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	<title>Planète Homéo &#187; scandale</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Tenez le coup M. Servier!</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 06:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore lu de se procurer l’excellent livre « Le grand secret de l’industrie pharmaceutique » par Philippe Pignarre, ex grand manitou de la communication chez Big Pharma. Prenez cependant un peu d’Ipéca avec vous au cas où la lecture vous suscite par trop la nausée et l’indignation.
L’affaire Servier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Je conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore lu de se procurer l’excellent livre « Le grand secret de l’industrie pharmaceutique » par Philippe Pignarre, ex grand manitou de la communication chez Big Pharma. Prenez cependant un peu d’Ipéca avec vous au cas où la lecture vous suscite par trop la nausée et l’indignation.</p>
<div id="attachment_1125" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Hiroshima.jpg"><img class="size-medium wp-image-1125" title="Hiroshima" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/Hiroshima-300x219.jpg" alt="Hiroshima 1945, encore une raison de plus d’être fier de la science et de ses perspectives illimitées" width="300" height="219" /></a><p class="wp-caption-text">Hiroshima 1945, encore une raison de plus d’être fier de la science et de ses perspectives illimitées</p></div>
<p>L’affaire Servier était la suite attendue du coup de la vaccination contre la grippe H1N1. J’écrivais à l’époque que cet abominable excès jouerait probablement le même rôle qu’en son temps l’affaire du collier de la Reine…</p>
<p>L’opinion publique, qui a bon dos, commence en effet en prendre conscience du degré de pourrissement où nous ont menés Servier et consorts. Il ne faut pas se leurrer en effet : imaginez dans quels rouages sont nichés les vrais grands comme Pfizer, Aventis, Synthélabo et les autres américains. Quel pouvoir leur échappe ? Jusqu’où ont-ils poussé la corruption pour faire avaler leurs drogues ?</p>
<p>Si l’on songe au degré d’intrication entre Servier et les politiques (le labo servait de couverture à nos espions à l’étranger, etc.), quelle amplitude peut-être atteinte par les vrais colosses américains ? Combien de magouilles ne connaîtrons-nous jamais ?</p>
<p>Pignarre relate l’OPA d’Aventis sur Sanofi-Synthélabo pour illustrer quelque peu la situation. Attention, prenez un papier, un crayon et un sac papier. En temps normal, une acquisition se fait par fusion de deux groupes, chacun apporte ses actions dans la constitution d’une nouvelle entité. La part du capital possédée par les anciens actionnaires reste la même en valeur absolue mais se trouve diluée en valeur relative. A l’époque L’Oréal qui détenait plus de 50% des actions de Synthélabo a vu ses parts dans Sanofi-Synthélabo passer à 19, 5 %. Jusque là, tout est logique. Cependant cette fois c’est le tout petit Aventis qui a décidé de se payer le gros Sanofi-Synthélabo. Ce dernier propose en effet de reprendre 1 action Aventis conte 0, 833 action Sanofi-Synthélabo <em>plus la somme de 19,18</em> EURS. Cet échange inégal est compensé par une somme en cash que la nouvelle entreprise devra verser.</p>
<p>Comme il y avait 800 millions d’actions Aventis en circulation, on arrive à la somme rondelette de 16 milliards d’euros ! Dans un premier accord, la somme était de « seulement » 8 milliards d’euros, c’est suite à l’intervention de Nicolas Sarkozy (ministre des finances) que la somme a été doublée. Quels liens peuvent exister entre le consortium dirigé par BNP-Paribas, <a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/05/alzheimer-nouvelle-fondation-de-cooperation-scientifique-mai.html">François Sarkozy</a>, Nicolas et les autres ? N’étant qu’un simple praticien en dehors du secret des dieux, je ne puis que former des hypothèses, toujours est-il que la nouvelle société voit le jour avec 16 milliards de dettes dans son berceau. Sur le plan comptable c’est grandiose car il n’y aura pas de réel bénéfice avant longtemps et chaque sou gagné ira combler la dette avant tout impôt (Jean-Claude je te rappelle en passant que tu ne dois pas oublier de payer ton amende de stationnement avant lundi).</p>
<p>Le plus rigolo c’est qu’une telle somme représente la recherche et création d’environ 60 nouveaux médicaments. Or cette somme colossale n’ira pas au financement de la recherche mais bien dans les poches des financiers et des actionnaires.</p>
<p>Ces mêmes actionnaires ont donc fait le pari de gagner un maximum en regroupant le plus possible de sites. A la clé : <em>licenciements à outrance</em> (les gueux ne sont tolérés que s’ils rapportent) et <em>rançonnement des pouvoirs publics</em> <em>et de la sécu</em> pour obtenir des prix les plus hauts possibles pour les nouveaux médicaments qui n’auront que des avantages microscopiques par rapports aux molécules précédentes (les pékins vont raquer grâce à la prescription des tout nouveaux médicaments par nos confrères bien informés).</p>
<p>Songez simplement que ces géants de l’industrie détiennent à eux seuls toute définition de ce qui est <em>scientifique</em> de ce qui ne l’est pas. Je pense que vous voyez ce que je veux dire !</p>
<p>C’est un véritable <em>terrorisme intellectuel et économique</em> qu’ils font régner. La pensée unique est relayée par les milliers de rouages non pensants, tous ceux qui sont fiers et heureux d’avoir acquis des « connaissances » lors de longues études. Les menaces et le chantage sont exercés directement auprès des gouvernements, par exemple Pfizer menace de se retirer de France en 2002 si on ne lui paye pas le prix qu’il demande pour ses médicaments. Les petits labos se contentent juste de faire peser des menaces de licenciements... à chacun son échelle.</p>
<p>Dans une interview à Science (décembre 2010), ce sont ces mêmes propos, « terrorisme intellectuel » que tient le Pr Montagnier, qui a décidé de fuir la terreur pour gagner la Chine, où il sera libre de mener ses travaux sur les signatures électromagnétiques des virus et bactéries. Il vient de prouver que l’ADN provoque des changements de la structure de l’eau, qui persistent même à de très hautes dilutions. Personne dans un Occident à la botte des grands labos ne veut entendre pareille vérité même si elle vient de la bouche d’un Nobel.</p>
<p>La Bête a faim, de plus en plus faim, alors tous les moyens sont bons. Pignarre cite quelques exemples :</p>
<p>-<em>changer la législation des brevets</em>. Les labos font tout pour freiner et empêcher l’arrivée des génériques sur le marché, en multipliant les plaintes sous n’importe quel prétexte et tenter de gagner du temps et la bataille juridique. En outre, les labos entendent garder les droits sur les études qui ont permis la mise au point d’un médicament pour forcer le génériqueur à payer la sienne, complètement inutile ! Ajoutez les menaces du gouvernement américain contre tout pays du tiers monde qui aurait l’audace de fabriquer des génériques. Et pour finir, l’objectif ultime : allonger la durée de protection des brevets…</p>
<p>-<em>modifier les résultats des études</em>. Les industries recrutent à pix d’or les spécialistes capables de fabriquer une étude qui ne s’attarde que sur les points essentiels, ceux qu’on veut prouver. Si des résultats toxicologiques sont inquiétants, est-ce que les sujets tests étaient sains ? N’ont-ils pas été recrutés sur des populations trop pauvres ou démunies ? Le niveau d’abjection rappelle ici la vieille blague raciste de l’Alabama, celle du riche blanc qui conduisant à bord de son luxueux 4X4 à toute vitesse écrabouille des enfants noirs à la sortie de l’école. Le shérif fait le constat : « à quelle vitesse marchaient les enfants lorsqu’ils ont heurté votre véhicule ? ».</p>
<p>Une pensée émue ici pour le bon Docteur Scott Reuben qui avait tout inventé (voir Le Monde, J.C Ameisen). L'anesthésiste américain, auteur respecté de dizaines d'articles médicaux, a avoué sa fraude en 2008. Non par remords. Mais parce qu'il a été démasqué : deux des résumés d'études qu'il avait produits en mai 2008 ont intrigué les services de santé du Baystate Medical Center (Massachusetts), où il était chef du service antidouleur. Le Dr. Reuben n'avait pas l'autorisation de conduire ces essais. L'ampleur de l'imposture n'a pas tardé à être découverte.</p>
<p>La fraude durait depuis 1996. C'est l'une des plus importantes du genre. Le physicien Hendrick Schön, des Bell Labs, auteur d'au moins seize articles bidons entre 1998 et 2001 ou le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, qui avait prétendu, en 2004, à partir de résultats truqués, avoir réussi le premier clonage humain font figure d’amateurs à côté de Scott Reuben, parfois qualifié par la presse anglo-saxonne de "Dr Madoff", en référence à l'escroc de la finance.</p>
<p>La course aux honneurs, et aux crédits qui les accompagnent, est le moteur de ce type de comportement. Les « travaux » du docteur Reuben étaient en partie financés par Pfizer, qui en avait fait l'un de ses porte-parole lors de conférences scientifiques où ses interventions étaient rémunérées. Un représentant de la firme s'est dit « déçu d'apprendre les allégations envers M. Reuben. » Ce dernier n'hésitait pas à défendre auprès des instances d'autorisation des médicaments l'usage de molécules qu'il testait sur ses patients fictifs...</p>
