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	<title>Planète Homéo &#187; simillimum</title>
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	<description>Homéopathie, Planète homéo, la référence en homéopathie, vous informe sur l&#039;homéopathie, les médicaments homéopathiques, les traitements en homéopathie. C&#039;est un site d&#039;information des professionnels et du grand public sur l&#039;homéopathie</description>
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		<title>Discerner le simillimum, entrevoir l’homéopathie. 1ere Partie</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 17:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discerner le simillimum, entrevoir l’homéopathie
Essai sur un fil d’Ariane pour dépister le simillimum et trouver la sortie du labyrinthe Homéopathique.
Introduction
En rassemblant mes notes je me suis demandé comment éviter de reprendre ligne par ligne l’Organon en entier puisque tout ce que je vais exposer s’y trouve consigné. J’envisage donc le présent travail comme une timide [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1>Discerner le simillimum, entrevoir l’homéopathie</h1>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lever-de-soleil-espace.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-805" title="lever de soleil espace" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lever-de-soleil-espace-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Essai sur un fil d’Ariane pour dépister le simillimum et trouver la sortie du labyrinthe Homéopathique.</p>
<h2>Introduction</h2>
<p><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lever-de-soleil-espace.jpg"></a>En rassemblant mes notes je me suis demandé comment éviter de reprendre ligne par ligne l’Organon en entier puisque tout ce que je vais exposer s’y trouve consigné. J’envisage donc le présent travail comme une timide approche (que j’espère la plus sympathique possible) à l’étude de l’Organon afin d'inciter le lecteur a poursuivre plus avant l’étude de cet ouvrage fondamental, passionnant et émouvant.</p>
<p>Au bout de 15 ans à enseigner l’homéopathie, tiens à rapporter ici le fruit :</p>
<ul>
<li><em>de ma pratique personnelle</em>. Depuis le début      des années 80, sous la férule de mon père Georges, celle-ci découle de      nombreux ratages cliniques initiaux et de mon acharnement dans      l’apprentissage des principes énoncés par nos grands prédécesseurs comme      Hahnemann, Hering, Kent. Les nouvelles idées de certains auteurs modernes      comme Vithoulkas et mon ami Kaviraj m’ont été précieuses aussi pour      stimuler mon intellect et tenter de faire le tri en fonction de mon      acquis.</li>
<li><em>de l’observation des difficultés des étudiants</em>.      Les projections vidéos et nos séminaires cliniques se sont révélés      précieux dans un but pédagogique mais m’ont aussi donné l’opportunité      d’observer un grand nombre de fois comment les novices s’y prennent pour      étudier un cas et déterminer ainsi les erreurs les plus fréquentes dans      l’approche homoeopathique.</li>
</ul>
<p>L’homéopathie <em>ne pardonne pas les demi-mesures</em>, elle demande qu’on s’investisse complètement dans sa démarche sous peine de stagner et de se contenter de quelques coups chanceux. Trouver un médicament indiqué n'est encore rien si l'on ne sait pas gérer le cas, si l'on ne sait pas à quel moment renouveler, si l'on ignore la sensibilité du sujet, et si l'on est incapable de déduire un pronostic en fonction de l'évolution des symptômes.</p>
<p>Ce n’est qu’au prix de beaucoup de temps et d’efforts que l’on aura le plaisir de réussir de plus en plus de prescriptions. Devant les résultats souvent spectaculaires, on se sent de plus en plus stimulé et on puise dans l’enthousiasme de ses patients l’énergie de continuer de travailler et d’approfondir malgré les sarcasmes des tenants de l'ancienne médecine, souvent aveugles volontaires.</p>
<p>Bien vite, si l’on se prend au jeu, cela en devient presque une drogue. Quoi de plus stimulant et de rétribuant en effet que d’avoir résolu ce que j’appelle l’équation du malade ? Quoi demander de plus beau que de rétablir la santé ?</p>
<p>Nous allons développer deux parties : l’une développera les bases théoriques de l’homéopathie, tandis que dans la seconde partie nous essaierons de cerner les qualités requises pour devenir homéopathe et les écueils à éviter.</p>
<h2>I. changement de paradigme.</h2>
<p>L’homéopathie représente un véritable bouleversement dans notre compréhension de la médecine et des phénomènes morbides, du moins tels qu’on les enseigne à la Faculté. Ne pas se donner la peine d’effectuer ce changement de mode de pensée conduit avec certitude à l’échec et de pitoyables prescriptions à la sauvette ou au petit bonheur la chance.<strong></strong></p>
<p>Au bout de quelques doses de <em>Folliculinum pour</em> le cycle ou de <em>Belladonna contre</em> la fièvre, le prescripteur normalement cérébré aura vite cru faire le tour de l’ « homéopathie » pour constater son inefficacité (et même sa nocivité car bien des femmes présentent ensuite des troubles chroniques à cause de ce gavage prescrit à l'aveuglette).</p>
<p>En France les choses sont allées tellement loin qu’on a cru ériger un nouveau système en simplifiant à l’extrême l’héritage de Hahnemann. L’écriture simplifiée « homéopathie » en est le symbole puisque la racine grecque <em>homoeon</em> –semblable, ressemblant– est remplacée par<em>homeon</em> –identique–, ce qui constitue un grave contresens... Pour nous permettre un accès plus facile par les moteurs de recherches, nous avons dû nous aussi nous mettre à cette façon d'écrire... mais bien à contrecœur!</p>
<h3>Les trois chemins</h3>
<p>L’un des premiers points que je désire souligner est le suivant : l'homéopathie nous montre qu’il n’y a que trois chemins possible pour traiter les patients. Voici le texte du Fondateur :</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">22</span>. </em></strong><em>— Pour guérir, c'est-à-dire pour convertir les maladies en l'état de santé, il n'y a rien d'autre à faire que d'éliminer « l'universalité » de leurs symptômes (c'est-à-dire de leurs manifestations objectives et subjectives).</em></p>
<p><em>Les propriétés thérapeutiques des médicaments résident exclusivement dans leur faculté de provoquer des symptômes pathologiques chez l'homme sain et d'en faire disparaître chez les malades.</em></p>
<p><em>En conséquence, les médicaments ne prennent le caractère de remèdes, et ne deviennent capables d'anéantir les maladies, qu'en provoquant certains accidents et symptômes, soit en suscitant un certain état pathologique artificiel susceptible de détruire et d'éliminer les symptômes déjà existants, c'est-à-dire l'état morbide naturel à guérir.</em></p>
<p><em>Il en résulte également que les médicaments qui ont témoigné le plus manifestement la faculté de provoquer des <span style="text-decoration: underline;">symptômes semblables</span> (homéopathie) ou des <span style="text-decoration: underline;">symptômes contraires</span> (énantiopathie) à cette maladie (a) répondent le mieux à la totalité des symptômes de celle-ci. L'expérience seule doit démontrer s'il convient d'opposer à ces troubles morbides des symptômes médicamenteux (pathogénésiques) <span style="text-decoration: underline;">similaires</span>, ou <span style="text-decoration: underline;">contraires</span>, pour faire disparaître les symptômes pathologiques existants dans le but de rétablir la santé de la manière la plus facile, la plus certaine et la plus permanente.</em></p>
<p><em>(a) A part ces deux méthodes thérapeutiques possibles, il y en a encore une troisième, la <span style="text-decoration: underline;">méthode allopathique</span>, d'après laquelle on prescrit des médicaments dont les symptômes n'ont aucun rapport direct, pathogénésique, avec l'état morbide, n'étant donc ni semblables, ni opposés aux symptômes de la maladie, mais absolument hétérogènes.</em></p>
