicians)—have invented, and keep on inventing, systems; they string together what, to them, seem to be physiological changes, the results of diseases; the morbid phenomena, and what, to them, appear as the nearest cause of disease. Physiology, as they understand and apply it, explains the functions governed by the immediate essence of life; and Pathology, as they understand and apply it, explains the results of these disturbed functions, governed by the immediate essence of life. This, again, implies their knowledge of the immediate essence of life--their knowledge of the morbid phenomena, originating in the interior of the organism, constituting disease. They then treat that which, to them, is a specific disease. And at all this discovery of a specific form of disease they arrive by applying all those, to them, known Laws governing inorganic matter. Their knowledge of the immediate essence of life is but an empty hypothesis; their physiology, explaining the changed and disturbed functions during sickness, is but an empty hypothesis; their knowledge of disease is but an empty hypothesis; and an attempt to cure is based on another hypothesis, their guessing at the effects of drugs. To the observing and thinking physician, it is enough to examine for a moment what is disease or specific forms of diseases; can they be possibly treated as such? Can we so generalize? And, merely fort argument's sake, let us grant them the knowledge of the immediate essence of life, the physiological changes caused by the disturbed functions—disease—they still could never treat a hypothesis, a specific form of disease, as such. The profession, to be able to do so, would imply, in the first place, that every case of sickness could be so classified as to belong to a specific form of disease; and, in the second place, that really every individual attacked by, and suffering from, a specific form of disease, suffers and shows like symptoms. Experience shows the intelligent physician that both these implied propositions are contrary to well-observed facts.</p>
<p>There are no two things alike in the organic world. There are no two persons alike; they are similar, but not alike; not alike in their physical developments and mental conditions; and being so unlike, can it be presumed that disease, even if we know her function-disturbing power, would attack all persons (who are not alike) in exactly the same manner?</p>
<p>There are differences of sexes and of ages, the prevailing climacteric influences, the seasons,<a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/OCR/THEORGANON01%20Format%20Word%203%20Part1.docx#_ftn1">[1]</a> which change the form of disease frequently. The fact, well known, that even epidemic diseases continually change their character as epidemics, and affect different individuals very differently, even in the same locality, and more differently still in different localities, shows conclusively that the treatment of a specific disease, only as such existing in the prevailing Pathology, is an impossibility; and the persistent practice of the Allopathic School of Medicine, which School bases its therapeutics upon the untenable hypothesis of a disease, must for ever be a failure. It is a proposition easily illustrated. Among the diseases most easily diagnosticated, we find scarlet-fever. When Sydenham gave his description of the then prevailing epidemic, with its smooth (erysipelas-like) eruption, Hahnemann found Belladonna (which, to his knowledge, had produced the same smooth eruption, and all the other concomitant symptoms frequently present in that epidemic) as the similar remedy, and with it cured many of the cases of that epidemic. The scarlet-fever epidemics of late years, which appeared in different countries at different times, were never, or but rarely, similar to that epidemic so well described by Sydenham, and while the large majority of cases were then cured by Belladonna, its applicability in that form of disease became a rare exception, just because, not only had the eruption quite a different appearance, such as had never been produced by Belladonna, but all the other concomitant symptoms had changed. The generalizing Allopathists, seeing that scarlet-fever yielded much more readily to homoeopathic treatment than to their own treatment, ascertained that Hahnemann had successfully administered Belladonna during a scarlet-fever epidemic, and being sure that diseases must be</p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>treated, and that Belladonna forever and ever must be the specific remedy for just that disease, gave it, and are to this day administering it to every case of scarlet-fever, without obtaining the success following an individualizing homoeopathic treatment; and some of them want to prove the unreliability of Hahnemann's statements, on the ground of their failures to cure all cases, or a majority of cases, of scarlet-fever with Belladonna. The observing Healer will hereafter, as before, find, that in every new epidemic, and in every other locality, different remedies will be required, and that each case must be treated as an individual case, if he expects to restore health to the sick. What holds good in varying epidemics, still holds good in such cases of sickness which have never before been observed, which are not known to the Pathologists of the day; in such cases of sickness the Old School finds itself utterly helpless. It becomes obvious, that the treatment of diseases as such will forever be an absolute failure; it becomes also obvious, that all possible discoveries in Physiology and Pathology will never change the present and past failures, as long as they base the therapeutics on a hypothesis of a disease. Men of distinction in our own School have time and again claimed that the progresses in Physiology and Pathology, elevating them to exact sciences, must modify the therapeutics of the Homoeopathic School. If these men will attentively follow the above argument, they will clearly perceive how impossible it is to change in the least our therapeutics, based on the treatment of the sick, which is our foundation-stone. Even if we were to admit, for argument's sake, that Physiology and Pathology were no longer a hypothesis, but exact sciences, we must absolutely restore health to the sick, and must individualize for that purpose. Other men of celebrity in our School claim not only their right to adapt Pathology to Homoeopathy, but that even admitting that we do not know anything about the immediate essence of life, or of the origin of diseases in the interior of the organism, they say our present ignorance does not imply a perpetual continuation of it; that later discoveries will be made, setting all these, to us, as yet incomprehensible points in a clear and</p>
<p>intelligible light, and that to claim the infallibility of homoeopathic principles in the still prevailing ignorance on our part as to the very essence of life and the origin of diseases in the interior of the human economy, is a supererogation. If these learned men, so hopeful to have our system of the Healing Art superseded by future revelations, will reflect, they will learn by our argument that we speak of the "Present", and not of the "Future"; that <em>if </em>we even knew the <em>prima causes morbi; if </em>all they desired to know became known to them; we would still be compelled to individualize, if we desired to restore health to the sick. If all they desired to know was revealed to them, would that change in the least the different physical and mental differentialities existing among mankind? And surely our argument is strictly logical, if we express our conviction that it is one of the insurmountable impossibilities standing in their way of reasoning, that persons so differently constituted should by the same influences be affected just alike, amenable thereby to the same treatment for widely differing effects on their individuality, even were the affecting agent known to us. We are, furthermore, fully convinced of the correctness of Goethe's expression, when he proclaims "<em>Inns Innere der Natur dringt Kein erschaffener Geist</em>" --Into the interior of nature no created spirit will ever penetrate.</p>
<p>From what we have tried to show, viz., the folly of basing an attempt to cure on the name of a disease which affects all different individuals differently, it follows, that Hahnemann was perfectly right in setting aside all hypothesis for practical purposes, and when he tells us from the outset what our duty is. As it is the first step by which we depart from slavery to the system-concocting Old School, as therefore it is the most important step for us to take, let us take it deliberately, but forever, and having taken it, let us reject every departure, ever so cunningly presented to us, which is not in full harmony with our first acceptance of our new duty "<em>To restore health to the sick." And let us cure the sick in reality.</em></p>
<p>PHILADELPHIA,</p>
<p><em>October 3rd, 1877</em></p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Lippe/OCR/THEORGANON01%20Format%20Word%203%20Part1.docx#_ftnref1">[1]</a> <em>Hippocratis Aphorismi, </em>section iii.</p>
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		<title>Discerner le simillimum. Entrevoir l&#8217;homéopathie. 2eme partie</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 06:31:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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On l’a vu avec ce qui précède, oser sortir des sentiers battus n’est pas la moindre aptitude de l’homéopathe. Cependant il existe une difficulté, c’est même la plus grande, dans l’apprentissage de notre matière. Pour y parvenir, il est nécessaire de posséder un esprit curieux –parfois aussi un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h2>2. Un état d’esprit particulier : "the right stuff"</h2>
<p>On l’a vu avec ce qui précède, oser sortir des sentiers battus n’est pas la moindre aptitude de l’homéopathe. Cependant il existe une difficulté, c’est même la plus grande, dans l’apprentissage de notre matière. Pour y parvenir, il est nécessaire de posséder un esprit curieux –parfois aussi un curieux esprit ! – caractérisé de la façon suivante :</p>
<h3>Un mélange de rigueur scientifique et de perception artistique</h3>
<p>A la base de toute discipline scientifique (enfin je veux dire, partout sauf en médecine actuellement) figure <em>l’étude des phénomènes naturels afin d’énoncer les lois qui les régissent</em>. Puis sur ces fondements naissent deux types de constructions : la <em>méthode</em> ou le <em>système</em>. Il faut connaître cette subtile distinction –établie par Jahr il y a déjà 150 ans– pour comprendre les choses. Un système tout entier se déduit d’une proposition initiale ; la relativité générale est un système. Une méthode est un tout cohérent qui repose sur la juxtaposition de plusieurs énoncés éventuellement indépendants ; c’est le cas de l’homéopathie. Apprendre, comprendre et appliquer l’ensemble des propositions de la méthode est la clé du succès. On trouve quelques médecins audacieux qui osent prescrire des doses dynamisées –c’est l’une des facettes de l’homéopathie– moins nombreux sont ceux qui comprennent intimement que « <em>seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies »</em>. Plus rares encore ceux qui ont compris le principe de la dose unique, encore plus rares ceux qui maîtrisent les questions de posologie et d’interprétations des réactions cliniques du cas.</p>
<p>Comme dans toute autre discipline scientifique, il est nécessaire de connaître et de comprendre les principes énoncés par Hahnemann au terme d’une vie entière de recherches ; cela représente un effort de <em>compréhension</em> et de <em>conceptualisation</em> qui nous démarque peu à peu de la médecine classique. Assimiler de son mieux les signes et les tableaux caractéristiques du plus grand nombre de drogues représente un immense effort de <em>mémorisation </em>mais réduire l'étude des propriétés des médicaments à un effort de mémoire conduit à la catastrophe car on doit se familiariser avec les médicaments tout comme on s'habitude aux habitudes et aux manies d'un colocataire.</p>
<p>Il ne faut pas rester au milieu du gué : une fois que cette pâte scientifique sera acquise, encore faudra-il la modeler, la travailler, lui donner les formes qui conviennent pour décrire les cas morbides. L’aisance avec laquelle on manipule les concepts de base permet d’acquérir peu à peu un savoir faire indispensable à toute bonne prescription. Il en découle une dimension artistique d’une rare richesse puisque potentiellement il existe une infinité de cas possibles.</p>
<p>Utiliser ses connaissances pour affûter sa perception des patients, comprendre ce qui est souffrant en eux, reconnaître ce qui est « <em>indubitablement morbide</em> », voilà une tâche qui nous occupera toute une vie !</p>
<h3>Le jugement individuel et l’engagement personnel : la pensée cartésienne</h3>
<p>Pour réaliser cette dimension artistique, l’homéopathie implique un engagement personnel du praticien, qui se trouve souvent en proie aux railleries de ses confrères et qui doit aussi endurer régulièrement la lecture d’articles diffamatoires sur son art.</p>
<p>Bien que les deux formes de médecine soient complémentaires, comme peuvent l’être des traitements curatifs et palliatifs, la situation devient rapidement manichéenne. Dès le début de sa pratique, l’homéopathe se trouve tiraillé entre deux partis. Il semble que l’esprit humain ne puisse concevoir les idées nouvelles autrement qu’avec des conflits. Thomas Kuhn a clairement identifié ces mécanismes dans son ouvrage désormais classique « La structure des révolutions scientifiques ».</p>
<p>Au commencement de nos études, nous baignons dans un mode de pensée souvent caractérisée par l’intolérance mais soutenu par toutes sortes d’habitudes, de certitudes, et d’intérêts financiers ; l’édifice est conforté par le pire des faux amis qu’est le sens commun (soigner la partie malade) ; et pérennisé par l’enseignement thérapeutique classique (je dis bien <em>thérapeutique</em> car jamais l’homéopathie n’a prétendu renier les autres branches médicales).</p>
<p>Seul, <em>le développement du jugement individuel</em> basé sur l’expérience permet de se détacher peu à peu du vieux système de pensée. Cela enracine profondément la démarche homéopathique dans le cartésianisme qui souligne depuis 1637 le privilège du sujet pensant.</p>
<p>Grâce à Descartes en effet, le jugement individuel recouvre une autorité légitime qui ne doit rien à la croyance, au préjugé, ou à l’institution. Le fameux <em>cogito ergo sum</em> –je pense (donc) je suis– a la force d’une révélation : il enseigne que toute vie intellectuelle commence par la perception singulière de l’existence propre d’un sujet pensant, c’est à dire d’abord sentant, d’un sujet se sentant penser.</p>
<p>Cela nous situe hélas aux antipodes de la mode actuelle qui consiste à attendre dans un fauteuil la publication d‘articles et d’études censés éclairer les lecteurs. Dans ces conditions, l’acharnement borné des adversaires de l’homéopathie me fascine complètement. Quel peut être le psychisme de ces gens qui se sentent ainsi obligés de partir en « croisade » ? J’apprécierais énormément l’éclairage d’un psychiatre sur ce type de comportement.</p>
<p>Nous retiendrons avec humour de l’expérience de ces derniers siècles qu’il n’existe pas de détracteurs honnêtes <strong>et </strong>intelligents. Ceux qui sont les deux sont des homéopathes qui s’ignorent comme le montre l’histoire de Hering (chargé dans son jeune temps de démontrer que Hahnemann était un charlatan, celui-ci constate avec ébahissement les merveilleux résultats et se convertit à la nouvelle médecine). Les détracteurs honnêtes ne sont pas souvent intelligents ; ce sont en général des gens qui ont péniblement acquis certaines connaissances et qui sont persuadés de détenir dès lors un savoir qu’il s’agit défendre jalousement. Les détracteurs intelligents sont rarement honnêtes ; ceux là je l’avoue me répugnent le plus, ils défendent les intérêts de leurs employeurs par les moyens les plus bas et les pires manipulations ; hélas, comme Lénine l’a démontré, "plus c'est gros plus ça passe".</p>
<h3>Un cœur resté ouvert et un esprit d’enfant</h3>
<p>On peut déplorer que l’enseignement universitaire produise principalement des « scientifiques » froids et précis persuadés notamment trouver la solution à tous les problèmes grâce à des mesures linéaires de masse, volume, quantités, etc. La dimension humaine de notre art se trouve de plus en plus rognée, ce qui crée une brèche grandissante entre le médecin classique représentant un monde de papier comme disait Galilée, et la souffrance bien réelle du patient.</p>
<p>Cette distance entre la réalité souvent non étiquetée des patients et le cadre de plus en plus artificiel du système hospitalier induit une défiance de plus en plus grande du public envers la médecine. Il convient à tout médecin de cultiver le doute cartésien sur sa pratique et ses connaissances afin de ne pas tomber dans le panneau du narcissisme. Reconnaître devant son patient quand cela se produit que l’on s’est trompé me semble tout aussi essentiel afin d’entretenir la confiance indispensable à la relation médecin malade. Savoir prendre la responsabilité de ne rien prescrire si l’on ne voit pas de médication indiquée nous oblige aussi à apprendre à gérer notre propre stress (<em>cher lecteur, au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, bien des prescriptions visent surtout à rassurer… le prescripteur</em> !)</p>
<p>Il est indispensable de se dégager de l’univers de la médecine classique et de ses classifications arbitraires afin de devenir un vrai artiste dans l’art de guérir. Il est nécessaire d’aimer un minimum ses semblables et de désirer entrer en contact avec eux pour avoir une chance de percevoir leur souffrance propre.</p>