<p>-<em>induire volontairement les médecins en erreur</em>. La technique ici consiste à multiplier les articles dans les revues médicales et scientifiques, en les présentant différemment ou en changeant les noms des auteurs. On recycle ainsi sans fin quelques études ou autres tirés à part distribués à nos confrères pour donner ainsi l’impression qu’un grand nombre de cas et d’études ont confirmé les fabuleux effets de la drogue vantée…</p>
<p>-<em>créer de nouvelles maladies</em>. Il s’agit ici de profiter de la frontière parfois floue entre le normal et le pathologique, de sortir la drogue qui correspond, former des associations de patients, etc. Prenez le taux de cholestérol ou la tension artérielle, à quels niveaux doivent-ils être traités ? Une modification infime correspond à des milliards d’euros pour l’industrie. On a vu surgir des tas de troubles psychiatriques qui n’existaient pas juste quelques années avant : dysthymie, dépression récurrente brève, troubles obsessionnels compulsifs, etc. La ménopause masculine est elle aussi un marché créé de toute pièce par Unimed, un énorme labo américain, avec une pub magistrale : celle de la jauge d’essence qui baisse. « Fatigué ? Déprimé ? Baisse de la libido ? Peut-être manquez-vous de testostérone ! » L’arnaque est grandiose puisqu’on pourra trouver des taux hormonaux en baisse… mais en oubliant qu’il est physiologique que la testostérone baisse de 1,2% tous les ans en moyenne, probablement en relation avec le fait que la nature cherche ainsi à prévenir le risque de cancer de la prostate.</p>
<p>Chaque année presque 2 millions de gens sont hospitalisés à cause d’un effet indésirable d’un médicament (dont un tiers en état grave). Cela fait environ 10% des patients hospitalisés, et représente 18.000 morts par an (le double des accidents de la route)</p>
<p>-<em>multiplier la dépendance entre journaux, congrès et industriels de la pharmacie</em>. Pourquoi par exemple l’American Heart Association apporte-t-elle son soutien exclusif à la seule aspirine fabriquée par Bayer ? L’idée consiste à exploiter le renom d’un journal pour vanter le produit.</p>
<p>-<em>faire baisser le coût des essais cliniques</em>. Evidemment l’idée consiste à faire les essais dans les pays pauvres et à terme à remanier les accords d’Helsinki pour se permettre des études faciles avec les pays pauvres. Récemment un labo américain a testé une super drogue anti-choléra en Haïti. Résultat : une trentaine de morts directement imputables à la drogue.</p>
<p>Nous portons tous la honte de savoir que 90% des gens meurent pour que 10% des malades des pays riches soient « soignés ». Combien de temps cela peut-il encore durer ?</p>
<p>J’avais coutume de dire que je ne verrais pas l’écroulement du système de mon vivant, mais grâce à notre ami Servier et à la crise économique, j’ai des doutes !</p>
<p>Comme on l’a vu avec les géants américains de la banque, on est passé du dicton « <em>too big to fail</em> » à « too big to save ».</p>
<p>Il n’y a pas encore cependant de vraies raisons de se réjouir, la situation ressemblerait à un chaos total comme celui d'Hiroshima après la bombe. Qui peut prétendre prendre la relève ? L’homéopathie est encore désorganisée : elle n’a pu que survivre face à l’écrasante machine de Big Pharma.</p>
<p>Même si l'homéopathie n'a aucune leçon de science ou d'éthique à recevoir, nous manquons cruellement de bons praticiens, correctement formés. Aujourd’hui je conseillerais encore aux patients de consulter un médecin allopathe « raisonnable » plutôt qu’un des nombreux charlots qui prescrivent des granules à droite et à gauche.</p>
<p>Alors même si nous savons que la médecine de demain sera physique ou ne sera pas et que l’écroulement de l’ancienne médecine est inéluctable, s’il vous plaît Monsieur Servier, essayez de tenir encore quelques années qu’on puisse s’organiser !</p>
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		<title>Les 50 raisons d&#8217;être homéopathe du Dr. Burnett (1)</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 07:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Première raison d'être homéopathe
Dr James Compton Burnett
On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Première raison d'être homéopathe</h1>
<h2>Dr James Compton Burnett</h2>
<div id="_mcePaste"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-136" title="burnett2" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/burnett2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>On ne se lasse pas de relire Burnett! J'ai beaucoup d'admiration pour ce médecin anglais qui a publié une foule de petits livres comme celui-ci. C'est toujours frappant de noter avec quelle honnêteté, celui-ci nous parle de ses échecs, des ses tâtonnements, en nous confirmant ainsi que c'est en se trompant qu'on apprend et que l'on progresse. Son approche clinique est parfois peu orthodoxe, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il avait de très beaux résultats.</div>
<div id="_mcePaste">Brunett reste pour nous un exemple aussi bien sur le plan professionnel que moral. Nous publierons ici les 9 premières raisons. EB</div>
<p><em>Il est en vérité plus rapide et plus aisé de  procéder de l'ignorance à la connaissance, qu'à partir de l'erreur. Ceux qui  sont dans l'erreur doivent d'abord désapprendre avant de pouvoir apprendre quoi  que ce soit dans un but utile: et la première partie de cette double tâche,  n'est pas, à plusieurs point de vue, la moins difficile; c'est la raison pour  laquelle elle est rarement entreprise.</em> <em>BOLINGBROKE</em></p>
<p>Il y a quelques années, lors d'un après-midi sombre et morne, j'étais plongé  à l'Hôpital B., dans l'établissement de certificats de décès que je devais  signer, quand brusquement je me sentis de nouveau envahi par quelque chose qui  semblait s'emparer de moi pour au moins la cinquantième fois cet après-midi là.  Je ne pouvais me rendre compte de ce que cela était exactement. Mais cela  provenait essentiellement du mécontentement, de la dissatisfaction, pour ne pas  dire du dégoût, éprouvé à la revue de ces cas qui me passaient sous les yeux et  dont les résultats cliniques n'aboutissaient tous qu'à la mort! J'avais toujours  été un étudiant en médecine très enthousiaste au début de mes études, mais un  Professeur, profondément sceptique, démolissait régulièrement toute ma foi dans  les remèdes; et les trop grandes responsabilités assumées pour mon âge et mon  expérience, ajoutées aux soucis de la pratique hospitalière écrasante, furent  autant de facteurs qui étouffèrent la plus grande partie de l'enthousiasme que  j'avais éprouvé au début pour la médecine. Après avoir repassé dans mon esprit  mes différents stages en médecine et en chirurgie, je m'enfonçai dans mon  fauteuil et comme en rêve me trouvai dans les prés verts, en train de dénicher  des oiseaux et de pêcher au fil de l'eau, comme aux premiers jours de ma  jeunesse. Juste à cet instant, regardant par la fenêtre, je vis un chariot  transportant un cadavre et j'ouvris la fenêtre en m'adressant au vieux garçon  d'anatomie que je connaissais bien et sur un ton vif lui demandais: « Tim,  voyons, qui donc est ce mort?» « Le petit Georges, Docteur ».</p>
<p>Ce petit Georges était un enfant abandonné, qui n'appartenait à personne.  Nous l'avions soigné depuis longtemps et nous l'aimions bien. C'était pour nous  comme un chien fidèle. Tout le monde aimait Georgie dans la salle et il n'en  était pas un, même parmi les plus égoïstes, qui n'était prêt à la première  occasion à lui rendre service. Aussi, aucun malade ne fut plus sincèrement  regretté que lui dans cette salle.</p>
<p>Je dois vous exposer comment cela est arrivé: un beau jour, ayant besoin d'un  lit pour un cas aigu, je donnai l'ordre de transférer le lit du petit Georges  qui se trouvait dans un coin bien abrité et chaud de la salle, pour le mettre en  face, vers une grande fenêtre au nord. Hélas! c'est là qu'il attrapa froid,  contracta une pleurésie et la réponse du garçon d'anatomie que vous venez  d'entendre était le résultat de cette malheureuse décision.</p>
<p>Évidemment, je me reprochais en moi-même: « Si seulement j'avais pu arrêter  tout au début cette fièvre, qui s'était déclarée à la suite de ce  refroidissement dû à la fenêtre trop proche, le petit Georgie alors serait  encore parmi nous. Pourtant trois bons médecins, à côté de mes soins, avaient  traité Georgie, tous en parfait accord et tous des cliniciens avertis. Malgré  leurs talents, la pleurésie s'installa avec la fièvre, l'épanchement se  produisit dans la plèvre et le pauvre Georgie mourut.</p>
<p>Le vieux Tim était un homme que la vie avait bien endurci et je ne l'avais  jamais vu manifester aucune émotion ni sentiment d'aucune manière, et jamais  regretter la mort de qui que ce fut. Mais, véritablement, ce jour, j'étais  bouleversé en le voyant, alors que son attention était pourtant occupée à laver  des bouteilles et que je lui parlais de Georgie, essuyer des larmes au coin des  yeux au souvenir de cet enfant: Mais, quoi qu'on dise, le pauvre Georgie n'était  plus et cependant, j'étais persuadé qu'il aurait pu éviter de mourir si l'on  avait trouvé la médication appropriée, et ce sentiment de conscience  insatisfaite me tourmentait; j'aurais voulu disparaître sous terre.</p>
<p>Or, un soir, un ami médecin de l'Hôpital Royal vint m'inviter à dîner, et au  cours de notre conversation, je lui parlais de mes désillusions et de mon  désenchantement vis-à-vis de la médecine, ainsi que de ma détermination encore  hésitante de partir pour l'Amérique, pour y faire de l'agriculture, car enfin  là, je serais incapable de vivre une vie normale, naturelle et complète, sans  désappointement. C'est alors qu'il me parla de l'homéopathie, en cherchant à me  persuader de l'étudier, d'abord pour en critiquer la valeur, ou, si je la  trouvais apparemment réussie, d'en faire un essai loyal à l'Hôpital.</p>