<p><em>Cette méthode, comme je l'ai déjà exposé ailleurs, se joue de la vie des malades d'une façon inexcusable et criminelle, en utilisant sur de pures conjectures, à doses massives et réitérées, des médicaments dangereusement violents, aux actions inconnues.</em></p>
<p><em>De plus, elle prétend dériver le mal vers d'autres régions, par des procédés, hélas, douloureux. L'allopathie soutire les sucs vitaux et épuise les forces du malade, le vidant par le haut et par le bas, le forçant à transpirer ou à saliver, mais surtout, comme ]e veut la routine régnante, pur l'usage aveugle et sans ménagement de saignées profuses, gaspillage de sang irremplaçable! Tout cela, sous le prétexte que le médecin doit imiter et favoriser la nature malade dans les efforts qu'elle fait pour se rétablir.</em></p>
<p><em>Cette méthode ne réalise pas combien il est insensé de vouloir imiter et favoriser les tentatives vraiment très imparfaites et le plus souvent inopportunes de l'énergie vitale aveugle, purement instinctive et dénuée de raison. Ce principe de vie n'a été mis en nous que pour maintenir, tant que nous sommes en santé, notre équilibre biologique et non pour se guérir lui-même en cas de maladie; car s'il jouissait de cette enviable possibilité, jamais notre organisme ne pourrait tomber malade.</em></p>
<p><em>Atteinte par des agents nocifs, notre énergie vitale ne peut faire autrement que d'exprimer la rupture de son équilibre par des perturbations dans les fonctions normales de l'organisme et par des sensations douloureuses, réclamant le secours d'un médecin qualifié. Si elle ne l'obtient pas, elle s'efforce alors, par l'aggravation des troubles et surtout par de violentes évacuations à se mettre coûte que coûte hors de danger, souvent au prix des plus grands sacrifices, au prix même de la vie.</em></p>
<p><em>Pour arriver à guérir, l'énergie vitale, pathologiquement désaccordée, possède si peu d'aptitudes, qu'elle ne mérite pas d'être imitée, puisque tous les changements de l'état de santé et les symptômes qu'elle engendre dans l'organisme constituent précisément la maladie elle-même! Quel est le médecin sensé qui, à moins de ne pas craindre de risquer la vie de son malade, voudrait l'imiter pour guérir ?</em></p>
<p>Hum ! Pensez vous que le texte qui date de 1843 ait pris une seule ride ? La situation est toujours désespérément la même qu’à l’époque de Hahnemann. Entendons nous bien : la médecine a fait des progrès dans le traitement des urgences et dans la chirurgie, grâce notamment au progrès technologiques. Mais pour le reste, où en sommes-nous ? De maquillage des symptômes en maquillage des symptômes, les pathologies sont sans cesse refoulées sur un plan de plus en plus profond. Je prétends que la médecine classique est en train de détruire de la santé avec un acharnement qui n’a d’égal que son aveuglement.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">23</span>. </em></strong><em>— Or, toute expérience scientifique et toutes les recherches faites avec soin nous convainquent que des symptômes pathologiques persistants, loin de pouvoir être effacés et anéantis par des symptômes médicamenteux <span style="text-decoration: underline;">opposés </span>(comme dans la méthode <span style="text-decoration: underline;">antipathique</span>, <span style="text-decoration: underline;">énantiopathique</span> ou <span style="text-decoration: underline;">palliative</span>), après avoir semblé pendant quelque temps se calmer, surgissent au contraire avec autant plus d'intensité et s'aggravent plus manifestement (cf. § 58 à 62 et § 69) (*).</em></p>
<p>Hahnemann démontre dans les aphorismes qui précèdent de nombreux points qui mériteraient à eux seuls des pages de développement. Nous retiendrons ici que :</p>
<p>a) ayant démontré que l'organisme réagit comme une totalité sans qu'il soit possible de discriminer un organe par rapport aux autres</p>
<p>b) il définit les 3 chemins possibles dans la façon d'administrer un médicament actif quel qu'il soit : soit parce qu'il peut créer un tableau diamétralement opposé à la maladie naturelle, soit une image semblable, soit on peut contrecarrer un ou plusieurs signes gênants (ce que fait encore et toujours l'ancienne médecine).</p>
<p>Bien avant que l'on parle de médecine "holistique", l'homéopathie nous conduisait déjà à renoncer à la vision fragmentaire, limitée et arbitraire de l’organe ou de la pathologie, tout en renonçant aussi aux « explications » physiopathologiques des maladies car on en perçoit dès lors l’inanité. <strong>Le patient constitue une entité unique et indivisible hermétique à l’analyse réductionniste</strong>.</p>
<h3>Soignez le malade et vous guérirez les organes !</h3>
<p>Voici une maxime de Hahnemann, reprise par tous ceux qui l’ont suivi, et qui résume parfaitement la démarche homéopathique.</p>
<p>Soigner <strong>le malade</strong> : qu’est ce que cela signifie ? La vieille médecine va pouvoir nous éclairer. Prenons un enfant qui fait des otites tout l’hiver. On va lui traiter chaque otite avec le tout dernier arsenal à la mode, à savoir l’antibiotique le plus récent, l’anti-inflammatoire le plus performant, quelques gouttes dans l’oreille au besoin. Ensuite, au vu des rechutes, le spécialiste proposera l’ablation des végétations qui jouent indiscutablement un rôle mécanique perturbateur. Pendant qu’on s’occupe de ses oreilles, d’autres spécialistes s’occuperont aussi de sa dermatose, car l’enfant présente aussi de l’eczéma. En outre, ce bonhomme agité a toutes les peines du monde à trouver le sommeil, aussi faudra-t-il lui adjoindre un traitement pour le faire dormir. Si l’on poursuit les investigations, les tests révéleront certainement une allergie à un ou plusieurs allergènes, ce qui ne manquera pas de faire les choux gras des allergologues, et des fabricants de médicaments car il faudra aussi que notre petit malade soit traité pour cela. Caricature direz-vous ? Pas du tout car l’exemple que je cite représente notre pain quotidien et illustre fort bien le raisonnement spécieux qu’on nous a inculqué à la Faculté, qui consiste à traiter les <em>maladies</em>, mais pas les <em>malades</em>.</p>
<p>Je prends un gifle en tant que médecin chaque fois qu’une mère amène son enfant en ayant le bon sens de nous dire : « j’arrête tout, il faut trouver un médicament pour soigner mon enfant, il faut qu’il soit vraiment malade de partout pour faire tout cela ». Eh oui, faut-il que le bon sens de ces mères soit préservé grâce à l’absence des grandes œillères que sont les diplômes ; l’arbre ne leur cache pas la forêt, et elles perçoivent intuitivement l’évidence : seule une perturbation générale touchant l’ensemble de l’organisme permet de rendre compte que chacune des parties, mal gouvernées, puisse devenir défaillante et présenter des symptômes.</p>
<p>Dès lors il est clair qu’<strong>à travers chaque partie malade, c’est le tout qui s’exprime</strong>.</p>
<h3>Les limites du réductionnisme</h3>
<p>Dès lors aussi il devient clair que l’ancien système invente les mirages qu’elle prétend traiter : n’oublions pas que la souffrance appartient au malade et que ce sont les médecins l’ont systématisée en maladies. En d’autres termes, la maladie est une notion médicale purement artificielle qui consiste à dénommer un groupe de symptômes communs à tous les malades. Ce mode de pensée autorise à considérer le syndrome comme une entité virtuelle déconnectée du patient. Nous voici à l’apogée du raisonnement de Claude Bernard qui nous a certes permis d’immenses progrès dans la physiologie mais qui est aussi responsable de nos plus grands errements ; ne serait-il pas bon qu’enfin, après un excès d’analyse, nous en revenions à la synthèse ? Doit-on rappeler qu’une seule cellule primordiale a fini par se diviser en milliards d’autres cellules, que celles-ci se sont organisées en organes selon un processus qui nous échappe totalement ? Doit-on rappeler qu’il faut bien dès lors qu’il existe un mécanisme régulateur général, sorte de chef d’orchestre qui veille à l’harmonie du tout non seulement lors de sa genèse mais aussi pour son entretien quotidien ?</p>