<p>Enfin, dans une société qui entend tout contrôler et tout comprendre, il est difficile d’avoir l’humilité de ne pas posséder l’explication intime des phénomènes auxquels nous sommes confrontés. C’est avec un esprit enfantin, à la fois pragmatique et émerveillé qu’il faut entreprendre chaque cas.</p>
<h3>Un sens acéré de l’observation</h3>
<p>Un homéopathe doit sans cesse être aux aguets, prêt à bondir sur un signe particulier. Le sens de l’observation implique d’utiliser toutes les perceptions sensorielles. La bonne tactique consiste à noter un signe particulier et à remonter à l’ensemble du patient pour s’assurer que le reste des symptômes « colle » avec le médicament appelé par le signe particulier. Souvent on associe d’un coup d’œil plusieurs petits signes tous partagés par un médicament et il reste à tester ensuite la cohérence avec le reste du cas, même si le reste du cas n’est encore même pas révélé. C’est la technique du « <em>bottom-up</em> » que l’on utilise dans les cas les plus courants et qui permet de prescrire très rapidement.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/bottom-up.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-916" title="bottom-up" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/bottom-up.jpg" alt="" width="622" height="356" /></a></p>
<p><strong>Les signes physiques</strong></p>
<p>Comme tout médecin, nous prenons note des signes physiques du patient : taille, poids, surcharge pondérale ou maigreur, teint, odeurs. La classification hippocratique nous est utile, j’y consacrerai un cours dans quelque temps. Cette classification est très importante car elle permettra de <em>distinguer les signes qui proviennent du tempérament et qui ne sont pas vraiment pathologiques, des signes morbides qui sont les guides vers le médicament à prescrire</em>. Ceci correspond à ce que Hahnemann décrit au §5 lorsqu'il explique qu'il faut tenir compte de la constitution physique du malade :</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">5</span>.</em></strong><em>— Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin doit utiliser tous les moyens possibles à sa disposition, afin de déterminer :</em></p>
<p><em>I. dans les maladies aiguës : <span style="text-decoration: underline;">la cause occasionnelle la plus vraisemblable;</span></em></p>
<p><em>II. dans les maladies chroniques : les phases évolutives les plus significatives. Il pourra ainsi en découvrir l'origine, <span style="text-decoration: underline;">la cause profonde, fondamentale,</span> le plus souvent une diathèse chronique (miasme).</em></p>
<p><em>En ceci il faudra tenir compte :</em></p>
<p><em>— de la constitution physique du malade (surtout dans les affections chroniques),</em></p>
<p><em>— de son caractère moral et intellectuel,</em></p>
<p><em>— de ses occupations,</em></p>
<p><em>— de son genre de vie,</em></p>
<p><em>— de ses habitudes,</em></p>
<p><em>— de sa situation sociale,</em></p>
<p><em>— de ses relations de famille,</em></p>
<p><em>— de son âge,</em></p>
<p><em>— de sa vie sexuelle, etc...</em></p>
<p>Bien souvent j’ai observé que de nombreux débutants mélangent gaiement tous les symptômes qu’ils observent chez un patient, introduisant tout cela dans un logiciel tout en pensant que la machine leur donnera le meilleur choix.</p>
<p>Cela n’a pas de sens, pour plusieurs raisons :</p>
<p>-vous mélangez des signes du tempérament et qui ne sont donc pas pathologiques, avec d’autres qui eux sont effectivement corrélés avec le patient et sa pathologie</p>
<p>-vous n’avez pas de profondeur de champ : les signes forment des groupes qui relèvent chacun d’une strate particulière. Ne mélangez pas les signes anciens avec les signes nouvellement apparus.</p>
<p>Un praticien qui a étudié la matière médicale et s’est familiarisé avec la pathologie peut en quelques instants déduire un médicament en assemblant des faits qui sembleraient insignifiants ou épars aux yeux du profane. C’est la notion de perception, absolument essentielle dans l’homéopathie, car le langage n’exprime que peu de choses.</p>
<p>Quelques exemples. Notez l’heure d’arrivée, la façon de se lever (volontaire, hésitante, etc.), de s’asseoir… Souvent un patient qui arrive avec 30 minutes d’avance vous sert sur un plateau son anxiété d’anticipation.</p>
<p>Les mouvements des mains, la façon dont elles sont posées ou pas sur le siège, etc. dénotent souvent la nervosité du patient. L’attitude générale, les gestes vifs, saccadés (Nux-v) ou lents et hésitants (Puls, Calc) sont à noter.</p>
<p>L’habillement apporte beaucoup d’indications, il est souvent à l’image de <em>l’intérieur du patient</em>, car finalement ce que nous traquons ce sont les signes qui relèvent du noyau reptilien, pas ceux qui surviennent du contrôle de l’encéphale.</p>
<p>Les sujets Arsenicum sont toujours tirés à quatre épingles, puisque leur mécanisme adaptatif de type cancérinique leur impose la perfection et le contrôle pour calmer leur angoisse de mort omniprésente.</p>
<p>Les Sulfur quant à eux sont indifférents à leur tenue vestimentaire et se trouvent très bien mis même s’ils portent des vêtements usés. La couleur vestimentaire est importante, en général les patientes Tarentula s’habillent dans des vêtements noirs, typiquement dans des tenues vaporeuses, et elles portent souvent des bas ou même des mitaines en résille. Souvent les sujets de Lachesis aiment les vêtements aux couleurs vives.</p>
<p>Ce sont autant de signes qui sont à utiliser parfois <em>en défaveur</em> d’un remède : il est difficile d’imaginer un cas de Nux-v vomica, chez une personne lente, en surpoids, aux gestes déliés ou lents.</p>
<p>Dès le premier coup d’œil, il est évident que le visage est très plus riche en signes de tous types. Les signes objectifs comme les taches en tous genres peuvent parfois mener directement au bon remède.</p>
<p>Le regard apporte aussi son flot d’informations, même chez les bébés. Il est anxieux, instable, timide, séducteur, irrité, cherchant le contact ou non, etc.</p>
<p>L’aspect des phanères est un signe général d’importance. Les cheveux, la coiffure donnent des indications. Les sujets de type Nux-v portent souvent les cheveux très courts, tandis que ceux de Sulfur sont en bataille et d’aspect malpropre.</p>
<p>La coiffure est aussi l’occasion de noter la personnalité du sujet : extravertie, féminine, garçonne, etc. Les femmes Sepia coupent leurs cheveux assez courts. Cela ressemble aussi à Medorrhinum, qui présente en plus souvent un aspect très masculinisé.</p>
<p>Les tics sont aussi un signe général, ils surviennent n’importe où dans l’organisme, et l’on peut parfois les caractériser par une localisation rare. Il est prudent d’utiliser la rubrique Tics dans la section Généralités.</p>
<p>L’œdème des paupières est un signe intéressant, il peut indiquer des médicaments comme Phosphorus, un Kalium, ou un Natrum par exemple. En partant des remèdes dans cette rubrique on peut tout de suite orienter les questions pour faire un premier tri parmi les candidats possibles.</p>
<p>La coloration des téguments nous sert beaucoup chez les enfants notamment : par exemple Silicea, Calcarea phosphorica, Carcinosin, Thuja sont des médicaments adaptés à des teints clairs.</p>
<p>Les mains sont elles aussi un reflet du patient. De longues mains fines n’expriment pas la même sensibilité que de grosses mains carrées et calleuses. En d’autres termes il n’est pas vraiment concevable de rencontrer des sujets Phosphorus en train de conduire des engins de terrassement, tout comme il n’est pas encore avéré de trouver Bryonia indiqué chez des violonistes !</p>
<p>Les ongles livrent quantités de signes intéressants. Les taches, leur forme, leurs stries et autres cannelures permettent d’évoquer un point de départ qui peut s’avérer fructueux.</p>
<p>Les ongles rongés expriment l’anxiété mais bien entendu il faudra explorer chaque type d’anxiété en fonction des médicaments capables de se ronger les ongles. Un sujet Medorrhinum par exemple est littéralement rongé par la peur que l’on découvre ses faiblesses qu’il cherche à cacher. C’est un médicament sycotique. Les sujets Aconit vivent dans une peur permanente de mort ou de danger imminent, c’est une manifestation d’un miasme aigu.</p>
<p>Descendons un instant sur le cou. Cela saute souvent aux yeux de voir que telle femme a besoin d’un large décolleté et rien que sa façon de respirer nous indique qu’elle ne supporte pas de vêtements serrés à ce niveau. C’est un signe objectif de grande valeur, parfois une telle observation associée à l’ampleur des mouvements respiratoires permet d’évoquer un venin. En un clin d’œil en effet on associe la notion de suffocation et d’intolérance pour la restriction.</p>
<p>Certains patients adoptent une attitude défensive, bras et jambes croisées. Cela va encore plus loin dans certains remèdes comme Sepia qui ont l’image mentale « d’empêcher d’entrer les importuns ».</p>
<p>L’aspect de la peau saute souvent aux yeux de l’observateur averti. La texture, les taches, la sécheresse, les éruptions, etc. sont autant de pistes potentielles.</p>
<p>Chaque fois que je vois un sujet mince, je m’enquiers de son appétit pour ne pas manquer d’exploiter de précieuses rubriques comme la maigreur malgré un bon appétit.</p>
<p>Voir arriver un patient en chemisette en plein hiver ne manque pas de surprendre, tout comme rencontrer un sujet chaudement vêtu en hiver. Ces modalités thermiques sont importantes mais ne peuvent servir de signes éliminatoires car il existe des dominantes dans les remèdes mais aussi des exceptions. Ainsi Arsenicum est très souvent extrêmement frileux mais certains ont toujours trop chaud.</p>
<h4>L’expression parlée et les messages non verbaux</h4>
<p>La façon dont parle le patient est très importante. Certains parlent vite ou lentement. D’autres utilisent un langage peu châtié ou au contraire excessivement raffiné. L’hésitation, le manque des mots, la façon de répondre nous donne bien des informations. Le maintien, le port de tête, ainsi que la présence d’une éventuelle affectation sont autant de sources d’information.</p>
<p>Le Répertoire est très riche en symptômes, voici quelques rubriques destinées à vous faire ouvrir les pages concernées :</p>
<p><strong>PSYCHISME</strong> : <em><span style="text-decoration: underline;">Batailles</span></em>, combats, parle de. <em><span style="text-decoration: underline;">Chez</span></em>-lui, parle de. <em><span style="text-decoration: underline;">Elocution</span></em>, change rapidement d'un sujet à un autre, fort, parle, hésitante, précipitée, raffinée. <em><span style="text-decoration: underline;">Erreurs</span></em>, parlant, en. <em><span style="text-decoration: underline;">Parler</span></em>, un seul sujet, que d'. <em><span style="text-decoration: underline;">Répondre</span></em>, "non" à toutes les questions, lentement, monosyllabes, par, réfléchit longtemps avant de, refuse de, répète d'abord la question. <em><span style="text-decoration: underline;">Travail</span></em>, parle de son.</p>
<p><em>Les tournures et les expressions employées sont souvent directement connectées avec le subconscient</em> et ne peuvent être répertoriées en tant que telles, c’est donc au praticien de faire preuve de finesse et de noter comment certaines personnes n’utilisent pas une expression courante pour exprimer quelque chose. C’est dire l’importance de noter les mots employés par le patient : ça m’étouffe (venin), je m’étrangle de rage (Lyssin), ça me dégoûte (Ipeca), etc. Notez les soupirs, et autres gestes inconscients en réponse aux questions posées</p>
<p>Il est tout aussi important de décoder les nombreux <em>messages non verbaux</em> qui émanent du patient. Par exemple une telle va dès le début de l’entretien parler de la façon terrible dont son accouchement s’est déroulé, puis de son mari qui ne s’occupe pas assez des enfants, puis de la façon dont tel médecin s’est mal occupé d’elle. Et en quelques instants vous pensez à regarder la liste des médicaments qui se plaignent : en somme <em>le sentiment qui est véhiculé est mille fois plus important</em> que les petits ou grands faits qui vous sont rapportés. C’est à cause de cela que mes amis m’ont affectueusement surnommé le croco du Nil car en apparence je somnole et laisse tranquillement parler le patient soit jusqu’au moment où un signe important m’est délivré soit lorsque j’ai pu déjà me faire une idée de son état d’esprit au travers de son discours.</p>
<h4>Petit cas clinique</h4>
<p>Prenons par exemple le cas récent d’une voisine qui m’appelle à son chevet pour ce qui est vraisemblablement une crise de goutte, avec une inflammation de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil gauche. Au moment où je la vois, une des seules choses que je connaisse d’elle c’est qu’il s’agit d’une femme réservée, qui n’exprime jamais rien, une « dure à cuire » chez qui il faut aller « à la pêche aux symptômes ». Il apparaît qu’elle a fait un régime avec une alimentation exclusivement protéique, à quoi elle a ajouté dans le week-end des copieux repas. Son mari a noté qu’elle est plus irritable que de coutume. Elle ajoute qu’elle est ballonnée et constipée. Impossible d’en savoir plus, je donne donc Nux-vomica pour tenter d’y voir plus clair.</p>
<p>Le soir : aucun changement, sauf peut-être que la rougeur semble moins importante. En l’examinant je suis surpris de pouvoir toucher la partie enflammée, sans qu’elle ait trop mal. Par contre ajoute-t-elle, c’est horrible la douleur dès que je mets le pied par terre. Je suis interpellé et ne sais comment interpréter cela.</p>
<p>Je redemande bien les conditions dans lesquelles le week-end s’est déroulé et elle finit par lâcher qu’elle ne comprend pas car elle ne s’irrite jamais, mais qu’elle s’est mise en colère sur un sujet politique. Et quand elle dit cela, le regard se mouille comme si des larmes allaient arriver, la variation de la tonalité indique que la gorge se serre. Et là, plus besoin d’en demander plus, en un instant les pièces du puzzle s’assemblent pour former l’image d’Ignatia.</p>
<p>Je lui souris et lui dis que cela ne m’étonnerait pas maintenant que son chagrin est sorti qu’elle puisse sourire de nouveau et elle éclate de rire.</p>
<p>Pour ceux que cela intéresse, voici le calcul détaillé de mon petit exercice mental :</p>
<p><strong>CONTRADICTOIRES</strong> et alternants, états (Voir Alternances-États, Changement-Continuel, Métastases) : <em>abrot.</em><sup>7</sup>, <em>aloe.</em><sup>7</sup>, ambr.<sup>3</sup>, apis.<sup>8</sup>, berb.<sup>8</sup>, <em>carc.</em><sup>7+10</sup>, cimic.<sup>7</sup>, croc., crot-t.<sup>1b</sup>, <strong>ign.</strong>, <em>kali-bi.</em><sup>7+8</sup>, kali-c.<sup>1b</sup>, <em>kali-s.</em><sup>8</sup>, <em>lac-c.</em><sup>8</sup>, lil-t.<sup>8</sup>, <em>mang.</em><sup>8</sup>, mosch.<sup>1b</sup>, <em>nat-m.</em>, phyt.<sup>8</sup>, <em>plat.</em><sup>1</sup>, plb.<sup>3</sup>, podo.<sup>1b</sup>, <strong>puls.</strong>, sabin.<sup>1b</sup>, sanic.<sup>7</sup>, <em>sep.</em><sup>7</sup>, <em>staph.</em><sup>7</sup>, thuj.<sup>1</sup>, <strong>tub.</strong><sup>7</sup>, valer.<sup>1</sup></p>
<p><strong>COLERE, affections</strong> après colère, contrariété, etc : <strong>acon.</strong>, agar., alum., am-c., <em>ant-t.</em>, <em>apis.</em>, arg-n., arn., <em>ars.</em>, <em>aur.</em>, <em>aur-m.</em>, <em>bell.</em>, <em>bry.</em>, cadm., calc., calc-ar.<sup>1</sup>, <em>calc-p.</em>, calc-s., caust., <strong>cham.</strong>, chin., cimic., cist., <strong>cocc.</strong>, coch.<sup>2</sup>, <em>coff.</em>, <strong>coloc.</strong>, croc., cupr., ferr., ferr-p., <em>gels.</em>, hyos., <strong>ign.</strong>, <strong>ip.</strong>, <em>kali-p.</em>, <em>lach.</em>, <em>lyc.</em>, mag-c., mag-m., manc., mez., nat-c., <em>nat-m.</em>, nat-p., nat-s., nux-m., <strong>nux-v.</strong>, <strong>op.</strong>, petr., <em>ph-ac.</em>, <em>phos.</em>, <strong>plat.</strong>, <em>puls.</em>, ran-b.<sup>1</sup>, rhus-t., samb., sec., sel., <em>sep.</em><sup>5'</sup>, sil., stann., <strong>staph.</strong>, stram., sulph., <em>tarent.</em>, verat., zinc.</p>
<p><strong>refoulement</strong> de, suite de : aur., cham., <em>ign.</em>, <em>ip.</em><sup>88</sup>, sep., <strong>staph.</strong></p>
<p><strong>RENFERMÉ</strong>, réservé (Voir Introversion, Secret, Taciturne) : aeth., alum., arg-n., ars., aur., bell., bism., <em>calc.</em>, caps., carb-an., carc.<sup>78</sup>, caust., cham., chin., clem., coloc., cycl., dros., euph., euphr., grat., <em>hell.</em>, <em>hyos.</em>, <em>ign.</em>, indg., ip., lach., lyc., mag-c., <em>mang.</em>, <em>mur-ac.</em>, nat-m., nit-ac., nux-v., olnd., op., petr., ph-ac., phos., <em>plat.</em>, plb., <em>puls.</em>, rheum., sabad., sabin., spong., <em>stann.</em>, verat.</p>
<p><strong>BOULE</strong>, masse, coin ou bouchon planté, sensation de (Voir Corps) : aesc., agar., ail., <em>all-c.</em>, <em>alum.</em>, <em>ambr.</em>, am-c., anan., <em>ant-c.</em>, apis., <em>arg-n.</em>, arn., ars., <strong>asaf.</strong>, aur., aur-m., <em>bar-c.</em>, bell., benz-ac., berb., brom., bry., bufo., <em>calc.</em>, calc-s., <em>carb-s.</em>, carb-v., carc.<sup>78</sup>, <em>caust.</em>, cham., chel., chin-s., cic., <em>cina.</em>, cocc., <em>coc-c.</em>, <em>con.</em>, croc., <em>crot-c.</em>, <em>crot-h.</em>, crot-t., cur., <em>ferr.</em>, ferr-ar., ferr-p., <em>gels.</em>, <em>graph.</em>, <em>hep.</em>, hyos., <strong>ign.</strong>, kali-ar., <em>kali-bi.</em>, <em>kali-c.</em>, kali-n., kali-p., kali-s., kreos., lac-ac., <em>lac-c.</em>, <strong>lach.</strong>, laur., <em>led.</em>, lil-t.<sup>3b</sup>, <em>lob.</em>, mag-c., med., merc., <em>merc-i-f.</em>, merc-i-r., mez., myric., nat-a., nat-c., <strong>nat-m.</strong>, nat-p., nit-ac., <em>nux-m.</em>, <em>nux-v.</em>, ol-an., par., ph-ac., phos.<sup>3b</sup>, <em>phyt.</em>, plan., <em>plb.</em>, <strong>psor.</strong>, puls.<sup>3b</sup>, rumx., ruta., <em>sabad.</em>, sabin., <em>sep.</em>, <em>sil.</em>, sol-t-ae., still., stry., sul-ac., <em>sulph.</em>, tab., <em>thuj.</em>, tub.<sup>88</sup>, ust.<sup>3b</sup>, verat-v.<sup>3</sup>, zinc.</p>