<p>Après avoir passé par bien des doutes et bien des craintes, je dois l'avouer  comme si je commettais une faute ou même un crime, je me procurai presque en  cachette les deux livres de «Pharmacodynamie» et de «Thérapeutique» de Richard  Hughes, recommandés par cet ami, comme une excellente introduction à  l'homéopathie.</p>
<p>Je dévorai ces deux ouvrages à peine en deux semaines et en toute sincérité  en vins à conclure, qu'ou bien l'homéopathie est vraiment une très grande chose,  ou bien que ce Docteur Hughes n'était qu'un grand fumiste - non, le mot est trop  grossier. Peut-être n'aimerez-vous pas ce terme... et pourtant moi, je trouve  qu'il est bien choisi et pourrait lui aller comme un gant. Sur la vie de mon  prochain, un sujet aussi important à mes yeux, il n'y a pas de moyen terme. Ces  ouvrages homéopathiques représentaient ou bien la vérité d'en haut, claire et  parfaite, ou bien le plus noir et scandaleux mensonge.</p>
<p>Je me sentis très perplexe et embarrassé... il me semblait impossible qu'un  homme ayant écrit de tels livres soit un imbécile, car un insensé ou un crétin  ne peut pas être capable d'écrire de telles choses. Sa façon de présenter le  sujet semble partir vraiment d'une âme noble et d'un esprit compétent et non  d'un imposteur et cela éleva ma pensée au-dessus du découragement dans lequel  j'étais embourbé; mais vient alors: N'ai-je pas souvent essayé de vanter des  remèdes spécifiques et de nombreux traitements qui tous n'avaient réussi qu'à me  désappointer profondément? Ainsi mon vieux scepticisme m'envahit à nouveau : «  Pourquoi, disais-je, de telles choses peuvent-elles exister? Cela me paraît  vraiment impossible ». J'ai été élevé dans les meilleures écoles et instruit par  des hommes de valeur tout au cours de mes études et j'ai toujours entendu dire  que l'homéopathie n'était qu'une thérapeutique de nihilisme. Comment pourrai-je  jamais pratiquer de cette façon, ce serait une honte, mon honnêteté s'y  refusait, je ne pourrai jamais être un homéopathe. Mais le doute ne cessait de  me poursuivre... et si pourtant c'était vrai! Que faire? Eh bien, je vais  cependant essayer d'appliquer cette méthode au lit du malade; je vais prouver  que ce n'est qu'une thérapeutique mensongère et honteuse et alors je l'exposerai  ouvertement à mes collègues, enchantés d'avoir réussi à démontrer par mes  résultats cliniques la négation flagrante de cette thérapeutique nihiliste.</p>
<p>Je me sentais troublé, agité et profondément insatisfait en pensant à la mort  de Georgie et par dégoût me mis à regarder ce que les homéopathes auraient  conseillé en pareil cas. J'appris qu'ils prétendaient couper une simple fièvre  ou un refroidissement avec de l'Aconit... quelle plaisanterie! Malgré mes  doutes, je ne pouvais me réfréner de penser que si cela pouvait être vrai,  Aconit aurait pu sauver le petit Georges, s'il avait été donné à temps et tout  au début de sa maladie.</p>
<p>En fait, les refroidissements, les rhumes, les frissons fébriles sont monnaie  commune et de plus j'avais justement accepté la salle d'entrée des enfants, qui  presque tous arrivaient avec de la fièvre, des refroidissements, des rhumes et  diverses inflammations, où ils étaient observés jusqu'au moment de prendre la  décision de les placer dans une autre salle, si leur affection progressait et  présentait des pneumonies, des pleurésies, des rhumatismes, des gastrites ou des  affections éruptives de l'enfance, selon les cas.</p>
<p>Or, je possédais un petit flacon de teinture d'Aconit de Flemming dans mon  armoire d'urgence. Je pris une grande bouteille d'eau dans laquelle je versai  quelques gouttes seulement de cette teinture et la donnai à l'infirmière de la  salle d'enfants, en lui donnant l'instruction d'administrer ce remède à tous les  malades ayant des lits situés du côté droit de la salle, sitôt leur arrivée.  Tous les lits du côté opposé n'auraient pas droit à cette solution d'Aconit,  mais seraient traités par la méthode orthodoxe habituelle.</p>
<p>A ma prochaine visite, quel ne fut pas mon étonnement de trouver presque tous  les jeunes enfants du côté d'Aconit sans fièvre et qui jouaient dans leur lit.  L'un cependant, atteint de rougeole, dut être transporté dans la salle des  contagieux. Cela me permit de conclure que l'Aconit ne guérissait pas la  rougeole (<em>Hahnemann dans sa Matière Médicale pure en 1834, à l'article  Aconit, nous dit: «Dans la rougeole, la pourpre miliaire, dans les fièvres  inflammatoires, avec pleurésie... etc., l'efficacité de cette plante tient  presque du miracle ». Donc Monsieur Burnett n'en était évidemment à ce moment là  qu'à son petit biberon...</em>). Tous les autres enfants, par contre,  séjournèrent deux ou trois jours seulement, et purent ensuite rentrer chez eux  guéris.</p>
<p>Par contre, tous ceux qui étaient du côté de la paroi opposée, traités par la  médecine orthodoxe, étaient dans le même état où ils avaient été amenés, sinon  pire, et durent être envoyés dans d'autres salles, avec des bronchites, des  états inflammatoires divers, ou d'autres maladies infectieuses, etc. Ainsi, les  choses continuèrent à se passer de cette façon-là, jour après jour. Tous ceux  qui prenaient Aconit présentaient en général une convalescence de 24 ou 48  heures, sauf dans certains cas plus rares où des frissons qui apparaissaient  bénins, étaient cependant annonciateurs d'un état prodromal d'une maladie  spécifique telle que la rougeole, la scarlatine ou une fièvre rhumatismale. Ceux  de cette catégorie étaient à peine influencés par l'Aconit. Mais la quantité de  cas de petits refroidissements courants chez les enfants étaient guéris très  rapidement avec cette potion d'Aconit, quoique beaucoup de ceux qui nous étaient  amenés, étaient le plus souvent en pleine transpiration (<em>En effet,  contrairement à ce qu'on lit dans de nombreuses publications homéopathique, qui  sont toutes des copies de copies, et disent que l'Aconit n'est indiqué qu'avec  des peaux sèches et que son indication disparaît dès que la sueur apparaît,  Hahnemann indique nettement: «Sueurs avec frisson fébrile », « sueurs d'odeur  aigre par tout le corps », « sueurs accablantes », etc., pour Aconit.</em>).</p>
<p>Je n'avais rien dit à l'infirmière concernant le contenu de cette bouteille,  mais très vite, elle la baptisa «la bouteille à fièvre du Docteur Burnett». En  tout cas, pour le moment, j'étais abasourdi de ces résultats et cela me poussa à  occuper toutes mes nuits à l'étude intensive de l'homéopathie, car je n'avais  pas une minute de libre pendant la journée. Or, un jour, il me fut impossible de  faire ma tournée à travers les salles. En fait, j'avais dû même m'absenter deux  jours, depuis le samedi au mardi et à mon retour en entrant dans la salle des  enfants, ce mardi, tôt le matin, l'infirmière chef qui paraissait relativement  calme, m'informa avec une attitude contenue et une réserve non dissimulée,  qu'elle pensait que tous les petits malades devraient être, pensait-elle,  renvoyés chez eux.</p>
<p>« Vraiment, dis-je, que voulez-vous dire par là? » « Ma foi, Docteur, comme  vous n'êtes pas venu dimanche, ni lundi, j'ai pris sur moi de donner votre  fameuse « bouteille de fièvre » à tous les enfants, car je n'avais pas le coeur  de vous voir continuer votre expérimentation cruelle plus longtemps. Vous êtes  comme les jeunes docteurs qui sont ici, vous essayez de faire des expériences.  Je ne sais pas pourquoi l'autre côté de la salle n'aurait pas le droit aussi à  ce merveilleux remède ». Je répondis simplement: « Bien, bien, ma soeur, à  l'avenir je vous permets de donner la potion à tous les malades qui viendront! »  Ceci fut fait jusqu'à ce que je quittai l'Hôpital et le résultat de cette  médication par l'Aconit pour les frissons, les refroidissements, les fébricules,  les petits malaises fébriles des enfants fut extraordinaire, tous présentant une  défervescence rapide de la fièvre et des symptômes de refroidissements avec une  très prompte convalescence.</p>
<p>Mais quand il y avait des cas gastriques, j'observai qu'Aconit était alors  sans résultat, à moins qu'ils ne soient accompagnés de vomissements et c'est  pourquoi dans de pareils cas, j'administrais un émétique doux qui provoquait la  défervescence très rapide de la température. Quoique encore dans mes débuts dans  l'homéopathie, un émétique doux me paraissait être le traitement le plus  favorable lorsque l'estomac est chargé et ne peut se libérer par un vomissement  naturel. Mais je fais ces considérations entre parenthèses, car je ne prétends  nullement posséder déjà la Matière Médicale homéopathique et ses  applications.</p>
<p>J'apporte ces préliminaires et ces circonstances incidentes et concomitantes  seulement pour vous placer sur le même terrain où je me trouvais alors. Elles ne  sont pas essentielles, elles conduisent simplement à cette conclusion pertinente  : Aconit dans les refroidissements, les petits accès de fièvre, le début des  inflammations est véritablement ma première raison pour être un homéopathe.  Avez-vous une aussi bonne raison pour être un officiel?</p>
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		<title>Scandale du Tamiflu: les études sont trafiquées!</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 09:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[études]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme je vous l'avais prédit, l'histoire de la pandémie de grippe H1N1, créée de toute pièces, et de son vaccin risquent de provoquer auprès du public le retentissement de l'affaire du collier dans l'ancien régime.