<p>Peut-on seulement se faire une idée de l’effroyable complexité de ce mécanisme qui veille à chaque seconde à ce que toutes les cellules fonctionnent harmonieusement de sorte que les fonctions physiologiques soient maintenues, et qu’entre autres aucun tissu anormal n’apparaisse ? Le peu que nous sachions de la physiologie ne dérange pas la médecine traditionnelle pour interférer allègrement à l’aide de quelques drogues. De la sorte, et en l’absence complète de lois permettant de guider la prescription, le “progrès” consiste à dénoncer les erreurs commises précédemment cependant que l’on commet celles qui seront dénoncées par la suite...</p>
<p>Ainsi, pour revenir à notre petit malade, que fait par exemple la vieille médecine de sa peur bleue du noir ou de l’orage, de sa transpiration de la tête au point de tremper son oreiller, du fait qu’il ajoute plein de sel dans ses aliments, de ses grincements de dents pendant qu’il dort, de sa constipation opiniâtre avec des selles énormes qui bouchent les toilettes ? Réponse : rien, strictement rien. Ces symptômes ne figurant au catalogue d’aucune maladie, on s’arroge donc le droit de les négliger royalement. Voilà une attitude artificielle qui finit par coûter fort cher à nos patients et à la société (laquelle semble d’ailleurs n’en avoir plus les moyens).</p>
<p><strong>Pour résumer</strong> : le patient se comporte comme une boite noire dont nous ne pourrons jamais élucider tous les principes de fonctionnement. Force est de constater qu’il se comporte comme une totalité dont le dérèglement produit des symptômes qui nous sont perceptibles. Faute de pouvoir connaître l’infinie complexité des mécanismes de fonctionnement internes (approche physiopathologique classique directement dérivée du réductionnisme), il ne nous reste plus qu’à étudier les propriétés personnelles de chaque patient soumis à son environnement ; propriétés qui expriment à leur manière l’“intérieur” invisible.</p>
<p><strong>Organon</strong>. Le §7 illustre précisément les notions qui précèdent.</p>
<p><strong><em>7</em></strong><em> — Puisqu'on ne peut connaître une maladie qu'exclusivement par sa symptomatologie, lorsqu'il n'y a pas de causes évidentes — causa occasionalis (a) — qui l'occasionnent ou l'entretiennent, il est clair que les symptômes seuls doivent servir de guide dans le choix des moyens propres à la guérison. Toutefois il conviendra de ne pas négliger la présence possible d'une diathèse morbide (miasme) et de circonstances accessoires (§ 5).</em></p>
<p><em>C'est donc l'ensemble des symptômes, dont l'image extérieure est l'expression de l'essence intérieure de la maladie , c'est à dire de l'énergie vitale désaccordée, c'est cette intégralité des symptômes qui doit être la principale ou la seule voie par laquelle la maladie nous permet de trouver le remède nécessaire, la seule qui puisse en déterminer le choix le mieux approprié.</em></p>
<p><em>En un mot, dans tout cas morbide individuel, la totalité des symptômes (b) doit être pour le médecin la préoccupation principale, l’objet unique de toute son attention, la seule chose devant être éliminée par son intervention en vue de la guérison, afin de transformer la maladie en état de santé.</em></p>
<p><em>(a) Il tombe sous le sens que tout médecin raisonnable élimine d'abord cette cause occasionnelle; l'indisposition dès lors disparaît habituellement d'elle-même. Ainsi il éloigne de la chambre les fleurs trop odorantes qui provoquent la lipothymie ou des manifestations hystériques; il enlève de la cornée le corps étranger qui produit l'ophtalmie; il dégage pour mieux le réajuster le bandage trop serré pouvant causer la gangrène d'un membre blessé; il dénude afin de la ligaturer l'artère lésée dont l'hémorragie pourrait causer la syncope; il tente de provoquer par le vomissement l'évacuation des baies de belladone avalées; il extrait les corps étrangers ayant été introduits dans les orifices naturels du corps (nez, gorge, oreilles, voies uro-génitales, rectum); il broie les calculs dans la vessie; il ouvre l'anus imperforé du nouveau-né, etc...</em></p>
<p><em>(b) Ne sachant souvent à quel autre expédient recourir, l’ancienne Ecole a de tout temps cherché à combattre dans les maladies et si possible à supprimer par des médicaments, un seul des symptômes multiples qu'elles présentent — méthode bornée, connue sous le nom de médecine symptomatique.</em></p>
<p><em>Elle a soulevé à juste titre le mépris général, non seulement parce qu'elle ne procure aucun avantage réel, mais encore parce qu'elle cause beaucoup de mal.</em></p>
<p><em>Un seul des symptômes présents n'est pas plus la maladie elle-même qu'une seule jambe ne constitue l'homme entier. Cette méthode était d'autant plus condamnable, qu'en traitant ainsi un tel symptôme isolé exclusivement par un remède contraire (donc d'une manière uniquement énantiopathique et palliative) le mal, après un soulagement de courte durée, reparaissait d'autant plus aggravé.</em></p>
<h3>Une médecine de l’énergie : notion de force vitale</h3>
<p>Cette seconde notion essentielle de l’homéopathie marque aussi les limites de sa compréhension par beaucoup d’esprits demeurés matérialistes.</p>
<p>Ces notions essentielles reposent sur quelques paragraphes de l'Organon que je relis toujours avec la même émotion. Songez que ces lignes ont été rédigées en 1843!</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">11</span>. — Quand l'homme tombe malade, cette énergie vitale immatérielle (principe de vie), active par elle-même et partout présente dans son corps, est, dès le début de la maladie, la seule qui ressente l'influence dynamique (a) de l'agent morbide hostile à la vie.</em></p>
<p><em>Seul le principe vital, après avoir été ainsi désaccordé, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Car, étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par ses effets dans l'organisme, cette entité énergétique n'exprime et ne peut révéler son dérèglement que par des manifestations pathologiques dans les sensations et fonctions, c'est-à-dire par des <span style="text-decoration: underline;">symptômes morbides </span>(manifestations qui seules sont accessibles aux sens de l'observateur et du médecin).</em></p>
<p><em>(a) Qu'entend-on par influence dynamique, par force dynamique? Nous constatons que notre Terre, grâce à une force mystérieuse, invisible, fait tourner la Lune autour d'elle en vingt-huit jours et quelques heures, et que cela, combiné avec l'attraction solaire, produit dans nos mers alternativement à des heures déterminées (avec quelques différences au moment de la pleine et nouvelle Lune) le <span style="text-decoration: underline;">flux</span> et le <span style="text-decoration: underline;">reflux</span> , c'est-à-dire la marée.</em></p>
<p><em>Nous voyons cela et nous nous en étonnons parce que nos sens ne se rendent pas compte de quelle manière cela se produit. Evidemment il ne s'agit pas là d'un travail réalisé par des machines, par des instruments mécaniques comme ceux qu'utilisent les hommes. Et nous voyons ainsi, autour de nous, encore bien d'autres faits résultant de l'action d'une substance sur une autre, sans qu'on puisse y reconnaître un enchaînement visible de cause à effet. L'homme cultivé, habitué à la comparaison et à la déduction, peut seul s'en faire une idée transcendante. En réfléchissant sur ces phénomènes, il les conçoit comme dégagés de toute influence matérielle ou mécanique. Il appelle ces effets <span style="text-decoration: underline;">dynamiques</span>, <span style="text-decoration: underline;">virtuels</span>, entendant par là qu'ils résultent de la puissance et de l'action souveraine, spécifique et pure, c'est-à-dire sans relation matérielle, d'un élément sur un autre.</em></p>