<p>Si vous introduisez ces symptômes dans notre logiciel gratuit de <a href="http://www.homeopathie-online.com/Melanie_on_line">répertorisation Mélanie</a>, vous obtiendrez le résultat suivant, sans appel en faveur d’IGNATIA :</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/repert-ignatia1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-918" title="repert-ignatia" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/repert-ignatia1.jpg" alt="" width="628" height="232" /></a></p>
<p>Il est primordial de se familiariser avec les signes et les symptômes produits par les médicaments et la façon dont ils sont consignés. Il est important de visualiser les tableaux produits par les drogues et à mesure que l’on progresse cela permet de saisir l’essence d’une substance à travers ses diverses manifestations.</p>
<p>Le répertoire n’est rien d’autre qu’un super index intelligent de la matière médicale. A partir des données brutes qu’il recense, l’ouvrage introduit la précieuse notion de généralisation des symptômes, élargissant ainsi le champ purement expérimental ou clinique de la matière médicale. Nous devons au génie de Kent d’avoir su généraliser sans tomber dans les excès de son prédécesseur Boenninghausen.</p>
<p>L’apport de l’informatique apporte une dimension supplémentaire, spécialement grâce à l’exploitation des références croisées, des valorisations relatives et autres nombreux raffinements comme ceux que connaissent ceux qui utilisent PcKent 2.</p>
<p><em>Utiliser le répertoire sans connaître la matière médicale est une parfaite absurdité</em> et mène à une pratique mécanique et stérile qui est à l’opposée de la vraie démarche artistique.</p>
<p>A l’inverse, <em>une pratique basée exclusivement sur la matière médicale sans connaître le répertoire conduit à une vision morcelée</em> d’un cas puisqu’il est impossible de se souvenir de tous les signes produits par une substance donnée et de trouver ainsi un point commun aux signes observés chez le patient. Cette démarche conduit à la prescription basée sur des key-notes (signes rares caractéristiques d’une seule substance) ou justifie la poly-pharmacie, ce qui fait les choux gras des laboratoires.</p>
<p>Voilà, j’arrête ici, je pense que l’essentiel est dit. J’espère que notre site continuera de susciter de plus en plus de vocations d’homéopathes, merci et bravo à ceux qui ont franchi le pas vers la médecine du futur.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2010/11/24/discerner-le-simillimum-entrevoir-l%E2%80%99homeopathie-1ere-partie/">Retour à la première partie de l'article</a></p>
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		<title>La force vitale</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 04:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cher docteur pourriez-vous s'il vous plaît nous communiquer quelques éléments de réponse expliquant les modes d'action (ou les hypothèses) de l'homéopathie quand il n'y a plus rien? Et même quand il y a très peu. Ou nous renvoyer à quelques articles ou liens sur internet (en français si possible), où les effets et résultats constatés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><div id="_mcePaste"><span style="font-family: 'Lucida Grande', Verdana, Arial, 'Bitstream Vera Sans', sans-serif; line-height: 15px; font-size: 11px; color: #333333;">Cher docteur pourriez-vous s'il vous plaît nous communiquer quelques éléments de réponse expliquant les modes d'action (ou les hypothèses) de l'homéopathie quand il n'y a plus rien? Et même quand il y a très peu. Ou nous renvoyer à quelques articles ou liens sur internet (en français si possible), où les effets et résultats constatés de l'homéopathie sont reçus comme valables, acceptés comme tels puis étudiés de manière scientifique?</span></div>
<div></div>
<div>Bonjour!</div>
<div id="_mcePaste">Ah, vous ouvrez une boîte de Pandore. Je passe rapidement sur la première partie de votre lettre pour tenter de répondre au mode d'action.</div>
<div id="_mcePaste">Nous sommes déjà plus que suspects en soignant avec "rien", alors la suite va encore plus étonner. Au point où on en est, ce n'est plus bien grave de nous faire quelques copains de plus...</div>
<div id="_mcePaste">
<div id="attachment_598" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/systeme-solaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-598" title="systeme-solaire" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/systeme-solaire-300x188.jpg" alt="L'homéopathie définit des lois intangibles et universelles" width="300" height="188" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;homéopathie définit des lois intangibles et universelles</p></div>
<p>Peut être avez vous vu la Guerre des Etoiles? Pour moi à 15 ans, en sortant de la salle de cinéma c'était LE choc! Là où je veux en venir c'est que deux thèmes intéressants sont développés dans le film.</p></div>
<div id="_mcePaste">-La force, qui maintient en état de cohésion l'ensemble de l'Univers</div>
<div id="_mcePaste">-Les Jedaï, qui ressentent cette force et l'utilisent dans un pur idéal chevaleresque.</div>
<div>Hé bien je dois dire qu'on s'y retrouve un peu si nous parlons d'homéopathes et de force vitale.</div>
<div>Voici ce que dit le Fondateur:</div>
<div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">9</span></span><span style="color: #3366ff;">.</span></strong><span style="color: #3366ff;">— </span><span style="color: #3366ff;">Dans l'état de santé, l'énergie vitale (souveraine) immatérielle — </span><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">Dynamis</span></span></strong><span style="color: #3366ff;"> (*) — animant la partie matérielle du corps humain (organisme), règne de façon absolue.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;">Entre toutes les parties de l'organisme vivant, elle maintient dans leurs activités fonctionnelles et réactionnelles une harmonie qui force l'admiration. L'esprit doué de raison qui habite cet organisme peut ainsi librement se servir de cet instrument vivant et sain, pour atteindre au but élevé de son existence</span>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Je n'ai pas l'intention de développer les conséquences philosophiques d'une telle affirmation autrement qu'en signalant que la dernière phrase "pour atteindre au but élevé de son existence" est tirée directement du rituel du Rite Maçonnique Écossais Rectifié. C'est à la fois un clin d'oeil à une institution qui à l'époque garde toute sa noblesse et qui l'a certainement aidée toute sa vie, notamment pour lui permettre de s'installer à Paris. Et c'est aussi une manière pour Hahnemann de poser un idéal et de définir l'un des buts élevés de ce que devrait être la médecine elle-même. Demandez à un médecin actuel quel est le but de sa pratique, vous serez surpris des <em>non-réponses</em>...</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Il faut noter d'ailleurs que c'est ici la seule formule philosophique et péremptoire que l'on trouve dans l'Organon: elle frappe même dans la façon presque brutale de son énoncé. Il s'agit là véritablement d'un credo, Hahnemann posant ici un principe, non démontrable à son époque. On peut l'interpréter comme un <em>postulat </em>dérivé de l'observation clinique d'une vie dédiée à chercher des lois qui régissent l'application des médicaments et les principes de guérison.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">De nos jours, les médecins sont formés à l'école du dicton qui dit que lorsque <em>le sage désigne la lune, l'imbécile regarde le doigt</em>. En d'autres termes, tous se hâtent au chevet de la partie malade, sans jamais prendre le recul qui permettrait de constater tout simplement que <em>l'ensemble de l'organisme</em> présente des symptômes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Dès lors, n'importe quel esprit doué de raison, je veux dire notamment non pollué par les dogmes qu'on lui inculque, ne peut que constater qu'il doit exister une cause à la fois <em>générale</em> et <em>en amont des organes</em> pour expliquer que ceux ci-i, mal régulés tombent malades à leur tour et l'expriment par la production de symptômes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Cette cause fondamentale ne peut être ni mécanique, ni chimique. En fait les molécules elles-mêmes devraient être correctement secrétées dans un organisme en santé. Ce ne peut être qu'un déséquilibre en amont de la chimie qui permet de comprendre que des modifications chimiques surviennent, entrainant à leur tour des modifications cellulaires, et finalement anatomiques.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Par ce simple raisonnement nous en venons à définir indirectement qu'une force non matérielle est à l'origine des maladies. Notez comme nous sommes sans cesse conduits à penser au travers d'un faisceau d'arguments, et toujours indirectement. Les symptômes sont l'unique manifestation tangible d'un dérèglement dont nous ne pouvons percevoir la nature intime directement mais qui se caractérise par l'ensemble des manifestations qu'il est capable de créer.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">
<p class="MsoNormal">Pour élargir ce point, la façon dont l’Univers entier semble avoir été réglé avec la plus haute précision pour permettre l’apparition de l’intelligence et plus encore la façon dont les êtres vivants se comportent donne une impression de projet, de finalité, dont il est difficile de se dégager.</p>
<p class="MsoNormal">En tant que savant et non médecin, l’avis de Trinh Xuan Thuan me semble être des plus intéressants. Ce dernier écrit en effet [<!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-begin" mce_style="mso-element: field-begin;"></span> REF _Ref498226479 \r \h <span style="mso-element:field-separator" mce_style="mso-element: field-separator;"></span><![endif]-->39<!--[if gte mso 9]><xml> <w:data>08D0C9EA79F9BACE118C8200AA004BA90B02000000080000000E0000005F005200650066003400390038003200320036003400370039000000</w:data> </xml><![endif]--><!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-end" mce_style="mso-element: field-end;"></span><![endif]-->, <!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-begin" mce_style="mso-element: field-begin;"></span><span style="mso-spacerun:yes" mce_style="mso-spacerun: yes;"> </span>REF _Ref498226479 \h <span style="mso-element: field-separator" mce_style="mso-element: field-separator;"></span><![endif]-->Trinh Xuan Thuan, <em>Le chaos et l’harmonie,</em> Folio Essais.<!--[if gte mso 9]><xml> <w:data>08D0C9EA79F9BACE118C8200AA004BA90B02000000080000000E0000005F005200650066003400390038003200320036003400370039000000</w:data> </xml><![endif]--><!--[if supportFields]><span style="mso-element:field-end" mce_style="mso-element: field-end;"></span><![endif]-->] :</p>
<address>« Si la compréhension du caractère holistique de la matière inanimée, de sa capacité à s’organiser dans un système ouvert et en non-équilibre en est encore à ses balbutiements, la matière vivante pose un problème autrement formidable. Cette énigme est la suivante : comment un ensemble de molécules qui, a priori, ne ressentent que l’action de leurs proches voisines, sait s’organiser pour former un organisme vivant cohérent sur des distances beaucoup plus grandes que les distances entre molécules ? Le problème est à son comble quand il s’agit de l’être vivant. […]</address>
<address>Comment un embryon peut-il se développer, à partir d’une seule cellule fertilisée, en un être vivant d’une complexité fantastique, dont chaque partie sera douée d’une fonction spécifique ? […]</address>
<address>On ne peut s’empêcher d’évoquer un « grand plan » guidant le comportement des cellules individuelles vers une destinée finale durant le développement de l’embryon. »</address>
<p class="MsoNormal">A ce stade de la discussion, on ne peut plus omettre de citer Jacques Monod qui décrit ainsi sa fameuse « contradiction épistémologique », d’autant plus difficile à admettre pour lui qu’il a toujours été un partisan acharné du réductionnisme et du hasard.</p>
<address>« L’une des propriétés fondamentales qui caractérisent tous les êtres vivants sans exception [est] celle d’être des objets doués d’un projet qu’à la fois ils représentent dans leur structure et accomplissent dans leurs performances […] Il est indispensable de reconnaître [cette propriété] comme essentielle à la définition même des êtres vivants. Nous dirons que ceux-ci se distinguent de toutes les autres structures, de tous les autres systèmes présents dans l’Univers par cette propriété que nous appellerons la téléonomie […] L’objectivité cependant nous oblige à reconnaître le caractère téléonomique des êtres vivants, à admettre que dans leurs structures et performances, ils réalisent un projet. Il y a donc là, au moins en apparence, une contradiction épistémologique profonde.</address>
<address>Le problème central de la biologie, c’est cette contradiction elle même, qu’il s’agit de résoudre si elle n’est qu’apparente, ou de prouver radicalement insoluble si en vérité il en est bien ainsi »</address>
<p><span style="font-size: 10.0pt; font-family: &amp;amp;amp; mso-fareast-font-family: &amp;amp;amp; mso-bidi-font-family: &amp;amp;amp; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">A partir d’une seule cellule initiale se forme un tout cohérent, qui continue de croître harmonieusement, et demeure en bonne santé. L’hypothèse la plus commode pour nous homéopathes est la force vitale. Nous pouvons difficilement imaginer autrement comment nos médicaments  dynamisés agiraient dans l’organisme</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">10</span></span><strong><span style="color: #3366ff;">. </span></strong><span style="color: #3366ff;">— Sans force vitale l'organisme matériel est incapable de sentir, d'agir et de maintenir sa propre conservation (a). C'est uniquement à l'essence immatérielle (principe de vie — énergie vitale), l'animant en état de santé et de maladie qu'il doit ses sensations et l'accomplissement de ses fonctions vitales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="mso-tab-count: 1;"> </span><span style="color: #3366ff;">(a) Sans énergie vitale le corps meurt et dès lors, livré exclusivement au pouvoir du monde physique extérieur, il se décompose et se résout en ses éléments chimiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;"><span style="color: #000000;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Hahnemann enfonce le clou et déclare que l'homéostasie de l'organisme repose sur la manifestation de la force vitale. Au bout de presque un quart de siècle d'observations répétées sur les malades mais surtout sur les médecins, je peux affirmer qu'il existe deux catégories de ces derniers. Ceux qui adhèrent ici à ce que le Fondateur exprime, non pas bien entendu par une acte de foi, mais en ayant fait leur le raisonnement que je viens de développer, car c'est la seule et unique manière de donner une explication aux phénomènes que nous observons.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Ici encore vous voyez que la démarche homéopathique est enfin l'application de la science, un principe inductif, qui vise à élaborer une théorie à la suite de l'observation des phénomènes. La médecine classique se contente de gaver les patients d'une drogue à la mode et de dresser les statistiques de son action. L'homéopathie donne le minimum nécessaire, l'allopathie le maximum supportable. La première est insultée et humiliée dans sa recherche de la vérité et repose sur des principes éternels, l’autre est basée sur la recherche du profit, fricote avec les hautes sphères et se présente comme le pinacle de la science et du savoir alors qu'elle ne fait rien d'autre que de changer constamment de mode. Regardez ce que deviennent nos confères: désabusés avec les années, ils changent de métier ou ils se lancent dans la politique. Comparez avec un homéopathe qui a mûri dans les principes de l'Organon, chaque jour sa joie et son émerveillement renouvelés lui confirment qu'il est sur la bonne voie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Vous trouvez sans doute que je suis excessif ? Hé bien je n'en peux plus de voir ma société dans un état de décomposition avancé à cause des pollutions et des suppressions insoutenables de la médecine classique, qui n'est décidément rien d'autre que le laquais des multinationales pétrolières comme dirait Georges Marchais.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">11</span></span><span style="color: #3366ff;">.</span><span style="color: #3366ff;"> — Quand l'homme tombe malade, cette énergie vitale immatérielle (principe de vie), active par elle-même et partout présente dans son corps, est, dès le début de la maladie, la seule qui ressente l'influence dynamique (a) de l'agent morbide hostile à la vie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;"> </span><span style="color: #3366ff;">Seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son</span><span style="font-size: 10.0pt;"><span style="color: #3366ff;"> </span></span><span style="color: #3366ff;">déréglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est-à-dire par des </span><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #3366ff;">symptômes morbides </span></span><span style="color: #3366ff;">(manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;"><span style="color: #3366ff;"><span style="color: #000000;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Voici l'un des aphorismes qui me frappe le plus dans l'Organon. J'admets que lorsque je lis l'Organon je suis souvent bouleversé par la profondeur des vues de Hahnemann, mais le 11 est tout simplement la pierre angulaire.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Quand donc les médecins finiront ils par comprendre que seul un désaccordement de l'énergie vitale est à l'origine des sensations désagréables que le patient éprouve? Si le médecin qui se dit homéopathe n'a pas clairement admis ce qui est énoncé ici, il est condamné à patauger dans la fange semi-allopathique. Il donnera un jour un ou plusieurs médicaments "homéopathiques", les associera de je ne sais quels suppléments alimentaires ou n'importe quel truc censé aider tel ou tel symptôme. C'est toujours beaucoup de tristesse pour moi de voir pratiquer ainsi des gens souvent valables mais qui semblent se priver eux-mêmes des joies que procure une guérison qui ne peut s'obtenir qu'en mettant en oeuvre l'ensemble des théorèmes hahnemanniens.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">Hahnemann n'est pas arrivé aux notions qu'il expose ici d'un seul coup. Elles sont bien au contraire le fruit d'une longue maturation. Ce sont surtout les années 1809 à 1813 qui ont été décisives pour l'évolution de l'homœopathie. Cette période témoigne d'un changement radical dans la pensée de Hahnemann qu'on peut lire dans l'article "Exposition de la doctrine médicale homœopathique" :</p>