Les cadavres commencent à sortir des placards. En voici un très beau: les études qui montraient l'activité du Tamiflu ont été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Comme je vous l'avais prédit, l'histoire de la pandémie de grippe H1N1, créée de toute pièces, et de son vaccin risquent de provoquer auprès du public le retentissement de l'affaire du collier dans l'ancien régime.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/tamiflu.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-52" title="gélules de tamiflu" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/tamiflu-300x282.jpg" alt="Boîte de Tamiflu" width="300" height="282" /></a>Les cadavres commencent à sortir des placards. En voici un très beau: les études qui montraient l'activité du Tamiflu ont été falsifiées, les "gênantes" ayant été passées à la trappe pour gonfler les chiffres.</p>
<p>LaNutrition.fr,  le 17/12/2009<br />
Pendant des années, Roche, le fabricant du Tamiflu a assuré que son médicament prévient les complications de la grippe. Au prix de quelques contorsions mises en lumière par une enquête britannique. Récit édifiant.<br />
Thierry   Souccar</p>
<p>Est-ce l’histoire d’une manipulation ? Beaucoup de chercheurs le croient. En tous cas, pendant des années, le laboratoire suisse Roche a bercé les gouvernements de nombreux pays à propos des mérites merveilleux du Tamiflu, son médicament antiviral vedette. Pour qu’on y croie, Roche s’est bien gardé de publier les résultats d’études qui auraient pu susciter quelques réserves sur cette belle histoire. Voici le récit de cet escamotage et de la manière dont il a été mis à jour.</p>
<p><strong>Les protagonistes de cette belle  histoire</strong></p>
<p>L’oseltamivir ou Tamiflu est fabriqué par Roche et prescrit dans les infections grippales. Selon le laboratoire suisse, le Tamiflu réduit les hospitalisations de 61%, les complications secondaires de la grippe (bronchite, pneumonie, sinusite…) de 67% et les infections respiratoires basses traitées par antibiotiques de 55%.</p>
<p>De son côté, le groupe Cochrane est un réseau de chercheurs, spécialisés en épidémiologie et statistiques, qui compile les résultats de plusieurs études sur les traitements médicaux pour en dégager une tendance et juger de leur efficacité. L’équipe qui évalue les traitements et les vaccins de la grippe est dirigée par le Dr Tom Jefferson. Cette équipe a publié en 2006 (1), puis mis à jour en 2008 une évaluation de l’oseltamivir ou Tamiflu, dont il ressort que le médicament, aux doses de 75 mg et 150 mg par jour diminue les symptômes de la grippe. Toujours selon cette analyse, le Tamiflu 150 mg réduit de 68% les complications respiratoires basses.<br />
Mais voilà. Pour arriver à cette conclusion, l’équipe Cochrane s’est appuyée comme elle le fait d’habitude sur les résultats publiés d’études cliniques individuelles mais aussi, chose moins courante, sur l’analyse globale de 10 études, faite en 2003 par Laurent Kaiser, de l’université de Genève. L’analyse faite par Kaiser est une compilation (méta-analyse) d’études plus petites, financées par Roche. La conclusion de Kaiser pèse lourd dans le verdict obtenu par Cochrane : selon Kaiser, le Tamiflu réduit de 55% les complications bactériennes d’une grippe (2). Huit des dix études sur lesquelles le Dr Kaiser s’est basé reposent sur des résultats conservés par Roche, ou seulement publiés sous la forme de résumés (à l’inverse des données brutes). Donc ces données n’ont jamais été mises à disposition de la communauté scientifique. Seul Kaiser a pu les utiliser. Parmi les deux études publiées, une a trouvé que le Tamiflu réduit le risque de complications, l’autre qu’il n’a aucun effet.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un tsunami venu du Japon</strong></p>
<p>En prenant connaissance de l’étude Cochrane, un pédiatre japonais, le Dr Keiji Hayashi, s’inquiète des résultats d’une analyse – celle de Kaiser – dont personne ne peut vérifier le bien-fondé. Hayashi est originaire d’un pays qui jusqu’à une date récente a englouti 80% de la production de Tamiflu. De plus, des effets secondaires chez l’enfant, rares mais graves, y ont été rapportés par le Dr Rokuro Hama, qui a longtemps dirigé l’Institut japonais de pharmacovigilance. Hayashi veut s’assurer que le rapport bénéfice-risque est bien en faveur de l’usage du Tamiflu. En juillet 2009, Hayashi fait part de son trouble dans un courrier adressé à Tom Jefferson, de Cochrane : « Vous avez dit que l’oseltamivir 150 mg prévient les complications respiratoires basses. Mais cette conclusion est essentiellement basée sur une analyse conduite par Kaiser et son équipe et pas sur votre propre analyse des données. » Hayashi ajoute qu’outre le Dr Kaiser - le seul à n’avoir pas de lien financier avec le laboratoire - les auteurs de cette analyse étaient quatre employés de Roche, et un consultant de Roche, le Pr Frederick Hayden, de l’université de Virginie.<br />
Hayashi demande en conséquence à Jefferson et son équipe de procéder à leur propre analyse à partir des résultats bruts des études, et non pas à partir de ce que Kaiser en a fait.</p>
<p>Le hasard veut que le 28 juillet les autorités sanitaires britanniques demandent expressément au groupe Cochrane de mettre à jour leur analyse de 2008 sur le Tamiflu.<br />
Le 10 août, le Dr Tom Jefferson demande par email au Pr Frederick Hayden (université de Virginie), co-auteur de l’analyse Kaiser, de lui fournir les « données brutes » des études non publiées. Le 14 août, Hayden répond ceci : « J’ai cherché, mais je n’arrive pas à remettre la main sur les dossiers originaux en liaison avec cette publication de 2003. Avant et après les deux années passées à l’Organisation mondiale de la santé à Genève, j’ai été obligé de changer de bureau à l’université plusieurs fois et de me séparer de certains dossiers. Il semble que les dossiers de ces études aient été jetés. Si vous avez besoin des données originales ou des études non publiées, vous devrez probablement les obtenir de Roche, qui a sponsorisé ces études. » Jefferson reçoit une réponse similaire du Dr Kaiser.</p>
<p><strong>Un pas en avant, deux pas en  arrière</strong></p>
<p>Peu de temps après avoir reçu ces réponses négatives, Jefferson est approché par Tom Clarke, un journaliste scientifique de la chaîne britannique Channel 4 News qui enquête sur les vaccins et les antiviraux. Jefferson explique à Clarke qu’il doit se rapprocher de Roche pour récupérer les données brutes des études. La chaîne de télé propose alors de lui donner un coup de main en interrogeant le service de presse de Roche. Philip Carter, un producteur de Channel 4 News contacte donc Pam Dann, une des responsables de la communication de Roche et lui explique que Kaiser et Haydn ont conseillé à Jefferson de s’arranger avec Roche pour se procurer les résultats bruts. Le 10 septembre, Carter donne à Roche les coordonnées de Jefferson. Ce sera le dernier contact entre la chaîne de télévision et le laboratoire.</p>
<p>Le 11 septembre, le Dr Michelle Rashford, directeur médical de Roche indique à Jefferson qu’elle a fait suivre sa demande à l’équipe de développement clinique du laboratoire. Trois semaines se passent sans que Jefferson reçoive la moindre information, mais le 1er octobre, Michelle Rashford se manifeste à nouveau. Elle fait savoir à Jefferson que le laboratoire exige de lui un accord de confidentialité avant de lui confier les données brutes. L’accord de confidentialité rédigé par Roche stipule qu’il doit rester secret et que Jefferson ne pourra pas publier l’intégralité des résultats des études. Troublé par ces exigences, Jefferson demande des éclaircissements : « Pourrons-nous, écrit-il au laboratoire, publier les données et en tirer des conclusions ? »</p>
<p>Non seulement Roche ne répond pas, mais le 8 octobre, la société suisse met un terme aux discussions dans un courrier signé par Hannah Rind, un responsable de la communication : « Suite aux discussions que nous avons eues avec nos équipes médicales au Royaume-Uni et à Bâle, nous n’avons malheureusement pas pu vous envoyer les données que vous demandiez car une méta-analyse similaire est en cours et nous craignons qu’elle entre en conflit avec votre demande. Nous avons en effet été approchés par un groupe d’experts indépendants et nous leur avons donné accès aux études de Roche pour conduire leur méta-analyse. Je peux confirmer que ces rapports ont dans le passé été remis aussi bien à la FDA qu’aux autorités sanitaires européennes. »</p>