<p><em>Ainsi, par exemple, l'action dynamique des influences pathogènes sur l'homme sain, de même que la puissance <span style="text-decoration: underline;">dynamique</span> des médicaments sur le principe vital pour rétablir la santé de l'être humain, ne sont rien autre qu'une « contagion » absolument exempte de toute influence matérielle ou mécanique, comme l'est la force d'un aimant quand il attire puissamment un morceau de fer ou d'acier placé à proximité. On voit que le morceau de fer est attiré par une extrémité (pôle) de l'aimant, mais on ne voit pas comment cela se produit. Cette force invisible de l'aimant n'a besoin pour attirer le fer d'aucun moyen mécanique (matériel), crochet ou levier; elle l'attire et agit sur lui ou sur une aiguille d'acier, par sa force purement immatérielle, invisible — comme spirituelle en quelque sorte — et qui lui est propre. C'est là une manifestation <span style="text-decoration: underline;">dynamique</span>. Elle communique ainsi invisiblement (dynamiquement) la force magnétielle à l'aiguille d'acier. Celle-ci devient magnétique elle aussi, même sans aucun contact avec l'aimant, si elle se trouve à une distance assez courte de lui et communique à son tour à d'autres aiguilles d'acier une propriété magnétique (dynamique) semblable à celle qu'elle vient d'acquérir.</em></p>
<p><em>D'une manière analogue un enfant atteint de variole ou de rougeole, contaminera en l'approchant un enfant bien portant et cela sans le toucher. Cette contamination s'opère d'une façon invisible (dynamique), à distance, sans qu'aucune parcelle matérielle n'ait été communiquée ou ait pu être transmise de l'un à l'autre, pas plus que du pôle de l'aimant à l'aiguille d'acier voisine. Une influence spécifique purement immatérielle a propagé à l'enfant placé dans le voisinage, la variole ou la rougeole, d'une manière similaire à celle dont l'aimant a transmis la propriété magnétique à l'aiguille voisine.</em></p>
<p><em>L'action des médicaments sur l'homme vivant doit être jugée d'une façon analogue. Les substances naturelles qui s'avèrent être des médicaments, ne le sont qu'autant qu'elles ont le pouvoir (spécifique à chacune d'elles) de modifier l'organisme humain, grâce à une influence dynamique, incorporelle (par l'intermédiaire de la cellule vivante et sensible) s'exerçant sur le principe vital immatériel qui régit la vie.</em></p>
<p><em>Seul le pouvoir de provoquer des changements dans l'état de la vie animale confère des propriétés médicinales aux substances naturelles, que dans un sens plus restreint nous appelons médicaments. Ce n'est qu'à ce principe vital, incorporel, que s'étend l'influence immatérielle (dynamique) des médicaments capables d'agir sur l'organisme. De même, la proximité du pôle d'un aimant ne peut communiquer à l'acier qu'une force magnétique immatérielle, (comme par une espèce de contagion) et non transmettre d'autres propriétés purement physiques (par exemple plus de dureté ou de malléabilité).</em></p>
<p><em>C'est ainsi que chaque substance médicamenteuse, par une sorte de contagion modifie l'état de l'homme d'une manière qui est essentiellement spécifique, et non comme le ferait quelqu'autre médicament, cela aussi certainement que le voisinage d'un enfant varioleux ne communiquera à un enfant bien portant que la variole et jamais la rougeole.</em></p>
<p><em>C'est dynamiquement, à la façon d'une contagion, que cette influence des médicaments se produit sur notre organisme et cela sans la moindre transmission de parcelle matérielle de la substance médicamenteuse.</em></p>
<p><em>La plus petite dose d'un médicament très consciencieusement préparé et dynamisé — dans laquelle, d'après les calculs, il y a si peu de matière, que son infime quantité ne peut être imaginée ou conçue par les meilleurs mathématiciens — manifeste, dans le cas de la maladie à laquelle ce médicament convient, <span style="text-decoration: underline;">beaucoup</span> plus de puissance curative que de fortes doses matérielles du même médicament. Cette dose extrêmement subtile, ne contenant presque uniquement que la puissance médicinale immatérielle, dégagée et libérée, exercera, par la seule action de cette puissance <span style="text-decoration: underline;">dynamique</span>, des effets si considérables, qu'il serait impossible d'en obtenir de semblables avec la substance médicamenteuse à l'état brut, même absorbée à dose massive.</em></p>
<p><em>Ce n'est pas dans les atomes matériels de ces médicaments fortement dynamisés, ni dans la grandeur de leur surface physique ou mathématique (interprétation assez grossière du reste, mais vaine, du pouvoir considérable des remèdes dynamisés) que réside, sous une forme invisible, une puissance médicinale spécifique. C'est au contraire dans le tout petit globule imprégné ou dans sa dilution, que demeure cette énergie spécifique dégagée et libérée autant qu'il est possible de sa substance brute. Cette puissance médicamenteuse, au moindre contact de la cellule animale vivante, agit dynamiquement sur tout l'organisme, (sans lui communiquer la moindre parcelle matérielle quelconque, si subtile soit-elle) et d'autant plus fortement que par le processus de dynamisation elle est devenue plus ]ibre et plus immatérielle (§ 270).</em></p>
<p><em>Est-il absolument impossible à notre époque, qui se vante d'être si riche en esprits éclairés et réfléchis, de se représenter la puissance dynamique comme une chose incorporelle, alors que tous les jours nous voyons des phénomènes ne pouvant s'expliquer autrement?  Est-ce par un vomitif absorbé à dose substantielle, dont l'action sur l'estomac provoque des mouvements antipéristaltiques, que vous éprouverez un haut-le-cœur à la vue de quelque chose de répugnant? Ne s'agit-il pas ici de l'action dynamique de ce spectacle écœurant sur votre seule imagination? (*). Est-ce par le moyen d'un levier ou d'un outil matériel visible que vous levez le bras? N'est-ce pas uniquement par la force immatérielle, dynamique  de votre volonté qu'il se lève ?</em></p>
<p>Hé bien non, Cher Maître, visiblement notre époque, encore plus riche en esprits éclairés ( !), ceux-là même par exemple, qui ont percé les secrets de l’atome, et grâce à qui ont peut faire péter plusieurs fois la planète sans bouger les oreilles (Pierre Desproges), ces mêmes esprits ne peuvent toujours pas concevoir ce que vous dites.</p>
<p>Le paragraphe suivant est encore plus important peut-être, c’est l’une de nos pierres angulaires :</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">12</span>.— C'est uniquement la rupture d'équilibre de l'énergie vitale qui est la cause des maladies (a).</em></p>
<p><em>Les manifestations pathologiques accessibles à nos sens, en reflétant l'intégralité des troubles internes, expriment en même temps le dérèglement de la <span style="text-decoration: underline;">dynamis</span>, cette puissance intérieure, soustraite à nos regards. En un mot, elles mettent en évidence la maladie tout entière.</em></p>
<p><em>Par contre, la cessation par le traitement, de tous les troubles morbides, c'est-à-dire la disparition de tous les changements perceptibles modifiant l'état de santé, a pour effet et implique nécessairement le rétablissement du principe vital dans son intégrité et présuppose logiquement le retour à la santé de l'organisme tout entier.</em></p>
<p><em>(a) Comment l'énergie vitale détermine-t-elle l'organisme à produire des manifestations morbides, c'est-à-dire comment crée-t-elle la maladie ? De telles questions ne sont pour le thérapeute d'aucune utilité parce qu'elles lui resteront éternellement cachées. Le Maître de la Vie n'a rendu accessible à nos sens que ce qui était nécessaire et pleinement suffisant pour la guérison des maladies.</em></p>