<address>"…par conséquent il est évident que les maladies excitées par la dynamique et l'influence spéciale des agents morbides nuisibles peuvent être décrites seulement comme des altérations énergétiques de la force vitale de l'organisme […]</address>
<address>Ainsi, de même que la condition de l'organisme et son état sain dépendent uniquement de l'état de la vie qui l'anime ; il semblerait aussi que l'état altéré, que nous pouvons appeler malade, consiste seulement en une condition modifiée originellement au niveau de ses sensibilités et fonctions vitales ; sans tenir compte des principes chimiques ou mécaniques ; en un mot, cela consiste en une condition énergétique modifiée, un état d'être changé ; entraînant, suivant chaque cas individuel des changement des propriétés matérielles et des composants des parties du corps, ce qui est une conséquence directe de la condition morbide et modifiée de l'entité humaine dans son intégralité."</address>
<p class="MsoNormal">A une époque où la Faculté pensait encore que la maladie était le produit d'une substance imaginaire nommée <em>materia peccans</em>, où les médecins en étaient à prescrire des saignées et autres purgatifs, et à administrer les médicaments en quantités considérables, l'avance de la pensée de Hahnemann donne tout simplement le vertige.</p>
<p class="MsoNormal">Le long conflit entre le vitalisme et le mécanisme a été étudié par Joseph Fruton dans "Molecules and life".</p>
<address>"Ces difficultés … qui semblaient insurmontables .. ont encouragé ceux qui ont poursuivi dans la voie de Bichat et de Haldane et ont admis que les organismes vivants obéissaient à des lois particulières, différentes de celles de la chimie et de la physique…"</address>
<p class="MsoNormal">L'inadéquation des premières explications mécanistes grossières à rendre compte de la vie avait conduit au vitalisme de Stahl au début du XVIII<sup>ème</sup> siècle. Notamment l'incapacité des savants de l'époque à fournir une explication sur des phénomènes tels que la régénération d'un polype avait encouragé dans leurs vues les anti-mécanistes de la fin du XVIII<sup>ème</sup> siècle comme le philosophe Kant.</p>
<p class="MsoNormal">Finalement les découvertes de la biologie moléculaire prouvèrent définitivement que l'organisation physique et les propriétés des systèmes vivants font partie intégrante de l'univers physique, ce qui n'empêcha pas Einstein de s'écrier que les lois de la physique ne s'appliquent pas à la biologie. Si plus personne ne doute aujourd’hui que les êtres vivants soient composés des même briques que le reste du cosmos, notre notion du vivant pêche cependant par une explication quasi exclusivement chimique alors que nous sommes probablement placés devant une intrication de phénomènes physico-chimiques capables de générer des dimensions supplémentaires de complexité.</p>
<p class="MsoNormal">Karl Popper nous dote d’outils épistémologiques pour surmonter cette apparente contradiction. Ses niveaux ou mondes d’organisation supérieurs intriqués peuvent très bien nous amener à découvrir et concevoir la force vitale sans pour autant violer les acquis actuels de la physique. Résumer la vie à un simple ensemble de réactions chimiques ne peut que révulser le clinicien habitué à observer le phénomène du vivant déréglé. On pourrait ajouter malicieusement que s'il en était autrement nous aurions pu la recréer nous mêmes depuis la fameuse expérience de Miller en 1956 ; or il n'en est rien, et à ce jour on se heurte au problème classique de la poule et de l'œuf : les protéines (l’ARN) sont elle apparues d'abord ou plutôt le stockage de l'information (l’ADN) ?</p>
<p class="MsoNormal">Quoi qu’il en soit, l'idée centrale que nous pouvons retenir du vitalisme (déjà en pleine résurgence à l'époque de Hahnemann), est qu'il existe une "force de vie" qui différentie le vivant du non vivant. C'est cette force ni visible ni mesurable, mais jugée par ses effets, qui maintient l'organisme en santé, qui l'unit, le contrôle et coordonne les fonctions des différents organes. La maladie n'est pas une affection des organes, mais uniquement une perturbation de la force vitale. Tant qu'elle contrôle parfaitement l'organisme, celle-ci maintient le tout en bonne santé. Cette notion vitaliste s'oppose de plein fouet au concept toujours très populaire qui voit les organes comme des entités individuelles et quasi indépendantes. La notion mécaniste dominante a conduit les médecins à essayer de produire des changements au niveau de ces organes où même quelquefois à les enlever…</p>
<p class="MsoNormal">Le vitalisme resurgira probablement à mesure que se développera notre connaissance des phénomènes électromagnétiques associés à la vie. Sankaran, bien suspect à mes yeux, écrit cependant avec raison :</p>
<address>"La pensée médicale met bien du temps à changer et ce n'est que depuis peu de temps que l'on parle d'une approche holistique de l'homme et de sa santé. Peu à peu on commence à réaliser que l'homme dans son intégralité tombe malade car tous les organes et tous les systèmes sont inextricablement reliés les uns aux autres. Ce n'est que très progressivement que l'on découvre aussi que l'organisme possède les ressources de se soigner lui-même. La philosophie médicale commence à penser que le simple traitement des symptômes aide temporairement et que c'est le pouvoir récupérateur du corps dans sa totalité qui doit être rehaussé. Mais elle n'a aucune idée de comment cela peut être fait."</address>
<p class="MsoNormal">C'est pour un homœopathe compétent une expérience de tous les jours de constater que l'administration du médicament adapté au cas entraîne la régression non seulement des troubles pour lesquels le patient vient consulter, mais aussi tous ceux dont il n'a pas fait mention ! Comment expliquer cela autrement que par l'action centrale des substances dynamisées ? Devant ces faits de constatation courante, l'hypothèse de la force vitale a le mérite de rendre compte des phénomènes observés, mais ne reste rien d'autre qu'une hypothèse, un simple outil conceptuel en attente d'une confirmation directe. Depuis que la relativité générale nous a appris que la "force" d'attraction universelle se ramenait à une courbure de l'espace en raison de la présence de matière, il convient d'observer la prudence et de dire que <em>tout se passe comme si</em> cette force existait et maintienne l'harmonie de l'organisme.</p>
<p class="MsoNormal">Hahnemann distingue deux stades dans la maladie :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 49.9pt; text-indent: -17.85pt; page-break-after: avoid; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">1.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Un dérangement initial de la force vitale</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 49.9pt; text-indent: -17.85pt; page-break-after: avoid; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">2.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Ce premier dérèglement engendrant une activité modifiée des autres organes du corps.</p>
<p class="MsoNormal">Quel changement dans sa pensée depuis 1796 quand il écrit que Viola tricolor produit des maladies de peau, que Conium altère les glandes, bref que les médicaments agissent localement. Au bout d'années d'expériences, il expose clairement que les médicaments ne peuvent agir localement mais qu'ils agissent depuis le centre vers la périphérie.</p>
<p class="MsoNormal">Nous avons évoqué plus haut les raisons les plus vraisemblables qui ont pu pousser Hahnemann à aller dans cette voie du vitalisme. Ce changement coïncide avec la découverte que les remèdes agissent au-delà d'un point où ils ne peuvent plus avoir de propriété toxique ni physiologique. Cliniquement, Hahnemann est bien obligé d'observer que non seulement les remèdes agissent, mais qu'après chaque seuil de dilution et dynamisation (c'est à dire de fortes succussions) cette action devient encore plus puissante.</p>
<p class="MsoNormal">Hahnemann s'exclame : ce qu'on observe doit au moins être possible ! Comment le médicament agit-il, à quel niveau ?</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Sa formation de chimiste ne devait laisser aucun doute à Hahnemann : si les substances dynamisées agissent, leur action ne peut être chimique. Le seul autre niveau possible, à part le niveau matériel et moléculaire, ne pouvait être que celui de l'énergie. Par conséquent, les remèdes dilués et secoués doivent libérer une énergie ou une force.</p>
<p class="MsoNormal">Arrivé à ce constat, on ne peut concevoir une force autrement qu’en interaction réciproque avec une autre. Par conséquent il doit y avoir une force dans le corps sur laquelle ces dynamisations doivent agir, cette force ne pouvant être que la force vitale. Comme nous l'avons vu plus haut au chapitre <em><span style="mso-field-code: &amp;amp;amp;">La totalité des symptômes<!--[if gte mso 9]><xml> <w:data>08D0C9EA79F9BACE118C8200AA004BA90B02000000080000000E0000005F005200650066003400350038003300310031003000380035000000</w:data> </xml><![endif]--></span></em>, puisque les médicaments sont capables de dérégler la force vitale d'engendrer ainsi une affection artificielle, la maladie elle même s'entend comme une altération de cette force.</p>
<p class="MsoNormal">Hahnemann, qui avait regardé la maladie comme un effet matériel, la considère maintenant comme une altération de la force vitale. Dès lors, il ne se référera plus jamais aux médicaments comme ayant des effets sur des organes locaux. Kent précise très bien la pensée de Hahnemann, quand il écrit :</p>
<address>"Le plan nutritif relève exclusivement de l'extérieur, il appartient aux tissus, c'est là que se poursuit l'assimilation. Les drogues brutes, les remèdes en substance, n'agissent que sur le plan tissulaire, sur celui des résultats pathologiques ; ils ne peuvent affecter que les effets, les conséquences de la maladie. Et l'état de déséquilibre qui y règne concerne les effets terminaux, concerne donc le plan le plus extérieur de toute maladie. Naturellement, si tout ce qui représente l'extériorité physique est troublé, l'économie entière en souffre, le corps cesse d'être alors le bon instrument réactif des forces intérieures. Mais une véritable maladie, possédant ses phases prodromiques de progrès et de déclin, ou d'allure continue, ne peut s'implanter dans notre organisme que par une cause dynamique seulement. D'où il suit nécessairement, et je ne saurais assez le répéter, que l'homme ne peut être guéri que par des médicaments atténués et dynamisés jusqu'à ce qu'ils soient similaires en nature et en qualité à la cause morbide. La cause pathogène et le médicament pathogénésique, c'est à dire celui-expérimenté sur l'individu sain, doivent être similaires quant à leur nature, car des causes dissemblables ne peuvent produire des effets semblables. On arrive à trouver des causes similaires en étudiant des effets qui sont similaires."</address>
<p class="MsoNormal">Vers 1813, Hahnemann était arrivé à la conclusion que l'action curative des remèdes ne repose pas sur leurs effets locaux mais plutôt sur leurs effets énergétiques, c'est à dire sur la force vitale. Il écrit que <em>la perturbation originelle commence parmi les organes de plan supérieur, en d'autres termes : que la force vitale agit initialement à travers certains systèmes d'organes</em>.</p>
<p class="MsoNormal">Il est en effet logique de concevoir qu'un remède dérange la force vitale et produise ainsi un dérèglement fonctionnel de ces systèmes, et que c'est seulement par cet effet qu'un remède dynamisé produise des action localisées au niveau des différents organes. Quels sont ces systèmes d'organes qui ont un pouvoir de contrôle sur le corps et dont le dérangement  entraînerait un effet général sur l'organisme dans sa totalité.  En d'autres mots, quels sont les systèmes d'organes qui lorsque ils sont perturbé peuvent produire un effet généralisé ?</p>
<p class="MsoNormal" style="page-break-after: avoid;">A la lueur de nos connaissances médicales actuelles nous pouvons identifier quatre systèmes d'organes :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; page-break-after: avoid; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">1.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>mental</em>, l'altération de celui-ci peut produire des effets profonds sur le cœur, les poumons et presque sur toutes les parties du corps. Par exemple, quand nous sommes effrayés, il y a des palpitations, un essoufflement, de la transpiration, des tremblements, de fréquentes envies d'uriner, etc.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">2.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>système nerveux autonome</em>, dont le bouleversement produit des différents types de sensations, de douleurs, de sensibilité, etc…, au niveau des différents organes et parties du corps.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">3.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>système endocrinien</em> : nous savons qu'un dérangement du système endocrinien peut produire des changements au niveau des différentes parties du corps. Par exemple, l'hormone de croissance peut produire des altérations osseuses ; les hormones féminines et masculines produisent des changements comme la puberté, la ménopause, etc. La cortisone peut aussi produire différents changements dans le système.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 32.2pt; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 32.2pt;"><span style="mso-fareast-font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">4.<span style="font: 7.0pt &amp;amp;amp;"> </span></span></span>Le <em>système immunitaire</em>. Le dérangement de cette fonction peut aussi bien provoquer des allergies et des désordres auto-immuns que des tendances à de infections répétées au niveau des différentes parties du corps.</p>
<p class="MsoNormal">Nous voyons ici se définir un axe primitif dont les éléments sont reliés entre eux de façon extrêmement complexe de sorte que des changement dans le psychisme puissent être traduits par des symptômes spécifiques dans les sous systèmes. Cette notion d'axe est intéressante pour matérialiser quelque peu l'impact de la force vitale déréglée. La perturbation d'un remède homœopathique agit de façon dynamique, non matérielle, directement sur la force vitale et dans tout l'organisme via cet axe. Les symptômes observés sur cet axe élémentaire seront par conséquent les premiers observés, avant l'apparition de signes locaux.</p>
<p class="MsoNormal">Suivant la sensibilité, les tendances innées ou acquises de chaque personne, l'altération de cet axe central pourra créer des troubles au niveau de chaque système d'organe. Le système organique dans le quel elle créera le plus de problème ne dépend pas seulement de la nature de l'altération ; il variera selon la sensibilité ou la faiblesse d'un organe selon les individus et une détermination d'ordre génétique (et héréditaire).</p>
<p class="MsoNormal">J'espère que vous me pardonnerez d'avoir été un peu long, mais pourtant j'ai eu l'impression d'abréger. J'ajoute pour finir que nous avons à notre disposition de nombreux testings cliniques qui permettent de mettre en évidence très facilement des modifications réflexes de l'organisme rien qu'à l'approche d'une dose dynamisée, ce qui prouve aisément l'action à distance du produit. Je développerai ceci une autre fois, à la fois par manque de temps, mais dans le dessein de laisser nos lecteurs adhérer par le raisonnement à ce qui vient d'être dit. C'est la façon de s'approprier une vérité, quand la logique,  le raisonnement, l'observation personnelle se mélangent et que se dégage enfin une conviction supérieure. C'est ce que Saint Jean exprime dans son fameux "<em>heureux ceux qui ont cru sans avoir vu</em>".</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; mso-pagination: none;">
</div>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" title="cdr_bouton" width="99" height="33" class="aligncenter size-full wp-image-866" /></a></p>
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		<title>Organon §2. Idéal Thérapeutique</title>
		<link>http://planete-homeo.org/2010/09/15/organon-%c2%a72-ideal-therapeutique/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 05:02:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ideal therapeutique]]></category>

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		<description><![CDATA[IDEAL THERAPEUTIQUE
2. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une  manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans  son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible,  cela d'après des principes clairs et intelligibles.

Proposition de questions

Quel est votre idéal thérapeutique?
Comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong>IDEAL THERAPEUTIQUE</strong></h1>
<h2><span style="color: #3366ff;">2. — L'idéal thérapeutique consiste à rétablir la santé d'une  manière rapide, douce et permanente, à enlever et à détruire la maladie dans  son intégralité, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible,  cela d'après des principes clairs et intelligibles.<br />
</span></h2>
<h3>Proposition de questions</h3>
<ul>
<li>Quel est votre idéal thérapeutique?</li>
<li>Comment être sûr qu’on a procédé à une guérison ?</li>
<li>Selon quels critères définissez-vous la guérison ?</li>
<li>Pourquoi Hahnemann parte-t-il de <em>l’intégralité</em> de la maladie?</li>
</ul>
<h3>Commentaires</h3>
<p>Hahnemann dans ce second aphorisme apporte de nombreuses  précisions au précédent en se servant de la formule « rétablir la  santé » comme transition.</p>
<h4>Idéal thérapeutique</h4>
<p>Il définit ici <em>l’idéal  thérapeutique</em>, c'est-à-dire le but vers lequel nos efforts devraient tendre,  une fois assimilé le principe de la vocation médicale exposé dans l’Aphorisme 1.</p>
<div id="attachment_242" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann.jpg"><img class="size-medium wp-image-242 " title="hahnemann" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/hahnemann-225x300.jpg" alt="Samuel Hahnemann, le Fondateur de l'homéopathie" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel Hahnemann, le Fondateur</p></div>
<p>Si l’on demande à un médecin de formation classique quel est  son idéal thérapeutique, il y a de grandes chances qu’il nous regarde avec des  yeux ronds car la question n’a probablement jamais été soulevée en 8 ans  d’études. Bien qu’il existe de nombreux aveugles volontaires, nombreux sont  ceux qui s’efforcent de travailler au mieux pour leur patient... avec les  moyens que leur donne le système classique. Mais même dans ce cas, on a  l’impression que l’objectif que se fixe le médecin reste purement  tactique : limiter le taux de cholestérol, contrôler la tension  artérielle, juguler l’asthme, etc. En somme, il n’existe pas de notion précise  d’objectif thérapeutique en médecine classique tout simplement parce qu’on ne  traite que des symptômes ou des organes ou des fonctions isolées  artificiellement du reste. Dans une simplification outrancière, on traite la  partie malade comme si elle flottait dans le néant et qu’on puisse la détacher  du patient pour la lui remettre une fois « nettoyée ».</p>
<p>Au début du 20ème siècle, René Leriche, le  célèbre chirurgien, abordait la notion de la santé avec une formule toujours  dans les mœurs actuelles : « la santé c’est la vie dans le silence  des organes », « la maladie, c’est ce qui gène les hommes dans  l’exercice normal de leur vie et dans leurs occupations et surtout ce qui les  fait souffrir. ». Il rappelait que nous avons plus de poumons qu’il n’en  faut pour respirer, plus de rein qu’il n’en faut pour secréter l’urine… et en  concluait : « si l’on veut définir la maladie il faut la  déshumaniser », « dans la maladie ce qu’il y a de moins important au  fond c’est l’homme. »</p>
<p>A défaut de principes clairs et intelligibles donnant <em>une vue d’ensemble</em>, trop souvent la  motivation du prescripteur n’est autre que la <em>peur</em>. Plusieurs patients m’ont dit : « la médecine  classique c’est la médecine de la peur ». N’avez-vous pas l’impression que  la plupart des prescriptions visent surtout à rassurer celui qui les établit  afin de le mettre hors d’atteinte de toute action en justice ? Ceci me  semble vrai non seulement pour les « anti tout ce qu’on veut »  habituels mais aussi pour les vaccins dont la prolifération me semble atteindre  des niveaux délirants. Le médecin a peur et reporte cette peur sur le patient.</p>
<p>Nous sommes bien loin de l’idéal que définit Hahnemann en  reprenant à son compte les qualificatifs d’Esculape (<em>cito, tuto, juconde</em>), c'est-à-dire « rapide, douce, et  permanente » mais aussi « sûre, et la moins nuisible » !</p>
<p>Un agité célèbre a inventé le slogan « zéro  tolérance », l’idéal thérapeutique de la médecine semble être le  « zéro symptôme » : plus rien ne doit bouger, tout est sous  contrôle, chaque symptôme est muselé.</p>
<p>Pourtant, traiter ne devrait pas être « exterminer »,  étouffer les symptômes, ni en changer l’aspect (je l’avoue, c’est l’image d’une  sorte de Rambo qui me vient à l’esprit quand je vois l’esprit qui anime  certains de nos confères). Kent soulevait il y a exactement un siècle la  question de l’impact du drogage suppressif de l’ancienne médecine :</p>
<address>« La médecine a quelque peu changé dans son  apparence ; les médecins utilisent maintenant des pilules enrobées de  sucre qu’on s’est ingénié à rendre insipides ou au contraire parfumées ;  ils utilisent des alcaloïdes concentrés. Mais rien de tout ceci n’a été  effectué suite à la découverte d’un quelconque principe ; par exemple ni  les saignées ni les procédés de sudation n’ont été abandonnés parce qu’on avait  adopté des principes puisque nos aînés dénigrent l’abandon de ces méthodes et parlent  souvent de l’espoir qu’ils ont de pouvoir retrouver leur bonne vielle lancette.</address>
<address>Mais, parce qu’elles sont plus concentrées, les drogues  d’aujourd’hui [1908. Trad.] sont dix fois plus puissantes que celles qu’on  utilisait. La cocaïne, le sulfonal [hypnotique dont le nom même est maintenant  oublié des médecins. Trad.], et de nombreux autres produits modernes concentrés  par l’industrie chimique sont extrêmement dangereux et leur action et réaction  réelles restent inconnues. Les découvertes chimiques liées au pétrole ont  ouvert un champ de destruction de l’intelligence, de la compréhension et de la  volonté humaine, parce que ces produits sont lentement et insidieusement  violents. Quand les drogues que l’on utilisait étaient instantanément  dangereuses et qu’une réaction violente se manifestait en surface, les patients  s’en rendaient vite compte. Mais les patients d’aujourd’hui se trouvent face à  un drogage bien plus dangereux parce qu’il détruit l’esprit. Les bénéfices  apparents produits par ces drogues ne sont jamais permanents, bien qu’ils  semblent l’être parfois, mais dans ce cas c’est toujours parce une nouvelle  maladie plus insidieuse, plus subtile et tenace que la précédente a été greffée  sur l’économie. C’est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle les symptômes  originaux sont tenus à distance. La maladie dans sa nature, son essence, n’a  été changée en rien ; elle est toujours là, provoquant la destruction  interne de l’homme, seules ses manifestations ont été modifiées et l’on a  ajouté à la maladie naturelle une affection médicamenteuse plus grave que la  précédente. »</address>
<p>Quoi de neuf depuis l’époque où Kent prononçait ces  mots ? Rien ! Ou plutôt, tout est pire au point où la planète  elle-même est sur le point d’en mourir. De nouveaux gadgets ont été inventés,  de nouveaux produits toujours plus onéreux pour garder ficelés les même  malheureux. Pouvons-nous décemment appeler cela de la médecine ? Est-ce  que ceci est basé sur une morale ou sur des intérêts financiers ?</p>
<h4>Guérison ou suppression</h4>
<p>L’Aphorisme 2 soulève donc la  différence subtile mais essentielle</p>
<ul type="square">
<li>entre guérison et <em>palliation</em>,</li>
<li>entre <em>guérison ou suppression</em>.</li>
</ul>
<p>Seuls les symptômes et leur évolution  permettent d’établir un pronostic afin de distinguer entre suppression et  évolution vers la guérison. Nous avons esquissé au §1 cette notion de  hiérarchie des organes, elle est essentielle pour juger de l’évolution d’un cas  sous traitement. Voici un tableau qui résume ces notions défrichées par Kent et  améliorées par Georges Vithoulkas.</p>
<div>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="bottom"><strong>PLAN MENTAL</strong></td>
<td width="205" valign="bottom"><strong>PLAN EMOTIONNEL</strong></td>
<td width="205" valign="bottom"><strong>PLAN PHYSIQUE</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Confusion mentale</p>
<p>Délire avec violence    destructive</p>
<p>Idées paranoïaques</p>
<p>Illusions</p>
<p>Léthargie</p>
<p>Lenteur</p>
<p>Défaut de concentration</p>
<p>Manque de mémoire</p>
<p>Absences, distraction</td>
<td width="205" valign="top">Dépression avec suicide</p>
<p>Apathie</p>
<p>Tristesse</p>
<p>Angoisse</p>
<p>Phobies</p>
<p>Anxiété</p>
<p>Irritabilité</p>
<p>Insatisfaction</td>
<td width="205" valign="top">Cerveau</p>
<p>Cœur</p>
<p>Glandes endocrines</p>
<p>Foie</p>
<p>Poumons</p>
<p>Reins</p>
<p>Os</p>
<p>Muscles</p>
<p>Muqueuses</p>
<p>Peau</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p>Cette classification clinique est un <em>outil essentiel</em> dont on  se sert tous les jours. Par exemple, lorsque l’on traite une personne déprimée,  l’apparition de l’irritabilité à la place de la tristesse est un fait courant  et de très bon pronostic. Le traitement d’affections comme l’arthrose voit  souvent les signes articulaires régresser pour être remplacés par des sinusites  anciennes, ou des abcès, etc.</p>
<p>Nous le verrons plus loin, il est parfaitement possible de  faire une suppression avec des médicaments homéopathiques, par exemple un  eczéma va mieux et l’enfant commence à faire des bronchiolites. Retenons pour  l’instant que la marche vers la guérison est attestée par le fait du  déplacement des symptômes vers la périphérie, mais aussi parce que le patient  rapporte qu’il se sent mieux, qu’il a de l’énergie, qu’il a envie de faire des  tas de choses qu’il remettait à plus tard.</p>
<p>Un excellent indice sera aussi la régression de symptômes  non mentionnés par le patient. Par exemple tel patient qui consulte pour des  migraines anciennes et qui vous rapporte que « la dose n’a pas agi ».</p>
<p>« Mais Docteur, par contre j’ai bien plus 'la pêche' et mes  diarrhées sont terminées ».</p>
<p>« Quelles diarrhées ? Vous ne m’en avez jamais  parlé ? »</p>
<p>« Oui c’était tellement vieux que je pensais vous en  dire un mot une autre fois pour que vous me donniez un autre médicament pour  ça ».</p>
<p>Clairement, il suffira de continuer le même remède pour  venir enfin à bout des céphalées. Si vous ne savez pas demander ou interpréter  ces choses, vous ne pourrez jamais exploiter l’homéopathie à fond et vous  priverez de bien des joies ! On notera aussi que pour un homéopathe, il  est facile de déterminer si l’amélioration n’a été qu’un simple effet placebo.</p>
<p>J’explique souvent aux patients que la maladie pour laquelle ils consultent n’est  finalement qu’un <em>prétexte </em>pour venir nous voir afin de les traiter en <em>totalité</em>, qu’ils auraient pu aussi bien  venir pour autre chose mais que cela me serait égal car ils seraient repartis  avec le même médicament. Ce n’est pas pour autant que nous méprisons les  examens de laboratoire, les échographies, les explorations –bien au contraire  puisque l’étape essentielle de la médecine est le <strong>diagnostic</strong>. Mais quel que  soit l’organe malade, le patient -et un jour espérons-le, le médecin- finit par comprendre que nous sommes devant  une parcelle du tout qu’il faut traiter.</p>
<p>Les étudiants en  médecine devraient méditer l’adage chinois qui dit que « lorsque le sage désigne la  lune, l’imbécile regarde le doigt »… Ceci représente hélas l'un des piliers de la médecine classique qui ne cesse de 'tirer sur tout ce qui bouge', sans se douter une seule seconde de l'unicité fondamentale des phénomènes morbides observés chez les patients.</p>
<h4>Rétablir la santé</h4>
<p>D’où l’idée centrale de l’homéopathie, martelée par  Hahnemann, qui consiste à <em>rétablir la  santé</em>. Face au « je tire sur tout ce qui bouge » de la médecine  classique qui finit par aboutir à un ligotage <em>statique </em>des symptômes et à une  dégradation de la santé, l’homéopathie est obligée d’employer une formule  <em>dynamique </em>« rétablir », revenir à un état de santé. Ce sera  d’ailleurs une rude mise à l’épreuve pour l’homéopathe que de savoir gérer les  réactions parfois difficiles de l’organisme à la suite de la stimulation de la  dose. Dans ces cas la confiance (qui ne s’acquiert que par l’étude et la  persévérance) et la fermeté devront prévaloir dans l’intérêt même du patient.</p>
<p>Contrairement à l’ancien système, il ne s’agit plus de  désigner une substance, une bactérie ou un organisme « responsable » mais d’admettre que la  maladie <em>reflète</em> une perturbation de  tout l’organisme, un désaccordement, <em>un  désordre qui ne peut être conçu que très en amont des organes</em>. Mal gouvernés,  les tissus deviennent alors le siège de modifications qui peuvent devenir  structurales. Un esprit suffisamment libre de préjugés peut concevoir qu'une infime dérégulation dans des influx électriques, voire électromagnétiques, entraîne à son tour des modifications chimiques qui finissent par engendrer des atteintes palpables sur les organes.</p>
<p>Rétablir la santé signifie <em>rétablir l’ordre</em> dans l’économie du patient. Une fois lancé l’effet  de la dose initiale, on assiste à un véritable déroulement de symptômes qu’il  faut savoir interpréter. Ceci donne un pronostic clair à la fois de la  curabilité du cas et aussi permet de savoir si la prescription était correcte  ou non. L’évolution des symptômes selon la Loi de Hering, c'est-à-dire de haut  en bas, de dedans en dehors et suivant l’ordre inverse d’apparition des  symptômes dirige toujours la cure.</p>
<p>L’évolution selon les signes les plus récents aux plus  anciens donne clairement l’idée de strates, qui sera développée plus loin. Nous  verrons que chaque fois que l’organisme subit un trauma extérieur (émotionnel,  physique, médicamenteux, vaccinal), il risque de se produire une modification  de l’état énergétique de toute l’économie et ainsi une strate nouvelle vient  remplacer la précédente. C’est pourquoi dans le processus de guérison, il y a  nécessairement retour en arrière avec la réapparition d’états antérieurs  « traités » allopathiquement ou spontanément « guéris »  parce que l’état de l’organisme se dégradant, des signes plus profonds avaient  fait leur apparition.</p>
<h4>Des principes clairs et intelligibles</h4>
<p>La vieille théorie médicale du <em>materia peccans</em>, selon laquelle la maladie est due à un principe  nuisible dont il faut éradiquer l’organisme a toujours cours en médecine  classique. Ce principe paranoïde a été utilisé jusqu’en politique, c’est dire  qu’il correspond à un besoin inconscient fortement tapi en nous. Aujourd’hui ce  sont les microbes qui en font les frais, ou bien le lait, le pollen, etc.</p>
<p>Nous voyons la médecine agitée par des effets de mode, en  fonctions des diverses publications qui s’empilent les unes sur les autres  comme autant de sédiments géologiques. Mais personne ne parle de <em>principe</em>, personne ne dégage de <em>lois</em>. Nous l’avons <a title="Organon §1" href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-admin/post.php?action=edit&amp;post=265" target="_self">vu au §1,</a> c’est <em>l’outil statistique</em> qui règne en maître  en médecine classique. C’est pour tout esprit critique une simple poudre aux  yeux, bien souvent à la limite de la falsification quand on regarde comment se  déroulent la plupart des « essais cliniques ». Churchill disait « Je ne crois aux  statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. » Avec humour, Mark  Twain déclarait « Il y a trois sortes de mensonges: les mensonges, les  sacrés mensonges et les statistiques… Les faits sont têtus. Il est plus facile  de s'arranger avec les statistiques. »</p>
<p>Les statistiques peuvent sans doute s’appliquer aux  électrons, qui n’ont pas de cheveux (je veux dire par là qu’à priori ils n’ont  pas d’identité particulière). Mais appliquer ce principe à la biologie relève  tout simplement du non sens. Nous sommes à des années lumières de l’étude de la  personne souffrante, tombée malade selon sa propre histoire et sa propre  sensibilité. L’Abbé Pierre disait « Les hommes politiques ne connaissent  la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les  chiffres. », cela me semble très vrai aussi en médecine où nous manquons  d’outils pour évaluer le patient souffrant, et donc l’homéopathie. Celui qui utilise un filet à papillons  pour attraper des molécules sera assuré de rentrer bredouille… ou de démontrer  ainsi que les molécules n’existent pas. De même celui qui pèse un fil  électrique pourra démontrer, balance à l’appui, que le courant électrique  n’existe pas, etc.</p>
<p>Si l’on peut chercher encore longtemps ces principes en  médecine classique où la vérité d’aujourd’hui n’est que l’erreur de demain,  force est de reconnaître qu’ils sont aussi bafoués par de nombreux homéopathes  en herbe, ainsi que tous ceux qui pratiquent sans l’avoir apprise.</p>
<p>Le cas de Pol R, 9 ans, illustrera mon propos. Il fait des  bronchites depuis qu’il est tout petit.</p>
<address>Cet enfant m’est amené de Barcelone par sa maman qui n’en peut  plus de le voir sans arrêt malade. Pol a fait une première bronchiolite un mois  après sa naissance. Il fait des toux très sèches. Traité par Ventoline et de  nombreux autres médicaments, avec peu d’effet.</address>
<address>Un médecin, qui passe pour être le meilleur homéopathe de la  ville, lui a prescrit un mélange de Spongia, Cuprum, Ipeca en 5CH en aigu et  lui fait prendre « pour le terrain » :</address>
<address>Arsenicum album 12LM + Ipeca 12LM + Silicea 100K + Histaminum  15 CH + Mercurius solubilis 15 CH + Mercurius solubilis 50.000 K + Belladonna  50.000 K + Pyrogenium 200 K.</address>
<address>Devant son échec, ce médecin a déclaré que « vu que son  traitement ne marchait pas, il s'agissait qu'un problème psychologique et que  par conséquent il ne fallait pas revenir le voir ».</address>
<p>Comment peut-on se comporter ainsi et se dire  homéopathe ? Où sont les principes dans la prescription mentionnée  ci-dessus et dans l’attitude du médecin ? Que peuvent penser les médecins  classiques de telles prescriptions qui font rejaillir la honte sur toute la  profession ?</p>
<p>L’heure n’est plus aux vaines disputes. <strong>Il s’agit simplement  de la survie de l’homéopathie menacée par ces pratiques qui n’ont rien  d’homéopathique</strong> (nul besoin d’étudier l’Organon plus loin que le §2 pour s’en  rendre compte !). C’est l’arme idéale des ennemis de l’homéopathie pour  arriver enfin à l’effacer de la surface de la terre (durant longtemps le second article fondateur de la célèbre <em>American Medical Association</em> a été <em>l'éradication de l'homéopathie du sol des Etats Unis</em>).</p>
<p>En suivant les principes de Hahnemann, il faut explorer le  cas plus avant pour apprendre que :</p>
<address>La mère de Pol vivait avec sa propre mère aujourd'hui décédée,  qui avait une démence sénile, « c'était très dur car il fallait s'en  occuper beaucoup ». Tous vivaient sous le même toit, sans arrêt sur le qui  vive de peur qu’elle ne tombe ou se fasse mal. Pol se réveille en pleurant et  il vient souvent dans la chambre de ses parents. Il a vécu toute sa vie avec la  grand-mère et l’aidait beaucoup, la surveillait, l’aidait à marcher.</address>