<p>Jefferson va alors tenter de persuader Roche que le travail de Cochrane ne peut pas gêner celui de l’autre équipe et qu’au contraire une double analyse donnera plus de poids aux conclusions. Le 21 octobre, six semaines après la demande originale de Jefferson, le Dr David Reddy, responsable de l’unité de pandémies chez Roche, envoie à Jefferson des extraits des 10 études utilisées par Kaiser, y compris les tableaux sur les infections respiratoires et la prescription d’antibiotiques. A partir de ces tableaux, Jefferson va tenter de reconstruire les données compilées par Kaiser, mais sans succès. Pour le groupe Cochrane, Roche a fourni des données incomplètes et le dit au laboratoire le 24 octobre : « Nous n’avons pas pu reconstruire les dénominateurs de l’étude Treanor de 2000. Le résumé semble avoir été constitué de plusieurs de ces études sans qu’il soit précisé lesquelles. Les étapes de la randomisation, du double aveugle, les critères de sélection n’apparaissent pas dans les extraits et les maladies dont souffraient les volontaires sont rarement décrites (quand elles le sont), donc nous ne pouvons pas être totalement sûrs que nous avons affaire à des adultes en bonne santé. »<br />
Le 28 octobre, Roche fait savoir à Jefferson que le laboratoire « travaille sur les questions que vous avez soulevées et qu’il enverra des informations supplémentaires la semaine prochaine. » Mais pour Cochrane, la date butoir était arrivée et Jefferson a fait savoir à Roche qu’il était trop tard pour cette fois.</p>
<p><strong>Le Tamiflu peu efficace pour  prévenir les complications</strong></p>
<p>La nouvelle analyse publiée dans le BMJ par Cochrane sur le Tamiflu ne tient donc pas compte des résultats publiés par Kaiser – soit deux-tiers des patients qui étaient dans la première analyse. Du coup, Cochrane trouve que le Tamiflu ne réduit plus le risque de complications de 67% mais de 45% seulement, ce chiffre n’étant pas significatif au plan statistique, ce qui fait dire à Jefferson et son équipe que les preuves à leur disposition « suggèrent que l’oseltamivir ne réduit pas les complications de l’appareil respiratoire bas qui sont liées à la grippe. » (3)</p>
<p>Aujourd’hui, pour justifier le refus de Roche de livrer ses résultats bruts à Jefferson, David Reddy, qui rappelons-le dirige l’unité « pandémies » du fabricant, explique que les données de ces études incluaient des informations privées sur les patients (il s’agissait en réalité des… initiales et dates de naissance). Légalement, dit-il, les agences sanitaires, les chercheurs, médecins et managers de Roche peuvent les voir, mais personne d’autre sauf sous le sceau de la confidentialité. « Nous ne comprenions pas pourquoi la chaîne de TV était impliquée, » ajoute aujourd’hui Reddy. « Nous avons donc demandé au Dr Jefferson de signer un accord de confidentialité, ce qu’il a refusé. »<br />
Roche s’est finalement décidé à mettre en ligne les résultats des études qu’il avait gardées jusqu’ici confidentielles. <a href="http://www.roche-trials.com/patient/trialresults/drugplst_Tamiflu_oseltamivir.html" target="_blank">Consulter  les résultats de ces études</a> . Mais au premier examen, il semble bien que ces études aient une portée limitée. Dans un courrier adressé au BMJ peu de temps avant la publication de Jefferson, Kaiser et Hayden, les principaux auteurs de l’analyse de 2003 reconnaissent d’ailleurs que « les différences entre les groupes placebo et ceux qui ont reçu l’oseltamivir ne sont pas significatives au plan statistique dans les sous-groupes analysés. » Ils avouent finalement que leur analyse était limitée « par le petit nombre de complications sérieuses chez les patients » et laissent entendre qu’aucune conclusion ferme ne peut en être tirée. Pourquoi dans ce cas ont-ils affirmé dans leur conclusion de 2003 que « le traitement de la grippe par le Tamiflu réduit les complications respiratoires basses, l’usage des antibiotiques et les hospitalisations aussi bien chez les adultes en bonne santé que les adultes à risque. » ?</p>
<p>En conclusion, il apparaît aujourd’hui que les nouveaux documents publiés par Roche montrent que le Tamiflu n’est pas ou est peu efficace pour prévenir les complications de la grippe. Cette information était en possession de l’Agence européenne du médicament et de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et de la Food and Drug Administration des Etats-Unis (FDA). Pourtant, l’Agence européenne assure dans son analyse du Tamiflu de 2009 que celui-ci diminue l’usage d’antibiotiques. Quant à l’Afssaps elle estime que « <a href="http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Pandemie-grippale/Les-antiviraux/%28offset%29/1" target="_blank">les  antiviraux réduisent potentiellement les risques de complications</a>. »   Et conseille depuis le 9 décembre de donner du Tamiflu dans tous les cas de  grippe ! (Lire l'article <a href="http://www.lanutrition.fr/Grippe-La-distribution-de-Tamiflu-contredite-par-les-donn%C3%A9es-scientifiques-a-3914.html" target="_blank">La  distribution de Tamiflu contredite par les autorités scientifiques</a>) Seule la FDA a procédé à une interprétation correcte des études de Roche. Dans son analyse de 2008, l’agence précise bien que selon elle le Tamiflu ne prévient pas les infections bactériennes consécutives à la grippe. Si le Tamiflu n’est pas plus efficace que le paracétamol, il faudra se demander un jour pourquoi et dans quelles conditions le gouvernement français en a acheté 24 millions de doses. (Lire l'article <a href="http://www.lanutrition.fr/Comment-Roche-a-pouss%C3%A9-%C3%A0-l-achat-de-son-Tamiflu-a-3915.html" target="_blank">Comment  Roche a poussé à l'achat de son Tamiflu</a>)</p>
<p>A lire aussi dans <a href="http://www.humanite.fr/Grippe-A-Ils-ont-organise-la-psychose">l'Humanité</a>, grippe A : « Ils ont organisé la psychose »; le président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants.</p>
<p>Digne héritière du positivisme d'Auguste Comte, la secte médicale étazunienne au pouvoir actuellement, le bras armé de Big Pharma, nous inflige depuis quelques années la notion de l'EBM. Evidence Based Medicine, la médecine basée sur les preuves.</p>
<p>Mais de quelles preuves s'agit-il? Il est temps que les médecins honnêtes et le public se rende compte que l'affaire du Tamiflu constitue la règle et non pas l'exception. Les "preuves cliniques", les "zétudes" sont forgées de toutes pièces par Big Pharma.</p>
<p>La recherche de la vérité est toujours incompatible avec la recherche du profit.</p>
<p>Ceci est particulièrement vrai dans l'homéopathie où les médecins à la recherche d'une vérité clinique ont dès le début bravé les moqueries, les sarcasmes, les persécutions.</p>
<p><em>Ma conscience est pure : elle me témoigne que j’ai toujours cherché le bien de l’humanité souffrante, que j’ai toujours fait et enseigné ce qui me paraissait être le mieux, et que je n’ai jamais eu recours aux procédés allopathiques pour complaire aux malades et ne pas les éloigner de moi ; j’aime trop mes semblables et le repos de ma conscience pour agir ainsi.<br />
Ceux qui m’imiteront pourront, comme je le fais au bord du tombeau, attendre avec calme et confiance le moment de reposer leur tête dans le sein de la terre et de rendre leur âme à un Dieu dont la toute-puissance doit faire trembler le méchant dans son cœur.</em></p>
<p><em>Hahnemann.</em></p>
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		<title>Roselyne Bachelot: bananée, bonne santé</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 09:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On ne peut plus s'empêcher de rire avec les dernières nouvelles: 50 millions de doses de vaccins "décommandées". On se demande comment cela peut se faire sans frais... parce que si j'étais Big Pharma... Bon on verra bien cela.