<p>Imaginez-vous les haines et les sarcasmes que Hahnemann a suscités et bravés lorsqu’il écrivait ces lignes en 1843 ? Ainsi comprendrez-vous un peu mieux le sourire qui se dessine sur les lèvres d’un homéopathe quand un brave homme qui pense fermement qu’un petit bout d’ARN viral peut le tuer, lui explique du haut de ses préjugés que l’homéopathie ne peut pas agir ?</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">13</span>.— Par conséquent la maladie (appartenant à un domaine dans lequel les procédés mécaniques de la chirurgie n'ont aucune efficacité),</em></p>
<p><em>1. N'est nullement une entité séparée (a) du tout vivant de l'organisme, quelque subtile qu'on puisse l'imaginer.</em></p>
<p><em>(a) <span style="text-decoration: underline;">Materia peccans</span>!</em></p>
<p><em>2. Elle n'est pas non plus une entité isolée de l'énergie vitale, c'est-à-dire du pouvoir dynamique qui l'anime.</em></p>
<p><em>3. Enfin, ce n'est pas davantage une entité cachée à l'intérieur du corps, comme les allopathes la dépeignent.</em></p>
<p><em>(Une pareille chimère ne pouvait être conçue que par des cerveaux matérialistes. C'est elle qui, depuis des siècles, a poussé la médecine officielle dans toutes les funestes directions qu'elle a parcourues en l'écartant de sa véritable destination, et en la faisant considérer comme une science pernicieuse, incapable de guérir )</em></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">14</span>.— Il n'y a pas de maladie curable, pas de changements morbides cachés à l'intérieur du corps, que le médecin méthodique et consciencieux ne puisse reconnaître sinon par des symptômes objectifs et par des symptômes subjectifs.</em></p>
<p><em>Ainsi l'a voulu la bonté infiniment sage du Souverain Conservateur de la vie des hommes.</em></p>
<p>Comment Hahnemann est il arrivé à des conclusions tellement en avance sur son époque qu’elles font aujourd'hui encore sursauter? Cliniquement, l’homéopathie étonne sans arrêt. Nous constatons tous les jours qu’un médicament qui ne peut exister ni sur le plan matériel, ni sur le plan chimique présente une action aussi puissante qu’instantanée. Dans les cas aigus, c’est à peine si le patient a le temps d’absorber son médicament qu’il commence déjà à y répondre et que ses plaintes régressent. Dans les cas chroniques les réactions peuvent être très vives initialement et on assiste souvent à une véritable déferlante de symptômes selon une chronologie dictée par la loi de Hering (des signes de plus en plus anciens réapparaissent pour disparaître à leur tour). Avec <em>un seul et unique</em> médicament<em> à la fois</em> on couvre <em>l’ensemble</em> des signes et des symptômes connus chez le patient, ce qui nous amène à formuler qu’une cause commune très en amont semble provoquer l’universalité du désordre que nous constatons sur les organes.</p>
<p>De fait, à mesure qu’on le pénètre de plus en plus, le système hahnemannien fait de nous des médecins vitalistes. Il devient bien vite impossible de faire l’économie de la notion d’une force vitale qui régit l’organisme bien en amont du plan matériel anatomique ou chimique.</p>
<p><em>Quelles preuves pouvons-nous avancer ? Nous devons au Docteur Guy Buckley Stearns d’avoir publié en 1927 au terme de 7 ans de recherches les résultats d’une étude exhaustive qui visait à connaître les effets des doses dynamisées sur les réflexes de l’organisme.</em></p>
<p><em>Ce travail, mené pour le compte de l’Association Hahnemannienne Internationale, est un modèle de rigueur et nous étonne encore de part l’habileté avec laquelle son auteur a exploité les moyens rudimentaires de l’époque. Stearns a évalué les effets des produits homéopathiques sur la contraction du muscle cardiaque, la respiration, la dilatation des capillaires sous unguéaux, et bien d’autres choses encore.</em></p>
<p><em>Parmi toutes ces expériences, le test du réflexe pupillaire demeure le plus facile à mettre en évidence. Il est à cet égard assez édifiant : à l’aide d’une simple lampe de poche on peut mettre en évidence les forte contractions ou dilatations pupillaires dès qu’une dose dynamisée est approchée à une certaine distance du sujet. Ces expériences, faciles à reproduire chez vous, feront l'objet d'un article prochainement publié, vous pourrez briller en société et montrer à l'assistance ébahie comment une pupille se contracte de façon spasmodique et anarchique en rapprochant une simple dose du sujet.</em></p>
<p>Il m'est difficile de ne pas établir de parallèles avec mes premières amours que sont l'astronomie et la physique des quanta. On peut en effet rapprocher les notions de force vitale et de force d’attraction universelle (comme Hahnemann le souligne d'ailleurs au §11; voir <a href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ed%20et%20Bene/Mes%20documents/Homeo/Discerner%20le%20simillimum2.doc#influence">ci dessus </a>). Newton a décrit cette force voici trois siècles et demi pour rendre compte du comportement des corps célestes. Ce concept fructueux peut être décrit en termes mathématiques, ce qui aboutit à des lois toujours en usage aujourd’hui pour expédier des sondes sur Mars, ou mettre un satellite sur orbite. La gravitation vue du point de vue d’Einstein n’est rien d’autre qu’une courbure de l’espace temps qui oblige en quelque sorte la matière a suivre sa déformation. Si cela est avéré, ce que nous prenions pour une force ne serait dû qu’aux propriétés géométriques de l’espace.</p>
<p>De la même manière, il est possible que la force vitale en tant que telle ne soit qu’une description approchée d’un mécanisme physiologique plus complexe et plus proche de la réalité physique. Cependant le concept est bien commode et rend compte pour l’heure des phénomènes que nous observons.</p>
<p><strong>Pour résumer</strong>. La cause des maladies repose sur un dérèglement dynamique, seul un traitement de même nature peut permettre d’espérer une guérison. Je donne la parole à Kent qui a su énoncer ces faits avec sa clarté habituelle :</p>
<p><em>« Le plan nutritif relève exclusivement de l'extérieur, il appartient aux tissus, c'est là que se poursuit l'assimilation. Les drogues brutes, les remèdes en substance, n'agissent que sur le plan tissulaire, sur celui des résultats pathologiques ; ils ne peuvent affecter que les effets, les conséquences de la maladie. Et l'état de déséquilibre qui y règne concerne les effets terminaux, concerne donc le plan le plus extérieur de toute maladie. Naturellement, si tout ce qui représente l'extériorité physique est troublé, l'économie entière en souffre, le corps cesse d'être alors le bon instrument réactif des forces intérieures. Mais une véritable maladie, possédant ses phases prodromiques de progrès et de déclin, ou d'allure continue, ne peut s'implanter dans notre organisme que par une cause dynamique seulement. D'où il suit nécessairement, et je ne saurais assez le répéter, que l'homme ne peut être guéri que par des médicaments atténués et dynamisés jusqu'à ce qu'ils soient similaires en nature et en qualité à la cause morbide. La cause pathogène et le médicament pathogénésique, c'est à dire celui expérimenté sur l'individu sain, doivent être similaires quant à leur nature, car des causes dissemblables ne peuvent produire des effets semblables. »</em></p>
<p><a href="http://planete-homeo.org/2010/11/30/discerner-le-simillimum-entrevoir-lhomeopathie-2eme-partie/">Suite de l'article</a></p>
<p><em><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-866" title="cdr_bouton" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/cdr_bouton.gif" alt="" width="99" height="33" /></a><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 15:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard Broussalian</dc:creator>
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Questions en Homéopathie par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...