<address>C’est un enfant avec une grosse tête, un cou maigre et  membres frêles. Pas obéissant du tout, un peu mieux avec son père. Prend de  fortes colères et frappe. Il n'exprime rien de ses peines, il garde tout, il  fait des cauchemars, de grand sursauts en dormant (du pied, de la main, au  visage). Il grince des dents en dormant. Il n'a pas pleuré lors du décès de la grand-mère  mais il a eu finalement une crise pour une chose toute banale, il criait qu’il  voulait se tuer.</address>
<address>Il a fait de l'énurésie jusqu'à peu. Son meilleur ami est du  style faible et effacé et lui il le protège et se bagarre pour lui. Il rouspète  souvent en disant ce n'est pas juste. Il aime beaucoup le sucré, c'est un  besoin. Jusqu'à il y a un an il mangeait énormément de poisson. Maintenant  encore 3 ou 4 fois par semaine il mange du poisson. Il adore la viande qu’il  réclame aussi.</address>
<address>Pendant des années, il n'a pas touché au lait ni dérivé car  une des femmes médecin a dit qu'il fallait arrêter. Il adore les chiens et tous  les animaux.</address>
<address>Il a eu tous les vaccins</address>
<address>Il transpire énormément des pieds, des mains et de la tête</address>
<address>Il a besoin de sa lumière la nuit sinon il a très peur.</address>
<address>Fils unique, il a besoin des bras de sa mère en permanence.</address>
<p>Seule l’étude attentive de l’ensemble des symptômes du  patient permet de chercher un médicament indiqué sur la totalité des symptômes.  Ce n’est qu’en étudiant bien et en comparant la matière médicale des  médicaments potentiellement indiqués que l’on pourra obtenir une guérison.  Causticum, Carcinosin, Mercurius et Lac Delphinum viennent à l’esprit, seule  l’étude répertoriale permet de distinguer clairement XXXX qui recouvre le  maximum des signes pertinents et qui soignera l’enfant en quelques prises. Ce  sera l’objet de l’exercice de trouver le remède prescrit !</p>
<p>Ce praticien de Barcelone  trahit tout simplement l’homéopathie, la médecine et ses patients. Il n’est visiblement  animé par aucun principe. Hahnemann, qui avait eu à faire face à pareils  fourvoiements, écrivait dans une lettre à la Société Gallicane, une réponse à  la question un médecin allopathe peut-il être homéopathe ? :</p>
<address>C’est chose impossible, contre nature, qu’un des médecins en  vogue de l’ancienne école vienne se ranger à notre parti. S’il est en grand  renom, comme vous l’imaginez, il doit sa réputation à la routine ordinaire dont  il a su habilement rajeunir les formes usées ; il a compilé dans de  nombreux ouvrages toutes les sottises de la médecine vulgaire ; il a inventé  un système subtil, inintelligible, impénétrable ; enfin, il a poussé plus  loin que ses collègues toutes les subtilités, toutes les niaiseries à la  mode ; il a menti plus hardiment que les autres, et c’est ainsi qu’il est  parvenu rapidement à la fortune.</address>
<address>Un tel homme est depuis longtemps dévoué au culte du mensonge  et du sophisme, qui lui ont valu sa haute position. Le fatras de ses  connaissances superficielles ne lui permettra jamais de comprendre la dignité  de la vérité simple, modeste, et lors même qu’il serait frappé de ses rayons,  il se garderait bien de la prendre sous son patronage, car elle donne un  démenti formel à toute sa science, à tout ce qui le gonfle d’importance et  d’orgueil, car elle le réduit à néant. Avant de devenir notre disciple, il  faudrait qu’il foulât d’abord aux pieds tous ces oripeaux. Et que deviendrait  le grand homme destiné à nous appuyer de son crédit, s’il voit l’éclat de son  omniscience, source unique de sa fortune, s’éteindre complètement dans l’étude  de la vérité nouvelle ?</address>
<address>Comment pourrait-il devenir notre protecteur, sans avoir  d’abord saisi la vérité, c'est-à-dire sans avoir passé d’abord par notre  école ? Alors s’écroulerait tout l’édifice de sa grandeur ; pour  rendre des services modestes dans notre art, c’est lui qui aurait alors besoin  de notre protection ; pour nous, qu’aurions nous à faire de la  sienne ?</address>
<p>Vous voyez que tout ceci est toujours d’actualité et qu’il  est temps de faire le ménage chez nous ou bien de disparaître !</p>
<h4>L’expérimentation</h4>
<p>La vie mouvementée de Hahnemann a fait l'objet de nombreuses  biographies, nous retiendrons que pour échapper à la misère et subvenir aux  besoins de sa famille, il devient traducteur d'ouvrages médicaux grâce à sa  culture encyclopédique. En 1790 il est amené à traduire la Matière Médicale de  Cullen. Ce professeur écossais très réputé faisait une étude sur le quinquina,  dont l'usage était très répandu dans le traitement des fièvres palustres. Il  citait les résultats paradoxaux obtenus par l'action du quinquina suivant les  doses employées, et déclarait que ce remède "produisait son effet curatif  grâce à son action fortifiante sur la muqueuse gastrique". Or, Hahnemann,  qui avait déjà souffert de la fièvre intermittente, avait au contraire présenté  des douleurs d'estomac chaque fois qu'il avait utilisé du quinquina. Pour en  avoir le cœur net, il décida d'en expérimenter à nouveau les effets sur  lui-même. Voici un extrait de son compte rendu :</p>
<address>« Je pris pendant plusieurs jours treize grammes de  quinquina chaque jour. Mes pieds et mes mains se refroidirent et je me sentis  fatigué et somnolent, puis je commençais à avoir des palpitations et mon pouls  devint dur et rapide. J'éprouvais une impression de malaise insupportable, un  tremblement sans rigidité, une lassitude des membres. Je notais des battements  dans les tempes, de la rougeur des joues, une soif intense. En résumé, un  engourdissement pénible, plus qu'une rigidité des membres, semblait siéger dans  le périoste de tous les os. Les symptômes étaient à leur paroxysme deux ou  trois heures après avoir pris le remède, puis diminuaient pour apparaître de  nouveau quand je répétais la dose. J'arrêtais le quinquina et me sentis tout à  fait bien ».</address>
<p>Il reprit donc cette expérience sur lui-même et sur des  personnes de son entourage, et obtint des résultats identiques. A ce stade, il  se contenta d'énoncer que « le quinquina, qui détruit la fièvre, provoque  chez le sujet sain une apparence de la fièvre ». Cependant, contrairement  aux coutumes de son époque, il eut l'honnêteté intellectuelle de n'établir  qu'une simple relation de faits, se gardant bien de généraliser d'emblée.</p>
<p>En scientifique prudent, Hahnemann ne s'est pas empressé  d'énoncer le principe de similitude après avoir absorbé du quinquina, ni après  quelques premières observations. Il étudia patiemment et minutieusement ses  résultats pendant six longues années avant de formuler la loi de similitude  (1796), sans la moindre précipitation.</p>
<p>Tous ceux qui connaissent le milieu de la recherche  goûteront la démarche, sachant qu'actuellement on se hâte de publier le plus  vite possible la moindre observation au point qu'une année de recul semble un  âge géologique.</p>
<p>Pour la première fois dans l'histoire de la médecine est née  la notion <em>d'expérimentation</em>, bien  avant Claude Bernard (1865). Ce qui nous semble aujourd'hui évident :  absorber une substance, noter les effets, établir une corrélation avec l'arrêt  de l'absorption et sa reprise est parfaitement révolutionnaire. A ma  connaissance, seul Bacon précède Hahnemann lorsqu'il insiste sur la nécessité  de l'observation dans la science.</p>
<p>L'expérience est à la base de l'homéopathie : Hahnemann  tenait en horreur les hypothèses et les théories : pour lui, tout devait  s'appuyer sur l'expérience. Ainsi écrivait-il dans son traité de Matière  Médicale Pure :</p>
<address>« On n'a pas interrogé l'expérience, la seule méthode  qui peut éclairer dans une science essentiellement expérimentale comme la  médecine, parce qu'il était plus commode de se contenter d'affirmations. C'est  ainsi qu'on a mis en honneur les décisions les plus hardies, les théories et  les hypothèses les moins solides à la place de la vérité basée sur des faits ».</address>
<p>En note au §101 de l'Organon (4ème Edition), on peut  lire :</p>
<address>« Il n'y a donc pas de moyen plus sûr et plus naturel,  pour trouver infailliblement les effets propres des médicaments sur la santé de  l'homme, que de les essayer séparément les uns des autres, et à des doses  modérées, sur des personnes saines, et de noter quels changements résultent de  là dans l'état du physique et du moral ».</address>
<p>Kent ajoute :</p>
<address>« Tous les faits vont dans le sens de l'historien quand  celui-ci affirme que Hahnemann n'admira jamais les spéculations métaphysiques;  qu'il conclut toujours d'après les faits, jamais d'après une théorie ou des  spéculations ».</address>
<h4>Rapidité, douceur, permanence</h4>
<p>Des principes, pour être vrais, sont toujours <em>déduits de l’observation</em> et se  reconnaissent d’après deux critères :</p>
<ul type="square">
<li>Leur <em>simplicité</em> (ou « beauté » au sens mathématique).       C’est le principe du rasoir d’Occam qui stipule qu’entre deux théories       physiques celle qui a des chances d’être vraie est la plus simple. Enoncés       facilement et clairement, ces principes sont compréhensibles pour tous.</li>
<li>Leur <em>éternité</em> (ou du moins leur résistance à la réfutation au sens       poppérien). Une fois découverts, on réalise qu’ils ont toujours existé et       que l’on passera toujours par eux à l’avenir. Ils ne peuvent se démoder.</li>
</ul>
<p>En écho à ces deux critères généralistes que sont la  simplicité et l’éternité, en médecine, l’idéal thérapeutique définira la cure  selon trois qualificatifs : rapidité, douceur, permanence de l’effet.</p>
<p>Le Fondateur n’a cessé de poursuivre tout au long de sa vie  ces trois objectifs. La rapidité de l’effet de l’homéopathie est évidente pour  tous ceux qui la pratiquent ; ceux qui ne font qu’en parler l’appellent  « médecine lente », ce qui fait bien rire la plupart de nos patients.  Si l’on prend l’exemple d’une épistaxis incoagulable comme il en arrive 2 ou 3  par semaine aux urgences, on verra le sang devenir foncé dès l’instant où le  globule de Phosphorus est posé sur la langue et l’hémorragie s’arrête en  quelques minutes.</p>
<p>De même, dans les maladies chroniques, les effets de la  prise se constatent souvent dans les heures qui suivent ou au plus tard dans  les 3 jours. Contrairement aux idées reçues, <em>l’homéopathie est la médecine la  plus rapide qui se puisse concevoir</em> puisqu’on n’a pas besoin d’attendre la  diffusion d’un produit chimique dans l’organisme. Tout se passe comme si  l’organisme réagissait à la seule présence physique du médicament (nous verrons  comment utiliser différents tests comme le test pupillaire pour mettre facilement en évidence cet  effet « à distance » de l’homéopathie).</p>
<p>Sur la douceur de l’effet, il y a beaucoup à dire, même si  Kent essaye de contourner le problème en déclarant que l’effet primaire de la  dose est doux mais que l’organisme opère la guérison en réagissant parfois  violemment. C’est l'un des rares points où l'on puisse mettre Kent en défaut dans son  enseignement. Ses vues sur l’action de l’homéopathie étaient inspirées de  Swedenborg, il pensait qu’un «  quatrième état » de la matière  était le précurseur de toutes les formes d’énergie ou de force. Pour lui, le  processus de dynamisation réduisait le remède homéopathique en sa substance  élémentaire, de sorte que le remède lui-même entrait dans ce « quatrième  état » de la matière.</p>
<p>Swedenborg enseignait que dans le 4ème état de la  matière il n’y a pas de «  quantité » de substance élémentaire  mais seulement « qualité en degrés de finesse ». C’est pourquoi Kent  enseignait à son tour qu’il n’y a pas de différence dans l’action d’une haute  dynamisation selon qu’on donne un ou mille granules. Kent pensait que la  finesse en degrés de la substance élémentaire représentait la hauteur de la  dynamisation. D'autre part, la substance élémentaire ne possédant pas de  quantité, le nombre de granules administrés était indifférent. C’est pourquoi  tant d’homéopathes confondent la <em>notion  de dose minimale</em> avec l’idée d’une <em>haute  dynamisation</em>.</p>
<p>L’expérience de tous les jours nous enseigne le  contraire : <em>les patients sont d’autant plus aggravés qu’ils prennent trop  de globules</em>. L’effet est directement lié à la quantité absorbée, ce que Hahnemann avait  bien observé lui aussi quand il écrit par exemple dans les Maladie Chroniques  qu’il suffit d’administrer <em>un seul  globule</em> de Sepia sur la langue de la patiente. Hahnemann enseignait que  chaque globule de remède homéopathique possède une certaine quantité ou  « quantum » d’énergie médicinale. En un sens, la dynamisation du  remède représente la fréquence de l’énergie et le nombre de granules représente  l’amplitude ou l'intensité du signal. C‘est pourquoi la puissance d’une dose  homéopathique augmente chaque fois que le praticien fait absorber plus de  granules. La mécanique quantique formule que toutes les formes d’énergie sont  contenues dans des petits paquets d’énergie nommés quanta. L’amplitude d’une  force augmente avec le nombre de quanta à une longueur d’onde donnée.</p>
<p>Cette vision quantique de Hahnemann, insuffisamment perçue  dans son enseignement, est à la base de la nouvelle posologie liquide exposée  dans ce 6ème Organon. L'anticipation scientifique de Hahnemann  laisse pantois quand on songe que ce n'est qu'en cette toute fin de siècle que  la mécanique quantique finit enfin par s'imposer devant la vision classique  relativiste.</p>
<p>Enfin, la notion de <em>permanence</em> est l’un des critères essentiels qui nous distinguent des effets des drogues  allopathiques qu’on a besoin de renouveler dès que nécessaire selon leur  demi-vie pour continuer de bloquer les rouages physiopathologiques visés. Au  contraire, la prise de la substance dynamisée est comparable à une impulsion  reçue par l’organisme, un peu comme un rameur donne une poussée à son bateau.  Selon les sensibilités et la dynamisation, l’effet pourra durer de quelques  heures à plusieurs semaines. Le retour inchangé des symptômes sera un critère  important pour attester de la validité de la prescription, on pourra alors  renouveler en toute sécurité. Ainsi les affections aigues cèdent en quelques  heures, la plupart des affections chroniques (pas trop tripotées  allopathiquement et chez un patient en bon état d’énergie) disparaissent en  quelques mois. Un rhume des foins demande une ou deux saisons pour une cure  complète. Des migraines qui duraient depuis des années peuvent être traitées en  quelques semaines, etc.<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="510" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8pxVi197cus?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="510" src="http://www.youtube.com/v/8pxVi197cus?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<a title="Organon §1" href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-admin/post.php?action=edit&amp;post=265" target="_self">Article précédent</a></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-866" title="cdr_bouton" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" width="99" height="33" /></a></p>
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		<title>Prochaine formation médicale 13 et 14 Mars: Loganiacées</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 17:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour à tous
Notez sur vos tablettes les dates de notre prochain cours:
Samedi 13 et Dimanche 14 Mars 2010
Les cours auront lieu près de Genève, au Site d'Archamps
Centre de Convention
Domaine de Chosal
Site d'Archamps- 74160
Tél. 04 50 31 50 00
J'aborderai l'étude de la famille des Loganiacées (Nux vomica, Ignatia, Gelsemium, Spigellia), en traçant des parralèles entres la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Bonjour à tous</p>
<p>Notez sur vos tablettes les dates de notre prochain cours:</p>
<div id="attachment_246" class="wp-caption alignleft" style="width: 273px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium.jpg"><img class="size-medium wp-image-246 " title="loganiacees-gelsemium" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/loganiacees-gelsemium-263x300.jpg" alt="Gelsemium Sempervirens, autrement dit: le jasmin" width="263" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Gelsemium, le jasmin, est une des principales loganiacées</p></div>
<p><strong>Samedi 13 et Dimanche 14 Mars </strong>2010</p>
<p>Les cours auront lieu près de Genève, au Site d'Archamps</p>
<p>Centre de Convention<br />
Domaine de Chosal<br />
Site d'Archamps- 74160<br />
Tél. 04 50 31 50 00</p>
<p>J'aborderai l'étude de la famille des Loganiacées (Nux vomica, Ignatia, Gelsemium, Spigellia), en traçant des parralèles entres la symptomatologie des ces différents médicaments.</p>
<p>Bien entendu, nous aurons aussi</p>
<ul>
<li>des cas cliniques, des patients viendront nous exposer leur cas et vous serez priés de proposer une indication de médicament.</li>
<li>une étude du répertoire</li>
<li>des commentaires sur un ou plusieurs chapitres de l'Organon</li>
<li>un médicament surprise en questions et réponses</li>
</ul>
<p>Venez nombreux</p>
<p><strong>Dates et heures</strong></p>
<p>Nous démarrons à 9 H 30.</p>
<p><strong>Frais :</strong></p>
<ul>
<li>94 euros la formation d'une journée ou 188 euros le séminaire clinique</li>
<li>Les séminaires théoriques du samedi seront proposés à la modique somme de 94 euros qui <strong>comprennent</strong> le repas de midi.</li>
<li>Le prix des séminaires cliniques à Lyon et à Archamps (samedi et dimanche) comprend le déjeuner mais <strong>ne comprend pas</strong> le dîner du samedi soir et l'hébergement.</li>
</ul>
<p>Le planning de l'année est déterminé en fin d'année scolaire, soit vers le mois de juin, en fonction des possibilités des orateurs.</p>
<p>Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer une demande d'inscription accompagnée d'un chèque du montant soit de  la journée de travail, soit du cycle annuel, au secrétariat :</p>
<p><strong>Docteur Thomas Pfister</strong></p>
<p>Service Planète-Homéo<br />
rue du contrat social 7<br />
1203 Genève</p>
<p>Tél +41 22 320 66 11</p>
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		<title>Dernières nouvelles sur les doses LM</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2007 14:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernières nouvelles sur les doses LM
Il s’agit d’une lettre de David Little qui commentait en 2006 la publication d’un livre:
Hahnemann's experiments with 50 millesimal potencies: a further review of his casebooks. (Expérimentations d’Hahnemann avec les dynamisations quinquagentésimalles (LM) : une étude détaillée de ses dossiers de consultation.
par Adler UC, Adler MS.