Autre problème: que faire du stock de Tamiflu?? Je propose de créer des recettes de cuisine avec! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>On ne peut plus s'empêcher de rire avec les dernières nouvelles: 50 millions de doses de vaccins "décommandées". On se demande comment cela peut se faire sans frais... parce que si j'étais Big Pharma... Bon on verra bien cela.</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/metro-de-mexico.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-62" title="metro de mexico" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/metro-de-mexico-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Autre problème: que faire du stock de Tamiflu?? Je propose de créer des recettes de cuisine avec! Par exemple qui parmi ceux qui ont aperçu notre ministre de la santé n'a pas eu l'idée de la <strong>dinde farcie</strong> au Tamiflu?</p>
<p>Après l'étalage de l'incompétence crasse dans la gestion d'une crise sanitaire créée de toutes pièces, et le lamentable cafouillage pour arriver péniblement à 5 millions de malheureux vaccinés, nous assistons à un nouveau tournant dans l'exploitation financière.</p>
<p>En effet, les médecins généralistes viennent d'inventer le gâteau au Tamiflu, puisqu'ils vont (enfin) se partager des parts bien appétissantes.</p>
<p>Tout ce ballet nauséabond risque -comme prévu hélas- d'être à la médecine classique ce que l'affaire du collier a été à l'Ancien Régime, et c'est tant mieux que les patients découvrent qu'ils ne sont pour Big Pharma et ses valets rien d'autre qu'un commerce lucratif.</p>
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		<title>Grippe H1N1 et homéopathie</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 09:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, je ne pouvais plus me retenir de dire ce que je pense sur ce sujet qui confine au délire et révèle une crise profonde aussi bien de la médecine que de la société.
On commence à décrire des lymphangites étranges suites à l'injection du vaccin, des cas de paralysie du membre vacciné. Chez les femmes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><p>Voilà, je ne pouvais plus me retenir de dire ce que je pense sur ce sujet qui confine au délire et révèle une crise profonde aussi bien de la médecine que de la société.</p>
<p>On commence à décrire des lymphangites étranges suites à l'injection du vaccin, des cas de paralysie du membre vacciné. Chez les femmes enceintes, supposées sujets à risque, des fausse-couches suite à l'injection...</p>
<p>Nous vous rappelons que la composition du vaccin ne figure pas sur les boîtes, et qu'il n'y a aucun effet secondaire officiel ni contre-indication. C'est pour ces raisons que la première ministre Polonaise a eu quant à elle le courage d'envoyer au diable les labos.</p>
<h1>L’affaire de la pandémie de grippe H1N1 n’en est qu’à ses  débuts.</h1>
<p>Je crains que seul le recul des historiens permette un jour d’en démêler l’écheveau, tant la manipulation médiatique est intense sur ce sujet. Tout semble fait pour attiser le sentiment de peur et comme d’habitude dans notre société occidentale on verra s’épanouir les réactions hystériques et paranoïaques. Que voulez-vous, c’est le système délirant qui oscille constamment entre angélisme et stigmatisation  !</p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/h1n1-cochons.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-67" title="h1n1-cochons" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/h1n1-cochons-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Vous pourrez trouver sur Internet un large continuum d’avis depuis les zélateurs béats prêts à seringuer tout ce qui bouge, jusqu’aux paranoïaques qui imaginent un complot mondial visant à diminuer la population du globe.</p>
<p>N’ayant pas accès au secret des dieux, je ne prétendrai pas apporter un avis définitif sur cette crise sanitaire annoncée. Ma réaction est celle du simple médecin homéopathe, écœuré chaque jour davantage de constater impuissant les dégâts de la thérapeutique classique, et qui lutte avec des moyens dérisoires pour qu’advienne un jour la révolution tant attendue en médecine.</p>
<h2>La médecine de la peur et le paradigme pétrochimique</h2>
<p>Face à la propagande démesurée de la médecine de la peur, mes propos seront ceux du simple bon sens, éclairé par une vision critique des excès d’une allopathie basée sur l’industrie pétrochimique. Nous vivons clairement la fin d’un paradigme lancé il y a à peine 100 ans par des hommes comme John D. Rockefeller qui ont saisi l’intérêt de conjuguer science et commerce.</p>
<p>En moins d’un siècle, on a fait absorber aux patients des millions de tonnes de médicaments toujours plus puissants, et vacciné à tour de bras. Pourtant l’état de santé de la nouvelle génération est peut être la pire qu’on ait jamais vue. Finies les otites, les angines, les toux. Place désormais aux agités, perturbés, instables, suicidaires, dépressifs, autistes, schizophrènes. Combien de temps faudra-t-il pour réaliser qu’on a supprimé sur une vaste échelle les manifestations aigues pour les remplacer par des troubles chroniques profonds autrement plus graves ?</p>
<h2>Un refoulement de plus en plus grave de la pathologie</h2>
<p>Ce que je vais déclarer n’est pas encore établi « scientifiquement » faute de moyens, cependant l’observation un tant soit peu<strong> critique</strong> nous montre que plus on vaccine et l’on ingurgite de drogues suppressives moins le système immunitaire est capable de réaction.</p>
<p>Peu à peu l’organisme s’engourdit dans une sorte de torpeur que les homéopathes nomment sycose, avec des idées qui se figent, le besoin de se protéger de l’extérieur, la formation de kystes, nodules et autres excroissances, etc. Le corps n’est plus capable de réagir et d’éliminer une agression extérieure, et il commence à développer insidieusement des maladies chroniques.</p>
<p>Et vous cher lecteur, de quand date votre dernière fièvre ? Avez-vous fait la relation entre l’absence d’épisode aigu et le développement de votre maladie chronique, celle pour laquelle vous avalez maintenant ces cachets ? Avez-vous remarqué la corrélation entre la disparition de vos maux physiques d’antan et l’apparition de troubles émotionnels (dépression, apathie) ou mentaux (troubles de la mémoire, etc.) ?</p>
<h2>Une prise de conscience est urgente et nécessaire</h2>
<p>Peut être cette histoire de grippe servira-t-elle de  déclencheur pour une prise de conscience ?<br />
Bien que la vaccination planétaire soit une innovation admirable sur un plan commercial, il se pourrait cette fois que la monstruosité du système basé sur la peur et le mensonge apparaisse au plus grand nombre et qu’enfin l’on réclame des réformes lorsqu’il ne sera plus possible de cacher les effets secondaires de la vaccination de masse qui nous attend.</p>
<p>Historiquement, il suffirait de jeter un coup d’œil en arrière pour nous rendre compte que pas un seul des traitements de masse instaurés par l’ancienne médecine n’a survécu plus que quelques années avant d’être décrié par ceux-là même qui l’adulaient peu auparavant. C’est paraît-il le progrès médical, or je me permets de rappeler que toute chose vraie est à la fois simple et éternelle, indémodable : elle traverse le temps.</p>
<p>Selon les modes et les époques, on a toujours instauré des traitements sans distinction à la foule des patients, toujours argumentés par la « preuve scientifique ». De même que nos politiques se retranchent derrière les commissions ou les rapports d’enquête, nos chers laboratoires utilisent eux la statistique, forgée à volonté selon ce que l’on désire « prouver ». Ainsi, personne n’affirme jamais rien, mais les « zétudes montrent que », c’est plus propre, plus neutre, plus « scientifique ». Il suffira ici de rappeler que les médicaments subissent 12 semaines de tests avant d’être mis sur le « marché », terme qui signifie bien « faire de l’argent ». Le nouveau venu sera jugé par des experts possédant quasiment tous des liens d’intérêts avec les laboratoires. Un employé peut il juger son patron ? Je vous laisse répondre à la question.</p>
<p>Petite piste de réflexion supplémentaire : sachez que le budget marketing des labos est le double de celui consacré à la recherche et au développement, et qu’en moyenne les labos consacrent 25.000 euros par médecin et par an pour les amener à prescrire leurs produits.</p>
<h2>Cherche vaccinateur honnête ET intelligent</h2>
<p>Alors vu le contexte, je me pose la question de savoir s’il  y a des partisans honnêtes <strong>et</strong> intelligents pour la vaccination contre la grippe A ?</p>
<p>Ceux qui sont <strong>honnêtes</strong> sont-ils réellement intelligents ? Ils vous expliquent que le vaccin est une bonne chose, très bien tolérée, qu’il faut le faire, qu’il serait criminel de s’en priver pour « nous » protéger. Leur démarche ultra pasteurienne les rend prêt à inoculer autant de vaccins qu’on voudra contre tout ce qui existe. On se prend à regretter que les humains n’aient que quatre membres, car on va manquer de place pour les piqûres. Tous ces gens honnêtes, confortablement installés dans leurs croyances, se savent bien informés … par la propagande des labos. Ils constituent les innombrables rouages non pensants de l’immense machine à inoculer. Avec la même absence de recul et du moindre doute, les serviteurs du grand système ont vacciné en masse contre l’hépatite B (rappelez vous, un jour la France se réveillait pour découvrir qu’une épidémie gravissime sévissait sur tout le territoire) ou par le ROR (une vaccination une fois pour toute en était le slogan). Cette espèce foi aveugle dans le dogme vaccinal, au service d’une idéologie basée sur le sacro-saint principe de précaution doit nous rappeler à quel point nous sommes tous potentiellement manipulables et que les leçons de l’histoire n’ont jamais été tirées.</p>
<p>Que dire des partisans <strong>intelligents</strong> de la vaccination ? Sont-ils tous honnêtes ? Eux au moins savent compter, et par milliards. On ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine admiration sur la façon magistrale dont ils manipulent hommes et gouvernements. Ils ont su analyser les peurs les plus profondes des citoyens du XXIème siècle, tellement pétris de trouille à l’idée de leur mort éventuelle que tout leur est préférable plutôt qu’une affection aigüe contagieuse. Ils ont compris que les systèmes de sécurité sociale sortiront bénéficiaires d’une vaccination en masse plutôt que de rembourser des arrêts maladie. Ils ont compris que nos gouvernants ont toujours besoin de se poser en sauveurs et défenseurs du « risque zéro ». Les gens redoutent ce qu’ils ne comprennent pas, haïssent ce qu’ils ignorent, quoi de mieux que des gouvernements qui vous garantissent le risque zéro ?</p>
<h2>Une société en décomposition</h2>
<p>Je vois dans cette affaire de nombreux signes de déliquescence d’une civilisation. Je n’ai encore entendu aucune voix s’élever contre le principe même qu’un état décide de faire l’achat de vaccins pour protéger son bétail, pardon ! ses citoyens. « Soldat Allemand ne pense pas, le Führer pense pour toi ». Sommes nous tous devenus des êtres stupides, aveugles, bornés et apeurés ? Des petites créatures qui vivent dans la crainte parce qu’il existe une parenté entre le virus actuel et celui de la grippe de 1918 ? Je me prends à rêver d’une société d’hommes libres où chacun déciderait en conscience de son choix thérapeutique… Au lieu de cela, c’est une véritable sélection perverse et fort peu Darwinienne qui est en train de se mettre en place : les trouillards craintifs se rendent de plus en plus malades en acceptant sans réserves les traitements qu’on leur propose, tandis que ceux qui s’y refusent, et ils seront de plus en plus nombreux, restent en meilleure santé et deviennent plus forts.<br />
Le grand Benjamin Franklin prévenait déjà qu’une « société prête a sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l'une, ni l'autre, et finit par perdre les deux ». Où sont donc passés les hommes qui ont fait la Révolution et énoncé nos grands principes fondateurs ? Entre temps ils ont été gavés de drogues issues de la pétrochimie et sur-vaccinés.</p>
<h2>Une médecine amnésique et autocratique</h2>
<p>La médecine moderne cherche si frénétiquement la « nouveauté » qu’elle en a renié ses propres racines. Les travaux de générations de médecins ont été jeté à la poubelle, notamment en ce qui concerne les épidémies. Depuis Pasteur, tout le monde se focalise sur l’agent supposé causal : bactérie, virus, etc. Mais on oublie qu’une épidémie (littéralement du grec « sur le peuple ») est soumise dans son développement et sa virulence à de nombreuses influences. La situation d’aujourd’hui n’est en rien comparable à celle de 1918 où l’Europe venait de se suicider, déplorant des millions de décès, avec toutes les privations qui s’en suivirent. Aux conditions socio-économiques, sanitaires et morales, il convient d’ajouter l’effet très important du climat. Tous ces facteurs n’ont jamais été évoqués tellement tout le monde est fasciné par un petit bout d’ARN. Le proverbe ne dit-il pas que lorsque le sage désigne la lune, l’imbécile regarde le doigt ?<br />
Alors, comme les morts se comptent sur les doigts de la main, on brandit l’argument de la mutation possible du virus. On avait sorti le même discours avec la grippe aviaire : nous attendions fermement les canards de l’est et ce sont les cochons de l’ouest qui nous assaillent. Que vaudra le vaccin, supposé efficace, contre la souche actuelle, si le virus mute ? Probablement pas grand-chose.</p>
<h2>La planète massacrée en un siècle</h2>
<p>Le pétrole a permis de créer de belles choses, mais à quel prix ? En un siècle nous avons assassiné la planète et mis en péril l’humanité elle-même. Je peux prédire facilement que nous allons voir se multiplier des pathologies comme les psychoses systématisées, les autistes, les schizophrènes, les suicidaires, les dépressifs, les troubles obsessionnels, les affections neurologiques, les troubles auto-immuns (dont la flambée des allergies étaient le phénomène précurseur).</p>
<p>Le nombre de femmes atteintes de troubles ovariens atteint déjà des proportions inquiétantes et ira croissant ainsi que le nombre d’hommes dont le sperme s’appauvrit. Le bon vieux système allopathique restera toujours aussi aveugle : « pas de problème, on fera des inséminations artificielles », violant un peu plus un organisme arrivé à ce stade par les effets conjugués des pollutions et de la médicamentation…</p>
<p>Je pense que la catastrophe annoncée ne sera pas celle provoquée par un virus, mais bien par un système complètement pervers qui rend les gens de plus en plus malades, les droguant toujours plus pour traiter… les conséquences des traitements. Heureusement il y a une limite à cette folie : c’est le système économique.</p>
<h2>La limite sera celle du système économique</h2>
<p>La vieille médecine n’a jamais cherché à distinguer les individus et elle a trouvé un allié précieux dans l’industrie chimique dont l’intérêt est d’abreuver les masses. C’est ainsi qu’ont été générés des profits colossaux.</p>
<p>Mais jusqu’à quand le système va-t-il tenir ? Il y a de moins en moins de brevets innovants, de plus en plus de génériques, en un mot : la bête a faim ! Parallèlement, les systèmes de sécurité sociale, et même les états, sont au bord de la faillite. Il faudra bien qu’un jour les responsables de la sécurité sociale comprennent que c’est la médecine elle-même qu’il faut réformer et changent de paradigme. Pensez vous qu’on puisse aller loin avec une France endettée à hauteur de 84% du PIB ?<br />
La crise financière risque bien de n’être que le toussotement : la situation peut virer à la pneumonie d’un moment à l’autre. Cette crise n’a été traitée qu’allopathiquement : refoulée sans que rien n’ait changé fondamentalement. Ainsi on a semé les germes de quelque chose d’encore plus profond et catastrophique.<br />
Il y a urgence à former de plus en plus d’homéopathes pour  nous tenir prêts le jour J.</p>
<p>Je lance un appel à tous les médecins qui ont encore de l’esprit critique : rejoignez nous et venez vous former à une médecine rationnelle et basée sur des principes.<br />
Dernier point : si la vaccination contre la grippe A devait devenir obligatoire, je m’y refuserai et rejoindrai ceux qui pourront lancer un appel à la désobéissance civile.<br />
Dr Edouard Broussalian<br />
Genève, le 30 Octobre 2009</p>
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		<title>Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 06:58:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?