Eugene Beauharis Nash
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.
Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:
"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img style='float: left; margin-right: 10px; border: none;' src='http://www.gravatar.com/avatar.php?gravatar_id=24158e106b0bc0fb184d0ba97d8ce2e2&amp;default=http://www.gravatar.com/avatar/580e4cb9f90f89a51399fc51cbd64e32.png' alt='No Gravatar' width=40 height=40/><h1><strong><br />
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-132" title="nash02bis" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/nash02bis2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Questions en Homéopathie </strong>par E. B. Nash, Réponses par Kent et autres...</h1>
<p><strong><br />
Eugene Beauharis Nash<br />
8 Mars 1838 - 6 Novembre 1917.</strong></p>
<p>Dans le numéro de Janvier (1889) de "The Homeopathic Physician", nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:</p>
<p>"Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l'Organon expliquent pourquoi il y a des cas où les hautes dynamisations n'agissent pas, alors que les basses sont efficaces. Je fais remarquer que nous pouvons avoir un remède, selon Hahnemann, très semblable au cas - mais non le simillimum - où une dose unique ou répétée d'une haute dynamisation n'aura pas d'action pour vous, mais dans une dynamisation plus basse, nous aurons un effet, quoique transitoire et n'amenant pas à une guérison.</p>
<p>Le cas suivant illustrera mon propos. C'est un cas de diarrhée chronique, pour lequel le choix se portait sur Sulphur. Je le prescrivais en MM, CM, 200 en doses uniques et répétées, sans quelque effet que ce soit, puis je donnai une 30°, une dose deux ou trois matins successifs, ce qui arrêta la diarrhée, mais n'amena pas la guérison. Je savais que je n'avais qu'un simille et non le simillimum, quelques temps plus tard, le patient se mit à tousser à 4 h du matin, avec haut-le-cour, cyanose du visage, transpiration froide et tremblement. Ant. Tart. CM une dose, guérit la toux et la diarrhée. Sulphur était le simille mais Ant. Tart. était le simillimum."</p>
<p>Question. Était-ce un cas de maladie chronique? Hahnemann en page 23, vol. 1 de la traduction par Hempel des Maladies Chroniques, dit que les affections les plus chroniques ont leur origine dans les trois miasmes chroniques connus, la Syphilis, la Sycose et la Psore. Duquel de ces trois miasmes dépend ce cas?</p>
<p>Dans les Maladies Chroniques d'Hahnemann, Ant. Tart. n'est pas classé parmi les antipsoriques, bien qu'il semble ne pas faire de doute qu'il a guéri le cas. Maintenant, si le simillimum a été trouvé dans ce cas, peut-il ne pas guérir, si une guérison est malgré tout possible, la maladie étant chronique, et le remède n'ayant jamais été reconnu comme devant être classé parmi l'un des remèdes considérés comme anti-syphilitiques, antisycotiques ou antipsoriques? Voilà pour cette maladie chronique guérie par Ant. Tart.</p>
<p>Dans le volume 22, page 317, "Medical Advance", on cite la réponse du Dr. Hawley à la question suivante du Dr. Stow: "Le Dr. Hawley pourrait-il expliquer ce que nous devons faire des analogues?"</p>
<p>"Vous ne pouvez, selon les enseignements de l'Organon, utiliser autre chose que le remède le plus semblable. Le terme analogue s'applique aux remèdes d'une classe ayant les mêmes caractéristiques."</p>
<p>C'est ce que je lis dans l'Organon. Alors est-ce vrai que seul le simillimum guérit tandis que le simille ne fait que réaliser une palliation et ne guérit jamais? Que penser des intercurrents, des remèdes compatibles et des complémentaires? Voyez dans l'Organon, l'aphorisme 171, où Hahnemann parle de l'emploi de plusieurs remèdes antipsoriques successivement.</p>
<p>Depuis le temps d'Hahnemann, nous avons ajouté de nombreux remèdes à notre Matière Médicale, parmi lesquels on peut citer Baptisia, Cactus, Cimicifuga, Gelsemium, Lilium tig., etc. Si, au temps d'Hahnemann, s'était manifesté chez un patient une situation clinique dont le simillimum se trouvait être uniquement un des remèdes cités ci-dessus, qu'aurait t'il pu faire pour les guérir?</p>
<p>De nombreux remèdes nous sont encore inconnus. Si nous avons un patient dont le simillimum n'a été encore développé dans notre Matière Médicale, que faire? Si nous ne connaissions aujourd'hui qu'une moitié des remèdes potentiels encore existants, et si seul le simillimum guérit, alors malgré toute notre sagacité, nous ne guéririons qu'une moitié de nos patients, à moins que plus d'une moitié de ceux-ci n'ait besoin des remèdes que nous connaissons. Je me souviens d'une histoire d'accident qui survint à l'époque de ces anciennes auberges. Dans certaines d'entre elles il était de coutume, alors que les voyageurs et les consommateurs se réunissaient au bar pour passer la soirée, que chacun pose une question à l'assemblée, et celui qui posait une question à laquelle il ne pouvait pas répondre lui-même devait avoir un gage.</p>
<p>Je ne souhaite pas qu'une telle règle soit appliquée ici, car je pourrai me retrouver dans la situation difficile du propriétaire, qui, lors d'une de ces réunions, avait poussé un voyageur hollandais à poser une question.</p>
<p>"Bien" dit le hollandais, "Puisqu'il le faut, voici. Comment un Suisse peut-il creuser un trou et ne laisser aucune trace de terre sur le bord?"</p>
<p>"Je donne ma langue au chat," répondit le propriétaire, répondez-vous même."</p>
<p>Le Hollandais: "Il commence par le fond."</p>
<p>Le propriétaire: "Comment cela se peut?"</p>
<p>Le Hollandais: "Oh, ça, c'est votre problème."</p>
<p>Il va sans dire que le propriétaire a eu le gage cette fois.</p>
<p>Maintenant, au risque de ne même pas parvenir à suggérer la réponse correcte à certaines de mes propres questions, je propose les suivantes:</p>
<p>1. La majorité des maladies aiguës, avec des soins appropriés et un régime va évoluer favorablement sans traitement.</p>
<p>2. Le simillimum va réduire leur durée en les guérissant rapidement.</p>
<p>3. Le simile le plus proche aidera et assurera une récupération plus rapide et réduira les souffrances, mieux que l'abstention thérapeutique.</p>
<p>4. Même ces maladies qui ne se seront pas améliorées du tout sans traitement guériront ou seront améliorées par le simillimum ou le simile.</p>
<p>Pour ce qui est des complémentaires. Nous voyons souvent dans l'étude des cas évoqués dans nos journaux, lorsque des résultats spectaculaires ont été obtenus avec un remède particulier, que ce remède a été suivi par un autre remède pour achever la guérison.</p>
<p>Un cas me vient à l'esprit, rapporté par le prince des prescripteurs, le Dr. A. Lippe, dans l'Organon (le journal), dans lequel un très mauvais cas de pneumonie avait remarquablement bénéficié de Kali carb., mais pour obtenir une guérison définitive, il avait fallu donner ensuite Lycopodium. Il avait du utiliser deux remèdes dans ce cas, deux antipsoriques. S'agissaient-ils de deux simile, ou lequel d'entre eux était le simillimum ?</p>
<p>Avant la découverte de Baptisia, il est indubitable que les cas pour lesquels ce remède était le simillimum, ont été traités par quelques-uns de ces analogues, tels qu'Arnica, Rhus, Arsenic, etc. Toutes ces maladies ont-elles seulement palliées, ou de tels cas devaient-ils mourir du fait du manque du simillimum?</p>