Homeopathy Postgraduation Program, Jundiai School [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Dernières nouvelles sur les doses LM</h1>
<p>Il s’agit d’une lettre de David Little qui commentait en 2006 la publication d’un livre:<br />
Hahnemann's experiments with 50 millesimal potencies: a further review of his casebooks. (Expérimentations d’Hahnemann avec les dynamisations quinquagentésimalles (LM) : une étude détaillée de ses dossiers de consultation.<br />
par Adler UC, Adler MS.<br />
Homeopathy Postgraduation Program, Jundiai School of Medicine, Av. Moema, 170. Cj 52., 04077-020 Sao Paulo, SP, Brazil. <a href="mailto:ubiadler@uol.com.br">ubiadler@uol.com.br</a></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/David-Little.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-111" title="David-Little" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/David-Little-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>SOMMAIRE :<br />
Une étude des Carnets d’Observation Clinique à  l’Institut de l’Histoire de la Médecine de la Fondation Robert Bosch à Stuttgart révèle que jusqu’à la fin de sa vie, Hahnemann a continué à peaufiner sa méthode, à partir de ses cas cliniques. Sa "méthode la plus aboutie" l’a encouragé à écrire la Sixième édition de l’Organon de l’Art de Guérir, afin de proposer des solutions permettant de contrôler les effets indésirables qu’il avait observés avec l’emploi de doses répétées des remèdes homœopathiques. Malheureusement, ce texte n’a été publié que de nombreuses années après sa mort. La sixième édition de l’Organon a  introduit l’échelle de dilutions LM.</p>
<p>OBJECTIFS :<br />
Identifier les cas traités avec les dynamisations LM et analyser l’emploi qu’Hahnemann en a fait.</p>
<p>RESULTATS :<br />
1836 prescriptions of dynamisations LM ont été trouvées, de 1837 à 1843 en trois phases : d’abord de façon isolée ; puis associée comparativement aux dilutions centésimales ; et à la fin de façon systématique. On a pu identifier 35 remèdes en dilutions LM, 7 en dilutions supérieures à LM10 et 3 seulement (Sulphur, Mercurius solubilis et Rhus toxicodendron) employés à la LM30. Ce qui correspond à l’information donnée par Haehl concernant les remèdes qu’Hahnemann avait donné en dilution LM.</p>
<p>CONCLUSIONS :<br />
Hahnemann a vraisemblablement décidé d’écrire la sixième édition, en 1840, pour y introduire ses toutes dernières expériences avec la répétition des doses dynamisées et de modifications périodiques de dynamisations. Il a dû la corriger après février 1842 pour y inclure ses dernières découvertes avec les dynamisations LM prescrites en dilutions ascendantes. L’opinion d’Hahnemann sur la supériorité des quinquagentésimales comparées avec les centésimales était fondée sur un nombre significatif d’expérimentations avec les 2 échelles de dilution.<br />
------------------------------</p>
<p>Chers étudiants et collègues,</p>
<p>     J’ai été en contact avec U. Adler et il m’a envoyé son article dans son intégralité avec quelques images numériques et certaines informations complémentaires, etc. Je dois les féliciter, sa femme et lui, de leur toute dernière recherche statistique sur les Cahiers cliniques d’Hahnemann à Paris. On remarque avec intérêt que les nouvelles recherches des auteurs confirment totalement ce que je dis depuis plusieurs années. Il y a beaucoup plus de cas avec prescription de LM dans les Cahiers Cliniques Parisiens qu’ils ne l’avaient notés dans leur premier article en 1995. Mon premier critère permettant de confirmer une notation de prescription LM était que les symboles retrouvés dans les Cahiers Parisiens d’Hahnemann correspondent bien aux symboles retrouvés sur les flacons de sa sacoche de médicaments retrouvée par R. Haehl. Haehl a noté que les remèdes LM dans sa sacoche de remèdes étaient "désignés comme des médicaments aux globules (en Français dans le texte, ndt) avec 0/1, 0/2, 0/3, etc." Haehl a constaté que certains remèdes étaient dynamisés jusqu’à la 30° dilution. En conséquence, si le symbole est un simple 0 surmontant une barre horizontale sous laquelle est noté un chiffre arabe allant de 1 à 30, c’est que sans aucun doute l’indication est celle d’une dynamisation LM.<br />
     Le témoignage oculaire de Haehl concorde parfaitement avec celui du Révérend Everest. En parlant des nouvelles dynamisations, Everest a dit qu’Hahnemann "les mettait dans un tube de sa sacoche médicale, bien bouché ; il a étiqueté ces dernières 0/1".  Everest a aussi écrit : "La préparation ainsi faite était appelée médicaments au globule (ce qui correspond au 0), pour les distinguer des dynamisations anciennes, qui sont marquées avec une petite croix (x), et appelées médicaments à la goutte (en français dans le texte, ndt)". Mon second critère pour confirmer une prescription de LM est le contexte dans lequel le symbole apparaît. Si les annotations sont en harmonie avec les autres cas prouvés de prescription LM dans les cahiers parisiens, la posologie et la gestion du cas conforme à ce qui est indiqué dans la sixième édition de l’Organon, et avec les témoignages oculaires de grande valeur tels ceux d’Everest, Croserio et Boenninghausen, cela donne une confirmation complémentaire.</p>
<p>     En s’appuyant sur ces critères, j’ai affirmé qu’Hahnemann avait fait plus de 681 prescriptions de LM. Alder les a maintenant estimées à 1886 prescriptions dans les cahiers cliniques parisiens correspondant à 35 remèdes. Mes recherches me permettent de dire que dans les années 1840 et 1841, Hahnemann commence souvent ses cas avec des dynamisations LM assez hautes telles que des LM 5, 7, 10, etc. Après Avril1842, Hahnemann a commence à utiliser de façon systématique des dilutions plus basses telles que LM1, 2, 3 comme il l’a suggéré dans le 6° Organon. U. Adler a confirmé le fait qu’en 1840 et 1841 Hahnemann aurait souvent commence avec des dynamisations LM assez hautes (5, 6, 7, etc.) mais après 2/1842 il a commencé à utiliser de façon méthodique des dynamisations plus basses telles les LM1, 2, 3. Adler a présenté des tableaux récapitulatifs confirmant cette notion. Adler cite un de mes articles dans son travail dans lequel je disais qu’une des raisons expliquant qu’Hahnemann avait baissé ses dilutions, était les aggravations liées à de plus hautes dynamisations prescrites en début de traitement au cours des années précédentes.</p>
<p>      Depuis quelques temps, j’ai affirmé que la version de l’Organon retrouvée par Haehl en 1920 peut ne pas être la même que la copie qu’Hahnemann a envoyée aux éditeurs en 2/1842. Adler en est arrivé lui aussi à la même conclusion. Pourquoi disons-nous cela ? Une raison, c’est parce qu’Hahnemann a modifié sa technique d’utilisation des LM après Avril 1842. C’est pendant la période entre le mois d’avril 1842 et le premier trimestre 1843 qu’Hahnemann a systématiquement utilise les "plus basses" dilutions LM comme il l’a écrit dans une note de pied de page à l’aphorisme 246 de la 6° édition. A mon avis, Hahnemann a dû continuer à ajouter à son manuscrit ses toutes dernières expériences, il devait donc être tout à fait à jour à l’époque de son décès en Juin 1843. Les époux Adler sont d’accord avec moi. Leurs tableaux et leurs commentaires expliquent avec clarté que les notes de pied de page qui ont introduit l’utilisation des premières dilutions LM ont dû être ajoutées après avril 1842, car à cette époque, Hahnemann n’avait pas encore mis au point cette méthode !</p>
<p>     J’ai dit depuis longtemps qu’Hahnemann avait beaucoup fait plus que 27 prescriptions avant Avril 1842 lorsqu’il a essayé de faire publier la première ébauche de la 6° édition de l’Organon. J’ai rendu publique 33 prescriptions à titre d’exemples. Les époux Adler expliquent maintenant qu’Hahnemann a utilisé les dynamisations LM 884 fois avant cete date! Y compris les prescriptions que j’ai publiées sur le net. Dans son premier article, U. Adler prétendait que les 27 prescriptions LM faites avant 2/1842 étaient des dilutions de Sulphur. J’ai dit depuis des années que j’ai vu qu’il y avait d’autres remèdes en dehors de Sulphur prescrits avant cette date et j’avais publié quelques exemples sur le net. Les époux Adleer ont maintenant confirmé ce point. Parmi les autres remèdes, on peut citer Hep-s., Lyc., Bell., Sil., Rhus-t., Nux-v., Merc., Graph., Bry., Alum., Caust., and Calc.</p>
<p>     Le nouvel article d’Adler confirme plusieurs choses que j’ai dites depuis de nombreuses années. Il y a ceux qui ont utilisé l’information incomplète du premier article d’U. Adler comme une référence pour affirmer qu’Hahnemann n’avait pas "beaucoup d’expérience" avec les LM, etc. Certains se comportent comme s’il n’avait même pas essayé de publier la 6° édition. Il y a ceux qui ont répété ce même refrain bien que je leur avais donné des exemples de plusieurs prescriptions LM et avec des remèdes autres que Sulphur, faites avant Avril 1842. Ils ont dû fermer les yeux sur cette donnée.<br />
     Pour certains, Avril 1842 est une date "butoir" pour la 6° édition de l’Organon mais ce n’est pas le cas. Les tableaux de la nouvelle étude des époux Adler montrent de façon claire qu’Hahnemann n’a pas utilisé systématiquement les dynamisations LM les plus basses comme les LM1, 2, 3 AVANT cette date. Sur cette notion, les époux Adler font remarquer qu’Hahnemann a changé la 6° édition de l’Organon après Avril 1842 pour y inclure cette nouvelle donnée. C’est tout à fait normal qu’Hahnemann ait continué de mettre à jour son manuscrit en y incorporant ses toutes dernières expérimentations faites au cours des 3 derniers trimestres de 1842 et les 2 premiers de 1843.</p>
<p>      Je suis heureux de constater que les recherches des Adler et  les miennes "se recoupent" plutôt que d’être tout à fait opposées. Lorsque deux parties indépendantes font les mêmes propositions, cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie. J’espère que ceux qui continuent d’ignorer une information exacte reviendront à la raison puisqu’il est évident que 886 prescriptions de 14 remèdes différents avant avril 1842, et 1886 prescriptions de 35 remèdes au total, constituaient une expérience suffisante pour pouvoir parler des dynamisations LM.</p>
<p>     On doit aussi comprendre que Hahnemann avait 86 ans en Avril 1842, il devait savoir évidemment qu’il ne lui restait que peu de temps à vivre sur cette terre. C’est la raison principale qu’il lui a fait essayer de publier la 6° édition de l’Organon. C’était très important pour lui de donner ses toutes dernières idées à ses disciples et collègues avant de mourir. Il a écrit à Boenninghausen et Hering pour leur demander leur avis quant à cette nouvelle édition de l’Organon en 1842 et adressé à Boenninghausen l’historique de deux cas cliniques traités par des LM pour qu’il en prenne connaissance en 1843. Considérons la situation avec compassion et connaissance (sic). La notion qu’Hahnemann avait peu d’expérience des LM se révèle faux. Les époux Adler et mes recherches mettent fin à de telles idées une fois pour toutes !</p>
<p>     Quant à mes affirmations sur la méthodologie utilisée par Hahnemann pour les dilutions LM en clinique. Ces affirmations seront parfaitement documentées par des lettres, des témoignages oculaires et des traductions des Cahiers cliniques d’Hahnemann à Paris faites par mon équipe et seront mises à disposition du public au moment choisi. J’ai soumis des exemples de nos traductions, des images numériques et des données à la Fondation Robert Bosch à Stuttgart, Allemagne (qui est détentrice des cahiers originaux) et j’ai obtenu leur autorisation de publier ces informations dans les livres, des articles et sur mon site internet. Je les remercie profondément de l’honneur qu’ils me font.</p>
<p>     Similar Minimus<br />
     Sincerely, David Little</p>
<p>- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - "C’est la force vitale qui guérit les maladies parce qu’un homme mort n’a pas besoin de remèdes." - Samuel Hahnemann</p>
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		<title>Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 15:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...

Eugene Beauharis Nash
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.
Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:
"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong><br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-132" title="nash02bis" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Questions en Homéopathie </strong>par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...</h1>
<p><strong><br />
Eugene Beauharis Nash<br />
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.</strong></p>
<p>Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:</p>
<p>"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent pourquoi il y a des cas où les hautes dynamisations n'agissent pas, alors que les basses sont efficaces. Je fais remarquer que nous pouvons avoir un remède, selon Hahnemann, très semblable au cas - mais non le simillimum - où une dose unique ou répétée d'une haute dynamisation n'aura pas d'action pour vous, mais dans une dynamisation plus basse, nous aurons un effet, quoique transitoire et n'amenant pas à une guérison.</p>
<p>Le cas suivant illustrera mon propos. C'est un cas de diarrhée chronique, pour lequel le choix se portait sur Sulphur. Je le prescrivais en MM, CM, 200 en doses uniques et répétées, sans quelque effet que ce soit, puis je donnai une 30°, une dose deux ou trois matins successifs, ce qui arrêta la diarrhée, mais n'amena pas la guérison. Je savais que je n'avais qu'un simille et non le simillimum, quelques temps plus tard, le patient se mit à tousser à 4 h du matin, avec haut-le-cour, cyanose du visage, transpiration froide et tremblement. Ant. Tart. CM une dose, guérit la toux et la diarrhée. Sulphur était le simille mais Ant. Tart. était le simillimum."</p>
<p>Question. Était-ce un cas de maladie chronique? Hahnemann en page 23, vol. 1 de la traduction par Hempel des Maladies Chroniques, dit que les affections les plus chroniques ont leur origine dans les trois miasmes chroniques connus, la Syphilis, la Sycose et la Psore. Duquel de ces trois miasmes dépend ce cas?</p>
<p>Dans les Maladies Chroniques d'Hahnemann, Ant. Tart. n'est pas classé parmi les antipsoriques, bien qu'il semble ne pas faire de doute qu'il a guéri le cas. Maintenant, si le simillimum a été trouvé dans ce cas, peut-il ne pas guérir, si une guérison est malgré tout possible, la maladie étant chronique, et le remède n'ayant jamais été reconnu comme devant être classé parmi l'un des remèdes considérés comme anti-syphilitiques, antisycotiques ou antipsoriques? Voilà pour cette maladie chronique guérie par Ant. Tart.</p>
<p>Dans le volume 22, page 317, "Medical Advance", on cite la réponse du Dr. Hawley à la question suivante du Dr. Stow: "Le Dr. Hawley pourrait-il expliquer ce que nous devons faire des analogues?"</p>
<p>"Vous ne pouvez, selon les enseignements de l'Organon, utiliser autre chose que le remède le plus semblable. Le terme analogue s'applique aux remèdes d'une classe ayant les mêmes caractéristiques."</p>
<p>C'est ce que je lis dans l'Organon. Alors est-ce vrai que seul le simillimum guérit tandis que le simille ne fait que réaliser une palliation et ne guérit jamais? Que penser des intercurrents, des remèdes compatibles et des complémentaires? Voyez dans l'Organon, l'aphorisme 171, où Hahnemann parle de l'emploi de plusieurs remèdes antipsoriques successivement.</p>
<p>Depuis le temps d'Hahnemann, nous avons ajouté de nombreux remèdes à notre Matière Médicale, parmi lesquels on peut citer Baptisia, Cactus, Cimicifuga, Gelsemium, Lilium tig., etc. Si, au temps d'Hahnemann, s'était manifesté chez un patient une situation clinique dont le simillimum se trouvait être uniquement un des remèdes cités ci-dessus, qu'aurait t'il pu faire pour les guérir?</p>
<p>De nombreux remèdes nous sont encore inconnus. Si nous avons un patient dont le simillimum n'a été encore développé dans notre Matière Médicale, que faire? Si nous ne connaissions aujourd'hui qu'une moitié des remèdes potentiels encore existants, et si seul le simillimum guérit, alors malgré toute notre sagacité, nous ne guéririons qu'une moitié de nos patients, à moins que plus d'une moitié de ceux-ci n'ait besoin des remèdes que nous connaissons. Je me souviens d'une histoire d'accident qui survint à l'époque de ces anciennes auberges. Dans certaines d'entre elles il était de coutume, alors que les voyageurs et les consommateurs se réunissaient au bar pour passer la soirée, que chacun pose une question à l'assemblée, et celui qui posait une question à laquelle il ne pouvait pas répondre lui-même devait avoir un gage.</p>
<p>Je ne souhaite pas qu'une telle règle soit appliquée ici, car je pourrai me retrouver dans la situation difficile du propriétaire, qui, lors d'une de ces réunions, avait poussé un voyageur hollandais à poser une question.</p>
<p>"Bien" dit le hollandais, "Puisqu'il le faut, voici. Comment un Suisse peut-il creuser un trou et ne laisser aucune trace de terre sur le bord?"</p>
<p>"Je donne ma langue au chat," répondit le propriétaire, répondez-vous même."</p>
<p>Le Hollandais: "Il commence par le fond."</p>
<p>Le propriétaire: "Comment cela se peut?"</p>
<p>Le Hollandais: "Oh, ça, c'est votre problème."</p>
<p>Il va sans dire que le propriétaire a eu le gage cette fois.</p>
<p>Maintenant, au risque de ne même pas parvenir à suggérer la réponse correcte à certaines de mes propres questions, je propose les suivantes:</p>
<p>1. La majorité des maladies aiguës, avec des soins appropriés et un régime va évoluer favorablement sans traitement.</p>
<p>2. Le simillimum va réduire leur durée en les guérissant rapidement.</p>
<p>3. Le simile le plus proche aidera et assurera une récupération plus rapide et réduira les souffrances, mieux que l'abstention thérapeutique.</p>
<p>4. Même ces maladies qui ne se seront pas améliorées du tout sans traitement guériront ou seront améliorées par le simillimum ou le simile.</p>
<p>Pour ce qui est des complémentaires. Nous voyons souvent dans l'étude des cas évoqués dans nos journaux, lorsque des résultats spectaculaires ont été obtenus avec un remède particulier, que ce remède a été suivi par un autre remède pour achever la guérison.</p>
<p>Un cas me vient à l'esprit, rapporté par le prince des prescripteurs, le Dr. A. Lippe, dans l'Organon (le journal), dans lequel un très mauvais cas de pneumonie avait remarquablement bénéficié de Kali carb., mais pour obtenir une guérison définitive, il avait fallu donner ensuite Lycopodium. Il avait du utiliser deux remèdes dans ce cas, deux antipsoriques. S'agissaient-ils de deux simile, ou lequel d'entre eux était le simillimum ?</p>
<p>Avant la découverte de Baptisia, il est indubitable que les cas pour lesquels ce remède était le simillimum, ont été traités par quelques-uns de ces analogues, tels qu'Arnica, Rhus, Arsenic, etc. Toutes ces maladies ont-elles seulement palliées, ou de tels cas devaient-ils mourir du fait du manque du simillimum?</p>
<p>Maintenant, nous devons soulever encore une question. Dans le traitement des maladies chroniques, celles sous la domination de la psore ou compliquées par cette dernière, nous avons appris à administrer le remède antipsorique, puis attendre sous l'action du remède que la guérison s'accomplisse ou que l'action de la dose administrée se soit épuisée. Si pendant l'action de ce remède, le patient est affecté d'une maladie aiguë telle une pneumonie, une dysenterie ou une fièvre typhoïde, le traitement approprié de l'affection aiguë va t'il interférer avec l'action du remède antipsorique administré pour la maladie chronique?</p>
<p>Il est vrai que certaines maladies chroniques ont leur origine dans une affection aiguë traitée de façon inadéquate, ainsi ce cas rapporté par Caroll Dunham, dans lequel il pouvait (ou tout au moins le croyait-il) retrouver la cause déclenchante dans la suppression d'un eczéma du cuir chevelu. Il donna le remède que l'enfant aurait du avoir lors de la maladie aiguë, avec comme conséquence la réapparition de l'eczéma et la disparition de toutes ces suites. On a rapporté de nombreux cas de ce type.</p>
<p>Entraver l'action du remède dans un tel cas serait certainement hasardeux. Les cas que nous venons de voir ne sont pas concernés, mais plutôt ceux pour lesquels l'affection aiguë dépend d'une affection psorique.Bonninghausen conseillait (voir Hom. Phys., vol IX, page 203), d'utiliser des remèdes intercurrents pour les maladies chroniques; et il nous donne dans la page suivante une liste de remèdes lors des perturbations d'un traitement antipsorique (c'est ainsi qu'il les appelle) et il donne un certain nombre d'exemples, tels des suites de refroidissement, de frayeur, d'indigestions, fatigue, etc. Maintenant revenons à ma question.</p>
<p>Ces remèdes administrés pour l'affection aiguë gênent-ils de façon significative l'action du traitement antipsorique? Si ce n'est pas le cas, alors bien sûr, tout ce qu'on doit faire après avoir employé le remède pour l'affection aiguë jusqu'à sa résolution, est d'attendre encore sous l'action du remède antipsorique.S'ils perturbent le traitement chronique, alors l'antipsorique doit être répété. Ces questions peuvent avoir toutes été réglées dans l'esprit de quelques uns, mais pas de tous, et je ne connais personne de plus capable de les trancher que Boenninghausen.</p>
<p>Finalement: Que penser de notre liste de remèdes antipsoriques ? Combien et lesquels de tous les remèdes développés depuis le temps du travail d'Hahnemann sur les Maladies Chroniques, ont été ajoutés à sa liste?</p>
<p>L'année dernière, le Dr. Wesselhoeft dans un article sur Aloe disait sa conviction que ce remède justifiait d'être dans cette liste. Cette prétention selon ce que j'ai compris était fondée principalement sur le fait que les troubles chroniques dissipés par ce remède, étaient souvent suivis par la réapparition d'un trouble cutané auparavant supprimé, les symptômes à partir desquels ce remède avait été prescrit semblant dépendre de cette réapparition, et certainement, ce serait considéré comme une évidence si l'éruption était survenue sous l'action de Sulphur, Causticum ou Arsenic.</p>
<p>Maintenant, remarquez, le Dr. W. écrit: "Aloe n'était choisi qu'à cause des symptômes de la diarrhée, qui étaient très caractéristiques."Si le Dr. W. avait reconnu quelque élément de la psore dans ce cas clinique, ne devait-il pas prescrire de la même façon exactement Aloe, bien qu'il ne soit pas encore reconnu comme remède antipsorique?</p>
<p>A la lumière de ce fait, permettez-moi de soumettre à votre sagacité ce qui suit:</p>
<p>Si les principes formulés dans la phrase "Similia Similibus Curantur" sont vrais, alors:</p>
<ul>
<li>1. Le remède indiqué par les symptômes doit être curatif sans se soucier de ses caractéristiques antipsoriques ou non.</li>
<li>2. Lorsqu'un remède qui semble indiqué échoue, nous ne devons pas attribuer cet échec à la psore, mais simplement au fait que nous n'avons pas bien pris toute l'observation; et une recherche complémentaire dans ses antécédents fera apparaître un autre tableau, et de ce fait, indiquer un autre remède, qui sera peut-être un remède antipsorique.</li>
<li>3. Si Sulphur, administré pour neutraliser une psore que nous suspectons, agit si souvent de façon bénéfique, c'est parce que Sulphur a une très large portée d'action, couvre beaucoup plus de symptômes dans le domaine de la psore que n'importe quel autre remède jusqu'à présent connu. En d'autres termes, c'est plus souvent le Simillimum.</li>
<li>4. Si Hahnemann vivait encore aujourd'hui, en plus du premier volume, une nouvelle édition des Maladies Chroniques aurait été publiée.</li>
</ul>
<p>Voici un extrait de la discussion qui suivit l'exposé du Dr. Nash, exposé qui eut lieu au Congrès de L'IHA en 1889, à Toronto au Canada.</p>
<p>Dr. Ballard: Qu'est-ce que la psore?</p>
<p>Dr. Nash: Demandez-moi quelque chose de plus facile, demandez-moi ce qu'est la scrofule.</p>
<p>Dr. . C. Allen: J'aimerai savoir où il situe la différence entre simile et simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Le Dr. Schmitt peut répondre, c'est une des questions pour lesquelles j'ai écrit cet exposé. J'aimerais savoir si nous devons comprendre que nous ne guérissons que si nous avons le simillimum, ou si n'ayant pas le simillimum, le simile le plus proche permet d'obtenir une réaction curative et donc utile. Il est certain que si Cactus est le simillimum pour un groupe symptomatique, il n'y a pas d'autre remède qui puisse être le simillimum. Il est vraisemblable que de nombreux cas pour qui Cactus est donné aujourd'hui, étaient auparavant couvert par d'autres remèdes, puisque nous ne connaissions pas encore Cactus.</p>
<p>Dr. Stow: Le meilleur simile n'est-il pas vraiment l'exact simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Pas nécessairement.</p>
<p>Dr. Stow: Je voudrais savoir pourquoi c'est le cas?</p>
<p>Dr. Nash: Je ne peux l'expliquer; parce que, comme je l'ai dit auparavant, il ne peut y avoir aucun autre remède hormis Cactus si Cactus est le simillimum. C'est le remède le plus semblable, mais si vous ne savez rien de Cactus, et que Cactus est le simillimum, alors les autres remèdes qui prennent sa place ne sont que des simile et non le simillimum.</p>
<p>Dr. Stow: Cela permet d'expliquer un petit point que je mentionnais hier, le Dr. Lippe me disait que nous savons que les remèdes se suivent les uns les autres, un remède agit jusqu'à un certain point, et un autre devient nécessaire. C'est exactement ce que le Dr. Lippe faisait lorsque nous avions d'autres remèdes; c'est la cure en zig-zag.</p>
<p>Dr. Campbell: Si le simillimum n'avait pas encore été découvert, ces patients devraient mourir si nous n'avions pas de remède suffisamment semblable à leur apporter pour atteindre un certain niveau d'amélioration. Donc, nous devons continuer à développer de nouveaux remèdes, car le simillimum reste encore inconnu pour certaines maladies.</p>
<p>Dr. Nash: le Dr. Hering a dit qu'il devrait y avoir un simillimum pour tous les cas. J'aimerai avoir l'avis du Dr. Kent.</p>
<p>Dr. Kent: Cet exposé est si déconcertant que je ne vois pas bien où vous voulez en venir; il a soulevé un grand nombre de questions et n'a répondu à aucune. Cela me prendrait deux ans pour répondre à cet exposé, et l'Organon a déjà tout dit à ce sujet. Il y a un point important à considérer, nous essayons de faire une distinction entre simile et simillimum, avec laquelle je ne suis pas d'accord. Je ne doute pas, par expérience, que deux remèdes puissent être assez semblables à la totalité des symptômes, et si l'un peut être le simillimum, les deux peuvent être suffisamment semblables pour guérir; mais comment pouvez vous dire lequel des deux est le simillimum, ou s'ils le sont l'un et l'autre.</p>
<p>Si vous procédez par paliers, vous pouvez l'envisager ainsi: le remède peut être si dissemblable, qu'en dynamisation, il n'aura pas ou peu d'effet sur la maladie; plus il deviendra similaire, plus il gagnera en capacité à changer les symptômes. Il peut être suffisamment semblable pour troubler, pour changer les symptômes sans guérir, et donc vous n'avez pas amélioré le patient, mais seulement changé les symptômes. J'ai pu constater cela dans le traitement de fièvres intermittentes plus qu'avec toute autre affection, en administrant un remède ayant quelques caractéristiques de ces fièvres sans correspondre réellement au génie de la maladie ou du patient, puis en donnant à la suite son complémentaire; et vous pouvez ainsi changer de remède de temps en temps pendant 5 à 6 semaines; je l'ai constaté tant de fois.</p>
<p>Les remèdes doivent avoir suffisamment de similitude pour obtenir des résultats curatifs, et améliorer la santé du patient, améliorer son état général que la maladie soit aiguë ou chronique. Lorsque le remède a effectué tout le bien qu'il était capable de donner, alors son complémentaire doit prendre le relais et continuer le travail. Il s'agit d'une question d'expérience bien reconnue dans l'Organon et par l'expérience de chacun, et il me semble que l'exposé n'apporte rien de nouveau, car c'est conforme à l'expérience de tous. Qu'il s'agisse de la psore ou d'un miasme aigu, vous pouvez avoir un médicament assez semblable pour perturber le cas, ou suffisamment semblable pour avoir une action curative, ou le simillimum, qui est la médecine qui guérit les symptômes actuels, les supprime totalement.</p>
<p>Dr. Nash: Le simillimum guérit la globalité du cas.</p>
<p>Dr. Kent: Le Dr. Nash fait une erreur dans sa référence du Dr. Lippe à Kali carbonicum et Lycopodium dans une pneumonie (j'en ai oublié la référence exacte), évidemment Kali carb. était le simillimum et fit disparaître tous les symptômes présents à ce moment là; nous ne devons pas considérer le simillimum comme un remède qui va complètement guérir la maladie, mais qui va contrôler pour le moment le cas et amener en surface une deuxième série de symptômes, alors que les remèdes ayant une action curative partielle pour une partie des symptômes ne feront disparaître que quelques symptômes, justifiant un autre remède.</p>
<p>Le simillimum ne doit pas fait disparaître d'un coup la maladie, mais seulement une partie des symptômes correspondant à sa totalité. Le remède qui change la globalité symptomatique à tel point qu'il peut guérir, par conséquent qui va amener une disparition de quelques symptômes dans le tableau présent, et en faire surgir d'autres à leur place, ne va produire aucune action curative s'il n'y a pas de symptômes physiques apparaissant à la place de symptômes psychologiques; mais en règle générale, les symptômes mentaux disparaissent sous l'effet du remède semblable, même si les symptômes physiques peuvent être plus inquiétants, et cependant le patient dira: "Je me sens mieux."</p>
<p>Dr. Nash: Le Docteur (Hahnemann, je suppose, ndt.) n'a pas fait mention de ce que nous devons faire si nous n'avons pas le remède le plus similaire; il y a des remèdes qui ont été découverts depuis l'époque d'Hahnemann; ce sont les remèdes les plus semblables pour l'état actuel du patient, bien meilleurs que les remèdes qu'Hahnemann avait à sa disposition; et il y a probablement encore beaucoup de remèdes inexpérimentés qui se révèleront encore plus semblables ou même le simillimum pour la guérison d'affections pouvant survenir chez les patients. Bien sûr, que vous l'appeliez simillimum ou remède semblable, nous devons agir, et en fait la seule question à se poser est de savoir si notre action va être bénéfique pour notre patient. Je crois avec le Dr. Kent que le remède le plus semblable est le mieux que nous puissions faire, et bénéficiera à notre patient en fonction de sa similitude. Il m'arrive parfois dans des cas difficiles - et je me doute que cela doit vous arriver à tous - de me dire que maintenant l'homéopathie devrait guérir ce cas.</p>
<p>Je pense avoir choisi le remède le plus proche, et pourtant mon patient ne vas pas mieux; je n'obtiens pas l'amélioration comme je le devrais. On ne peut affirmer que nous avons à présent dans notre Matière Médicale tous les semblables ou les 'simillimums' couvrant tous les maux de l'humanité. Je crois qu'il n'y a pas de remède qui peut guérir aussi complètement que Cactus lors d'un tableau symptomatique très semblable à Cactus, mais en zig-zagant, les symptômes peuvent après un moment être extériorisés. Si je devais donner une définition, je dirais que le semblable fait disparaître la totalité des symptômes pour lesquels il a été choisi, et le simillimum couvre parfaitement la totalité et la guérit complètement.</p>
<p>Dr. Campbell: et pourtant, on peut avoir le problème sous un autre angle. Nous avons à notre disposition un plus grand nombre de remède que nos "Doyens", mais qui peut se vanter de résultats plus brillants que les leurs? J'en veux pour exemple, 400 cas d'épilepsie guéris, par le Dr. Boenninghausen.</p>
<p>Dr. Nash: Il aurait un encore meilleur résultat aujourd'hui, avec les moyens que nous avons à notre disposition.</p>
<p>Dr. Beigler: C'est un exposé auquel il est difficile de répondre, parce qu'il y a tant de questions soulevées, mais nous devons faire confiance à l'Organon pour répondre à toutes. Je voudrais dire que la question de trouver le simillimum dans tous les cas me paraît bien improbable; ou aurons nous toujours un simillimum pour toutes les catégories et les formes cliniques de maladie?</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%" align="center">
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham.jpg"><img title="dunham" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham-150x150.jpg" alt="Carroll Dunham" width="150" height="150" /></a></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption " style="width: 160px;">
<dd class="wp-caption-dd">Carroll Dunham</dd>
</dl>
</div>
<p>Carroll Dunham<br />
29 Octobre 1828 - 18 Février</td>
<td width="50%" align="center">
<div id="attachment_191" class="wp-caption alignnone" style="width: 160px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-191" title="lippe" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Adolf Lippe</p></div>
<p>Adolph Lippe (en fait Adolph Graf zur Lippe-Weissenfield)<br />
11 Mai 1812 - 23 Janvier 1888.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><em>Les photos de Dunham et Lippe sont prêtées gracieusement par Julian Winston.</em></strong></p>
<p>photos copyright (C) Homéopathe International 2001</p>
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