George Vithoulkas*
International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos 37005, Grèce
L’Homéopathie est actuellement attaquée par les médias britanniques. Ces attaques puisent leur origine de prétentions irresponsables et injustifiées de certains enseignants en homéopathie. On peut inclure dans ces prétentions l’utilisation de méthodes d’expérimentation des remèdes fondées sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?</h1>
<p>George Vithoulkas*<br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-99" title="george_vithoulkas" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/george_vithoulkas-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>International Academy of Classical Homeopathy, Alonissos 37005, Grèce</p>
<p>L’Homéopathie est actuellement attaquée par les médias britanniques. Ces attaques puisent leur origine de prétentions irresponsables et injustifiées de certains enseignants en homéopathie. On peut inclure dans ces prétentions l’utilisation de méthodes d’expérimentation des remèdes fondées sur les ‘rêves’ et ‘l’imagination’. Pour prescrire un remède, de tels enseignants essayent de remplacer le rigoureux travail de comparaison du portrait symptomatique du patient avec celui du remède par des théories fallacieuses fondées sur la ‘théorie des signatures’, les sensations et d’autres méthodes.<br />
Les attaques des médias britanniques dirigées contre l’homéopathie sont-elles justifiées ?D’autres affirmations irresponsables ont été également faites. Ces ‘‘nouvelles idées’’ risquent de détruire les principes, la théorie et la pratique de l’homéopathie. Homeopathy (2008) 97, 103–106.<br />
Mots-Clés : Médias ; Provings ; Rêve ; Signatures ; Sensations ; Illusions ; Immunisation ; Homéopathie ; Homéopathie attaquée ; Placebo ; Prophylaxie homéopathique.</p>
<h3>Introduction</h3>
<p>Au moment où l’homéopathie se trouve confrontée à la pire attaque venant de la presse anglaise, nous devons nous poser la question : Ces attaques sont-elles réellement justifiées? Ces attaques peuvent servir l’opportunisme, des intérêts particuliers ou même la haine de ceux qui sont opposés à l’homéopathie. Elles peuvent être mal intentionnées ou même calomnieuses, cependant si nous sommes honnêtes, nous devons accepter qu’elles puisent certains de leurs arguments et de leurs armes dans les rangs de l’homéopathie en raison de notre irresponsabilité. J’attribue cela à des déclarations extravagantes de certains homéopathes et de certains  ‘‘enseignants modernes’’ et à leurs ‘idées nouvelles’’ qui sont en train de détruire les principes, la théorie et la pratique de la véritable homéopathie Hahnemannienne.</p>
<h3>Méthodologie des expérimentations homéopathiques</h3>
<p>La crédibilité des provings (expérimentations pathogénétiques homéopathiques)  des remèdes homéopathiques, la première pierre de l’homéopathie, est aujourd’hui  mise à bas par de ‘‘nouvelles idées’’ concernant les moyens de conduire une expérimentation. Certains enseignants affirment qu’il n’est point besoin que les remèdes soient testés sur les êtres humains, mais que les symptômes peuvent être uniquement imaginés, par exemple :<br />
‘‘C’est au niveau mental que l’analyse par groupe chimique peut offrir les meilleurs résultats. Dès que les thèmes centraux des éléments entrant dans la composition du remède sont découverts, il sera possible d’en déduire le thème du remède lui-même’’1</p>
<p>et</p>
<p>‘‘La methode de l’analyse par groupe nous permet de considérer l’homéopathie sous un angle nouveau, plus abstrait, un niveau métaphysique. Elle nous permet aussi de prédire, avec plus ou moins d’exactitude, le portrait d’un remède totalement inconnu.’’2</p>
<p>On peut aisément prévoir où de telles absurdes ‘nouvelles idées’’ conduiront : des centaines de ‘‘provings’’ différents pour le même remède ! Les efforts de certains pour attirer l’attention sur la découverte de nouveaux remèdes n’est pas en cause. Cependant, il n’est pas correct, par égard à ceux qui font confiance aux provings, que ces auteurs ignorent les règles selon lesquelles un bon proving doit être mené, en accord avec les Principes et la Pratique mis au point par Hahnemann. Les méthodes que de nombreux expérimentateurs ont suivies afin de ‘‘présenter’’ des provings de nouveaux remèdes apportent les preuves qu’ils n’ont pas suivi les directives d’Hahnemann.</p>
<p>‘‘Une méthode nouvelle et révolutionnaire de réalisation des provings, selon laquelle on fait prendre une dose d’un remède à un groupe entier d’expérimentateurs, quelques jours avant ou même pendant une conférence, et ensuite on discute des effets de la dose durant cette même conférence. Ces provings étaient habituellement très productifs pour ce qui est de la symptomatologie, surtout dans la sphère émotionnelle, dans les rêves, donnant une idée des processus intimes de la substance. J’ai été impressionné par les effets que la dose produisait sur la conscience collective du groupe, et comment, lorsque le remède était pris par une collectivité, les effets de la dose semblaient se multiplier et devenir beaucoup plus saillants que lorsqu’elle était donnée à un individu isolément. ’’3</p>
<p>‘‘Un proving peut être conduit avec un groupe d’étude ou lors d’un séminaire en faisant prendre à chaque étudiant une dose unique quelques jours avant ou pendant une séance de cours, puis en comparant les expériences des uns et des autres. Ces provings se concentrent souvent sur les rêves et les symptômes mentaux afin de découvrir le sens le plus profond du remède. Cette méthode a été souvent mise en pratique par Jürgen Becker en Allemagne et adoptée par d’autres enseignants modernes. L’idée est de découvrir le principal thème inconscient du remède lors du proving réalisé au cours du séminaire, ce qui est encore mis en valeur par la discussion de l’expérience ressentie avec le groupe afin d’exprimer et de formuler les thèmes principaux. L’avantage de cette méthode est que cela peut être un raccourci vers l’essence du remède. ’’4</p>
<p>‘‘A l’Ecole d’Homéopathie, où nous nous rencontrons une fois par mois, nous avons obtenu des résultats dans les expérimentations par groupe depuis 1991 en utilisant des stimuli variés : en servant de substance en dose matérielle ; en la prenant sur soi ; en l’observant ; et en méditant sur elle. Nous avons obtenu des résultats avec des dynamisations allant de 30 à 200C. Nous avons évoqué des provings de groupe avec un membre gardant à l’esprit le concept/image d’une substance (l’expéditeur) tandis que le groupe restait assis dans une période de silence et d’observation de soi (les receveurs). C’est une expérience courante parmi les expérimentateurs que certains sujets (qui plus tard révèlent des symptômes cardinaux du remède en raison de leur affinité avec la substance testée) développent des symptômes qui par la suite sont validés comme appartenant à l’expérimentation avant que personne n’ait  ‘pris’ la substance. ’’5</p>
<p>‘‘Pour moi, l’expérimentation lors d’une méditation est souvent le plus commode et le plus utile. Elle donne des résultats rapides et sans beaucoup d’effort. Les inconvénients sont que l’image n’est pas complète et peut être en partie inexacte. Mais cela peut être le cas également dans d’autres expérimentations. A mon expérience, les provings par méditation sont souvent tout à fait fiables et donnent l’essence du remède, plus souvent que les provings utilisant les rêves.’’6</p>
<p>L’enthousiasme pour ‘‘faire sortir’’ des symptômes a conduit à des affirmations selon lesquelles une dose unique d’un remède en haute dynamisation peut produire des centaines de symptômes chez un petit groupe de sujets.</p>
<p>‘‘Le proving de Coca-Cola a été réalisé durant mon séminaire de San Francisco en Mai 1994. On a donné aux participants du séminaire une dose unique de la substance en 30CH. On leur a demandé de noter leurs symptômes pendant les deux jours suivants, qu’ils aient pris la dose ou non.’’7</p>
<p>‘‘Parmi les 305 symptômes mentaux d’hydrogène, 61 furent provoqués par la 6C (2 provers), 17 par la 9C (1 prover), 27 par la 12 (3 provers), 3 par la 15C (2 provers), 140 par la 30C (3 provers) et 56 par la 200C (4 provers).’8 ‘‘Le remède a été dynamisé jusqu’à la 30C. Tous les expérimentateurs ont commencé à peu près en même temps en prenant une seule dose.’’9<br />
La plupart de ces ‘‘expérimentateurs’’ n’ont vraisemblablement pas lu ni ne se sont rendu compte qu’Hahnemann ne se servait que de doses matérielles dans les provings sur lesquels se fonde sa Materia Medica Pura.</p>
<p>Au paragraphe 32 de l’Organon10 il affirme que toutes les ‘‘substances peuvent provoquer des symptômes dans la mesure où elles sont ingérées en quantités  suffisamment importantes.’’ Dans la sixième et dernière édition de l’Organon, paragraphe 130, il affirme que seuls ceux qui sont sensibles à une substance peuvent présenter des symptômes après la prise d’une haute dynamisation et seulement s’ils prennent le remède plusieurs jours de suite.11 Afin de déterminer que des symptômes sont dignes de foi et bien liés au remède, l’expérimentation doit être répétée à plusieurs reprises. En pratique quotidienne, on prescrit souvent un remède erroné, cependant, on ne voit que rarement des symptômes ‘‘proving’’. Ce fait montre à lui seul la rareté des sujets si ‘‘sensibles’’ qu’ils pourraient expérimenter des remèdes en haute dynamisation.</p>
<p>Certains ont même affirmé qu’il n’était nul besoin d’un remède réel. Vous pouvez écrire le nom du remède et la dynamisation sur un morceau de papier, le mettre dans un verre d’eau et le remède dynamisé est ainsi préparé !</p>
<p>‘Depuis des années, je fais écrire à mes patients le nom du remède et sa dynamisation sur un morceau de papier et cela fonctionne à la perfection. Etant donné que nous travaillons sur de l’énergie et du psychisme, l’INTENTION présente dans notre démarche thérapeutique est cruciale pour que le remède agisse dans le sens attendu : par exemple, quand on inscrit sur un papier Lachesis 30C, et que la personne souffrant de bouffées de chaleur cesse d’en présenter, l’homéopathe doit être alors très attentif et se concentrer sur la canalisation de cette énergie.’’12</p>
<p>Ou vous n’avez même plus besoin de prescrire le remède, vous devez seulement y penser et le patient est guéri !</p>
<p>‘‘On m’a enseigné que tout était dans l’intention. Et, bien sûr, nous voyons un patient qui, en plein milieu de la prise d’observation, commence soudain à se sentir mieux, une fois que nous pensons à son remède. Tout au moins, c’est ce que je pense.’’12</p>
<p>Avec de telles déclarations, comment est-il possible de se défendre contre l’idée que l’homéopathie n’ qu’un effet ‘‘placebo’’ ?</p>
<h3>Choisir le remède</h3>
<p>Le second problème soulevé par cette tempête de ‘‘modernisation’’ est l’altération par rapport à la méthodologie essentielle permettant le choix du remède. Quelques ‘‘enseignants modernes’’ prétendent avoir trouvé des solutions permettant de réduire le laborieux travail nécessaire à la recherche du remède qui correspond aux symptômes du patient. Ils suggèrent, par exemple de rechercher les illusions de chaque patient et de prescrire en fonction de ces illusions.</p>
<p>‘‘J’ai également pris conscience de l’importance de la section sur les illusions, une illusion est en effet une perception erronée de la réalité, tout comme la maladie est une perception fausse du présent. L’état psychologique global d’une personne est une expression de cette fausse perception (illusion).’ ‘La guérison est le rétablissement de la santé et s’obtient lorsque le patient devient conscient de sa fausse perception de la réalité. Il doit donc se confronter à son illusion. C’est le fondement de la loi de similitude sur laquelle repose l’homéopathie.’’13</p>