<p>Maintenant, nous devons soulever encore une question. Dans le traitement des maladies chroniques, celles sous la domination de la psore ou compliquées par cette dernière, nous avons appris à administrer le remède antipsorique, puis attendre sous l'action du remède que la guérison s'accomplisse ou que l'action de la dose administrée se soit épuisée. Si pendant l'action de ce remède, le patient est affecté d'une maladie aiguë telle une pneumonie, une dysenterie ou une fièvre typhoïde, le traitement approprié de l'affection aiguë va t'il interférer avec l'action du remède antipsorique administré pour la maladie chronique?</p>
<p>Il est vrai que certaines maladies chroniques ont leur origine dans une affection aiguë traitée de façon inadéquate, ainsi ce cas rapporté par Caroll Dunham, dans lequel il pouvait (ou tout au moins le croyait-il) retrouver la cause déclenchante dans la suppression d'un eczéma du cuir chevelu. Il donna le remède que l'enfant aurait du avoir lors de la maladie aiguë, avec comme conséquence la réapparition de l'eczéma et la disparition de toutes ces suites. On a rapporté de nombreux cas de ce type.</p>
<p>Entraver l'action du remède dans un tel cas serait certainement hasardeux. Les cas que nous venons de voir ne sont pas concernés, mais plutôt ceux pour lesquels l'affection aiguë dépend d'une affection psorique.Bonninghausen conseillait (voir Hom. Phys., vol IX, page 203), d'utiliser des remèdes intercurrents pour les maladies chroniques; et il nous donne dans la page suivante une liste de remèdes lors des perturbations d'un traitement antipsorique (c'est ainsi qu'il les appelle) et il donne un certain nombre d'exemples, tels des suites de refroidissement, de frayeur, d'indigestions, fatigue, etc. Maintenant revenons à ma question.</p>
<p>Ces remèdes administrés pour l'affection aiguë gênent-ils de façon significative l'action du traitement antipsorique? Si ce n'est pas le cas, alors bien sûr, tout ce qu'on doit faire après avoir employé le remède pour l'affection aiguë jusqu'à sa résolution, est d'attendre encore sous l'action du remède antipsorique.S'ils perturbent le traitement chronique, alors l'antipsorique doit être répété. Ces questions peuvent avoir toutes été réglées dans l'esprit de quelques uns, mais pas de tous, et je ne connais personne de plus capable de les trancher que Boenninghausen.</p>
<p>Finalement: Que penser de notre liste de remèdes antipsoriques ? Combien et lesquels de tous les remèdes développés depuis le temps du travail d'Hahnemann sur les Maladies Chroniques, ont été ajoutés à sa liste?</p>
<p>L'année dernière, le Dr. Wesselhoeft dans un article sur Aloe disait sa conviction que ce remède justifiait d'être dans cette liste. Cette prétention selon ce que j'ai compris était fondée principalement sur le fait que les troubles chroniques dissipés par ce remède, étaient souvent suivis par la réapparition d'un trouble cutané auparavant supprimé, les symptômes à partir desquels ce remède avait été prescrit semblant dépendre de cette réapparition, et certainement, ce serait considéré comme une évidence si l'éruption était survenue sous l'action de Sulphur, Causticum ou Arsenic.</p>
<p>Maintenant, remarquez, le Dr. W. écrit: "Aloe n'était choisi qu'à cause des symptômes de la diarrhée, qui étaient très caractéristiques."Si le Dr. W. avait reconnu quelque élément de la psore dans ce cas clinique, ne devait-il pas prescrire de la même façon exactement Aloe, bien qu'il ne soit pas encore reconnu comme remède antipsorique?</p>
<p>A la lumière de ce fait, permettez-moi de soumettre à votre sagacité ce qui suit:</p>
<p>Si les principes formulés dans la phrase "Similia Similibus Curantur" sont vrais, alors:</p>
<ul>
<li>1. Le remède indiqué par les symptômes doit être curatif sans se soucier de ses caractéristiques antipsoriques ou non.</li>
<li>2. Lorsqu'un remède qui semble indiqué échoue, nous ne devons pas attribuer cet échec à la psore, mais simplement au fait que nous n'avons pas bien pris toute l'observation; et une recherche complémentaire dans ses antécédents fera apparaître un autre tableau, et de ce fait, indiquer un autre remède, qui sera peut-être un remède antipsorique.</li>
<li>3. Si Sulphur, administré pour neutraliser une psore que nous suspectons, agit si souvent de façon bénéfique, c'est parce que Sulphur a une très large portée d'action, couvre beaucoup plus de symptômes dans le domaine de la psore que n'importe quel autre remède jusqu'à présent connu. En d'autres termes, c'est plus souvent le Simillimum.</li>
<li>4. Si Hahnemann vivait encore aujourd'hui, en plus du premier volume, une nouvelle édition des Maladies Chroniques aurait été publiée.</li>
</ul>
<p>Voici un extrait de la discussion qui suivit l'exposé du Dr. Nash, exposé qui eut lieu au Congrès de L'IHA en 1889, à Toronto au Canada.</p>
<p>Dr. Ballard: Qu'est-ce que la psore?</p>
<p>Dr. Nash: Demandez-moi quelque chose de plus facile, demandez-moi ce qu'est la scrofule.</p>
<p>Dr. . C. Allen: J'aimerai savoir où il situe la différence entre simile et simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Le Dr. Schmitt peut répondre, c'est une des questions pour lesquelles j'ai écrit cet exposé. J'aimerais savoir si nous devons comprendre que nous ne guérissons que si nous avons le simillimum, ou si n'ayant pas le simillimum, le simile le plus proche permet d'obtenir une réaction curative et donc utile. Il est certain que si Cactus est le simillimum pour un groupe symptomatique, il n'y a pas d'autre remède qui puisse être le simillimum. Il est vraisemblable que de nombreux cas pour qui Cactus est donné aujourd'hui, étaient auparavant couvert par d'autres remèdes, puisque nous ne connaissions pas encore Cactus.</p>
<p>Dr. Stow: Le meilleur simile n'est-il pas vraiment l'exact simillimum?</p>
<p>Dr. Nash: Pas nécessairement.</p>
<p>Dr. Stow: Je voudrais savoir pourquoi c'est le cas?</p>
<p>Dr. Nash: Je ne peux l'expliquer; parce que, comme je l'ai dit auparavant, il ne peut y avoir aucun autre remède hormis Cactus si Cactus est le simillimum. C'est le remède le plus semblable, mais si vous ne savez rien de Cactus, et que Cactus est le simillimum, alors les autres remèdes qui prennent sa place ne sont que des simile et non le simillimum.</p>
<p>Dr. Stow: Cela permet d'expliquer un petit point que je mentionnais hier, le Dr. Lippe me disait que nous savons que les remèdes se suivent les uns les autres, un remède agit jusqu'à un certain point, et un autre devient nécessaire. C'est exactement ce que le Dr. Lippe faisait lorsque nous avions d'autres remèdes; c'est la cure en zig-zag.</p>
<p>Dr. Campbell: Si le simillimum n'avait pas encore été découvert, ces patients devraient mourir si nous n'avions pas de remède suffisamment semblable à leur apporter pour atteindre un certain niveau d'amélioration. Donc, nous devons continuer à développer de nouveaux remèdes, car le simillimum reste encore inconnu pour certaines maladies.</p>
<p>Dr. Nash: le Dr. Hering a dit qu'il devrait y avoir un simillimum pour tous les cas. J'aimerai avoir l'avis du Dr. Kent.</p>
<p>Dr. Kent: Cet exposé est si déconcertant que je ne vois pas bien où vous voulez en venir; il a soulevé un grand nombre de questions et n'a répondu à aucune. Cela me prendrait deux ans pour répondre à cet exposé, et l'Organon a déjà tout dit à ce sujet. Il y a un point important à considérer, nous essayons de faire une distinction entre simile et simillimum, avec laquelle je ne suis pas d'accord. Je ne doute pas, par expérience, que deux remèdes puissent être assez semblables à la totalité des symptômes, et si l'un peut être le simillimum, les deux peuvent être suffisamment semblables pour guérir; mais comment pouvez vous dire lequel des deux est le simillimum, ou s'ils le sont l'un et l'autre.</p>
<p>Si vous procédez par paliers, vous pouvez l'envisager ainsi: le remède peut être si dissemblable, qu'en dynamisation, il n'aura pas ou peu d'effet sur la maladie; plus il deviendra similaire, plus il gagnera en capacité à changer les symptômes. Il peut être suffisamment semblable pour troubler, pour changer les symptômes sans guérir, et donc vous n'avez pas amélioré le patient, mais seulement changé les symptômes. J'ai pu constater cela dans le traitement de fièvres intermittentes plus qu'avec toute autre affection, en administrant un remède ayant quelques caractéristiques de ces fièvres sans correspondre réellement au génie de la maladie ou du patient, puis en donnant à la suite son complémentaire; et vous pouvez ainsi changer de remède de temps en temps pendant 5 à 6 semaines; je l'ai constaté tant de fois.</p>
<p>Les remèdes doivent avoir suffisamment de similitude pour obtenir des résultats curatifs, et améliorer la santé du patient, améliorer son état général que la maladie soit aiguë ou chronique. Lorsque le remède a effectué tout le bien qu'il était capable de donner, alors son complémentaire doit prendre le relais et continuer le travail. Il s'agit d'une question d'expérience bien reconnue dans l'Organon et par l'expérience de chacun, et il me semble que l'exposé n'apporte rien de nouveau, car c'est conforme à l'expérience de tous. Qu'il s'agisse de la psore ou d'un miasme aigu, vous pouvez avoir un médicament assez semblable pour perturber le cas, ou suffisamment semblable pour avoir une action curative, ou le simillimum, qui est la médecine qui guérit les symptômes actuels, les supprime totalement.</p>
<p>Dr. Nash: Le simillimum guérit la globalité du cas.</p>
<p>Dr. Kent: Le Dr. Nash fait une erreur dans sa référence du Dr. Lippe à Kali carbonicum et Lycopodium dans une pneumonie (j'en ai oublié la référence exacte), évidemment Kali carb. était le simillimum et fit disparaître tous les symptômes présents à ce moment là; nous ne devons pas considérer le simillimum comme un remède qui va complètement guérir la maladie, mais qui va contrôler pour le moment le cas et amener en surface une deuxième série de symptômes, alors que les remèdes ayant une action curative partielle pour une partie des symptômes ne feront disparaître que quelques symptômes, justifiant un autre remède.</p>
<p>Le simillimum ne doit pas fait disparaître d'un coup la maladie, mais seulement une partie des symptômes correspondant à sa totalité. Le remède qui change la globalité symptomatique à tel point qu'il peut guérir, par conséquent qui va amener une disparition de quelques symptômes dans le tableau présent, et en faire surgir d'autres à leur place, ne va produire aucune action curative s'il n'y a pas de symptômes physiques apparaissant à la place de symptômes psychologiques; mais en règle générale, les symptômes mentaux disparaissent sous l'effet du remède semblable, même si les symptômes physiques peuvent être plus inquiétants, et cependant le patient dira: "Je me sens mieux."</p>
<p>Dr. Nash: Le Docteur (Hahnemann, je suppose, ndt.) n'a pas fait mention de ce que nous devons faire si nous n'avons pas le remède le plus similaire; il y a des remèdes qui ont été découverts depuis l'époque d'Hahnemann; ce sont les remèdes les plus semblables pour l'état actuel du patient, bien meilleurs que les remèdes qu'Hahnemann avait à sa disposition; et il y a probablement encore beaucoup de remèdes inexpérimentés qui se révèleront encore plus semblables ou même le simillimum pour la guérison d'affections pouvant survenir chez les patients. Bien sûr, que vous l'appeliez simillimum ou remède semblable, nous devons agir, et en fait la seule question à se poser est de savoir si notre action va être bénéfique pour notre patient. Je crois avec le Dr. Kent que le remède le plus semblable est le mieux que nous puissions faire, et bénéficiera à notre patient en fonction de sa similitude. Il m'arrive parfois dans des cas difficiles - et je me doute que cela doit vous arriver à tous - de me dire que maintenant l'homéopathie devrait guérir ce cas.</p>
<p>Je pense avoir choisi le remède le plus proche, et pourtant mon patient ne vas pas mieux; je n'obtiens pas l'amélioration comme je le devrais. On ne peut affirmer que nous avons à présent dans notre Matière Médicale tous les semblables ou les 'simillimums' couvrant tous les maux de l'humanité. Je crois qu'il n'y a pas de remède qui peut guérir aussi complètement que Cactus lors d'un tableau symptomatique très semblable à Cactus, mais en zig-zagant, les symptômes peuvent après un moment être extériorisés. Si je devais donner une définition, je dirais que le semblable fait disparaître la totalité des symptômes pour lesquels il a été choisi, et le simillimum couvre parfaitement la totalité et la guérit complètement.</p>
<p>Dr. Campbell: et pourtant, on peut avoir le problème sous un autre angle. Nous avons à notre disposition un plus grand nombre de remède que nos "Doyens", mais qui peut se vanter de résultats plus brillants que les leurs? J'en veux pour exemple, 400 cas d'épilepsie guéris, par le Dr. Boenninghausen.</p>
<p>Dr. Nash: Il aurait un encore meilleur résultat aujourd'hui, avec les moyens que nous avons à notre disposition.</p>
<p>Dr. Beigler: C'est un exposé auquel il est difficile de répondre, parce qu'il y a tant de questions soulevées, mais nous devons faire confiance à l'Organon pour répondre à toutes. Je voudrais dire que la question de trouver le simillimum dans tous les cas me paraît bien improbable; ou aurons nous toujours un simillimum pour toutes les catégories et les formes cliniques de maladie?</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%" align="center">
<a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham.jpg"><img title="dunham" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/dunham-150x150.jpg" alt="Carroll Dunham" width="150" height="150" /></a></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption " style="width: 160px;">
<dd class="wp-caption-dd">Carroll Dunham</dd>
</dl>
</div>
<p>Carroll Dunham<br />
29 Octobre 1828 - 18 Février</td>
<td width="50%" align="center">
<div id="attachment_191" class="wp-caption alignnone" style="width: 160px"><a href="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-191" title="lippe" src="http://planete-homeo.org/homeoblog/wp-content/uploads/lippe-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Adolf Lippe</p></div>
<p>Adolph Lippe (en fait Adolph Graf zur Lippe-Weissenfield)<br />
11 Mai 1812 - 23 Janvier 1888.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><em>Les photos de Dunham et Lippe sont prêtées gracieusement par Julian Winston.</em></strong></p>
<p>photos copyright (C) Homéopathe International 2001</p>
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