<p>En d’autres termes, ils conseillent à l’étudiant naïf et crédule de repérer chez chaque patient une illusion ! D’autres suggèrent de ne prescrire que selon les symptômes mentaux :</p>
<p>‘‘Pour me répéter, laissez-moi dire que nous prescrivons sur les symptômes mentaux (laissant de côté tous les autres symptômes concernant le niveau physique du corps bien connu de tous) et stimulons le système automatique, qui est responsable de l’efficience du système d’Assimilation et d’Elimination.’’14</p>
<p>Même si de nombreux patients ne souffrent que de symptômes physiques et n’ont pas obligatoirement de symptômes psychologiques, sans parler d’illusions.<br />
Au milieu de cette vague de théories sans fondement et de simplification excessive, d’autres proposent de regrouper les patients selon certaines caractéristiques ‘‘communes’’, ignorant le principe du caractère unique de chaque organisme. 15 Ils enseignent, par exemple, que chaque étudiant recherche si le patient a des ressemblances avec un animal, ou  une plante ou un minéral, et ensuite regarde dans le groupe correspondant de remèdes afin de trouver le similimum.16 Il s’agit essentiellement de la vieille théorie des ‘‘signatures’’ abandonnée parce qu’elle s’était révélée inutile il y a des centaines d’années, et maintenant présentée comme une solution avec un éclairage moderne pour trouver facilement le remède indiqué. En réalité ce qui est proposé, c’est l’abandon du processus de recherche du bon remède par la répertorisation et la lecture de la matière médicale.  L’opinion d’Hahnemann quant à ces idées était très claire :</p>
<p>‘‘Je laisserai à l’école de médicine ordinaire l’humiliation de se rappeler la folie de ces anciens médecins qui déterminaient la puissance médicinale des drogues brutes à partir de leur signature.’’17</p>
<p>L’échec de cette méthode est une des principales raisons qui a fait chercher à Hahnemann une solution plus logique de soigner les malades et qui l’a amené à développer l’homéopathie.</p>
<p>Par la suite, un autre point de vue s’est manifesté : chaque patient correspond à un seul et unique remède homéopathique, le remède ‘‘de fond’’ qui doit être découvert, sinon le patient ne serait jamais guéri, on ignore le fait dans ce cas que dans les maladies miasmatiques profondes, comme le sont la majorité des cas aujourd’hui, une série de remèdes homéopathiques prescrits à la suite, à de longs intervalles, est nécessaire à l’obtention de la guérison.</p>
<p>‘‘A mon expérience, si vous trouvez le remède qui est réellement au niveau le plus profond, il agira très bien sur ce niveau pendant de nombreuses années. Habituellement, à la fin de cette période, ils sont dans un état de santé tel qu’ils n’ont besoin d’aucun autre remède. Sinon, vous n’obtiendrez qu’un effet partiel, mais vous n’avez pas véritablement trouvé le remède. Comme le disait Hahnemann, vous zigzaggez vers la guérison et je ne peux le faire très souvent, cela me donne le tournis ! Si vous allez jusqu’au plus profond de la personne, vous voyez l’interrupteur principal, qui d’une chiquenaude fait s’allumer toutes les ampoules individuelles.’’18</p>
<p>‘‘Lorsque nous prescrivons le remède à un patient sur la base de l’Hypothèse de la Psore Primaire, avec les Thèmes et les Principes directeurs, nous devons nous attendre à ce que la guérison se manifeste comme un saut quantique.’’19</p>
<h3>Sensations et Illusions</h3>
<p>Une autre idée récente qui, j’en ai peur, prolongera la confusion des étudiants est celle d’une extrapolation par le praticien d’un soi-disant ‘‘contexte’’ sous-jacent des ‘‘sensations’’ du patient vers quelque chose qui serait au delà de leur signification et de leur réalité.</p>
<p>‘‘Un élément clef de ce système oblige à se focaliser sur les sensations du patient. Il y a une certaine énergie dans les sensations en rapport avec la plainte principale d’une part et d’autre part avec l’état général du patient, qui a une très grande importance. Le Dr Sankaran les appelées sensations vitales. Les sensations vitales ne sont pas seulement des émotions ou des symptômes physiques, mais plutôt des sensations communes qui relient le corps et l’esprit. En effet, le niveau vital est plus profond que le corps et l’esprit ; il est au cœur de la maladie. Ce sont des phénomènes non spécifiquement humains, c'est-à-dire qui ne sont pas exclusivement le propre des êtres humains, et qui nous conduisent directement à la source du remède lui-même.’’20</p>
<p>L’extrapolation des ‘‘sensations’’ du patient est un chemin glissant à prendre pour un homéopathe car ces ‘‘projections’’ ne sont pas notées dans la matière médicale, et chaque praticien sera tenté de découvrir un autre ‘‘contexte’’ sous-jacent dans les sentiments du patient.  Le fait est que devons comparer les symptômes du patient aux symptômes du remède et pour un tel travail, nous avons à la fois des outils et des règles. Le reste n’est que conjecture permettant de ridiculiser l’homéopathie comme on l’a vu récemment dans la presse anglaise. Ces idées extrêmes créent de la confusion dans les esprits des étudiants non avertis et en même temps donnent des munitions aux adversaires de l’homéopathie.</p>
<h3>Dangereuses idées</h3>
<p>D’autres ‘‘nouvelles idées ’’ encore plus dangereuses sont également apparues ; par exemple, la version homéopathique des vaccinations. A l’origine, une idée incomprise d’Hahnemann selon laquelle Belladonna, par exemple, pouvait avoir une action thérapeutique durant une épidémie de scarlatine, non pas en tant que préventif, mais parce qu’il était le ‘‘génie’’ de cette épidémie et agissait de façon curative au début de l’infection. Cette observation a été comprise comme signifiant : nous pouvons donner un remède aujourd’hui et il protégera le patient d’une épidémie éventuelle qui pourrait éclater un ou deux ans plus tard.21</p>
<p>D’autres idées ont émergé que ne pourraient adopter que des fanatiques d’une secte religieuse : comme ‘‘l’homéopathie peut tout guérir même tous les formes de cancers ou le SIDA’’22 ou pire encore ‘‘dynamiser des mélodies,23 ou même la lumière de Vénus ou la lune24 et donner le comme remède!’’ Puis, certains homéopathes, induits en erreur par de telles idées, affirment avoir découvert un traitement pour le SIDA dans une mélodie jouée sur un CD</p>
<p>‘Les téléchargements curatifs sont une forme d’autotraitements holistiques fondés sur une résonnance avec une large gamme de maladies. Ils sont fondés sur une découverte qui est survenue en mettant en pratique une partie négligée de l’homéopathie pour le traitement du SIDA et du paludisme en Afrique. Nous avons découvert une nouvelle méthode de guérison fondée sur des principes et des pratiques homéopathiques éprouvées mais selon une nouvelle forme de délivrance.’’25</p>
<p>Et ils affublent à de telles absurdités le nom d’homéopathie classique ! Avec toutes ces ‘‘nouvelles idées’’ irrationnelles et arbitraires, les ‘‘enseignants modernes’’ diffament l’homéopathie et démolissent les fondements qui constituent son édifice scientifique. Ce n’est donc pas sans raison que les scientifiques aient réagi négativement, que les médias déclenchent une bataille contre l’homéopathie et que les adversaires de l’homéopathie festoient en ce moment.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Les attaques des médias britanniques ont influencé la perception globale de l’homéopathie dans le monde entier. Je prévois que cela va continuer et ceci sans tenir compte des intérêts évidents qu’ils servent. Mais la triste réalité, c’est qu’ils ne sont pas sans justification. Le grand édifice de la croyance scientifique en l’homéopathie qui s’est construit grâce à tant d’heures de travail depuis de si nombreuses années par un si grand nombre de gens convaincus et dévoués est maintenant en train de se désagréger puisque, nous, en tant que communauté homéopathique, nous avons fourni les arguments permettant de dire que l’homéopathie n’est pas une science. Le savoir véritable est parsemé de confusion et de fausses informations, le travail concret est remplacé par la projection ; et l’intérêt personnel est présenté comme un enseignement altruiste. Cependant c’est la vie : où il y a la lumière, il y a aussi l’ombre.<br />
Il y a aujourd’hui suffisamment d’homéopathes raisonnables qui peuvent transformer la folie, le désordre et la confusion en ordre et bon sens, mais il faut qu’ils s’expriment. Ce journal fait partie d’un tel mouvement de défense de l’essence et de la substance des théories et principes que nous a léguées Samuel Hahnemann.</p>
<h3>Références</h3>
<p>1 Scholten J. Homoeopathy and minerals. Utrecht: Stichting Alonissos,<br />
1993, p 23.<br />
2 Scholten J. Homoeopathy and minerals. Utrecht: Stichting Alonissos,<br />
1993, p 289.<br />
3 Sankaran R. Provings: similia similibus curentur. Bombay: Homeopathic<br />
Medical Publishers, 1998 [Introduction].<br />
4 Sherr J. The dynamics and methodology of homoeopathic provings,<br />
Types of provings. West Malvern; 1994, pp 16–17.<br />
5 Norland M. Homoeopath Links 2000; 13: 138–142.<br />
6 Scholten J. Interhomeopathy, Theory of provings, October 2007.<br />
7 Sankaran R. Provings: similia similibus curentur. Bombay: Homeopathic<br />
Medical Publishers, 1998 [Coca cola].<br />
8 Sherr J. Proving of hydrogen. West Malvern: 1992.<br />
9 Herrick N. Animal mind, human voices: provings of eight new animal<br />
remedies. Hahnemann Clinic Publishing, 1998.<br />
10 Hahnemann S. Organon of medicine, 6th edn, B. Jain Publishers,<br />
1982, p 114.<br />
11 Hahnemann S. Organon of medicine, 6th edn, New Delhi: B. Jain<br />
Publishers, 1982, pp 198–203.<br />
12 Nauman E. Homoeopath Links 2000; 13: 193–194.<br />
13 Sankaran R. The spirit of homoeopathy. Bombay: R. Sankaran,<br />
1991, p 6.<br />
14 Sehgal ML. Rediscovery of homeopathy. Delhi: Sehgal Brothers,<br />
1992, p 33.<br />
15 Scholten J. Homoeopathy and the elements. Introduction – the group<br />
analysis method. Utrecht: Stichting Alonissos, 1996.<br />
16 Sankaran R. The substance of homoeopathy. The natural classification<br />
of drugs. Bombay: Homepathic Medical Publishers, 1994, p<br />
101.<br />
17 Dudgeon RE. The lesser writings of Hahnemann. Essay on a new<br />
principle for ascertaining the curative powers of drugs, with a few<br />
glances at those hitherto employed. New Delhi: B. Jain Publishers,<br />
1987, p 255.<br />
18 Sankaran R. There is no two, an interview by Tessler N. Similimum<br />
the Journal of the Homepathic Academy of Naturopathic Physicians<br />
winter 2003.<br />
19 Neesgaard P. Hypothesis collection – primary psora and miasmatic<br />
dynamic, Encyclopedia homoeopathica, v. 2.2.2., 2007.<br />
20 Sankaran R. The sensation in homeopathy. Bombay: Homeopathic<br />
Medical Publishers, 2004.<br />
21 Golden I. An energetic model of homeopathy. Homoeopath Links<br />
Summer 2007; 20: 86.<br />
22 Chappell P. The second similimum. Haren: Homeolinks Publishers,<br />
2005.<br />
23 Sankaran R. The substance of homeopathy. Imponderabilia – a proving<br />
of music. Bombay: Homeopathic Medical Publishers, 1994, p<br />
238.<br />
24 Clarke John H. Practical materia medica, vol. 2. New Delhi: B. Jain<br />
Publishers, 1986, p 320.<br />
25 Chappell P, van der Zee H, Hiwat C. &lt;www.healingdownloads.com&gt;.</p>
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